All language subtitles for Le r+®cif de corail 1h 30m

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Original subtitles

Vacarme de la rue.

Bris de vitre.

COUP-

Pas dans l'escalier.

Elle frappe.

Coups r�p�t�s.

--Ouvre, Brooks, c'est Anna !

Elle frappe avec insistance.

O� est Brooks ?

-il est l�.

-il est mort.

--Oui.

Eh ben ?

Allez-y, appelez la police.

Hein ?

-Pourquoi ?

-Parce que je l'ai tu�.

J'en pouvais plus.

-Et alors ?

-Quoi, et alors ?

Vous �tes son amie.

--Partez ou on va vous pincer.

--Vous me Laisseriez partir ?

--Ca me regarde.

Allez.

Descendez tranquillement. On croira � une bagarre.

--Oui.

Et en bas ?

-Ah oui.

Ecoutez, prenez la bouteille de lait qui est sur le palier.

D�posez-la en bas chez Mme Smith.

C'est une grosse blonde.

Qu'elle monte le lait vers ?h.

-Mais elle vous trouvera l�, et lui aussi.

--Je dirai que vous m'avez menac�e.

Vous serez loin Quand la police viendra,

Boulevard de la Couronne, on embauche pour les bateaux.

-Pourquoi vous faites �a ? -Partez vite.

-Quel est votre nom ? --Anna.

--Anna ?

Comment je vous retrouverai?

--J'y tiens pas.

-Ah... -Allez, partez.

Une femme chantonne, accompagn�e � l'accord�on.

-Mme Smith ? --Oui.

-Anna voudrait son lait � ?h.

Merci.

--N'oubliez pas, Mme Smith.

--Si �a ne va pas, je vous d�barque � la 1re escale.

On part cette nuit.

Au quai num�ro 3.

Le Portland.

-Pardon, monsieur. Il y a de l'embauche ?

--Vous avez d�j� navigu� ? -Non.

Mais je peux rendre service.

--Hmm ! Faire des tours de cartes ?

Non, merci.

--Je veux quitter Brisbane.

-Ha ha ! Vous avez besoin de changer d'air ?

-N'importe quoi m'ira.

--On peut voir �a.

Asseyez-vous.

Whisky ? -Volontiers.

--Deux whiskies.

Ni femme ni enfant ? -Non.

-Moi, j'en ai 5.

Des enfants, pas des femmes.

Il rit.

Votre nom ?

--Ted Lennard.

--Vous savez tenir une parole ?

--Ca m'est arriv�.

--Vous la tiendriez ?

En toute circonstance ? --Je crois.

--Je commande le Portland.

Je m'appelle Nicolas Jolife.

Et je vais au Mexique.

Je vous y d�pose ?

--Oui. (N'attendez-vous de moi?

-Votre parole. Si j'ai besoin de votre peau

un jour. -Avec le sourire.

-Avec ou sans, �a m'est �gal.

-Et... cette peau, vous me la demanderez quand ?

-On verra plus tard.

Il y a 60 % de chances pour que je ne demande rien.

--60 ?

Oui...

Ici, je n'en ai pas 10 de m'en tirer, contre 60 avec vous.

Ca semble s'arranger.

--J'ai votre parole ? --Oui, pour le Mexique.

-Quel est votre tour de t�te ?

--Pourquoi �a ?

--Vous permettez ?

C'est votre taille.

--Ca veut dire quoi? -Rien.

Je prends des pr�cautions.

Venez avec moi.

Vous allez bien ? --Oui, commandant.

-M. Abboy, de la criminelle.

Springbett, mon second.

Mon neveu.

Je l'emm�ne. Voyager forme la jeunesse.

--Surtout une jeunesse

turbulente.

--Que cherchez--vous ? -Quelqu'un.

--Oh, c'est mon m�tier.

Appliquez un pansement

au jus d'oignon.

Vous allez loin ?

--Non, � Manille.

L'�quipage est l� ? --Oui.

-Bonne chasse. -Bon voyage.

--Salut.

--Vos appartements.

Je vous laisse ? --Oui, merci.

--Bonsoir.

--Bonsoir.

Le lit grince.

--Sois pas malade ou je te fous en l'air !

Votre neveu, il fera quoi?

--Un faux capitaine. --Ca vous d�go�tait.

--Oui, mais j'esp�re qu'il s'en tirera.

-Bonjour, commandant.

Bonsoir, commandant.

Roulement des machines.

-Alors !

Grouillez--vous, bande de feignants !

Ca roupille l�-dedans !

Monsieur...

Moi, je fais quoi?

-Vous ?

C'est l'heure du d�jeuner. Alors, bon app�tit.

Le commandant vous attend.

-Tr�s bien.

On frappe. -Entrez.

On ouvre la porte.

--Commandant.

--Ah, Lennard!

Comment �a va ? -Oh...

--Ca s'annonce bien ?

--J'ai pas de travail.

--Ca vous chagrine ?

Il fait bon sur le pont � regarder peiner les autres.

-- Je ne d�teste rien faire.

Et vous m'avez pas embarqu� pour �a.

--Un peu de patience.

Ne me croyez pas philanthrope. Je serais plut�t le contraire.

Vous avez petit--d�jeun� ? --Ah non.

-Havelock ! Un autre caf�!

-Voil� ! -Merci.

--Vous le connaissez ? -Non.

--Sa cuisine est horrible, mais l'homme est int�ressant.

Il est vaguement v�t�rinaire, en plus de m�decin et chirurgien.

Il a une maladie qui s'appelle le...

C'est quoi, ta maladie ?

-Le nervosisme. -Ah !

Oui, c'est admirable.

Il rate sa tambouille, empoisonne un homme,

coupe une jambe de travers: nervosisme !

--Que dois-je faire ?

-Boire votre caf�.

-Et apr�s ? --Attendre le d�jeuner.

-En faisant quoi? --Moi, je m'allonge.

Faites pareil.

Et je ronfle.

Ou je pense � des choses agr�ables.

-Pour �a, il faut en conna�tre.

--Une femme, c'est charmant.

--Oui, je sais.

Mais pas toutes.

-N'en demandez pas trop.

Une femme, c'est...

une couleur de cheveux,

un pr�nom, un parfum.

Rien de plus.

Ah... je vais dormir.

C'est encore meilleur que ces pens�es.

Tribord 25.

-Tribord 25.

--On arrivera au Mexique � cette allure ?

D�j� 15 jours de mer.

--Oh, doucement.

Encore vingt jours � naviguer.

--Vingt jours ?

Eh ben !

Et il y a pas d'escale ?

--Si, Togobu. -Togobu ?

-Un r�cif de corail. Pour faire de l'eau.

--On y sera quand ?

-Dans un ou deux jours. Ca d�pend du temps.

-Ah l� l�, vous savez pas ce que c'est de ne rien faire !

--Je peux vous pr�ter ma Bible.

--J'ai une t�te � lire �a ? -Et moi?

--Ah

Roulement des machines.

-Que faites--vous l� ?

--J'�pluche les patates.

J'ai rien � faire.

T'as op�r� quelqu'un ?

-Ah H�las, non.

C'est triste d'�tre g�n�raliste avec un temp�rament de chirurgien !

-Qui va mal? -Le chauffeur.

-Qu'a--t--il ? --Une sale fi�vre.

--il est remplac� ? --il faut rien dire.

Springbett n'attend que �a pour s'en d�barrasser, alors motus.

--Je vais l'aider, �a m'occupera.

--C'est gentil, M. Ted.

Frottements de la pelle � charbon.

--Ca ne va pas ? --Si, commandant.

-Tu ne tiens plus debout, va te reposer.

Je te remplace.

--Merci, commandant.

-Ah, t'as les id�es fixes.

Cliquetis de la cha�ne de l'ancre.

--Ca va, Lennard ? --Oui, commandant.

-Vous vous �tes rendu utile, merci.

-Pas de quoi. -Si.

M�me si j'aurais pr�f�r� ne rien vous devoir.

Enfin

Vous avez agi en homme.

--Ca faisait longtemps.

--Je vais vous pr�senter un dr�le de type.

Un Anglais, qui est venu ici pour fuir la civilisation.

-A qui est cette �le ?

-A personne.

C'est une �le oubli�e de tous.

Car il n'y a pas de p�trole.

Mais les gens heureux n'int�ressent personne.

On le traite en roi.

Car il porte des pantalons.

--S'il est si heureux, pourquoi se pr�cipite-t-il ici ?

--Car je lui apporte une chose essentielle.

-Quoi ? -Le papier tue--mouches.

Ils rient.

--Je vous salue.

-Bonjour, Hobson.

-Alors

Pas encore arr�t� ? Ca me fait plaisir.

Et le Vieux Monde, toujours malade ?

--Toujours pareil.

-Qui a gagn� ? L'ouvrier ou le patron ?

Beaucoup de bl� br�l� ? -La routine.

-Et rien de nouveau pour tuer les mouches !

-Non, mais pour les hommes, �a a progress�.

--Ted Lennard. -Enchant�.

--Un whisky ? -Vieux pirate !

Ah ! Je d�teste les Anglais.

Comme tous les Anglo--Saxons, ainsi que les Latins.

--Et les Slaves ? -Pareil.

-Que reste--t--il ?

-Ha ha ! Les sauvages.

A votre sant�. -A la v�tre.

--Ah

Le papier tue--mouches, une des plus belles inventions humaines.

Tout le monde sait qui a invent� l'imprimerie,

mais �a, personne.

Quelle ingratitude !

Je parle beaucoup.

Apr�s 4 mois sans rien dire, �a fait du bien.

-Merci, mon petit.

--Vous �tes heureux ? -Etre heureux !

Aucun Europ�en ne devrait dire �a.

Il ignore ce que c'est.

A Londres, j'avais tout ce que l'argent et la culture procurent.

Mais je ne vivais pas. J'ignorais tout de la vie.

-Mais vous �tes venu ici

par hasard ?

--Ca m'a pris d'un coup. Oui.

Un soir, je r�unissais chez moi

des avocats, des hommes politiques, des savants.

On parlait de l'amour,

de Freud, du moi.

Ho ho, du moi !

Apr�s ces discussions, j'ai eu la sensation glac�e

que notre cerveau � tous

�tait devenu comme un moteur emball�.

Qu'un �tre trop intelligent rejoignait l'idiot.

Je me suis demand� o� �tait la vraie vie.

Et j'ai pens� qu'elle �tait non pas o� il y a des avocats,

des hommes politiques ni des savants, mais juste

des hommes, et j'ai plant�

tout l�, voil�.

-De l'ananas. -De l'ananas.

Go�tez �a. -Merci.

Comment fut l'accueil?

-Tr�s bon, tr�s bon.

Aussi bon que pour vous.

Mais j'avais eu tort d'emporter des objets civilis�s.

Comme un appareil de TSF,

dont l'antenne me reliait aux vieilles doctrines.

Je l'avais tendue L�-bas, entre deux palmiers.

-Pour les sauvages ?

--Parfaitement. H� h� h� !

Imaginez la terreur avec laquelle ils entendirent une voix

parler d'une conf�d�ration intellectuelle.

Et alors, une force invincible sembla confirmer ma r�solution.

Une temp�te souffla,

balayant ce qui me reliait encore � la civilisation.

Puis

le soleil est revenu.

Les palmiers ont retrouv� leur destin�e 1re :

donner de l'ombre, des fruits,

et non des mots.

-Pardon, j'ai des ordres � donner.

Lennard, si son paradis vous int�resse, allez le visiter.

On ne part que ce soir.

--Ne laissez pas Hobson seul avec Lennard.

--C'est expr�s.

--S'il d�barque, on n'aura plus personne.

-il m'a donn� sa parole.

Que penses--tu de Lennard ?

--C'est un chic type. Il m�rite mieux que �a.

Viens, mignonne.

-Pourquoi ne pas rester ici ?

--Vous admettriez que je vienne rompre votre solitude ?

--Oui, vous �tes tr�s sympathique.

--C'est gentil.

-Mais il faut n'avoir aucune attache sentimentale.

--J'ai personne.

-Alors, restez.

Vous voulez briller en soci�t� ?

--J'y ai pens� jadis, mais maintenant

--Vous avez �tudi� ?

--Jusqu'� 18 ans. --Et puis ?

--La guerre, je me suis engag�.

Et je suis revenu. --Et apr�s ?

--Oh, apr�s

--Comme beaucoup de gens vous aimez votre vie de chien.

-Non, c'est pas �a. -Alors ?

Etre heureux ne vous tente pas ?

-Si.

N'attendez plus pour l'�tre.

Le bonheur, c'est la grande loi de l'�le.

Sans bonheur, une vie est rat�e.

Et le sauvage d�teste ce qui est rat�.

Le malheur est une maladie.

Et nous avons horreur des malades.

-D�part dans 2h.

Si vous voulez descendre, il faut vous d�p�cher.

-Non, je reste.

--Un feu � l'arri�re !

-Capitaine ! Un feu � l'arri�re.

-Pr�venez le commandant.

Sonnerie.

Forcez les feus, en avant !

--M. Lennard.

Levez-vous. -Pourquoi ?

--Un torpilleur approche. -Et alors ?

--Le commandant vous appelle.

-Qu'y a--t--il ?

--Connaissez--vous Rosy Quijada ?

-Non. pourquoi?

--C'est un g�n�ral mexicain.

Il veut s'emparer du pouvoir.

--Ca ne me g�ne pas.

-il lui faut 18 000 fusils et des explosifs, notre cargaison.

--Je commen�ais � m'en douter.

-Pour d�charger, il faudrait avoir la paix.

C'est pas le cas, un torpilleur nous suit.

-Qu'y puis-je ?

--Ou nous r�ussissons � leur �chapper, ou non.

Je suis prudent.

--Que peut-il arriver ?

--Ils prendront le commandant.

--C'est grave. D�tonation.

-Premi�re sommation.

Prenez le commandement.

--Comment ? Pour qu'ils me prennent moi ?

-Mettez �a.

Vous comprenez l'essayage.

--Je comprends, m�me tr�s bien.

-Moi, j'ai une famille.

D�tonation.

Il se rapproche.

--J'entends. Je fais quoi?

-Marchez sur le pont, avec la casquette.

Je suis navr�.

--C'�tait convenu. Alors

--Vous �tes mont� en grade.

--Oui.

Dites, ce torpilleur

C'est un bon ? -Bouh

Nul n'en voudrait.

-il nous rattrape. --C'est forc�.

-Moi, je le trouve bon.

--Vous voulez ma Bible ?

-Ah non ! Il est trop tard.

-M. Ted !

J'ai fait des cr�pes.

Des cr�pes au rhum.

Faites--la sauter.

D�tonation.

--Je dois me d�p�cher.

D�tonation.

--Lennard

-Quoi ? --Venez ici.

-Quoi encore ?

--Otez la casquette.

-Pourquoi ? --Otez--la,

c'est un ordre.

Je ne peux pas faire �a.

Je suis pas un salaud.

-Et vos gosses ?

-Ils n'ont rien � voir l�-dedans.

Le bateau est � moi, et j'ai choisi la cargaison.

Vous ne me devez rien. -Et ma parole ?

La parole donn�e.

Je la tiendrai, m�me contre vous.

Pour ce que j'ai � perdre, �a m'est �gal.

‘Springbett I

A combien est-il ?

--Deux ou trois milles.

--Stoppez et �teignez. -Bon.

Sonnerie.

Eteignez tout !

Cloche.

-Dis donc

Quand on m'aura pendu, je te laisse ma carcasse.

Tu pourras m'ouvrir le ventre.

--Ca, c'est un ami.

-Elles sont bonnes.

Ma m�re les faisait un peu plus croquantes.

-Elle vit encore ?

-Non. Je suis tout seul.

Hm Jolife a bien choisi son homme.

Ah!

Ben, mon vieux !

Jamais j'aurais cru finir amiral

et mourir pour Jos� Jos�

Comment il s'appelle ?

-Quijada. -Quijada.

Ah �videmment.

C'est moins joli que "Anna".

Jenny Marie

--Fanny. --Ah

D�tonation.

Tiens

Ca s'�loigne.

--S�rement.

-Mais c'est �nervant.

J'aimerais savoir si je meurs ou pas ?

Quelqu'un entre.

--Vous pouvez l'enlever. Ces idiots filent par l'avant.

-Vous �tes s�r ?

Vous �tes bien s�r ?

Si �a recommen�ait

--Je vous dis de l'�ter. --Bon

--Vous ne me devez plus rien.

Vous avez pay�. --Hm.

-Encore une cr�pe ?

--Oui, encore une.

Avec du rhum. -Ah oui !

Doucement !

C'est pas des bananes !

Vacarme du treuil.

Tout y est ? --Oui.

--Vous avez v�rifi� ?

-inutile, j'ai confiance.

--Passons au r�glement. -Bien s�r.

Quijada paie comptant.

-Entrez, colonel.

Vous pouvez rester.

Vous regardez votre nouvelle patrie.

--Oui, comme �a.

--On vous d�barque dans 1h.

--Enfin!

--Nous vous d�poserons dans un port.

Voici le re�u, colonel.

J'ai confiance aussi. -Voil�.

--Merci. Un whisky ?

-Merci. Quijada nous interdit l'alcool, le jeu et les femmes.

-Et il est suivi? --Par San Fernando.

-Ah ! C'est le compte.

Springbett, reconduisez--le.

--Au revoir. --Au revoir.

Qu'allez-vous faire ?

--Je balaierai les rues.

--Soyez bien vu de San Fernando. Il m'a l'air tout-puissant ici.

Tenez, �a vous aidera.

--Je pr�f�re commencer � z�ro. C'est plus amusant.

-A votre guise. -Merci.

--Commandant. -Quoi ?

--Les soldats veulent un pourboire.

--Un pourboire ?

Qui veut prendre Mexico ? J'y vais.

--Faites vos affaires. --J'ai tout sur moi.

--Oui.

Ca va pas se passer comme �a !

Si �a te pla�t pas, c'est le m�me prix !

Tu pr�f�res quoi ?

Mon poing dans la gueule

ou ma botte dans le cul?

Allez, descends, saloperie !

Reste dans ta chambre au lieu de te balader sur le pont !

--Oh non

-Enfin, laissez-le.

--il est so�l. Il tient pas debout.

-il est malade et prend l'air.

--Vous jouez au commandant ?

--Fous le camp, allez!

Trompe du bateau.

--Vous trouvez �a dr�le ?

-Quoi donc ?

--C'est un jeu idiot et peut--�tre dangereux.

--Comment �a ?

--Rendez--le--moi.

-Dr�le de plaisanterie.

Rendez-moi mon argent.

--Je l'aurais vol� ? --Oui.

--Je suis pas un voleur. --C'est � vous ?

-Et apr�s ? -il �tait chez moi.

Ca ouvre un tiroir.

--il �tait l�.

-Mais je suis sorti.

--Je vous ai rejoint avec le Chinois.

-Et apr�s ? --Je suis rest�.

-T�moin de choix !

Rendez--moi cet argent et vite.

--Sinon ? --On vous fouille.

-M'approchez pas!

Rendez-moi l'argent.

Fouillez-le. --J'ai pr�venu.

--Descendez--le dans la cale.

Occupe--toi du commandant.

--Je viens vous parler de la sant� du commandant.

--Comment va--t--il ?

-Quelle belle op�ration ! Il vous le dira lui-m�me.

-Ah. Il a retrouv� la raison ?

-Oh, mieux que �a !

Il a acquis un don de double vue pour d�couvrir les voleurs.

C'est la Bible

que vous lisez ? -Non, pourquoi?

-Dommage, on y d�couvre des choses inattendues.

--Si tu oses

fouiller chez moi ! --Springbett !

Venez ici.

--Compris.

Monsieur Ted !

Cliquetis.

M. Ted ! On a retrouv� l'argent.

Je vous savais innocent. Springbett l'avait dans sa Bible.

-Et o� on est ?

-En fait, nous arrivons.

--O� �a ? -En Australie.

-A Brisbane ? --Oui.

--Je vais me foutre � l'eau.

--On a retrouv� l'argent !

--Je m'en fous, on rentre.

Etre pendu pour ceci ou cela, �a m'est �gal.

--Je suis navr�, Lennard.

Si vous avez besoin de moi,

comptez sur moi. -Oh

-Votre affaire doit �tre oubli�e.

-Le mort, oui.

La police n'oublie rien.

Enfin

Au revoir. --Au revoir, Ted.

-Au revoir. -Au revoir, M. Ted.

Dites, M. Ted

Vous retrouverez peut--�tre Anna.

-Peut--�tre.

Il frappe doucement.

-Qui est--ce ?

-Anna est l� ? --Je ne connais pas.

--Cette Anna habitait ici.

-il n'y a pas d'Anna ici.

Une cloche d'�glise sonne au loin.

il frappe-

--Combien vaut le mile ? -3 pence.

--Donnez--m'en pour une livre et 8 Shillings.

-Vers o� ? --Ca m'est �gal.

--Ca tombe entre 2 gares.

Rajoutez un shilling 3 pence pour Birdsville.

-il y a du travail ?

-il y a des usines.

Grondement des forges.

-Voil�, monsieur.

*Musique de fox-trot.

Merci, monsieur.

Rires.

Applaudissements.

--Le 25 rouge, impair et passe.

Faites vos jeux !

Vos jeux sont faits ?

Rien ne va plus !

Plus rien !

Le 17 noir, impair et manque.

--Tu me paies un verre ?

-L�, au bar ? -Non, l�-bas.

-Que bois--tu ? --Un whisky.

--Deux whiskies. Et le change. Merci.

--Tu travailles ici ? --Oui.

-Aux usines ? --Oui.

--C'est dur, hein ?

--J'y suis depuis 15 jours, il n'y a rien d'autre.

--Tu dois pas aimer les questions.

-T'en sais quoi?

--Les types dans les usines ont fait des b�tises.

Et c'est surveill�.

--Ca m'est bien �gal.

Merci.

-Tu vivrais avec moi?

--C'est gentil, mais moi

--Je te plais pas.

--Non, mais

Je voyage, je peux pas rester en place.

Je remue, je bouge.

T'es pas vex�e ? --Oh non.

Tes yeux me rappellent quelqu'un qu'on cherchait.

Lui, on l'a trouv�.

--Oui Allez, viens danser.

--Un gin.

-Viens.

--Que fais-tu ?

--Le type en noir doit pas me voir.

Dis-lui que je reviens. -Bon.

Paie-moi un verre. --Si tu veux.

-Tu cherches qui?

Grondement de la cascade.

Quelqu'un tousse.

Et souffle.

--Je vais t'aider, bonhomme.

Il souffle.

Voil�. Oh !

Ca y est, il est parti.

Oh, pardon.

Vous �tes seule ? --Oui.

--Que faites--vous dans ce coin perdu ?

--Ca vous regarde ?

--Je vous fais peur ? -Non, j'ai peur

de tous les hommes. -il faut pas.

Pourquoi venir ici ?

--J'ai quitt� ma famille. Elle voulait me marier.

-Eh ben

Dr�le de fa�on de r�soudre le probl�me.

Quelque chose cuit ?

-De la soupe.

Magnifique. Vous m'invitez ?

--Vous avez faim ? --Oui, j'ai faim.

Pourquoi ce regard ?

--Je me m�fie des hommes.

--Et eux des femmes, �a �quilibre.

Si tout vous fait peur,

comment pouvez-vous vivre ici toute seule ?

--La solitude me convient, et Bridgetown est � 6 miles.

-La croix, c'est une tombe ?

-Non.

C'est en souvenir d'une amie morte.

Mary Move.

Je m'appelle Lilian.

Lilian White.

De Brisbane. --Je connais bien.

--Je suis pass�e par Birdsville.

--C'est dr�le, on a suivi le m�me chemin.

--Et vous, que venez-vous faire ?

Le bois, c'est fini.

--Si je disais que mes parents ont voulu me marier, vous me croiriez ?

--Vous ne devez pas aimer

la soci�t�.

--Nos rapports n'ont pas toujours �t� bons.

Ca doit �tre chaud.

--Asseyez--vous.

J'ai qu'une assiette.

--Je mangerai dans le plat.

Vous avez d�j� moins peur.

-Vous ne partez pas ?

--O� irais--je ?

Je vous ennuie ?

-Non.

--C'est si calme.

Je sais pas

Nous pourrions

nous aider � vivre.

J'irai � la p�che.

Je vous aiderai.

--Si j'avais confiance

vous pourriez dormir dans le grenier.

A condition que j'aie confiance.

--On a l'air assez malheureux.

Vous pouvez.

--Bon

--Si vous permettez, je vais aller me coucher.

--C'est l�--haut. -Bien.

--Prenez la lampe.

-Et vous ?

-Moi, le noir me rassure.

-Merci.

Bonsoir.

--Bonsoir.

Il souffle.

Ted ! Le lapin est cuit !

--Je finis ma lessive !

--J'avais propos� de le faire.

--Oh, j'ai l'habitude.

Et puis c'est fini.

Elle doit s�cher. --Je vous aide.

Ne me regardez pas comme �a.

--C'est pourtant gentiment. Avec reconnaissance.

-Mais, au fait, depuis quand vous �tes ici ?

--J'en sais plus rien, ni m�me quel jour on est.

Autrefois, je

Je courais d'une chose stupide � une chose inutile.

Et maintenant, je m'allonge ici.

Peu importe pour combien de temps.

Je saurai bient�t plus

quelle ann�e on est.

-Moi, avant, j'aimais pas faire la cuisine.

Maintenant, j'adore.

--Si on avait �t� en ville,

on aurait �t� au cin�ma, on aurait parl� d'amour.

-Ted

-Non, je vais pas commencer.

Mais avouez qu'une ville peut rendre b�te.

Pourtant, j'irai demain.

-Vous partez ?

--Avec les sous qu'il me reste,

je vais acheter une canne � p�che et de quoi faire des collets.

--Oui.

On dit �a et on reste l�-bas.

-Non. Je vous rapporte

quelque chose ? --Mes affaires � l'h�tel.

Et achetez-moi une bouilloire.

--Une bouilloire ?

Je t�cherai d'y penser.

Vous avez entendu ? --Quoi ?

-Le lapin nous appelle.

Cloche du train.

--il est � l'h�pital.

Seulement l�-bas, ils savent plus o� les mettre.

Ils finiront tous au cimeti�re.

-Ils les soignent pas. --Oui.

J'ai ma petite id�e.

C'est plus grave qu'on ne dit. Beaucoup vont mal chez vous ?

-Entrez, c'est le meilleur h�tel de Bridgetown.

Vous restez plusieurs jours ?

--Non, Lilian White m'envoie.

--Cette gentille petite a disparu brusquement.

--Vous avez ses effets ?

--Je les ai l�, mais pour ce qu'ils valent

--C'est quoi,

cette �pid�mie ? --C'est un mot d�fendu.

Beaucoup de malade: ont les m�mes sympt�mes.

Mais la ville veut rien savoir.

--C'est grave ?

-Tr�s : maux de ventre et fi�vre. Ils appellent �a "influenza".

-il y a un bazar ici ?

--Venez voir.

Par l�, sur votre droite.

--L'influenza ?

--Ca prend de ces proportions !

--Au revoir.

--Les cannes, le laiton, les hame�ons, c'est tout ?

-Eh ben voyons

Non, il y a autre chose.

Un article de m�nage

C'est quoi ? --Marmite ?

-Non, c'est -Assiettes ?

-Non. -Verres ?

--Ca commence par --S comme soupi�re ?

-Non. --Saladier ?

Sali�re ? Sauci�re ?

--Un miroir aussi. -Bien s�r.

Ca peut commencer par un T.

Une th�i�re ?

Un tisonnier ? Oh, un tire--bouchon ?

--Non, c'est plus important.

--Et par un C ? --C'est pour coudre ?

--Oui, il y a tout dedans, c'est vraiment tr�s pratique.

C comme corbeille ?

Cuill�re ? --Non.

--Compotier ? Coquetier ?

Ah casse-noisettes!

-Non. -Non ?

--J'ai promis de l'acheter.

--Et si c'�tait une chaufferette ?

-Non. Les savons

-Le meilleur savon de la r�gion.

--Je prends �a. -Bien, monsieur.

--Ca sert � faire chauffer de l'eau.

--Une casserole ? -Non.

--Une cafeti�re ? -Non.

--Non -Ah, c'est �a!

C'est quoi ?

--Oh, une bouilloire ! -Voil�.

-Je vous la mets. -Non, la petite.

--Plus petite et moins ch�re.

Bien ! --Cette fois

--Oh, pour un cadeau, voil� les robes.

Ca vient d'arriver de Sydney.

C'est le dernier cri. C'est vraiment nouveau.

--Oui, seulement C'est joli, mais

-Probl�me de taille ? --Oui.

-La dame est un peu -Non, elle est jeune.

--La taille jeune fille, nous l'avons justement l�.

Exactement la m�me que celle-ci.

--C'est solide ? --Ca, c'est inusable.

Et �a va au lavage, sans probl�me.

--Je la prends.

C'est joli. --C'est superbe.

Regardez-moi ces tons.

Avec ceci, monsieur ?

--Je voudrais �a l�-bas.

-Ah, parfaitement.

*M�lodie enfantine.

‘Ted!

Ted ! --Je descends.

--Tout �a, c'est vous ? -Non, le p�re No�l.

Oui, c'est moi.

-Le miroir et tout ? --Oui.

-Et m�me la bouilloire.

--Ca a �t� le plus dur.

--Ca, c'est quoi? --Regardez.

-Oh

Ce qu'elle est jolie !

Vous avez trop d�pens� ! -Oh !

-Elle va �tre salie.

-Ici oui, mais

Je veux

vous emmener ailleurs.

--Vous vous ennuyez. La ville vous manque.

--C'est pas dans une ville.

C'est � � Togobu.

Elle rit.

-A Tobogu, Togobu ?

--Togobu. C'est une �le.

Je l'ai connue au cours d'une certaine croisi�re.

-On ne pourra pas payer le voyage.

--Je m'arrangerai.

Un commandant nous y emm�nera pour rien.

Mais c'est pas pour tout de suite.

C'est un r�ve.

--On sera mieux qu'ici?

--Passez votre robe.

Moi, je vais p�cher.

� --Ted ! -Quoi ?

--Je peux vous embrasser ? --Oui.

*M�lodie enfantine.

-Tiens, le neveu de Jolife !

Quelle surprise !

--Oh, vous avez bonne m�moire.

Question de m�tier.

--Vous venez m'arr�ter ? -Pourquoi ?

--Puisque vous m'avez trouv�, je prends mes affaires.

Pas un mot � la femme qui est l�.

Hein ?

--Je ne comprends pas tr�s bien.

-Arr�tez de jouer avec moi.

J'ai

J'ai tu� Brooks.

--Brooks ? Il est un peu tard.

Vous �tes le 9e � l'affirmer.

-Quoi ? --Oui.

-8 personnes ont avou� ?

--Oui, la 1re a empoch� la prime, une femme.

M�me si �a m'a �tonn� qu'elle ait pu l'assommer,

on lui a donn� les 10 livres.

--La t�te de Brooks �tait mise � prix ?

--Car vous ne le saviez pas ?

--Eh ben !

La femme s'appelait pas Anna ?

-Anna ? Oui, il me semble.

C'est une affaire class�e.

Je cherche une femme qui a tu� quelqu'un de normal.

--Je suis seul ici. --Vous avez parl� d'une femme.

Elle a commis un crime. Elle s'appelle Mary Move.

-Qui �a ?

Mary Move ? --C'est �a.

-Elle est morte. -Ah

-Lilian �tait son amie.

La croix lui rend hommage.

-il y a une Lilian.

Une croix ne veut rien dire. Et on change de nom si facilement.

--Lilian !

-Inutile de l'appeler.

Elle m'a vu et a fil�.

--Ca ne peut pas �tre elle.

-Et moi, je suis s�r que si.

--Jamais je ne l'ai interrog�e.

Qui a--t--elle tu� ?

--Un juge au tribunal.

Elle niait un vol dont il l'accusait.

--Peut--�tre � raison. -Qu'en savez-vous ?

-Elle devait �tre � bout pour en arriver l�.

--Je ne suis pas psychiatre.

Mais faire pendre une femme est terrible.

-Alors, pourquoi la poursuivez-vous ?

Traquer un bandit dangereux, je comprends, mais une femme

Une femme inoffensive, et qui s'est punie elle-m�me.

--J'ob�is aux ordres.

--Deux �tres rejet�s essaient de refaire

un peu de bonheur. --Vous l'aimez ?

--Ca ne vous regarde pas. -Excusez--moi.

Moi, j'apporte le malheur.

D�sol� pour vos illusions.

--Lilian !

L'�cho r�p�te son nom deux fois.

Lilian !

--O� allez-vous ? -A Bridgetown.

-Impossible, il y a une �pid�mie.

--C'est officiel?

On ne passe pas ?

-Non. Ordre de tirer sur quiconque veut passer.

--Bon

Coups de marteau.

il frappe-

--Je loue pas de chambre.

--Ouvrez--moi, je suis l'ami

de Lilian White.

-Ah oui.

-Elle est chez vous ?

--Oui, et malade.

--Je peux la voir ?

--Je vous conduis.

--Lilian.

Lilian.

C'est moi, Ted.

Lilian.

-Ted

Fallait pas venir.

--Je pouvais pas vous laisser seule.

--Fallait pas venir. -Pourquoi ?

--Vous avez vu Abboy.

Il vous a racont�. --Mais je m'en fiche.

-il a pas menti.

-Mais �a m'est �gal.

Vous allez vous soigner. Hein ?

Vous allez gu�rir. Et on va partir tous les deux.

Hein ?

--Je suis pas bien.

Je suis br�lante.

J'ai tellement froid.

--Vous allez gu�rir.

Qu'a dit le m�decin ?

--J'ai pas pu l'appeler.

--Restez tranquille.

Restez tranquille.

Il fallait appeler le docteur. -Ils viennent plus.

--Comment �a ? -Ils veulent plus.

-il y en a un ici ? --Oui, au 34.

--Je le ram�ne. --Prenez la lampe.

‘Ted!

-il va revenir.

--J'ai mal. --Restez tranquille.

--Oh, ce que j'ai mal!

Il sonne.

Avec beaucoup d'insistance.

--Ca ne va pas ?

-Venez tout de suite. -L'�pid�mie ?

--Je crois. -L'h�pital seul a du s�rum.

-Venez, elle est tr�s mal. --C'est votre femme ?

--Comment ? Oui, oui.

--Amenez--la � l'h�pital. J'y ai deux confr�res.

--Je peux pas. -Pourquoi ?

--Je ne peux pas.

--Vous ne pouvez pas la cacher. Les maisons sont visit�es.

Je ne peux rien faire.

--D�c�d�s dans la nuit :

Willy Corn.

Sam Hackins.

Annie Strong.

Elle pleure.

Alex Shaw.

Henriette Young.

-Vous �tes s�r que cette femme est � l'h�pital?

-Non, je cherche sa trace.

--Les derniers venus n'y sont pas.

Vous voulez les noms ? --Oui.

--J'arrive, inspecteur.

--Je vous rejoins � la salle 5.

Qu'y a--t--il ?

-Venez avec du s�rum.

--J'en ai juste assez pour ici.

--C'est un cas � part. --Ca n'existe pas.

J'ai pas le temps.

--Si je ne lui am�ne pas ce qu'il faut,

elle est perdue.

-Amenez--la ici, je la soignerai.

Allez, ne restez pas l�.

--Pas de Mary Move. Il reste les perquisitions.

Pr�venez-moi si on l'am�ne.

-A votre disposition.

--Vous venez pour elle ? --Oui, pour elle.

--Vous savez o� elle est. -En effet.

-N'entrez pas.

--J'habite l�. --Attendez la perquisition.

Qu'y a--t--il ?

-Rien.

--Allez--y. -Ted !

--J'ai eu peur. --J'ai menti.

Mais venez, elle perd la raison.

-Elle vous appelle.

Elle g�mit.

--Lilian. -Laissez--moi.

Je veux pas, je veux pas

J'ai j'ai pas vol�.

J'ai personne pour me d�fendre.

Je d�noncerai personne.

Je le jure.

C'est pas moi, Ted.

J'ai pas vol�.

C'est pas moi.

J'ai pas de raison de payer pour une autre.

Ne me touchez pas!

Allez-vous-en.

Ted

Ted

D�livrez-moi.

Oui oui Ted

Pourquoi

Pourquoi tu n'es pas venu ?

--Je suis l�.

-Ted

Donnez-moi la robe.

Oh

La cabane est en feu.

Il y a des flammes partout.

J'ai pas voulu.

Ted

Ted, c'est pas moi.

Elle g�mit.

Oh, non

Ted Ted

-Qu'un assistant me suive.

--C'est impossible. -Ne perdons pas de temps.

--C'est un abus de pouvoir. -D�signez quelqu'un.

il frappe-

Entrez, docteur.

Restez ici.

--Expliquez--moi.

Pourquoi vous faites �a ? -Pour la sauver.

--Pour pouvoir l'emmener. --Je g�re l'urgence.

-Et si elle gu�rit ?

-Alors ? --J'ai fait une piq�re.

Attendons.

Elle peut gu�rir. Messieurs.

Vacarme du train.

"Ferm�".

*Musique folklorique.

-Bonjour. --Madame va bien ?

--Oui. --J'ai le lait.

--Je le paie. -Apr�s.

--J'ai eu ma paie.

--C'est comme apr�s une guerre, ils f�tent de pas �tre morts.

--J'ai f�t� �a aussi. -Ah ?

-Des tickets. -De train ?

-La libert�. -Pour quand ?

--Je vous le dirai. -Au revoir.

--Ca va ?

� --M. Ted. -Quoi ?

--Le policier, le grand. --Oui

-il est en ville.

-il est venu ?

-Non, je l'ai vu passer.

il frappe-

-Bonjour. -Bonjour.

--Vous �tes jolie. --C'est votre robe.

--Comment �a va ?

--Ah, bien !

C'est merveilleux de revivre.

Tout est doux, beau.

Regardez, il y a du soleil.

Les gens rient, chantent.

Si on sortait ?

--J'ai les billets.

--R�jouissez--vous.

Alors, �a

Ca peut nous emmener � Togobu ?

-Non, � Brisbane.

L�, on prendra un bateau.

Quoi ?

--Vous me cachez une chose.

Pourquoi ?

C'est grave ?

--Abboy est ici.

-En bas ?

--Non, mais Jim l'a vu r�der dans la ville.

--C'est dr�le qu'il soit revenu au moment o� j'�tais gu�rie.

O� on allait partir.

Que va-t-on faire ?

-Tant pis pour lui.

Je ne me suis jamais laiss�e faire.

--Le bonheur n'est pas pour nous.

Je ne peux pas �tre heureuse.

-Ne dites pas �a.

Votre pass� m'est �gal.

Vous savez, moi aussi j'ai commis un acte terrible.

Pour me d�fendre, j'ai frapp�.

Jusqu'� donner la mort. Je suis coupable aussi.

Mais je vous jure

Oh l� l�

C'est pas reluisant.

Je vaux pas mieux que les autres.

--Si, Ted.

Parce que je t'aime.

--Je t'aime aussi.

Alors, personne nous emp�chera d'�tre heureux.

Pas m�me Abboy.

-Mais tu sais bien qu'on peut pas �chapper � Abboy.

M�me s'il disparaissait, on continuerait � nous rechercher.

--On va partir cette nuit, cette nuit.

--S'il m'arr�te, je n'aurais jamais �t� ta femme.

J'irai en prison.

S'il ne me reste que quelques heures,

je veux te les donner.

--Vous nous emm�neriez jusqu'au r�cif de corail?

-Avec plaisir, je vous dois bien �a.

--Bon, allez.

Viens, le bateau part demain mais on peut embarquer.

Inspecteur Abboy. -Bonsoir, Jolife.

--Vous cherchez quelqu'un ? --Comme toujours.

--Et cette femme, vous l'avez trouv�e ?

--Je trouve toujours qui je cherche. S'il m'�chappe, je le veux bien.

Bon. . .

Mary Move est morte pendant l'�pid�mie.

Affaire class�e.

Bonsoir.

Bonne chance.

-Merci � vous.

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