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-Vous les avez vendues ? Ripped by WQM
-Ils sont morts.
-Je vous invite à dîner ? -Oui.
-Je veux prendre mon temps. -Moi aussi.
-Le tueur a choisi 2 femmes qui se ressemblent.
-Il ferme toutes les portes.
-Celui qui manque
pourrait être le tueur.
-Qu'est-ce qui s'est passé, au Chemin des Dames ?
-Maria a été violée et tuée !
-Violée et tuée sous les obus.
Tu penses que le tueur continue à faire subir les mêmes tortures
à des femmes qui lui ressemblent ? -Il leur inflige la balafre
de Maria. -Ils étaient combien,
dans cette tranchée ? -12. Un seula survécu.
Il était fou quand on l'a sorti. Il est à l'asile.
-Je vois. L'assassin
aurait pu s'échapper avant l'arrivée des secours.
-Je pense qu'ila simulé le coma.
-Les corps de la tranchée ont été évacués dans des ambulances.
-Oui. Il aurait pu échanger sa plaque contre celle d'un mort.
-Ce ne serait pas le ler.
Et ce type qui est devenu fou,
il a vu le tueur.
Où ilest?
-Je ne connais pas son nom. J'ai besoin de vous pour ça.
-Je débarrasse ?
-Tu as faim ? -Non merci.
On m'attend.
-Une nouvelle amie ? -Non.
-C'est de ton âge.
Donne-moi le portrait.
Septembre 17.
Il l'a dessinée de mémoire.
Au moins, c'est lui le tueur.
Tu n'as aucun indice.
Tu le fais exprès. Tu ne me caches rien ?
-Non.J'ai suivi les traces de Maria.
-Max va s'occuper de ce peintre.
-Non ! Pourquoi ?
-Parce que c'est comme ça.
Et tu me rends compte à moi seul.
-D'accord.
Les cloches sonnent.
-Je ne pensais pas te voir.
-Tu m'as manqué. Ily a un troquet près de chez toi. Ca te dit ?
-Oui, bien sûr.
-Au fait, tu as vu Antoine ? -Oui.
Et... comment tu sais ?
-C'est mon métier de savoir. Tu lui as donné des infos.
J'aurais aimé les avoir aussi.
-Je ne lui ai rien donné du tout.
Il est passé voir son médecin pour contrôler ses blessures.
On a échangé. C'est tout -Je me suis senti bête.
-Je suis désolée.
Il cherchait une infirmière morte au Chemin des Dames.
Une collègue en avait parlé.
-Comment il a entendu parler de cette fille ?
-Je ne sais pas.
-La prochaine fois, pense à moi.
-Je pense à toi
tout le temps, Max.
-On m'a dit que tu avais amené un jeune type avec toi. C'est qui ?
-Un ?ic. Mon contact à la criminelle.
-Avec une porte communicante entre vous ?
-Sa fiancée l'a jeté. -Alors, tu le consoles ?
-C'est parce que tu me connais mal. -Je te connais trop bien.
On se voit, ce soir ? -Je suis pris, ce soir.
-Pris pris, ou juste...
-Je ne dérange pas ? -Non. Entre
Antoine Kerlac, je te présente Gabrielle, une collègue.
Elle rentre d'Istanbul.
-Il s'y passe quoi ?
-La France et l'Angleterre dépècent l'Empire turc.
On se partage les territoires au mépris des peuples.
-Et vous, une femme, on vous envoie là-bas ?
-Ila fallu que je me batte pour y aller.
-J'aimerais beaucoup que vous me racontiez.
-Avec plaisir. Ce soir, si vous voulez ?
-Non.
Antoine et moi,
on bosse, ce soir.
-Ah.
A bientôt, Antoine.
-A bientôt
-A demain, toi.
-Eh ben... Tu en as combien,
comme ça, dans ton harem ? -C'est une amie.
-Très proche, alors.
-Pas autant que ce flic
qui trimballe des tueurs à ses trousses.
Mais qui pose partout la photo de son amour perdu.
-Il est mort, mon amour. Il ne prend pas de place.
Je me suis fait suivre en sortant de la criminelle.
Ca me fait peur. -C'est moi
qu'ils veulent. Ils espéraient que tu les mènes à ma planque.
Suzanne Vandel a appelé au journal.
Elle veut me voir.
-Et si c'est un piège ?
-C'est ma seule chance de découvrir le nom de ce salaud.
-S'ils te descendent ?
-Je te laisse mes notes. Tu pourras me venger.
Tu poseras ma photo à côté de celle d'Etienne.
-Tu es drôle.
-Désolé. Roman Ketoff n'est pas repassé à son journal.
-Et Kerlac ? Ils sont toujours fourrés ensemble.
-Il nous a échappé aussi.
-Bande d'imbéciles !
Ventura avance vite sur la mort de Launay. Vous avez 12 heures.
-Tiens.
-Max.
Il nous faut un suspect à présenter au préfet.
Ramène-nous celui qui a dessiné l'infirmière balafrée.
-Kerlac n'a rien trouvé ? -Il est sur une autre piste.
Pour moi, ce type est le tueur. Faire un portrait de cette femme
de mémoire 6 mois après sa mort,
il faut en être obsédé.
Tu as des indics à Montparnasse ?
-Je vais me débrouiller.
-Merci d'avoir répondu à mon appel.
-De quoi s'agit-il?
-Je lis vos articles.
Vous dénoncez les injustices, la corruption.
Alors, je voulais que vous sachiez...
C'est difficile pour moi, vous savez.
-Parce que ça vous touche de près.
C'est votre mari, c'est ça ?
-Il a repris l'usine de ma famille. Mais il a commis des erreurs.
Alors, pour se refaire, pendant la guerre, il a...
réussi à convaincre
un fonctionnaire d'acheter un stock de conserves périmées.
-Il y a eu des victimes parmi les soldats ?
Vous connaissez le nom du fonctionnaire ?
-Je voudrais être sûre que mon nom ne sera pas mêlé à cette histoire.
-J'ai une règle: je ne dévoile jamais mes sources.
-Mettez-moi hors de cause.
-Merci.
Guichard a signé le bon de commande des conserves.
Il est chef de cabinet du préfet de police.
-Comment des policiers ont pu se laisser acheter ?
-Ils devaient déjà être complices.
Ilfaut queje file au siège de l'usine Vandel.
-Les gens vont te parler ?
-Certains. Il y a eu des grèves à l'usine.
J'ai rendez-vous avec un syndicaliste.
-Tu ne perds pas de temps. -Il ne vaut mieux pas.
Fais attention. Ne sors pas ce soir.
-Alphonse, vous ne pouvez pas retirer votre nom de ma liste.
Ce serait cautionner ces racontars. Alphonse ! Al...
On entre.
-Suzanne, ilfaut que je vous parle. C'est urgent.
Nos amis me tournent le dos. Il faut faire quelque chose.
Vous avez appelé ce journaliste ?
Ilfaut un article pour me défendre.
-Ketoff ne fera rien. Attendez-vous au pire.
-Qu'est-ce que vous voulez dire ?
Ce n'est pas possible. Nous devons réagir!
-Il n'y a plus de nous", Charles.
C'est fini.
Elle verrouille la porte.
-Suzanne!
Ouvrez cette porte !
Vous allez tomber avec moi !
On vous tournera le dos à vous aussi ! Vous serez seule!
Suzanne.
Je vous en prie.
-Il sort de l'asile, parfois ? -jamais. Félix est terrifié.
Et il n'a plus personne pour l'accueillir.
-Il a parlé de ce qu'il a vécu ? -Non.
-Vous n'êtes pas au courant de ce qui lui est arrivé ?
-Au courant de quoi ?
Son dossier indique une commotion cérébrale.
Il était coincé sous des poutres.
Quand il a été secouru, il était incohérent.
Il est toujours incapable de formuler ses souvenirs clairement.
Gazouillis d'oiseaux.
-Ils sont heureux, ces oiseaux.
On aimerait bien être comme eux. Pouvoir s'envoler.
Tout laisser derrière soi.
Félix.
Je m'appelle Antoine.
Je suis venu vous parler de Maria. Maria Coutant.
Vous vous souvenez ?
La jolie infirmière avec qui vous étiez là-bas.
Les obus pleuvaient sur vous.
Vous étiez prisonnier sous la terre.
Elle était gentille, Maria.
La plupart de vos compagnons sont morts.
Mais pas vous. Ni elle.
Vous aviez peur de mourir enterrés vivants.
Mais je suis sûr que Maria essayait de vous rassurer.
Peut-être même qu'elle vous tenait la main.
-Oui.
Elle avait réussi à trouver des bougies et de l'eau.
Elle me disait qu'il fallait être calme,
qu'on allait s'en sortir.
Mais l'autre... l'a emportée loin de moi.
-"L'autre" ?
-Elle s'est débattue et il l'a frappée.
Elle pleurait.
Elle suppliait. Elle m'appelait.
L'autre, ça le faisait rire.
-C'était qui, l'autre ?
-Parfois, il hurlait comme une bête pendant des heures.
Je ne pouvais pas bouger.
-C'était qui ? -Je ne pouvais pas bouger.
Je n'ai pas pu l'aider.
Il sanglote.
-Oui, entrez.
Merci. Quand Kerlac repasse, dis-lui de venir me voir.
-Oui, commissaire.
Le voilà.
-Il y avait un autre survivant
avec Félix. -Tu as son nom ?
-Non. Le type venait d'être affecté.
-Attends.J'ai reçu la liste de tous les gars
qui ont été coincés avec Maria dans la tranchée.
Oui.
Hm... Voilà.
Un homme a été incorporé
la veille de l'offensive : Marius Evrard.
-Il ne manque plus qu'à savoir sous quel nom il tue aujourd'hui.
-Bravo. Max va identifier
celui qui a fait le portrait de l'infirmière. C'est lui,
notre homme.
-J'ai besoin de vous.
Ilfaut quej'aille voir mon frère en douce.
-Pourquoi ?
-Pardieu pense qu'Antoine est le tueur.
Il faut qu'il se souvienne.
-Qu'il se souvienne de quoi ?
-Il était là quand on a secouru les victimes. Il a vu l'assassin.
-Nos escapades commençaient à me manquer.
-Antoine,
ta soeur et le Dr Paul ont des choses importantes à te dire.
-Vous savez, pour Louise ?
-Oui. Le Dr Paul m'a tout expliqué. -Tu te souviens de moi ?
Tu venais souvent chez nous avec tes parents
et Louise.
Je suis là pour vous aider.
-"Vous aider", mais...
Ca va. Je vais m'en sortir.
-Antoine.
Pardieu pense que tu as tué Maria
et les autres. Jenny et les modèles.
-Je n'ai rien fait.
-Je sais, mais tout est contre toi.
Le portrait de Maria,
le bouton de ton régiment trouvé
sur la 1 re victime, ta visite chezjenny.
-On a tout pour te disculper. Mais la police n'aime pas se tromper.
-Ca va prendre du temps.
-Qu'est-ce que vous voulez ?
-Que tu nous aides
à identifier le tueur. Tu étais là quand on a sorti les corps.
Tu l'as vu.
-je ne me souviens plus.je ne sais pas.je n'étais pas en état.
-Il y a une solution.
J'en ai parlé avec le Dr Malkov.
Si tu es d'accord.
-Ton corps est lourd. Très lourd.
Ta tête aussi.
Tes yeux se ferment. Tu dors, Antoine.
Les tirs ont cessé.
Les terrassiers commencent à creuser.
5 jours que tu attends de savoir si Maria est vivante.
On remonte les corps
l'un après l'autre.
Dis-moi ce que tu vois.
-Ils sont morts depuis longtemps.
j'ai peur pour Maria. je ne la vois pas.
Ils sortent un type. Il hurle.
Il est blessé.
Ilappelle Maria.
Il pleure.
Je ne comprends pas ce qu'il dit.
Et puis...
je la vois.
Enfin, ses mains sur un drap plein de sang.
Je veux voir son visage. On m'empêche.
On me dit qu'elle est morte. Ils l'emmènent.
Je me bats. On me retient.
-Et ensuite ? -Un brancard passe devant moi.
L'homme est inconscient, mais il respire.
je veux savoir où on l'emmène.
-Et son nom, tu l'as ?
-On me dit qu'il s'appelle Marius Evrard.
Je me débrouille pour atteindre l'hôpital.
-Tu lui as parlé ? -Non.
On me dit qu'il est mort pendant le transport.
-Son visage, tu l'as vu ? Le visage de Marius Evrard ?
Tu le reconnaîtrais ?
-Pas son visage.
Mais... il avait cette cicatrice
sur la poitrine.
-Comment était-elle ?
-Ce meurtrier, c'est la certitude de mourir enterré vivant
qui a déclenché sa violence et son passage à l'acte.
Une vieille terreur et une immense violence sont remontées.
-Et il s'est vengé sur Maria ?
-C'est sûrement une autre femme qu'ilvisait. Peut-ètre sa mère.
-Pourquoi les autres ?
-Un besoin de reproduire Maria pour revivre son fantasme.
Allez. Bonne chance. -Merci, docteur.
-Marius Evrard a échangé sa plaque d'identité avec un mort
pendant son transport.
Le tout est de savoir sous quel nom il a été admis à l'hôpital.
-Il faut déjà la retrouver, cette liste de blessés.
-Oh. Avec sa cicatrice, on va bientôt l'identifier.
-C'est moi. Je peux ?
-Oui. Rentre. C'est ouvert.
-Tu as 5 minutes ? -Oui. Mais Max ne va pas tarder.
je ne voudrais pas qu'ilte trouve ici.
-Je fais vite. Quand tu triais les blessés,
ily avait un infirmier à côté qui notait leurs blessures.
C'est la même procédure partout ? -Oui. Ils l'ont appliquée partout.
-Où sont ces notes ?
-Ils les ont peut-être archivées.
-Tu peux te renseigner ? -Je peux essayer.
Qu'est-ce que tu cherches ?
-Le tueur a changé d'identité. Si j'identifie les blessés
qui ont été admis ce jour-là... -A quoi il ressemble ?
-Ila une cicatrice sur la poitrine.
Une rosace sous la clavicule.
-Je vais voir. Mais si je trouve quelque chose, je dis tout à Max.
Je ne veux pas me fâcher avec lui.
-j'espère être invitée au mariage.
-Bien sûr.
-Bon dîner.
Vendeur dejournaux.
On frappe à la porte.
-M. Ketoff veut vous retrouver à l'heure du déjeuner.
-Merci !
-Suzanne!
Vous avez vu le journal ?
C'est vous qui avez donné le nom de Guichard ?
-Vous avez sali le nom de l'entreprise de mon père.
-Je voulais assurer notre avenir. -J'ai toujours su
que vous étiez malhonnête, mais dangereux à ce point...
-Suzanne!
-Vous n'allez pas me brutaliser devant nos domestiques ?
Le téléphone sonne.
-Oui ?
Mais enfin, Marcel. Ce sont des ragots !
Je vous ai toujours aidé!
Il soupire.
Allez poster cette lettre.
C'est urgent. -Bien.
-Donne-moi ça.
Démarre.
-Décidément, ton ami Ketoff fourre son nez partout.
Corruption, soldats empoisonnés,
assassinat de témoins.
-Vandel se serait tiré une balle dans la tête. Un salaud de moins.
-Et Guichard,
c'est toi qui t'en occupes ? -Oui.
-Des détails ? -Pas encore.
Mais Kerlac doit être
au courant : cette histoire de conserves a tué son père.
Et Berger.
-Quoi? -Je te raconterai.
-Je ne sais pas de quoi il parle.
-Je ne suis pas sûr de te croire. -C'est comme vous voulez.
Moi, je suis sur la piste de Marius Evrard.
-Viens me raconter ça.
-Monsieur Georges
demande à être reçu. -Faites entrer,Jérôme.
-De la part de M. Guichard.
La lettre de Vandel
vous impliquant. -Où est-il ?
-Il attend dans la voiture. Il voudrait vous voir en personne.
Ilveut de l'argent pour quitter le pays.
Sinon, il va se rendre.
-C'est regrettable. Il ne devrait pas prendre les choses comme ça.
-Non, monsieur.
-Remettez-lui ceci de ma part. Avec mes remerciements.
Et conduisez-le loin de Paris.
Pour faire le nécessaire.
-Regarde-moî. Pendant que le loup n'y est pas.
Si le loup y était, il nous mangerait.
-On la fait, cette balade ? -Oui.
-Vous lui voulez quoi, à Ketoff ? -Tu n'auras qu'à lui demander.
-Pourquoi on a arrêté Ketoff ?
-Pour savoir qui est sa source. -Ca va durer longtemps ?
-Le temps qu'il craque. Mais ça n'arrivera pas.
-J'espère.
-Et toi ? Marius Evrard, tu avances ?
-J'attends son dossier militaire.
-Hm. -J'aimerais avoir
ma victime inconnue.
-Vous voyez ce couteau, Ketoff ? Hm ?
Il a tuéjacques Launay ily a 3 jours, près du Champ-de-Mars.
A côté, il y avait du sang, des traces de lutte.
Et ceci.
Ca vous appartient ?
-Oui. -Il y a vos empreintes dessus.
-Se balader, c'est interdit ?
-Non. Mais vous ne pouvez pas refuser de témoigner
dans une affaire criminelle. -Quelle affaire ?
-Le meurtre dejacques Launay.
-Je ne connais pas.
-Ben, voyons.
C'est lui qui vous a balancé
le nom de Guichard. C'est pour ça qu'on l'a tué ?
-Je ne le connaissais pas.
-Bon. Ca suffit.
Aidez-moi.
-Je ne dévoile jamais mes sources.
J'ai fait ma part du boulot. Faites la vôtre.
-Tu n'as pas lu mon rapport ?
-Je reprends tout à zéro.
-J'ai déjà tout examiné. Il n'y a rien.
On ne saura jamais qui était cette fille.
-Le tissu, l'usure, la coupe.
Ca raconte plein de choses.
Son milieu. Son métier.
Ca a été cousu main.
Une fille de la campagne venue travailler à la ville ?
Une domestique ?
-Ses poches étaient vides.
-Quand on est seul et pauvre, on garde ses trésors sur soi.
Il n'y a pas de doublure.
Dans les ourlets, peut-être.
Tiens.
Là, je sens quelque chose.
"Fiona".
Et les billets ne sont pas identiques. Ily en a un irlandais.
Patron ? -Oui ?
-Notre victime inconnue s'appelait Fiona.
Elle était irlandaise.
C'était dans ses ourlets. -Une étrangère.
Voilà pourquoi personne ne s'est inquiété.
Appelle le consulat irlandais. Ily a aussi...
une église irlandaise qui accueille la main-d'oeuvre.
-J'y passe tout de suite. -On va s'occuper de ce Valbonne.
Max a trouvé un de ses amis.
Il va parler.
-Bravo.
-Bon boulot, Max.
-Il ne veut rien nous dire. Mais je pense qu'il sait quelque chose.
-Guichard s'est pendu
à un arbre, au bois de Vincennes. Quelqu'un au-dessus fait le ménage.
-Sûrement.
-Cigarette ?
-Oh. C'est gentil, ça, commissaire. Merci.
-Parlez-moi d'Antoine Kerlac.
Vous êtes proches ?
-Ca m'est arrivé
de lui soutirer des infos. Je ne l'ai pas vu récemment.
-Son père et Berger ont été abattus parce qu'ils enquêtaient
sur la mort de Marguerite Tissier.
C'est lui qui vous a mis sur la piste de cette histoire ?
Il la tenait de qui ?
Répondez. Après, je vous fiche la paix.
-Allez vous faire foutre.
Il faut vous le dire en quelle langue ?
-D'accord. Vous avez eu le temps de réfléchir.
Je vous aurai prévenu.
On frappe à la porte.
Les cloches sonnent.
-je suis bientôt prête. -Regarde ce que j'ai trouvé.
-Quoi?
Elles ont l'air bonnes.
Merci.
-Ca commence à 20h.
-je suis tellement contente. Aller voir Chevalier, j'en rêvais.
-Je le savais.
je l'adore aussi.
Wouah !
Tu es magnifique.
Tu les as trouvées où ? -Au marché
Derrière chez moi.
-C'est où, chez toi ?
Je ne connais pas ton adresse. -Je loue une chambre
dans une pension.
Pour mon métier, c'est pratique.
Mais ça pourrait changer.
Qu'est-ce que tu en penses ? -Qu'est-ce que tu me demandes,
exactement ?
-Ca te dirait qu'on partage un peu plus que nos soirées ?
Si tu voulais,
on pourrait... officialiser.
-Bien sûr que je veux.
Hm.
Je suis désolée. -Aïe !
-Tu dois l'enlever Si je nettoie tout de suite, ça va partir.
je suis désolée. -Ce n'est rien.
-Je suis maladroite. -Ca arrive à tout le monde.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Ma cicatrice te gêne ?
-Non. Tu ne m'avais pas dit que...
tu avais été blessé aussi gravement.
-Je n'y ai pas pensé.
Tu as dû en voir d'autres.
-Oui, oui. C'est l'émotion.
je vais enlever ça.
-Ca va ?
-Ca va. Et toi ? Raconte.
-Ventura m'a cuisiné. Je suis crevé,
maisje n'ai rien lâché. -Merci.
-Pourquoi merci" ? -De m'avoir protégée.
-Dans 2 jours, je quitte la France.
-Quoi ? On t'expulse ? -Hm.
Si je conteste, on m'enferme, le temps qu'un juge décide.
-Tu vas aller où ?
-En Russie.
Le "New York Times" veut que je couvre la révolution.
Une grande page de l'histoire s'écrit là-bas.
je veux connaitre mon pays d'origine.
-Alors, on se quitte ?
-Tu peux venir avec moi.
-Je ne peux pas partir maintenant.
Pardieu est persuadé que mon frère est le tueur. Il va l'arrêter.
-je comprends.
Tu embrasseras Gisèle de ma part. Elle aurait voulu venir, elle.
Tu lui diras que... -je lui dirai, oui.
Le téléphone sonne.
-Oui ? C'est lui-méme.
Je comprends.
C'était la clinique de Sophie, mon ex-fiancée. C'est la fin.
Je lui avais promis
queje serais là quand elle partirait.
-Oh
Elle halète.
Max !
Max ! Détache-moi, Max. Max!
Max, ne me laisse pas là!
-Kerlac !
Pardieu veut te voir. -Ah bon ?
-Ila insisté.
-Ne lui dis pas
queje suis passé.
Je veux passer au consulat irlandais avant.
-Mais je ne peux pas.
-Tu lui dis ce que tu veux.
Je reviens.
-Kerlac !
-Sophie est partie cette nuit.
On l'enterre demain. je voulais te dire que j'ai...
J'ai été très, très con, hier.
je n'ai jamais rencontré quelqu'un comme toi.
Tu m'impressionnes. Je te trouve sublime, en mec, en femme.
Je ne sais pas comment dire ces choses-lè. Je ne suis pas doué.
Pars avec moi.
On part ensemble. On peut faire des grandes choses.
En partenaires.
-Tout de suite, je ne peux pas.
-On ne va pas se quitter comme ça.
-Kerlac ? -J'arrive.
-Je t'attends à l'hôtel ce soir.
Les flics viennent me chercher demain pour m'amener à Russange.
Il y aura une place
pour toi dans la voiture.
-D'accord. -A plus tard.
-D'accord.
-Il faut que je te parle. Pardieu est furieux.
Il m'a engueulé. -Désolé.
-Je dois te dire quelque chose.
Je viens de trouver un message pour toi. Lydia a appelé hier soir.
-Lydia ?
-Elle voulait te faire passer un message urgent.
Elle a dit : Marius est..."
et elle a raccroché. -Marius Oh!
J'y vais. Merde.
Merci, Emile.
-Tu as vu Kerlac ? -Non.
-Pas de message pour lui ?
-Une amie a appelé, mais n'a pas laissé de message. Pourquoi ?
-je n'ai aucune nouvelle de Lydia. je suis inquiet. Kerlac en a eu ?
-Tu lui demanderas.
-Du nouveau sur Valbonne ? -Il n'était plus chez les Vandel.
Il a été arrêté pour de la drogue,
mais Mme Vandel n'en sait pas plus. -On devrait le trouver.
-Et pour Kerlac ?
Il nous a eus, avec son copain Valbonne.
-Il est convaincu que Valbonne est innocent. Il a peut-être raison.
-Il est sur une piste ?
-Hm.
Elle semble prometteuse.
Je vais à la préfecture.
-Lydia n'est pas venue travailler.
Aucune nouvelle.
-C'est bizarre. -On a envoyé quelqu'un chez elle.
Elle n'a pas dormi là.
Elle a peut-être eu un accident. Je ne sais pas.
-Emile, c'est Kerlac. Pardieu est là ?
*-Non. -Merde. Tu sais quand il revient ?
-Il n'a rien dit.
*-Dis-lui que j'ai peur pour mon amie Lydia. Elle a disparu.
j'ai eu le consulat irlandais au téléphone.
*Ils m'ont donné l'adresse de Fiona. 15, rue Descartes.
Je fonce. *-J'essaie de joindre Pardieu.
-Très bien.
-Madame Emilienne ? -Oui ?
-Un inspecteur est là.
-Merci, Lucie.
Bonjour, monsieur.
-Bonjour. -Désolée, mais on est complets.
-C'est au sujet de Fiona Kelly. -Ah oui. Vous avez des nouvelles ?
Ca fait un moment. Elle a travaillé ici...
3 mois maximum.
-C'était quand ?
-A l'automne 17.
Qu'est-ce que vous lui voulez ?
-Elle est morte assassinée.
Probablement peu de temps après vous avoir quittée.
-Mon Dieu. -Pourquoi elle est partie ?
-Je ne sais pas. Un jour, j'ai trouvé sa chambre vide.
-Vous n'avez pas appelé la police ? -Elle était majeure.
Elle avait pris toutes ses affaires.
On a pensé qu'elle avait rencontré quelqu'un.
-C'est qui, "on" ?
-Un de mes pensionnaires.
Il est policier à la criminelle. Max Weber.
-Max ? Il habite ici ?
-Oui.
-Montrez-moi sa chambre.
-Ca, je ne peux pas.
-Ouvrez-moi sa chambre.
-Il va être furieux.
-Ce type est un malade qui a tué 6 jeunes femmes.
-Max ?
Impossible.
-Max Weber est un faux nom.
Il a pris l'identité d'un autre. Il s'appelle Marius Evrard.
-C'est mon fils.
-Max, je t'en prie. Laisse-moi partir.
-Pour que tu racontes tout à Kerlac ?
-Non.
-Lydia.
Oh, Lydia.
je t'avais prévenue. Pourquoi tu as essayé de lui laisser un message ?
Tu l'aimes encore ?
-Je m'en fous.
Tu n'as rien compris.
636
Il n'y a pas d'Antoine.
C'est une femme.
Elle s'appelle Louise. Elle a pris la place de son frère.
-Une femme ?
-Oui.
-J'avais à peine 18 ans quand ilest né.
J'étais toute seule. Il fallait bien que je me débrouille.
A l'époque, je n'étais pas vilaine.
On me tournait autour.
J'ai vécu tout ce que je pouvais leur offrir.
Quand j'avais de la visite, je cachais le petit quelque part.
Il a vu et entendu des choses qu'il n'aurait pas dû.
Les hommes sont violents, parfois.
Et puis, c'est un charcutier qui m'a épousée.
Il ne voulait pas du gamin, alors je l'ai placé en famille
etj'ai coupé les ponts.
A la fin de la guerre, j'étais veuve.
Et Marius m'a retrouvée.
Il était devenu flic.
Et j'étais très fière de lui.
-Il avait changé de nom.
-C'était pour éviter la boucherie.
Il m'avait demandé de ne rien dire.
-Emilienne,
il faut que je le trouve.
Où il peut être ?
-Il est très secret.
-Je vous en supplie.
C'est quoi ?
-C'est Champigny. Le village de mon père.
On y allait souvent quand Marius était petit. Il aimait bien pêcher.
-Va-t'en.
Ils ne t'auront pas.
-Tu as raison, mon ange.
Et je te laisse derrière moi
pour que tu leur racontes tout ? -Mais je ne sais rien.
-Comment est-ce que tu veux que je te croie ?
Depuis le début, tu m'as menti.
Pourquoi tu ne m'as pas dit la vérité sur lui ? Sur elle.
-J'avaisjuré.
Je t'en supplie.
Je ne pourrai pas les aider, je ne suis au courant de rien.
Je ne veux pas mourir.
Qu'est-ce que tu fais ?
Non mais... ne fais pas ça.
Ne fais pas ça.
-Mon ange. Tu vas t'endormir.
Sans souffrir.
-Non!
Non !
-Chut
Elle halète.
Coup de feu.
-Ne bouge pas! Ne bouge pas ou je tire!
-Elle est vivante. Elle estjuste endormie.
-Tu mens, salaud ! Tu l'as tuée comme les autres !
-Je n'ai pas pu.
Pas elle.
J'ai dévié mon tir.
Laisse-moi filer. -Tu ne t'en sortiras pas comme ça !
Ne déconne pas!
-Tu prends le risque ?
-Ne la touche pas.
-Ne me force pas à tirer sur Lydia.
Elle m'a sauvé.
Grâce à elle, je sais que ça peut être différent.
Allez. Laisse-moi une chance.
-Et Maria ? Fiona ? Yvonne ?
Céleste et Margaux ?
Amélie ? Elles ont eu une chance ? jenny ? Bartoli ? Vidovic ?
-C'est ta faute, Louise Kerlac. Tu avançais trop vite.
je n'avais pas le choix. Tu m'as bien baisé, petite garce.
J'aurais dû te flinguer.
Allez... Merde. Tu as eu les assassins de ton père.
Laisse-moi filer. Tu n'entendras plus jamais parler de moi.
-Arrête ou je tire !
Il gémit.
Lydia. Ca va. C'est terminé. Je suis désolée, Lydia.
C'est terminé. C'est terminé.
On entre.
-Bonjour, monsieur. -Bonjour.
-Quand tu as trouvé le corps de Margaux,
Max était introuvable. -Il était allé tuerjenny.
-J'ai examiné ses états de service.
Avant d'arriver ici,
Max a poursuivi des vendeurs de films pornographiques.
Il faisait chanter Vidovic pour assister au tournage de ses films.
-Et il choisissait les filles.
-Au début, la propriété dans l'île a servi de studio à Vidovic.
Et quand ila eu le hangar de Bicêtre,
Max a décidé d'y enfermer ses victimes.
-Il aurait pu me tuer, moi. Plein de fois.
-Tu as dû le toucher.
Comme moi.
Louise Kerlac.
J'auraisjuré qu'une femme ne pouvait pas faire un bon flic.
Tu es la meilleure d'entre nous.
Ne t'inquiète pas. Je vais continuer à la boucler.
Comme ton docteur Paul.
-Pourquoi vous quittez la criminelle ?
-Mon fils est mort. On l'a fusillé pour l'exemple.
Je ne l'ai pas vu exister.
Il me reste une fille.
La guerre l'a rendue veuve avec un petit garçon.
Je n'ai pas envie de les rater.
Courage, inspecteur Kerlac.
-Ila compris pour toi.
Ca fait un moment qu'il se pose des questions.
-Il me laisse continuer. C'est incroyable.
-Non. Il est intelligent.
C'est toi qui es incroyable. Ca a été un bonheur d'être avec toi.
-Sans vous, je n'aurais pas tenu le coup.
-Oh Sans moi...
et sans Ketoff.
Il est où, maintenant ?
-Demain, on l'emmène au poste-frontière de Russange.
-Il ne t'a pas proposé de venir avec lui ?
Et tu préfères rester flic
près de ton frère et moi, c'est ça ?
-Je ne sais pas.
Merci.
-C'est une nouvelle vie qui commence pour moi, tu sais.
-Mlle Kerlac veut voir Monsieur.
-Excusez-moi de vous déranger. Malkov m'a dit que tu étais ici.
-Euh Ouais.je je te présente Louise,
ma jumelle.
-J'ignorais que tu avais une soeur.
-Enchantée.
-Tu permets ?
-Oui. Louise,
je serais ravie de vous connaitre mieux.
-Ca va ? -Euh Ouais.
Ca va.
C'est difficile, mais je m'accroche. Et toi ?
-Ketoff est parti. Je suis perdue.
-Pourquoi tu es encore là ? Fonce ! Va le retrouver.
-(je ne veux pas te quitter, Antoine.)
-Mais tout va bien. Ca va aller. Ne t'inquiète pas.
Ca va aller. je te promets.
Hé.Je suis entre de bonnes mains, là.
Ca va aller.
D'accord ?
-Tu me promets ?
-Oui. Ne t'inquiète pas.
Tu vas me donner des nouvelles, hein ? D'accord ?
-Merci.
-Bonjour. -Bonjour.
-Vos papiers, s'il vous plaît.
-Merci.
Louise frappe au carreau.
C'est à qui,
cette voiture ? -Ca vient des Vandel. Tu viens ?
Ripped by WQM
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