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-Ne doutez pas de vous, Valbonne. Faites-moi confiance. Ripped by WQM
-C'est qui ? -Elle s'appelle Louise.
-Un taré a buté ma copine Céleste. -C'est l'argent qui l'a tuée.
-Margaux ne seraitjamais partie sans ses économies.
-Le même papier peint. -Un Kodak Vest Pocket.
-Le tueur est photographe. -Qui vous a parlé du Kodak ?
Qui vous a... -Lâchez-moi.
-Lydia, t'es là ? -Oui. Qu'est-ce qu'ily a ?
-Ketoff a vu la bague d'Etienne, je suis sûre qu'il l'a reconnue.
-Comment ça ? -Il l'avait remarquée hier,
on filait un voyou. Il a cru qu'elle venait de papa.
-Tu lui as parlé d'Etienne ?
-Oui. Enfin, non. J'ai parlé d'un ami mort.
-Tu crois qu'il pourrait te dénoncer ?
-Les journalistes sont prêts à tout pour un bon papier.
-Un café.
-Vouloir se payer un ministre Il y est allé fort, quand même.
-En attendant, on perd un sacré bon élément.
-Kerlac n'est plus sur l'enquête ? Qu'est-ce qu'il a foutu ?
-C'est pas tes oignons.
-Donc il s'est fait virer. Il doit être au fond du trou.
-Avec son infirmière, il aurait tort de se priver.
-Kerlac avec une infirmière ? Nue sous sa blouse, j'espère.
-Parlez pas de Mlle Lydia
comme ça.
C'est sa fiancée. Elle s'occupe de mon mari à Cochin.
-A Cochin ? -Elle a pas son pareil pour aider
les gens qui souffrent. -Dis-moi,
t'as pas un article à finir ?
-Et vous, un tueur à coincer ? A la vôtre, les gars.
Toujours en retard pour livrer, Raymond.
Kerlac, il sort avec l'infirmière de Cochin, la copine de ta Louise.
Il m'a bien enflé, celui-là. -T'es sûr ?
-Comme Gisèle, qui m'a pas dit qu'ils étaient si proches.
-Gisèle ? -La copine de Céleste,
la fille retrouvée dans la Seine.
Gisèle porte la chevalière de Kerlac et il lui raconte tout.
Même les tuyaux que je lui balance, comme le Kodak Vest Pocket.
-Tu l'as pas interrogée ? -Elle me fuit,
comme si je lui faisais peur.
-Elle a raison. T'es un danger pour une femme. Elle te plaît ?
-Je veux savoir ce qu'elle fricote avec Kerlac.
-A ton avis ?
-Non, c'est autre chose.
Il y en a peut-être un qui va pouvoir me rancarder.
-Qui ça ?
-Valbonne !
Oh ! Réveille-toi,
il faut que je te parle.
On frappe.
Kerlac ?
C'est Ketoff. Ouvre.
Je t'ai entendu, je sais que t'es là.
Allez, ouvre.
Il faut qu'on se parle.
Salut, Antoine.
A moins que tu préfères Louise ?
Ou Gisèle ?
-Douxjésus!
-Attends. Comment t'as compris ?
-La chevalière.
Ta veste bleue.
Le Kodak Vest Pocket.
Et ton frère. Je suis passé le voir.
-Tu lui as parlé ?
-J'ai pas pu, il était pas en état, maisj'ai vu
la photo avec ton père.
T'étais chez Berger
quand il est mort. -C'est les flics qui l'ont tué.
Ils m'ont vue, ils ont voulu m'abattre.
-Et tu t'es cachée sous l'identité de ton frère.
Bravo.
C'est malin.
En somme, Gisèle,
c'est ta propre indic.
-Et tu comptes en faire quoi, de tout ça ?
Jejoue ma peau, tu pourras pas en faire un papier.
-J'ai pas l'intention de te mettre en danger.
Maisje peux t'aider. -Pourquoi tu ferais ça ?
-Parce qu'on fait une bonne équipe.
Etj'ai envie de t'accompagner au bout de cette histoire.
-Tu n'aurais pas dû planter la Vandel.
Elle a pas aimé.
Il rit.
-Tant mieux. Elle me traite
comme un larbin.
-Tu t'en moques. Avance.
T'occupe pas des autres. -Je veux qu'elle me respecte.
-Elle respecte ton talent.
Aie confiance en toi.
Fais connaitre ton travail.
C'est la seule chose qui restera
à la fin. -Je me fous de la fin!
-Ecoute-moi. Tu veux atteindre le sommet ?
Alors ne pense qu'à ça,
à ta peinture. La Vandel a les moyens de t'aider.
Elle ne demande que ça.
C'est ta chance, profites-en.
Et arrête de te bourrer la gueule!
-Je peux bien faire la fête un peu, merde!
-Oui, tu peux. Mais regarde-moi.
J'ai 36 ans, je me suis bien amusé et je suis foutu.
Je n'ai pas accompli la moitié de ce que je rêvais de faire.
(rois-moi, les femmes, la passion, l'alcool, la drogue,
ça enferme.
Ca enchaîne !
Ciao, hello.
-Tu peux m'aider, s'il te plaît?
-A qui était cette chevalière, finalement ?
-A Etienne. Il s'est écrasé début 18
aux commandes de son avion. Il faut vraiment que je file.
-Attends.
C'était chez ton frère, planqué dans votre album de famille.
Une scène de crime, ou de suicide.
-C'était chez mon frère ? C'est eux qui ont tué Berger.
Lui, c'est Léon Bonin.
Il me surveillait.
Il est mort dans un accident.
Lui, je sais pas. Et cette femme, il faut savoir qui c'est.
-Tu me la laisses ?
Si on arrive à identifier l'église
dans le reflet, on saura peut-étre où elle vivait.
_IIOnII ?
-On marche ensemble, non ?
-Ouais !
-Max n'est pas là ?
Je sors de chez le divisionnaire. Il m'a remonté les bretelles.
Il faut des résultats ou bien on rejoint tous Kerlac au placard.
-S'attaquer à un ministre, aussi... -Y a pas que ça.
Ca fait une semaine que Margaux a été enlevée et qu'on piétine.
La presse fait monter la peur pour augmenter ses tirages
et à la Chambre, l'opposition nous a attaqués devant le ministre.
Alors ?
-J'ai la liste des gueules cassées recensées à Paris et en banlieue.
Les blessés qui portent un masque, ily en a près de 3 000.
-Je vais demander des renforts. On va les contrôler. Tous!
A part ça, on a trois pistes.
La tre : Bartoli. Celui qui a fait circuler les films pornographiques.
-Max s'en occupe. -Qu'il se presse. Il a 24 heures.
Sinon, la seconde piste, c'est le studio du photographe.
Alberti ?
-Entre la porte d'Ivry et le pont de Sèvres,
jusqu'à 3 km vers la province, on quadrille à 2 équipes.
-Et les propriétaires d'appareils Kodak ?
Qui a pris le relais de Kerlac ? -Moi.
J'ai vu tous ceux qui possèdent un Vest Pocket à Paris.
Il manque deux appareils. L'un a été déclaré volé l'an dernier,
l'autre appartient àJenny Meyer. -Tiens donc.
-Elle l'a offert à un ami qui est parti au Brésil. Invérifiable.
-Elle commence à me courir. Fouillez-moi ses relations.
-Patron, mon indic m'a fait poireauter
mais je sais où habite Bartoli.
-Ah, c'est pas trop tôt ! Ca va ?
J'ai cru que tu ne viendrais pas. -J'ai bien failli.
-Ca va se tasser, tu sais.
Bon, c'est là que tu t'installes.
Les gens là-bas doivent témoigner dans différentes affaires.
Tu tapes leurs dépositions.
Les procès-verbaux: que tu saches de quoi il retourne.
Et il y a du classement... Si t'as le temps. Je suis désolé.
-Merci, Emile.
-Bon courage.
-C'est à qui le tour ?
-Non!
Aaah!
-Je peux ?
-Je t'en prie. Qu'y a-t-il ?
T'as trouvé ça où ?
-Dans les affaires de mon père. Eux, ce sont les tueurs de Berger.
La femme, c'est bien celle qui voulait confier un dossier
sur son fils à mon père ?
-Il la connaissait, en tout cas.
-C'était quand exactement ?
-L'année dernière, début octobre.
-Bon.J'y retourne. -S'ilte plaît!
Ne touche pas à cette histoire. J'ai des gens bien placés pour ça.
Laisse-moi faire.
-Je ne suis pas toute seule. -Ah. Ketoff ?
Il sait pourtoi ? -On apprend à se connaître.
-Ca ne me rassure pas. Cet exalté ne mesure pas le danger.
Ne fais rien sans m'en parler.
-Je dois savoir pourquoi mon père est mort.
Alors, vous avez du nouveau ?
-On a logé Bartoli, le livreur de films porno.
Mais le tueur est passé avant nous.
-Merde. Et Margaux ? -8 jours, Kerlac. Elle est morte.
-Qu'est-ce que t'en sais ?
On est là à ré?échir au lieu de tout remuer!
T'imagines sa terreur ?! Moi, oui ! -Ca suffit!
On fait ce qu'on peut!
Tu te calmes ou je te colle un rapport!
-Le tueur est encore à Paris. C'est Margaux qui le retient ici.
Laissez-moi la chercher.
-C'est du gâchis de se priver de toi
mais fais-toi oublier.
D'accord ?
-Les proches de Bartoli,
ils peuvent avoir des infos sur le photographe.
-C'est pour vous. -J'arrive.
Oui. Le Dr Paul a confirmé pour la femme.
Et les photos, ça date d'octobre l'année dernière.
Oui.
Qu'est-ce qu'il y a ?
-Retourne-toi.
Regarde.
La réflexion dans la fenêtre, c'est cette église.
Donc la photo
a été prise de là-bas.
-Arrête où je t'embrasse devant tout le monde.
-Vous cherchez
quelqu'un ? -Bonjour.
-Bonjour.
Oui, on cherche une femme qui a vécu ici
et qui serait morte en octobre 18 dans cette cour.
Elle avait perdu son fils.
-Décidément, ily a du monde pour cette pauvre Mme Tissier.
-Tissier ? Et de quel monde vous parlez ?
-Au moins 3 types sont venus.
Pour savoir ce qu'elle faisait,
qui elle voyait. -Lui, vous l'avez vu ?
-Le flic ? Il savait pas qu'elle était morte.
Ca l'a contrarié.
Il est revenu 2 fois et il a questionné tout le monde.
-Vous lui avez dit quoi ? -La vérité
Que Mme Tissier s'en remettait pas, de la mort de son gamin.
-Et les autres, c'était qui ?
-Les derniers, c'était 2 types,
mais pas aimables.
-Ces deux-là ?
-Vous les connaissez tous, alors! -Bah, c'est un peu des collègues.
Faites-voir la photo, là.
Ca, c'est M. Armand qui l'a prise. Il habite là au 3e.
Sous la chambre où elle logeait.
-Eh bien, merci beaucoup.
-Dites, ses affaires,
elles sont devenues quoi ? -Je les ai envoyées chez elle,
au château de Beaumont. -Un château ?
-Elle y travaillait
comme gouvernante. Elle logeait là-bas avec sa soeur.
-Merci. Le château de Beaumont.
Mes parents nous y emmenaient quand on était petits.
Une amie de ma mère avait fait
un beau mariage et elle nous invitait chaque année.
Et Marguerite Tissier
y travaillait avec sa soeur, Lucie. Elle aimait beaucoup mes parents.
-Ton père était sans doute le seul flic à qui elle pouvait se confier.
-Sans doute.
-Je paierai dans un mois, j'ai dit.
-On n'est pas là pour ça. -Bien sûr ! Et puis vous prendrez
mes appareils. -Non. Ces photos, c'est de vous ?
-Laissez-moi, je sais rien !
-On était des amis de Marguerite.
-J'ai pris ces photos mais c'est tout.
-Vous les avez données au commissaire Kerlac.
-Et on l'a tué, lui aussi.
-"Aussi", comme Marguerite ?
-Je veux pas qu'il m'arrive malheur.
-Vous avez vu ou entendu quelques chose ?
-Oui. Des bruits de pas et des gens qui parlaient
avant et après qu'elle soit passée
par la fenêtre. Voilà.
-Ma pauvre soeur a perdu son fils,
Augustin, en août 17. Elle était effondrée.
Des mois plus tard, elle a reçu sa dernière lettre.
Il accusait l'état-major de les avoir empoisonnés
par centaines avec de la viande pourrie.
-j'ai jamais entendu parler de ça.
-Parce qu'ils ont accusé le choléra.
Mais un cuisinier a dit à Augustin que les conserves étaient avariées
et qu'on le forçait à les servir aux soldats.
-Ce cuisinier, vous savez qui c'est ?
-Oui. Il s'appellejules Ribot. Il a commencé comme marmiton, ici,
et puis il est monté à Paris. Il a continué dans les restaurants.
Ma soeur est allée
le voir. -Elle voulait des preuves ?
-Pour dénoncer les assassins, ces planqués qui se sont enrichis
pendant que nos gosses mouraient. -Elle a trouvé des noms ?
-Je ne pense pas.
Sa dernière lettre disait qu'elle était proche de savoir
qui avait fourni des conserves à l'armée.
Mais elle a rien laissé.
-Marguerite Tissier allait faire éclater un scandale d'Etat
-Le vendeur de conserves devait graisser la patte à celui
qui achetait la nourriture pour l'armée. A lui et à d'autres.
-Et ils tuent ceux qui les menacent.
-J'ai peut-être une idée pour identifier celui qui a signé
le bon de commande. -Laquelle ?
-Non. Ily a déjà eu 3 morts. -Allez, dis-moi.
-C'est des méthodes peu reluisantes.
Je veux pas te mêler à ça.
-J'avais 8 ans, la dernière fois quej'ai dormi ici.
On était tous les quatre avec maman.
Antoine passait son temps là-bas avec elle, à dessiner.
Papa était superialoux,
donc c'est moi qu'il emmenait pêcher ou faire du vélo.
-C'est peu de temps après qu'elle est morte ?
-Oui. Et tout a changé.
Antoine et moi, on est restés là, collés, livrés à nous-mêmes.
Jusqu'à ce que mon père décide de faire de lui un homme
et que la guerre éclate.
-Merci pour votre contribution à mes travaux, chère amie.
-C'est un honneur de vous aider, professeur.
-Permettre à ces malheureux soldats de vivre dignement parmi nous,
c'est là toute mon ambition. Mon obsession, méme.
-Professeur,
j'ai un ami qui a été défiguré à Verdun.
Vous seul pouvez lui redonner un visage et le goût de vivre.
-Bien sûr, je le verrai.
Au revoir, chère amie. -Au revoir. Merci.
Chassagne a accepté de te voir. Ilfait des miracles.
Tu vas avoir un visage tout neuf. -Je crois plus aux miracles.
-Fais-moi confiance.
Mais plus de photos. La police est en alerte. Ils ne doivent pas
remonterjusqu'à toi. -Ou jusqu'à toi.
T'inquiète. Ca n'arrivera pas, j'ai arrêté
-T'étais où ?je m'inquiétais. -Au château de Beaumont.
-Oh Une escapade en amoureux ?
-Non. Marguerite Tissier, la gouvernante du château,
c'est elle qui est venue voir mon père.
Et Margaux ?
-Ils pensent qu'elle est morte. Quant au tueur, il ne bouge plus.
Mais j'ai des indices sur l'endroit où était détenue Céleste.
-Allez-y. -Des traces de pierre de Berchères,
un matériau très employé pour les édifices religieux.
En bref,
Céleste a couru dans une forêt
à proximité d'une chapelle, ou d'une ancienne abbaye.
-Génial. Fautjuste affiner un tout petit peu, quoi.
-M. Launay! Je voudrais quelques infos.
-je suis tenu à un devoir de réserve.
-Vous ferez une exception pour moi. -Vous rêvez, mon cher.
-Et la maison de Mme Marthe, la petite Inès, ça vous parle ?
Je veux le nom de la société qui a fourni les conserves de viande
au 13e R1 en juillet et août 17.
On dirait quoi, au ministère, si on savait que vous avez besoin
d'être fessé pour pouvoir bander ?
-Arrête de bouger, tu as encore perdu la pause!
Je perds mon temps avec toi. -Tu commences à me courir!
Et puis on se caille, ici! Je me barre.
-C'est ça, casse-toi !
J'ai pas besoin de toi.
-Arrête ! Qu'est-ce que tu fais ?! Mais arrête ! T'es malade ?!
-Mets ce qui reste chez moi.
Arrête. Calme-toi. -Lâche-moi !
Lâche-moi, je te dis... -Respire. Respire, mon ami.
C'est tes nerfs qui morflent. Ca va aller.
C'estjuste un sale moment à passer.
-Je fais de la merde, Modi... -La merde, c'est la came.
Tu as la chance d'être revenu
vivant. -Une chance ?
-Oui, une chance.
Pense à tous ceux qui avaient des projets
et qui, eux, sont crevés !
Arrête de te plaindre. Travaille, je te dis!
Modigliani tousse.
-j'aimerais voir Mme Vandel.
Dites-lui que c'est Valbonne.
Je veuxjuste voir Mme Vandel.
-Quelqu'un a déposé ça pour toi. -Qui ?
-Il a pas donné son nom. Il était pas en forme.
-Merci, Emile.
Quelqu'un tousse.
T'es dingue de venir ici, Antoine. -Aide-moi.
Je t'en supplie.
Il me faut de la morphine.
-Comment tu veux que je trouve ça ici ?!
Pourquoi t'es venu là ?
-Je dois trop d'argent à ceux qui me la fourguent.
-Tu me mets en danger, là. Merde!
-Si tu fais rien,
je vais crever.
-Oui, tu vas crever si tu continues comme ça.
Antoine, arrête. Arrête.
-j'ai plus que toi, Louise. Plus que toi.
On s'estjuré d'être toujours là l'un pour l'autre.
-C'est vrai.
Chut... Ca va aller, ça va aller.
-Alors, le château en Touraine ?
Ketoff ? Comment c'était ? -Antoine est là. Il est en crise.
-Hors de question. Je te donne pas de morphine.
-C'est important. je te demanderais pas, sinon.
-Je risque ma place. Ma vie. -Lydia ?
Vous pouvez venir 2 mn ?
-Merci.
Tu fermes ça immédiatement.
-On a dansé jusqu'à l'aube, c'était magique!
-Bouge pas
-T'as l'air tendue.
Ca va, avec ton fiancé ? -Oui. C'estjuste
qu'il travaille beaucoup. On se voit pas assez.
Faudra commander du désinfectant, il ne reste qu'un flacon.
-D'abord, tu me parles.
Le type des films porno, tu l'as rencontré où ?
Quel chemin il a pris pour aller à son atelier ? Réponds-moi
ou je les explose !
-Je te l'ai dit, j'étais pété, j'ai rien vu. Donne-les-moi.
-Il faut que j'interroge ce gars!
-Je la connais, ta police de merde!
Il a rien fait, ce type ! Il a déjà
assez souffert ! -Tu le connais ? C'est un cinglé !
-Tu m'emmerdes. Donne-moi ça.
-Lydia ?
Ouvre-moi, s'il te plaît.
Lydia, je suis désolée. J'avais vraiment pas le choix.
Ouvre-moi, s'il te plait.
-Si, t'avais le choix de le faire hospitaliser
mais t'es allée à la facilité !
-C'était une urgence. -Et moi ?! T'as pensé à moi ?!
La conne de Lydia à qui on peut tout demander!
J'en ai marre, c'est fini.
-Ca va ! Ne vous y mettez pas aussi !
-Bonsoir. Je voudrais parler à Roman Ketoff.
-Qui le demande ?
-L'inspecteur Kerlac. -Il s'est absenté.
-Ah Et vous savez quand il doit rentrer ?
-Non. Il est parti en urgence voir sa fiancée.
-Sa fiancée...
Le bois grince.
-Qu'est-ce qui t'arrive ?
Chagrin d'amour ?
Peut-être qu'elle regrette déjà de t'avoir fichu dehors.
-Je crois pas, et c'est mieux comme ça.
-A ta place, je me battrais. Une femme comme elle,
c'est rare. -Je t'en prie, la voie est libre.
-T'es sérieux ? Fais gaffe, joue pas à ça avec moi.
-Puisque je te le dis. Et dépêche-toi, ce serait con
de te faire griller par un autre. -T'es un drôle de bonhomme, Kerlac.
-Un café ?
Bon.]e le pose là.
On frappe.
-Oui ?
-Alors ?
Il paraît que tu dors
au bureau, maintenant ?
-Les nouvelles vont vite. -Ben Tu connais Emile.
-Lydia m'a jetée à cause de mon frère.
-C'est tout ? Ca va s'arranger, ça.
-Vous saviez que Ketoff
était fiancé ? -Ah, c'est ça.
T'as l'air bien mordue, toi.
Ketoff, on l'enchaîne pas comme ça.
-je demande juste à être respectée. S'il est fiancé, il me le dit.
-Explique-lui, il comprendra.
Sinon, t'as un endroit en vue ?
Ailleurs qu'ici?
Je vais en parler à ma femme.
-Alors ? Ca va ? -Ca va. Fausse alerte.
-Un flic a appelé pour toi.
Kerlac. -Tu lui as dit quoi ?
-Que t'étais parti
voir ta fiancée. -Putain
-J'aurais pas dû ?
-L'inspecteur Kerlac n'est pas là. *-Vous pouvez prendre un message ?
-Oui, bien sûr. C'est à quel sujet ?
*-C'est privé Je suis un ami.
-"Ce n'est pas ce que tu crois. je serai à la Rotonde ce soir.
"Je t'attendrai. Viens."
*-Merci.
-Très bien. Je transmettrai le message.
Kerlac !
Un de tes amis vient de te laisser un message.
J'ai compris, tu sais.
Ce que je suis ne te dérange pas, juste, je ne suis pas ton genre.
-Emile
C'est bien plus compliqué que ça.
Tu comprends ?
-J'ai parlé à ma femme, tu viens à la maison.
-C'est vraiment gentil, docteur.
Je viendrai demain, ce soir, j'ai une affaire à régler.
-je vois...
-Merci.
-Wasze zdrowie ! -WASZE SDROWIE !
-Je vous présente
Antoine Kerlac.
Sacha, Nicolaï,Joseph Kessel.
Jeff, pour nous.
-Les amis de Roman sont mes amis.
Allez, assieds-toi.
Un petit ?
Et allez.
Ah ouais !
-Ralentis un peu. -Quoi?
Laisse-le vivre.
-My home
is Morgan Street. -Je me couche.
-My home... -IS MORGAN STREET !
En yiddish.
-J'aime bien ton ami.
-J'avais une nourrice juive de Lituanie : Acha.
Elle me la chantait.
-Viens avec moi, il faut que je te parle.
-Ta fiancée,
elle va bien ?
-Non.
Elle est dans une maison de santé depuis 14.
Une leucémie.
Elle est condamnée.
-je suis désolée pour elle. Et toi, tu la trompes dans son état ?
-Il n'y a plus rien entre nous
depuis bien avant sa maladie.
Sophie et moi, on s'est fiancés très jeunes. Trop jeunes.
Il y a deux ans, le diagnostic est tombé.
Elle n'a que moi. Alors j'ai décidé de m'occuper d'elle.Jusqu'au bout.
Hier, son médecin m'a appelé en urgence.
-Tu pouvais pas me le dire ?
-Je t'ai fait porter un message chez Lydia. Tu l'as pas eu ?
-Non.
-Je continuerai d'aller la voir de temps en temps.
Ca n'a rien à voir avec ce qui se passe entre nous.
Messieurs, désolé, le poker
est fini pour moi ce soir.
Bonne fin de soirée
et à la prochaine.
-Allez ! Musique!
Respiration oppressée.
Plaintes.
-Non!
Non !
Non !!!
Sanglots.
-Je faisais les carreaux,
j'habite au bord de la Seine en face de Boulogne,
etj'ai vu 2 types qui se battaient au couteau sur le chantier en face.
Le plus petit a pris un coup dans le ventre.
Il est tombé à la flotte et ila coulé.
Et l'autre, il a filé.
-Vous êtes en face du chantier ? Comment vous avez pu voir tout ça ?
La Seine est très large de ce côté-là.
-Ben je suis au milieu, sur l'île Saint-Germain.
-Ah, sur l'ile...
Une île.
Un chantier.
-Non, l'île Saint-Germain, c'est à l'ouest !
-Oui, oui.
Emile, tu me trouves le numéro de la mairie
de Créteil ?
Docteur, je viens de comprendre. C'est sur une île qu'il la retient.
Céleste a voulu fuir à la nage. -C'est possible.
Mais le ciment dans ses poumons ? -Un chantier.
Il y en avait un à Créteil quand elle a été enlevée.
Maintenant, il est terminé.
-Il faut trouver une île avec du sable,
argileux, jaune, une forêt à proximité et un chantier
en amont. Bah oui, les résidus sous les pieds de Céleste.
-Oui ! Tout ça vers Créteil.
-N'y va pas toute seule, c'est dangereux. 0h...
-Céleste.
-Rigidité quasi totale.
La mort remonte à quelques heures. -On a failli coincer ce salaud!
Tu nous a fait une avancée décisive.
Tu reviens sur l'enquête mais gare aux initiatives ! (D'accord ?)
Alors, à qui appartient cette propriété ?
-Depuis 3 ans, à une femme qui ne vientjamais.
Une Américaine.
Jenny Meyer.
-Kerlac, surveille la ruelle
à l'arrière. -Patron !
-(Fais-moi confiance.) Les autres, avec moi !
-Arrêtez-vous ! Arrêtez-vous ou je tire !
Respiration haletante.
Ripped by WQM
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