Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
-Et Kerlac ? Ripped by WQM
*-Il gobe l'histoire de la mort de Berger.
-Le meilleur moyen de disparaître, c'est de prendre ta place.
Je suis la soeur d'Antoine. -Tu joues à quoi ?
-Pour qui elle posait ?
-Vous feriez mon portrait ?
-C'est vous, que ça vous plaise ou non.
-Ketoff, tu connais ? -Le journaliste ?
-Qui a pris cette photo ? -On collabore ?
-Une américaine excentrique: Jenny Meyer.
Céleste?
-Aïe !
Cris et applaudissements.
-Comment va mon bébé ?
-Ila soif. -Lui aussi ? Alors, continuons.
-Il faut que je te parle. -Encore toi ?
-Je préférerais pas être là.
-Je reviens.
-Je t'ai vu chezjenny Meyer dans ce film obscène.
J'ai cru vomir. -Ah?
-Comment t'as pu ?
-Tu veux me faire la morale ? Tu m'emmerdes, Louise.
Je m'occupe de ta vie, moi ?
-Tout Paris va te voir baiser avec Céleste, le modèle assassiné !
Pourquoi tu m'as pas dit que tu la connaissais ?
-Arrête, putain.
J'étais pété. Je me souvenais plus de son nom.
-Si on remonte jusqu'à toi, je suis foutue.
-Pourquoi tu dramatises ?
Personne ne peut me reconnaître à part toi.
-Ah oui ? Ily a toute une équipe qui s'occupe de ce meurtre.
Tu dois me dire où c'était et qui a fait ça.
-Je sais plus, ça fait des mois. -Fais un effort, Antoine.
-J'étais dans un bistro. Javais besoin de blé.
-Pour te payer la came ?
-Un type m'a proposé de faire un film.
Il m'a conduit en voiture je sais pas où.
Je me suis défoncé pour oublier ce que je faisais.
-Je dois te croire ?
-T'aimes jouer les flics, hein ! Tu me fais gerber.
Pire que ce fumier de papa.
-Ce fumier de papa ?
-Tu fais quoi ? On t'attend, il fait soit.
-Tiens, commande une tournée.
-Elle est belle, ton amie. Amène-la.
-Vas-y. J'arrive, je te dis.
-Tu le sors d'où, cet argent ? -De ma peinture, Louise.
Il y a des gens qui l'aiment,
qui me traitent en artiste, pas comme une merde.
-J'ai jamais pensé ça.
-Fous-moi la paix une bonne fois pour toutes.
-C'est Valbonne qui vous plante, ce soir ?
Ca ressemble à une histoire passionnelle.
-J'ai rien à vous dire.
-Attendez. Vous avez peur de quoi ?
Vous avez des choses à vous reprocher ?
-Mme Vandel m'a chargé de vous ramener.
Quand vous voudrez.
-Ce ne sera pas avant un moment, mon ami.
-C'est cette femme
qui te retourne.
-Je suis pas aux ordres de la Vandel.
-Non, la jolie fille du couloir. Cest violent entre vous.
Attention, ce genre d'histoire,
ça te bouffe la tête.
-Non, c'est pas ce que tu crois.
-Je voudrais lever mon verre à mon grand ami Valbonne.
Iltousse.
-Calme-toi.
-Hé, Modi ? -Respire.
-Tu vas où ?
-J'ai vu Antoine dans un film porno.
Il baisait la fille qu'on a retrouvée noyée.
-Il devait être fauché.
-C'est pas une raison. Je ne le reconnais plus.
Sonnette.
-J'y vais.
-Il faut que je vous parle. C'est important.
-Ma ma n, c'est Antoine.
On peut l'inviter à déjeuner dimanche ?
-Delphine, il est fiancé. -Mais il nest pas encore marié.
-...le ministre lors d'une soirée. -Pardieu va pas aimer
que t'impliques Rebeyrol sans preuve.
-Je peux interroger son entourage.
-OH !
-Ca suffit, les boulettes !
-Tu vas trop loin.
Rebeyrol sera sans doute notre prochain Président
-Et Céleste était une jeune maman qui avait la vie devant elle.
Je serai prudente, docteur.
J'ai juste besoin de son adresse et vous pouvez me la trouver.
Il soupire.
-Bonjour. -Bonjour, Mlle Hortense.
-Bonjour. Pardon de vous déranger. Je suis le frère de Céleste Dumont.
-La pauvre. Mes condoléances. -Merci. J'arrive de province et...
la police veut rien me dire. Je n'ai pas vu
ma soeur récemment etj'aimerais parler à des gens qui l'ont connue.
Elle disait connaitre
M. Rebeyrol, alors...
-Je ne l'ai pas connue longtemps, vous savez.
Elle faisait de la couture
pour Madame. En juillet 14, elle s'est fait virer.
-Pourquoi ? -Je sais pas.
Excusez-moi mais je suis pressée, là.
-Bonjour. -Bonjour.
Si vous voulez, on peut se voir demain soir,
je serai en congé. J'irai m'amuser aux Ursulines.
Merci. -D'accord.
Laissez-moi porter votre panier.
Ma soeur était appliquée, qu'on l'ait congédiée me dépasse.
-Je crois pas que ce soit à cause de son travail.
-A cause de quoi, alors ?
-Un instant. -Bonjour, madame.
-Bonjour. Du brie, s'il vous plaît. -Bien fait ?
-Bien fait. -On dit... une part comme ça ?
-Parfait.
-Ce sera tout ? -Non, du chèvre aussi.
Très sec.
-Vous devriez arrêter, Charles.
Le café.
-Je prononce tout à l'heure un discours pour le Bloc national.
Devant Maurice Barrès. -Ah bon ?
J'avais oublié.
-"Oublié" ?! C'est très important que j'aie l'aval de mon parti.
-Vous donnez assez d'argent à vos amis pour qu'ils vous soutiennent,
non ? -Si je remporte cette élection,
vous aurez un rôle à jouer, vous serez bien plus en vue.
Voyons cette surprise.
C'est quoi, cette horreur ?
-Juste mes origines, que lartiste a perçues.
Oui, j'ai du sang noir.
Par ma mère.
Comme ça ne se voit pas, je nen ai jamais parlé.
C'est un probléme ?
-Vous ne comptez quand même pas montrer cette chose
à votre entourage ?
Si ça venait à se savoir... -Je la mettrai dans mon boudoir
pour préserver vos ambitions
politiques.
-Vous devriez prendre ça plus au sérieux. Si je suis élu...
-Vous le serez, et je tiendrai mon rôle.
Mais je ne renoncerai pas à ma liberté.
-Ca veut dire quoi, exactement ?
-Pour vous, l'art nest qu'une marchandise,
mais ce peintre a du talent
et je veux le faire connaître.
Dites au chauffeur d'aller chercher Valbonne à Falguière.
Et de le ramener, cette fois.
Vous devriez aller répéter votre discours,
mon cher.
-T'es dingue de venir ici.
-Hier soir,
ce que je t'ai balancé, je le pensais pas.
-Je sais, mais parfois, tu...
C'est pas lendroit, ici. Salut.
Je suis en retard, je sais, mais tu vas pas le regretter.
Jai une liste de chauffeurs et le nom de leurs maîtres.
Etjai un suspect qui correspond à ce qua décrit
la concierge de Céleste. -T'as une piste, Kerlac ?
C'est qui, le type ?
Le ministre Rebeyrol ? Un ami de Clémenceau.
T'as perdu la raison, petit ? C'est pas une concierge
qui va mettre en cause un homme comme lui.
-Je sais. Jai donc interrogé une de ses domestiques.
-Qui t'a autorisé à le faire ? -C'est son boulot, patron.
-Céleste faisait de la couture pour les Rebeyrol.
En été 14, Madame l'a congédiée
pour une histoire avec le ministre. -C'est du passé, tout ça.
-Sauf qu'après la mort de sa femme, en janvier de cette année,
le ministre a revu Céleste. Et un soir, il l'a ramenée
de chezJ. Meyer, furieux. -Encore du oui-dire ?
-La servante a vu Céleste partir en pleurant.
-Ca et la dispute rapportée par la concierge...
-Doucement. On parle du futur président du Conseil.
Il m'en faut un peu plus. Cest avec un peintre
que Céleste avait rendez-vous le jour où elle a disparu.
Faites une descente à Falguière. -Pourquoi Falguière ?
-Un nid d'ivrognes et de drogués qui font de la peinture de cinglés
avec de pauvres filles prêtes à tout pour un peu de fric.
Comme Céleste.
-T'as entendu le patron ? On bouge.
-N'importe quoi!
Notre type a de l'argent, et à Falguière, ils sont fauchés!
-Pardieu t'a pas collé de blâme, mets-la en veilleuse!
-Ca fait plus de 48 heures! Je veux parler à un inspecteur!
-Pour une fille qui pose à poil ? Elle vous a planté
et on dérange pas un inspecteur pour ça. Circulez !
-"Ca", c'est une personne qui a disparu!
C'est inadmissible! -Votre amie est modèle ?
-Je mappelle Fujita.
Je suisjaponais.
Je vis à Paris depuis 6 ans. Margaux est mon modèle préféré.
-Un peu plus que ça, non ?
Sinon, vous ne seriez pas si inquiet.
-Elle loge dans mon atelier, par discrétion :je suis marié.
-Et? le peintre avec qui elle avait rendez-vous pour poser,
vous le connaissez ?
-Non. Elle l'a rencontré dans un bal vers les Ursulines.
-Le type lui a proposé
plus que le tarif habituel ? -Oui. Margaux aime l'argent,
elle n'aurait pas laissé ses économies.
-Vous auriez un portrait de votre amie ?
-J'ai trouvé cette photo dans ses affaires.
-Le papier peint.
-Oui, comme sur la photo
de Céleste.
2 femmes qui se ressemblent et sûrement le même traitement.
On peut aussi la retrouver vivante. -Vu ce que Céleste a subi,
c'est pas le mot que j'emploierais. -J'ai raison.
Même papier peint.
-Patron,
on s'est fait doubler par Ketoff.
-Il tient ça d'où, lui ?
"L'enquête sur C. Dumont semble piétiner
"alors même que nous apprenons qu'elle sexhibait
dans des films pornographiques
"qui circulent dans les maisons de plaisir
et des salons huppés parisiens."
C'est quoi, cette histoire ? Personne nétait au courant, ici ?
-Ketoff traîne beaucoup
dans Paris la nuit,
et souvent au Chabanais.
-"Maisons de plaisir où circulent les films
"pornographiques." Bon, vous irez y faire un tour tous les deux.
Elle sappelle Margaux.
Elle pose pour les peintres.
Elle a disparu ily a 2 jours.
On reprend tous les dossiers de femmes disparues depuis 2 ans.
-Il y en aurait d'autres ?
-J'espère me tromper.
Une fois nest pas coutume, je dois féliciter
A. Kerlac, qui a permis de faire le lien entre Céleste et Margaux.
On oublie Falguière.
On ne cherche plus un peintre ou un amant riche mais un type
qui fait des photos, voire des films.
-Et s'il rabattaitjuste
des modèles pour un homme riche ?
-Ca suffit, Kerlac.
-Mais si Margaux est vivante et que c'est Rebeyrol...
-Un mot et je te dégage.
T'as compris ? -Sinon, l'Américaine, Jenny Meyer,
elle est rentrée de Londres et hier,
elle a organisé une fête.
-On va l'interroger. Mais vu ses relations,
il me faut une commission rogatoire.
Bon. Au boulot.
-Aaah!
-Le Bloc national compte
faire rendre gorge à l'Allemagne pour que la France se relève
et redevienne la plus puissante nation d'Europe !
-BRAVO !
BRAVO !
-Cher ami, vous avez notre soutien pour la députation
en cas de victoire des nôtres à la présidentielle.
-Merci. -Merci.
-Merci, M. Vandel.
-Vous ne déformerez pas mes propos, j'espère ?
-Inutile, ils sont suffisamment éloquents.
-Bravo, monsieur.
-Surveillez ce type et ce qu'il écrit sur nous.
-Rebeyrol et sa clique sont des irresponsables.
Si on les laisse étrangler lAllemagne,
on aura un nouveau conflit. -Tu noircis pas un peu le tableau ?
-Certains Allemands rêvent déjà de restaurer le grand Reich.
-Ils viennentjuste de virer leur empereur.
-Et ils massacrent les socialistes. S'ily a un nouveau conflit,
le peuple servira encore de chair à canon.
-Ca doit partir
à l'impression.
-C'est qui ? -Une fille qui était
avec une infirmière que je vois parfois à la Rotonde.
Une Louise.
-T'as dessiné ça quand ? -La date est au dos.
-7juin 19.
C'est le portrait-robot de la meurtrière
d'Henri Berger,
le flic assassiné.
Elle s'est pendue après avoir avoué son crime.
-Etalors ?
-Tu vois pas
comme une ressemblance ? Même la veste est la méme.
Bleue, d'après les témoins. -Comme celle de Louise.
-On l'a retrouvée tachée de sang
au pied de la tueuse, une fille sortie de prison le matin même.
Mais ce dessin date de la veille. -Merde? Cette Louise serait
la vraie meurtrière de Berger ?
-La prétendue suicidée a porté le chapeau. La version officielle
est bidon.
-Ca confirme tes doutes : c'est pas une vulgaire vengeance de voyous.
-Et si la Criminelle a gobé l'histoire aussi vite,
c'est qu'ils ont des complices à l'intérieur.
Je dois parler à cette Louise.
-Pour ça, je dois retrouver l'infirmière.
-J'espère que l'endroit vous plaira
et vous inspirera pour travailler.
-Ce qui m'inspire, c'est le sujet que je choisis de peindre.
Aujourd'hui, cest vous. -Etj'en suis heureuse.
Mon portrait est très beau, mais j'ai promis à mon mari
de ne pas lexposer. J'en voudrais un deuxième
pour faire admirer votre talent. -Je vous remercie infiniment.
-Ne doutez pas de vous, Valbonne. Un jour, vous serez au sommet.
-C'est parfait.
Trop parfait.je ne pourrai jamais peindre ici, c'est...
-S'il vous faut du désordre, faites comme chez vous.
Et si vous salissez...
aucune importance.
-Très bien.
Enlevez cette robe
et COUVFGZ-VOUS avec ça.
Elle soupire.
-Nice to meet you.
-Nice to meet you.
-Nous avons des questions au sujet de Céleste Dumont.
-Elle travaillait pour moi et on s'est prises d'amitié.
Et un jour, elle a disparu
sans dire au revoir. je lui en ai voulu. La pauvre,
sijavais su...
-Vous saviez qu'elle tournait des films...
-Pornographiques ? Je lis la presse.
Non, je ne savais pas
-Ca peut être lié à sa mort. Si jamais une idée vous...
-Vous devriez interroger l'auteur de l'article.
-Certains de vos amis ont pu croiser Céleste
lors d'autres fêtes ici.
-Mes amis sont des notables qui seraient très chagrinés de savoir
qu'on m'importune, commissaire.
-Il profite peu de la commission rogatoire.
-Il ne l'a pas, lejuge a refusé.
-Et il est venu quand même ?
-Bien. Nous en resterons là.
Pour le moment.
-Cessez de bouger,
je vous prie. -Je suis fatiguée, Valbonne.
-J'arrive à rien !
Je fais de la merde!
Je savais que je ne pouvais pas peindre ici !
-Arrêtez.
Ca va aller, Valbonne.
Il faut juste trouver vos marques.
Apprivoisez ce lieu.
Sentez-vous libre. Reposez-vous donc quelques heures.
-Vous ne pouvez pas comprendre.
-Je crois que si.
-Ta fiancée est là, Kerlac. -Bonsoir.
-Tout va bien ?
-Oui, tout va bien.
J'ai un nouveau poste, je ne fais plus les nuits.
Ca se fête. -Ca tombe mal, je bosse ce soir.
-Tant pis. Je vais vous laisser. -Certainement pas. On va fêter ça.
-Merci.
-C'est pas dur, de soigner les gueules cassées ?
-C'est dur pour eux.
Après l'enfer des tranchées, c'est l'enfer de la paix.
Faire horreur à ses proches, peur à ses enfants...
-Mais pas à vous.
-Moi, cest mon travail de les aider.
Et si on allait danser ?
Antoine déteste ça.
-Mademoiselle ?
-Bonsoir. -Bonsoir.
-Vous les connaissez ?
-Oui, elle.
Elle venait souvent. Mais ça fait longtemps qu'on l'a pas vue.
-Depuis quand ? -Ca remonte à loin.
Elle adorait danser et refusait personne.
Même les gueules cassées.
-Vous avez remarqué quelqu'un en particulier, ce soir-là ?
-Oui, une gueule cassée, justement.
Il traîne souvent ici, toujours assis au même endroit.
Tenez, lui.
C'est lui qui s'en va.
-Merci.
-Il y a longtemps que j'avais pas passé un aussi bon moment.
-Et? le mariage avec Kerlac, c'est pour quand ?
-J'ai limpression d'entendre mon père.
-Max !
j'ai un suspect qui s'est tiré! -Un suspect ?
-Il a dansé avec Céleste le soir du carnaval.
Il a eu peur, il s'est tiré. -Peur de toi ? S'il savait...
-S'il savait quoi ?
-Rien. Elle a trop bu. Prends ton manteau, on te ramène.
-En tout cas, très jolie voiture!
-(Qu'est-ce qui t'a pris ?)
-Tu vas me faire une scène
dejalousie ?
-T'as failli vendre la mèche. Ne bois pas si tu tiens pas.
-Hé, tu fais la folle tous les soirs
quand moi je suis avec des types cassés.
Et puis, tu m'as demandé si j'étais d'accord
pour faire ta fiancée ? Non!
-Désolé. j'aurais jamais dû danser
avec Lydia, on était là-bas pour le boulot.
T'as de la chance, tu sais, c'est une fille formidable.
-Je sais. -Si tu veux, on se passe de toi
pour le Chabanais. -Non, sûrement pas
Brouhaha.
Exclamations.
-Le spectacle est terminé. -OH !
-Mes filles et du champagne
vous attendent dans le salon. C'est la maison qui régale !
-Récupère les bobines.
-Vous voulez ruiner ma réputation de discrétion, inspecteur ?
-Ce sont les films qui m'intéressent, Marthe.
Vous les tenez de qui ? -Des gamins me les apportent.
Jamais le même. -Et qui vous les vend ?
-Je l'ai jamais vu, ça se passe par le téléphone.
Régulièrement, j'ai une livraison de bobines.
-La dernière,
c'était quand ?
-Mardi dernier.
je voudrais vous aider, inspecteur.
-Vous pouvez. Le projecteur, vous pourriez nous le prêter ?
-Oh ? Accélére, j'ai pas envie d'y passer la nuit.
-J'ai terminé.
Toi aussi, t'es client des amours tarifées ?
-Marthe me loue une chambre pas cher, j'aime bien l'endroit.
-Le film avec Céleste,
ça t'a plu ? -T'es moraliste ?
Marthe a bossé pour mes parents.
J'avais 9 ans quand on est partis à New York. C'est chez moi, ici.
-Je t'ai rien demandé.
-Ah bon ? -Qui fournit les films porno ?
-Tu me rancardes sur le patron du chauffeur annamite ?
-J'ai un suspect, un gros poisson. Pardieu me prend pas au sérieux.
-C'est qui ? -On ne se connaît pas, je crois.
-Je suis en service. -Kerlac !
On dira rien à ta fiancée.
-Fous-lui la paix, au gamin.
Les gars, on y va !
T'as l'air pote avec Ketoff.
C'est lui qui t'a rancardé sur les Kodak, hein ?
T'as dû lui montrer la photo de Céleste.
-Tu vas le dire à Pardieu ? -On fait tous des conneries.
Moi aussi, tout à l'heure au bal. -Merci.
-j'arrive pas à dormir.
Je sais pas ce qui m'a pris. Tu m'en veux ?
-Mais non, Lydia.
C'est moi qui mexcuse.
Je t'ai même pas demandé si tu voulais être ma fiancée.
-Il se doute vraiment de rien pour toi, Max ?
-Non. Et je crois que tu lui plais bien.
Allez, dors.
-On peut la retrouver vivante.
Kerlac et Max
ont repéré une gueule cassée
au bal des Ursulines. La piste est sérieuse, on doit y retourner.
-Pourquoi cest Kerlac qui se rince l'oeil et pas nous ?
-Parce que Kerlac restera concentré, lui.
-Et dans le couloir, vous avez tous les modèles qu'on a pu convoquer
et qui vont vous raconter pour qui elles ont posé et où.
-Ben moi, j'y vais.
-On nest pas à disposition ! -Un peu de patience.
-Ca fait des heures qu'on attend ! -Calmez-vous.
-Oui ?
-Alors ? -J'en ai vu une vingtaine.
Durée, 6 à 7 mn. La plupart ont le même décor que les photos
de Céleste et Margaux,
le même papier peint. A part ça, j'ai vu 2 films
avec Céleste et 4 avec Margaux. je vous les montre ?
A part ces deux-là, j'ai repéré 15 filles
dont 5 blondes.
-Amélie Curzon et Yvonne Dailly, deuxjeunes veuves avec enfants
qui posaient nues pour des peintres.
Disparues en 18, l'une au printemps et l'autre en novembre.
-Ca me dit quelque chose. je sais!
Je vais vous les trouver. -4 victimes en 16 mois.
La tre a disparu pendant la guerre.
Le tueur a été démobilisé
avant l'armistice. -Un grand blessé ? Le type du bal ?
-Ou un salopard de planqué qui a profité de l'absence des maris.
-Ila peut-être aussi commencé bien plus tôt.
Ilfaut voirça.
-Alors ? Amélie et Yvonne ?
-Là.
Tu vois ?
-j'aurais pu vous tuer, hier soir, etj'aurais eu les juges pour moi.
-Mais vous ne l'avez pas fait.
Vous auriez tout perdu, et vous le savez.
-Inutile de me rappeler que rien ne m'appartient, ici.
Vous fais-je remarquer que vous n'étiez rien à Paris ?
Vous rêviez d'être introduite dans les cercles artistiques,
je vous ai donné
mon nom et ma position ! Et moi, j'ai quoi en échange ?!
-Allons, Charles... Tant que nous sommes mariés,
vous financez vos ambitions politiques
et vous entretenez vos putains.
Ca ne vous suffit pas ?
-C'est une menace ?
-Disons? une piqûre de rappel.
-je lai rencontré au bal
des Ursulines,
une gueule cassée avec un masque. Très gentil et il payait très bien.
-Combien ? -30 francs pour 2 heures.
Et on allait dans son studio. -C'était où ?
-Je sais pas.
Il roulait vite, c'était la nuit.
En banlieue sud, je crois. Pas loin du Fort de Bicêtre.
Une sorte de hangar.
-Non, j'ai jamais croisé ce cinglé. Je peux pas taider, mon joli.
Mais je regrette,
parce que Céleste, c'était une fille bien.
Et courageuse.
-Et qui baise devant une caméra pour du fric. Jolies moeurs...
-Qu'est-ce que t'en sais, toi ?
Qu'est-ce que t'en sais, à quoi on est réduites pour survivre ?
Quand tas des gosses, que tas pas dhomme à la maison,
pas de boulot,
il te reste quoi ?
Je bosse depuis mes 8 ans.
Ma mère pouvait plus me nourrir, elle a dû m'envoyer loin d'elle.
j'ai trimé dur pour pas bézef avec en prime les coups
et les mains au cul. Plus jamais je serai à la merci de personne.
Oui, je me sers des hommes pour être libre.
Céleste rêvait des Amériques
et elle a payé le prix fort. C'est facile de piéger des femmes
dont tout le monde se fout,
toi le ler ! -Soyez quand même prudente.
-T'inquiète pas, va.
-Hé, j'ai besoin
de votre adresse pour le procès-verbal.
-je viens de m'installer chez mon ami Man Ray.
9 rue Delambre.
-Mademoiselle?
C'est du sérieux. Ce type est tordu et très dangereux.
-On se connaît, nous, je crois. -Kerlac ! Téléphone.
-Oui ?
Ah... Attends, je demande. Il y a une fuite d'eau chez nous,
Lydia s'en sort pas.
-Vas-y. Mais ce soir, on déboule aux Ursulines.
Tu nous rejoins ici à 19 heures. -J'arrive.
Merci, Max. A tout à l'heure.
-T'es seul ? -Oui. Il est où ?
-Là. Ivo Bartoli.
-C'est lui, les films porno ?
-C'estjuste un livreur. Il peut nous mener au photographe.
-Alors, je devrai le dire à mes collègues.
-Et moi j'aurai mon scoop.
C'était la chevalière de ton père ? -Non.
Celle d'un ami cher qua pas eu de chance
pendant la guerre.
Rebeyrol, tas du neuf ?
-Il était à létranger quand Céleste a disparu.
-Ca prouve rien. Il a les moyens de s'offrir des hommes de main.
-Je déteste ce qu'il représente, mais en faire un assassin...
Il bouge. On y va.
-Aaah!
-Ca va ?
-Ouais.
Merde, on l'a perdu. -Oui, on l'a perdu.
-SanstoL
j'aurais pu y rester. -Y a pas de quoi.
-j'y vais.
On se tient au courant ?
-Alors, cette fuite ? -Quoi ? Ah oui, ça va, ça va.
-Hé, va falloir se réveiller. On y va.
-Vous me disiez ?
-Zboro !
Ca faisait longtemps!
-Coco, bonsoir. Je travaille,
ma chérie, comme toi. Je te présente
Mme Suzanne Vandel
et Valbonne, son protégé,
un peintre très prometteur.
-C'est très bien, daider les artistes.
-L'immense talent de Valbonne sera bientôt reconnu, vous verrez.
-Je ne doute pas de votre expertise, ma chère.
A bientôt, donc.
-Cette Coco Chanel nest quune fille entretenue
qui sest fait un nom dans le chiffon.
-Se faire un nom à Paris, c'est l'essentiel. Et qu'importe
la façon, on oublie vite d'où vous venez.
-Soyez un amour, Valbonne, je meurs de faim.
-Dis à Suzanne que je ne suis pas à sa botte.
Elle mexhibe !
-Mais non, elle essaie de te faire une réputation.
-Salut, Valbonne. Comment va le toutou à sa maîtresse ?
-Arrête, Soutine. -Elle apprécie son talent.
Si elle s'intéressait à toi, tu ferais le beau.
JamaB. je veux pas perdre mon âme.
-Moi, je lai déjà perdue dans les tranchées.
Respiration haletante.
-Vous êtes qui ?
Qu'est-ce que vous voulez ?
Je vous en prie, ne me faites pas de mal!
je vous en prie!
Je dirai rien, je vousjure ! Je dirai rien.
Vous voulez me faire quoi ?
Sanglots.
Laissez-moi partir. Vous voulez me faire quoi ?
-Qu'est-ce qui se passe ? -Le préfet veut nous voir.
Qu'est-ce que t'as fait ? Bon, allons-y.
-M. le ministre a découvert
que l'inspecteur Kerlac enquêtait sur lui
au moyen de méthodes inqualifiables.
Vous avez harcelé une domestique.
-Ce nest pas avec moi que Céleste Dumont avait une liaison,
c'était avec mon fils,
Victor, un romantique,
qui lui aurait promis le mariage et qui est tombé face à l'ennemi
dès l'automne 14. Mon épouse en est morte de chagrin.
Le hasard a remis Céleste sur mon chemin.
Elle avait un enfant, à Bagneux.
J'y suis allé. C'était le portrait de mon fils.
J'ai voulu l'adopter,
mais Céleste a refusé.
Quand je lai vue dans un de ces films pornographiques,
j'ai fait pression sur elle.
Quelques jours plus tard, elle a disparu.
J'ai récupéré l'enfant Ma fille aînée maide à l'élever.
Je ne suis pour rien dans la mort de Céleste. Voilà. Des questions ?
-Raccompagnez l'inspecteur Kerlac.
-M. le ministre, je suis désolé du tort qui vous a été fait
et sachez que je ne cautionne pas
les initiatives de Kerlac. Toutefois, j'ose minterroger...
-Il n'y a pas de mal!
M. Kerlac na rien à faire dans la police. Cest une tête brûlée.
-Comme son père.
-Bonjour. Vous me remettez ? Le caricaturiste de l'autre jour.
je cherche Louise.
-Ah ? Euh... Elle est partie aux colonies ily a 3 semaines.
Que lui voulez-vous ?
-j'aurais aimé la revoir. Désolé de vous avoir dérangée.
-C'est pas grave.
-Evidemment. Si la fille a tué Berger, elle a dû se tirer.
-Hm. T'as vu sa tête ?
Elle avait peur.
-Insubordination, rapport falsifié, manipulation de témoin,
etj'en passe. Le terrain, cest fini pour toi.
Tu vas réfléchir à ton avenir dans les bureaux.
Rentre chez toi, et demain, Emile te donnera ton affectation.
-Ah, Kerlac ! Ca vient d'un magasin de photos à Vaugirard.
Jai appris ce qui se passe pour toi.
je voulais te dire, je suis désolé.
Si jamaisje peux faire quelque chose pour toi...
-Man Ray.
-je suis là, quoi.
De rien.
On frappe à la porte à coups redoublés.
-Où est Kiki ? Kiki !
-Qu'est-ce qu'il y a ?
-(Ilfaut partir d'ici) -Qu'est-ce que tu racontes ?
-(Ce type,
(il peut être dangereux.) -Man ? Mais c'est un amour!
-(Céleste le croyait aussi. Le tueur est photographe
(et Man Ray a le même appareil:
(un Kodak Vest Pocket.)
-T'entends ça, darling ?
Tu serais un tueur
parce que t'as un Kodak Vest... -Je l'ai revendu l'an dernier.
jétais fauché.
-Qui vous a parlé de ce Kodak ?
-Pardon. Je suis désolée.
-Qui vous a dit de vous méfier des photographes qui en ont un ?
Qui vous l'a... -Lâchez-moi.
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.