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FACE AU CH�TIMENT
A une �poque l'Oklahoma offrait un vaste paysage ouvert.
Les cow-boys �taient heureux de travailler.
L'horizon �tait leur unique fronti�re.
Des jours tranquilles.
Puis les troupeaux se firent plus rares.
Les colons arriv�rent.
Le gouvernement d�coupa les propri�t�s en parcelles.
On construisit des fermes.
Avec les fermes, les barbel�s envahirent le territoire.
Les grands espaces disparurent.
Les cowboys refusaient cette transformation.
Ils consid�raient les nouveaux arrivants comme responsables.
Ils leur reprochaient de d�truire leur mode de vie.
Au lieu de s'adapter, certains d�cid�rent de se battre.
Pour r�cup�rer ce qu'ils consid�raient leur appartenir.
Et puis ils furent rejoints par des gangs.
Les fr�res James.
Les Youngers.
Et � leur poursuite : les marshals.
Notre devoir �tait de pourchasser et de d�truire ces hors-la-loi.
Et les plus sauvages d'entre fous, les Daltons.
Coffeyville, Kansas. Le 5 octobre 1892.
Les Daltons n'h�sitaient m�me plus � attaquer de jour.
Les fr�res Dalton, Sam Powers, Bill Broadwell et Wichita Smith.
Le monde est petit, cousin.
C'est vrai ! Je ne pensais pas te voir te promener comme �a.
- Qu'est-ce que tu fais en ville ? - Je suis venu chercher du cash.
Moi aussi.
Vous avez rat� "la f�te" Marshall.
F�licitations, sh�rif.
On n'a plus � s'en faire pour les Daltons.
On les attendait.
�a n'a pas fait un pli.
Ils n'avaient pas la moindre chance. On les a tir�s comme des lapins.
Dans le dos !
Un probl�me, Monsieur ?
Vous allez les plaindre ?
C'est curieux venant d'un marshal.
On dirait que vous connaissiez les Daltons.
Oui, c'�taient des amis. On marquait le b�tail ensemble.
Vous avez beaucoup d'amis brigands ?
Ils ne l'�taient pas, � cette �poque.
Grat et Bob ont m�me �t� marshals.
C'est vrai. Vous habitez dans la r�gion ?
Je ne fais que passer.
Je n'ai pas entendu votre nom....
Je ne vous l'ai pas donn�.
J'aimerais discuter, un jour, avec vous.
Oui... Un jour.
Il faut que je vous parle, sh�rif.
Je suis occup�, Wichita.
- Mais sh�rif. - Tu as eu ton argent.
Je ne parle pas de la r�compense.
Il y a des fleurs sur la tombe des Daltons.
Et alors ?
Il n'y a que Bill Dalton et Bill Doolin pour fleurir leur tombe.
Ils ne participaient pas � l'attaque ?
Dalton s'�tait bless� au bras.
Et ce matin c'est le cheval de Doolin qui s'est bless�.
Jamais entendu parler de Doolin.
Il vient de rejoindre la bande.
Ils sont en ville, il faut les trouver.
Ils n'oseront pas revenir apr�s ce qu'il s'est pass�.
Ils en ont apr�s moi.
Possible. Et tu ne pourrais pas profiter de la r�compense.
Je quitte la ville ce soir.
Si j'�tais toi, j'irais tr�s loin.
Doolin.
Viens ici.
T'es fou, il y a des marshals plein la ville.
- T'as pas vu ce qui s'est pass� ? - Pas tout.
Ils �taient sept, mais je n'ai vu que cinq tombes.
Comment �a se fait que tu sois vivant ?
Parce que je n'�tais pas avec eux. Mon cheval �tait bless�.
Celui de Wichita m'a l'air en pleine forme.
Le tra�tre.
Je vais le descendre.
- Tu vas te faire prendre. - Je m'en fous.
Sois raisonnable, Bill. Tu ne les feras pas revenir.
C'�taient pas tes fr�res.
C'�tait tout comme.
Ils �taient mes meilleurs amis.
Tu as peut-�tre raison.
Peut-�tre que...
Tire pas, Doolin.
Descends Wichita.
Daltons. Les Daltons. Bill Doolin.
C'est les Daltons.
Je suis fichu. Sauve-toi.
C'est ton premier meurtre.
L�gitime d�fense.
Tu penses qu'ils vont te croire.
Vas-y. � partir de maintenant, ils vont te...
... Ils vont te chasser.
RECHERCH� POUR MEURTRE, BILL DOOLIN.
Un nom de plus sur la liste des hommes recherch�s par les marshals.
Bill Doolin, le fugitif.
Seul contre fous. Avec un seul but, �chapper � la loi.
Seul, oblig� d'avancer, de fuir seul, de vivre seul.
Rejet� par tous les honn�tes gens.
L'instinct de survie le pousse. Mais peut-on survivre fout seul ?
H faut trouver un compagnon.
Mais, ce ne peut �tre qu'un autre banni.
Un jour tu vas te faire descendre, Arkansas.
Doolin ! Je savais que tu viendrais.
On ne peut pas passer sa vie � fuir.
- Il y a quelqu'un ? - Mes associ�s.
Je vois que tu dors toujours dehors.
C'est plus prudent.
Quand �a commence � tirer, je n'ai pas besoin d'ouvrir la porte.
Je vous pr�sente un vieil ami.
On a travaill� ensemble, jadis, au ranch Bar-Z.
Bill Doolin, j'te pr�sente Bitter Creek et Red Buck.
Salut... Trois valets.
Trois as !
- Qui a donn� les cartes ? - Devine !
Enchant� Monsieur Doolin.
On est, disons, dans la finance.
� notre petit niveau, bien s�r.
- Et �a marche ? - On a ouvert deux banques.
- Tu pourrais travailler avec nous. - C'est pas mon truc.
�a peut se comprendre.
Sois poli, s'il te pla�t.
On a suffisamment de marshals apr�s nous.
Avec lui, on aura une arm�e � nos trousses.
Il a juste tu� un homme.
C'est pas �a. C'est le dernier du gang des Daltons. Il est important.
On a besoin de quelqu'un d'important avec nous.
Pour que les hommes se tiennent � carreau.
Pas d'accord.
Coupe.
Allez, coupe.
C'est r�gl�, Doolin reste ici.
Un jour tu n'auras plus d'as.
�a m'�tonnerait.
Oblig� de trouver des amis en dehors de la loi.
Puis, le groupe s'agrandissant, il devint leur chef.
Ils allaient �tre rapidement connus comme "le gang Doolin".
Qu'est-ce qu'on attend pour lib�rer Tulsa Jack ?
Il aime surveiller d'abord.
On n'a qu'� se servir de nos revolvers.
Tulsa peut forcer un coffre plus silencieusement que n'importe qui.
Bill, cette prison a l'air plus difficile � p�n�trer qu'� en sortir.
Un jugement plut�t ambigu.
Et si tu te m�lais de tes affaires.
Excusez-moi, je croyais que vous me parliez.
Je m'appelle Bill, aussi.
Tu devrais peut-�tre changer de nom.
Je l'ai fait, plusieurs fois.
M�me, une fois, pour un num�ro.
Dans certains endroits, c'est interdit.
M�me si vous tirez tr�s vite.
On m'appelle Little Bill, monsieur Doolin.
Qui t'a dit que je m'appelle Doolin ?
Vous avez quitt� la ville si vite, que vous n'avez pas pay� votre note.
Je l'ai pay�e pour vous.
Merci. Combien je te dois ?
Rien, c'est un honneur.
� votre place, c'est maintenant que je m'occuperais de la prison.
Vous voyez celui qui ferme la porte ?
C'est le gardien. Il va aller voir sa copine.
Ils jouent aux cartes pendant une heure.
Monsieur Doolin.
�a pourrait vous aider.
- Merci. - De rien.
Vous �tes le responsable ?
Je suis le nouveau marshal.
En mission secr�te.
Sortez les gars. Vite.
Vous avez un certain Tulsa Jack, prisonnier ici ?
Je dois le ramener � Guthrie.
Pas m�content de m'en d�barrasser.
C'est un dur.
Par ici.
Tulsa Jack.
Mais je ne peux pas le rel�cher sans une demande officielle.
C'est suffisant ?
Ouvrez.
Je vais perdre mon boulot.
C'est mieux que de perdre la vie. Ouvrez.
Allez, vite.
Merci, je ferai la m�me chose pour toi, un jour.
J'esp�re bien que non.
Et maintenant, le gang Doolin �tait au complet.
George Waightman, dit Red Buck : c�l�bre voleur de chevaux.
Arkansas Tom Jones, aussi dou� aux cartes qu'au revolver.
Tulsa Jack Blake, le cow-boy sauvage.
Bitter Creek, le Cherokee.
Bill Doolin, l'homme des grands espaces.
Little Bill, l'homme de Pennsylvanie.
Pr�ts � l'action.
Trop tard, on est ferm�.
Je suis en train de d�ner.
Le d�ner est fini. Essuyez-vous.
- Ouvrez le coffre. - Quoi ?
Faut bien qu'on mange aussi.
La paie que vous avez re�ue aujourd'hui, nous a donn� faim.
D�sol� d'interrompre votre d�ner.
Il n'a plus tr�s faim, Bill... n'est-ce pas ?
C'est quoi la prochaine affaire ?
Comment ?
Quel coffre on va faire sauter ?
Tiens ta part, Little Bill.
Je vais me faire oublier un peu.
- Lei ? - Oui
Personne ne passe par ici. Il n'y a m�me plus de route.
Et nous ?
Tu vas aller p�cher au nord... tout seul.
Et toi, Bitter Creek, tu fais la t�te depuis un moment.
�a te ferait du bien d'aller voir ta copine � Ingalls.
�a me ferait pas de mal.
Qu'est-ce que tu mijotes ?
Rien, mais on a �cum� la r�gion.
Il vaut mieux se s�parer et dispara�tre pendant un moment.
Tulsa, tu devrais aller visiter la foire de Chicago.
T'as jamais quitt� Leavenworth.
Il y est rest� cinq ans.
Amusez-vous bien et dans trois mois vous contactez Rose � Cimarron.
Elle vous dira o� on se retrouve.
J'aime pas �a. Se s�parer quand tout marche bien.
Il ne faut jamais pousser sa chance.
O� �tes-vous ?
Venez.
Qu'est-ce qu'il y a ? On est cens� faire un break.
Il faut se faire la malle.
- Pourquoi ? - Je viens de braquer une banque.
Tout seul ?
Il n'y avait qu'une seule banque.
Je crois qu'ils sont apr�s moi.
Tu crois ! Vite, filons vers la montagne. Dispersez-vous.
- C'est pour le d�rangement. - Merci.
On se retrouve dans trois mois � Ingalls.
Bonjour.
Bonjour.
Belle journ�e.
D'o� tu viens ?
J'ai pass� la nuit ici.
J'ai eu un peu de mal � te suivre.
J'ai apport� le petit d�jeuner.
Et pas que �a !
D�cid�ment, ils ne renoncent pas. Qu'est-ce qu'on fait ?
On se retrouve � Ingalls, dans trois mois.
Mais maintenant ?
Bouge pas et prends ton petit d�jeuner.
C'est pas le moment.
Que la lumi�re de Dieu soit avec vous.
Que son visage et sa bont� vous illuminent.
Qu'il apporte la paix sur vous et vos proches.
Maintenant et � jamais. Amen.
Bonjour, c'est votre premi�re visite ici ?
En effet, mon p�re.
Vous avez rat� un beau sermon.
Je suis venu aussi vite que j'ai pu.
Voici le Diacre, Mme Burton et leur fille Elaine.
- Vous �tes.... - Je m'appelle Dailey.
- Monsieur Dailey. - Enchant�.
- Nouveau fermier ? - Oui.
O� �a ?
� 16 km, au sud.
Dix miles... Vous avez repris le ranch des Johnsons.
Euh..oui.
Juste la semaine derni�re, M. Johnson disait vouloir finir ses jours ici.
Ah bon ?
Parfois les gens changent d'avis.
J'aimerais savoir comment vous l'avez convaincu.
L'habitude du commerce de chevaux.
Bien, je vais devoir y aller. J'ai une longue route. Au revoir.
Au revoir Monsieur Dailey.
Monsieur Dailey.
La prochaine fois, venez avec votre famille.
Je n'en ai pas.
Vous �tes seul.
Retourner au ranch sans personne pour vous accueillir...
Ce n'est pas une fa�on de passer son dimanche.
Venez donc d�ner � la maison.
Nous ferons connaissance.
Vous serez le bienvenu.
Et bien...
Ce sera avec plaisir, Mlle Burton. Voyager � cette heure peut �tre dur.
Mes f�licitations pour votre cuisine.
Et j'appr�cie la bonne nourriture.
Merci. Qui fait la cuisine chez vous ?
Personne. En fait c'est moi, h�las.
Qu'est-ce que vous cultivez exactement, M. Dailey ?
Je n'ai pas encore vraiment d�cid�.
Je m'appelle Bill.
O� avez-vous appris le m�tier, Bill ?
En Arkansas, avec mon p�re. I n'�tait pas tr�s dou�.
Vous devriez planter du ma�s si c'est l'endroit auquel je pense.
Vous vous y connaissez ?
J'ai grandi dans une ferme en Illinois.
Si j'�tais un homme, j'aurais ma terre et je travaillerais dessus.
Pourquoi ?
Je ne sais pas. J'aime l'odeur de la terre.
J'aime voir la nature pousser.
Les bourgeons sortir de terre.
Pour moi, c'est un miracle.
C'est merveilleux.
Oui, sans doute.
J'essaie de convaincre mon p�re d'acheter un terrain pr�s du v�tre.
Je vais aller le voir, la semaine prochaine
Je pourrais passer vous voir. Si je suis invit�e.
�videmment, vous �tes invit�e.
Et il me dit : Johnson, tout cet argent est pour vous si vous vendez.
Avec tout ce qu'il y a � l'int�rieur.
Et 500 dollars de plus si vous partez dans l'heure.
Alors, Monsieur Johnson, vous avez pris une d�cision ?
Pour cette somme, vous pouvez acheter beaucoup mieux.
Quand j'ai appris qu'il y avait des Johnsons dans la r�gion
je me suis dit, c'est un endroit pour moi.
Ma m�re s'appelait Johnson. C'est un nom porte-bonheur.
Dans ce cas... Emmy, on peut retourner � Danfield.
Danfield ?
Oui, la ville que Bill Doolin a attaqu�e le mois dernier.
Vous y �tes d�j� all� ?
J'ai d� y passer.
Ce serait bien de rentrer tous chez vous.
- Tous ? - Oui, tous.
J'ai honte de prendre tout cet argent. C'est un v�ritable hold-up.
Oh non. Croyez-moi.
Venez, je vais vous aider et vous accompagner.
Viens Emmy.
Avec �a vous allez tenir un bon moment.
Oui, je n'aime pas devoir venir chercher des provisions sans arr�t.
Vous travaillez trop !
Je suis pass� devant chez vous, l'autre jour.
C'est incroyable ce que vous avez fait en trois mois !
Je travaille vite.
Et comment.
Merci pour l'orgue que vous avez achet�.
L'�glise en avait vraiment besoin.
C'est tr�s g�n�reux de votre part.
- Qui lui a dit ? - C'est moi.
C'est vrai que c'est tr�s g�n�reux.
Tu n'as rien oubli� ?
Non, je ne pense pas.
Je t'ai achet� un cadeau.
Un �l�phant.
Un �l�phant ?
Pour ton bracelet-montre.
Merci.
On dit qu'ils portent bonheur en Inde.
Et en Oklahoma ?
Bouge pas, je reviens.
�a alors, �a fait bien longtemps.
Comment va, Joe ?
Qu'est-ce que tu fais par ici ?
Je suis venu voir un vieil ami.
Elaine, je te pr�sente un de mes vieux amis.
- Joe Smith. - Enchant�e.
Je suis ravie de rencontrer un ami de Bill
Tout le plaisir est pour moi.
Vous pouvez me raconter son pass�. Il refuse d'en parler.
Sans aucun doute.
On a travaill� ensemble � Cimarron.
Si tu veux aller chercher ta robe, je te retrouve apr�s.
D'accord.
� un de ces jours, Monsieur Smith. Il faudra qu'on parle de Bill.
- Il y a de quoi remplir un livre. - �a ne m'�tonne pas.
Qu'est-ce que �a veut dire ?
Eh bien, Monsieur Doolin....
Ici, c'est Dailey.
On s'est dit qu'on devrait se remettre au boulot.
Tu n'as pas re�u ma lettre ?
- Et c'est pour �a qu'on est ici. - Un train rempli d'or doit arriver.
C'est fini pour moi.
Le gang Doolin, c'est fini pour moi. J'ai une ferme.
�a fera une cache parfaite.
Impossible. Il y a aussi une femme.
Elle ?
Qu'est-ce que �a change ?
Beaucoup de choses.
C'est ma femme. Je me suis mari� il y a trois semaines.
Bill Doolin, mari� � une femme !
Oui, c'est g�n�ralement le cas.
La derni�re mode.
La toute derni�re.
Tiens �a pour moi.
Comment on sait s'il est � l'endroit ?
La modiste me l'a dit.
- Tu aimes ? - �norm�ment.
Je le savais.
Et la robe ?
La plus belle de tout le comt�.
J'esp�re qu'elle va plaire demain au bal.
Ce sera la premi�re fois que je sortirai avec mon nouveau mari.
Nouveau ? Il y a donc un ancien ?
Bien s�r que non.
L'orchestre vient de Guthrie. Tout le monde sera l�.
Tu devrais demander � ton ami, Joe Smith, de venir.
Smith ?
Je devrais peut-�tre.
Il a l'air sympathique. Nous devrions l'inviter.
Je voulais te dire, on ne peut pas aller au bal.
On ne peut pas ?
Le poulain est malade, il faut le surveiller et le soigner.
Ce cheval est bien plus important que le bal. Je suis d�sol�.
D'accord, Bill.
Il y aura d'autres bals. Beaucoup d'autres.
Oui. Et je serais jaloux de ces hommes qui voudraient danser avec ma femme.
Et moi, je serais jalouse des autres femmes.
Je vais aller voir cette herse que Jopke veut vendre.
- Avant qu'il ne soit trop tard. - Oui, tu as raison.
� tout � l'heure.
Je ne vois toujours pas o� est le devant.
Le d�ner sera pr�t.
- Bonjour Madame. - Bonjour.
Votre mari est l� ?
Non, il est all� voir un voisin.
- Je peux vous aider ? - Non, je ne pense pas.
Apr�s tout, peut-�tre. Nous sommes des marshals.
Nous recherchons un certain Bill Doolin.
Doolin, le brigand ?
On se demandait s'il n'avait pas �t� vu dans la r�gion.
Je ne le reconna�trais pas si je le voyais.
1m90. L'air tr�s sympathique. Il trompe son monde.
On ne le prendrait jamais pour un brigand.
Quand on a perdu sa trace, il venait par ici. Il y a environ trois mois.
C'�tait un dimanche.
Je m'en souviens, parce que je n'aime pas rater la messe.
- Un dimanche ? - Oui.
Tenez, c'est l'avis de recherche. Au cas o� vous le verriez.
Je le donnerai � mon mari.
Mais je ne pense pas qu'on puisse vous aider.
Merci beaucoup.
- Au revoir, Messieurs. - Au revoir.
BILL DOOLIN RECHERCH� POUR VOL ET ATTAQUE DE TRAIN.
5.000 DOLLARS DE R�COMPENSE.
- C'�tait un sale coup. - C'est pas grave.
C'est ce qui pouvait lui arriver de mieux.
Tu sais qu'on a besoin de Doolin.
O� as-tu trouv� �a ?
Deux marshals sont venus � la maison. Ils me l'ont donn�.
On dirait que ce Doolin voyage beaucoup.
Bill, je veux la v�rit�.
J'ai l'impression que ton opinion est faite.
�tes-vous Bill Doolin ?
Laisse-moi.
Alors ?
Oui. C'est moi.
Je ne savais pas que je valais une telle somme. Les prix flambent.
C'est tout ce que tu trouves � dire ?
Rentrez � la maison. Je veux parler � Bill.
- Mais p�re, je... - Il vaut mieux que tu rentres.
J'esp�rais une erreur. Pourquoi, Bill ?
Pour la m�me raison que certains se marient et ont une maison.
Je pensais qu'elle ne le saurait jamais.
Que le nom de Doolin serait oubli�.
Vous le br�lez. Vous ne pourrez pas br�ler les milliers d'autres.
Il y en aura toujours d'autres. Ils vous suivront partout.
Et un jour, ils seront l� avant vous.
Vous �tes mort, Bill.
Je ne veux pas que ma fille soit une veuve.
Vous avez raison, Diacre.
C'est le convoi fun�raire qui d�marre.
Non Bill. Il s'est mis en route quand vous �tes devenu un hors-la-loi.
Qu'est-ce que vous allez faire ?
Et vous ?
Elaine ne peut pas vivre avec vous. Elle ne serait jamais libre.
Aussi loin que vous irez, elle ne pourra pas fuir votre pass�.
Ni m�me ses propres pens�es.
Il n�y a qu'un seul moyen de lui rendre sa libert�.
Sortez de sa vie.
Et je ne parle pas en tant que diacre, mais comme son p�re.
� vous de d�cider, Bill.
Arr�te, je retourne l�-bas.
- Elaine ! - C'est mon mari, je reste avec lui.
Elaine, tu es folle.
- O� est-il ? - Il est parti.
Il a dit que tu devais oublier Bill Daley.
Parce qu'il n'a jamais exist�.
H�, vous n'avez pas le droit.
S'il vous pla�t. J'en avais envie depuis que je suis tout petit.
C'est interdit.
Je vais m'�nerver.
�coutez ce sifflet, c'est pas beau �a ?
Vous voulez que je vous fasse descendre ?
�a alors ! Monsieur Bill Doolin.
On ne va pas vous retarder. Conduisez-nous au wagon du fret.
Tout de suite Monsieur Doolin.
Et maintenant, Mesdames et Messieurs, veuillez remplir ma tirelire.
C'est �a... rien d'autre ?
Et vous ?
- C'est � vous ? - Oui, merci.
Merci � vous.
C'est vraiment Bill Doolin ?
Tout � fait.
- Quel beau gar�on ! - Oui, n'est-ce pas !
Rien d'autre ?
MINIST�RE DE LA JUSTICE BUREAU DU MARSHAL
Il faut lui reconna�tre une qualit�. C'est un excellent strat�ge.
Il se fait oublier pendant des mois apr�s un hold-up.
Et soudain il r�appara�t l� o� on l'attend le moins.
On dirait qu'il dispara�t sous terre.
Depuis un an on tente de comprendre son mode op�ratoire.
Si quelqu'un l'a trouv�, je suis preneur.
J'ai peut-�tre une id�e.
Regardez cette carte.
Ce genre d'individus ne peut rester cach� pendant des semaines.
Il faut bien qu'il d�compresse, de temps en temps.
Si vous tracez un cercle autour de ces villes, que voyez-vous ?
Carson, King City et Ingalls.
On fait une descente sur les trois villes en m�me temps.
Ingalls me para�t int�ressante.
Ils vont attaquer l�-bas ?
Non, je ne pense pas.
C'est au centre de tous leurs raids.
Je pense plut�t qu'ils y vont pour d�penser leur argent.
Finis ton verre Joe, c'est moi qui r�gale ce soir.
Un sourire, Tille, nos clients veulent de la bonne humeur.
- Comment �a va ? - Tr�s bien.
Ch�re Mme Price.
Tu r�alises ce que �a veut dire de devenir la premi�re Mme Arkansas ?
R�fl�chis.
C'est d�j� fait. Et c'est ce qui m'arr�te.
- Ne l'�coutez pas Melissa. - C'est pour ne pas payer la pension.
Allons, Melissa, �pouse-moi.
Fais ta demande quand tu seras sobre.
C'est fou, elle ne veut pas quand je suis saoul
et moi, je ne veux pas quand je suis sobre.
Arr�tez de rire, imb�ciles.
Retourne jouer avant que les pigeons que je t'ai trouv�s s'en aillent.
Tu as raison, le travail avant le plaisir.
Trinquons, Rose, pour f�ter �a.
Pour f�ter quoi ? Ton retour ou ton prochain d�part ?
- Je ne sais jamais. - Moi non plus.
Je voudrais que tu te d�cides. Rester ici ou alors m'emmener avec toi.
Tu connais la r�gle de Doolin, pas de femmes.
Et on ne va pas tout l�cher au moment o� je vais devenir riche.
Mais je m'inqui�te quand tu es loin.
En train d'acheter du b�tail.
Il n'y a pas de quoi s'inqui�ter.
Salut la compagnie. Je vous pr�sente Cattle Annie.
- Annie, voici Rose... - Oh, tout le monde conna�t Rose.
Et vous aussi, je vous ai d�j� vu.
Vous �tes un de ces acheteurs de b�tail. Comme lui.
- Oui, comme lui. - Asseyez-vous.
Une autre bouteille avec des bulles.
Tu n'es pas un peu jeune pour faire la f�te ?
S�r que 'pa va �tre en col�re, mais j'ai grandi.
Et j'ai pris son meilleur cheval pour venir ici.
Je suis assez vieille pour apprendre deux ou trois choses.
J'ai l'impression que tu en connais d�j� de trop.
Dites, monsieur...
Il ne s'amuse plus jamais ?
Non, pas beaucoup.
Je reviens.
J'aimerais travailler comme vous pour gagner autant d'argent.
Je pourrais me joindre � vous.
Je ne m'appelle pas Cattle Annie pour rien.
Je m'y connais vraiment en b�tail.
Surtout celui qui tire au revolver.
On dit que les hommes pr�f�rent rester seuls.
Sauf que c'est pas ton genre.
Si, j'aime �a.
C'est toi qui paies la f�te. Tu pourrais en profiter.
Un peu trop bruyant.
Tu as bien chang�.
� une �poque, c'�tait toi qui faisait tout le bruit.
En fait, je voulais te parler de Bitter Creek.
Pourquoi ?
Nous voulons nous marier. Et je ne veux pas rester � l'attendre.
Tu veux venir avec nous ?
J'irais n'importe o� avec lui.
Tu es une femme.
D'autres femmes ont accompagn� leurs hommes.
Belle Starr et les femmes de la bande � Murieta.
D�sol�, Rose. Tu connais la r�gle.
La r�gle !
Seulement parce que tu n'as jamais trouv� celle qui t'accepterait.
- Qui serait � tes c�t�s quand... - Tu devrais rejoindre tes amis.
Excuse-moi, Bill. Je ne le pensais pas.
Ce n'est rien.
Ingalls !
C'est pour vous, si vous jouer "Le voyageur d'Arkansas"
On y va, les gars.
Si on veut ce b�tail, il va falloir y aller.
� la prochaine fois, Annie.
Sacr�ment vicieuses ces vaches si vous devez les attraper la nuit.
Salut mon chou.
Bitter Creek... Tu n'oublies rien ?
Merci.
Si je les perds, ma chance s'en va.
J'aimerais pas �a.
Si seulement je pouvais aller avec eux.
- Fais attention � toi. - Je ferai de mon mieux.
Merci pour tout.
- C'est pour des chambres ? - Plus tard.
Vous avez re�u des visiteurs ?
Des habitu�s. Toujours les m�mes. Jour apr�s jour, nuit apr�s nuit.
Parfois on voit un repr�sentant et ses blagues pourries.
Ce que j'aimerais faire partie de la bande.
C'est impossible.
Tu ne peux qu'attendre, �couter la musique...
... les regarder partir et se demander s'ils reviendront.
Tu parles d'amour. Moi, je parle de vaches.
Si je vous demande si vous connaissez le gang Doolin, vous me direz : non.
Mais si vous croyez bien agir
en prot�geant le plus redoutable gang de tout l'Oklahoma, vous avez tort.
Ils ont l'air excitant � cause de leurs exploits.
Leur g�n�rosit� envers vous.
Mais ils n'en valent pas la peine.
Ils vous apporteront les m�mes ennuis qu'aux autres.
Et les m�mes ennuis qu'ils vont se cr�er.
N'oubliez pas. La loi a le dernier mot.
Parce que le droit est de notre c�t�.
Et �a fait toute la diff�rence.
Allons-y.
Venez tous, c'est la tourn�e de la patronne.
On va prendre les chevaux, et essayer de les retrouver.
Ils n'ont pas beaucoup d'avance.
Tu restes � l'h�tel. Dis que tu cherches � acheter un terrain.
Essaie de glaner des informations au Golden Eagle. Bonne chance.
Hold-up !
On s'est presque fait descendre pour rien... quelques dollars !
�a, �a te suffit ? Prends tout.
Ces types peuvent creuser un trou dans le sol et refermer derri�re eux.
Quelqu'un a bien d� les voir.
Le probl�me c'est que les fermiers sont soit leurs amis ou ils ont peur.
J'esp�re qu'ils sont aussi fatigu�s que moi.
On a encore un peu de temps avant la nuit. S�parons-nous.
Masterson et Leif prenez la piste de droite.
Les autres vers l'Est.
Interrogez tout le monde et voyez ce que vous pouvez trouver.
Rendez-vous � Pawnee, demain.
- L�appelle �a du caf� ? - C'est pas du caf�, c'est du goudron.
Passe-moi le plat.
- Encore ? - Oui, encore.
Tulsa, passe les pommes de terre.
- Bonsoir. - J'ai plus de chambres libres.
Je ne veux pas de chambre.
Et c'est trop tard pour d�ner.
J'ai d�j� mang�.
Je vais � Pawnee. J'ai d� prendre une mauvaise direction.
J'en ai bien peur.
Comment je fais ?
Retournez � la fourche et prenez � droite. C'est le plus rapide.
Merci. Bonne nuit.
Je m'en souviendrai, Doolin.
Aucun homme ne m�rite qu'on l'abatte dans le dos.
Laisse-moi passer.
- Laisse tomber. - Je vais l'avoir.
C'est �a. Descends-le et on en aura une centaine sur le dos.
- Fais ce que je te dis. - Si c'est ce que tu veux.
Bill, �a suffit. �a suffit !
Tu peux pas me frapper, Bill.
Je suis trop petit.
Tu vas peut-�tre m'�couter.
C'est pas de leur faute.
Tu nous m�nes la vie dure.
Tu prends des risques que tu ne prenais jamais.
On attaque des banques que tu n'aurais m�me pas regard�es avant.
Juste pour faire quelque chose.
Ils ont besoin de changement.
Ils en ont vraiment besoin. Sinon ils vont devenir dingues.
Regarde ce que tu es devenu. Regarde comment on te voit.
Tu savais parler avant. Tu ne frappais, que par obligation.
Maintenant, tu le d�molis et tu ne lui dis pas un mot.
Tu es devenu aigri, Bill. Comme du vinaigre.
Et �a d�teint sur nous aussi.
Un jour quelqu'un va faire Une grosse erreur.
Le genre d'erreur qui a sign� la fin des fr�res James et des Daltons.
Je me souviens de mon �cole en Pennsylvanie.
Je lisais un truc qu'on avait dit
le jour de la signature de la d�claration d'ind�pendance.
Benjamin Franklin avait dit :
"Nous serons tous pendus ensemble...
ou alors nous serons tous pendus s�par�ment."
�a nous va comme un gant.
Tu parles trop, professeur.
Pr�parez-vous.
Enfin ! On va au Texas ?
Non. L� o� ils ne nous attendent pas.
On retourne � Ingalls faire le plein de provisions. Et on s'amuse un peu.
Les boissons sont pour moi. En route.
Toi aussi, Red Buck.
Birdie, tu peux pr�parer plein de steaks, des �ufs et des pancakes.
Et dresse une table pour sept dans le salon priv�.
Je mangerai avec eux.
- Bonjour Madame Price. - Bonjour.
Vous allez encore acheter une ferme ?
Je pense faire affaire aujourd'hui.
Ce serait bien.
Il n'y a pas foule en ce moment.
En effet, �a va, �a vient.
Au revoir.
- Qui c'est ? - Il ach�te des terrains.
Bel homme, non ?
Tu ne cours pas apr�s des �trangers quand je ne suis pas l� ?
T'aimerais bien le savoir.
Salut AI.
- Tout est pr�t ? - Hein ?
- Tout est pr�t ? - Oui, les chevaux sont pr�ts.
On dirait que du monde est arriv� cette nuit.
- Hein ? - Du monde est arriv� cette nuit.
Oui. Les acheteurs de b�tail. Ils viennent du Texas.
Vous les connaissez ? Vous les connaissez ?
Pas la peine de crier.
Ils sont d�j� venus. Je les connais.
Oh oui. Ils sont d�j� venus il y a deux semaines.
Je suis en train de le faire.
Viens.
Vous pouvez y aller.
Al. Pr�pare nos chevaux. On ne va pas tarder � partir.
C'est ce que je suis en train de faire.
- On a de quoi tenir tout l'hiver. - On a vid� le magasin.
Red Buck, Tulsa et toi allez seller les chevaux.
Bitter Creek va aider Arkansas avec les armes cach�es � l'h�tel.
Prends une minute pour dire au revoir � Rose, mais pas plus.
Merci.
- Qu'est-ce qu'il y a ? - On me poursuit.
- La loi ? - Non, bien pire.
Salut les gars.
Je t'ai vu. Tu ne m'as pas entendu t'appeler ?
Ah non.
Je suis Cattle Annie, Monsieur Doolin. Je voulais vous rencontrer.
Je veux faire partir de votre bande.
Impossible, je vous conseille de rentrer chez vous et de nous oublier.
Mais je peux me battre comme un homme.
- Tu as vu quelqu'un sur la route ? - Personne, Bill.
Sauf ces livreurs de Baker et Hanley.
Baker et Hanley ! Ils ne viennent pas jusqu'ici !
Ils ont chang� leur parcours la semaine derni�re.
Tout le monde � l'int�rieur.
C'est Hughes, le marshal.
Je le savais. Je le savais.
Tu es cern�, Doolin. Tu ne peux pas t'�chapper.
Sortez un par un, les mains en l'air. Personne ne sera bless�.
- Fait comme des rats. - La ferme.
Derni�re chance de sauver votre peau.
Il ne sauvera pas la v�tre.
Quelle imb�cile ! Enferme-la.
Elle n'a rien � faire ici.
L�chez-moi, je peux me battre comme un homme.
Laissez-moi, laissez-moi.
Ils vont se faire avoir. Ils sont tous dans l'�curie.
Tous, sauf un.
Arkansas...
Recule.
�a m'apprendra � dormir � l'int�rieur.
De quoi tu te plains ? Je t'ai donn� ma chambre. La plus belle.
C'�tait la plus belle.
Selle les chevaux.
- C'est s�rieux ? - Juste l'�paule.
On est fichus. Je sors.
Ne sois pas b�te.
N'y va pas !
Continuez � tirer pour les emp�cher d'avancer.
Je suis inquiet pour eux.
Si on pouvait leur passer ces armes.
Un homme ne tiendrait pas deux secondes dans cette rue.
Un homme, peut-�tre pas.
Rose !
Quelle idiote !
Bill !... Regarde.
Tenez.
Ils peuvent venir maintenant.
Bitter Creek !
Little Bill. Red Buck, Rose, Bitter Creek et toi, vous tentez une sortie.
Tu peux y arriver. Il le faut.
Et Arkansas ?
Vas-y.
Ils s'�chappent par-derri�re.
D�barrassez-nous du type dans l'h�tel.
Beakley, viens.
�a suffit comme �a !
Ouvrez ! Je vais vous montrer...
L�chez-moi, abruti.
Enlevez vos pattes.
Battez-vous comme un homme.
Allez-y ! Prenez-le.
Vous �tes intelligente, Madame Price.
Si vous ne l'aviez pas forc� � se rendre,
... Il ne resterait rien de votre h�tel.
Mais Melissa tu m'as dit que c'�tait par amour.
Oui, l'amour de son h�tel.
�a va durer combien de temps ? Ils ne nous l�cheront pas.
Bill, Bitter Creek a besoin de repos. Il n'y a pas un endroit o� aller ?
- Il peut continuer � cheval ? - Il le faut.
Oui, il peut monter.
On va chez les Indiens. Chez John.
C'est pas un endroit s�r, Doolin.
On aura un signal s'ils entrent dans la r�serve.
Il ne faut pas s'arr�ter.
Il ne faut pas qu'il bouge.
Nous, on peut. Toi, moi et Little Bill
- Et tu les laisserais ? - Oui, il faut faire vite.
Une femme et un bless�, �a va nous ralentir.
- Et alors ? - On doit penser � nous d'abord.
Alors pense � toi.
- C'est � dire ? - Tu peux partir.
- Seul ? - Seul !
H�, attends...
Je te donne dix secondes.
Il faut y aller ensemble. Si je tombe sur ces marshals.
� trois, on peut les repousser. Tout seul, ils vont m'avoir.
Exactement, tu aurais d� y penser avant. Allez, dehors.
�coute, Doolin.
- Rose. - Oui.
Tu sais que tu ne pourras pas retourner � Ingalls.
Et tu ne peux pas rester avec nous.
Pourquoi ? Je suis d�j� l�.
Ce sera plus s�r pour toi et pour lui.
Demain, tu conduis la femme � la gare.
Oui.
Va � Dodge City. D�s qu'il pourra voyager, il viendra te retrouver.
�a vaut mieux.
On dirait qu'ils s'�loignent.
Oui, gr�ce � Red Buck.
Red Buck avait raison.
Cet endroit n'est pas s�r.
- Allons-y. - Tu ne peux pas monter � cheval.
Je peux monter mieux que n'importe qui.
Je te rejoindrai � Dodge City. Garde le champagne au frais.
Venez, les flemmards.
Tu savais ce qui arriverait...
C'est pour �a que tu as envoy� Rose � Dodge City.
Je lui �crirai une lettre.
Et maintenant, Bill ?
Je pense � un endroit, loin d'ici.
Une ferme que je poss�dais.
Une belle maison, une terre riche.
Sans doute, aujourd'hui, envahie par les mauvaises herbes et les rats.
Mais ce sera un endroit s�r.
Regarde un peu. Il y en a des centaines.
Regarde-le bien. C'est le dernier grand troupeau que tu verras.
Ils les conduisent sans doute au nord vers ces nouveaux territoires.
Les fermiers vont se jeter dessus. Ils ont besoin de bonnes b�tes.
Fermier, c'est une vie agr�able, finalement.
Une fois que tu t'y mets.
J'ai trop d'�ducation.
Trop d'imagination.
J'aime l'excitation des grands espaces.
Je crois que je vais aller vers la fronti�re dans le Montana.
�a devient trop civilis� pour toi, par ici ?
Civilis� ?
Est-ce que tu r�alises que nous sommes des dinosaures ?
D'un autre temps.
Bient�t, il sera interdit d'avoir un revolver en Oklahoma.
On devrait y aller, avant de tomber sur un de ces cow-boys.
Oui.
Je crois voir un badge de marshal sur tous ceux que je croise.
- C'est bien ici ? - Oui.
Nous y voil�.
Les rats dont tu parlais savent bien faire le m�nage.
Je suis vraiment fatigu�.
Celui qui occupe les lieux va nous offrir un lit pour la nuit.
On dirait qu'il n'y a personne.
�a me d�range pas.
Bill, ferme la porte et allons dormir.
Si quelqu'un arrive, il nous r�veillera.
�a va faire du bien de dormir dans un vrai lit.
- Viens, on s'en va. - On vient juste d'arriver.
On reprend la piste.
Je suis trop fatigu� pour monter sur mon cheval.
Ma femme habite toujours ici.
Ta femme ! C'est encore mieux. Elle ne va pas nous d�noncer.
Viens, on s'en va.
Bonjour Madame Dailey.
Nous nous sommes d�j� rencontr�s.
Oui, je m'en souviens.
J'ai une chambre pour vous.
Merci, Madame.
Toi aussi. Il y a des v�tements propres.
Comme tu les as laiss�s.
Si vous avez faim, je peux vous pr�parer quelque chose.
Je m'occupe des chevaux.
J'�tais tellement seule.
Mais je savais que tu reviendrais.
Je ne savais pas que tu serais l�.
Je ne suis jamais partie.
Mes parents voulaient que je quitte Clayville avec eux.
Mais je n'ai pas pu.
�a fait beaucoup de lettres.
Je t'ai �crit chaque semaine.
Mais je ne pouvais pas les envoyer.
Cette fois, Bill, quand tu partiras, je viendrai avec toi.
C'est de la folie. Je suis recherch�. Ma t�te est mise � prix.
�a ne veut rien dire pour toi ?
Je suis ta femme et j'irai o� tu iras.
S'il y avait un endroit o� on ne pourrait pas te retrouver.
O� tu pourrais tout recommencer.
Il y a un endroit. Entre le Kansas et le Texas.
�a n'appartient � personne.
Un "no man's land" sans loi.
Une bande de terre de 56 km de large et 180 km de long.
On peut changer de nom et y refaire sa vie.
Alors, allons-y ensemble.
C'est trop dangereux. Tout ce trajet � d�couvert.
Il y a un �norme troupeau de chevaux qui va bient�t passer par ici.
Je pourrais traverser le pays au milieu de ces cow-boys.
Et moi ?
Little Bill et toi vous nous suivrez dans un chariot.
Quand on arrivera pr�s de la fronti�re, je vous rejoindrai.
On va y arriver. J'en suis s�re.
Oui, personne n'ira imaginer Bill Doolin en fermier avec sa femme.
On se fera appeler... Barry.
Nous allons oublier tout notre pass�.
Les Barrys seront des gens respectables.
Tu pourras travailler ou m�me avoir une nouvelle ferme.
J'aimerais mieux �a.
D�sormais, nous n'aurons jamais entendu parler du nom Doolin.
Merci.
Tout est charg�, Madame Dailey.
Voyons.
�a fera 97 dollars 45.
�a comprend votre note de 52 dollars.
Vous voulez payer en plusieurs fois ?
Non, je r�gle tout.
Vous avez trouv� de l'or ?
Ou alors, vous avez des nouvelles de votre mari.
Exactement. D'ailleurs, je vais le retrouver dans le Colorado.
Il a trouv� une mine l�-bas.
C'est pour �a, toutes ces provisions.
Je le voyais plus sur un cheval que dans une mine ou m�me une ferme.
C'est vrai, il n'�tait pas fait pour �tre fermier.
- Elle a pay� cash ! - Oui, son mari le lui a envoy�.
Comment un homme peut quitter une aussi jolie femme.
Un si bel homme. �a ne m'�tonnerait pas qu'il y ait une autre femme.
En tout cas, il a fil� bien vite.
Sa fa�on de parler me rendait toute chose.
Voyons, Maudie !
Est-ce que je pourrais vous parler un instant ?
Bien s�r.
Le chariot est pr�t.
Dommage de laisser tous ces beaux meubles.
On peut toujours en acheter d'autres.
Vous ne voulez vraiment pas venir avec nous ?
Oh, non. Je me vois plus dans le Montana.
J'esp�re juste que c'est assez loin.
- Bonjour Madame. - Bonjour.
L'homme de la maison est ici ?
Non, il n'est pas l�.
Nous faisons un recensement sur la population de l'Oklahoma.
- Nous pouvons entrer ? - Je vous en prie.
Votre nom ?
Dailey.
Pr�nom ?
Elaine.
Votre mari ?
Bill
Bill ?
William, en fait.
Vous avez des enfants ?
Non.
O� est votre mari ?
Dans le Colorado.
O� �a, exactement ?
� c�t� de Center City.
Vous voulez dire Central City ?
Oui. C'est bien �a.
Bien...
Merci beaucoup, Madame Dailey. D�sol� pour le d�rangement.
Ce n'est rien.
- Au revoir. - Au revoir.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Recensement ! Ce sont des marshals.
Des marshals !
S'ils surveillent la ferme, vous serez coinc�s.
Il faut partir tout de suite.
Je sais o� aller.
Bon, je vais seller les chevaux.
Et le chariot ?
Il vous ralentirait.
Reste ici.
J'avais raison. C'est ici qu'on a perdu Doolin l'ann�e derni�re.
Et je parie que c'est ici qu'on va le trouver.
Qu'est-ce que tu fais ici, Little Bill ?
Heureusement que je t'ai trouv�.
Il y a un probl�me. Des marshals sont venus � la ferme.
Quoi ?
Ta femme est cach�e � l'�glise.
J'y vais.
Tu ne peux pas. Il y a des marshals dans tous les coins.
Je ne peux pas la laisser.
Qu'est-ce que tu peux faire ? Toutes les routes sont surveill�es.
O� que tu ailles, ils seront l�.
J'emm�ne Elaine vers le Kansas.
Je ne vais pas tout abandonner maintenant.
Tu ne pourras pas entrer dans la ville.
Tu vas voir.
Va derri�re le troupeau et vide ton revolver.
Je veux qu'ils paniquent.
Une cavalcade ?
Je vais les diriger vers la ville.
Bonne chance, Bill. � un de ces jours, peut-�tre.
- Certainement. - Je serai dans le Montana.
Je suivrai tes aventures dans les journaux.
Tu trembles ?
J'�tais inqui�te.
C'est toujours comme �a quand on fuit ?
G�n�ralement, oui. N'aie pas peur.
Je n'ai pas peur. C'est simplement nouveau pour moi.
Mais je m'y ferai.
Oui, je le sais.
Il faut partir avant que le calme ne revienne.
Vous �tes mort, Bill.
Je ne veux pas que ma fille soit une veuve.
Sortez de sa vie.
� vous de d�cider, Bill.
- O� est ton cheval ? - Sur le c�t�.
J'ai une meilleure id�e.
Monte � cheval et galope aussi vite que possible jusque chez tes parents.
Attends-moi l�-bas.
Non, Bill, je vais avec toi.
Oui, �videmment, mais en attendant fais ce que je te dis.
Il vaut mieux se d�placer s�par�ment. Crois-moi.
D'accord.
- D�p�che-toi. - Oui.
Tourne-toi, Doolin.
Tourne-toi, les mains en l'air.
Rends-toi.
Tu es cern�.
Retourne-toi !
Ainsi finit le gang Doolin.
Ils avaient choisi leur destin.
"Celui qui prend l'�p�e, p�rira par l'�p�e."
FIN
Adaptation : FRANK LIPSIK
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