All language subtitles for Banlieue13-FR.XViD.fr

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English Download
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian Download
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

- Vas-y, c'est bon. - Attends, c'est pas cuit.

(télé en portugais)

- Maintenant, elles sont parfaites, tu peux y aller.

- Eh bien, dis donc, je vous fais de l'effet, les filles!

À peine vous voyez ma caisse,

que vous êtes déjà toutes mouillées.

- Viens pas foutre ta merde, K 2.

- Je viens pas foutre ma merde,

je viens faire une visite de courtoisie.

Ça sent bon, en plus.

Merguez?

Elles sont bonnes.

Vous en voulez?

Bon, il est là, ton patron?

- Pas vu aujourd'hui.

- C'est pas grave, je vais l'attendre.

Oh, tout doux, les gars.

Regardez, j'ai pas une arme sur moi. Un vrai curé.

- Non, rentre chez toi, K 2, on veut pas la merde.

- Je vous comprends pas, les gars.

On est chacun dans sa zone à pas se parler.

Là, on peut se renifler le cul, et vous faites vos pucelles.

- Dégage. On a pas envie de te causer.

Il est pas là. Reviens plus tard. On lui dira que t'as passé.

- Ça, c'est gentil, tu vois?

Personne a un bout de papier?

Je vais lui laisser un numéro pour qu'il puisse me joindre.

Je vais l'écrire sur le mur comme ça vous le perdrez pas.

- Non, rien sur le mur.

- C'est vrai, j'oubliais, c'est l'immeuble de M. Propre.

Une vraie petite bourgeoise, votre patron.

- Oui. Ça vous troue le cul qu'il reste encore un immeuble

qui tienne debout dans ce quartier de merde.

- Non pas du tout, au contraire.

Ça met un peu de gaieté dans la ville.

Bon, je te le mets où ce numéro?

Aboule ta main.

Aboule, je te dis, ça va.

Si je devais te percer,

je l'aurais fait depuis longtemps.

C'est armé jusqu'aux dents et ça a peur d'un stylo.

Bon, t'inquiète pas, je vais pas appuyer fort.

- Qu'est-ce tu lui veux, à Leïto?

- Il a des affaires à moi etje veux les récupérer.

Voilà, comme ça, ça te fera une bonne raison de pas te laver.

On peut passer un bon moment sans se tirer dessus.

On s'en serre une?

Comment tu t'appelles? - Tarik.

- On s'en serre une, Tarik?

À la bonne heure. Tu vois?

C'est con, j'ai pas d'appareil, ça mérite une photo.

Hein, les gars? - Vas-y, ''sourissez, sourissez''!

- C'est rien, t'inquiète pas, ils sont avec moi.

(gémissement)

- Ah... ah... ah... tu vois, maintenant, tu veux bavarder.

Mais c'est trop tard.

Vous prenez l'escalier, moi, je prends l'ascenseur.

Pour une fois qu'il y en a un qui marche.

(portugais)

- Y a l'ascenseur qui monte. Appelle en bas.

- T'es vraiment une grosse feignasse, toi.

Tarik, qui c'est qui monte, là?

Tarik?

Ça marche jamais, cette merde.

Ça monte, je te dis!

- Je veux voir la fin, sinon je bitte rien après.

- Tarik, tu me reçois, oui ou merde?

Tarik?

Tarik?

- Pas maintenant! Vas-y, mate l'antenne.

- Je suis pas ton larbin. Bouge ton cul un peu!

Tarik, tu me réponds, merde?

- Tu es trop nerveux, là. Ça doit être la bouffe qui monte.

- La bouffe avec une heure d'avance?

Ce serait bien la première fois. - Sois pas pessimiste

comme ça, tout le temps.

- On cherche l'appart de Leïto. T'as une idée du numéro?

- Le 14. - Merci.

Ah, l'enfoiré, y a pas de numéros sur les portes!

Ouvrez-moi tous les apparts!

Je cherche l'appart de Leïto.

- C'est pas ici. - Je sais, face de rat. C'est où?

- Au fond du couloir, dernière porte à gauche. C'est marqué.

- Tu m'accompagnes, j'ai pas confiance.

- Aïe! Aïe!

Ah! Ah!

À droite! Aaah!

À gauche!

La troisième porte. Ah!

- Oh! T'es malade ou quoi? Tu veux ma mort?

Taha le veut vivant. C'est clair pour tout le monde?

Tire-toi.

À trois, on fonce.

Un, deux...

Rattrapez-le!

- Défonce la porte!

- Oh! Oh non!

- Il est là-dessous!

Aaaah!

- Il monte sur le toit!

- Ah, l'enflure!

- Il est là!

- Aaaaah!

- Aaaaah!

- Je récapitule.

À 8 h, vous faites griffer la marchandise.

Vingt kilos de poudre. À neuf, vous savez

qui vous l'a taxée, vous allez la récupérer.

À combien déjà? - Une petite douzaine.

- Une petite douzaine. Et à midi, vous revenez

à sept, bredouilles. J'ai rien raté?

- On aurait pu le buter cent fois, tu le voulais vivant.

- Tout à l'heure, ça va être de ma faute!?

- C'est pas ce que je voulais dire.

C'est que... il est pire qu'une savonnette.

- Une savonnette?!

- Bien... oui.

- Cinquante balles le gramme par 20 kilos.

Je vous dispense des calculs, ça fait un million, en euros.

Ça fait cher la savonnette, non?

Bon, comme je vais pas m'asseoir sur une barre,

j'attends vos propositions. Quelqu'un a une idée?

- Non!

- Moi! Moi, j'ai une idée, moi!

- Ah, K 2, c'est bien. Je t'écoute.

- Comme c'est Leïto qui a bousillé la dope,

c'est lui qui devrait casquer.

- C'est pas une idée. c'estjuste du bon sens.

- Attends, attends! - J'attends.

- Y a sa soeur, Lola.

La soeur de Leïto, elle travaille à l'Hyper.

On n'a qu'à la récupérer et on l'oblige à sortir de son trou.

- Bien tu vois quand tu veux. Va me la chercher.

- Ça sera pas long.

Allez, amène-toi. T'es convoquée à la direction.

Tu vas pas jouer les anguilles, toi aussi. T'es convoquée!

- Il estjamais là, le patron, le mercredi.

- Je te parle pas de ton magasin de merde! Je te parle de Taha.

- Taha, dans tes rêves, c'est mon patron.

Lâche-moi!!

- Qu'est-ce qu'ils ont tous à me faire chier, aujourd'hui?

(sifflements admiratifs)

- Hé, K 2, c'est pour mon anniversaire?

- Vas-y, prête-la-moi. C'est ma taille.

- Bas les pattes! - Faut bien qu'on la fouille.

- C'est déjà fait, elle a rien sur elle.

- Sois pas perso, laisse-nous au moins sa culotte.

- Continue, je te la fais bouffer!!

- Quand tu veux, ma poulette. J'en ai déjà l'eau à la bouche.

- Ça, c'est un amuse-gueule!

- Oh-oh..!

- T'approche pas, je te dis. C'est pour Taha.

Et toi, t'arrêtes tes conneries. O.K.?

- Grrr....

- C'est moi.

- HairFlex, c'est une... c'est ''une'' appareil

tout simplement qui est...

- C'est K 2 à l'entrée.

- Ne me dis pas que t'es encore bredouille?

C'est bien, monte.

Maintenant que j'ai sa soeur, je veux qu'il le sache.

Fais passer le message.

J'aimerais bien la voir, sa gueule, quand il va apprendre la nouvelle.

- Là v'là, ma gueule! Alors, ça t'inspire?

Qu'est-ce qu'on fait?Je te perce et on arrête l'histoire?

- Fais-le et y a une bande de chiens enragés

qui va se retrouver sans maître. Qu'est-ce que tu veux?

- Tu vois, Taha, c'est ça la différence entre nous deux.

Tu sais jamais ce qu'il y a dans ma tête.

Moi, je connais toute la merde dans la tienne.

Je sais comment tu penses, ça me laisse un coup d'avance.

- Bouge pas K 2! Tout va bien. Reste calme. On discute.

- C'est ça, discutons.

- Arrête de me casser les couilles avec ta morale à deux balles.

Dis-moi ce que tu veux qu'on en finisse.

- Deux choses. - Je t'écoute.

- Tu laisses mon immeuble tranquille.

Pas de trafic dans un rayon de 500 mètres.

- D'accord. La deuxième? - Ta vie contre celle de ma soeur.

Je te lâche.

Je pars avec elle, personne ne bouge et on est quittes.

- T'as fait l'école du commerce? - Réponds!

- O.K. Adjugé. - J'ai ta parole?

- Elle te suffit? - Je ferai avec.

- K 2, lâche-la et va m'attendre en bas.

K 2, réfléchis pas. Fais ce qu'on te demande.

C'est pas le moment.

- Tu t'allonges ou tu veux que je t'aide?

- J'ai tenu ma parole, elle est libre.

Alors enlève ta lame! - Pas tout de suite.

- Tu crois que tu vas réussir à traverser cette pièce?

- Et toi, t'es sûr que t'as que des copains ici?

- Bon, écoutez,

j'ai fait un deal avec lui.

On les laisse sortir et tout rentrera dans l'ordre.

Alors personne bouge. Ce sera pas long.

- Attends.

Ouvre ta bouche.

Mâche bien!

- Elle me plaît bien, ta soeur. - Elle est pas libre. Avance!

(cris)

- Rattrapez-les, putain de merde!

Grouillez-vous le cul!

- Allez!

- Stoppez votre véhicule! Stoppez votre véhicule!

- C'est bon, du calme! Je vous amène un client.

- Je voudrais voir le commissaire!

Bon bien, vous réfléchirez plus tard.

- Eh, merde!

Vous pouvez pas aller régler vos comptes ailleurs?

Là, on est en train de fermer.

- C'est Taha Ben Mamoud.

Vous devez avoir des inculpations contre lui.

- Je sais qui est ce lascar, mais là, on ferme.

Ordre du ministère. Alors à moins d'avoir des preuves,

je peux rien faire pour toi.

- Cinq kilos d'héro ramassés sur son bureau.

Y a deux témoins, ça vous va?

(Il soupire.)

- Y a ses gars dehors.

- Tu vas l'avoir ton procès-verbal. D'abord, vous me donnez vos flingues.

Vous autres, surveillez-moi celui-là.

- Mon pauvre Leïto, t'es vraiment trop naïf.

Tu crois que ça va changer quelque chose?

- Pas grand-chose, mais c'est un bon début.

- On va gagner du temps et éviter la paperasse inutile.

Toi, dans la cage. Toi, ramasse ta dope et tire-toi.

- Faites pas ça, putain! - Allez, viens là!

- Ça sera encore pire qu'avant!

- On se casse. Et la merde, on sera pas là pour la voir.

- Mais elle sera toujours là!

C'est votre rôle de faire quelque chose pour l'arrêter!

- T'as pas encore compris, tête de piaf!?

Les murs et les barbelés, ça te rappelle rien?

Ils vont te mettre un couvercle et tout faire péter.

Voilà comment ils vont la faire disparaître, la merde!

Sois heureux que je te foute en tole,

dehors, un paquet de lascars t'attendent

pour te truffer l'oignon. T'es encore là, toi?

- Avec ces lascars dans ton commissariat,

je baisserais d'un ton. - Fais pas chier, Taha.

T'es libre et t'as ta dope. Qu'est-ce que tu veux de plus?

- La fille.

- Non!!!

(Leïto crie.)

- Vas-y, casse-toi. - Non!!!

- Je te préviens, si tu me touches...

- Lola! Lola!

- T'inquiète pas, je vais bien m'occuper d'elle.

Messieurs, ç'a toujours été un plaisir

de faire du business avec vous.

Adieu!

- Non!!! Non!!!

(cognement métallique)

- Tu la montes dans mon bureau,

tu l'attaches et tu lui files deux grammes. Ça va la calmer.

- Allez, on se remet au travail, messieurs.

- J'avais pas le choix, petit.

Je me suis tapé 15 ans dans cette zone.

Je suis à la retraite, ce soir,

etj'aimerais bien en profiter un peu.

C'était elle ou moi.

Désolé!

- Faut sauver ma soeur! Toi, t'es déjà mort!

- Dis-moi, Pedro, elle t'a fait quelque chose cette porte?

- Je m'appelle pas Pedro.

- Je me fous que tu t'appelles pas Pedro. Je te parle de ma bagnole!

T'imagines si on te claquait la gueule, comme ça,

à chaque fois qu'on voulait que tu la fermes, toi?

- Ça va, c'est qu'une bagnole.

- Non, c'est pas qu'une bagnole!

C'est MA bagnole!

Elle sort de révision et ça m'a coûté une fortune.

Alors t'as intérêt à la respecter, ma putain de bagnole!

Sinon je te défonce le train avant.

Me entiendes bien?

- Laisse tomber. Ça va, il a pas fait exprès.

- Il a du mou dans la tête ou quoi, celui-là?

J'en ai marre de ces gosses qui ne respectent plus rien, bordel!

C'est pas compliqué de fermer une porte gentiment, non?

- Il ne le fera plus. Il a compris.

Il va en prendre soin de ta caisse, maintenant. Hein, Pedro?

- Je m'appelle pas Pedro.

- En plus, elle grince cette putain de portière!

Cent sacs de révision. Et ils te renvoient ta bagnole

avec une porte qui grince, ces maricons.

- Je vais m'en occuper de la porte qui grince, Carlos.

T'as ma parole.

- Il faut changer le recrutement, Benito.

Ça va pas. Fais-moi penser d'en parler à Frank.

- D'accord.

- Faut qu'il arrête de nous refiler ces Portugais.

Ils ont rien dans la tête. Campesinos!

- Je vais parler avec Frank, on va trouver.

- Je veux des mecs avec de l'éducation, bordel!

Il n'a qu'à recruter à la sortie des grandes écoles.

C'est bourré de bacs plus cinq

qui se font chier toute la journée.

Benito, il y a six millions de putains de chômeurs en France.

Il peut pas m'en trouver deux ou trois qui font l'affaire?

- T'as raison, il va s'en occuper, j'en suis sûr.

- C'est moi qui vais ouvrir cette porte?

- Vale!

- Le 27! - Tu penses à moi, Carlos?

- Je pense à vous, monsieur Keijman.

Ça fait une semaine qu'on pourrit, hein!

- Hijo de puta!

On va lui parler à cet enfoiré!

Venir nous relancer chez nous avec tout le blé qu'il nous doit.

Les gens n'ont vraiment plus aucune éducation,

mon pauvre Benito, hein!

C'est par là.

Ça va, mon Samy?

- Non, ça va pas terrible.

- Qu'est-ce qu'il y a encore, hein? Tu vois des flics partout, c'est ça?

- Ceux-là, ça fait une heure qu'ils sont là pour choisir une boîte de thon.

- C'est des vicelards. - Au rayon poisson?

- Rien, ils attendent 2 h du mat,

quand les putes font une pause à la machine à café.

- Vous êtes arrivé à 1 h 10.

Et à 1 1, voilà ce qui est passé dans la rue.

- C'est quoi ça?

- Des vicelards. Ils vont pas mettre une heure

pour choisir une boîte de thon.

- Tu as repéré autre chose?

- Plein d'habitués sont pas là comme si on les avait prévenus.

Comme par hasard, le jour où on transfère tout le pognon.

- Qu'est-ce que t'insinues?

- Que 500 plaques ça peut faire tourner la tête.

Si tu dénonces aux flics, tu prends pas de risques

et tu peux négocier jusqu'à 10% de la prise.

- Comment tu sais ça, toi?

- Parce qu'on me l'a déjà proposé.

- Pourquoi tu l'as pas fait?

- Comment être sûr que celui qui te le propose,

c'est vraiment un flic?! - T'es un petit malin, toi.

- C'est la seule façon de rester en vie, non?

- C'est vrai. Tu as fait des études, toi?

- Éco. Bac plus cinq.

- Ah, tu vois! Tu vois la différence!

Et tu penses qu'il y a une taupe parmi nous.

- Ça fait pas l'ombre d'un doute.

- Je savais qu'il y avait un truc bizarre avec ce Pedro!

Hijo de puta, va! - Il s'appelait pas Pedro.

- On s'en fout. On va pas lui graver une plaque.

On prend le blé et on s'arrache.

- On va nulle part! On pose les sacs, on montre ses mains.

- Benito, qu'est-ce que tu fais?

- Je m'appelle pas Benito non plus. Je m'appelle Damien,

première section d'intervention.

Carlos Montoya, vous êtes en état d'arrestation.

- Benito, un flic!?

Vous avez le droit de rester silencieux.

Tout ce que vous pourrez dire pourra être retenu contre vous.

Chaque geste désordonné que vous pourriez faire

pourrait être interprété comme un refus d'obtempérer

et placera mes agents en position de légitime défense.

- Ça veut dire quoi? - Tu bouges une oreille,

etje repeins la pièce en rouge, capito?

- Comment tu crois que tu vas sortir d'ici?

- Les autres sortent. Nous, on va rester un peu.

Samy, prends tes camarades et cassez-vous.

- Pourquoi tu les laisses partir, eux?

- Je pêche que les gros poissons.

Caméléon, en place. Envoyez la sauce.

- Bien reçu, Caméléon. On envoie.

- Qu'est-ce qu'on fait? - Pourquoi tu me demandes ça?

- T'as fait des études, non? - Me fais pas chier.

(grondement inquiétant)

- C'est quoi cette merde?

- Ça va? Pas de bobo?

- Non, non, ça va. - Tant mieux.

Caméléon à gros porteur. Le colis est prêt.

- Gros porteur. Bien reçu.

(sirènes)

- Monsieur, restez pas ici.

- Alors, qu'est-ce qu'on fait?

(cris de panique)

- Dépêchez-vous! Ça commence à chauffer ici.

Filons, bordel!

Envoyez-moi des chargeurs, je n'ai plus de munitions.

- Ils ont pas pris le pognon, on va se le partager.

Vite, ferme la porte!

(cri)

- Allez-y, faites vos jeux.

Putain, t'as le sens du timing, toi!

- Allez! Go, go, les gars! Allez!

- Par ici.

Par ici, messieurs dames, s'il vous plaît.

- Bien joué, mon pote.

- Opération terminée. On repart.

- Capitaine!

- T'es le pire des fils de pute que j'ai jamais rencontrés!

- Je vais dire ça à ma mère, ça va lui faire plaisir.

- Je te considérais comme un frère.

- Un frère? Tu m'as fait laver ta bagnole pendant six mois

avant de me filer un peu de boulot.

D'ailleurs à ce propos, ta porte qui grince...

Elle ne grincera plus.

- Le capitaine Tomasso, mon colonel.

- Faites-le entrer.

Bonjour, Damien.

J'aurais aimé vous convoquer seulement pour vous féliciter

pour l'opération la nuit dernière. Malheureusement,

l'actualité m'en empêche. Asseyez-vous.

- Si vous permettez, je préfère rester debout.

- Comme vous voulez.

Vous connaissez M. Krüger, secrétaire d'État à la défense.

Et M. Corsini, son adjoint.

Ils ont besoin d'un homme de valeur

pour une mission très spéciale.

Monsieur Krüger, je vous laisse expliquer la situation.

- Voilà. On effectuait un transfert de matériel

hier après-midi par fourgon spécial

et nous avons eu un petit incident.

- Non, non, dégage avec ton éponge pourrie!

Tu vas tout rayer!

Ils sont chiants.

Un jour, ça va mal finir.

- La bonne nouvelle, c'est que le fourgon était truffé de traceurs,

on sait où il est.

Nous voulons que vous nous aidiez à le récupérer.

- Où ça?

Il y avait quoi dans ce fourgon?

- Qu'est-ce que c'est que cette merde?

- Une bombe à fragmentation de type expérimental, appelée ''bombe propre''.

Un prototype dérivé de la technologie à neutrons.

Portée moyenne, huit kilomètres environ.

Les ondes sont de courte durée et se résorbent vite.

Le risque de pollution atmosphérique est quasi nul.

- Vous avez peur qu'ils déplacent la bombe, c'est ça?

C'est sûr qu'au milieu des Champs-Élysées,

ça serait moins propre. - Ce serait moins propre.

De plus, la bombe est équipée d'un système de mise à feu

réglé sur 24 heures.

Malheureusement, il a été déclenché accidentellement

il y a une heure.

- Il se passe quoi au bout de 23 heures?

- Elle explose.

- K 2? - Oui.

- T'as 23 heures pour vendre cette merde.

- Je prends pas, trop court.

- Capitaine, on vous demande pas votre avis.

On est en train de vous expliquer votre mission.

- Colonel, vous savez commentje travaille.

J'étudie le terrain pendant des semaines.

Après, ça me prend des mois pour m'infiltrer.

- Il y a deux millions de personnes dans cette banlieue,

et même si la moitié sont de la pire espèce,

l'autre moitié est en droit d'attendre une intervention.

À moins que sauver des populations

ne fasse plus partie de vos préoccupations.

- Pourquoi prendre une mission qu'on a aucune chance de réussir?

Désamorcer une bombe au milieu de la pire des banlieues

où j'ai jamais mis les pieds! C'est pas attractif.

- Concernant les lieux, on vous a trouvé un guide.

- En plus, faut travailler en tandem.

- C'est un jeune homme qui connaît bien cette banlieue.

Vous gagnerez du temps.

- Et lui, vous lui avez demandé son avis ou vous l'avez engagé d'office?

- Il est pas encore au courant,

mais on compte sur vous pour le convaincre.

- Leïto, transfert.

- On va où? - Ta gueule.

- Prisonnier Leïto, en fourgon.

(cris)

- Prisonnier 7 13 en fourgon.

- Putain, il m'a mordu ce con!!

(sirène)

- Ça va?

- Super! Le con, il croyait que j'allais me laisser massacrer

juste pour le plaisir.

Je me casse.

- Tu crois vraiment qu'en tripotant la serrure,

tu vas ouvrir la porte?

- Tu dis ça parce qu'on se connaît pas encore.

Je m'appelle Fantomas.

Ça me passionne pas de passer huit ans de cellule.

- Pourquoi t'es tombé?

- J'ai buté cinq mecs. Mais c'était pas les bons.

Celui qui m'intéressait, il s'en est sorti.

- Qu'est-ce qu'il t'a fait?

- Il a buté mon père et mes deux frères.

Chaque fois qu'il respire, ce mec, ça me fait mal là.

Alors je vais me tirer d'ici, direction banlieue 13

etje vais lui faire la peau.

- Il vit là-bas?

- Oui, il y vit et il va y mourir.

- Comment il s'appelle? - Taha, tu le connais?

Bien, tu perds rien.

J'ai voulu faire du business avec lui.

C'est pas la meilleure idée que j'ai eue.

Il crèche dans un hangar

avec une véritable armée autour de lui.

Le Taha, il est là à se pavaner avec son épave.

- Quelle épave?

- Une junkie au bout d'une laisse, comme une chienne.

Un fille défoncée, j'ai jamais vu ça.

Lola, qu'elle s'appelle.

Attends-moi deux minutes, Fantomas revient.

- Ah!

Il reste une place à l'avant.

Je te dépose quelque part?

- Banlieue 13, ça me va très bien.

- Nickel.

Damien.

- Leïto.

- Très bien.

Ils ont quitté la prison; tout s'est déroulé comme prévu.

- Ils sont toujours ensemble?

- Affirmatif. Aux commandes du fourgon. On peut pas les rater.

- Parfait. Félicitations, colonel.

- Ne criez pas victoire trop vite.

Il est plus facile de sortir de prison

que rentrer dans la banlieue 13. Et c'est là

où l'on va voir si votre Leïto est un bon guide.

Parce que sans lui, Damien ne pourra rien faire.

- Votre capitaine a toute notre confiance.

- Il va falloir que tu m'aides, je connais pas le chemin.

T'as un moyen pour qu'on puisse rentrer discrètement?

- Oui, on fait tout droit.

- Arrête tes conneries! Qu'est-ce que tu fais?

- J'ai pas envie de te perdre.

- Putain! Enlève-moi cette merde!

- Tu veux entrer dans la Cité? - Oui.

- À partir de maintenant, c'est moi Fantomas.

Tu fais ce que je te dis. À fond, et tout droit.

- Maintenantje fais quoi?

- Tout droit, je t'ai dit!

Vas-y, tourne à droite maintenant!

À droite, je te dis!

- Je suis pas sourd! Elle est pétée, la direction!

- O.K. Arrête-toi là!

- Il n'y a plus de freins non plus.

- Appuie-toi en douceur contre une voiture.

- C'est ça que t'appelles en douceur?

- Désolé, j'ai fait comme j'ai pu.

Maintenant, si monsieur est pas content,

il va changer de chauffeur.

Allez, détache-moi. - Pourquoi? T'es dans ton élément.

- Qu'est-ce tu me fais, là?

- T'es un flic qui me prend pour un con!

- Tu vas pas me laisser attaché là?!

- T'as voulu venir dans la banlieue 13? Tu y es!

Tu sors ton manuel de police

et tu regardes à la page: Je suis dans la merde.

- Tu délires, je suis pas flic! Allez, détache-moi, putain!

C'est grâce à moi que t'es sorti de tole.

- Je sais pas pourquoi t'as fait ça.

Sûrement une idée bien tordue à la flic.

Mais quel que soit le deal, ça m'intéresse pas.

- Même si ça peut sauver ta soeur?

- Ma soeur, elle a besoin de moi et de personne d'autre.

- Merde!

- Tu sais que c'est ma bagnole que t'es en train de défoncer?

- Désolé, je me suis évadé de Drancy.

J'ai piqué ce fourgon de merde qui n'avait plus de freins

etje suis venu me réfugier ici.

- Te réfugier? On t'a mal aiguillé, mon gars.

Ici, c'est pas Monaco, c'est Bagdad!

- Dis-leur de se calmer!

- Du calme! Du calme...

- Désolé pour ta bagnole,

mais en échange, je te donne la mienne.

Comme ça, on est quittes.

- Ça y est, tu l'as vendue ta bombe de merde?

- C'est pas à propos de ça. C'est Leïto.

- Quoi, Leïto? - Il s'est évadé y a une heure.

Ça veut dire qu'on va pas tarder à le voir rappliquer.

- Hé! réveille-toi.

On a des nouvelles de ton petit frère.

Il vient te chercher.

Soyez vigilants. - O.K.

- Putain! - Comment tu sais que je suis flic?!

- C'est la façon dont tu te bats, dont tu te déplaces.

C'est trop clean, ça sent l'école!

Quand on vient de la rue, on a un truc en plus.

- C'est quoi? - La haine.

- C'est vrai, excuse-moi, vieux.

Ça fait pas partie de mon éducation.

Moi, on m'a appris: Liberté, Égalité, Fraternité.

- L'eau, le gaz, l'électricité.

- Tu t'en fous des lois, c'est ça?

- J'aimerais juste qu'elles soient les mêmes pour tout le monde.

- Je suis là pour être sûr que personne ne l'oublie!

- Non. T'es un pitbull qui mord quand on lui demande!

- Qui mord quand on ne respecte pas les lois!

- Je suis né dans cette banlieue.

Elle était déjà pourrie à ma naissance.

Pour mes 18 ans, on a construit un mur tout autour.

J'ai fait quelque chose de mal pour être puni comme ça?!!

Non. J'ai respecté toutes tes putains de lois!

Si j'ai arrêté l'école en quatrième, c'est pas pour vendre du crack.

C'est parce qu'on a fermé l'école, voilà.

La seule erreur que j'ai faite dans ma vie, c'est naître ici.

- C'est en brûlant des bagnoles que ça va s'arranger?

- T'as une autre idée pour qu'on nous entende?

- Là, dans l'immédiat, non.

Mais tu sais pourquoi je suis là? Et pourquoi je t'ai libéré?

- Pour une bonne cause, je suppose.

- Oui, pour une bonne cause.

Une bombe s'est égarée dans ta banlieue.

Si je la désamorce pas dans les deux heures,

il restera plus rien dans ta banlieue 13. Zéro habitant.

Tu vois, si je suis ton raisonnement,

je pourrais me dire: Mais qu'est-ce que j'en ai à foutre

de ces deux millions de cons qui nous rapportent rien?!

Y aura toujours un connard comme moi

pour penser que la loi est faite pour tout le monde.

Qu'elle vaut qu'on se batte pour elle.

Maintenant, tu m'aides à la retrouver cette bombe

ou tu t'occupes que de ta gueule

comme tous les bourgeois que tu critiques?!

- Y a vraiment une bombe dans la Cité?

- Me demande pas comment elle est arrivée là,

ça me rend malade.

- Elle est chez Taha?

- Bien oui. Il a ta soeur et il a ma bombe.

Ça fait deux raisons de rester groupés, non?

- Si tu me racontes encore un crack, je te pulvérise.

- Deal.

- C'est quoi ton plan?

- Tu me décris précisément comment c'est chez Taha.

Je m'infiltre, discret. Je retrouve la bombe etje la désamorce.

Ensuite, on s'occupe de ta soeur.

- Et moi, je te suis à la télé?

- Non. Toi, tu m'aides en faisant diversion.

Taha va se focaliser sur toi et te courir après.

Pendant ce temps, je pourrai bosser plus tranquillement.

Ça te va comme plan? - T'as un téléphone?

- Oui. - Vas-y, file.

- Putain, c'est pas Fantomas, c'est James Bond.

- C'est bon, ça va.

(dring!)

- Oui? - C'est Leïto.

- Comment t'as eu mon portable? - Il s'achète en prison.

- T'es sorti, j'ai entendu dire?

- Oui, je suis dans l'usine en face.

(à voix basse): Mais qui t'appelle?

- Eh bien, pourquoi tu m'appelles?

- Je suis avec un flic, on a un deal.

- J'envoie K 2 te chercher.

- Putain, mais t'es complètement malade! Le plan,

c'est d'être discret! Se fondre dans le paysage.

Discret, putain! En biais, par derrière, pas de face,

pas dans la gueule du loup!

- Faut que tu lâches ton manuel de police.

T'es dans la banlieue 13 ici. C'est truffé de renards!

Et Taha, je le connais par coeur!

C'est la seule chose à faire. - C'est quoi ton plan?

Ils viennent à 200, on les castagne.

Les survivants ont gagné? - Non. Personne ne meurt.

On joue la seule carte qui marche avec lui.

- Laquelle? - La curiosité.

- C'est qui ce flic dont il parle?

Putain! À chaque fois que je pose une question ici,

on me répond... Jamais, vous ouvrez un dico?

Renseignez-vous. Je veux un topo sur ce flic.

Etje le veux ici avant qu'il meure.

Je reviens dans cinq minutes.

- Je prends pas, trop risqué.

- Si tu restes tout seul, t'es mort.

- J'ai toujours travaillé seul.

Et pour l'instant, je suis toujours vivant. Salut.

- Je connais le repère de Taha, toutes les sorties de secours.

Y en a une que j'ai creusée moi-même.

- J'espère que tu t'es pas fait mal aux mains.

- Je sais où elle est ta bombe!

Et t'arriveras jamais à la retrouver sans moi.

- Y a cinq minutes, tu savais pas qu'il y avait une bombe.

- Taha met tout ce qu'il a de valeur dans une chambre forte.

- Qu'est-ce qui te dit qu'il l'a mise dans la chambre forte?

- Où ailleurs, dans la cuisine? Bon, voilà le deal.

Je te libère, tu fermes ta gueule. Tu fais ce que je dis.

- Non, tu fermes ta gueule.

Tu pries pour que ma soeur soit vivante.

Si t'es sage, je te donnerai ta bombe.

Maintenant, détache-moi ou on va vraiment finir

par être dans la merde.

- Deal.

- C'est lui le flic?

- T'as un sens de la déduction, K 2. Impressionnant.

- Amuse-toi. Une fois que Taha en aura fini avec toi,

je m'occuperai de ta gueule de playboy. Suivez-nous

et faites pas les mariolles, on est nerveux.

- Tu crois que je t'ai foutu là pour roupiller?!

- Je me suis juste assoupi.

- Où tu l'as mis? - Au fond.

- Il a mangé? - Il fait que ça.

- J'ai du boulot pour toi. Ça va te dégourdir les jambes.

- Putain, ils ont de quoi envahir Paris s'ils veulent!

C'est le fourgon qui transportait la bombe.

- Comme ça, t'es sûr qu'elle est bien là.

Tu veux m'attendre là? Je te prends au retour.

- Non, merci.

- Alors comme ça, t'es pote avec un flic?

- C'est pas un pote.

C'est le seul qui sait arrêter la bombe que t'as piquée.

- Vraiment? - Quand ton compteur

sera à zéro, tout va sauter. - T'es venu nous sauver?

- J'ai le code pour arrêter le mécanisme.

Ça peut effectivement éviter deux millions de morts.

- L'État nous envoie un flic pour nous sauver

d'une vilaine bombe qui risque de tout faire péter.

Elle est pas belle, l'histoire? Ha! Ha! Ha!

Trop sympa. Mais pour être très sincère avec toi,

on avait pas vraiment l'intention de la garder,

ta bombe. Tu veux la récupérer?

- Oui. - Combien?

- Si j'ai pas tapé le code d'ici une heure, la bombe va péter.

- Je sais qu'elle va péter. Qu'est-ce que j'en ai à foutre?

Par contre, si t'as pas envie qu'elle pète chez toi,

t'as intérêt de te dépêcher a négocier.

- Elle va tuer des millions d'innocents. - Mais ça, fallait y penser avant.

Quand vous l'avez fabriquée, par exemple, non?

Alors combien?

- Un million d'euros.

- Un million à ma droite. C'est pas cher.

Ça intéresse quelqu'un d'autre? K 2?

- Deux millions à ma gauche pour ce brave K 2.

Qui dit mieux?

- Quatre.

- Quatre millions. À la bonne heure!

Quatre millions, quatre millions à ma droite.

- Tu vas allerjusqu'où comme ça?

- Quand t'estimes que nos vies ne valent plus ce prix-là,

tu me le dis, j'arrête les enchères.

- Dix. Dix millions à ma gauche.

Ça commence à devenir intéressant, notre affaire là.

Alors les Blues Brothers? Dix millions, vous laissez passer

ou vous cassez la tirelire?

Bon bien, je vais être obligé d'adjuger.

Dix millions une fois...

Dix millions deux fois...

- Vingt!

- Ah!

Là, on a affaire à un seigneur.

K 2?

- Ah non, c'est bon là. Moi, ça va.

- Vingt millions. Adjugé.

Tu fais une bonne affaire.

Pour sauver deux millions de personnes

à peine dix euros par tête.

C'est même pas le prix d'un happy meal. Ha! Ha! Ha!

Comment tu paies? - Virement.

Oublie le liquide, le temps de le sortir de la banque

et de le ramener ici, la bombe aura pété.

- Jamel, donne-leur le numéro du compte aux Bahamas.

- Je veux voir la bombe. - C'est marrant,

j'étais sûr que vous alliez me demander ça. Jetez un coup d'oeil.

Ta bombe, elle avait même pas de lanceur.

Heureusement, j'ai toujours un peu de matos en réserve.

On a trouvé un lanceur russe, on l'a un peu modifié.

Quant à la direction vers laquelle elle pointe,

je vous laisse deviner.

Ça y est, le flic, il l'a vue ta bombe.

Alors maintenant, fais le transfert.

Tu vois, Leïto, j'ai bien appris la leçon.

Maintenant, c'est moi qui ai un coup d'avance.

- Trouvez-moi Krüger, c'est urgent.

(vrombissement d'un hélicoptère)

Huit, quatre, sept,

trois, cinq...

Zoulou, Zoulou, Fox.

Delta, Charlie. - Et le transfert est de combien?

- Vingt millions d'euros.

- Vous êtes sûr que la bombe est bien là?

- Elle est devant moi.

Je peux même vous dire

qu'il reste 48 minutes sur le cadran.

- Capitaine, nous n'avons pas ce genre de budget.

Va falloir vous débrouiller autrement. Désolé.

(tonalité)

O.K., je patiente.

Ils sont en train de faire le virement.

O.K., merci, mon colonel.

Voilà. Vingt millions d'euros versés sur le compte.

Maintenant, laissez-moi arrêter cette bombe.

- Tut-tut-tut, il est pas tout à fait terminé le deal.

Jamel, appelle les Bahamas. Vérifie que l'argent est arrivé.

- C'est ce que je faisais.

- Fermée. Elle ouvre dans une demi-heure.

- Espérons qu'elle ouvre à l'heure.

En attendant, je vous demande d'aller patienter au salon.

Mettez-vous là, à genoux, face au mur, mains sur la tête.

Yoyo, tu me les gardes comme ça jusqu'à nouvel ordre.

- On fait quoi maintenant?

- C'est toi qui as voulu venir faire ton show.

Si on l'avaitjouée discrète, on en serait pas là.

- Si tes copains avaient transféré l'argent,

on serait déjà dehors. - Non, on serait déjà morts.

Tu crois vraiment que Taha nous aurait laissés partir comme ça?

- La question se pose pas puisqu'ils ont pas payé.

Maintenant, au moins, tu sais combien vaut ta vie.

- Tu parles, ma vie, elle vaut que dalle pour eux.

- Damien, y a un truc qui cloche dans ton histoire.

- Comment ça?

- Je sais pas, ça sent l'embrouille.

Ils perdent une bombe comme on perd des clés.

Ils veulent la récupérer mais pas la payer.

- Cherche pas à comprendre,

le pognon, ça leur fait faire n'importe quoi.

- Dis donc, super flic, t'es pas censé les défendre?

- C'est pas eux que je défends, c'est des valeurs.

Les mêmes que toi, si j'ai bien compris, non?

- Combien de temps il nous reste?

- Trente-sept minutes.

- Ça serait mieux qu'on trouve une idée, non?

- Ça serait mieux. - Je crois que j'en ai une.

- Vas-y.

- Tu te souviens le tunnel dontje t'ai parlé?

- Que t'as creusé avec tes dents? - Oui, c'est ça.

L'entrée est dans les chiottes à gauche de l'ascenseur.

- Tu crois que le Yoyo va gentiment nous laisser aller pisser?

- Non, mais si on trouve une bonne raison

de remonter voir Taha, il va nous emmener vers l'ascenseur.

- O.K. Et une fois qu'on y est à l'ascenseur?

- On improvise. - Plutôt sommaire comme idée, non?

- T'en as une autre. - Non.

- Alors bouge.

- Qui t'a dit de te lever, toi? - Faut voir Taha. Super urgent.

- Oui, c'est ça. En attendant, tu vas super t'asseoir

et super fermer ta gueule. C'est clair?

- Dis-moi, mais t'es super con, toi! Comment ton petit nom?

- Qu'est-ce t'en as à foutre?

- Quand Taha va me demander pourquoi il a perdu 20 millions d'euros,

je vais lui donner ton nom, ça va lui faire super plaisir.

- Si tu m'as monté un char, je te liquéfie.

- Deal.

- Vous trois, avec moi, les autres, en couverture.

- Je la sens pas du tout, ton impro.

- Laisse-toi aller, ça va venir tout seul.

- Appuie devant, vite.

- Quoi? - Maintenant!

- C'est celle-là! - C'est ça, ta sortie?

On se barre par les cuvettes?

Tu veux t'engager dans la police?

- Putain, c'est quoi ce bordel, en bas?

Qu'est-ce qui se passe? Vous répondez pas au talkie?

- On était dans un tunnel.

- Quoi, tu vas me faire le coup du tunnel?

- Non, c'est pas ça, c'est à cause des deux connards,

ils se sont évadés par le tunnel.

On les a poursuivis, mais le talkie a déconné.

- Répète ça doucement. - Leïto et le flic, ils ont...

- Jamel, on en est où du transfert?

- J'ai pas que des bonnes nouvelles.

- Il a bluffé? - Oui.

- Je m'en doutais.

On peut pas faire confiance à un flic, même à l'agonie.

Il va payer, ce petit enfoiré!

Je vais te leur faire péter, moi, leur bombe!

- Taha, Taha, je pense que tu devrais te rasseoir.

Ils ont pas viré l'argent,

et avec le numéro, ils ont remonté les autres.

Ils ont vidé tous les comptes. - Comment ça, quels comptes?

- Bahamas, Ryad, Karachi, tous.

Même Londres. Y a plus rien, zéro.

- Comment c'est possible?

- Ça, le jour où je le sais, je suis maître du monde.

En attendant, je suis qu'un petit con d'ingénieur

qui va rentrer chez lui.

Pardon.

- Dis-moi, Taha, si tu n'as plus d'argent,

comment tu vas faire pour nous payer cette semaine?

- L'argent au coffre au sous-sol, il est pas prêt de me le gauler.

K 2, passe-moi ton flingue deux secondes.

K 2, ton flingue, merde!

Vous êtes qu'une petite bande d'enfoirés!

- Qu'est-ce qu'on fait maintenant, K 2?

- On va commencer par retrouver les deux enfoirés.

- Ah oui. - Ça vaut pour tout le monde.

- On se sépare!

- Dégagez! Dégagez!

Police!

- Combien de temps avant qu'elle pète, cette bombe?

- Dix minutes.

- Et tu sais vraiment arrêter cet engin?

- Oui, malheureusement, y a que moi.

- Bon, tu vas arrêter cette bombe

et nous, on garde ton pote.

- J'ai besoin de quatre mains. - Pas question.

- O.K., On reste là, et toi, tu vas la désamorcer. Ça te va?

Dépêche-toi, il te reste que neuf minutes.

- Bon. O.K., vous montez tous les deux,

et moi, je vous attends en bas.

Faudra bien que vous redescendiez un jour ou l'autre.

- Si je réussis mon coup, même toi, tu seras content

de revoir ma sale gueule de flic.

(grognement)

- Ha! Ha! Ha!

- C'est quoi ce truc-là?

- Je sais pas, un cadeau de Taha.

- Si c'est un cadeau, laisse-moi l'ouvrir.

- Hé! le Mongol, maintenant que t'es chaud,

ça te dirait de prendre une leçon?

(Il crie.)

Cadeau!

- Aaaah!

- Putain, joli coup! T'as appris ça où?

- Dans un manuel de cuisine ou de pêche, je ne sais plus.

- C'est fini, Lola. C'est fini.

- Non, c'est pas encore tout à fait fini.

Putain de merde, y a pas de réseau!!

Ah si, ça y est!

- T'inquiète pas, il est spécialiste des menottes.

Il va t'enlever ça en moins de deux.

(dring!)

- Allô? - Capitaine Tomasso.

Je suis devant la bombe, j'aurais besoin du code.

- Vous êtes où là?

- Devant la bombe. Filez-moi le code!

- Vous êtes où exactement?

- Sur le toit d'un immeuble de la banlieue 13.

Ça va ou vous voulez un point GPS?

- Beau travail, Tomasso. Nous sommes fiers de vous.

- Merci! Le code, putain!

- Neuf, deux, neuf, trois...

- Neuf, deux, neuf, trois...

- Sept, zéro, neuf, B13.

- Sept, zéro, neuf, B13.

Je vous rappelle si je suis encore vivant.

- B13, comme banlieue 13.

- Ouais. - Ça te paraît pas bizarre?

La bombe a le code de la banlieue 13.

Neuf, deux, neuf, trois, les départements sur les camions.

- C'est un hasard.

- Damien, attends deux secondes!

Elle était pas censée arriver jusqu'ici, la bombe.

Pourquoi elle aurait un code lié à cette banlieue?

- Du moment qu'on l'arrête, c'est le principal.

- Et si c'était l'inverse? - L'inverse de quoi?

- Si au lieu d'arrêter la bombe, tu la mettais en marche?

- T'es allumé de la tête!

Suffisait de pas m'envoyer, elle aurait sauté toute seule!

- Et comment être sûr qu'elle pète au bon endroit?!

Au coeur de la banlieue 13?

C'est ça qu'il t'a demandé, ton chef?

Vous êtes bien au milieu de la banlieue 13?

- C'est une mesure de sécurité. - C'est un piège, Damien!

- Tu me fais chier! Laisse-moi bosser!

- Je t'ai déjà sauvé la vie une fois, fais-moi confiance!

- J'ai une mission, j'irai jusqu'au bout!

Désolé!

Arrête tes conneries!! Dans une minute, on va tous sauter!

- Ouvre les yeux, Damien! Ils en ont rien à foutre de cette banlieue!

Ça fait 20 ans qu'ils arrivent pas à résoudre le problème!

Alors ils ont fait un mur autour! Maintenant, ils vont nettoyer.

Y a plus un seul fonctionnaire, plus de postes, plus d'écoles.

Et ils ont fermé le dernier commissariat.

- La bombe a été volée! Ça s'invente pas!

- Les fourgons attaqués par des malfrats?!

- Oui, c'est ça.

- C'est ça, leur histoire? - Oui.

- Alors pourquoi le fourgon qu'on a vu, il était intact?!

Et les traces d'explosion, et la porte pulvérisée?

- C'était peut-être pas le même fourgon!

- C'était le même!Tu le sais!

Une fois sûrs que la bombe était bien

à l'intérieur de la banlieue 13 et qu'elle bougerait pas,

ils ont appelé leur meilleur chien de garde

pour la mettre en marche. T'as rempli ta mission!

T'as empêché Taha de la sortir et tu veux la mettre en marche?

- On tuerait deux millions de personnes

parce qu'on arrive pas à résoudre leurs problèmes?!!

- On en a bien tué six millions

sous prétexte qu'ils étaient pas blonds aux yeux bleus.

- Désolé, Leïto!

- Désolée! - Fais pas ça, Lola!

- Je préfère mourir en assumant les conneries de mon frère

que les tiennes.

(bip!)

(arrêt du signal)

- Ah! c'est fini!

- Oui, c'est fini cette fois.

- Non, pas tout à fait.

Je te l'avais dit que tu serais content de revoir

ma sale gueule de flic.

- T'as cinq minutes pour quitter la ville.

- Je peux prendre un souvenir? - Avec plaisir.

- Très bien. Toujours rien.

- Qu'est-ce qu'il fout? Tout aurait dû péter.

- Si rien ne se passe, qu'est-ce qu'on fait?

- J'en sais rien. Il était censé la faire péter.

(fracas) Qu'est-ce que c'est?

- Je sais pas, on dirait une bagarre.

- Eh bien, allez voir!

- Oh!

- Voilà, mission accomplie. Enfin presque.

À la dernière minute, impossible de se souvenir du code.

Pourtant on s'est mis à deux.

Mais c'est de ma faute, entièrement.

C'est moi qui ai oublié mes numéros.

Toi, tu t'en es souvenu? - Oui.

- Vous avez bien fait de me l'envoyer.

On a fait une fine équipe.

Sans lui, je serais déjà mort.

Alors, c'est quoi les chiffres?

- Quatre-vingt-douze, quatre-vingt-treize.

- Comme les deux départements? - Oui.

- C'est fou, ça, hein?

Les coïncidences! Après, c'est sept, zéro, neuf.

Facile à retenir, c'est la date d'aujourd'hui.

Sept, zéro, neuf.

Sept septembre, jour de la rentrée.

Pratique, non? Une bonne petite bombe dans un quartier chaud,

quand on est sûr que tout le monde est là.

On se débarrasse de toute la merde en une seule fois.

Vous m'arrêtez si je me trompe. Alors, ce code?

Ça y est, ça me revient, le reste du code. B13.

Comme banlieue 13.

Commentj'ai pu oublier?

Je vous laisse le taper.

- Vous allez pas faire péter cette bombe en plein Paris!?

- Je croyais que le code était censé arrêter la bombe.

En tapant le code, ça la mettra en marche?!!

- Jouez pas au con, vous avez compris!

- J'ai pas compris, expliquez-moi. - La banlieue 13 est incontrôlable.

Ça coûte une fortune à l'État, les contribuables ont peur.

Peur et marre de payer pour cette racaille!

- Alors on nettoie? À la bombe, c'est ça?

- Oui, pas très démocratique mais ça résout beaucoup de problèmes.

- Sauf un, le vôtre.

- Faites pas ça, je vous en supplie!!

- Vous vouliez nettoyer, non? - Vous allez tous nous tuer!!

- Fallait y penser avant quand vous l'avez fabriquée!

- Non!

- Vous avez vraiment cru que j'allais tout faire sauter?

Comme ça, par vengeance!

Non, y a d'autres moyens que la violence

pour résoudre les problèmes,

des moyens beaucoup plus démocratiques.

Regardez par la fenêtre et souriez.

- Le son, ça allait?

- Qu'est-ce que vous foutez, Tomasso?

- Je fais mon boulot, monsieur.

Vous savez ce que c'est, mon boulot?

Y a des lois dans ce pays, les mêmes pour tout le monde.

Et moi, je suis là pour être sûr que personne l'oublie.

C'est ça, mon boulot!

Maintenant, si vous avez pas tout compris...

Regardez la télé, vous allez comprendre.

(télé): On peut aussi acheter son billet à bord des trains,

auprès des contrôleurs.

Toujours aucun billet disponible dans les guichets des gares

et ça pourrait bien durer.

...impossible d'estimer le délai nécessaire pour la réparation

du système informatique de réservation.

- La banlieue 13 est incontrôlable.

Ça coûte une fortune à l'État, les contribuables ont peur.

Peur et marre de payer pour cette racaille!

- Alors on nettoie? À la bombe, c'est ça?

- C'est ça. Pas très démocratique,

mais ça résout beaucoup de problèmes.

La banlieue 13 est incontrôlable,

ça coûte une fortune à l'État, les contribuables ont peur.

Peur et marre de payer pour cette racaille!

- Alors on nettoie? À la bombe, c'est ça?

- C'est ça. Pas très démocratique,

mais ça résout beaucoup de problèmes.

- Sauf un, le vôtre.

- T'es sûr tu veux pas rester de ce côté-là?

Avec la prime qu'ils vont te filer,

t'as de quoi te prendre un bel appart.

- J'ai déjà un appart. Et puis c'est là, ma ville. J'y suis né.

Maintenant, j'aimerais juste pouvoir y vivre tranquillement.

- Mais ça viendra, Leïto.

Ils commencent la démolition du mur lundi prochain.

Les postes de police

vont ouvrir à la fin du mois et les écoles aussi.

Tu te rends compte? C'est grâce à toi, tout ça.

- C'est le meilleur, mon frère.

Ça fait longtemps que je le sais.

- Allez, souris, on dirait que t'es pas content.

- J'espère juste que ça va pas merder en cours de route

et qu'ils vont faire ce qu'ils ont promis.

- C'est des décrets d'urgence qui ont été votés, Leïto.

Les décrets du parlement doivent être appliqués, c'est la loi.

Il y aura toujours un connard comme moi pour être sûr

que personne ne l'oublie.

- Prends soin de toi.

- C'est pas moi qui vis dans un quartier chaud.

- Ton quartier est plus dangereux que le mien, Damien.

- Ça se mesure.

- Passe nous voir.

- Je vous promets rien.

- Il passera. Viens.

- Bonjour.

Merci.

Allez-y.

| On veut m'formater artiste qui passe partout |

| On veut qu'j'fasse des singles |

| Sur des bits de cartoon |

| On veut qu'j'ferme ma gueule En bref monte on casse tout |

| Mais on laisse parler les traves et les babtous |

| J'changerais pas |

| C'est comme voir Bush avec un chapelet |

| C'est comme voir mon frère Doum freiner à Chatelet |

| Impossible qu'Iron devienne une saleté audiovisuelle |

| Comme les trois quarts du rap français |

| J'suis un résistant résistant résistant |

| QUOl |

| Un résistant résistant résistant |

| QUOl Un résistant résistant résistant |

| QUOl |

| Un militant devant la foule j'hésite pas |

| J'suis fiancé à la rue mais j'vais pas l'épouser |

| J'vais m'barrer d'cette vie J'pense à t'faire danser |

| Mon rap une cure une douche de vérité |

| Je sais c'que j'écris etj'évite de m'emporter |

| J'ai tué personne comme Michel Fourniret |

| Y'a pas d'serial killer qui traîne dans mon quartier |

| Trop d'rappeurs ont chié sur le hip hop |

| Le cul mal lavé c'est pas ta place à skyrock |

| J'suis un résistant résistant résistant |

| Raconter d'la merde à des millions d'gens |

| Résistant résistant résistant |

| En plus ça sert à rien et y a personne qui vend |

| Dans l'rap çaifran aucun n'est millionnaire |

| Y a qu'des frimeurs qui rappent pour des faits mineurs |

| Tous ont des traces de giffles |

| Baisés par les majeurs friands de p'tites carrières |

| Les médias s'approprient notre culture urbaine |

| La culture française elle est morte |

| J'l'ai mise dans la benne |

| Avec les lois les flics et l'oeil à Le Pen |

| La tole le fisc et la double BM |

| On peut pas m'changer c'est comme raser Ben Laden |

| J'narrate c'que j'vois c'que j'vis |

| J'touche à tout thème J'lutte pour qu'on m'écoute |

| Pas pour qu'on m'suce le zguègue |

| Le jour où j'tourne ma veste moi-même j'me coupe les veines |

| J'suis un résistant résistant résistant |

| QUOl |

| Un résistant résistant résistant |

| QUOl |

| Un résistant résistant résistant |

| Un militant devant la foule j'hésite pas |

| Mon but c'est d'marquer la conscience des gens |

| Mon album un livre qui se lit avec les tympans |

| J'suis un résistant devant la foule j'hésite pas |

| Pour cracher mes phrases écrites sous cette loi |

| Vous étiez jamais là |

| Tous ceux qu'ont menti |

| Iron l'élu j'te fais... |

| Je chie sur la célébrité |

| J'conduis mon rap en état d'ébriété |

| Joko surjoko j'écris la vérité |

| J'vis dans l'ghetto depuis ma première récré |

| J'ai jamais flanché |

| Dans la charge avoue | Toujours les voyous |

| Et après passe aux aveux |

| J'suis un résistant résistant résistant |

| QUOl |

| Un résistant résistant résistant |

| QUOl |

| Un résistant résistant résistant |

| QUOl |

| Un militant devant la foule j'hésite pas |

| Moi j'aime la vie j'l'attise et savoure |

| Devant un planet earthquake |

| Comme tout le monde je cours |

| Trop d'frac tu fais pas d'fric |

| C'est pas en titubant que j'vais rentrer en Afrique |

| J'ai pas la clé donc j'démarre au cric |

| Sans s'tress j'pars mes pompes crissent |

| J'suis pas mort comme une trique sous drogue |

| Je gère mon cas même j'suis un dog |

Sous-titrage: CNST, Montréal

| Un militant militant militant |

| Un militant militant militant |

| QUOl |

| Un militant militant militant... ||

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.