All language subtitles for [$.N]Banlieue13_FR.XViD.fr

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Original subtitles

- Vas-y, c'est bon. - Attends, c'est pas cuit.

(t�l� en portugais)

- Maintenant, elles sont parfaites, tu peux y aller.

- Eh bien, dis donc, je vous fais de l'effet, les filles!

� peine vous voyez ma caisse,

que vous �tes d�j� toutes mouill�es.

- Viens pas foutre ta merde, K 2.

- Je viens pas foutre ma merde,

je viens faire une visite de courtoisie.

�a sent bon, en plus.

Merguez?

Elles sont bonnes.

Vous en voulez?

Bon, il est l�, ton patron?

- Pas vu aujourd'hui.

- C'est pas grave, je vais l'attendre.

Oh, tout doux, les gars.

Regardez, j'ai pas une arme sur moi. Un vrai cur�.

- Non, rentre chez toi, K 2, on veut pas la merde.

- Je vous comprends pas, les gars.

On est chacun dans sa zone � pas se parler.

L�, on peut se renifler le cul, et vous faites vos pucelles.

- D�gage. On a pas envie de te causer.

Il est pas l�. Reviens plus tard. On lui dira que t'as pass�.

- �a, c'est gentil, tu vois?

Personne a un bout de papier?

Je vais lui laisser un num�ro pour qu'il puisse me joindre.

Je vais l'�crire sur le mur comme �a vous le perdrez pas.

- Non, rien sur le mur.

- C'est vrai, j'oubliais, c'est l'immeuble de M. Propre.

Une vraie petite bourgeoise, votre patron.

- Oui. �a vous troue le cul qu'il reste encore un immeuble

qui tienne debout dans ce quartier de merde.

- Non pas du tout, au contraire.

�a met un peu de gaiet� dans la ville.

Bon, je te le mets o� ce num�ro?

Aboule ta main.

Aboule, je te dis, �a va.

Si je devais te percer,

je l'aurais fait depuis longtemps.

C'est arm� jusqu'aux dents et �a a peur d'un stylo.

Bon, t'inqui�te pas, je vais pas appuyer fort.

- Qu'est-ce tu lui veux, � Le�to?

- Il a des affaires � moi etje veux les r�cup�rer.

Voil�, comme �a, �a te fera une bonne raison de pas te laver.

On peut passer un bon moment sans se tirer dessus.

On s'en serre une?

Comment tu t'appelles? - Tarik.

- On s'en serre une, Tarik?

� la bonne heure. Tu vois?

C'est con, j'ai pas d'appareil, �a m�rite une photo.

Hein, les gars? - Vas-y, ''sourissez, sourissez''!

- C'est rien, t'inqui�te pas, ils sont avec moi.

(g�missement)

- Ah... ah... ah... tu vois, maintenant, tu veux bavarder.

Mais c'est trop tard.

Vous prenez l'escalier, moi, je prends l'ascenseur.

Pour une fois qu'il y en a un qui marche.

(portugais)

- Y a l'ascenseur qui monte. Appelle en bas.

- T'es vraiment une grosse feignasse, toi.

Tarik, qui c'est qui monte, l�?

Tarik?

�a marche jamais, cette merde.

�a monte, je te dis!

- Je veux voir la fin, sinon je bitte rien apr�s.

- Tarik, tu me re�ois, oui ou merde?

Tarik?

Tarik?

- Pas maintenant! Vas-y, mate l'antenne.

- Je suis pas ton larbin. Bouge ton cul un peu!

Tarik, tu me r�ponds, merde?

- Tu es trop nerveux, l�. �a doit �tre la bouffe qui monte.

- La bouffe avec une heure d'avance?

Ce serait bien la premi�re fois. - Sois pas pessimiste

comme �a, tout le temps.

- On cherche l'appart de Le�to. T'as une id�e du num�ro?

- Le 14. - Merci.

Ah, l'enfoir�, y a pas de num�ros sur les portes!

Ouvrez-moi tous les apparts!

Je cherche l'appart de Le�to.

- C'est pas ici. - Je sais, face de rat. C'est o�?

- Au fond du couloir, derni�re porte � gauche. C'est marqu�.

- Tu m'accompagnes, j'ai pas confiance.

- A�e! A�e!

Ah! Ah!

� droite! Aaah!

� gauche!

La troisi�me porte. Ah!

- Oh! T'es malade ou quoi? Tu veux ma mort?

Taha le veut vivant. C'est clair pour tout le monde?

Tire-toi.

� trois, on fonce.

Un, deux...

Rattrapez-le!

- D�fonce la porte!

- Oh! Oh non!

- Il est l�-dessous!

Aaaah!

- Il monte sur le toit!

- Ah, l'enflure!

- Il est l�!

- Aaaaah!

- Aaaaah!

- Je r�capitule.

� 8 h, vous faites griffer la marchandise.

Vingt kilos de poudre. � neuf, vous savez

qui vous l'a tax�e, vous allez la r�cup�rer.

� combien d�j�? - Une petite douzaine.

- Une petite douzaine. Et � midi, vous revenez

� sept, bredouilles. J'ai rien rat�?

- On aurait pu le buter cent fois, tu le voulais vivant.

- Tout � l'heure, �a va �tre de ma faute!?

- C'est pas ce que je voulais dire.

C'est que... il est pire qu'une savonnette.

- Une savonnette?!

- Bien... oui.

- Cinquante balles le gramme par 20 kilos.

Je vous dispense des calculs, �a fait un million, en euros.

�a fait cher la savonnette, non?

Bon, comme je vais pas m'asseoir sur une barre,

j'attends vos propositions. Quelqu'un a une id�e?

- Non!

- Moi! Moi, j'ai une id�e, moi!

- Ah, K 2, c'est bien. Je t'�coute.

- Comme c'est Le�to qui a bousill� la dope,

c'est lui qui devrait casquer.

- C'est pas une id�e. c'estjuste du bon sens.

- Attends, attends! - J'attends.

- Y a sa soeur, Lola.

La soeur de Le�to, elle travaille � l'Hyper.

On n'a qu'� la r�cup�rer et on l'oblige � sortir de son trou.

- Bien tu vois quand tu veux. Va me la chercher.

- �a sera pas long.

Allez, am�ne-toi. T'es convoqu�e � la direction.

Tu vas pas jouer les anguilles, toi aussi. T'es convoqu�e!

- Il estjamais l�, le patron, le mercredi.

- Je te parle pas de ton magasin de merde! Je te parle de Taha.

- Taha, dans tes r�ves, c'est mon patron.

L�che-moi!!

- Qu'est-ce qu'ils ont tous � me faire chier, aujourd'hui?

(sifflements admiratifs)

- H�, K 2, c'est pour mon anniversaire?

- Vas-y, pr�te-la-moi. C'est ma taille.

- Bas les pattes! - Faut bien qu'on la fouille.

- C'est d�j� fait, elle a rien sur elle.

- Sois pas perso, laisse-nous au moins sa culotte.

- Continue, je te la fais bouffer!!

- Quand tu veux, ma poulette. J'en ai d�j� l'eau � la bouche.

- �a, c'est un amuse-gueule!

- Oh-oh..!

- T'approche pas, je te dis. C'est pour Taha.

Et toi, t'arr�tes tes conneries. O.K.?

- Grrr....

- C'est moi.

- HairFlex, c'est une... c'est ''une'' appareil

tout simplement qui est...

- C'est K 2 � l'entr�e.

- Ne me dis pas que t'es encore bredouille?

C'est bien, monte.

Maintenant que j'ai sa soeur, je veux qu'il le sache.

Fais passer le message.

J'aimerais bien la voir, sa gueule, quand il va apprendre la nouvelle.

- L� v'l�, ma gueule! Alors, �a t'inspire?

Qu'est-ce qu'on fait?Je te perce et on arr�te l'histoire?

- Fais-le et y a une bande de chiens enrag�s

qui va se retrouver sans ma�tre. Qu'est-ce que tu veux?

- Tu vois, Taha, c'est �a la diff�rence entre nous deux.

Tu sais jamais ce qu'il y a dans ma t�te.

Moi, je connais toute la merde dans la tienne.

Je sais comment tu penses, �a me laisse un coup d'avance.

- Bouge pas K 2! Tout va bien. Reste calme. On discute.

- C'est �a, discutons.

- Arr�te de me casser les couilles avec ta morale � deux balles.

Dis-moi ce que tu veux qu'on en finisse.

- Deux choses. - Je t'�coute.

- Tu laisses mon immeuble tranquille.

Pas de trafic dans un rayon de 500 m�tres.

- D'accord. La deuxi�me? - Ta vie contre celle de ma soeur.

Je te l�che.

Je pars avec elle, personne ne bouge et on est quittes.

- T'as fait l'�cole du commerce? - R�ponds!

- O.K. Adjug�. - J'ai ta parole?

- Elle te suffit? - Je ferai avec.

- K 2, l�che-la et va m'attendre en bas.

K 2, r�fl�chis pas. Fais ce qu'on te demande.

C'est pas le moment.

- Tu t'allonges ou tu veux que je t'aide?

- J'ai tenu ma parole, elle est libre.

Alors enl�ve ta lame! - Pas tout de suite.

- Tu crois que tu vas r�ussir � traverser cette pi�ce?

- Et toi, t'es s�r que t'as que des copains ici?

- Bon, �coutez,

j'ai fait un deal avec lui.

On les laisse sortir et tout rentrera dans l'ordre.

Alors personne bouge. Ce sera pas long.

- Attends.

Ouvre ta bouche.

M�che bien!

- Elle me pla�t bien, ta soeur. - Elle est pas libre. Avance!

(cris)

- Rattrapez-les, putain de merde!

Grouillez-vous le cul!

- Allez!

- Stoppez votre v�hicule! Stoppez votre v�hicule!

- C'est bon, du calme! Je vous am�ne un client.

- Je voudrais voir le commissaire!

Bon bien, vous r�fl�chirez plus tard.

- Eh, merde!

Vous pouvez pas aller r�gler vos comptes ailleurs?

L�, on est en train de fermer.

- C'est Taha Ben Mamoud.

Vous devez avoir des inculpations contre lui.

- Je sais qui est ce lascar, mais l�, on ferme.

Ordre du minist�re. Alors � moins d'avoir des preuves,

je peux rien faire pour toi.

- Cinq kilos d'h�ro ramass�s sur son bureau.

Y a deux t�moins, �a vous va?

(Il soupire.)

- Y a ses gars dehors.

- Tu vas l'avoir ton proc�s-verbal. D'abord, vous me donnez vos flingues.

Vous autres, surveillez-moi celui-l�.

- Mon pauvre Le�to, t'es vraiment trop na�f.

Tu crois que �a va changer quelque chose?

- Pas grand-chose, mais c'est un bon d�but.

- On va gagner du temps et �viter la paperasse inutile.

Toi, dans la cage. Toi, ramasse ta dope et tire-toi.

- Faites pas �a, putain! - Allez, viens l�!

- �a sera encore pire qu'avant!

- On se casse. Et la merde, on sera pas l� pour la voir.

- Mais elle sera toujours l�!

C'est votre r�le de faire quelque chose pour l'arr�ter!

- T'as pas encore compris, t�te de piaf!?

Les murs et les barbel�s, �a te rappelle rien?

Ils vont te mettre un couvercle et tout faire p�ter.

Voil� comment ils vont la faire dispara�tre, la merde!

Sois heureux que je te foute en tole,

dehors, un paquet de lascars t'attendent

pour te truffer l'oignon. T'es encore l�, toi?

- Avec ces lascars dans ton commissariat,

je baisserais d'un ton. - Fais pas chier, Taha.

T'es libre et t'as ta dope. Qu'est-ce que tu veux de plus?

- La fille.

- Non!!!

(Le�to crie.)

- Vas-y, casse-toi. - Non!!!

- Je te pr�viens, si tu me touches...

- Lola! Lola!

- T'inqui�te pas, je vais bien m'occuper d'elle.

Messieurs, �'a toujours �t� un plaisir

de faire du business avec vous.

Adieu!

- Non!!! Non!!!

(cognement m�tallique)

- Tu la montes dans mon bureau,

tu l'attaches et tu lui files deux grammes. �a va la calmer.

- Allez, on se remet au travail, messieurs.

- J'avais pas le choix, petit.

Je me suis tap� 15 ans dans cette zone.

Je suis � la retraite, ce soir,

etj'aimerais bien en profiter un peu.

C'�tait elle ou moi.

D�sol�!

- Faut sauver ma soeur! Toi, t'es d�j� mort!

- Dis-moi, Pedro, elle t'a fait quelque chose cette porte?

- Je m'appelle pas Pedro.

- Je me fous que tu t'appelles pas Pedro. Je te parle de ma bagnole!

T'imagines si on te claquait la gueule, comme �a,

� chaque fois qu'on voulait que tu la fermes, toi?

- �a va, c'est qu'une bagnole.

- Non, c'est pas qu'une bagnole!

C'est MA bagnole!

Elle sort de r�vision et �a m'a co�t� une fortune.

Alors t'as int�r�t � la respecter, ma putain de bagnole!

Sinon je te d�fonce le train avant.

Me entiendes bien?

- Laisse tomber. �a va, il a pas fait expr�s.

- Il a du mou dans la t�te ou quoi, celui-l�?

J'en ai marre de ces gosses qui ne respectent plus rien, bordel!

C'est pas compliqu� de fermer une porte gentiment, non?

- Il ne le fera plus. Il a compris.

Il va en prendre soin de ta caisse, maintenant. Hein, Pedro?

- Je m'appelle pas Pedro.

- En plus, elle grince cette putain de porti�re!

Cent sacs de r�vision. Et ils te renvoient ta bagnole

avec une porte qui grince, ces maricons.

- Je vais m'en occuper de la porte qui grince, Carlos.

T'as ma parole.

- Il faut changer le recrutement, Benito.

�a va pas. Fais-moi penser d'en parler � Frank.

- D'accord.

- Faut qu'il arr�te de nous refiler ces Portugais.

Ils ont rien dans la t�te. Campesinos!

- Je vais parler avec Frank, on va trouver.

- Je veux des mecs avec de l'�ducation, bordel!

Il n'a qu'� recruter � la sortie des grandes �coles.

C'est bourr� de bacs plus cinq

qui se font chier toute la journ�e.

Benito, il y a six millions de putains de ch�meurs en France.

Il peut pas m'en trouver deux ou trois qui font l'affaire?

- T'as raison, il va s'en occuper, j'en suis s�r.

- C'est moi qui vais ouvrir cette porte?

- Vale!

- Le 27! - Tu penses � moi, Carlos?

- Je pense � vous, monsieur Keijman.

�a fait une semaine qu'on pourrit, hein!

- Hijo de puta!

On va lui parler � cet enfoir�!

Venir nous relancer chez nous avec tout le bl� qu'il nous doit.

Les gens n'ont vraiment plus aucune �ducation,

mon pauvre Benito, hein!

C'est par l�.

�a va, mon Samy?

- Non, �a va pas terrible.

- Qu'est-ce qu'il y a encore, hein? Tu vois des flics partout, c'est �a?

- Ceux-l�, �a fait une heure qu'ils sont l� pour choisir une bo�te de thon.

- C'est des vicelards. - Au rayon poisson?

- Rien, ils attendent 2 h du mat,

quand les putes font une pause � la machine � caf�.

- Vous �tes arriv� � 1 h 10.

Et � 1 1, voil� ce qui est pass� dans la rue.

- C'est quoi �a?

- Des vicelards. Ils vont pas mettre une heure

pour choisir une bo�te de thon.

- Tu as rep�r� autre chose?

- Plein d'habitu�s sont pas l� comme si on les avait pr�venus.

Comme par hasard, le jour o� on transf�re tout le pognon.

- Qu'est-ce que t'insinues?

- Que 500 plaques �a peut faire tourner la t�te.

Si tu d�nonces aux flics, tu prends pas de risques

et tu peux n�gocier jusqu'� 10% de la prise.

- Comment tu sais �a, toi?

- Parce qu'on me l'a d�j� propos�.

- Pourquoi tu l'as pas fait?

- Comment �tre s�r que celui qui te le propose,

c'est vraiment un flic?! - T'es un petit malin, toi.

- C'est la seule fa�on de rester en vie, non?

- C'est vrai. Tu as fait des �tudes, toi?

- �co. Bac plus cinq.

- Ah, tu vois! Tu vois la diff�rence!

Et tu penses qu'il y a une taupe parmi nous.

- �a fait pas l'ombre d'un doute.

- Je savais qu'il y avait un truc bizarre avec ce Pedro!

Hijo de puta, va! - Il s'appelait pas Pedro.

- On s'en fout. On va pas lui graver une plaque.

On prend le bl� et on s'arrache.

- On va nulle part! On pose les sacs, on montre ses mains.

- Benito, qu'est-ce que tu fais?

- Je m'appelle pas Benito non plus. Je m'appelle Damien,

premi�re section d'intervention.

Carlos Montoya, vous �tes en �tat d'arrestation.

- Benito, un flic!?

Vous avez le droit de rester silencieux.

Tout ce que vous pourrez dire pourra �tre retenu contre vous.

Chaque geste d�sordonn� que vous pourriez faire

pourrait �tre interpr�t� comme un refus d'obtemp�rer

et placera mes agents en position de l�gitime d�fense.

- �a veut dire quoi? - Tu bouges une oreille,

etje repeins la pi�ce en rouge, capito?

- Comment tu crois que tu vas sortir d'ici?

- Les autres sortent. Nous, on va rester un peu.

Samy, prends tes camarades et cassez-vous.

- Pourquoi tu les laisses partir, eux?

- Je p�che que les gros poissons.

Cam�l�on, en place. Envoyez la sauce.

- Bien re�u, Cam�l�on. On envoie.

- Qu'est-ce qu'on fait? - Pourquoi tu me demandes �a?

- T'as fait des �tudes, non? - Me fais pas chier.

(grondement inqui�tant)

- C'est quoi cette merde?

- �a va? Pas de bobo?

- Non, non, �a va. - Tant mieux.

Cam�l�on � gros porteur. Le colis est pr�t.

- Gros porteur. Bien re�u.

(sir�nes)

- Monsieur, restez pas ici.

- Alors, qu'est-ce qu'on fait?

(cris de panique)

- D�p�chez-vous! �a commence � chauffer ici.

Filons, bordel!

Envoyez-moi des chargeurs, je n'ai plus de munitions.

- Ils ont pas pris le pognon, on va se le partager.

Vite, ferme la porte!

(cri)

- Allez-y, faites vos jeux.

Putain, t'as le sens du timing, toi!

- Allez! Go, go, les gars! Allez!

- Par ici.

Par ici, messieurs dames, s'il vous pla�t.

- Bien jou�, mon pote.

- Op�ration termin�e. On repart.

- Capitaine!

- T'es le pire des fils de pute que j'ai jamais rencontr�s!

- Je vais dire �a � ma m�re, �a va lui faire plaisir.

- Je te consid�rais comme un fr�re.

- Un fr�re? Tu m'as fait laver ta bagnole pendant six mois

avant de me filer un peu de boulot.

D'ailleurs � ce propos, ta porte qui grince...

Elle ne grincera plus.

- Le capitaine Tomasso, mon colonel.

- Faites-le entrer.

Bonjour, Damien.

J'aurais aim� vous convoquer seulement pour vous f�liciter

pour l'op�ration la nuit derni�re. Malheureusement,

l'actualit� m'en emp�che. Asseyez-vous.

- Si vous permettez, je pr�f�re rester debout.

- Comme vous voulez.

Vous connaissez M. Kr�ger, secr�taire d'�tat � la d�fense.

Et M. Corsini, son adjoint.

Ils ont besoin d'un homme de valeur

pour une mission tr�s sp�ciale.

Monsieur Kr�ger, je vous laisse expliquer la situation.

- Voil�. On effectuait un transfert de mat�riel

hier apr�s-midi par fourgon sp�cial

et nous avons eu un petit incident.

- Non, non, d�gage avec ton �ponge pourrie!

Tu vas tout rayer!

Ils sont chiants.

Un jour, �a va mal finir.

- La bonne nouvelle, c'est que le fourgon �tait truff� de traceurs,

on sait o� il est.

Nous voulons que vous nous aidiez � le r�cup�rer.

- O� �a?

Il y avait quoi dans ce fourgon?

- Qu'est-ce que c'est que cette merde?

- Une bombe � fragmentation de type exp�rimental, appel�e ''bombe propre''.

Un prototype d�riv� de la technologie � neutrons.

Port�e moyenne, huit kilom�tres environ.

Les ondes sont de courte dur�e et se r�sorbent vite.

Le risque de pollution atmosph�rique est quasi nul.

- Vous avez peur qu'ils d�placent la bombe, c'est �a?

C'est s�r qu'au milieu des Champs-�lys�es,

�a serait moins propre. - Ce serait moins propre.

De plus, la bombe est �quip�e d'un syst�me de mise � feu

r�gl� sur 24 heures.

Malheureusement, il a �t� d�clench� accidentellement

il y a une heure.

- Il se passe quoi au bout de 23 heures?

- Elle explose.

- K 2? - Oui.

- T'as 23 heures pour vendre cette merde.

- Je prends pas, trop court.

- Capitaine, on vous demande pas votre avis.

On est en train de vous expliquer votre mission.

- Colonel, vous savez commentje travaille.

J'�tudie le terrain pendant des semaines.

Apr�s, �a me prend des mois pour m'infiltrer.

- Il y a deux millions de personnes dans cette banlieue,

et m�me si la moiti� sont de la pire esp�ce,

l'autre moiti� est en droit d'attendre une intervention.

� moins que sauver des populations

ne fasse plus partie de vos pr�occupations.

- Pourquoi prendre une mission qu'on a aucune chance de r�ussir?

D�samorcer une bombe au milieu de la pire des banlieues

o� j'ai jamais mis les pieds! C'est pas attractif.

- Concernant les lieux, on vous a trouv� un guide.

- En plus, faut travailler en tandem.

- C'est un jeune homme qui conna�t bien cette banlieue.

Vous gagnerez du temps.

- Et lui, vous lui avez demand� son avis ou vous l'avez engag� d'office?

- Il est pas encore au courant,

mais on compte sur vous pour le convaincre.

- Le�to, transfert.

- On va o�? - Ta gueule.

- Prisonnier Le�to, en fourgon.

(cris)

- Prisonnier 7 13 en fourgon.

- Putain, il m'a mordu ce con!!

(sir�ne)

- �a va?

- Super! Le con, il croyait que j'allais me laisser massacrer

juste pour le plaisir.

Je me casse.

- Tu crois vraiment qu'en tripotant la serrure,

tu vas ouvrir la porte?

- Tu dis �a parce qu'on se conna�t pas encore.

Je m'appelle Fantomas.

�a me passionne pas de passer huit ans de cellule.

- Pourquoi t'es tomb�?

- J'ai but� cinq mecs. Mais c'�tait pas les bons.

Celui qui m'int�ressait, il s'en est sorti.

- Qu'est-ce qu'il t'a fait?

- Il a but� mon p�re et mes deux fr�res.

Chaque fois qu'il respire, ce mec, �a me fait mal l�.

Alors je vais me tirer d'ici, direction banlieue 13

etje vais lui faire la peau.

- Il vit l�-bas?

- Oui, il y vit et il va y mourir.

- Comment il s'appelle? - Taha, tu le connais?

Bien, tu perds rien.

J'ai voulu faire du business avec lui.

C'est pas la meilleure id�e que j'ai eue.

Il cr�che dans un hangar

avec une v�ritable arm�e autour de lui.

Le Taha, il est l� � se pavaner avec son �pave.

- Quelle �pave?

- Une junkie au bout d'une laisse, comme une chienne.

Un fille d�fonc�e, j'ai jamais vu �a.

Lola, qu'elle s'appelle.

Attends-moi deux minutes, Fantomas revient.

- Ah!

Il reste une place � l'avant.

Je te d�pose quelque part?

- Banlieue 13, �a me va tr�s bien.

- Nickel.

Damien.

- Le�to.

- Tr�s bien.

Ils ont quitt� la prison; tout s'est d�roul� comme pr�vu.

- Ils sont toujours ensemble?

- Affirmatif. Aux commandes du fourgon. On peut pas les rater.

- Parfait. F�licitations, colonel.

- Ne criez pas victoire trop vite.

Il est plus facile de sortir de prison

que rentrer dans la banlieue 13. Et c'est l�

o� l'on va voir si votre Le�to est un bon guide.

Parce que sans lui, Damien ne pourra rien faire.

- Votre capitaine a toute notre confiance.

- Il va falloir que tu m'aides, je connais pas le chemin.

T'as un moyen pour qu'on puisse rentrer discr�tement?

- Oui, on fait tout droit.

- Arr�te tes conneries! Qu'est-ce que tu fais?

- J'ai pas envie de te perdre.

- Putain! Enl�ve-moi cette merde!

- Tu veux entrer dans la Cit�? - Oui.

- � partir de maintenant, c'est moi Fantomas.

Tu fais ce que je te dis. � fond, et tout droit.

- Maintenantje fais quoi?

- Tout droit, je t'ai dit!

Vas-y, tourne � droite maintenant!

� droite, je te dis!

- Je suis pas sourd! Elle est p�t�e, la direction!

- O.K. Arr�te-toi l�!

- Il n'y a plus de freins non plus.

- Appuie-toi en douceur contre une voiture.

- C'est �a que t'appelles en douceur?

- D�sol�, j'ai fait comme j'ai pu.

Maintenant, si monsieur est pas content,

il va changer de chauffeur.

Allez, d�tache-moi. - Pourquoi? T'es dans ton �l�ment.

- Qu'est-ce tu me fais, l�?

- T'es un flic qui me prend pour un con!

- Tu vas pas me laisser attach� l�?!

- T'as voulu venir dans la banlieue 13? Tu y es!

Tu sors ton manuel de police

et tu regardes � la page: Je suis dans la merde.

- Tu d�lires, je suis pas flic! Allez, d�tache-moi, putain!

C'est gr�ce � moi que t'es sorti de tole.

- Je sais pas pourquoi t'as fait �a.

S�rement une id�e bien tordue � la flic.

Mais quel que soit le deal, �a m'int�resse pas.

- M�me si �a peut sauver ta soeur?

- Ma soeur, elle a besoin de moi et de personne d'autre.

- Merde!

- Tu sais que c'est ma bagnole que t'es en train de d�foncer?

- D�sol�, je me suis �vad� de Drancy.

J'ai piqu� ce fourgon de merde qui n'avait plus de freins

etje suis venu me r�fugier ici.

- Te r�fugier? On t'a mal aiguill�, mon gars.

Ici, c'est pas Monaco, c'est Bagdad!

- Dis-leur de se calmer!

- Du calme! Du calme...

- D�sol� pour ta bagnole,

mais en �change, je te donne la mienne.

Comme �a, on est quittes.

- �a y est, tu l'as vendue ta bombe de merde?

- C'est pas � propos de �a. C'est Le�to.

- Quoi, Le�to? - Il s'est �vad� y a une heure.

�a veut dire qu'on va pas tarder � le voir rappliquer.

- H�! r�veille-toi.

On a des nouvelles de ton petit fr�re.

Il vient te chercher.

Soyez vigilants. - O.K.

- Putain! - Comment tu sais que je suis flic?!

- C'est la fa�on dont tu te bats, dont tu te d�places.

C'est trop clean, �a sent l'�cole!

Quand on vient de la rue, on a un truc en plus.

- C'est quoi? - La haine.

- C'est vrai, excuse-moi, vieux.

�a fait pas partie de mon �ducation.

Moi, on m'a appris: Libert�, �galit�, Fraternit�.

- L'eau, le gaz, l'�lectricit�.

- Tu t'en fous des lois, c'est �a?

- J'aimerais juste qu'elles soient les m�mes pour tout le monde.

- Je suis l� pour �tre s�r que personne ne l'oublie!

- Non. T'es un pitbull qui mord quand on lui demande!

- Qui mord quand on ne respecte pas les lois!

- Je suis n� dans cette banlieue.

Elle �tait d�j� pourrie � ma naissance.

Pour mes 18 ans, on a construit un mur tout autour.

J'ai fait quelque chose de mal pour �tre puni comme �a?!!

Non. J'ai respect� toutes tes putains de lois!

Si j'ai arr�t� l'�cole en quatri�me, c'est pas pour vendre du crack.

C'est parce qu'on a ferm� l'�cole, voil�.

La seule erreur que j'ai faite dans ma vie, c'est na�tre ici.

- C'est en br�lant des bagnoles que �a va s'arranger?

- T'as une autre id�e pour qu'on nous entende?

- L�, dans l'imm�diat, non.

Mais tu sais pourquoi je suis l�? Et pourquoi je t'ai lib�r�?

- Pour une bonne cause, je suppose.

- Oui, pour une bonne cause.

Une bombe s'est �gar�e dans ta banlieue.

Si je la d�samorce pas dans les deux heures,

il restera plus rien dans ta banlieue 13. Z�ro habitant.

Tu vois, si je suis ton raisonnement,

je pourrais me dire: Mais qu'est-ce que j'en ai � foutre

de ces deux millions de cons qui nous rapportent rien?!

Y aura toujours un connard comme moi

pour penser que la loi est faite pour tout le monde.

Qu'elle vaut qu'on se batte pour elle.

Maintenant, tu m'aides � la retrouver cette bombe

ou tu t'occupes que de ta gueule

comme tous les bourgeois que tu critiques?!

- Y a vraiment une bombe dans la Cit�?

- Me demande pas comment elle est arriv�e l�,

�a me rend malade.

- Elle est chez Taha?

- Bien oui. Il a ta soeur et il a ma bombe.

�a fait deux raisons de rester group�s, non?

- Si tu me racontes encore un crack, je te pulv�rise.

- Deal.

- C'est quoi ton plan?

- Tu me d�cris pr�cis�ment comment c'est chez Taha.

Je m'infiltre, discret. Je retrouve la bombe etje la d�samorce.

Ensuite, on s'occupe de ta soeur.

- Et moi, je te suis � la t�l�?

- Non. Toi, tu m'aides en faisant diversion.

Taha va se focaliser sur toi et te courir apr�s.

Pendant ce temps, je pourrai bosser plus tranquillement.

�a te va comme plan? - T'as un t�l�phone?

- Oui. - Vas-y, file.

- Putain, c'est pas Fantomas, c'est James Bond.

- C'est bon, �a va.

(dring!)

- Oui? - C'est Le�to.

- Comment t'as eu mon portable? - Il s'ach�te en prison.

- T'es sorti, j'ai entendu dire?

- Oui, je suis dans l'usine en face.

(� voix basse): Mais qui t'appelle?

- Eh bien, pourquoi tu m'appelles?

- Je suis avec un flic, on a un deal.

- J'envoie K 2 te chercher.

- Putain, mais t'es compl�tement malade! Le plan,

c'est d'�tre discret! Se fondre dans le paysage.

Discret, putain! En biais, par derri�re, pas de face,

pas dans la gueule du loup!

- Faut que tu l�ches ton manuel de police.

T'es dans la banlieue 13 ici. C'est truff� de renards!

Et Taha, je le connais par coeur!

C'est la seule chose � faire. - C'est quoi ton plan?

Ils viennent � 200, on les castagne.

Les survivants ont gagn�? - Non. Personne ne meurt.

On joue la seule carte qui marche avec lui.

- Laquelle? - La curiosit�.

- C'est qui ce flic dont il parle?

Putain! � chaque fois que je pose une question ici,

on me r�pond... Jamais, vous ouvrez un dico?

Renseignez-vous. Je veux un topo sur ce flic.

Etje le veux ici avant qu'il meure.

Je reviens dans cinq minutes.

- Je prends pas, trop risqu�.

- Si tu restes tout seul, t'es mort.

- J'ai toujours travaill� seul.

Et pour l'instant, je suis toujours vivant. Salut.

- Je connais le rep�re de Taha, toutes les sorties de secours.

Y en a une que j'ai creus�e moi-m�me.

- J'esp�re que tu t'es pas fait mal aux mains.

- Je sais o� elle est ta bombe!

Et t'arriveras jamais � la retrouver sans moi.

- Y a cinq minutes, tu savais pas qu'il y avait une bombe.

- Taha met tout ce qu'il a de valeur dans une chambre forte.

- Qu'est-ce qui te dit qu'il l'a mise dans la chambre forte?

- O� ailleurs, dans la cuisine? Bon, voil� le deal.

Je te lib�re, tu fermes ta gueule. Tu fais ce que je dis.

- Non, tu fermes ta gueule.

Tu pries pour que ma soeur soit vivante.

Si t'es sage, je te donnerai ta bombe.

Maintenant, d�tache-moi ou on va vraiment finir

par �tre dans la merde.

- Deal.

- C'est lui le flic?

- T'as un sens de la d�duction, K 2. Impressionnant.

- Amuse-toi. Une fois que Taha en aura fini avec toi,

je m'occuperai de ta gueule de playboy. Suivez-nous

et faites pas les mariolles, on est nerveux.

- Tu crois que je t'ai foutu l� pour roupiller?!

- Je me suis juste assoupi.

- O� tu l'as mis? - Au fond.

- Il a mang�? - Il fait que �a.

- J'ai du boulot pour toi. �a va te d�gourdir les jambes.

- Putain, ils ont de quoi envahir Paris s'ils veulent!

C'est le fourgon qui transportait la bombe.

- Comme �a, t'es s�r qu'elle est bien l�.

Tu veux m'attendre l�? Je te prends au retour.

- Non, merci.

- Alors comme �a, t'es pote avec un flic?

- C'est pas un pote.

C'est le seul qui sait arr�ter la bombe que t'as piqu�e.

- Vraiment? - Quand ton compteur

sera � z�ro, tout va sauter. - T'es venu nous sauver?

- J'ai le code pour arr�ter le m�canisme.

�a peut effectivement �viter deux millions de morts.

- L'�tat nous envoie un flic pour nous sauver

d'une vilaine bombe qui risque de tout faire p�ter.

Elle est pas belle, l'histoire? Ha! Ha! Ha!

Trop sympa. Mais pour �tre tr�s sinc�re avec toi,

on avait pas vraiment l'intention de la garder,

ta bombe. Tu veux la r�cup�rer?

- Oui. - Combien?

- Si j'ai pas tap� le code d'ici une heure, la bombe va p�ter.

- Je sais qu'elle va p�ter. Qu'est-ce que j'en ai � foutre?

Par contre, si t'as pas envie qu'elle p�te chez toi,

t'as int�r�t de te d�p�cher a n�gocier.

- Elle va tuer des millions d'innocents. - Mais �a, fallait y penser avant.

Quand vous l'avez fabriqu�e, par exemple, non?

Alors combien?

- Un million d'euros.

- Un million � ma droite. C'est pas cher.

�a int�resse quelqu'un d'autre? K 2?

- Deux millions � ma gauche pour ce brave K 2.

Qui dit mieux?

- Quatre.

- Quatre millions. � la bonne heure!

Quatre millions, quatre millions � ma droite.

- Tu vas allerjusqu'o� comme �a?

- Quand t'estimes que nos vies ne valent plus ce prix-l�,

tu me le dis, j'arr�te les ench�res.

- Dix. Dix millions � ma gauche.

�a commence � devenir int�ressant, notre affaire l�.

Alors les Blues Brothers? Dix millions, vous laissez passer

ou vous cassez la tirelire?

Bon bien, je vais �tre oblig� d'adjuger.

Dix millions une fois...

Dix millions deux fois...

- Vingt!

- Ah!

L�, on a affaire � un seigneur.

K 2?

- Ah non, c'est bon l�. Moi, �a va.

- Vingt millions. Adjug�.

Tu fais une bonne affaire.

Pour sauver deux millions de personnes

� peine dix euros par t�te.

C'est m�me pas le prix d'un happy meal. Ha! Ha! Ha!

Comment tu paies? - Virement.

Oublie le liquide, le temps de le sortir de la banque

et de le ramener ici, la bombe aura p�t�.

- Jamel, donne-leur le num�ro du compte aux Bahamas.

- Je veux voir la bombe. - C'est marrant,

j'�tais s�r que vous alliez me demander �a. Jetez un coup d'oeil.

Ta bombe, elle avait m�me pas de lanceur.

Heureusement, j'ai toujours un peu de matos en r�serve.

On a trouv� un lanceur russe, on l'a un peu modifi�.

Quant � la direction vers laquelle elle pointe,

je vous laisse deviner.

�a y est, le flic, il l'a vue ta bombe.

Alors maintenant, fais le transfert.

Tu vois, Le�to, j'ai bien appris la le�on.

Maintenant, c'est moi qui ai un coup d'avance.

- Trouvez-moi Kr�ger, c'est urgent.

(vrombissement d'un h�licopt�re)

Huit, quatre, sept,

trois, cinq...

Zoulou, Zoulou, Fox.

Delta, Charlie. - Et le transfert est de combien?

- Vingt millions d'euros.

- Vous �tes s�r que la bombe est bien l�?

- Elle est devant moi.

Je peux m�me vous dire

qu'il reste 48 minutes sur le cadran.

- Capitaine, nous n'avons pas ce genre de budget.

Va falloir vous d�brouiller autrement. D�sol�.

(tonalit�)

O.K., je patiente.

Ils sont en train de faire le virement.

O.K., merci, mon colonel.

Voil�. Vingt millions d'euros vers�s sur le compte.

Maintenant, laissez-moi arr�ter cette bombe.

- Tut-tut-tut, il est pas tout � fait termin� le deal.

Jamel, appelle les Bahamas. V�rifie que l'argent est arriv�.

- C'est ce que je faisais.

- Ferm�e. Elle ouvre dans une demi-heure.

- Esp�rons qu'elle ouvre � l'heure.

En attendant, je vous demande d'aller patienter au salon.

Mettez-vous l�, � genoux, face au mur, mains sur la t�te.

Yoyo, tu me les gardes comme �a jusqu'� nouvel ordre.

- On fait quoi maintenant?

- C'est toi qui as voulu venir faire ton show.

Si on l'avaitjou�e discr�te, on en serait pas l�.

- Si tes copains avaient transf�r� l'argent,

on serait d�j� dehors. - Non, on serait d�j� morts.

Tu crois vraiment que Taha nous aurait laiss�s partir comme �a?

- La question se pose pas puisqu'ils ont pas pay�.

Maintenant, au moins, tu sais combien vaut ta vie.

- Tu parles, ma vie, elle vaut que dalle pour eux.

- Damien, y a un truc qui cloche dans ton histoire.

- Comment �a?

- Je sais pas, �a sent l'embrouille.

Ils perdent une bombe comme on perd des cl�s.

Ils veulent la r�cup�rer mais pas la payer.

- Cherche pas � comprendre,

le pognon, �a leur fait faire n'importe quoi.

- Dis donc, super flic, t'es pas cens� les d�fendre?

- C'est pas eux que je d�fends, c'est des valeurs.

Les m�mes que toi, si j'ai bien compris, non?

- Combien de temps il nous reste?

- Trente-sept minutes.

- �a serait mieux qu'on trouve une id�e, non?

- �a serait mieux. - Je crois que j'en ai une.

- Vas-y.

- Tu te souviens le tunnel dontje t'ai parl�?

- Que t'as creus� avec tes dents? - Oui, c'est �a.

L'entr�e est dans les chiottes � gauche de l'ascenseur.

- Tu crois que le Yoyo va gentiment nous laisser aller pisser?

- Non, mais si on trouve une bonne raison

de remonter voir Taha, il va nous emmener vers l'ascenseur.

- O.K. Et une fois qu'on y est � l'ascenseur?

- On improvise. - Plut�t sommaire comme id�e, non?

- T'en as une autre. - Non.

- Alors bouge.

- Qui t'a dit de te lever, toi? - Faut voir Taha. Super urgent.

- Oui, c'est �a. En attendant, tu vas super t'asseoir

et super fermer ta gueule. C'est clair?

- Dis-moi, mais t'es super con, toi! Comment ton petit nom?

- Qu'est-ce t'en as � foutre?

- Quand Taha va me demander pourquoi il a perdu 20 millions d'euros,

je vais lui donner ton nom, �a va lui faire super plaisir.

- Si tu m'as mont� un char, je te liqu�fie.

- Deal.

- Vous trois, avec moi, les autres, en couverture.

- Je la sens pas du tout, ton impro.

- Laisse-toi aller, �a va venir tout seul.

- Appuie devant, vite.

- Quoi? - Maintenant!

- C'est celle-l�! - C'est �a, ta sortie?

On se barre par les cuvettes?

Tu veux t'engager dans la police?

- Putain, c'est quoi ce bordel, en bas?

Qu'est-ce qui se passe? Vous r�pondez pas au talkie?

- On �tait dans un tunnel.

- Quoi, tu vas me faire le coup du tunnel?

- Non, c'est pas �a, c'est � cause des deux connards,

ils se sont �vad�s par le tunnel.

On les a poursuivis, mais le talkie a d�conn�.

- R�p�te �a doucement. - Le�to et le flic, ils ont...

- Jamel, on en est o� du transfert?

- J'ai pas que des bonnes nouvelles.

- Il a bluff�? - Oui.

- Je m'en doutais.

On peut pas faire confiance � un flic, m�me � l'agonie.

Il va payer, ce petit enfoir�!

Je vais te leur faire p�ter, moi, leur bombe!

- Taha, Taha, je pense que tu devrais te rasseoir.

Ils ont pas vir� l'argent,

et avec le num�ro, ils ont remont� les autres.

Ils ont vid� tous les comptes. - Comment �a, quels comptes?

- Bahamas, Ryad, Karachi, tous.

M�me Londres. Y a plus rien, z�ro.

- Comment c'est possible?

- �a, le jour o� je le sais, je suis ma�tre du monde.

En attendant, je suis qu'un petit con d'ing�nieur

qui va rentrer chez lui.

Pardon.

- Dis-moi, Taha, si tu n'as plus d'argent,

comment tu vas faire pour nous payer cette semaine?

- L'argent au coffre au sous-sol, il est pas pr�t de me le gauler.

K 2, passe-moi ton flingue deux secondes.

K 2, ton flingue, merde!

Vous �tes qu'une petite bande d'enfoir�s!

- Qu'est-ce qu'on fait maintenant, K 2?

- On va commencer par retrouver les deux enfoir�s.

- Ah oui. - �a vaut pour tout le monde.

- On se s�pare!

- D�gagez! D�gagez!

Police!

- Combien de temps avant qu'elle p�te, cette bombe?

- Dix minutes.

- Et tu sais vraiment arr�ter cet engin?

- Oui, malheureusement, y a que moi.

- Bon, tu vas arr�ter cette bombe

et nous, on garde ton pote.

- J'ai besoin de quatre mains. - Pas question.

- O.K., On reste l�, et toi, tu vas la d�samorcer. �a te va?

D�p�che-toi, il te reste que neuf minutes.

- Bon. O.K., vous montez tous les deux,

et moi, je vous attends en bas.

Faudra bien que vous redescendiez un jour ou l'autre.

- Si je r�ussis mon coup, m�me toi, tu seras content

de revoir ma sale gueule de flic.

(grognement)

- Ha! Ha! Ha!

- C'est quoi ce truc-l�?

- Je sais pas, un cadeau de Taha.

- Si c'est un cadeau, laisse-moi l'ouvrir.

- H�! le Mongol, maintenant que t'es chaud,

�a te dirait de prendre une le�on?

(Il crie.)

Cadeau!

- Aaaah!

- Putain, joli coup! T'as appris �a o�?

- Dans un manuel de cuisine ou de p�che, je ne sais plus.

- C'est fini, Lola. C'est fini.

- Non, c'est pas encore tout � fait fini.

Putain de merde, y a pas de r�seau!!

Ah si, �a y est!

- T'inqui�te pas, il est sp�cialiste des menottes.

Il va t'enlever �a en moins de deux.

(dring!)

- All�? - Capitaine Tomasso.

Je suis devant la bombe, j'aurais besoin du code.

- Vous �tes o� l�?

- Devant la bombe. Filez-moi le code!

- Vous �tes o� exactement?

- Sur le toit d'un immeuble de la banlieue 13.

�a va ou vous voulez un point GPS?

- Beau travail, Tomasso. Nous sommes fiers de vous.

- Merci! Le code, putain!

- Neuf, deux, neuf, trois...

- Neuf, deux, neuf, trois...

- Sept, z�ro, neuf, B13.

- Sept, z�ro, neuf, B13.

Je vous rappelle si je suis encore vivant.

- B13, comme banlieue 13.

- Ouais. - �a te para�t pas bizarre?

La bombe a le code de la banlieue 13.

Neuf, deux, neuf, trois, les d�partements sur les camions.

- C'est un hasard.

- Damien, attends deux secondes!

Elle �tait pas cens�e arriver jusqu'ici, la bombe.

Pourquoi elle aurait un code li� � cette banlieue?

- Du moment qu'on l'arr�te, c'est le principal.

- Et si c'�tait l'inverse? - L'inverse de quoi?

- Si au lieu d'arr�ter la bombe, tu la mettais en marche?

- T'es allum� de la t�te!

Suffisait de pas m'envoyer, elle aurait saut� toute seule!

- Et comment �tre s�r qu'elle p�te au bon endroit?!

Au coeur de la banlieue 13?

C'est �a qu'il t'a demand�, ton chef?

Vous �tes bien au milieu de la banlieue 13?

- C'est une mesure de s�curit�. - C'est un pi�ge, Damien!

- Tu me fais chier! Laisse-moi bosser!

- Je t'ai d�j� sauv� la vie une fois, fais-moi confiance!

- J'ai une mission, j'irai jusqu'au bout!

D�sol�!

Arr�te tes conneries!! Dans une minute, on va tous sauter!

- Ouvre les yeux, Damien! Ils en ont rien � foutre de cette banlieue!

�a fait 20 ans qu'ils arrivent pas � r�soudre le probl�me!

Alors ils ont fait un mur autour! Maintenant, ils vont nettoyer.

Y a plus un seul fonctionnaire, plus de postes, plus d'�coles.

Et ils ont ferm� le dernier commissariat.

- La bombe a �t� vol�e! �a s'invente pas!

- Les fourgons attaqu�s par des malfrats?!

- Oui, c'est �a.

- C'est �a, leur histoire? - Oui.

- Alors pourquoi le fourgon qu'on a vu, il �tait intact?!

Et les traces d'explosion, et la porte pulv�ris�e?

- C'�tait peut-�tre pas le m�me fourgon!

- C'�tait le m�me!Tu le sais!

Une fois s�rs que la bombe �tait bien

� l'int�rieur de la banlieue 13 et qu'elle bougerait pas,

ils ont appel� leur meilleur chien de garde

pour la mettre en marche. T'as rempli ta mission!

T'as emp�ch� Taha de la sortir et tu veux la mettre en marche?

- On tuerait deux millions de personnes

parce qu'on arrive pas � r�soudre leurs probl�mes?!!

- On en a bien tu� six millions

sous pr�texte qu'ils �taient pas blonds aux yeux bleus.

- D�sol�, Le�to!

- D�sol�e! - Fais pas �a, Lola!

- Je pr�f�re mourir en assumant les conneries de mon fr�re

que les tiennes.

(bip!)

(arr�t du signal)

- Ah! c'est fini!

- Oui, c'est fini cette fois.

- Non, pas tout � fait.

Je te l'avais dit que tu serais content de revoir

ma sale gueule de flic.

- T'as cinq minutes pour quitter la ville.

- Je peux prendre un souvenir? - Avec plaisir.

- Tr�s bien. Toujours rien.

- Qu'est-ce qu'il fout? Tout aurait d� p�ter.

- Si rien ne se passe, qu'est-ce qu'on fait?

- J'en sais rien. Il �tait cens� la faire p�ter.

(fracas) Qu'est-ce que c'est?

- Je sais pas, on dirait une bagarre.

- Eh bien, allez voir!

- Oh!

- Voil�, mission accomplie. Enfin presque.

� la derni�re minute, impossible de se souvenir du code.

Pourtant on s'est mis � deux.

Mais c'est de ma faute, enti�rement.

C'est moi qui ai oubli� mes num�ros.

Toi, tu t'en es souvenu? - Oui.

- Vous avez bien fait de me l'envoyer.

On a fait une fine �quipe.

Sans lui, je serais d�j� mort.

Alors, c'est quoi les chiffres?

- Quatre-vingt-douze, quatre-vingt-treize.

- Comme les deux d�partements? - Oui.

- C'est fou, �a, hein?

Les co�ncidences! Apr�s, c'est sept, z�ro, neuf.

Facile � retenir, c'est la date d'aujourd'hui.

Sept, z�ro, neuf.

Sept septembre, jour de la rentr�e.

Pratique, non? Une bonne petite bombe dans un quartier chaud,

quand on est s�r que tout le monde est l�.

On se d�barrasse de toute la merde en une seule fois.

Vous m'arr�tez si je me trompe. Alors, ce code?

�a y est, �a me revient, le reste du code. B13.

Comme banlieue 13.

Commentj'ai pu oublier?

Je vous laisse le taper.

- Vous allez pas faire p�ter cette bombe en plein Paris!?

- Je croyais que le code �tait cens� arr�ter la bombe.

En tapant le code, �a la mettra en marche?!!

- Jouez pas au con, vous avez compris!

- J'ai pas compris, expliquez-moi. - La banlieue 13 est incontr�lable.

�a co�te une fortune � l'�tat, les contribuables ont peur.

Peur et marre de payer pour cette racaille!

- Alors on nettoie? � la bombe, c'est �a?

- Oui, pas tr�s d�mocratique mais �a r�sout beaucoup de probl�mes.

- Sauf un, le v�tre.

- Faites pas �a, je vous en supplie!!

- Vous vouliez nettoyer, non? - Vous allez tous nous tuer!!

- Fallait y penser avant quand vous l'avez fabriqu�e!

- Non!

- Vous avez vraiment cru que j'allais tout faire sauter?

Comme �a, par vengeance!

Non, y a d'autres moyens que la violence

pour r�soudre les probl�mes,

des moyens beaucoup plus d�mocratiques.

Regardez par la fen�tre et souriez.

- Le son, �a allait?

- Qu'est-ce que vous foutez, Tomasso?

- Je fais mon boulot, monsieur.

Vous savez ce que c'est, mon boulot?

Y a des lois dans ce pays, les m�mes pour tout le monde.

Et moi, je suis l� pour �tre s�r que personne l'oublie.

C'est �a, mon boulot!

Maintenant, si vous avez pas tout compris...

Regardez la t�l�, vous allez comprendre.

(t�l�): On peut aussi acheter son billet � bord des trains,

aupr�s des contr�leurs.

Toujours aucun billet disponible dans les guichets des gares

et �a pourrait bien durer.

...impossible d'estimer le d�lai n�cessaire pour la r�paration

du syst�me informatique de r�servation.

- La banlieue 13 est incontr�lable.

�a co�te une fortune � l'�tat, les contribuables ont peur.

Peur et marre de payer pour cette racaille!

- Alors on nettoie? � la bombe, c'est �a?

- C'est �a. Pas tr�s d�mocratique,

mais �a r�sout beaucoup de probl�mes.

La banlieue 13 est incontr�lable,

�a co�te une fortune � l'�tat, les contribuables ont peur.

Peur et marre de payer pour cette racaille!

- Alors on nettoie? � la bombe, c'est �a?

- C'est �a. Pas tr�s d�mocratique,

mais �a r�sout beaucoup de probl�mes.

- Sauf un, le v�tre.

- T'es s�r tu veux pas rester de ce c�t�-l�?

Avec la prime qu'ils vont te filer,

t'as de quoi te prendre un bel appart.

- J'ai d�j� un appart. Et puis c'est l�, ma ville. J'y suis n�.

Maintenant, j'aimerais juste pouvoir y vivre tranquillement.

- Mais �a viendra, Le�to.

Ils commencent la d�molition du mur lundi prochain.

Les postes de police

vont ouvrir � la fin du mois et les �coles aussi.

Tu te rends compte? C'est gr�ce � toi, tout �a.

- C'est le meilleur, mon fr�re.

�a fait longtemps que je le sais.

- Allez, souris, on dirait que t'es pas content.

- J'esp�re juste que �a va pas merder en cours de route

et qu'ils vont faire ce qu'ils ont promis.

- C'est des d�crets d'urgence qui ont �t� vot�s, Le�to.

Les d�crets du parlement doivent �tre appliqu�s, c'est la loi.

Il y aura toujours un connard comme moi pour �tre s�r

que personne ne l'oublie.

- Prends soin de toi.

- C'est pas moi qui vis dans un quartier chaud.

- Ton quartier est plus dangereux que le mien, Damien.

- �a se mesure.

- Passe nous voir.

- Je vous promets rien.

- Il passera. Viens.

- Bonjour.

Merci.

Allez-y.

| On veut m'formater artiste qui passe partout |

| On veut qu'j'fasse des singles |

| Sur des bits de cartoon |

| On veut qu'j'ferme ma gueule En bref monte on casse tout |

| Mais on laisse parler les traves et les babtous |

| J'changerais pas |

| C'est comme voir Bush avec un chapelet |

| C'est comme voir mon fr�re Doum freiner � Chatelet |

| Impossible qu'Iron devienne une salet� audiovisuelle |

| Comme les trois quarts du rap fran�ais |

| J'suis un r�sistant r�sistant r�sistant |

| QUOl |

| Un r�sistant r�sistant r�sistant |

| QUOl Un r�sistant r�sistant r�sistant |

| QUOl |

| Un militant devant la foule j'h�site pas |

| J'suis fianc� � la rue mais j'vais pas l'�pouser |

| J'vais m'barrer d'cette vie J'pense � t'faire danser |

| Mon rap une cure une douche de v�rit� |

| Je sais c'que j'�cris etj'�vite de m'emporter |

| J'ai tu� personne comme Michel Fourniret |

| Y'a pas d'serial killer qui tra�ne dans mon quartier |

| Trop d'rappeurs ont chi� sur le hip hop |

| Le cul mal lav� c'est pas ta place � skyrock |

| J'suis un r�sistant r�sistant r�sistant |

| Raconter d'la merde � des millions d'gens |

| R�sistant r�sistant r�sistant |

| En plus �a sert � rien et y a personne qui vend |

| Dans l'rap �aifran aucun n'est millionnaire |

| Y a qu'des frimeurs qui rappent pour des faits mineurs |

| Tous ont des traces de giffles |

| Bais�s par les majeurs friands de p'tites carri�res |

| Les m�dias s'approprient notre culture urbaine |

| La culture fran�aise elle est morte |

| J'l'ai mise dans la benne |

| Avec les lois les flics et l'oeil � Le Pen |

| La tole le fisc et la double BM |

| On peut pas m'changer c'est comme raser Ben Laden |

| J'narrate c'que j'vois c'que j'vis |

| J'touche � tout th�me J'lutte pour qu'on m'�coute |

| Pas pour qu'on m'suce le zgu�gue |

| Le jour o� j'tourne ma veste moi-m�me j'me coupe les veines |

| J'suis un r�sistant r�sistant r�sistant |

| QUOl |

| Un r�sistant r�sistant r�sistant |

| QUOl |

| Un r�sistant r�sistant r�sistant |

| Un militant devant la foule j'h�site pas |

| Mon but c'est d'marquer la conscience des gens |

| Mon album un livre qui se lit avec les tympans |

| J'suis un r�sistant devant la foule j'h�site pas |

| Pour cracher mes phrases �crites sous cette loi |

| Vous �tiez jamais l� |

| Tous ceux qu'ont menti |

| Iron l'�lu j'te fais... |

| Je chie sur la c�l�brit� |

| J'conduis mon rap en �tat d'�bri�t� |

| Joko surjoko j'�cris la v�rit� |

| J'vis dans l'ghetto depuis ma premi�re r�cr� |

| J'ai jamais flanch� |

| Dans la charge avoue | Toujours les voyous |

| Et apr�s passe aux aveux |

| J'suis un r�sistant r�sistant r�sistant |

| QUOl |

| Un r�sistant r�sistant r�sistant |

| QUOl |

| Un r�sistant r�sistant r�sistant |

| QUOl |

| Un militant devant la foule j'h�site pas |

| Moi j'aime la vie j'l'attise et savoure |

| Devant un planet earthquake |

| Comme tout le monde je cours |

| Trop d'frac tu fais pas d'fric |

| C'est pas en titubant que j'vais rentrer en Afrique |

| J'ai pas la cl� donc j'd�marre au cric |

| Sans s'tress j'pars mes pompes crissent |

| J'suis pas mort comme une trique sous drogue |

| Je g�re mon cas m�me j'suis un dog |

Sous-titrage: CNST, Montr�al

| Un militant militant militant |

| Un militant militant militant |

| QUOl |

| Un militant militant militant... ||

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