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Mon frère est un assassin.
Vous ne serez pas un héros cette fois-ci, monsieur Holmes !
Faites vos recherches !
Je ne suis pas un héros. Je suis un sociopathe de haut niveau.
Joyeux Noël !
La compassion fraternelle m'est étrangère.
Tu sais ce qui est arrivé à l'autre.
Je vous ai manqué ?
Je ne suis parti que quatre minutes.
J'espère en tout cas que tu as retenu la leçon.
Ce que vous allez voir
est bien plus que Top Secret.
Est-ce clair ? Ne prenez pas de notes.
Une fois hors de ces murs, vous ne devez pas en parler.
Un embargo d'information a été posé sur l'incident.
Seuls ceux dans cette pièce,
noms de code Antarctica, Langdale, Porlock et Love,
connaîtront l'entière vérité.
Pour tous les autres concernés,
partant du Premier minsitre
et bien au-delà, Charles Augustus...
- Tu es sur Twitter ? - Non.
- Pourtant, on dirait bien ! - Evidemment que je ne tweet pas.
Pourquoi serais-je en train de tweeter ?
- Donne-moi ça ! - Quoi ? Non !
Que fais-tu ?
- Arrête ! - Donne-moi ça !
- "De retour sur la terre ferme." - Ne lis pas tout haut.
- "Libre comme l'air." - Mon Dieu quel rabat-joie.
Vas-tu prendre ça sérieusement ?
Je prends ça au sérieux ! Qu'est-ce qui te fait croire que je ne prends ça au sérieux ?
"#QuelleBelleMatinée"
Il y a peu, j'effectuais une mission me menant à une mort certaine...
Ma mort !
Et me revoilà, dans un chaleureux bureau, avec mon grand frère et...
Ce sont des biscuits au gingembre ?
- Bon Dieu... - J'adooore les biscuits au gingembre.
Notre médecin a dit que vous étiez clean.
Je le suis. Complètement.
Plus besoin de stimulants maintenant, Vous vous souvenez ? J'ai du travail à faire.
Vous êtes défoncé !
Naturellement. Je vous l'assure. Entièrement naturel.
Je suis juste ♪ Heureux d'être en viiie ! ♪
Que devrions-nous faire ensuite ? Quel est votre nom ?
Vi-Vivian.
- Que faites-vous, Vivian ? - Pardon ?
C'est une belle journée. Aller faire une promenade ?
Faire un avion en papier ? Manger une glace ?
Manger une glace, je suppose.
Va pour la glace !
- Quel est votre parfum préféré ? - Je ne devrais pas...
- Allez-y. - Il y a toujours des Mivvies ?
- M. Holmes... - Oui ?
- ... Nous devons continuer. - Oui, bien sûr.
"Faites vos recherches.
"Je ne suis pas un héros. Je suis un sociopathe de haut niveau.
"... sociopathe.
"... sociopathe."
Je vois, qui donc est censé l'avoir abattu ?
Un deuxième classe trop empressé avec le doigt qui le démange.
- Ce n'est pas du tout ce qu'il s'est passé. - Maintenant, si.
Remarquable. Comment avez-vous fait ?
Des personnes très talentueuses travaillent ici.
Si James Moriarty peut hacker tous les écrans du pays,
soyez assurés que nous avons les moyens de trafiquer aussi.
C'est maintenant la version officielle,
la version que tout le monde verra.
Pas besoin de chercher les ennuis
à demander un pardon officiel.
Vous êtes tiré d'affaire, M. Holmes.
Vous êtes blanchi.
OK, merci.
Évidemment, il reste des affaires en cours.
Moriarty.
Je vous ai dit que Moriarty est mort.
Vous avez dit qu'il avait filmé son message vidéo avant sa mort.
Oui.
Vous avez aussi dit, que vous saviez ce qu'il allait faire ensuite.
- Qu'est-ce que ça veut dire ? - Peut-être simplement ça.
Peut-être qu'il veut vous faire peur.
Non, il ne serait pas aussi décevant.
Il a planifié quelque chose, à long terme.
Quelque chose pour le cas où il ne s'en sortirait pas en vie
après le toit.
Une revanche posthume.
Non, mieux que ça: un jeu post-mortem.
Nous vous avons ramené pour que vous vous en occupiez.
- Qu'allez-vous faire ? - Attendre.
Attendre ?!
Bien sûr attendre : je suis une cible, les cibles attendent.
Écoutez, quoi qu'il arrive, quoi qu'il ait prévu,
je saurai quand ça commencera.
Je sais toujours quand le jeu commence. Vous savez pourquoi ?
Pourquoi ?
Parce que j'adore ça.
Il y avait un marchand dans le grand marché de Bagdad.
Un jour, un étranger
le regarda avec surprise,
et il sut que l'étranger était la Mort.
Pâle et tremblant, le marchand s'enfuit
et fit des kilomètres et des kilomètres jusqu'à la ville de Samarra.
Pour être sûr d'échapper à la Mort.
Mais, arrivé à Samarra,
le marchant vit la Mort qui l'y attendait.
"Bien" dit le marchand. "Je me rends."
"Mais dites-moi, pourquoi aviez-vous l'air surpris ?
Quand vous m'avez vu ce matin à Bagdad ?"
"Parce que" dit la Mort
"J'avais rendez-vous avec vous ce soir..."
"... à Samarra."
Si ça continue, je devrais utiliser deux couteaux.
La publicité, ça paie.
- Et pour Moriarty alors ? - Oh j'ai un plan.
Je vais surveiller le monde souterrain,
et chaque fil me dira quelle araignée a bougé.
Donc, ton plan est de rester assis ici
et résoudre des crimes comme toujours ?
Génial, non ?
Il s'est noyé, M. Holmes. C'est ce qu'on pensait.
- Mais quand ils ont ouvert ses poumons... - Oui ?
... il y avait du sable.
Superficiel.
Reviens ! C'est le mauvais pouce.
- Sherlock... - Ce ne sont jamais des jumeaux.
Hopkins, arrêtez Wilson. Dimmock, regardez aux ganglions.
- "Wilson ?" "Les ganglions ?" - Sherlock...
Il ne vous reste peut-être qu'un torse démembré,
mais il y a des traces d'encre dans les ganglions sous ses bras.
Si votre inconnu a des tatouages, les signes sont là.
- Bon sang ! Vous l'avez deviné ? - Je ne devine jamais.
- Sherlock... - Alors c'est le tueur ?
L'éleveur de canaris ?
- Évidemment c'est le tueur. - Je ne l'avais pas vu venir.
Évidemment.
Sherlock, tu ne peux pas continuer à jongler comme ça.
C'est ça ! La pièce tournait.
Vos médicaments pour le coeur vous causent des amnésies.
Oui... c'est possible. Pourquoi ?
Parce que les empreintes sur la nuque de votre frère sont les vôtres.
- Une méduse ? - Je sais.
On ne peut arrêter une méduse.
- On peut essayer. - On a essayé.
- Mon dieu. - Mary ?
59 appels manqués.
Nous avons de gros problèmes.
Oh, mon Dieu ! Oh, mon Dieu !
Relax, deux syllabes...
Je suis infirmière, chéri, je sais quoi faire !
- Très bien, alors... - Re ! Lax !
Non, conduis, mon Dieu, conduis ! Pitié, conduis !
Sherlock, Mary !
C'est ça, Mary. Re...
- Ne commence pas ! - ... lax.
John, John... Je pense que tu dois t'arrêter !
- Mary, Mary... - Arrête-toi !
Oh, mon Dieu !
C'est fait ?
Ce n'est jamais bon quand je les prends.
Regardons ça.
Elle est magnifique.
- Encore une autre. - Quel est son nom ?
- Catherine. - On a abandonné ça.
Vraiment ?
- Vous savez ce que je pense... - Ce n'est pas un nom de fille.
Molly, Mme H., nous voudrions que vous soyez les marraines.
- Oh vraiment ? - Si vous...
Ce serait parfait.
Et... toi aussi, Sherlock ?
- Moi aussi quoi ? - Le parrain, tu serais le parrain.
Dieu est une conception absurde, immaginé par des incapables
qui renonce à toute responsabilité au profit d'un ami magique.
Oui mais il y aura du gâteau. Tu seras là ?
Je te le dirai plus tard.
Notre Père, nous vous demandons d'accorder vos grâces avec cette eau
et la sanctifier pour son utilisation d'aujourd'hui.
Au nom du Christ.
Maintenant, quel nom avez-vous donné à votre fille ?
Rosamund Mary.
Rosamund ?
Ça veut dire "Rose du monde". Rosie pour raccourcir.
Tu n'as pas reçu le message de John ?
Je supprime ses messages, comme tout message commençant par "Salut."
J'ignore pourquoi les gens te croient incapable de ressentir les émotions.
Désolé.
Téléphone !
Parrain, marraine, êtes-vous prêts à aider les parents de cet enfant
dans leur rôle de parrain et marraine ?
Nous sommes prêts.
Désolé, j'étais distrait.
S'il vous plaît, répétez la question.
Comme d'habitude, Watson, tu vois mais tu n'observes pas.
Pour toi, le monde est un mystère impénétrable.
Alors qu'il est un livre ouvert pour moi.
Logique pure vs caprice romantique, c'est ton choix.
Ton inaptitude à relier tes actions à leurs conséquences.
Pour la dernière fois, si tu veux garder le hochet,
ne jette pas le hochet.
Très bien, bonne fille. Gentille fille, gentille fille.
Je ferais mieux de terminer, non ?
Bonjour.
Il a dit que tu avais quelque chose d'intéressant, Greg ?
C'était le 50e anniversaire de David Welsborough.
Eh bien, 50 ans !
Où sont passées les années ?
Je suis certain que je n'avais que 21 ans la semaine passée.
Oui, c'est impossible. C'était avant notre rencontre.
- Non, non, ce n'est pas... - "Ce n'est pas aussi long."
Elle me regarde avec désapprobation encore une fois.
Non. Elle est juste jalouse.
Nous le sommes tous les deux.
Non, David.
- Allez, tu as promis. - Non, c'est...
Oh non... C'est un appel Skype.
C'est surement Charlie. Au moins, il te téléphone.
Regarde ! Salut !
Papa ! Bon anniversaire.
Désolé de manquer la fête, mais les voyages ouvrent l'esprit !
Non ! L'image s'est figée !
Le réseau est naze. Mais je t'entends toujours.
Pourquoi est-il nul ? Où es-tu ?
Comment va-t-il ? Il mange bien ? Demande lui s'il mange.
David ? Allez !
Attends une seconde, je cherche un lieu plus calme.
Alors, Charlie, où es-tu ?
Tu m'entends ?
- Désolé, je suis là. Juste un peu... - Tu vas bien ?
C'est rien. Probablement l'altitude.
L'altitude ?
Je suis au Tibet. Tu n'as pas vu les montagnes ?
Oublie les montagnes.
Ta mère veut savoir si tu manges correctement.
- Papa, tu peux me faire une faveur ? - Quoi ?
Tu pourrais vérifier quelque chose sur ma voiture ?
Ta voiture ?
C'est pour gagner un pari. Les gars ne me croient pas
quand je dis que j'ai un Power Ranger attaché au capot.
- Tu pourrais prendre une photo ? - Oui, je peux faire ça.
Voilà. Tu l'as reçue ?
Charlie ?
Une semaine plus tard...
Oui ?
... quelque chose d'étrange s'est produit.
Un conducteur saoul est poursuivi par la police,
et il entre sur la propriété des Welsborough
pour tenter de s'échapper.
Malheureusement...
Le conducteur s'en est sorti, ils ont pu le dégager avant l'explosion.
Mais quand le feu a été éteint et la voiture examinée...
Le corps de qui ?
Charlie Welsborough, le fils.
- Quoi ? - Le fils qui était au Tibet.
L'ADN l'a confirmé.
Le soir de la fête, la voiture était vide.
Et une semaine plus tard...
son corps est retrouvé au volant.
- Je savais que ça t'intriguerait. - Vous avez le rapport du labo ?
Charlie Welsborough est le fils d'un employé du ministère,
alors je suis sous pression pour résoudre l'affaire.
Qui s'inquiète de ça ? Parlez-moi des sièges.
- Les sièges ? - Oui, les sièges de la voiture.
Faits en vinyle.
Deux types de vinyle retrouvé.
C'était sa propre voiture ?
Oui, pas fameuse, il était étudiant.
- C'est suggestif. - Pourquoi ?
- Le vinyl est moins cher que le cuir. - Oui, bon ?
- Il y a autre chose. - Oui ?
D'après cela,
Charlie Welsborought était déjà mort depuis une semaine.
Quoi ?
Le corps dans la voiture, mort depuis une semaine.
Oh, c'est bon. Est-ce mon anniversaire ?
Vous voulez aider ?
- Oui d'accord. - Une condition.
Prenez tous les crédits. Ça deviens ennuyeux si je résous tout.
Oui, vous dites cela
mais ensuite le Blog de Jon sur vous et lui les prenez quand même.
Il marque un point.
Ce qui me fait passer pour un prétentieux
qui essaie de s'attribuer le mérite de quelque chose qu'il n'a pas fait !
Tu as touché un point sensible.
- Comme si j'étais un junkie méritant. - C'est un sujet sensible.
Donc tu prends toute la gloire, merci beaucoup...
... Merci quand même.
Résous juste ce truc, veux-tu ? Ça me rend fou.
Tout ce que tu veux, Giles.
Je rigole.
Quel est son nom ?
Greg. Quoi ?
Greg.
Ce qu'il s'est passé est pourtant évident.
John, tu m'impressionnes. Tu sais ce qu'il s'est passé ?
Aucune idée. C'est simplement ce que tu dis d'habitude.
Dans ce cas, espérons résoudre votre petit problème, Greg.
- Tu as entendu ? - Je sais.
- Alors comment se passe la paternité ? - Bien, bien. Génial.
- Tu arrives à dormir ? - Oh, non.
Tu es au service d'un bébé criant et exigeant,
qui te réveille toutes les heures pour satisfaire tous ses désirs.
- Tu dois te sentir très différent... - Pardon, quoi ?
Oui, enfin tu sais ce que c'est.
Tout ce que tu fais c'est de nettoyer leur désordre, leur tapoter la tête.
- Avez-vous une petite blague ? - Jamais un remerciement.
Impossible de distinguer deux personnes.
C'est une blague, n'est-ce pas ?
Ouais et ça nous dit "Oh vous êtes tellement intelligent."
- Est-ce qu'on parle de moi ? - Je pense qu'il a besoin d'être changé.
Ça pourrait vraiment être le cas.
Non, je ne vois pas.
La famille de Charlie est assez affectée par cette histoire
donc soit gentil avec eux, ok ?
- Tu me connais. - "Hé, bonjour."
Je gère, ne t'inquiète pas.
Langes, la crème qu'on ne trouve pas chez Boots.
Oui, oublie ça. Où es-tu maintenant ?
À la maison du gamin mort ?
Et qu'est-ce qu'il en pense ? Une théorie ?
Je t'envoie les infos par texto.
Oui, deux types de vinyle différents.
Comment tu sais ça ?
Oh tu serais étonné de tout ce qu'une réceptionniste peut apprendre.
- Elles savent tout ! - Alors tu as résolu l'affaire ?
J'y travaille.
Oh, Mary, être mère te ralentit.
- Cochon ! - Essaie encore.
Alors, que dis-tu de ça ?
Une voiture vide soudainement chargée d'un cadavre vieux d'une semaine.
Et comment vas-tu appeler celle-ci ?
Oh, le conducteur fantôme.
- Ne mets pas de titre. - Les gens aiment les titres.
- Ils détestent les titres. - Mais il faut leur donner ce qu'ils veulent.
Non, ne fait jamais ça. Les gens sont stupides.
Oui, certains.
Toutes les personnes sont stupides.
La plupart d'entre elles.
Ça doit être étrange d'être lui.
Je veux dire, c'est juste en haut de votre rue.
M. et Mme Welsborough, je suis navré pour votre fille.
Fils !
M. et Mme Welsborough, voici M. Sherlock Holmes.
Merci de vous être déplacé. Nous avons entendu parler de vous.
Si quelqu'un peut faire la lumière sur cette affaire, c'est vous.
Je pense que...
...je peux.
Charlie était notre monde, M. Holmes. Je...
Sherlock ?
M. Holmes ?
Vous disiez ?
Charlie était notre monde, M. Holmes.
Je doute qu'on s'en remette.
Non. Je ne pense pas.
Vraiment désolé, pouvous-vous m'excuser une minute ? Je dois...
Je... Je dois... Hum.
- Que se passe-t-il ? - Je ne suis pas sûr...
C'est juste une intuition.
Sérieusement ? Toi ?
Les intuitions ne sont pas faites pour être ignorées, John.
Ils représentent un système de traitement données trop compliqué
pour être compris par un esprit conscient.
Qu'est-ce que c'est que ça ?
C'est un mausolée, en quelque sorte.
Grand fan de Mme T.
Une vraie héroïne quand j'ai commencé.
Bien sûr.
- Qui ? - Quoi ?
- Qui est-ce ? - Êtes-vous sérieux ?
- Sherlock... - C'est Margaret Thatcher,
la première Premier ministre du pays.
Bien sûr.
- Premier ministre ? Bien sûr. - Dirigeant du gouvernement.
- Une femme ? - Pour l'amour de Dieu !
Tu sais très bien qui elle est.
Pourquoi essayes-tu de gagner du temps ?
C'est l'écart, regarde l'écart. Ça ne colle pas.
Tout le reste est en ordre.
Ça ressemble presque à des TOC. Mes hommages.
Cette figurine a été repositionnée
après le nettoyage, cette photo est redressée tous les jours,
mais il reste cet écart.
Il manque quelque chose ici, on l'a enlevé récemment.
- Un buste de plâtre. - Pour l'amour de Dieu ! Il est cassé.
Quel est le rapport avec Charlie ?
- L'espace ! - Quoi ?
Comment cela a-t-il pu se casser ?
Le seul endroit où il aurait pu tomber est le sol et il y a un gros tapis épais.
- Est-ce important ? - Mme Welsborough, toutes mes excuses.
- Vous devez le laisser faire. - Votre ami est-il fou ?
Non, c'est un connard, mais on fait souvent l'erreur.
Un petit voyou est entré par effraction et l'a cassé en petits morceaux.
Nous avons retrouvé les bouts sur le porche.
- Celui par lequel nous sommes entrés ? - Comment peut-on la détester autant
au point de casser sa statue.
Je ne suis pas un expert, mais surement à cause de sa tête.
- Pourquoi il n'a pas cassé les autres ? - C'était la meilleure opportunité
et regardez celle-là, elle sourit.
Inspecteur, c'est clairement une perte de temps.
- Et s'il n'y a rien d'autre... - Je sais ce qui est arrivé à votre fils.
Vous savez ?
C'est assez simple, superficiel, pour être franc.
Mais avant, dites-moi la nuit de l'effraction,
cette pièce était éteinte ?
- Oui. - Et le porche où cela a été cassé,
le détecteur de mouvement était endommagé,
- donc il est allumé en permanence. - Comment avez-vous remarqué cela ?
Je manque d'arrogance pour ignorer les détails. Je ne suis pas la police.
- Donc il l'a cassé où il pouvait le voir. - Exactement.
- Pourquoi ? - Je ne sais pas, ce serait pas drôle si je le savais.
M. Holmes, s'il vous plait !
C'était votre 50e anniversaire, Mme Welsborough, bien sûr vous étiez
déçue que votre fils ne soit pas revenu de son année sabbatique.
- Après tout, il était au Tibet. - Oui.
- Non. - Non ?
♪ Joyeux Anniversaire... ♪
La première partie de la conversation est en fait une vidéo pré-enregistrée.
Facilement faisable.
C'est un appel via Skype.
Le piège était fait pour être une surprise.
- Un piège ? - Evidemment.
Pourrais-tu prendre une photo et l'envoyer ?
Il y avait deux types de plastique dans les restes brûlés de la voiture.
Le premier, le vrai siège du passager et le deuxième un bonne copie.
Enfin, assez bonne.
Juste un déguisement.
Vous rigolez ?
Non.
Tout ce qu'il voulait était que vous vous rapprochiez de la voiture
pour qu'il vous surprenne.
- Oh, mon Dieu ! - Surprise !
C'est à ce moment que c'est arrivé.
Je ne peux pas être certain, bien sûr,
mais je pense que Charlie a eu une sorte de crise.
Vous dites qu'il s'est senti mal ?
Tu vas bien ?
Ce n'est rien, probablement l'altitude.
Il est mort là et puis,
personne n'avait de raison d'aller près de la voiture,
donc son corps est resté dans le siège passager, caché, jusqu'à...
Quand les deux voitures ont été examinées,
le faux siège avait fondu avec le feu, faisant découvrir Charlie,
qui était resté là, mort, pendant une semaine.
Oh, mon dieu !
Pauvre enfant.
Vraiment je suis désolé, M. Welsborough, Mme Welsborough.
C'est ici que ce fut cassé.
- C'était incroyable. - Quoi ?
La voiture, l'enfant.
Histoire ancienne. Pourquoi parles-tu encore de ça ?
Comment une buste cassé de Margaret Thatcher peut-il être aussi important ?
Je n'arrive pas à mettre le doigt dessus. Quelque chose ne va pas.
Tu ne dois pas tout élucider.
Quel genre de vie serait-ce ?
De plus, j'ai une drôle de sensation...
Je t'ai manqué ?
- C'est pour moi. Vous n'avez qu'à... prendre le bus. - Pourquoi ?
J'ai besoin de me concentrer, et je ne voudrais pas te frapper.
The Mall, s'il vous plait.
- Je l'ai rencontrée une fois. - Thatcher ?
Plutôt arrogante, j'ai trouvé.
- Tu pensais cela ? - Je sais.
Pourquoi je regarde ça ?
C'est elle, le bébé de John et Mary.
Oh, je vois, oui.
Il a l'air de très bien... fonctionner.
Est-ce vraiment le mieux que tu puisses faire ?
Désolé, je n'ai jamais été bon avec eux.
- Avec les bébés ? - Les Humains.
Moriarty... Avait-il des liens avec Thatcher ?
Un interêt pour elle ?
Pourquoi en aurait-il un ?
Je ne sais pas, à toi de me le dire.
Lors de la dernière année de sa vie,
James Moriarty était impliqué dans quatre assassinats de politiciens.
plus de 70 braquages, et attaques terroristes,
incluant une usine d'armes chimiques en Corée du Nord,
et avait montré de l'intérêt
à traquer la Perle Noire des Borgia,
qui est toujours portée disparue, au fait,
au cas où tu voudrais faire quelque chose d’intéressant.
C'est une perle, trouves-en une autre.
Il y a quelque chose d'important à ce propos.
J'en suis sûr.
Peut-être que c'est Moriarty.
Peut-être pas.
Mais quelque chose va se passer.
As-tu une prémonition, mon frère ?
Le monde est tissé de millions de vies,
chacune reliée aux autres.
Ce que tu appelles prémonitions, n'est que la répercussion d'un acte.
Si l'on pouvait inspecter les frémissements les plus infimes,
le futur serait entièrement calculable.
Aussi précis que les mathématiques.
- Un rendez-vous à Samarra. - Pardon ?
Le marchant qui ne peut se détourner de la mort.
Tu as toujours détesté cette histoire étant enfant.
Tu aimais moins les prémonitions à l'époque.
Je suis pas sûr d'aimer ça maintenant.
Tu as écrit ta propre version si je me souviens bien.
Rendez-vous à Sumatra.
Le marchant va dans une autre ville et va parfaitement bien.
Bonne nuit, Mycroft.
Et devient un pirate, pour quelque raison que ce soit.
- Tiens-moi au courant. - De quoi ?
Vraiment aucune idée.
"Ammo !"
- Salut Stella. - Greg.
Tu... ?
- Il a un client alors... - Oui bien, bien...
Vous vous voyez beaucoup ?
Ce n'est rien. Rien de sérieux.
Je viens de temps en temps
pour discuter.
Bien sûr.
Il aime les affaires compliquées.
Oui !
Alors tu es là pour quoi ?
Interpol pense que la piste pour la perle Borgia
mène à Londres alors...
La perle Borgia ? Ils sont toujours après ?
Ouais.
Comment vous êtes-vous rencontrés tout les deux ?
Une affaire il y a... 10 ans.
On s'arrachait les cheveux.
C'était une vieille dame qui a été retrouvée morte dans un sauna.
- Oh, ok ? Comment est-elle morte ? - Hypothermie.
Quoi ?
Je sais et puis j'ai rencontré Sherlock. C'était plus simple...
Pouvez-vous vous taire ?!
- Désolée. - Désolé.
Donc vous n'avez pas toujours été dans les assurances-vies ?
Vous avez fait des travaux manuels. Ne soyez pas étonné.
Votre main droite est bien plus grande
que la gauche. Des tâches manuelles lourdes font ça.
J'étais charpentier. Comme mon père.
Et vous essayez d'arrêter de fumer. Sans succès.
Vous avez eu une petite-amie japonaise un fois
qui comptait pour vous mais elle vous est indifférente maintenant.
Comment avez-vous... ?
Ah... les e-cigarettes.
Pas seulement. Dix e-cigarettes.
Si vous fumiez seulement chez vous, vous auriez investi
dans l'une de ces pipes électroniques.
Mais convaincu de pouvoir arrêter, vous ne vouliez pas en acheter une,
parce que vous ne voulez pas vraiment arrêter.
À la place vous achetez des e-cigarettes,
espérant que chacune est la dernière. Autre chose John ?
- John ? - Oui, j'écoute.
- Qu'est-ce que c'est que ça ? - C'est... moi
Enfin, c'est mon remplaçant.
Ne sois pas si dur avec toi-même.
Tu sais que j'apprécie tes petites contributions.
Il est là depuis 9h00 ce matin.
- Vraiment? Où étais-tu? - J'aidais Mm H à faire son sudoku.
Et pour ma petite amie ?
- Quoi? - Vous disiez que j'avais une ex...
Vous avez un tatouage japonais à l'avant-bras
au nom d'Akako.
Vous avez visiblement tenté de le faire enlever.
Mais ça montre que je veux l'oublier,
pas que je suis indifférent.
Si elle vous avait vraiment blessé, vous auriez fait effacer le mot.
Ça n'a pas marché du premier coup et vous n'avez pas réessayé,
Il semble que vous puissiez vivre avec
le souvenir à peine troublé d'Akako, d'où l'indifférence.
J'ai cru que vous aviez fait un truc malin.
Maintenant que vous l'avez expliqué c'est très simple, pas vrai ?
Je vous ai caché cette information, M. Kingsley,
mais il est temps de connaître la vérité.
Que voulez-vous dire ?
Vous pensiez que votre femme était hors de votre portée ?
- Eh bien... - Vous pensiez qu'elle vous trompait.
C'est pire que ça, votre femme est une espionne.
- Quoi ? - C'est exact.
Son vrai nom est Greta Bengsdotter.
Née suédoise, et la plus dangereuse espionne du monde.
Elle agit sous couverture depuis quatre ans
comme votre femme pour s'approcher de l'ambassade américaine,
en face de votre appartement.
Demain le président sera à l'ambassade,
pour une visite d'État.
Quand il saluera le personnel, Greta Bengsdotter,
déguisée en balayeur de 22 ans, frappera le président
à l'arrière du cou avec une drogue dangereuse,
secrètement cachée dans un compartiment de sa manche.
Cette drogue fera se plier le président
à la volonté du nouveau maître, James Moriarty.
Quoi ?
Moriarty se servira du président comme un pion
pour déstabiliser l'Assemblée Générale des Nations Unies,
supposée voter un traité de non-prolifération nucléaire,
en proposant une frappe politique contre la Russie.
Cette chaîne d'événement sera innarêtable,
précipitant la troisième Guerre Mondiale.
- Tu es sérieux ? - Bien sûr que non.
Sa femme l'a quitté car il a mauvaise haleine
et qu'il porte ses sous-vêtements.
Non !
- Juste le soutien-gorge. - Sortez.
Quel était le but de tout ça ?
- Je m'amusais. - S'amuser ?
Tant que je le peux.
- Sherlock... - La Perle des Borgia, ennuyant. Sortez !
- Mais... - Sortez !
- Ça a intérêt à être bien. - Je pense que vous aimerez.
C'est le buste ? Celui qui fut brisé.
Un autre, avec un autre propriétaire.
Dans une autre partie de la ville.
Vous aviez raison. Il se passe quelque chose.
Qu'est-ce-qu'il y a ? Je pensais que vous seriez content.
- Je suis content. - Vous n'en avez pas l'air.
C'est mon visage pour les jeux.
Et le jeu a commencé.
Deux autres ont été brisées depuis Wellsbourough.
- Une appartenant à Mr Hassan Mohandes - Des bustes identiques ?
Oui, et celui-ci au Dr Barnicot à Holborn.
Trois au total. Dieu sait qui voudrait faire cela.
Oui, mais certaines personnes on ce complexe, n'est-ce pas ? Une idée fixe.
Ils sont obsédés par une chose et ils ne peuvent pas la laissé allée.
Non, ce n'est pas bien.
Il y avait d'autres images de Margaret. ... Margaret ?
Tu sais qui elle est.
... Thatcher, présente à la première effraction.
Pourquoi un monomaniaque se focaliserait sur un seul ?
- Quoi ? - Du sang.
Un peu de lui aussi.
Y a-t-il eu des traces de blessures sur la scène de crime ?
Non.
Notre suspect a dû se couper en brisant le buste.
- Venez - Holborn ?
Lambeth !
- Lambeth ? Mais pourquoi ? - Pour voir Toby.
D'accord. Qui ?
- Vous verrez - Vous venez ?
Non, il a rendez-vous avec une policière brune.
et il ne voudrais pas être en retard.
- Qui vous l'a dit ? - La manche droite de votre veste,
plus le formaldéhyde mélangé à votre eau de cologne
et votre incapacité à ne pas regarder votre montre.
- Amusez vous bien. - J'y compte bien.
Croyez moi, mais elle n'est pas faites pour vous.
- Quoi ? - Ce n'est pas la bonne.
Merci, mystique Meg
Comment travaillez vous tout cela ?
Elle a trois enfants à Rio dont il n'a pas entendu parler.
Tu viens juste de l'inventer ?
- Peut-être. - Qui est Toby ?
Il y a un garçon de ma connaissance, un brillant hackeur,
un des meilleurs mondiaux.
Il s'est mis dans un joli pétrin
avec les Américains il y a quelques années.
Il a hacké le système de sécurité du Pentagone,
et j'ai réussi à le faire relaxer.
Donc il me doit une faveur.
En quoi ça nous aide ?
- Quoi ? - Toby le hackeur ?
- Toby n'est pas le hackeur. - Quoi ?
- Craig ? - Sherlock ?
Craig a un chien.
C'est ce que je vois.
Bon garçon !
Hiya !
Mary ? Que faites... ?
On s'étaient mis d'accord de ne jamais amener Rosie sur une affaire.
Exactement. Alors n'attendez pas.
Mary, que fais-tu ici ?
Elle est meilleure que toi pour ça.
- Meilleure ? - Donc je lui ai envoyé un texto.
Attends, Mary est meilleure que moi ?
C'est une super agent retraitée avec des capacités terrifiantes.
Évidemment qu'elle est meilleure. Rien de personnel.
Donc je suis supposé rentrer chez moi maintenant ?
Qu'en penses-tu Sherlock ? On le prend avec nous ?
- John ou le chien ? - Très drôle !
- John. - Et bien...
Il est utile et loyal.
- C'est hilarant. - C'est trop tôt pour un divorce ?
La maison de Barnicot maintenant. Vous traînez des pieds ?
Continuez, il est rapide.
- Il ne bouge pas. - Il réfléchit.
Il ne bouge vraiment pas.
Lent mais sûr, John, pas différent de toi.
Vous n'aimez que ce chien n'est-ce pas ?
- Je vous aime bien. - Il continue de ne pas bouger.
Fascinant.
Qu'est-ce-que tu en déduis ?
- Ils cherchaient quelque chose. - Oui, mais ce n'était pas un cambriolage,
ils sont venus spécifiquement pour ce buste de Thatcher. Pourquoi ?
Intelligent.
Si tu étais blessé et que tu savais que tu laissais une trace,
- Où irais-tu ? - C'est comme cacher un arbre dans une forêt.
ou du sang dans une boucherie.
Peu importe Toby, vous aurez plus de chance la prochaine fois.
C'est ici pourtant. Je peux le sentir.
Pas Moriarty?
Ce doit être lui. C'est trop bizarre, trop baroque.
C'est fait pour me tromper, me taquiner et m'attirer dedans.
Enfin, un nœud dans lequel me plonger.
Tu aurais dû voir l'état de la chambre.
- Comme dans l'Exorciste. - La tête de Rosie tournait à 360° ?
- Non. Juste une pluie de vomis. - Génial !
Je pensais qu'on l'aurait vu à la naissance.
- Remarqué quoi ? - Le petit 666 sur son front.
Hum, c'est dans La malédiction ça.
- Et ? - Tu parlais de L'exorciste.
C'est deux choses différentes.
Elle ne peut pas être le diable et l'Antéchrist.
Tu crois ?
J'arrive, chérie. Maman arrive.
Que fais-tu ?
Allez, viens.
Tu as entendu ça ? En Allemagne ?
Donne moi plus de détails, Craig.
Les nostalgiques. Des gens regrettent l'époque des communistes.
Les gens sont étranges, n'est-ce pas ?
Il est dit ici qu'il existe un marché noir de reliques de la guerre froide.
Thatcher, Reagan, Staline. Le temps fait oublier, pas vrai ?
Thatcher est comme Napoléon maintenant.
Fascinant. Et inintéressant. D'où est-ce que ça vient ?
J'ai les archives du fournisseur, "Gelder and Co".
Ils viennent de Géorgie.
Où exactement ?
Tbilissi. Un lot de 6. Une à Welsborough. Une à Hassan.
Une au docteur Barnicot.
Deux à Miss Orrie Harker.
Une à M. Jack Sandeford de Reading.
Lestrade ? Encore un ?
- Ouais. - Harker ou Sandeford ?
Harker. Il y a un meurtre cette fois.
Ca pimente un peu les choses.
Blessures défensives au visage et mains. Coupures à la gorge. Lame affûtée.
Pareil à l'intérieur de le maison ? Le buste ?
- Il y en a deux cette fois. - Intéressant.
Le lot de buste a été fait à Tbilissi il y a 7 ans.
- Edition limité à 6 exemplaires. - Et quelqu'un les cherche
Pour les détruite tous. Ca n'a pas de sens.
Non, pas pour les détruire, ce n'est pas ça.
- Et bien si. - Oui mais ce n'est pas le but.
C'est trop lent, beaucoup trop lent.
Je suis toujours lent moi, alors si vous vouliez bien...
Lent mais chanceux. Très chanceux.
Et puisque les deux bustes ont été brisés. Notre chance pourrait durer.
Je vais chez Jack Sanderford à Reading.
Félicitations, au fait.
- Pourquoi ? - Vous allez résoudre l'affaire.
- Jusqu'à ce que John publie sur le blog - Oui jusque-là.
Et voilà, mon amour.
Papa a des choses à faire, je suis désolé.
Et tu dois aller au lit. Allez.
Ca ne pourrait pas être plus simple
de déposer les plaintes au bureau ?
Vous étiez en fuite. Nulle-part où cacher votre précieuse marchandise.
Vous vous êtes retrouvé dans un atelier,
des bustes de la dame de fer qui séchaient, malin.
Très malin.
Mais nous nous rencontrons, qui êtes-vous ?
Qui êtes-vous ?
Mon nom est Sherlock Holmes.
Au revoir, Sherlock Holmes.
Argh !
Votre temps est écoulé.
- Parlez moi de votre patron, Moriarty. - Qui?
Je sais que c'est lui. C'est forcé.
Vous croyez comprendre.
Vous ne comprenez rien.
Et bien, avant que la police ne vienne tout gâcher,
pourquoi ne pas en profiter ?
Laissez-moi vous présenter l'affaire numéro un d'Interpol.
Trop difficile pour eux, trop ennuyeuse pour moi.
La Perle Noire des Borgia !
C'est impossible !
Comment a t'elle pu ?!
Tout mon passé est là dessus.
Les problèmes de ton passé sont tes affaires.
Les problèmes de ton future...
... sont mon privilège.
Je ne comprend pas.
Elle l'a détruit.
Elle ?
Vous la connaissez ! N'est-ce pas ?
Vous connaissez cette salope ?!
Elle m'a trahi.
Elle nous a tous trahi. Mary.
C'est à propos de Mary ?
C'est comme ça qu'elle s'appelle maintenant, hein ?
- Police armée, vous êtes encerclé ! - Donnez la moi.
Donnez la moi !
Sortez calmement, les mains au dessus de la tête.
Personne ne tire ! Sinon je tue sur cette homme.
Baissez votre arme. Maintenant !
Je quitte les lieux.
Si personne ne me suit, personne ne meurt.
Posez votre arme.
Vous êtes un policier. Je suis un professionnel.
Dites lui qu'elle est morte.
Elle est déjà morte.
C'est mon amie. Et elle est sous ma protection.
Qui êtes-vous ?
Je suis l'homme qui va tuer ton amie.
Qui est Sherlock Holmes ?
Pas un policier.
Qu'en penses-tu ? Échec et mat en 2 coups ?
Ne les provoque pas, chéri.
Quoi faire d'autre ? Les échecs lassent au bout de trois mois.
Tout lasse.
Ils enverront bientôt quelqu'un.
Ils ? Qui ça "ils" ?
Il me semble qu'on a placé trop d'espoirs en "eux".
Enfin, j'ai quelque chose qui leur plairait beaucoup.
Si seulement on pouvait se sortir de là.
J'ai des munitions.
Des munitions ?
- Madame l'ambassadrice. - Pourquoi ce retard ?
- Nous n'avions pas assez de personnes. - Tout le monde dehors, allez !
Virez à gauche !
Et maintenant ? Que fait-on ?
Nous mourrons.
Alors ?
Il ne peut pas aller loin. Nous l'aurons bientôt.
- J'en doute fort. - Pourquoi ?
Car je pense qu'il travaillait avec Mary.
Ammo.
Encore évanoui. Ce n'est pas drôle quand ils s'évanouissent !
Nous reviendrons plus tard.
Que ferions nous s'il savait ? À propos de la femme anglaise ?
Que ferais-tu à un traitre ?
Peut-être que nous lui dirons un jour. S'il survit jusque là.
Je suis un imbécile, je ne sais rien.
Je te le dis depuis des lustres.
Tu m'as envoyé un sacré message.
Que se passe-t-il, Sherlock ?
J'étais convaincu que c'était Moriarty.
Je ne pouvais pas voir ce qui était juste sous mon nez.
À part une perle.
Oh, mon Dieu, c'est un...
Oui, c'est un AGRA. Une clé usb, pareil à l'autre,
sauf qu'elle appartient à un autre.
Qui ?
Je ne sais pas. Nous... Nous avions tous la même.
Tu ne l'as pas encore ouverte ?
J'ai hésité mais je préférais l'entendre de ta bouche.
Pourquoi ?
Parce que je reconnais la vérité quand je l'entends.
Nous étions quatre, des agents.
Pas juste agent.
C'est le terme poli.
Alex. Gabriel.
Moi. Et Ajay.
Il y avait une confiance absolue entre nous. Garantie par la clé.
Nous en avions tous une.
Avec toutes nos identités, notre passé, tout.
Nous ne pouvions jamais être trahis,
parce que nous avions tout ce qu'il fallait pour nous détruire.
- Qui vous employait ? - Ceux qui payaient bien.
Nous avons été l'élite pendant des années.
Et tout s'est terminé.
Il y a eu un coup en Géorgie.
L'ambassade britannique à Tbilissi a été prise d'assaut.
On nous a appelé, pour libérer les otages.
Et il y a eu un changement de plan de dernière minute.
- Par qui ? - Je ne sais pas.
Juste une autre voix au téléphone.
Et un mot codé.
- Ammo. - Ammo ?
- Comme une munition.
Nous y sommes allés mais il y a eu un problème.
Ca a mal tourné.
C'était il y a 6 ans.
C'était il y a longtemps.
J'ai été la seule à en sortir.
Non.
Quoi ?
J'ai rencontré quelqu'un ce soir.
La personne qui recherche le 6ème buste de Thatcher.
Mon Dieu, c'est Ajay, c'est lui. Il est en vie ?
Oui.
Je n'y crois pas, c'est génial. Je pensais être la seule,
Je pensais être la seule à en être sortie.
Où est-il ? Je veux le voir !
Avant de la donner à John, tu as gardé ta clé en sécurité ?
Oui, bien sûr. C'était notre assurance.
Mais surtout, elle ne devait pas tomber entre les mains de nos ennemis.
Alors Ajay a aussi survécu.
Et maintenant il recherche la clé qu'il a réussit à cacher,
celle avec toutes les identités d'AGRA, mais pourquoi ?
Je ne sais pas.
Ca fait 6 ans depuis Tbilissi, où était-il ?
Mary, je suis désolé, mais il veut te tuer.
Désole, non, non, nous étions une famille.
Les familles se brisent.
La clé usb était le meilleur moyen de te tracer.
Tu es la seule autre survivante, c'est toi qu'il veut.
Et il a déjà tué dans sa traque.
Il essaie juste de me trouver.
Il a survécu, c'est tout ce qui compte !
Je l'ai entendu de sa bouche.
"Dis-lui qu'elle est une femme morte."
Pourquoi voudrait-il me tuer ?
- Il a dit que tu l'avais trahi. - Non, c'est insensé.
C'est pourtant ce qu'il pense.
J'ai toujours pensé que ça pouvait arriver.
Que mon passé reviendrait referait surface un jour.
Oui, il a vraiment fait surface.
Je voulais juste avoir la paix, je pensais être en paix.
Non, Mary...
Tu l'es.
J'ai fait une promesse, tu te souviens ?
De vous protéger tous les trois.
Sherlock, le chasseur de dragons.
Reste près de moi et je te protégerais, je te le promets.
Il y a quelque chose que tu dois voir.
Quoi ?
J'espérais ne pas avoir à le faire.
Qu'est-ce que... ?
- Mary... non ! - Voilà.
Tout va bien. C'est mieux ainsi, crois moi.
Non.
Veille sur eux jusqu'à mon retour. Je suis désolée.
Vraiment désolée.
Agra ?
Une ville sur les rives de la rivière Yamuna
Dans la province du nord de l'Inde, Uttar Pradesh.
À 378km à l'ouest de la capitale, Lucknow.
Qu'est-ce que tu es, Wikipedia ?
- Oui. - AGRA est un acronyme.
Bien, j'adore les acronymes.
Les meilleures sociétés secrètes en ont un.
Une équipe d'agents, les meilleurs. Mais tu le savais déjà.
Evidemment. Continue.
Ajay recherche Mary. Ils étaient ensemble dans l'équipe.
Vraiment ? Je ne le savais pas.
Ah oui ? Il a déjà tué en cherchant la clé usb.
AGRA travaillaient toujours pour le plus offrant.
Je pensais que tu pourrais être l'un de ses employeurs.
- Moi ? - Le gouvernement britannique.
Où peu importe quel gouvernement tu diriges en ce moment.
AGRA était très fiable. Ils sont intervenus à Tbilissi.
Envoyés pour libérer les otages,
mais ça a mal tourné.
Alors nous avons arrêtés d'employer des mercenaires.
- Ton initiative ? - La mienne.
Les mercenaires sont incontrôlables, trop brouillon.
Je n'aime pas les erreurs. Pas sous mon contrôle.
Il y a autre chose. Un détail.
Un mot codé.
Ammo ?
C'est tout ce que j'ai.
Mais c'est assez.
Tu pourrais faire quelques recherches ? Comme une faveur.
Il ne t'en reste plus beaucoup.
Alors je les utilise toutes.
Et si tu arrives à trouver qui est après elle et le neutralise, alors quoi ?
Tu penses que tu pourras la sauver éternellement ?
Bien sûr.
Ce sont tes sentiments qui parlent ?
Non, c'est moi.
Difficile de faire la différence ces jours-ci.
Je te l'ai dit, j'ai fait une promesse. Un voeu.
D'accord. Je vais voir ce que je peux faire.
Mais retiens ceci, mon frère,
les agents comme Mary ont tendance à ne pas atteindre l'age de la retraite.
Ils prennent leur retraite de façon plutôt permanente.
Pas sous ma supervision.
"Mon chéri, je dois te dire une chose
parce que tu ne dois pas me haïr pour ma fuite.
Excusez-moi, j'entends un grincement.
- Vous entendez le grincement ? - Non.
J'ai regardé un documentaire sur Discovery Channel.
Sur les défauts des avions.
- Vous l'avez regardé ? Terrifiant. - Non, je ne l'ai pas vu.
J'ai juré ne plus jamais monter dans un avion. Et me voilà !
Tout va bien Madame ?
No. Non, ça ne va pas. Mais ça ne sert à rien de se plaindre.
J'entends un grincement. Une aile doit se détacher.
Tout va bien, je vous le promets. Détendez-vous.
Oh, ok. Me détendre.
Elle dit de se détendre.
Votre séjour à Londres s'est bien passé ?
Oui, ça allait. Mais où le soleil se cachait-il ?
Il vous a oublié ?
Je me suis accordé la permission d'avoir une vie normale.
Je ne fuis pas, je te le promet,
je dois juste faire ça à ma façon.
Mon dieu ! Je ne me sens pas bien.
Mon dieu !
- Tout va bien madame? - Je crois que je vais mourir.
Je ne me sens pas bien.
Tout va bien.
Vous êtes gentille. Vous avez un visage charmant.
Dieu vous le rendra.
Mais je refuse qu'avec Sherlock, vous m'empêchiez de tirer.
Pardon, mon amour.
Je sais que vous essaierez de me retrouver mais c'est inutile.
Chaque mouvement est aléatoire et même Sherlock Holmes ne peut prévoire
un lancé de dé.
Je dois éloigner la cible, loin de toi
et de Rosie, et ensuite je reviendrai, mon chéri.
Je le jure.
Pas comme ça.
Vous n'avez aucune chance, aucune.
Je vous ai quand je veux. Abandonnez, abandonnez !
Je vais vous détruire. Vous êtes complètement à ma merci.
Mr Baker. Bien, ça complète la série.
- Non. - Qui est ce qu'il me manque ?
Maître Bun, c'est incomplet sans lui.
Combien de fois encore, Mr. Sherlock ?
C'est peut-être que je ne suis pas familier avec le concept.
Salut, Mary.
Quel concept ?
Les familles heureuses. Bon voyage ?
- Oh Pu... - Pitié, Mary, il y a un enfant.
- Comment es-tu arrivé ici ? - Karim m'a fait entrer.
Bonjour.
Karim, voudrais-tu nous préparer du thé ?
- Bien sûr. - Merci.
Ravi de vous rencontrer, madame.
Comment m'as tu retrouvée ?
Je suis Sherlock Holmes.
Mais quand même, comment ?
Chacun de mes mouvements était entièrement improvisé,
Chaque nouvelle identité décidée sur un coup de dé !
Mary, aucune action humaine n'es jamais vraiment improvisée.
Une bonne maîtrise des calculs de probabilités,
combinée à la compréhension de la psychologie humaine et
la connaissance du caractère d'une personne donnée,
peut considérablement réduire le nombre de variables.
Je connais au moins 58 techniques pour réduire
un ensemble apparemment infini de possibilités aléatoires
à un petit nombre de variables prévisibles.
Mais elles sont compliquées,
donc j'ai juste placer un traceur dans la clef USB.
Enfoiré !
- Enfoiré ! - Je sais, mais ta tête !
"Les calculs de probabilités" ?
- Tu y as cru. - Des "variables prévisible" ?
Oui, je commençais à m’essouffler.
Dans la clef USB !
C'était mon idée.
- AGRA ? - Oui.
Tu as dit que c'était tes initiales.
Dans un sens c'était vrai.
Dans un sens ? Tant de mensonges.
Je suis désolé.
Et je ne parle pas que de toi.
Quoi ?
Alex, Gabriel, Ajay...
Tu es R ?
Rosamund ?
Rosamund Mary.
J'ai toujours aimé Mary.
Moi aussi.
Jusqu'à maintenant.
Je ne savais pas quoi faire.
Tu aurais pu rester, tu aurais pu m'en parler.
C'est ce que les couples sont censés faire. Résoudre les choses.
Oui.
Oui, bien sur.
Mary, je pourrais ne pas un homme bien.
... mais je pense que suis meilleur que ce que tu penses,
- la plupart du temps. - Tout le temps.
Tu es toujours un homme bien, John, je n'en ai jamais douté.
Tu ne juges jamais, tu ne te plains jamais.
Je ne te mérite pas, je...
Je voulais juste vous garder en sécurité avec Rosie, c'est tout.
Je vous garderai en sécurité.
Mais à Londres.
C'est ma ville, je connais le terrain.
Reviens et je te promets que tout ira bien.
À terre !
Comme on se revoit.
- Ajay ? - Tu te souviens de moi, je suis touché.
Je pensais que tu étais mort. Je le pensais vraiment.
J'ai pensé à ce moment pendant si longtemps.
Je te jure. Je vous pensais mort.
Je pensais être la seule à m'en être sortie.
Comment nous as-tu trouvés ?
En te suivant, Sherlock Holmes. Tu es intelligent.
Tu l'as trouvée mais je t'ai trouvé. Donc peut-être pas si intelligent que ça.
Et maintenant nous sommes ici, finalement.
Touché !
Écoute, peu importe ce que tu crois savoir, on peut en parler.
on peut arranger ça.
Elle pensait que tu étais mort.
C'est tout comme.
C'était toujours pour nous quatre, toujours, tu te souviens ?
Oh ouais.
Donc pourquoi tu veux me tuer ?
Tu sais combien de temps ils m'ont gardé prisonnier ? Ce qu'ils m'ont fait ?
Ils ont torturé Alex jusqu'à la mort.
Je peux encore entendre le bruit de son dos se casser. Mais toi ?
Toi, où étais-tu ?
Ce jour à l’ambassade, je suis échappée.
Mais je t'ai perdu de vue aussi, donc explique moi. Où étais-tu ?
Je suis parti. Pour un moment.
Assez longtemps pour cacher ma clé USB.
Je ne voulais pas tomber entre leurs mains.
j'étais loyal, tu vois.
Fidèle à mes amis.
Mais ils m'ont attrapé, m'ont torturé. Pas pour avoir des informations.
Pour rien sauf le fun.
Ils pensaient que je craquerais, mourrais,
mais non, j'ai survécu.
Et finalement, ils m'ont oublié dans une cellule quelque part.
Ils m'ont gardé pendant six ans.
Jusqu'à ce qu'un jour je vois une chance.
Oh, et je les ai fait payer.
Après tout ce temps passé là-bas, j'ai entendu des choses.
Murmures, rires. Jasements.
Comment les agents nous ont trahis.
À cause de toi !
Moi ?
Tu sais que je pourrais te tuer aussi. Tu sais que je le ferais, Ajay.
Quoi, tu crois que ça me dérange de mourir ?
J'ai rêvé que je te tuais...
... chaque nuit pendant six ans.
De t'étouffer en serrant ta gorge de menteuse, de traître.
Je te jure, Ajay.
Qu'as-tu entendu, Ajay ?
Quand tu étais prisonnier, qu'as-tu entendu exactement ?
Ce que j'ai entendu ?
Des balles.
Chaque jour quand ils me frappaient, "Ammo".
Ammo.
Nous avons été trahis !
- Ont-ils dit que c'était elle ? - Qu'elle nous a trahi !
Ont-ils dit son nom ?
Ils ont dit que c'était l'Anglaise.
Non !
L'Anglaise, c'est tout ce qu'il a entendu.
Naturellement, il a pensé que c'était Mary.
Ca ne peut pas attendre notre retour ?
Non, ce n'est pas fini.
Ajay a dit que vous avez été trahis.
Les preneurs d'otage savaient que AGRA arrivait.
Il n'y avait qu'une voix au téléphone.
Tu t'en souviens ? Et un nom de code.
"Ammo", oui, tu l'as dit.
Comment est ton latin, cher frère ?
Mon latin ?
Amo, amas, amat.
J'aime, tu aimes, il aime. Quoi... ?
Pas "Ammo" comme munition. Mais "Amo", ce qui veut dire...
Tu as intérêt à avoir raison, Sherlock.
Bon sang !
Qu'est-ce qu'il se passe ?
Je suis navré, Madame Smallwood,
vos protocoles de sécurité ont été temporairement suspendus.
Quoi ?
Tellement de mensonges. Et pas seulement toi.
- Bonjour. - Ah, bonjour.
- J'aime votre fleur. - Merci.
Ce n'est pas vraiment à moi, cependant.
- Non ? - Non. Trop fleuri pour moi.
Je suis plus du genre vieille carcasse avec des valises sous les yeux.
Et bien, ils sont très bien.
Vos yeux.
- Merci. - Ecoutez... écoutez...
Je ne fais pas ça d'habitude,
- mais... - Mais vous allez le faire.
Oui.
- Qu'est-ce-que c'est ? - C'est moi.
- Merci. - Oui. Bien.
- Bye! - Bye.
Nouveau Contact E
Salut
Salut
Je pensais qu'on l'aurait remarqué à la naissance.
Remarqué quoi ?
Le petit 666 sur son front.
C'est dans La malédiction.
- Et ? - Tu parlais de L'Exorciste.
Ce sont deux choses différentes.
Elle ne peut pas être le diable et l'Antéchrist.
- C'est vrai ? - Hmm.
J'arrive chérie. J'arrive.
Qu'est-ce que tu fais ?
E - Ca fait longtemps. - Viens...
Tout va bien.
J - Je sais. Désolé.
E - Tu me manques. - Est-ce que tu veux un câlin ?
J - Tu es réveillée tard.
Je sais.
E - Ou tôt. - Chérie...
Oiseau de nuit ?
Tu ne vas pas arrêter de pleurer n'est-ce pas ?
E - Vampire.
Je sais, allons près de papa.
J - :)
Allons voir papa !
Papa est là. C'est bon, Rosie.
Je la prends.
- Oui ? - Oui. Je me lève de toutes façons.
Coucou, bébé, c'est Papa. Ton Papa.
Viens, Rose. Viens, chérie. C'est bien.
Merci.
Ce n'est pas une bonne idée. Je ne suis pas libre. Cela ne va pas bien se finir. C'était cool de te connaître un peu.
Je suis désolé.
C'est absolument ridicule et tu le sais.
Combien de fois en plus ?
Il y a 6 ans, un cas aux affaires étrangères. Nom de code, Love.
Et tu fondes tout ça sur un nom de code ?
Sur une voix murmurant au téléphone ? Voyons, Mycroft.
Vous avez engagé AGRA.
Chaque mission, chaque détail ils les ont eu par toi.
C'était mon boulot.
Et puis il y eut l'accident à Tbilissi avec AGRA.
- Oui, - Et ils ont été trahis.
Pas par moi.
Mycroft, ça fait un moment qu'on se connait.
Je te promet,
je n'ai pas la moindre idée de ce dont il est propos.
Vous avez pris pour ciblre AGRA et tous les mercenaires.
Je n'ai fait aucune des choses dont tu m'accuses.
Pas une.
Pas. Une.
Tu penses qu'elle aimera les contes ? J'aimerais lui en lire.
Ouais ?
Je fais des bruits de gargouillements en ce moment.
Bien qu'elle ait l'air de les apprécier.
Je vais devoir essayer.
J'ai beaucoup à rattraper.
Vous pensez comprendre. Vous ne comprenez rien.
Noms de code Antarctica, Langdale, Porlock et Amour.
Vous seriez étonné de ce que la secrétaire entend.
Ils savent tout.
Ils disaient que c'était l'Anglaise.
Ne prenez pas note.
Ils savent tout.
- Tu ne rends pas ça facile, hein ? - Que veut tu dire ?
Eh bien, être... être si parfait.
Mary, il faut que je te dise...
Attends. Le rideau se lève, l'acte final, ce n'est pas fini. SH.
Peux-tu me le dire plus tard ? À l'aquarium de Londres, viens immédiatement. SH.
- Oui. - Super.
On ne peut pas partir.
- Rosie. - Oui.
- Vas-y. - Non !
Je viendrai dès que je trouverai quelqu'un. Mme Hudson.
- Absente jusqu'à samedi. Molly ? - J'essaierai.
On devrait rester et l'attendre tous les deux.
Tu sais que ça n'arrivera pas.
S'il y en a plus sur cette affaire, tu dois le savoir.
D'accord, tu gagnes.
Mesdames et messieurs, l'aquarium fermera dans cinq minutes.
Veuillez vous diriger vers la sortie. Merci.
Votre bureau a dit que je vous trouverai ici.
Ça a toujours été mon endroit favori pour les rencontres entre agents.
Nous sommes comme eux.
Fantomatiques, vivants dans l'ombre.
Prédateurs ?
Cela dépend de quel côté vous êtes.
Nous devons bouger ou nous mourrons.
Bel endroit pour l'acte final,
je n'aurais pu choisir mieux moi-même.
Je n'ai jamais pu résister à une touche de dramatique.
Je viens ici pour regarder les poissons.
Je savais que cela arriverait.
- C'est comme cette vieille histoire. - Je suis un homme occupé.
Ça ne vous ennuie pas d'en venir aux faits ?
Vous êtes sûr de vous, pas vrai ?
À raison.
"Il y avait une fois un marchand dans un célèbre marché de Baghdad."
Je n'ai jamais aimé cette histoire.
Je suis comme le marchand de l'histoire,
pensant que je pourrais fuir l'inévitable.
Je ne cessais de regarder par dessus mon épaule,
m'attendant à voir à tout moment la face sinistre de ...
la mort.
Bonjour, Mary.
- John ? - En chemin.
Permets-moi de te présenter Ammo.
Vous étiez Ammo ?
Vous étiez la personne au téléphone cette fois-là ?
Utilisant AGRA comme unité d'assassinats privée.
Pourquoi nous avoir trahi ?
Pourquoi personne ne fait rien ?
- Mmh. - Laisses moi deviner, vendre des secrets ?
Ce serait grossier de refuser.
Ça a très bien marché pendant quelques années.
J'ai acheté un beau chalet en Cornouailles grâce à ça.
Mais...
L'ambassadeur à Tbilissi a tout découvert.
Mais elle a été prise en otage durant le coup.
Je ne croyais pas en ma chance !
Ça m'a gagné un peu de temps.
Et puis vous avez appris que votre chef avait envoyé AGRA.
Très pratique. Il ont toujours été des tueurs fiables.
Ce que tu ne savais pas, Mary,
c'est que celui-ci a aussi averti les preneurs d'otages.
Lady Smallwood a donné l'ordre.
Mais j'en ai envoyé une autre aux terroristes,
avec un petit indice sur son nom de code,
si jamais quelqu'un avait l'idée de se renseigner.
Ça a semblé fonctionner.
Et vous pensiez que vos ennuis étaient finis.
J'étais fatiguée.
Fatiguée de tout ce bazar.
Je voulais juste un peu de paix, de clarté.
Les otages se sont fait tuer.
AGRA aussi.
Ou du moins je le croyais.
Mon secret était en sécurité.
Mais... apparemment pas.
Un petit peu de paix.
C'est tout ce que tu voulais, non ?
Un famille ? Un chez toi ?
Vraiment, je comprends.
Donc laisse moi partir, ok ?
Laisse moi m'en aller
Je disparaitrai, je partirai pour toujours.
Qu'est-ce que tu dis ?
Après ce que tu as fait ?!
Mary, non !
L'aquarium de Londres. Oui, maintenant.
Je n'ai jamais été un agent de terrain.
J'ai toujours pensé que je serais plutôt bon.
Vous avez bien géré l'opération à Tbilissi.
Merci.
- Pour une secrétaire. - Pardon ?
Ça n'a pas du être facile toute ces années, assise dans l'ombre,
à garder le silence quand vous vous saviez plus intelligente que
la plupart des personnes dans la pièce.
- Je ne l'ai pas fait par jalousie. - Non ?
Les mêmes habitudes, jour après jour.
Ne sortant jamais là où toute l'exaltation était.
Dans votre petit appartement sur Wigmore Street.
ils occupent le trottoir juste devant le bureau de poste.
L'argile sur vos chaussures se voit bien.
Oui, votre petit appartement.
- Comment savez-vous ? - Vu votre salaire,
il devrait être modeste,
et vous avez tout dépensé pour ce chalet, n'est-ce pas ?
Qu'êtes-vous, veuve ou divorcée ?
La bague est vieille de 30 ans et déplacée
sur un autre doigt. Cela veut dire que vous y êtes attachée,
mais vous n'êtes plus mariée.
Je dirais veuve, vu le nombre de chat que vous avez.
- Sherlock... - Deux burmese et une écaille de tortue,
à en juger par les poils de chats sur votre cardigan.
Une divorcée chercherait un nouveau partenaire,
une veuve à combler le vide laissé par son mari décédé.
- Sherlock, non. - Les animaux ont ce pouvoir apparemment.
Il n'y a personne dans votre vie,
ou vous ne seriez pas dans un aquarium tous les vendredi soirs.
Cela vaut pour les problèmes de boisson,
le tremblement de votre main,
la trace de vin rouge sur votre lèvre.
Donc je dirais que la jalousie était votre motif.
Pour prouver à quel point vous êtes douée.
Pour combler les insuffisances de votre petite vie.
Eh bien, Mme Norbury,
je dois avouer que c'est inattendu.
Vivian Norbury,
plus maligne que tous.
Tous sauf Sherlock Holmes.
Il n'y a pas d'issue.
On dirait bien.
Vous m'avez percé à jour, M. Holmes.
C'est ce que je fais.
Mais je peux encore vous surprendre.
Allez, soyez raisonnable.
Je ne crois pas.
Surprise !
Tout va bien. Ça va aller.
Appelez une ambulance !
C'est bon, C'est bon.
- Mary - John.
Mary ? Mary, reste avec moi.
- Allez, sérieux... - Non, ne t'inquiètes pas.
Allez, Docteur, vous êtes capable de mieux.
Allez, Mary. Mary?
Dieu. John, je pense que c'est la fin.
Non, pas du tout.
- C'est... - Tu m'as rendue si heureuse.
Tu m'as offert tout ce que j'aurais jamais pu désirer.
Chut, Mary, Mary, Chut.
- Occupe-toi de Rosie. - Chut.
- Promet moi. - Je le promet.
- Non... - Si, je le promet.
- Promet-moi. - Je le promets, je le promets, c'est bon.
Je...
je t'aime tant.
Est-ce que j'ai déjà dit ?
Oui, oui, tu l'as dit.
Désolée de t'avoir tiré dessus. Vraiment désolée.
- Ce n'est pas grave. - Nous sommes quittes maintenant.
D'accord.
- Je pense que... - Mary...
...nous sommes quittes, définitivement.
Tu étais tout pour moi.
Être Mary Watson...
...fut la seule vie qui valait le coup de vivre.
- Mary... - Merci.
Mary...
Tu n'as pas intérêt !
Tu as fais le serment.
Tu l'as juré.
Vous faites des rêves. Un rêve récurrent ?
Voulez-vous en parler ?
Cette relation fonctionne dans les deux sens.
Le monde entier s'est écroulé autour de vous.
Tout est sans espoir.
Irréparable.
Je sais que c'est ce que vous ressentez...
...mais je ne peux vous aider que si vous vous ouvrez à moi.
Ce n'est pas mon style.
Je dois savoir quoi faire.
Quoi faire ?
À propos de John.
Passez-moi Sherrinford. Oui, j'attends
Rien ne sera plus pareil, n'est-ce pas ?
Je crains que non.
Nous devrons aidez, je suppose, faire notre part.
Nous occuper de la petite Rosie.
Je vais juste...
...regarder ces choses. Il doit y avoir une affaire.
Un affaire ? Tu n'es pas en état, si ?
Le travail est le meilleur remède au chagrin, Mme Hudson.
Je suppose que vous avez raison.
Je vais faire du thé, d'accord ?
- Mme Hudson ? - Oui, Sherlock ?
Si vous pensez que je deviens un peu prétentieux,
arrogant ou trop confiant...
- Oui ? - ...pourriez-vous me dire
le mot Norbury ? Le feriez-vous ?
Norbury ?
Juste ça.
Je vous en serai reconnaissant.
Qu'est-ce que c'est ?
Je vous ai apporté ça. C'était mélangé avec mes affaires.
Oh mon dieu ! Est-ce que c'est...?
Sans doute.
Je savais que ça ne finirait pas ainsi.
Je savais que Moriarty avait des plans.
Je pensais que ça attirerait ton attention.
C'est au cas où...
Au cas où le jour viendrait.
Si tu regardes ça, je suis probablement morte.
J'espère avoir une vie ordinaire, mais qui sait ?
Rien n'est sûr, rien n'est écrit.
Mon ancienne vie...
...était remplie de conséquences.
Le danger était le plus amusant, mais on ne peut pas toujours l'éviter.
Tu dois t'en souvenir. Donc...
...je te donne une affaire, Sherlock.
Sans doute la plus ardue de ta carrière.
Quand je serai partie, si je suis partie...
...tu dois faire quelque chose pour moi.
Je me demandais comment ça se passait et...
...si je pouvais faire quelque chose.
C'est de John.
- D'accord. - Vous n'avez pas à la lire maintenant.
Je suis désolée, Sherlock.
John dit que si vous veniez le demander,
pour offrir votre aide...
Oui ?
Il a dit qu'il...
... qu'il préférerait voir n'importe qui,
N'importe qui, sauf vous.
Je te donne une enquête, Sherlock.
Quand je serai partie, si je suis partie...
... tu dois faire quelque chose pour moi.
Sauve John Watson.
Sauve-le, Sherlock.
Sauve-le.
Quand est-ce que notre chemin nous emprisonne ?
Quand est-ce que le chemin devient un aller avec une seule destination ?
La Mort nous attend tous à Samarra.
Mais peut-on éviter Samarra ?
Va au diable, Sherlock !
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