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Racontez-moi votre matin�e.
Commencez au d�but.
Je me suis r�veill�.
Vous aviez bien dormi ?
Non.
Je ne dors plus.
Vous avez dit : "Je me suis r�veill�."
Je me suis lev�.
Seul ?
�videmment.
Je parlais de Rosie, votre fille.
Elle est chez des amis.
Pourquoi ?
Je suis parfois d�pass�.
Et hier soir, �a n'allait pas...
fort.
�a se comprend.
Ah bon, pourquoi ?
Pourquoi �a se comprend ?
Pourquoi tout serait compr�hensible ?
Il y a des choses inacceptables, pourquoi ne pas...
le dire ?
Je dis que c'est normal.
Je n�glige ma fille, en quoi c'est normal ?
Vous avez perdu votre femme.
Et Rosie a perdu sa m�re.
Vous placez la barre
trop haut.
Non,
j'y �choue.
Vous n'avez personne � qui parler ?
� qui vous confier ?
Personne.
Je passe prendre Rosie cet apr�s-midi,
apr�s ma s�ance chez la psy.
Une nouvelle, j'ai rendez-vous.
Tu vas lui parler de moi ?
Non.
Pourquoi ?
Je ne peux pas.
- Pourquoi ? - Tu le sais. Elle te croit morte.
John, rappelle-toi, c'est important.
Je suis morte.
Je t'en supplie,
pour ton bien et pour celui de Rosie.
Ce n'est pas r�el.
Je suis morte.
John, regarde-moi.
Je ne suis pas l�.
Tu le sais, n'est-ce pas ?
� tout � l'heure.
Vous me cachez quelque chose ?
Non.
Qu'est-ce que vous regardez ?
Rien.
Vous jetez des regards � gauche.
Disons que je...
d�tournais le regard.
Il y a une diff�rence entre d�tourner et tourner le regard.
- �a ne m'�chappe pas. - Bien s�r.
Du coup,
je dois vous rappeler votre ami, j'imagine.
Ce n'est pas un compliment.
Vous �tes en contact avec Sherlock Holmes ?
Non.
Il reste clo�tr� chez lui. Allez savoir ce qu'il fait.
- Vous lui en voulez ? - Non.
Je n'y pense pas.
Il a tent� de vous contacter ?
- Non. - Vous en �tes s�r ?
Il a peut-�tre essay�.
Si Sherlock Holmes vous fait signe, vous le remarquez.
Alors, vous ne faites pas les pr�sentations ?
Bonsoir.
M. Smith.
� vos ordres.
Maintenant, s'il vous pla�t.
Faites-les entrer.
C'est d�licat,
d'avoir d'aussi...
bons amis.
Avec ses amis, on a envie de tout partager.
Avec ses amis
et avec sa famille.
Quel est le pire
qu'on puisse faire
� ses meilleurs amis ?
Quelque chose vous pr�occupe ?
Oui, Ivan.
Tout � fait.
Ce que vous nous direz restera entre nous.
On est tous d'accord ?
- Bien s�r. - Absolument.
Alors, c'est quoi, le pire qu'on puisse faire ?
D�voiler son plus lourd secret.
Parce que...
si on le d�voile
et qu'il s'av�re que vos amis pr�f�rent ne pas savoir,
on ne peut pas l'effacer.
On ne peut pas
retirer ce qu'on a dit.
Une fois qu'on a ouvert son coeur,
on ne peut plus le refermer.
Je plaisante !
Bien s�r que si.
Remontez tous votre manche droite.
Remontez votre manche, s'il vous pla�t.
C'est...
une garantie, en quelque sorte.
Je ne comprends pas. C'est quoi ?
Du TD-12.
C'est � nous.
- � vous ? - Nous le produisons.
Mon entreprise. Le TD-12.
On en vend surtout aux dentistes et aux h�pitaux
pour les interventions mineures.
�a trouble...
- La m�moire. - La m�moire, oui.
Je tiens � vous remercier,
Ivan, de m'avoir autoris� � l'utiliser.
Je ne savais pas sur qui vous alliez l'utiliser.
Vous n'avez pas demand� ?
Tout le monde est pr�t ?
Je vous en prie,
remontez votre manche, allez !
C'est ind�cent.
Tout ce que je veux, ma Faith ch�rie,
c'est vous dire ce que j'ai sur le coeur,
tout en �vitant que �a vous p�se.
Ce que tu vas entendre risque de t'�pouvanter.
Mais tu oublieras.
� bien y r�fl�chir,
la civilisation
a toujours repos� en partie sur la m�moire s�lective.
Ces perfusions
vont r�guler la dose de m�dicament dans votre sang.
La suite des �v�nements
s'effacera de vos m�moires
en quelques minutes.
Je crains qu'en outre,
certains de vos souvenirs ant�rieurs ne soient �galement...
corrompus.
J'ai une r�v�lation � faire.
Une r�v�lation...
personnelle
et importante pour moi.
J'ai besoin de passer aux aveux.
Mais je crois
que vous aurez besoin de les oublier.
Apr�s �a,
vous serez libres.
Ne vous en faites pas,
le temps que vous retourniez dans le monde ext�rieur,
vous ne vous souviendrez de rien.
- Heureux sont les ignorants. - Le bonheur !
Certains d'entre vous se connaissent.
S'il vous pla�t, sachez que l'un d'entre vous
est un haut grad� de la police.
Un autre est magistrat.
Juge ?
L'un de vous est membre
du conseil d'administration d'un grand m�dia.
Deux sont mes employ�s.
Et bien s�r,
il y a ma charmante fille.
Faith.
C'est � vous
que je veux faire
mes confidences.
J'ai gagn�
des millions de livres.
Pour moi-m�me, pour les personnes pr�sentes
et pour des millions d'inconnus.
Des oeuvres que je subventionne n'existeraient pas sans moi.
Si la vie est un bilan comptable, et je le pense,
il me semble que j'ai un solde positif !
Mais j'ai une particularit�
qu'il faut...
contr�ler.
J'ai un probl�me.
Et je ne peux le r�soudre que d'une seule mani�re.
� savoir ?
Je suis sinc�rement d�sol�.
Je dois tuer quelqu'un.
Tuer
Qui ?
Qui ?
On sort de r�union ? Il y a eu une r�union ?
Tuer quelqu'un.
Faith.
Ma ch�rie...
Je ne me rappelle pas. Je ne sais plus qui tu voulais tuer.
Tr�s ch�re, dans cinq minutes,
tu ne sauras m�me plus pourquoi tu pleurais.
Les autres vont tr�s bien.
Ils sont all�s au pub.
C'est moi qui r�gale !
Je dois tuer quelqu'un. Qui ?
Je le prends.
�a ne peut que te contrarier.
Il y a trois ans,
mon p�re m'a dit qu'il voulait tuer quelqu'un.
Un mot, M. Holmes.
Il a boulevers� ma vie � jamais.
Un seul mot.
Lequel ?
Un nom.
Lequel ?
Je ne m'en souviens pas.
Je ne sais plus qui mon p�re voulait tuer.
Et je ne sais pas s'il l'a fait.
Vous avez chang�.
Finis le bronzage et la coloration.
On se laisse aller ?
�a vous arrive de vouloir voir un autre dans la glace ?
Non. Vous avez une am�ricaine ?
- Pardon ? - Non.
- Enfin, conduite � gauche. - Non.
Pourquoi ?
Je ne sais pas. J'ai d� remarquer un d�tail.
D�tail
Vous allez bien ?
Vous n'avez pas besoin de voiture. Vous vivez en ermite, loin de tous.
Comment vous le savez ?
Tout est l�. �conomiser est votre priorit�.
Votre cuisine est minuscule. Dommage, quand on aime cuisiner.
Je ne comprends pas.
Je regardais dehors. Pourquoi ?
- Je ne sais pas. - Myst�re.
J'avais une bonne raison.
�a va me revenir.
Vous r�duisez vos d�penses
depuis votre d�mission
et, peut-�tre, depuis votre rupture.
- Vous improvisez. - Non.
Votre relation �tait devenue platonique.
Depuis un bout de temps.
Vous voyez, c'est �vident.
Vous ne pouvez pas en d�duire �a.
Je viens de le faire. C'�tait bien moi.
- Comment ? - Je l'ignore.
�a me vient comme �a, en fait. C'est comme...
un r�flexe. Je n'y peux rien.
Humide
Veste.
Je n'en ai pas.
Je viens de le remarquer. Pourquoi ?
- Vous parlez � qui ? - D�gagez.
Alors ?
- Quoi ? - Mon affaire.
Trop bizarre pour moi.
La police est mieux plac�e pour enqu�ter
sur ces imbroglios. Allez-y de ma part,
vous serez bien re�ue. Bonsoir.
Je vous en prie, je ne sais plus
vers qui me tourner.
Je suis tr�s occup�. J'ai un th� � boire.
Ce "th�", c'est un code ?
- C'est un th�. - Je recommande plut�t...
le "caf�".
Vous �tes mon dernier espoir.
Ah bon ? Pas de veine. Bonsoir, allez-vous-en.
- Pourquoi "pas de veine" ? - Chut.
Vous me rappelez votre existence.
J'ai jamais eu de veine. C'est cong�nital.
- Sac. - C'est pas un gros mot. Cong�nital.
�a veut dire...
Son sac !
Arr�tez-vous.
Attendez !
Votre vie ne vous appartient pas. Pas touche.
Pas touche.
- Pas touche. - Pardon ?
Comment ?
Que dites-vous ?
Votre jupe.
Ma jupe ?
L'ourlet, c'est ce que j'ai remarqu�.
Mon cerveau va trop vite pour moi.
Ces traces, vous voyez ?
Votre ourlet a �t� pris
dans une porti�re de gauche.
Vous �tiez donc passag�re.
J'ai pris un taxi.
Aucun taxi n'attend dehors.
C'est ce que je v�rifiais � la fen�tre.
Vous �tes descendue sans en appeler un.
Et regardez-vous,
sans veste malgr� la pluie.
Tout �a ne voudrait rien dire,
si ce n'�tait l'angle de vos cicatrices,
sous la manche que vous tirez.
- Vous ne les avez pas vues. - Non, merci pour la confirmation.
On ne v�rifiera pas
que l'angle indique l'automutilation ?
- Non. - Gardez vos cicatrices.
Je veux voir votre sac.
Pourquoi ?
Il est trop lourd.
Je suis votre dernier espoir et vous sortez
sans moyen de rentrer chez vous.
Et arm�e.
- Des frites. - Pardon ?
Les suicidaires y ont droit.
Croyez-moi, c'est le seul avantage.
Sherlock ?
Vous sortez ?
Je connais le chemin. C'est par l� ?
Vous n'�tes pas en �tat. Regardez-vous !
Oui, mais je suis avec une amie.
- Quelle amie ? - Bonsoir !
Venez.
Je suis Culverton Smith.
Pour ces �lections, je vote...
Bon sang, je parlais au Premier ministre.
Pardon, M. Holmes.
C'est votre fr�re.
Il est sorti.
� cause d'un incendie ?
M�me en voyage,
j'aime bien manger.
Vous voyez le pli au milieu ? Les premiers mois,
vous l'avez cach�, pli�, dans un livre.
L'�tag�re �tait pleine � craquer,
vu la finesse de la pliure.
Vous cachiez le mot de quelqu'un
d'assez intime pour tout partager de votre vie priv�e.
Donc un conjoint.
Mais c'est fini. Il y a un trou en haut.
R�cemment, il �tait sur un mur.
Donc rupture.
Le papier a absorb� la vapeur et les odeurs,
il devait �tre affich� dans la cuisine.
Plein d'�pices diff�rentes.
Vous �tes suicidaire, seule et fauch�e,
mais vous y mettez du coeur.
Vous aimez cuisiner.
La cuisine est toujours
la pi�ce la plus conviviale.
Un invit� poserait des questions sur un tel mot.
J'en d�duis que vous ne recevez pas.
Vous vous �tes isol�e du monde.
- Extraordinaire. - Je sais.
Je parle des frites.
Allons nous promener.
Tu devrais r�pondre.
C'est Mycroft.
Pour Sherlock ?
�videmment, comme toujours.
Et la taille de ma cuisine ?
La d�coloration, bien que faible,
me dit qu'elle est orient�e � l'est.
Un tableau de cuisine...
Instinctivement,
on le met � hauteur des yeux, dans la lumi�re.
Regardez. Le soleil a atteint
les deux tiers du bas, mais la ligne est droite.
Donc le papier est en face
de la fen�tre.
Cependant,
le haut n'ayant pas �t� d�color�,
on sait que le soleil ne peut entrer qu'en biais.
Si la lumi�re naturelle p�n�trait
alors que le soleil est bas dans le ciel,
la d�coloration serait uniforme
de haut en bas.
Or non, le soleil n'entre qu'� son z�nith,
alors je parie que vous habitez
dans une rue �troite,
au rez-de-chauss�e.
Si les rayons obliques illuminent le papier
en face de la fen�tre,
qu'est-ce que �a nous dit ?
La pi�ce est petite.
- Big Brother vous observe. - Litt�ralement.
On le tient � l'oeil, il ne fallait pas venir.
J'�tais avec le Premier ministre.
Je vois.
Qu'est-ce qu'il fait ?
Il vagabonde comme un demeur�.
Elle est morte, Mycroft. Il est encore sous le choc.
Tout le monde meurt.
On peut au moins faire confiance aux humains pour �a.
�a en surprend encore ?
Vous avez l'air contrari�.
La s�curit� va encore me jeter dehors ?
Il me semble m'�tre r�pandu en excuses.
Rachetez-vous.
Comment ?
Le sexe.
- Pardon ? - Le sexe.
Comment avez-vous su
que je n'avais plus...
de rapports ?
Le sang.
Celui-l� date du 1er soir. On voit l'encre dessus.
La douleur stimulait
votre m�moire, alors vous avez recommenc�.
Sans �tre expert, j'imagine que votre amant n'a rien remarqu�
parce que vous n'aviez plus de relations intimes.
Qui vous dit qu'il n'a rien remarqu� ?
Il vous aurait emp�ch�e de continuer.
- Vous croyez ? - Logique, en couple.
- C'est int�ressant. - Quoi ?
- Votre esprit. - Fulgurant.
Romantique.
Je suis d�fonc�, pas romantique. Par ici.
- On en vient. - Je sais, j'ai un plan.
Lequel ?
- Qu'est-ce qu'il y a ? - Pardon.
On a retrac� son itin�raire.
Va chier
Il est accompagn� ?
On ne sait pas, l'image va et vient. On piste son portable.
N'appelez pas, on vous app...
J'essaie de dormir, arr�tez de m'appeler.
Sherlock est sorti, au bout d'une semaine.
- Je le fais suivre. - Sympa.
C'est touchant de d�tourner l'appareil �tatique
pour veiller sur votre famille. Je peux dormir ?
Livr� � lui-m�me, il est une menace r�elle.
�tre son fr�re ne change rien.
Ni la derni�re fois
ni, je vous assure, avec...
Avec Sherlock.
Pardon, quoi ?
Appelez-moi s'il vous contacte, merci.
Vous �tes en contact avec Sherrinford ?
J'ai des nouvelles.
Et ?
Sherrinford est bien gard�.
- On va errer toute la nuit ? - Possible.
C'est long, comme mot.
- Lequel ? - "Saloperie".
Culverton Smith.
L'humanitaire,
qu'y gagnez-vous ?
Il ne faut pas br�ler ses vaisseaux.
J'accepte votre affaire
car vous avez dit une chose impossible.
Comment �a ?
Votre vie a chang� � cause d'un mot.
Le nom de la personne que mon p�re voulait tuer.
C'est impossible, justement.
- Quoi ? - Un nom n'est pas un mot.
Il en faut au moins deux.
Sherlock Holmes,
Faith Smith, p�re No�l, Winston Churchill,
Napol�on Bonaparte... Enfin,
on dit "Napol�on".
Ou Elvis.
On peut les �liminer des victimes potentielles.
Je me suis tromp�e, ce n'�tait pas un seul mot.
Vous vous souvenez
qu'un mot a boulevers� votre vie.
C'est arriv�, je vous crois.
Mais comment �a peut �tre un nom, assez connu pour vous an�antir ?
- Oui, comment ? - Aucune id�e.
Pour l'instant.
Je ne suis pas b�n�vole.
Du liquide ?
Non, je ne veux pas de liquide.
"Se donner la mort".
Expression int�ressante. "Se" donner ?
Ce n'est pas � soi qu'on l'impose.
Notre mort, ce sont les autres qui la subissent.
Votre vie ne vous appartient pas. Pas touche.
Vous me surprenez. Vous �tes...
Je suis comment ?
Plus gentil.
Que qui ?
N'importe.
Pardon, je...
Faith ?
Votre vie a chang� � cause d'un mot.
Un nom n'est pas un mot.
Si vous passiez... Il a dit qu'il pr�f�rerait
n'importe qui d'autre.
N'importe qui.
Vous me surprenez.
Je suis comment ?
- Plus gentil. - Que qui ?
N'importe.
N'importe qui ne le sauvera pas. Ne compte pas sur n'importe qui.
N'importe...
J'ai une particularit�
qu'il faut contr�ler.
Je ne peux le r�soudre que d'une seule mani�re.
� savoir ?
Je dois tuer quelqu'un.
Qui ?
Qui ?
N'importe !
Bien s�r.
Il ne veut pas tuer quelqu'un, il veut tuer n'importe qui.
C'est un tueur en s�rie.
N'importe.
C'est possible.
N'importe.
Pourquoi pas ?
Pourquoi n'en serait-il pas un ?
Vous, l� !
�a va pas, la t�te ?
N'importe.
Vous �tes perdu ? Bourr� ?
Shezzer !
Vous �tes l� ?
Que faites-vous dans la rue ?
- Vous devriez �tre � Baker St. - J'y suis.
Vous aussi.
Ils vous ont ramen� chez vous.
On a abus�.
Venant de moi...
Tuer.
Sherlock ?
N'importe.
Ils sont tous pauvres...
solitaires et �tranges.
Du moins ceux qu'on attrape.
- On attrape qui ? - Un tueur en s�rie.
Et s'il �tait riche,
puissant et n�cessaire ?
N'importe.
S'il avait...
des pulsions meurtri�res et de l'argent ?
Trois semaines plus tard
Alors, vous ne faites pas les pr�sentations ?
Vous, madame !
- Ne bougez plus. - Quoi ? John...
Mme Hudson ?
- Vous savez � combien vous rouliez ? - Non, j'�tais au t�l�phone !
- C'est pour vous. - Moi ?
- C'est le gouvernement. - Quoi ?
Qu'est-ce qui se passe ?
Je suis Mycroft Holmes, j'appelle du Cabinet Office.
- Qu'est-ce qu'il y a ? - C'est Sherlock !
Vous n'imaginez pas
ce qu'il m'a fait subir !
Dehors !
Je me casse. Il d�bloque.
- O� est-il ? - Il a perdu la boule !
"Retournons, chers amis, retournons � la br�che !
"Ou comblons-la de nos cadavres anglais.
"Montrez les dents et enflez les naseaux,
"retenez votre souffle,
"concentrez vos forces dans leur pl�nitude.
"En avant, vous, les plus nobles des Anglais,
"qui devez votre sang � vos p�res aguerris.
"Et vous, braves archers, dont les membres ont �t� ici forg�s,
"montrez l'ardeur du terroir, dont je ne doute pas
"puisqu'� aucun de vous, si modeste qu'il soit,
"ne manque dans les yeux l'�clat de la noblesse.
"Je vous vois l�,
"comme l�vriers en laisse,
"bondissant d'impatience !"
Vous n'imaginez pas ce qu'on me passe !
La partie est engag�e.
Bonjour.
Je peux avoir un th� ?
Et la police ?
Pour quoi faire ? Je ne suis pas une civile.
Ces photos...
C'est l'homme de la t�l�.
Les photos ?
- Il y en a partout. - Celles-ci ?
Vous les voyez aussi ? Bien.
Culverton Smith. J'ai entendu quelque chose.
Ce matin, M. Holmes l'a accus� d'�tre un tueur en s�rie.
Seigneur !
Sherlock tweete ? Il d�bloque vraiment.
Je vous interdis de plaisanter. Il m'a terrifi�e !
Alors, ce th� ?
Nom de Dieu,
vous �tes victime de s�isme ?
Il faut que vous l'aidiez.
- Il a besoin de vous. - Allez voir ailleurs.
Pas moi, pas maintenant.
�coutez-moi, pour une fois, abruti.
Je sais que Mary est morte et que vous souffrez,
mais s'il meurt aussi, il vous restera qui ?
Je vous le dis, John Watson, ne comptez pas sur moi.
Avez-vous parl� � Mycroft ou � Molly ?
Ils ne comptent pas, il n'y a que vous.
Acceptez de le voir, je vous en prie.
Faites-lui passer un examen m�dical.
Je sais que vous changeriez d'avis.
D'accord, peut-�tre, si j'ai l'occasion.
Promis ?
Si je passe dans le coin.
Promis ?
Promis.
Merci.
Alors ?
� vous de jouer.
Examinez-le.
Maintenant, jeune homme,
donnez-moi vos menottes.
Je sais qu'elles sont rang�es dans le bac � l�gumes.
Je les emprunte parfois.
Remettez-vous. J'ai eu d'autres cam�s,
Sherlock Holmes !
Elle d�passe les bornes.
Je voulais un th� !
- Vous l'avez port� ? - Les gar�ons du caf�.
Ils m'ont l�ch� deux fois !
Vous savez pourquoi, tr�s cher ?
Ils vous connaissent.
Qui est-ce ? Une inconnue ?
Je suis contre.
Veuillez m'excuser un instant.
C'est ma th�rapeute.
G�nial. Vous prenez les groupes ?
- � qui est cette voiture ? - � moi.
- Comment �a se peut ? - Pour l'amour du ciel !
Je suis veuve de dealeur,
propri�taire � Londres et je le r�p�te,
je ne suis pas femme de m�nage !
Pardon,
j'ai d�croch�, vous �tiez pris.
Vous devriez r�pondre.
Dr John Watson ?
Oui, vous �tes ?
Culverton Smith. Vous avez entendu parler ?
Je veux un verre propre. Il est sale.
Je suis au courant
des faits de ce matin.
Oui, c'�tait...
pour rire. Vous dites "On se voit toujours" ?
M. Holmes, vous et moi.
J'ai envoy� une voiture � l'adresse donn�e par M. Holmes.
Il n'a pas pu vous donner celle-ci.
� vos ordres.
Il vous l'a donn�e quand ?
- Il y a 15 jours. - 15 jours ?
Oui, il y a deux semaines.
- Vous m'avez trouv� comment ? - Par Sherlock.
Il obtemp�re, sous la menace.
Comment tu l'as su ? Comment ?
Lundi, j'ai d�cid�
de changer de psy. Mardi, je l'ai choisie.
Mercredi, j'ai pris rendez-vous.
On est vendredi.
Mais il y a deux semaines, avant d'�tre braqu�
et tra�n� ici, bien avant que je d�cide de venir,
tu savais o� envoyer une voiture pour le d�jeuner ?
Ah bon ?
J'ai anticip� la r�action de mes amis � mes manoeuvres.
C'est commun, non ?
Comment ?
Sauf le coffre. C'�tait vache.
Oubliez le comment, il tr�pigne.
Je veux savoir pourquoi.
Parce que Mme Hudson a raison.
Je suis f�brile.
Je suis au fond du trou, je continue de tomber
et je ne remonterai pas.
Mais tu dois savoir,
tu dois voir que l�-haut,
j'ai tous mes moyens.
Si je dis que c'est le plus dangereux,
le plus m�prisable des hommes que j'aie vus de ma vie,
si je dis que ce monstre doit �tre arr�t�,
s'il te pla�t, rappelle-toi o� tu es.
Exactement l� o� je l'avais pr�dit, il y a 15 jours.
Je suis une �pave, je suis en enfer,
mais je ne me trompe pas sur lui.
Quel rapport avec moi ?
Cette cr�ature,
cette pourriture
est une concentration humaine du mal absolu.
Si je ne fais rien d'autre que l'�liminer,
ma vie n'aura pas �t� vaine.
Tu m'as vu ?
Je n'y arriverai pas.
Pas tout seul.
Bien.
�a para�t r�el.
- Pourquoi tricher ? - Tu mens.
Tout le temps. Par vocation.
J'ai des d�fauts, mais je ne suis pas un simulateur !
Tu as simul� ta mort !
Et sinon ?
Je veux conna�tre ton �tat.
- Tu es m�decin, ausculte-moi. - Je veux un 2e avis.
Du calme, tu n'as jamais pu g�rer
deux avis � la fois. Tu croulerais.
Il me faut la personne qui voit clair dans ton jeu
depuis un bail.
Qui ? Je l'aurais remarqu�e.
Tu n'y penses jamais.
Je veux que Molly Hooper t'examine.
Tu m'entends ? Molly Hooper.
Tu ne vas pas �tre content.
Pourquoi ?
Bonjour, est-ce que...
Pardon, Sherlock m'a dit de venir.
Il y a 15 jours ?
Oui, dans ces eaux-l�.
Tu veux savoir comment...
Je m'en fiche.
Molly m'examinera dans l'ambulance pour faire vite.
Pr�te ? Vous me direz quand tousser.
Vous avez mon manteau ?
D�sol�e. Je ne savais pas que vous seriez l�.
Je d�barque.
Sherlock a replong�.
Mis�re !
- Vous en �tes s�r ? - Bien s�r que non.
Faites-lui un bilan.
Elle est apte
� faire un examen m�dical ? Elle est habitu�e aux morts.
Ses crit�res sont plut�t bas.
Je ne sais pas. Je ne sais plus rien.
Mme Hudson, comme toujours, vous �tes �tonnante.
Il faut vous secouer, vous le savez.
La partie commence !
Je t�cherai.
S'il vous faut quoi que ce soit, surtout, n'h�sitez pas � demander.
Merci.
Je pourrai emprunter votre voiture ?
Il savait qu'apr�s ma mort, tu changerais tout, dont ta psy.
C'est ta personnalit�.
Merci.
Le week-end est pour Rosie. La s�ance devait �tre en semaine.
En bon idiot, tu le caches
aux gens du cabinet,
donc il t'en fallait une au d�jeuner, avec un psy � proximit�.
Tu as trouv� quatre hommes et une femme.
Et tu en as marre des hommes qui t'expliquent la vie.
Comme tout le monde.
Il n'a eu qu'� trouver le premier cr�neau libre
avec une psy assez proche du cabinet en v�lo.
- Il te conna�t par coeur ! - Pas du tout.
Je suis dans ta t�te. Tu te contredis.
Vous �tes pr�t ?
Oui, tout � fait.
C'est un g�nie,
pas un monstre.
Oh que si.
D'accord, c'est un monstre.
Mais c'est le n�tre.
Je suis un killer.
Vous le savez.
Mais saviez-vous...
que je suis...
Coupez.
C'est quoi, un spot ?
C'est moi, je suis trop bon ?
Il est arriv�.
Alors, comment va-t-il ?
Bien, en gros.
J'ai vu mieux � la morgue.
Oui, mais vos victimes de meurtre sont souvent jeunes.
Tr�s dr�le.
Je trouve.
Si vous continuez ce r�gime
� ce rythme, il vous reste quelques semaines.
Justement.
Des semaines ! Pas d'affolement.
Enfin, ce n'est pas un jeu !
Vous m'inqui�tez,
vous �tes stress�e.
- Et vous, mourant. - Je gagne.
Le stress sape chaque journ�e.
- La mort, une seule. - C'est vrai ?
Tu as vraiment perdu le contr�le.
- Depuis quand ? - Notre rencontre.
Malin. Tes inepties m'ont manqu�.
- J'ai cru �... - Quoi ?
Une ruse.
Pas une ruse, c'est un plan.
M. Holmes !
� moins de 10 m,
le pire tueur en s�rie inconnu de l'histoire, aide-moi � l'abattre.
- Quel plan ? - Motus.
- Pourquoi ? - Tu d�sapprouverais.
M. Holmes.
Je ne serre
la main de personne.
C�lin obligatoire.
Je sais.
Sherlock...
Que dire ? Gr�ce � vous, nous sommes partout.
M. Holmes,
comment vous a-t-il convaincu ?
C'est un d�tective.
J'ai peut-�tre confess� mes crimes.
Venez.
Donc, c'est un nouveau genre
de c�r�ales pour les enfants.
- Mettez la casquette. - Il ne la porte pas.
Les enfants mangeront deux fruits
d�s le petit-d�jeuner.
Sherlock nous a fait une sacr�e pub.
Le petit-d�jeuner doit �tre cool.
On est au-del� du viral.
Les enfants aiment quoi ?
Au-del� de quoi ?
Le danger.
Et action !
Je suis un killer.
Vous le savez.
Mais saviez-vous que je suis
un c�r�ales killer ?
Coupez.
Merci.
Emballez �a.
Pour le vendre.
�a rapporterait gros sur eBay.
Je peux vous en donner plus, quand vous voulez.
Tu ne t'es jamais dit,
dans ton esprit embrum�, qu'on te manipulait ?
Bien s�r que si.
- Pour une publicit�. - G�nial, non ?
G�nial ?
La meilleure planque.
� la vue de tous.
M. Holmes, Culverton sugg�re
d'aller directement � l'h�pital.
L'h�pital ?
Il rend visite aux enfants. Ils adoreraient vous voir
tous les deux.
Il a un peu promis.
Si vous voulez bien me suivre...
Alors,
pourquoi on est l� ? Dans quel but ?
J'avais besoin d'un c�lin.
Qu'en dites-vous, M. Holmes ?
"C�r�ales killer" ?
C'est dr�le parce que c'est vrai.
On se retrouve l�-bas.
Attendez, je vous le rends.
- Quoi ? - Merci pour le c�lin.
J'ai envoy� et effac� un texto.
Vous aurez peut-�tre une r�ponse.
- J'ai un mot de passe. - Piti�.
On ne cessera jamais de s'amuser,
n'est-ce pas ?
Pas "jamais".
Il te faut ta dose ?
�a attendra qu'on arrive.
Vous participez activement ?
Pardon ?
Aux enqu�tes de Sherlock.
Oui, je suis John Watson.
Le docteur Watson.
- J'adore son blog. - Son blog ?
- Vous ne le lisez pas ? - C'est mon blog.
On d�nigre la toxicomanie, mais que de temps forts !
- Vous vous sentez mieux ? - Psych�d�lique.
- J'adore votre blog. - Super.
- C'est mon blog. - C'est vrai.
- C'est votre blog ? - Oui.
Vous �tes l'auteur ?
Il est en perte de vitesse.
C'est par ici.
J'hallucine. J'adore votre blog !
Pas de quoi.
Le voici,
le pro d'Internet.
Vous connaissez Sherlock Holmes !
Et le docteur Watson, bien s�r.
M. Holmes,
je me demandais...
Enfin, on se l'est tous demand�.
Pourriez-vous nous parler de vos enqu�tes ?
Si, bien �videmment.
Le point le plus digne d'int�r�t dans une enqu�te criminelle
n'est pas le c�t� sensationnel des faits,
mais plut�t...
le raisonnement implacable,
le lien de cause � effet qui m�ne
� la r�solution.
C'est le seul c�t� remarquable de la chose.
Je vais vous exposer les faits et les indices
que j'avais � ma disposition,
et, ici m�me,
vous allez r�soudre l'affaire de Blessington, l'empoisonneur.
Tu as vendu la m�che.
- Cinq suspects. - Dont Blessington.
- Mais sa m�thode... - Le poison ?
Drearcliff House, John ?
Un meurtre.
- Dix suspects. - Oui.
- Tous coupables. - Sherlock.
Et l'autre, comment tu l'as appel�e ?
- Le meurtre au zoo ? - "Meurtre au zoo".
Pas "L'Orang-Outan tueur" ?
Il manque la casquette.
Les enfants auraient ador�.
Alors, vous avez d'autres questions ?
- Je crois pas. - Non ?
- M. Holmes ? - Tr�s bien, je...
Comment attraper un serial killer ?
Comme tous les meurtriers.
Non, la plupart des meurtriers tuent une connaissance.
Le cercle de recherche
est relativement restreint.
M. Smith, le sujet n'est peut-�tre pas appropri� aux enfants.
Mme Cornish,
vous �tes ici depuis ?
Sept ans.
Sept ans...
Les serial killers tuent au hasard.
�a doit forc�ment vous compliquer la t�che.
Il y en a qui se vantent.
C'est vrai ?
Ils tuent par soif de pouvoir, par amour-propre.
Pour signer
un acte de destruction humaine.
Pour que la satisfaction soit totale, il faut �tre...
� la vue de tous.
En outre, ils ont un profil simple.
Ce sont souvent des parias.
Limit�s sur le plan �ducatif...
Vous parlez de ceux que vous connaissez,
que vous avez attrap�s. All�, b�ta !
Vous n'arr�tez que les cr�tins.
Maintenant, imaginez que la reine d'Angleterre
ait envie de tuer quelqu'un.
Qu'arriverait-il ?
Avec son pouvoir, son argent
et notre cher petit gouvernement � ses pieds...
Tout le pays s'assure qu'elle reste au chaud
et en chair.
On adore tous la reine, et elle vous adorerait.
Tout va bien.
Rassurez-vous, Sherlock Holmes ne va pas arr�ter la reine.
Bien s�r que non.
Pas Sa Majest�.
L'argent,
le pouvoir, la c�l�brit�.
Certains attributs rendent intouchables.
Vive la reine !
Si elle ouvrait un abattoir, on paierait pour y entrer.
Personne n'est intouchable.
Personne ?
Quelles t�tes vous faites !
Vous �tes lugubres.
Vous manquez d'humour ?
La reine !
Si c'�tait un serial killer, elle me le dirait en premier !
C'est une amie proche.
Applaudissez bien fort
Sherlock Holmes et le docteur Watson !
Allons !
Formidable.
Merci beaucoup d'�tre venus.
- O� allons-nous ? - Voir ma pi�ce pr�f�r�e.
On va entrer ici.
Une autre r�union du conseil ?
C'est la dose mensuelle.
Les aveux purifient l'�me.
Si on peut les effacer.
- Le TD-12 ? - Un inhibiteur de m�moire.
Le bonheur.
Le bonheur ?
L'ignorance choisie.
�a fait tourner le monde.
Personne ne choisit de se souvenir ?
Il y en a qui retirent la perfusion.
Qui ont les m�mes pulsions.
Venez, on perd du temps.
En effet, d'apr�s mes estimations, il vous reste 20 minutes.
- Pardon ? - Le texto que j'ai envoy�.
Il a �t� lu. Compte tenu du choc, de la panique
et du trajet depuis l'adresse associ�e,
je dirais que votre vie d'avant
prendra fin dans 20 minutes.
17 min 30 pour �tre exact, j'ai arrondi.
Je vous en prie, montrez-nous votre pi�ce pr�f�r�e.
Ce sera l'occasion
de dire au revoir.
Suivez-moi.
La partie commence !
Je te manque toujours ?
Devinez mon serial killer pr�f�r�.
� part vous-m�me ?
H. H. Holmes.
Un a�eul � vous ?
Pas que je sache.
V�rifiez.
Quel imb�cile !
Tout le monde dehors.
M. Smith, nous sommes en pleine autopsie.
Saheed, c'est �a ?
Vous �tes ici depuis ?
Quatre ans.
Quatre ans.
�a fait long, non ?
Quatre ans.
Bien, tout le monde.
Cinq minutes ?
Revenez dans dix minutes.
Saheed.
Frappez, cette fois.
Comment c'est possible ?
Vous avez l'autorisation ?
Je peux aller o� je veux.
N'importe o�.
On vous a donn� les cl�s ?
Officiellement, au cours d'une c�r�monie.
Elle est sur YouTube. Le ministre de l'int�rieur y �tait.
Votre pi�ce pr�f�r�e
est la morgue.
Qu'en dites-vous ?
Le public est amorphe.
Je ne sais pas.
Je le trouve
plut�t accommodant.
- Arr�tez. - C'est bon.
Elle est morte.
H. H. Holmes
aimait les morts. Il en manufacturait.
Un tueur en s�rie actif
en 1893 � Chicago.
Vous savez
qu'il a construit un h�tel express�ment pour tuer ?
Il y avait...
une salle de pendaison, une chambre � gaz,
une fournaise g�ante...
Vous voyez, comme Sweeney Todd.
Sans les tourtes.
Imb�cile.
Quel imb�cile !
Pourquoi ?
Trop de z�le.
On ne cr�e pas une plage pour cacher un galet.
On trouve une plage existante.
Si on veut cacher un meurtre,
ou plein de meurtres,
on trouve...
un h�pital.
Soyons clairs, vous avouez ?
Quoi ?
Vos propos...
D�sol�.
Vous demandez si je suis un serial killer
ou si je me paie votre dr�le de petite t�te ?
C'est vrai.
J'aime provoquer
et je suis un peu effrayant.
Mais ce n'est que du marketing
pour vendre des c�r�ales.
Est-ce qu'il a raison sur moi ?
C'est ce que vous me demandez ?
J'ai une question � mon tour.
Vous �tes vraiment docteur ?
Oui, bien s�r.
Un docteur en m�decine ?
Pas un podologue ou un docteur �s m�dias ?
Je suis m�decin.
Vous �tes s�rieux ?
Non, vraiment ?
Vous l'�tes ?
Vous �tes s�rieux, sinc�rement ?
J'ai assez jou� le jeu.
�a ne me fait plus rire.
Vous l'avez vu ?
Regardez-le bien, Dr Watson !
Je vous fais un dessin ?
Il y a deux explications possibles.
Soit je suis un serial killer...
soit Sherlock Holmes est compl�tement d�fonc�.
D�lire parano�aque
sur une personnalit� publique ?
�a n'a rien d'exceptionnel, ni m�me de nouveau.
Dites � votre cher ami fid�le
que vous lui faites perdre son temps
parce que vous planez trop
pour distinguer le vrai du faux.
Veuillez m'excuser.
Je me suis tromp�.
J'ai oubli�
les bouchons !
Dix-neuf minutes et demie.
Vous allez reconna�tre le bruit des pas.
Parce qu'il y en aura trois au lieu de deux,
et que le 3e impact sera celui d'une canne.
La canne de votre fille, Faith.
Que ferait-elle ici ?
Vous l'avez invit�e.
Vous lui avez envoy� un texto.
Techniquement, c'est moi, mais elle l'ignore.
Voyons...
"Faith...
"Je n'en peux plus.
"J'ai confess� mes crimes.
"Pardonne-moi."
C'est cens� l'�mouvoir ? Vous ne la connaissez pas.
En fait, si.
J'ai pass� une soir�e avec elle.
On a mang� des frites.
Je lui ai plu.
Vous ne connaissez pas Faith, je vous assure.
Je sais que vous tenez beaucoup � elle.
Vous l'avez invit�e � l'une de vos r�unions.
Son avis compte pour vous.
Vous �tes extr�mement dou� pour cacher votre jeu.
�a ne va pas durer.
Vous saviez ?
- Elle est venue � Baker St. - Pas du tout.
Bien s�r que non.
Elle est venue me voir.
- Elle avait peur de papa. - Jamais de la vie.
C'est encore un de vos d�lires caus�s par la drogue ?
- Il a pris le scalpel ? - Personne ne l'a vu.
- Vous ne vous doutiez de rien ? - Non !
Nous verrons bien.
Faith, arr�tez de r�der, entrez.
C'est la pi�ce pr�f�r�e de votre p�re.
Venez voir ses meilleurs amis.
Papa ?
Qu'y a-t-il ?
C'�tait quoi, ce texto ? C'est encore un canular ?
Vous �tes ?
1,65 m, blond moyen, posture d�jet�e � droite, taille 38
Qui diable �tes-vous ?
Tu dois reconna�tre Sherlock Holmes.
Je n'en reviens pas...
Sherlock Holmes !
J'adore votre blog.
Ce n'�tait pas vous, � Baker St.
Ma foi, non. Je n'y suis jamais all�e.
La tension a d�
monter avant qu'il passe � l'acte.
J'ignorais qu'il avait le scalpel.
Je ne suis pas s�r de comprendre.
De comprendre quoi ?
Je croyais que vous �tiez
de vieux amis.
Non, on ne s'�tait jamais vus.
Mince alors !
Si ?
Sherlock ?
Qui est venu � mon appartement ?
Ce n'�tait pas moi.
Vous �tes...
diff�rente.
Je n'y �tais pas.
Vous �tes venue.
Je suis navr�e, M. Holmes, mais...
je crois n'avoir jamais �t�
� proximit� de votre appartement.
Mince alors !
Vous parlez � qui ?
Quelle amie ?
N'importe.
Faith ?
Tu vas bien ?
- �a va ? - Il est arm�.
Pardon ?
Vous avez un scalpel,
je vous ai vu !
Je n'ai pas de scalpel.
Dans son dos.
Je vous ai vu le prendre !
Sherlock, pose �a.
Que se passe-t-il ?
- Ne vous moquez pas. - Pas du tout.
- Il ne se moque pas. - Arr�tez !
Nom de Dieu !
On aurait d� le voir venir ?
Il a tu� Charles Magnussen. On l'a vu venir.
Depuis toujours.
Mais on s'amusait.
- Entrez. - Inspecteur.
Il faut que vous voyiez �a.
Reportage Harold Chorley.
Ce matin, M. Smith a d�clar�
qu'il ne comptait pas porter plainte.
J'admire Sherlock Holmes,
je suis un vrai fan.
Je ne sais pas ce qui s'est pass�.
Franchement, je ne serais peut-�tre plus l�
sans le docteur Watson.
Arr�tez !
Sherlock !
Arr�te, calme-toi tout de suite !
Il est soign� dans votre h�pital ?
Ce n'est pas mon h�pital.
Enfin, un tout petit peu.
Je vous assure,
il va recevoir les meilleurs soins.
Je vais le mettre dans ma pi�ce pr�f�r�e.
Culverton Smith, ce matin.
� Nottingham...
Il a raison, vous lui avez sauv� la vie.
Tu d�lires ! R�veille-toi !
Je l'ai frapp� fort.
Tr�s fort.
C'est un jeu ?
Une foutue partie ?
Je vous en prie !
Je vous en prie, pas de violence.
Merci, Dr Watson.
Il n'est plus dangereux.
Laissez-le.
Non, ce n'est pas grave.
Il peut faire ce qu'il veut.
Il a tous les droits.
J'ai tu� sa femme.
Oui, tu l'as tu�e.
Vous passez dire bonjour ?
Non, je passe dire adieu.
Je suis s�re qu'il va s'en sortir.
Il s'est mis dans un sale �tat, mais il est fort.
Alors, il faut rester optimiste.
Un cadeau d'adieu.
Sympa.
- Une canne. - La mienne.
Il y a longtemps.
All� ? Chambre 73.
Dr Watson.
C'est pour vous.
All�, Mycroft ?
Il y a une voiture en bas.
Il aurait d� porter la casquette.
Tu penses encore � Sherlock ?
C'est toi.
Tu as ta mine r�probatrice.
Je suis dans ta t�te. C'est toi que tu fustiges.
- O� est Mme Hudson ? - Elle arrive.
Qu'est-ce que vous faites ?
Sa cuisine est un vrai laboratoire � meth.
Je cherche le d�clencheur.
Une id�e ?
Ce sont des espions ?
Employ�s � veiller sur votre famille ?
Attendez. Ils rangent ?
Sherlock est une menace. �tre son fr�re ne change rien.
Vous vous r�p�tez.
Demande-lui.
Pourquoi cette fixation sur Culverton Smith ?
Il en a eu d'autres,
mais �a va plus loin que pi�ger le p�re No�l.
Vas-y, demande.
- Parler � une femme inexistante... - Fermez-la.
Quand on �tait au t�l�phone...
Non, arr�tez. Je d�teste parler au pass�.
Vous avez dit : "�tre son fr�re ne change rien."
C'est vrai.
"Ni la derni�re fois, ni avec Sherlock."
C'�tait qui, la derni�re fois ?
Bien jou�.
Personne.
Ma langue a fourch�.
Il ment.
- Vous mentez. - Pas du tout.
C'est s�r.
Sherlock n'est pas votre seul fr�re.
Vous �tes trois.
La vache, un fr�re cach� ! Intern� dans un donjon ?
Mycroft Holmes !
Que font ces horribles personnes chez moi ?
Veuillez excuser le d�rangement.
Mon fr�re a entrepris de s'autod�truire
avec un acharnement caract�ristique et je t�che de comprendre pourquoi.
- C'est ce que vous cherchez ? - Oui.
Ce qui le pr�occupe ?
Pour ainsi dire.
Vous avez eu le temps.
Le temps n'�tant pas une ressource in�puisable,
si nous pouvions continuer...
Vous...
Vous �tes d'un dr�le !
Mme Hudson ?
Il vous croit intelligent. Pauvre Sherlock !
Il vous adule.
Il sait que vous �tes idiot, mais un excellent m�decin.
Mais il ne sait pas que vous �tes idiot aussi.
Vous pratiquez l'injure automatique ou c'est une d�monstration ?
Vous voulez savoir ce qui l'ennuie ? C'est � la port�e de tous.
Je sais comment il r�fl�chit mieux que quiconque.
Je vous prie de comprendre...
Ce n'est pas quelqu'un qui r�fl�chit. Pas Sherlock.
Mais si.
Non, il est plut�t guid� par ses �motions.
Une affaire non r�solue,
il tire dans le mur.
Pas de petit-d�jeuner, il casse le frigo.
Un dossier sans r�ponse... Que fait-il
s'il n'a pas la r�ponse ? Syst�matiquement ?
Il plante un couteau.
S'il n'a pas la r�ponse � une question,
paf,
il l'empale.
Je lui dis que s'il �tait bon d�tective,
ma chemin�e serait nickel.
Je vous ai manqu� ?
Si tu regardes ces images, je suis...
probablement morte.
On arr�te, s'il vous pla�t.
Tout le monde dehors, imm�diatement.
Tous autant que vous �tes.
On est chez moi, c'est mon ami
et sa femme d�c�d�e.
Rester une minute de plus revient � admettre
que vous n'avez aucun respect pour la personne humaine.
Sortez de chez moi,
esp�ce de reptile.
Vous avez mis longtemps � vous r�veiller.
Je vous ai regard�.
C'�tait beau, dans un sens.
Restez calme, tout va bien.
Je ne veux pas me pr�cipiter.
Vous �tes Sherlock Holmes.
Je te confie une affaire, Sherlock.
La plus ardue de ta carri�re.
Quand je serai...
morte, si je meurs,
fais quelque chose pour moi.
Sauve John Watson.
Sauve-le,
Sherlock.
John,
�a peut attendre...
Sauve-le.
N'importe qui ne le sauvera pas.
Ne compte pas sur n'importe qui. Il n'y a que toi.
Sauve-le.
Mais tu auras besoin d'aide,
tu n'es pas psychologue.
Je vais te dire certaines choses sur l'homme que nous aimons,
et surtout comment t'y prendre pour le sauver.
Comment vous �tes entr� ?
Vous parlez du policier ?
Allons,
vous ne devinez pas ?
Une porte d�rob�e.
J'ai fait b�tir toute cette aile.
En changeant d'architecte et d'entrepreneur
pour que personne d'autre ne connaisse le plan exact.
Je peux me faufiler partout,
quand l'envie m'en prend, vous voyez...
quand j'ai une pulsion.
H. H. Holmes.
Le Ch�teau de l'horreur.
Mais r�ussi, cette fois.
J'ai une question. Que faites-vous ici ?
C'est comme si vous vous �tiez jet� dans la gueule du loup.
Pourquoi ?
Vous savez pourquoi.
J'aimerais vous l'entendre dire.
Dites-le, s'il vous pla�t.
Je compte sur vous pour me tuer.
John !
Ma voiture.
Si vous multipliez la dose par 4 ou 5,
le choc toxique me tuera
en moins d'une heure.
Et je rechangerai les r�glages.
On pensera qu'il y a eu un probl�me technique.
Ou que vous vous �tes laiss� mourir.
Vous �tes tr�s fort.
Avant toute chose,
comment vous sentez-vous ?
J'ai peur.
Soyez plus pr�cis. Vous n'aurez cette chance qu'une fois.
J'ai peur de la mort.
Vous l'avez voulu.
J'ai mes raisons.
Mais vous ne voulez pas mourir, en fait ?
Bien.
Dites-le, pour me faire plaisir.
- Dites-le. - Je ne veux pas mourir.
Redites-le.
Je ne veux pas mourir.
Encore une fois, �a porte bonheur.
Je ne veux pas mourir.
Non...
je ne veux pas mourir.
Merveilleux.
C'est parti.
Il est en danger.
On monte la garde. Vous craignez quoi ?
Je ne sais pas.
- Mary a laiss� un message. - Quel message ?
John Watson
n'accepte jamais l'aide de personne,
en aucun cas.
Mais en revanche, il ne refuse jamais d'aider.
Voici ce que tu vas faire...
Dites-moi pourquoi on fait �a.
Que me vaut le plaisir ?
Je voulais entendre vos aveux.
Savoir que j'avais raison.
Mais pourquoi mourir ?
La morgue.
Votre pi�ce pr�f�r�e.
Vous parlez aux morts.
Vous leur faites vos confidences.
Pardon, quoi ?
Comment �a ?
C'est coinc�.
La porte s'est encore verrouill�e toute seule ? �a arrive.
Tu ne peux pas sauver John avec son accord.
Il ne laissera personne le sauver.
Le seul moyen de sauver John,
c'est d'�tre sauv� par lui.
Qu'est-ce qui vous motive ?
Ce qui me motive � tuer ?
Ce n'est pas
la haine ni...
le besoin de vengeance. Je ne suis pas quelqu'un de sinistre.
Tuer un �tre humain...
�a me met...
profond�ment en joie.
Au cin�ma, quand on voit des morts,
ce sont de faux morts,
des vivants allong�s.
Les morts ne ressemblent pas � �a.
Les morts...
ressemblent � des objets.
J'aime transformer les gens en objets inanim�s.
Ils sont � ma merci.
Vous savez, je commence � perdre patience.
Inspirez un bon coup.
Va en enfer, Sherlock.
Plonge au coeur de l'enfer
et ne fais pas semblant.
Le meurtre est une addiction difficile � g�rer.
C'est plus de travail qu'on ne croit. Il faut faire attention.
Mais si vous �tes riche et c�l�bre,
si les gens vous aiment,
c'est �tonnant ce sur quoi ils sont pr�ts
� fermer les yeux.
Il y a souvent des d�sesp�r�s
qui disparaissent,
et personne
ne privil�gie la th�se du meurtre
s'il y a lieu de soup�onner autre chose.
Mais je dois me rationner,
choisir quel coeur arr�ter.
Va narguer un individu malfaisant, mets-toi en danger.
S'il vous pla�t, regardez-moi dans les yeux.
Regardez-moi dans les yeux.
Regardez-moi dans les yeux
parce que j'aime
voir le moment o� tout bascule.
S'il pense que tu as besoin de lui,
je te le jure...
Et hop,
on s'envole...
Il sera l�.
M. Holmes, �a va ?
Vous faisiez quoi ?
Vous faisiez quoi ?
Il suffoque, je l'aide !
Ma�trisez-le, vite !
Je voulais l'aider.
- Il t'a fait quoi ? - Il m'a asphyxi� et intoxiqu�.
- Avec ? - Du s�rum phy.
- Du s�rum phy ? - Oui.
Comment �a ?
En fait,
j'ai dit � Mme Cornish de changer ma perf.
C'est une grande fan. Elle adore mon blog.
Tu vas bien ?
Non ! Malnutrition, d�faillance r�nale
et des semaines de d�fonce.
Et tu te dis m�decin ?
Mais j'ai eu mes aveux.
Je ne me rappelle pas le moindre aveu.
J'avouerais quoi ?
Vous vous �couterez.
Il n'y a pas d'aveux � �couter.
M. Holmes, je ne sais pas s'il y a un rapport,
mais on a trouv� trois micros
dans les poches de votre manteau.
Toutes vos affaires ont �t� fouill�es.
Navr�.
�a doit �tre rassurant, le chiffre 3.
Tout le monde s'arr�te toujours � trois.
Quoi, qu'est-ce qu'il y a ?
Connard.
- Esp�ce de sale connard. - J'avais entendu.
On ouvre comment ?
Le pommeau se d�visse.
- Il y a deux semaines ? - Trois.
Je suis si pr�visible ?
Je suis un connard.
C'est dr�le.
Je n'imaginais pas qu'avouer serait aussi plaisant.
J'aurais d� le faire plus t�t.
On continuera demain.
On peut continuer, je ne suis pas fatigu�.
Je n'ai pas fini.
Demain.
Vous savez,
je vais �tre c�l�bre, d�sormais.
Vous l'�tes d�j�.
Oui, mais l�...
je peux percer aux �tats-Unis.
J'avais des plans de secours.
Mais je n'arrivais pas � m'en souvenir.
Et bien s�r, je ne pensais pas que sa fille �tait une hallucination.
En gros, il s'est bourr� de drogue
pour te distraire, pour que tu le soignes.
Tu l'as compris.
Je suis perplexe, pour la fille.
�a semblait r�el.
Je n'aurais pas eu ces informations autrement.
Mais elle n'est pas venue ici.
Int�ressant.
J'ai supput� qu'en percevant chaque flux de donn�es simultan�ment,
on pourrait anticiper et d�duire presque tout au monde.
Tu as invent� une femme magique qui t'a renseign�.
Je ne vois pas le probl�me.
Je suis peut-�tre partiale.
Ou alors,
la drogue a ouvert des portes dans mon esprit.
- �a m'intrigue. - Je le sais bien.
C'est pourquoi on se relaie pour �viter ta rechute.
Je croyais qu'on papotait.
Molly arrive dans 20 min.
Je crois pouvoir tenir 20 min sans surveillance.
Si tu le dis.
Bon sang, reste, discute !
D�sol�, c'est juste... Rosie.
Oui, bien s�r, Rosie.
�lucidez un crime, mets-lui la casquette.
�a va aller pendant 20 min ?
Pardon, je ne pensais pas � Rosie.
- C'est mon probl�me. - Je vais venir la voir.
Il devrait la porter pour moi. Je suis morte, j'appr�cierais.
Au fait,
l'enregistrement sera irrecevable.
C'est de l'incitation au crime, ce sera rejet�.
Mais ce n'est pas grave, il n'arr�te pas d'avouer.
Tant mieux.
�a va ?
Non, �a ne va pas.
�a n'ira plus jamais.
On va devoir
faire avec, c'est comme �a.
C'est-�-dire que c'est...
l'horreur.
John, fais un effort.
Tu ne l'as pas tu�e.
Mary a choisi de mourir pour te sauver.
Elle n'en faisait qu'� sa t�te.
En tout cas,
tu ne l'as pas tu�e.
En me sauvant la vie, elle lui a conf�r� une valeur.
Je ne sais pas comment la d�penser.
C'est comme �a.
Demain, je serai l� de 6 � 10 h.
J'ai h�te.
Ce son, c'est une alerte SMS.
C'est quoi ?
Quoi ?
C'est l'alerte d'Irene Adler, la folle furieuse ?
Ce son.
Quel son ?
Mais elle est morte...
Je parie qu'elle n'est pas morte.
Je parie qu'il l'a sauv�e.
J'hallucine !
Le petit bourge aime la dominatrice.
Il ne tombe jamais sciemment dans le clich�.
Je fais une d�duction.
D'accord, tr�s bien.
Si elle est juste, tu auras l'honn�tet� de me le dire.
Je pr�cise qu'un son peut �tre attach� par hasard �...
Joyeux anniversaire.
Merci, John. C'est tr�s gentil de ta part.
Je ne connaissais pas la date.
Maintenant, tu la connais.
- S�rieux, on n'en parle pas ? - De quoi ?
- Comment �a marche ? - Quoi ?
La Femme.
D�ners discrets
au resto, voire folles nuits � High Wycombe ?
Nom d'un chien, je ne lui r�ponds pas.
Pourquoi ?
Esp�ce de petit...
con !
Elle t'attend, elle t'aime
et elle est en vie !
Tu as la moindre id�e de la chance que tu as ?
Oui, elle est folle, c'est une criminelle.
Dangereuse. Une sociopathe, ton genre.
Tu as �pous� un assassin.
Mais elle est, tu sais...
Quoi ?
- R�ponds-lui. - Pourquoi ?
High Wycombe n'est pas si mal, m�me si �a t'�chappe.
J'y ai confondu un empoisonneur.
C'est un d�but.
Comme je te l'ai expliqu� maintes fois,
une relation amoureuse comble d'autres...
- Et t'apporterait la pl�nitude. - Charabia.
R�ponds-lui. Appelle-la.
R�agis tant que c'est possible, �a ne durera pas.
Crois-moi, �a passe vite.
Plus vite que tu ne le penses.
Elle se trompait sur moi.
Mary ? En quoi ?
Elle pensait que si tu te mettais en danger,
j'accourrais. Mais non, c'est elle qui m'a envoy�.
Voil�.
C'est �a que tu rates.
Elle m'a appris � �tre celui qu'elle voyait.
Essaie un peu �a.
Tu te sous-estimes.
J'ai crois� beaucoup de gens, peu d'amis.
- Et je peux affirmer... - Je l'ai tromp�e.
�a te la coupe ?
Je t'ai tromp�e, Mary.
C'�tait une femme dans le bus. Je portais
une fleur en plastique, j'avais jou� avec Rosie.
Et cette fille m'a souri.
�a a suffi, un sourire.
On s'envoyait des textos tout le temps.
D�s que tu n'�tais plus l�.
Quand tu allaitais notre fille.
Quand tu s�chais ses larmes aussi.
Il n'y a rien eu de plus.
Que des textos.
Mais je voulais aller plus loin.
Et tu veux savoir ? J'en ai toujours envie.
Je ne suis pas l'homme que tu croyais.
Je n'ai pas r�ussi � le devenir. Mais justement...
C'est l� o� je veux en venir.
Celui que tu voyais en moi...
c'est l'homme que je veux devenir.
Eh bien,
John Watson...
Qu'est-ce que tu attends ?
Tout va bien.
Tout ne va pas bien.
Mais c'est comme �a.
Molly nous retrouve � la p�tisserie.
Qui dit anniversaire dit g�teau.
Se shooter au sucre, c'est d�j� �a.
Tiens-toi bien.
Bon.
Je n'ai pas mon mot � dire, mais...
ce n'�tait que des textos.
C'est innocent. M�me moi, j'en envoie.
� La Femme.
Mauvaise id�e. Je r�siste, mais parfois...
C'est difficile � admettre,
John, mais je crains, de temps en temps,
que nous soyons tout simplement humains.
- M�me toi ! - Non.
M�me toi.
- Le g�teau. - Le g�teau.
Qu'est-ce qu'il y a ?
�a ne va pas ?
S�rieux ?
Sherlock Holmes a une casquette.
Pas vrai, Mary ?
Vous semblez aller bien mieux.
Oui, c'est le cas.
Je crois, du moins.
Pas toute la journ�e, pas tous les jours, mais vous voyez.
- "C'est comme �a" ? - Oui.
Et Rosie ?
Merveilleuse, parfaite.
Sans �gale dans toute l'histoire des enfants.
Ce n'est pas moi qui le dis, c'est la science.
Bien.
Et Sherlock Holmes ?
Normal.
Dehors !
Ma femme est poss�d�e,
habit�e par Satan !
Oui, la barbe. Allez-vous-en.
Je ne suis pas poss�d�e.
Vous devriez, vu vos options.
Et son fr�re ?
Mycroft ? Il va bien.
Alors, on se revoit dans une semaine ?
Je serai chez moi.
- Sauf coup de fil. - Du Premier ministre.
Tenez.
- C'est quoi ? - Mon num�ro.
Je l'ai d�j�.
Mon num�ro priv�.
Pour quoi faire ?
Je ne sais pas. Pour un verre, peut-�tre.
Un verre de quoi ?
� vous de voir.
Appelez-moi.
�videmment,
"normal" et "bien", c'est relatif pour les Holmes.
�videmment.
Elle �tait r�elle.
Je ne parlais pas de Mycroft.
Mais de l'autre.
Qui ?
Vous savez, le fr�re cach�.
J'ai seulement dit �a en passant,
je suis s�r que...
Je ne vous en ai pas parl�.
Si, forc�ment.
Je suis s�r que non.
Sherlock a d� m'en parler.
Vous avez rencontr� Sherlock
une seule fois, ici,
et il d�lirait.
Je l'avais d�j� rencontr�.
Quand ?
On a pass� une soir�e ensemble.
C'�tait charmant.
On a mang� des frites.
"Vous me surprenez,
"M. Holmes.
"Vous �tes...
"plus gentil."
Culverton m'a donn�
le mot �crit par Faith. Un ami commun nous a mis en contact.
Sherlock vous a parl�
de ce mot ?
J'y ai ajout� des d�ductions
pour Sherlock.
Il s'en est bien sorti.
Mais...
il a rat� l'essentiel.
Je vous ai manqu� ?
Toutefois, je reconnais qu'il sait
o� trouver de bonnes frites.
C'est quoi ?
- Quoi ? - J'avais la m�me fleur dans le bus.
Vous �tiez tout mignon.
Comme je disais...
vous avez de beaux yeux.
Combien de fois un homme peut nous voir sans nous regarder ?
On peut se cacher derri�re un sourire aguicheur ou une canne.
Ou jouer la psy qui ne parle que de lui...
tout le temps.
Ne bougez pas. La vraie psy ne veut pas de tache sur le tapis.
Attendez, ce n'est pas grave.
Elle est dans le placard.
Qui �tes-vous ?
Ce n'est pas �vident ?
Vous ne devinez pas ?
Je suis Eurus.
Eurus ?
C'est ridicule.
Un nom grec qui veut dire "vent d'est".
Mes parents aimaient les pr�noms ridicules.
Comme Eurus.
Mycroft.
Sherlock.
La t�te qu'il fait !
Vous n'avez jamais soup�onn�
que le fr�re cach� de Sherlock pouvait �tre une soeur cach�e ?
Non ?
Il fait une dr�le de grimace.
Je vais l'effacer.
Adaptation Sabine de Andria
Sous-titrage Nice Fellow
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