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Tokuma Shoten, NTV, Dentsu et STUDIO GHIBLI pr�sentent
Autrefois, la for�t couvrait le pays, et les dieux anciens y vivaient.
PRINCESSE MONONOKE
Yakkul !
Fr�re !
La chamane veut que tout le monde rentre au village.
- Le doyen aussi. - Lui aussi ?
La for�t est vide...
- Plus d'oiseaux... - Plus d'animaux...
Je vais le voir. Rentrez vite.
D'accord.
Quelque chose arrive !
Qu'est-ce que c'est ?
Pas un humain, en tout cas.
La chamane rappelle tout le monde au village.
Le voil� !
- Un dieu mal�fique ! - Mal�fique ?
Fuis, Yakkul !
Il va attaquer le village !
Ashitaka !
Ne le touche pas ! Tu serais maudit !
Yakkul !
Calme ta fureur, puissant seigneur !
Dieu de la for�t dont j'ignore le nom, pourquoi es-tu si d�vastateur ?
- Un monstre ! - Viens !
Va-t'en ! Laisse notre village tranquille !
Arr�te ! Calme-toi !
Rel�ve-toi !
- Il l'a tu� ! - Fr�re !
Allez chercher la chamane !
Mon fr�re !
N'y touche pas Kaya. Cette plaie est mal�fique.
Le prince est bless�. O� est la chamane ?
Vous tous, n'approchez pas !
Chamane !
Verse cette eau sur son bras, tout doucement.
� dieu d�vastateur venu d'ailleurs,
je m'incline devant toi et te r�v�re.
Nous te construirons un tertre pour honorer ton �me � jamais.
Oublie ta rancune et repose en paix.
R�pugnantes petites cr�atures...
Vous allez go�ter ma souffrance et ma haine.
J'ai peur que ce soit terrible.
Ce dieu mal�fique vient des contr�es de l'ouest.
Le poison lui a rong� les sangs, le faisant pourrir.
Le mal�fice l'a gagn� tandis qu'il courait,
et il est devenu malfaisant.
Prince Ashitaka...
Oui.
Montre-leur ton bras droit.
Dame Chamane !
Prince Ashitaka...
Es-tu pr�t � affronter ton destin ?
J'y �tais r�solu quand ma fl�che est partie.
Cette tache p�n�trera jusqu'� l'os et finira par te tuer.
On ne peut vraiment rien faire ?
Il prot�geait le village et les jeunes filles.
Il n'a plus qu'� attendre sa mort ?
Nul ne peut changer son destin.
Mais il est possible d'aller au-devant.
Regardez.
Voici ce que j'ai trouv� dans le sanglier.
Brisant ses os, labourant ses boyaux,
cela l'a rendu fou de douleur.
Quoi d'autre aurait pu faire de lui un dieu mal�fique ?
Il se passe � l'ouest des �v�nements funestes.
Si tu y diriges tes pas et ouvres grand tes yeux,
tu arriveras peut-�tre � vaincre le mal�fice.
Oui.
Plus de cinq si�cles se sont �coul�s
depuis que, vaincus par le Mikado, nous vivons cach�s ici.
On entend dire que maintenant son pouvoir d�cline
et que les dents longues des shogun sont en miettes.
Mais le sang de notre tribu s'est, lui aussi, appauvri.
Par un coup du sort,
celui qui, un jour, devait devenir notre chef
doit maintenant partir vers l'ouest.
La r�gle interdit qu'on regarde ton d�part.
Bon courage.
Fr�re !
Kaya, nul ne doit me voir partir !
Je ne crains pas la punition. Accepte ce souvenir de moi.
Mais c'est ta dague de pierre !
Je l'ai charg�e de te prot�ger.
Je penserai toujours � toi...
Toujours... Toujours...
Moi aussi, Kaya.
Une bataille ?
Contournez !
Un guerrier !
Il est cuit !
Arr�tez !
�a me br�le !
Ne le laissez pas filer !
�tez-vous de mon chemin !
Un d�mon...
La tache s'�tend.
Ce riz n'est qu'un bouillon d'eau chaude...
Le voil� !
�a suffira ?
Mais c'est pas de l'argent, �a !
Rends-moi mon riz !
Un instant, je vais voir !
Mais... !
C'est une p�pite d'or, idiote.
Si tu veux des sous, je paie � sa place.
Donne-moi �a.
N'y a-t-il pas un changeur par ici ?
Vraiment pas ?
� mon humble avis, �a vaut bien un sac de riz...
Que dis-je... Trois sacs !
- Un instant ! - C'est � moi ! Rends-le-moi !
Attendez ! Ne vous pressez pas tant !
Vous n'avez pas � me remercier.
C'est � moi de dire merci.
Je vous ai vu � l'�uvre contre ces samura� des champs.
Je l'ai �chapp� belle gr�ce � vous.
Vous avez combattu comme un dieu !
Vous les avez vus ? Votre p�pite d'or a fait des effets !
Comme le chanvre, les c�urs se raidissent.
Ils attendent votre sommeil. Semons-les... D'accord ?
Le sanglier est devenu un monstre ?
J'ai suivi ses traces jusqu'au village mais, arriv� l�, plus rien.
C'est normal. Regardez alentour.
La derni�re fois que je suis venu,
il y avait ici un village propret.
Y a-t-il eu inondation ? �boulement ? En tous cas, beaucoup ont d� mourir.
Victimes de guerre, tomb�s debout, malades ou morts de faim...
Le pays fr�mit de la ranc�ur des d�funts.
Vous avez dit mal�fice ? C'est ce monde qui est mal�fique.
Fameux !
J'aurais d� �viter le village. J'ai tu� deux hommes.
Vous m'avez rendu service.
Passez-moi votre bol. Il faut manger.
Nous mourrons tous.
T�t ou tard, c'est la seule diff�rence.
Oh, quel bol �l�gant !
Vous me rappelez ce peuple ancien d�crit dans les vieux livres.
Aux confins de l'est, montant des �lans roux,
arm�s de fl�ches aiguis�es, les Emishi �taient valeureux.
L'important, c'est d'�viter la mort.
C'est ce que disait mon v�n�r� ma�tre.
C'est votre riz. Mangez donc !
Auriez-vous d�j� vu ceci ?
Jamais.
Le sanglier l'avait dans le corps.
C'est ce qui a tu� ce monstre gigantesque.
Dans la montagne o� aucun homme n'est jamais all�,
tr�s loin, aux confins de l'occident, se trouve une for�t sacr�e.
C'est la for�t du Dieu-Cerf.
La for�t du Dieu-Cerf ?
On dit que les b�tes y sont g�antes comme au temps jadis.
Le voil� parti...
On est bient�t arriv�s. Restez vigilants !
Attention !
Les loups !
Rassurez les b�ufs ! Formez les rangs calmement.
Ne mouillez pas la poudre !
Laissons-les venir !
Premier rang, feu !
Deuxi�me rang, feu !
C'est tout ? Ils n'�taient pas si gros.
C'�taient des louveteaux. O� est la m�re ?
C'est Moro !
Moro, viens !
Je l'ai eue !
Elle est invuln�rable. C'est pas �a qui la tuera.
- On a pas mal de pertes. - Partons !
Que fait-on des victimes ?
En rangs !
Il respire !
Tiens bon !
Je m'appelle Ashitaka.
Je viens des confins de l'orient.
Seriez-vous les dieux anciens qui vivez dans la for�t sacr�e ?
Va-t'en !
Un sylvain !? Il y en a donc ici aussi !
Ne bouge pas. Tu es bless�.
Laiss�s libres, ils sont inoffensifs. C'est une for�t de cocagne.
Ils vont appeler le Dieu-Cerf.
Le Dieu-Cerf ? Un grand loup ?
Non, bien plus effrayant ! Un grand chef de spectres !
Il a disparu !
Yakkul est calme.
Il n'y a aucun danger par ici.
Aurais-tu l'amabilit� de nous laisser traverser la for�t ?
Rebroussons chemin !
Il y a un passage sur l'autre rive. Cette for�t est imp�n�trable.
Le courant est trop fort.
Et il faut se h�ter pour lui, sinon il sera trop tard.
Tu nous guides ou tu nous �gares ?
Patron ! Ils ne nous aident pas !
Et ils pullulent !
C'est votre m�re ?
Quelle belle ramure !
Les traces de cette jeune fille et de la louve...
Leur territoire ?
L�, �a devient vraiment dangereux.
On entre dans l'autre monde.
En effet. Faisons halte.
Des traces de pas.
Trois doigts.
Et toutes fra�ches.
Patron ! �a va ?
Vous allez bien, patron ? Vous �tes tout p�le !
Je vous avais pr�venu !
- Tu as vu quelque chose ? - Ben...
�a va, laisse.
On arrive. Tiens bon.
D�sol�...
Il est parti...
�trange... Il est devenu plus l�ger !
Tiens ! Je n'ai plus mal.
Je suis gu�ri ! A�e ! Non, c'est cass� !
Bravo, patron ! On est pile aux forges !
Un vrai ch�teau...
Les grandes forges de Dame Eboshi.
On y transforme le minerai en fer.
Hol� !
On nous appelle du bois !
Un d�mon... !?
C'est moi ! Koroku le vacher.
C'est bien vrai. Il arrive !
Tu l'as bien reconnu ?
C'est quoi, ce boucan ?
Quand j'�cris, je veux du calme !
Koroku revient du pays des morts !
Quoi !?
- Incroyable ! - Et les autres ?
O� sont les deux autres ?
Y a plus que nous.
Y a que les vachers qui meurent.
Place !
M. Gonza, qui est cet homme voil� ?
Jamais vu.
�coutez bien, arquebusiers.
Ce monsieur l'a port� jusqu'ici.
Vous pouvez lui dire merci.
A�e ! Ne me prenez pas par l� !
Hol�, toi l�-bas ! Attends !
D'abord, merci de les avoir ramen�s.
Mais quelque chose me chiffonne.
Vous avez mis moiti� moins de temps que nous.
Pourtant vous portiez deux hommes et traversiez la for�t sacr�e...
Koroku, t'�tais vivant !?
Toki !
Imb�cile ! Comment pourras-tu bosser avec ta jambe cass�e ?
M-m-m-mais... !
Tu n'es qu'une charge ! Les loups auraient d� te bouffer !
J'en aurais trouv� un mieux !
Toki, sois patiente !
R�serve tes mots doux pour l'intimit� !
Honte � toi ! Rentrer sans les bless�s !
� quoi sert la Garde ? Vous ne faites rien aux forges !
Prenez au moins soin de nos vies !
J'y pouvais rien...
Merci. Je suis bien contente que vous l'ayez sauv�.
Tant mieux. J'ai eu peur d'avoir commis une erreur.
Vous m'avez l'air pas mal du tout. Montrez-nous �a.
Gonza !
Conduis notre h�te jusqu'� moi. Je veux le remercier.
Koroku.
Oui ?
Je suis contente de te revoir.
Ne le flattez pas, Madame. �a va lui monter � la t�te.
Toi aussi, pardonne-moi. Je n'ai pas su emp�cher ce d�sastre.
Mais non ! Sans vous, les loups les auraient tous bouff�s.
- C'est vrai ! - C'est s�r !
Voyageur, veuillez vous reposer � loisir.
�a alors ! Vous �tes rudement beau !
On a d� chasser Moro pour avoir ce riz. Remerciez-nous !
D�p�che-toi !
O� est-il ?
C'est vrai. Toki avait raison.
- Quel beau gar�on ! - Un peu jeune...
�a ne t'a jamais arr�t�e.
Du calme ! On veille les morts, nous !
Ici aussi, y a des beaux mecs.
Tu parles ! Des vachers !
M. le Voyageur, venez donc chez nous.
Fuyez cette cabane qui pue.
Eh ! Dire qu'on risque nos vies pour vous porter du riz !
Et qui fabrique le fer qui paie ce riz ?
Qui passe ses nuits aux soufflets ?
J'aimerais voir l'endroit o� vous travaillez.
Vraiment ?
Va falloir se farder au boulot !
Et se mettre du rouge !
C'est promis ? On compte sur toi !
Excusez-les, patron !
Dame Eboshi les g�te trop.
Femmes gaillardes font bon village.
Mais des femmes aux forges... ?
Normalement, c'est bien trop sale pour elles.
Dame Eboshi recueille toutes les filles vendues.
Elle est tr�s bonne !
P�p�, t'as du riz au menton !
Et en m�me temps, elle se moque des lois et des mal�dictions.
Et des dieux aussi.
Vous auriez d� la voir crever Nago.
Nago ?
Un �norme sanglier. C'�tait le seigneur de la for�t.
Personne n'osait la traverser.
On reluquait la montagne au minerai.
En bas, le filon �tait fini.
Beaucoup de forgerons ont pris le risque. Ils y sont tous rest�s.
Notre boulot, c'est de couper les arbres pour raboter la montagne.
Nago �tait fou de rage.
�a recommence !
C'est alors que Dame Eboshi est arriv�e avec ses arquebusiers.
Patron, �a ne va pas ?
Votre bras vous fait mal ?
Non, je pensais � ce sanglier.
O� qu'il soit mort, il a d� mourir plein de haine.
Pardonne-moi de cette attente.
Quel bel acier !
On est en retard pour la livraison.
Reposons-nous.
Dites-le aux autres.
On dit que tu espionnes pour les samura� ou les d�mons.
Beaucoup convoitent nos forges.
Pourquoi voyages-tu ?
Vous reconnaissez ceci ?
�a a bris� les os d'un sanglier g�ant et en a fait un dieu mal�fique.
J'ai �t� atteint quand je lui ai port� le coup de gr�ce.
�a me sera fatal.
D'o� viens-tu ? Je n'avais jamais vu d'�lan roux.
Entre l'est et le nord. Je ne puis en dire plus.
Insolent ! R�ponds sinon je t'occis !
Pourquoi veux-tu percer ce secret ?
Je d�ciderai cela en constatant les yeux bien ouverts.
Les yeux bien ouverts... ?
Entendu ! Je vais te montrer mon secret. Viens !
Dame Eboshi !
Gonza, remplace-moi !
Mon jardin, o� personne n'ose entrer.
Si tu veux conna�tre le secret, viens.
Bonsoir.
Nous venons de finir.
Encore trop lourd !
Mais vous le tenez sans mal !
Plus l�ger, il tomberait en morceaux.
Je ne suis pas la seule concern�e.
Les femmes vont aussi s'en servir.
�a vaudra le coup d'�il !
C'est la nouvelle arquebuse qu'ils viennent d'inventer.
Celles de Chine sont trop lourdes.
Avec celle-ci, ni monstres ni armures ne r�sisteront.
Gare ! Gare ! Dame Eboshi veut r�genter le monde !
Pardon de vous presser. Je vous ferai porter du sak�.
Trop aimable !
Privant le sanglier de sa for�t, vous en avez fait un dieu mal�fique.
Vous voulez g�n�rer de nouvelles haines avec ces armes ?
Navr�e de ce que tu as souffert.
C'est moi qui ai tir� cette balle.
Quel idiot, ce sanglier. C'est moi qu'il devait maudire !
Ton bras droit voudrait-il me tuer ?
Si cela d�nouait le mal�fice !
Mais je crains que �a ne suffise pas.
Lui faudra-t-il nous tuer tous ?
Dame Eboshi... Osa veut parler.
Dame Eboshi... Ne m�sestimez pas la force de ce jeune homme.
Jeune homme, �tant moi-m�me maudit,
je comprends bien votre col�re et votre peine.
Ceci �tant, je vous supplie de ne pas tuer cette dame.
Elle nous a toujours trait�s comme des �tres humains.
C'est bien la seule !
Sans craindre notre mal,
elle a lav� nos chairs pourries et chang� nos pansements.
Osa...
En v�rit�, vivre est dur et p�nible.
Maudissant le monde, maudissant les gens, on veut vivre quand m�me.
Pardonnez-nous s'il vous pla�t...
Les voici � nouveau.
La nuit, ils reviennent planter des arbres
pour reconqu�rir la montagne.
Ashitaka, veux-tu rester et m'aider ?
Pour voler la for�t du Dieu-Cerf ?
Sans les anciens dieux, les monstres ne seraient qu'animaux.
Une fois la for�t d�gag�e,
les loups se calmeraient et l'abondance r�gnerait ici.
Mononoke redeviendrait humaine.
Mononoke ?
Une pauvre fille transform�e en sauvageonne par les loups.
Elle veut ma mort � tout prix.
On dit que le sang du Dieu-Cerf gu�rit le mal.
Il pourrait gu�rir les malades
et, qui sait, peut-�tre aussi ton bras ?
Dame Eboshi...
Qu'en pensez-vous ?
Tr�s bien. Parfait pour r�genter le monde.
Mais encore trop lourd.
Gare !
Nous sommes les femmes du minerai
�a alors !
Toki, laissez-moi essayer !
Attendez !
Je peux essayer ?
Puisqu'il insiste, laisse-le donc !
Quelle force !
Il est vraiment venu !
N'est-ce pas qu'il est extra ?
Regardez-la se rajuster !
Vous ne tiendrez pas � ce rythme.
C'est un rude travail !
S�r ! On bosse quatre jours d'affil�e.
La vie est dure, ici ?
Sans doute... Mais on est mieux ici qu'� la ville.
On mange � notre faim et les hommes ne font pas les fiers.
Ah oui ?
- Vous partez demain ? - Restez encore !
Bossez ici !
Merci, mais je dois aller voir quelqu'un.
La voil� !
La princesse Mononoke !
Arr�te !
Je refuse le combat !
Elle est ici.
Elle cherche Dame Eboshi.
Elle est entr�e seule.
Barrez-lui la route !
Multipliez les flambeaux !
Arquebusiers aux palissades ! Pi�gez-la !
Chacun � son poste ! Restez calmes !
Elle est sur les toits !
Du calme ! Restez aux soufflets. Le feu ne doit pas s'�teindre.
Elle est seule ?
Oui. Elle est � notre merci.
C'est vous qu'elle cherche.
Tant pis ! Venez.
Princesse d�mone, m'entends-tu ? Je suis l�.
Si toi, tu veux venger ta tribu,
il y a ici des femmes d�cid�es � venger leurs maris...
d�vor�s par les loups.
Montre-toi ! R�glons nos comptes !
La voil� !
D�gagez le champ ! Attention aux balles perdues !
C'est un pi�ge. Attends !
Princesse des loups, rentre � la for�t !
Ne meurs pas en vain !
Rentre courageusement ! Rentre � la for�t !
Je l'avais bien dit !
Laisse-le faire � sa guise.
Touch�e ! Elle va tomber !
N'approchez pas !
M�me coup�e, sa t�te peut mordre.
Quoi ?
Tirez quand elle sera tomb�e.
Feu !
Ne bougez pas !
C'est chaud !
Tiens bon !
Non !
� mort !
M. Gonza, reprenez-vous...
Laissez-moi. Filez !
Tu es de la m�me race qu'elle !
Arr�te !
Laisse-moi passer.
Que fais-tu, Ashitaka ?
Je suis le garant de sa vie.
Tu veux �pouser cette louve ?
Vous �tes habit�e par un d�mon... Et elle aussi.
Regardez tous ! C'est la forme visible de la haine nich�e en moi.
Rongeant ma chair, elle me condamne � mort.
Ne faites pas cro�tre la haine !
Cesse d'invoquer le mal�fice ! Je vais te couper le bras !
Dame Eboshi !
Venez � son aide !
Ne vous inqui�tez pas. �a va aller.
Je m'occupe de la fille.
Oh non ! Vous ne pouvez lui faire �a !
Ne bougez pas !
Kiyo, non !
Il marche...
Et Madame... ?
Saine et sauve.
Apportez-moi mon arquebuse ! Arquebusiers, aux ordres !
Ils ne fuiront pas !
Toki, d�p�che-toi !
Dites donc...
Patron, on ne passe pas !
On n'ouvre pas sans permission !
Repartez s'il vous pla�t !
Vous avez �t� secourable. On ne veut pas vous blesser.
S'il vous pla�t...
Je suis venu ici sur mes deux jambes. Je repartirai de m�me.
Impossible ! Il faut dix hommes pour l'ouvrir !
Non ! Vous allez mourir !
Elle s'ouvre !
�cartez-vous !
Les loups !
Du feu !
Arr�tez ! Votre princesse est sauve !
J'arrive !
Yakkul !
Merci pour tout.
Et voil�.
Attendez !
C'est ma proie !
Tu as �t� atteint ?
Tu vas mourir ?
Pourquoi m'as-tu d�rang�e ? R�ponds avant de mourir !
Je ne voulais pas que tu meures...
J'ai pas peur de la mort ! Si c'est pour chasser les humains !
Je l'ai su d�s que je t'ai vue.
Tu perdras donc la vie pour t'�tre m�l� de mes affaires !
Je vais te trancher la gorge pour te faire taire !
Vis...
Encore ! Je n'�coute pas les humains !
Tu es belle...
Alors, San ? Je le mets en morceaux ?
Les orangs-outans...
Insolents ! Auriez-vous l'impudence de braver la tribu de Moro ?
Cette for�t est n�tre.
Livrez-nous cet humain.
Apr�s l'avoir livr�, d�guerpissez.
Filez ! Sinon vous go�terez de nos crocs !
Partez !
Nous, on mange humains.
On mange cet humain.
Vous qui �tes consid�r�s comme les sages de la for�t,
pourquoi voulez-vous manger de l'humain ?
On mange humain. On re�oit sa force.
On veut sa force pour chasser humains.
Non. Vous n'aurez pas leur force en les mangeant.
Votre sang sera sali et vous deviendrez autres.
On a plant� des arbres. Plant� et replant�.
Humains ont arrach�.
For�t ne revient plus. On veut tuer les humains.
Nous avons notre Dieu-Cerf. Continuez de planter des arbres.
Nous combattrons toujours pour vous.
Dieu-Cerf ne combat pas. Nous mourrons.
Princesse des loups s'en moque. Elle est humain.
Orang-outan insolent ! Je te briserai le cou !
Arr�tez !
�a m'est �gal. Rentrez � la maison.
Je m'occupe de cet humain.
Que fait-on de lui ? On peut le manger ?
Pas question. Filez !
Viens. R�concilions-nous.
Aide-moi � porter ton ma�tre.
Tu es fut�. Il vaut mieux ne pas monter sur cette �le.
�a pue l'humain !
Va o� tu veux. Tu es libre.
Le voil� !
C'est le Deidarabotchi ! Enfin !
Secoue-toi ! Regarde !
C'est pour �a qu'on a mis ces d�pouilles puantes.
�a rend aveugle de regarder le Dieu-Cerf.
C'est �a, le meilleur chasseur de l'ouest ?
As-tu oubli� la lettre du Mikado ?
Nous devons subjuguer le Dieu-Cerf. Vite !
La nuit, il prend cette forme.
Il va bient�t rev�tir son aspect de jour.
Et voil� sa demeure...
Hol�, il dispara�t l�-bas !
- Jiko-Bonze ! - Oui, je sais...
L�-bas...
Il y en a des centaines !
Ils ne sont pas de cette for�t.
Sans doute les g�nies d'une autre montagne.
C'est Okkoto !
Il a travers� la mer ?
� voir ses d�fenses, c'est lui !
Il a amen� toute sa harde !
On est d�couverts ! Retrait ! Vite !
D�p�chez-vous ! Sautez !
Aucune blessure !
Yakkul.
Tu peux remercier Yakkul. Il t'a veill� sans rel�che.
Comment sais-tu son nom ?
Il m'a racont� mille histoires.
� propos de toi, ton village et sa for�t...
Le Dieu-Cerf t'a ramen� � la vie. Donc je t'aiderai.
J'ai fait un r�ve �trange... Un cerf dor�...
Mange !
M�che !
Nous sommes venus tuer les humains pour sauver la for�t.
Que font ces humains ici ?
Celle-ci est ma fille.
Des humains, il y en a partout.
Retourne chez toi et tue-les l�-bas.
C'est pour prot�ger la for�t du Dieu-Cerf qu'on les tue.
Que fait cet humain ici ?
Le Dieu-Cerf a gu�ri sa blessure.
Pas question de le tuer.
Le Dieu-Cerf a sauv� un humain ?
Le Dieu-Cerf a gu�ri sa blessure ?
Pourquoi n'a-t-il pas sauv� Nago ?
N'est-il pas le gardien de la for�t ?
Le Dieu-Cerf donne la vie et la reprend.
Aviez-vous oubli� cela aussi, vous les sangliers ?
Non, vous �tes intervenu pour lui aupr�s du Dieu-Cerf,
alors que vous avez trahi Nago.
Il craignait la mort... Comme moi maintenant.
J'ai, moi aussi, une boule de poison humain en moi.
Nago a fui. Moi, sans fuir, je contemple ma mort.
Moro, va voir le Dieu-Cerf.
San, j'ai assez v�cu.
Le Dieu-Cerf ne me gu�rira pas. Il reprendra ma vie.
Non, M�re ! Tu l'as si bien prot�g� !
On ne nous trompera pas ! Nago �tait beau et fort. Il ne peut avoir fui !
C'est vous, les loups, qui l'avez mang� !
Silence ! Vous offensez ma m�re !
�coutez-moi, ombrageux dieux de la montagne...
Nago, c'est moi qui l'ai achev�.
Devenu dieu mal�fique, il attaquait notre village et j'ai d� le tuer.
C'�tait un sanglier g�ant.
Voici ma preuve.
Je suis venu demander au Dieu-Cerf de lever le mal�fice.
Il a gu�ri ma blessure mais la tache demeure.
C'est donc le mal�fice qui mettra fin � ma vie de souffrance.
Okkoto, enfin un sanglier qui entendra raison.
Non, Seigneur Okkoto ! Ne le d�vorez pas.
Tu es la fille de Moro.
J'ai entendu parler de toi.
Vos yeux...
�carte-toi. Je ne le mangerai pas.
�a va.
Je tenais � raconter la fin de Nago.
Merci, jeune homme...
Mais c'est triste d'apprendre
qu'un dieu mal�fique est n� de notre tribu.
Messire Okkoto, n'y a-t-il pas moyen de lever le mal�fice ?
Quitte la for�t !
La prochaine fois que je te vois, je devrai te tuer.
Okkoto, tu ne pourras gagner contre les armes � feu des humains.
Moro, regarde ma tribu. Nous devenons petits et stupides.
Si nous continuons comme �a, nous ne serons que gibier des humains.
Tout risquer sur une seule offensive, c'est faire leur jeu.
Je n'ai nulle intention de demander votre aide.
M�me si nous devons p�rir jusqu'au dernier,
les humains s'en souviendront.
Le Dieu-Cerf !
Rassemblez les b�ufs !
Laissez-les venir !
Feu !
Rechargez ! Vite !
� l'attaque !
Vermine !
Cette bonne Eboshi ! Elle se trompe de cible !
Partez devant et cachez-vous.
Ils sont de retour !
Chef !
Vous avez d� en baver !
On bouge. Dites-le aux autres.
Bonjour, Jiko-Bonze.
La Cour est aux abois.
Et vous jouez avec ces samura� bouseux !
Ils sont manipul�s par le Seigneur Asano.
Asano ? Il est puissant.
Il veut la moiti� de mon fer.
Bel app�tit !
Mais il y a plus urgent que les hommes.
Les sangliers se rassemblent dans la for�t.
Donnez tout votre fer.
Une fois votre promesse tenue, combattez qui vous voulez.
Dame Eboshi ! Venez vite ! Ils arrivent !
Quand on parle du loup... Un messager d'Asano.
Accueillez-le comme il faut.
Oui, madame.
Heureuses de vous revoir !
Vous ne le verrez pas ?
Eboshi, Dame des Forges,
vous avez combattu admirablement.
J'apporte un message de mon Seigneur.
Ouvrez le portail !
Vous pouvez parler o� vous �tes !
Dame Eboshi a pris cette montagne aux sangliers.
Maintenant qu'elle vaut cher, vous venez !
Rentrez chez vous !
Femmes, cessez d'�tre insolentes !
Insolentes, nous !
On n'a connu que �a depuis qu'on est n�es.
Vous voulez du fer ? En voil� !
Sacr�es bonnes femmes !
Grand samura� ou dieu de la for�t...
Pour les braves forgeronnes d'Eboshi, c'est tout comme.
� quoi sert cette lettre ?
� r�unir les meilleurs chasseurs.
Il s'agit de tuer des dieux, pas seulement des animaux.
Oui, Madame ?
Savez-vous d'o� vient ce texte ?
De l'empereur.
Qui est-ce ?
Le Mikado.
Sacr�es bonnes femmes !
Merci.
Si nous continuons � produire du fer, la for�t perdra de sa force.
Et �a �pargnera plus de vies.
Nous y avons investi temps et argent,
et les 40 arquebusiers ne sont pas l� seulement pour le fer,
� ce qu'en dit la Cour.
Sa Majest� ne croit quand m�me pas
que la t�te du Dieu-Cerf conf�re l'immortalit� ?
Je ne saurais partager la pens�e de ceux qui nous gouvernent.
Et �a vaut mieux !
Je tiendrai promesse.
Les sangliers sont plus faciles que Moro et sa tribu de loups.
Tu peux rappeler tes fantoches cach�s derri�re la falaise.
Vous les aviez vus !? Au fait, une question...
Un jeune homme n'est-il pas venu ici ?
Un �trange jeune homme sur un �lan roux...
Il est parti.
Quelles sales gueules !
Pas des chasseurs ordinaires. Des �claireurs.
Des �claireurs ?
On vient avec vous !
M�fiez-vous d'eux !
S'il arrivait quelque chose, ce serait trop tard !
On sait tirer � l'arquebuse.
C'est pourquoi vous devez rester ici.
Les humains sont plus dangereux que les dieux de la for�t.
Quand on aura tu� le Dieu-Cerf, on y verra clair.
Si la Cour re�oit la t�te du Dieu-Cerf, serons-nous tranquilles ?
Il faudra peut-�tre se battre contre les arquebusiers aussi.
On ne peut compter sur les hommes. Tenez bon !
Ne vous inqui�tez pas pour Madame. Je la prot�gerai.
- Si seulement c'�tait vrai ! - Quoi ?
Dommage que tu ne sois pas femme !
Tu as mal ?
Si tu sautais dans le vide, tout serait r�gl�.
Quand tu recouvreras tes forces, la tache se d�cha�nera.
Il me semble avoir dormi des jours.
J'ai un vague souvenir de San me veillant.
J'esp�rais que tu g�mirais � voix haute.
J'aurais pu te d�vorer.
Quelle belle for�t !
Okkoto n'a pas encore charg� ?
Retourne dans ton trou, gamin.
Tu ne peux pas entendre le cri de la for�t d�vast�e par la harde de sangliers.
Moi, je reste ici � l'�coute de ce cri et de la d�gradation de mon corps,
dans l'attente de cette femme,
r�vant de l'instant o� je broierai sa t�te entre mes crocs.
Moro, les humains et la for�t ne peuvent-ils cohabiter ?
Ne peut-on rien faire ?
Les humains se rassemblent.
Leur feu viendra bient�t jusqu'ici.
Et San ? Vous allez l'emmener avec vous ?
En bon humain, tu ne penses qu'� toi-m�me !
San est fille de notre tribu.
Vivant de la for�t, elle mourra avec elle.
Lib�rez-la. C'est une humaine.
Silence, gamin ! Tu veux son malheur ?
Je l'ai recueillie toute petite
quand des humains pr�dateurs l'ont jet�e pour mieux fuir.
Elle ne peut �tre ni humaine ni louve.
Ma pauvre petite fille, si vilaine et si mignonne...
Peux-tu la sauver ?
Je ne sais pas, mais on peut vivre ensemble.
Comment �a ?
Tu combattras les humains avec elle ?
Non. Pas question d'augmenter la haine.
Gamin, tu ne peux plus rien faire.
Tu mourras bient�t, d�vor� par la tache.
Pars d�s que l'aube se l�vera.
Tu peux marcher ?
Merci. Gr�ce � toi et au Dieu-Cerf.
Yakkul, je t'ai donn� du souci.
Mes jambes sont si faibles !
Tout est trop calme. O� sont les sylvains ?
On sent dans le vent l'odeur des forges.
Merci de nous avoir guid�s ! J'ai une faveur � demander.
Peux-tu donner ceci � San ?
Allons-y.
�a pue ! Le nez m'en tombe !
C'est une fum�e-leurre pour tromper notre odorat.
Elle est l� !
Elle nous a vus.
C'est un pi�ge trop �vident !
Un pi�ge ?
Ils essayent d'attirer les sangliers hors de la for�t.
Ils doivent avoir un plan.
Il faut les pr�venir ! Ils vont tous �tre tu�s !
Okkoto n'est pas idiot.
Il a s�rement compris mais il veut charger malgr� tout.
C'est la fiert� des sangliers.
M�me s'il n'en reste qu'un, il chargera droit devant.
Ils coupent les arbres.
Pour les rendre fous.
M�re, je te dis adieu.
Okkoto est aveugle.
Je serai ses yeux.
Comme tu voudras.
Mais tu peux aussi vivre avec le jeune homme.
Je hais les humains.
De la part d'Ashitaka, pour moi ?
C'est joli !
Accompagnez-la.
Je reste avec le Dieu-Cerf.
Allons-y !
La tribu de Moro vient � vos c�t�s ! O� est Messire Okkoto ?
Merci !
Les forges !
Allons-y !
Qui va l� ?
Des samura�.
Halte-l� !
Je passe !
Viens donc !
�a alors !
Il ne passera pas !
Ne g�chez pas vos fl�ches !
Vite ! Vite !
C'est vrai ! C'est lui !
Bien vivant !
Messire Ashitaka !
Toki ?
Vous �tes toutes l� ?
Comme vous le voyez.
Ils ont guett� le d�part des hommes pour donner l'assaut.
Ils ont franchi en bas !
- Ils nous prennent pour des femmelettes ! - Et Dame Eboshi ?
Elle a emmen� les hommes valides tuer le Dieu-Cerf.
Encercl�es, on n'a pas pu l'alerter.
Tuer le Dieu-Cerf ? Alors, le bruit de tout � l'heure...
Patron, je vous l'avais gard� !
Qu'as-tu fait de la selle et de la cape ?
Esp�ce d'incapable !
Koroku, merci. Je vais pr�venir Dame Eboshi.
Vous tiendrez ?
S'il le faut, on d�versera du fer en fusion.
- Messire Ashitaka, h�tez-vous ! - Ramenez Dame Eboshi !
Rat� ! Les barques sont l� ! Faites vite !
Ramenez-nous Dame Eboshi ! On se battra !
Je reviens sans faute !
On compte sur vous !
Attrapez-le !
Ils nous poursuivent ! Fonce !
Odeur de chair br�l�e...
Ne venez pas !
Montre ta blessure...
Attends-moi. Je reviens sans faute.
Je t'ai dit de m'attendre !
On y est presque.
Qui va l� ?
C'est un lieu de carnage. Pas d'�trangers !
J'ai bien connu ces morts.
J'ai un message urgent pour Dame Eboshi.
Elle n'est pas l�. Dis-moi ton message. Je transmettrai.
Je dois lui parler. O� est-elle ?
Patron !
Vous �tes vivant !?
Chef ! Vous avez d� souffrir !
Beaucoup sont ensevelis...
L'enfer !
Les forges sont encercl�es.
Les femmes tiennent le rempart int�rieur.
Elles tiendront.
Quelle trag�die !
Ce salaud d'Asano attendait qu'on parte !
Dame Eboshi n'est pas l� ?
Elle est partie tuer le Dieu-Cerf.
Rappelez-la ! Vite !
Si vous en avez fini, sortez d'ici !
Au boulot !
On oublie les forges ?
Attendez un peu !
Ils veulent abandonner les forges !
Si on attend, il sera trop tard.
Envoyons un messager !
La for�t est immense. Le messager va se perdre.
Dame Eboshi est manipul�e.
Parmi les sangliers qui ont charg�, y avait-il des loups ?
Et San... Pardon, la princesse Mononoke ?
Je ne sais pas. Il faisait nuit noire quand ils ont attaqu�.
Elle y �tait. Nous, on �tait en premi�re ligne...
Et puis ?
Je sais plus. Tout � coup, je n'ai plus rien compris.
Ils nous ont utilis�s pour app�ter les sangliers.
Il y avait des mines dans le sol
et des grenades qui pleuvaient.
O� est San ?
Calme-toi. Je veux t'aider.
Un loup ! Un loup vivant, l�-bas !
Patron, que...
Patron !
D�gagez ! Gamin ! Que fais-tu l� ?
Il va me guider...
jusqu'� Dame Eboshi.
Alors, tu es avec eux ?
D�gagez !
Qu'est-ce qui prime : la t�te du Dieu-Cerf ou les forges ?
Du poison !
Arr�tez !
Aidez-moi !
Ho ! Hisse !
Attention !
Passez le marais et cachez-vous pr�s du lac.
M�fiez-vous des arquebusiers.
Garde-le-moi. Je n'ai plus de fl�che.
Va avec eux.
Je vous le confie.
Si on trouve San, on aura Dame Eboshi !
Suivez les �claireurs ! On doit en finir aujourd'hui !
M. Jiko-Bonze...
Comment �a se pr�sente ?
Okkoto est bless�. Avec Mononoke, il se rend � la tani�re du Dieu-Cerf.
Ils vont requ�rir son aide. Suivez-les.
Planquez-vous, sinon il ne se montrera pas.
Bien entendu.
C'est du sang de sanglier sur son visage ?
C'est une technique d'�claireur.
Tiens bon ! On est presque arriv�s.
Je sens quelque chose...
Okkoto, il y a quelque chose qui cloche.
Un mauvais pr�sage...
L'odeur de sang est trop forte. Je ne sens plus rien.
Les orangs-outans !
C'est votre faute !
C'est votre faute si la for�t meurt.
C'est votre fa�on de remercier ceux qui se battent pour elle ?
Vous avez amen� la ruine.
Des choses ni animales ni humaines.
Des choses ni animales ni humaines ?
Les voil� !
C'est la fin de la for�t !
Des combattants !
Ils sont revenus !
Ils sont revenus du pays des morts !
En avant, mes combattants ! Allons chez le Dieu-Cerf !
Messire Okkoto, calmez-vous ! Les morts ne reviennent pas.
Avec ces d�pouilles, ils cachent l'odeur.
Ce sont des humains !
Arr�tons ! Ils se servent de nous pour aller chez le Dieu-Cerf.
Dieu-Cerf, apparaissez ! Si vous �tes le dieu de la for�t,
ressuscitez mes combattants pour qu'ils liquident les humains.
M. Okkoto, apaisez votre c�ur !
On est encercl�s ! Il est condamn�. Laissons-le !
Non ! Il va devenir dieu mal�fique !
Va dire � M�re que les humains veulent le Dieu-Cerf.
Si elle est vivante, elle saura quoi faire.
On ne peut laisser s'�teindre la tribu.
Va vite !
Je tue le premier qui bouge !
Je dirai � la for�t qui vous �tes !
Vermines !
Je br�le ! Mon corps est une fournaise !
Non !
Messire Okkoto, ne devenez pas dieu mal�fique !
Messire Okkoto !
Il a r�pondu !
Alors ?
- San est en danger. - Allons-y !
Je br�le !
Non ! Je ne veux pas devenir dieu mal�fique.
Messire Okkoto !
Trop lent ! Monte !
Un loup !
Eboshi !
Pars devant !
Eboshi, �coute !
Arr�tez !
Ashitaka ?
Les forges sont attaqu�es par Asano.
Laisse le Dieu-Cerf et rentre vite !
Les femmes r�sistent.
Les hommes reviennent. Ils attendent tous ton retour.
Quelle preuve as-tu ?
Aucune. Si j'avais pu, je serais rest� pour combattre.
Tu me dis de laisser le Dieu-Cerf pour tuer les samura� ?
Non ! La for�t et les forges ne peuvent-elles vivre ensemble ?
De quel c�t� est-il ?
Dame Eboshi, rentrons !
J'ai form� les femmes autant que j'ai pu.
Elles peuvent se d�fendre.
Voil� l'�tang. On approche du but.
C'est maintenant ou jamais. Vigilance !
On a besoin d'elle ?
C'est un dieu qu'on va tuer. Laissons-la faire !
Moro ! Tu es morte ?
San ! San, o� es-tu ?
Ashitaka !
Messire Okkoto...
Pars, gamin.
Si on se bat ici, le Dieu-Cerf ne viendra pas.
Messire Okkoto ! Calmez-vous.
Messire Okkoto, rendez la princesse des loups. O� est-elle ?
San, tu m'entends ? C'est moi, Ashitaka !
Faites-le taire !
Tuez-le ! Abattez-le !
Voil� ce que c'est !
Dire que je gardais mes derni�res forces pour cette femme !
Serrez les rangs !
Ne l'approchez pas !
Gare au mal�fice !
Tu ne peux m�me plus parler ?
Bravo ! Il a son compte !
Tu peux t'occuper des bless�s.
Quel horrible spectacle !
Le voil� !
Rends-moi ma fille !
Ashitaka !
Peux-tu la sauver ?
Le Dieu-Cerf...
Eboshi, ne tire pas !
Eboshi !
Ton ennemi n'est pas le Dieu-Cerf !
- Les balles ne font rien. - Il faut viser la t�te.
Ne meurs pas !
Quoi !? Le Dieu-Cerf aspire la vie !
Il commence � muer !
Regardez bien tous !
Voici comment on tue un dieu.
Le Dieu-Cerf est aussi dieu de la mort.
Ne nous d�robons pas !
Arr�te !
Eboshi !
Esp�ce d'ectoplasme !
�a y est ! Sa t�te, vite !
Jiko-Bonze, apporte le r�cipient.
Les porteurs sont morts. Vite !
Ne touchez pas son corps. Il aspirerait votre vie.
Re�ois-la, cette t�te promise.
Dame Eboshi !
La t�te de Moro... Elle bouge !
Allez ! Filons vite !
Vite !
Il arrive !
Fuyons !
� l'�le !
Je ne sais pas nager !
Marche au fond de l'eau !
Donne-la-moi ! Je la tuerai !
Moro s'est d�j� veng�e. Elle a �t� punie.
- Dame Eboshi... - Aide-moi.
Ne gaspille pas ta sympathie...
J'ai promis � Toki de vous ramener.
Il cherche sa t�te. Il vaut mieux partir.
Aide-moi !
Non ! Tu es du c�t� des humains !
Pars vite avec cette femme !
N'approche pas ! Je hais les humains !
Je suis un humain... Et toi aussi... Tu en es une.
Tais-toi ! Je suis un loup !
N'approche pas !
Je suis d�sol�. J'ai tout fait pour arr�ter �a !
C'est la fin. La fin de tout.
La for�t est morte.
Non, ce n'est pas fini ! Puisque nous sommes vivants !
Aide-moi.
Attends ! Aide-nous !
On ne peut compter sur personne !
Oh non !
La t�te bouge !
Elle l'appelle.
- �a y est, c'est r�par�, Toki. - Merci.
- C'est d�sesp�r�ment calme. - Ils attendent l'aube.
Je me demande si le jeune homme a pu trouver Dame Eboshi.
Je suis s�re qu'il l'a trouv�e.
Elle sera bient�t de retour.
Regarde-moi cette t�te d'abruti ! H�, Koroku !
Laisse-le dormir tant qu'il peut...
Quel bruit sinistre...
Deidarabotchi !
Gardez vos positions !
Il se dirige vers nous !
Fuyons !
On doit prot�ger les forges. On l'a promis � Dame Eboshi !
Il est revenu ! Ashitaka !
Fuyez tous !
Le Dieu-Cerf vient r�cup�rer sa t�te.
Si vous le touchez, vous �tes mort.
Courez au lac. L'eau le ralentira.
Les hommes et Dame Eboshi reviennent par l'autre rive.
Moi, je vais lui rendre sa t�te.
D�p�chez-vous !
- Il arrive ! - Fuyons !
Que faire, Toki ?
Restez calmes !
Tous au lac !
Calmez-vous ! Aidez les bless�s et les malades.
Pas par l� !
Le grand toit !
C'est foutu ! Les forges flambent ! C'est la fin !
Tant qu'on est en vie, on peut toujours s'en sortir !
Les voil� !
Partez !
Attendez !
Tu es donc sauf ! Tant mieux !
Je vais lui rendre sa t�te. Posez-la et courez.
Ne dis pas de sottises ! C'est trop tard ! Le soleil va se lever.
C'est un dieu de la mort gonfl� et sans cervelle.
Il dispara�tra avec le soleil.
Il arrive. D�p�chez-vous !
Le propre de l'homme est de d�sirer tout ce qui est entre ciel et terre.
Je ne veux pas vous tuer.
Quelle histoire !
Ne prends pas cet air mena�ant !
Continuez !
Zut !
On est faits !
Soleil, montre-toi !
Ouvrez-le !
T'as pas compris ? Trop tard !
Ne perds pas ton temps � lui parler !
C'est un humain qui la lui rendra.
Je t'aurai pr�venu...
Dieu-Cerf !
Je vous rends votre t�te !
Apaisez-vous !
Le voil� ! Il approche !
Il ne bouge plus.
Les hommes !
Dame Eboshi !
Attention, elle est bless�e.
Il tombe !
Accrochez-vous !
J'ignorais que le Dieu-Cerf pouvait faire fleurir la for�t.
San, regarde !
M�me si tout repousse, ce ne sera plus sa for�t.
Le Dieu-Cerf est mort.
Le Dieu-Cerf ne peut pas mourir. Il est la vie m�me.
Il est autant la vie que la mort.
Il m'a dit de vivre.
Je t'aime, mais je ne peux pas pardonner ce que les humains ont fait.
C'est �gal. Tu vivras dans la for�t et moi, aux forges.
Je serai toujours pr�s.
J'irai te voir, avec Yakkul.
Incroyable. J'ai surv�cu gr�ce � un loup.
Je veux dire merci. Allez chercher Ashitaka.
Nous allons repartir de z�ro et construire un beau village.
Je renonce ! On ne peut rien contre les sots !
Comme la corde fr�missante
de l'arc tendu
Ton c�ur vibre
dans la lumi�re de la lune
Pareil � la pointe
d'une lame aff�t�e
Le profil de ton visage
�tincelle de beaut�
Seuls � conna�tre la v�rit� de ton c�ur
Enseveli dans la tristesse et la col�re
Sont les sylvains
Et les esprits de la for�t
Et les esprits de la for�t
Avec les voix de :
Ashitaka : Yoji Matsuda
San : Yuriko Ishida
Dame Eboshi : Yuko Tanaka
Jiko-Bonze : Kaoru Kobayashi
Koroku : Masahiko Nishimura
Gonza : Tsunehiko Kamijo
La louve : Akihiro Miwa
Dame Chamane : Mitsuko Mori
Le dieu sanglier : Hisaya Morishige
Producteur ex�cutif en chef : Yasuyoshi Tokuma
Producteurs ex�cutifs : Seiichiro Ujiie - Yutaka Narita
Id�e originale et sc�nario : Hayao Miyazaki
Musique : Joe Hisaishi
Chanson interpr�t�e par : Yoshikazu Mera
Production : Studio Ghibli
Producteur : Toshio Suzuki
R�alisation : Hayao Miyazaki
FIN
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