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Radio australienne
...
Souffle hurlant
Orchestre avec cuivres, dynamique
...
...
Guitare �lectrique et orchestre, dynamique
...
...
Sir�nes de police ...
...
-A quand la Une m'annon�ant le crash du jet de ce bouffeur de grenouilles ?
T�l�phone
-Oui ?
Quand ?
Bien. Ste ve...
Il passe � la t�l�fran�aise.
*-Jacques-Alain Marty, grand patron fran�ais le plus m�diatique,..
*..vous dirigez Vladis Entreprises.
Maintenant, vous vous attaquez au g�ant des m�dias am�ricains..
..Skynorth... Alors, il faut quoi ? Un peu de m�galomanie, d'audace...
*..de l'inconscience ?
*-Contr�ler la plus grande usine � r�ve..
..du monde,..
..c'est un peu un r�ve d'enfant qui prend forme.
-Mais dans la lutte � mort pour le rachat de Skynorth,..
..il y a votre rival australien, Brickman,..
*..de Brickman lncorporated, leader incontest�..
*..sur le march� high-tech. Et l�, M. Marty,..
*..vous faites figure de challenger.
*-Je serais le jeune sortant l'ancien..
*..hors du ring ? Alors, oui, challenger.
-Hm, tr�s bien !
*-Le rachat..
..de Skynorth va endetter votre groupe..
*..qui l'est d�j� fortement.
*-Nos amis anglo-saxons disent : ..
.. ''Grow or die. ''
Qu'on peut traduire litt�ralement par ''grandir ou mouchrir, fourmir...''
Bafouillage
-�a recommence. -Un plan large.
-Vos infos �taient donc exactes, Andrew.
Son �tat de sant� s'aggrave de minute en minute.
-Mon contact m'informera de son �volution.
C'est un de ses proches...
Tr�s proche.
-Le Cobra attend toujours le meilleur moment pour d�vorer sa proie.
''Grandir ou mourir'', M. Marty ?
OK.
Alors, mourez.
Clapotis -Bon, je me sauve.
-C'est quoi, ce soir, Andr� ? -L'A.G. des pneus Bepelin.
-C'est quoi, A.G. ?
-Assembl�e G�n�rale, Andr�e.
�a fait 20 fois.
Ils vont m'entendre..
..chez Bepelin, pour leur projet de P.R.S.
Plan de Restructuration Sociale, c'est facile, non ?
-Je suis pas un g�nie de la bourse..
..comme vous, Andr�.
-Disons que je suis dou� et que je travaille.
Car, comme dit le po�te, rien ne r�siste au travail.
N'oubliez pas de fermer.
-Ou de rentrer chez moi, je cuis une daube.
N'oubliez pas votre sandwich.
-C'est quoi, cette fois ? -Un R.C.
-Un quoi ? -Un R.C.
Rillettes-Cornichons.
C'est facile, �a, pourtant !
Ricanement
-Vous avez les rafrachars ?
-Pardon ? *Bafouillage
Bafouillage Merde, les r�sultats.
*-Oui, je les ai.
Calmez-vous, votre bilan neurologique est parfait.
*Tout est normal.
-Comment �a, formol, norfal ? C'est impossible.
-Absolument norfal.
-Il est ouvert, professeur.
-Je vous laisse, mon patient est ouvert.
-Il est vert ?
-Rendez-vous chez le Dr Morny.
* C'est le meilleur psy.
-Un psychapatre, psychanapate ?
*-Remerciez-moi.
Il n'�tait pas libre avant 3 mois.
Demain matin � 1 0 heures.
-Mais j'ai un conseil d'administrachafar.
*Bafouillage
... Ah, merde !
-On est tous embarqu�s dans une Ferrari toutes options..
..qui fonce vers l'avenir � pleine vitesse.
-A mon avis... -Jouer avec l'argent..
..des autres, �a �branle le syst�me nerveux.
-Je peux en placer une ?
-Sur l'�chelle du d�sastre, c'est Titanic plus Apollo 1 3..
..plus le 1 1 septembre.
-Vous voulez voir mes seins ?
-Rajoute le crack..
..asiatique de 9999.
C'est rien � c�t�.
Tu disais, Elisabeth ? -Non, rien.
O� est Jacques-Alain ?
-J'ai une rafachara, alors...
-On va y aller.
-J'arrive.
Bredouillage
-Tout d'abord, je tiens � f�liciter la branche innovation..
..pour l'�laboration du nouveau pneu neige..
..radial renforc�.
C'est une pure merveille.
-Merci beaucoup.
-2e point,..
..beaucoup moins satisfaisant, celui-l�.
J'ai lu que le d�ficit de la branche chimie..
..s'annonce plus important..
..que pr�vu.
-J'ignore de quoi vous parlez.
-Des rumeurs plus qu'insistantes � propos du P.R.S.
Le plan de restructuration... *Larsen
Hu�es
-Morin, Morin !
-Un probl�me technique, du calme.
-Morin, Morin !
-Qui est cet emmerdeur ? -Andr� Morin.
Un comptable qui fait le m�me num�ro..
..dans toutes les A.G.
-Morin, Morin !
-Il se prend pour Robin des Bois, les petits actionnaires l'adorent.
-Morin, Morin !
*-...Grandir ou.. -Ah, ah !
*..nouchrir, fourmir... -Ah, ah, ah !
Pire que ce que je pensais, t'as l'air d'un d�bile.
-Merci de me choufrenir, souchoufr�tir...
De me soutenir..
..dans cette �chapreuve, dans cette difficult�.
Nadine, si �a se sait... -Ah, ah !
Ah, ah, ah !
-Je suis blort, euh, morlu...
-Ah, ah, ah !
-Je suis ''couic'' ! -Par piti�, ah !
Force sur le d�o, ah !
Et change de chemise, tu sens, Jacques-Alain.
Tu sens, voil�.
-Oh, Seigneur. -Ah, ah !
-Je suis en rechtard. Effroyablement en rechtafard.
Musique rythm�e
...
Bonjour. -Bonjour, Monsieur.
-Vous allez les froichar !
-Il commence � me ''gonflar''. -Moi aussi.
*-Juste avant l'ouverture des march�s, la tendance...
-Hmm, �a va �tre bon, �a.
C'est qu'ils avaient faim, les piranhas.
Jean-Bernard, laisse manger R�gis !
Allez Josette, il faut te battre.
Chut ! Taisez-vous.
*De quoi rassurer les actionnaires...
*..qui se r�uniront dans 2 jours en assembl�e g�n�rale.
-Je vous aide ? -Vous allez les froichar.
Musique dynamique
...
... Cherchiette !
... Cerny.
-M. le Pr�sident. Grommelant
-Il est agr�able, hein ?
...
-Elo��se ?
*-Bonjour, monsieur.
-Rendez-vous ?
*-Vous avez rendez-vous � 99h30 avec M. Lebrochet.
-Non, non, non ! *-Si, monsieur.
-On anana !
*-De l'ananas ?
-Non, on anana !
*-Du jus d'ananas ?
-Non, on anana, on an-annule !
*-Bien s�r, monsieur.
-On anannule tout, ananannulez.
Bips de t�l�graphe
-M. Lebrochet, notre contact,..
..vient d'appeler.
Il avait rendez-vous avec Marty. Le Fran�ais a annul�.
-Il se doute de quelque chose ?
-On le saura dans 1 heure ou 2.
-OK.
Le Cobra sait attendre, immobile comme une pierre.
L'important, c'est d'avoir confirm� que nous voulions racheter Skynorth.
-Rien de grave dans la presse sur votre interview.
Ils ont juste remarqu�... Vous �tes apparu un peu nerveux.
-Tendu, m�me.
-Je cr�ve de chaud, mettez la clim.
-Brickman a confirm� qu'il se met sur les rangs pour racheter Skynorth.
-C'est la 1 re bonne nouchrelle.
Bafouillage
1 re bonne nouvelle de la journ�e.
-S'il fait monter les ench�res, vu notre tr�sorerie,..
..il nous bouffera tout crus.
-N'importe quoi, c'est nous qui...
Qui allons le... -Le battre.
Le mettre � genoux.
-Non ! -Le brouter.
-Le niquer !
-Le niquer.
Le nom de code..
..de l'op�rachion... op�rachaf...
...op�ration !
Est-ce qu'on pourrait remettre le chafarage ?
Le chauffage !
Je g�le ! -Marc-Andr�.
-Prenons le nom d'un poisson difficile � p�cher.
Genre coriace.
Marlin ! Je propose ''Op�ration Marlin''.
-Nul !
-''Op�ration Orque''.
-Espadon ?
-Espadon ! -C'�tait moi !
-J'ai pas entendu.
-�a y est.
�a s'appellera..
..''Op�ration Cachapot''...
Carafachot... -Cachalot.
-Cachalot ! Pourquoi ?
-Parce que... -Parce que c'est �norme.
-Le cachalot n'est pas un poisson, c'est un c�tac�.
-�a vit dans l'eau ?
-Oui.
-Ah oui ! -Oui, oui.
-C'est �norme ?
-Oui.
-Ah, oui ! -Alors, vechtofecht�re !
-Pardon ?
-Me faites pas chier ! -Voil�.
Exactement.
Parfois, vous me tarchez sur l'edfou. -Vous me tapez sur les nerfs.
-Comment �a s'est pass�, votre Q.G. ?
-Pas Q.G., A.G. !
Assembl�e G�n�rale, A.G. !
-Oui, bon, alors ?
-Oh, l�, l� ! Tr�s bien.
Il y avait tout le gratin du pneu et je ne me suis pas d�gonfl�.
Eh, Andr�e ! Les pneus... gonfl�, d�gonfl�....
�a vous dit rien ?
Jazz, trompettes et orchestre
...
-Je sais bien que �a se gonfle et que �a se d�gonfle. Je suis pas idiote.
A propos de gratin, je vous fais..
..un dauphinois ? -Non.
Dans 2 jours, j'ai ma 1 re assembl�e chez Vladis.
Je ne peux rien avaler.
-Encore une... A.G. ?
-Alors l�, bravo, Andr�e.
Vous �tes pas la moins dou�e de mes �l�ves.
Snif, snif -On dirait des albatros.
Snif, snif Non, des cormorans.
-Des mouettes, mais peu importe.
Vous pouvez parler sans bafouiller.
Concentrez-vous..
..sur un objet, d�crivez-le avec pr�cision.
-Oui, oui, des cormorans.
-Les cormorans sont plus gros.
-Il y a des petits cormorans..
..et des mouettes �normes, je sais. -Ce sont des mouettes.
En tout cas,..
..�a peut vous aider � retrouver l'usage de la parole..
..pour quelques instants.
Autres sympt�mes ?
-Je transpire abondamment.
-Ah ben voil�, c'�tait �a !
-Hein, quoi ? -Oh, rien.
Avez-vous le souvenir d'un traumatisme ?
-La cr�ation de l'imp�t sur les grandes fortunes.
�a m'a ''crrrr''.
-Je parle de votre petite enfance.
-Pff, non.
-Pas de s�vices, d'attouchements ?
-Pardon ?
-R�pondez.
-Des cormorans, j'ai r�pondu.
-Des mouettes...
Vous faites des crises d'angoisse dues � un traumatisme..
..remontant � votre petite enfance.
-Des crises d'angoisse ?
-Ce traumatisme est si bien enfoui qu'il s'exprime par ces sympt�mes...
-C'est �pouvantable, c'est tr�s g�nant.
-Ils cesseront quand vous aurez l'objet contra-phobique.
-Quoi ? -Antidote si vous pr�f�rez.
-Un antidote ?
-�a peut �tre n'importe quoi, objet, odeur...
-Merci, oui !
-Ou m�me..
..un �tre vivant.
Un �l�ment rassurant dont vous auriez �t� priv� brutalement.
-En gros... -Ne bougez pas trop les bras !
-Je trouve l'antidote et c'est fini ?
-Faites vite car les crises vont empirer..
..jusqu'au s�jour en milieu sp�cialis�.
-Sp�cialis� ?
�a veut dire quoi ?
Je suis Jacques-Alain Marty.
JAM the Killer. Je dirige une entreprise de 380 000 employ�s.
Et je rends des compotes...
Des pompons... Un conseil d'administrachaf.
Bafouillage -Calmez-vous.
... Calmez-vous.
D�crivez-moi ceci.
-C'est une montre.
Une montre de collection lWC...
A rattrapante ind�pendante qui vaut environ 20 000 euros.
-Connaisseur. �a pique les yeux.
-En voiture, �a me fait de la bu�e.
D�sol�, mais il est 40 et j'ai un conseil d'administration.
D'administration !
D'administration ! Pardon, excusez-moi.
C'est p�nible, vous n'imaginez pas � quel point.
J'ai bousill� des chemises...
C'est effrayant.
-Je vous donne ces anxiolytiques.
En cas de crise, prenez un quart de pilule par prise.
Pas plus, �a endormirait un �l�phant adulte.
-Merci, docteur.
-Un m�le.
Un gros m�le.
Klaxon
-Bonjour, Aziz. -Bonjour.
-Bonjour, Johnny. -Bonjour.
-M. Moissel, que faites-vous l� ?
-Ah, Andr�. Mon bon Andr�. -Que se passe-t-il ?
-Toutes les banques nous ont l�ch�s, voil� ce qui se passe.
Voil�, tiens.
-Presque 1 heure de retard, c'est inadmissible.
De mon temps, on ne se serait pas permis.
-C'est s�rement important. -Ou grave.
-Il a annul� notre rendez-vous de ce matin.
-Excusez mon rechtard.
Bafouillage
... C'est une montre..
..� remontoir automatique. Il est 1 0h40.
J'ai quarante minutes de retard.
Je vous prie de m'excuser.
-Vous �tes tremp�, il pleut ?
-Non, j'ai couru. Je sors de l'h�pital.
Ma femme s'est fractur� le tibia alors qu'elle visitait un orphelinat.
5 fractures.
Je suis vraiment confus.
-D�sol�. -Il n'y a pas de mal.
Elle va quand m�me s'en sortir, c'est une coriace. Comme moi.
Brickman s'oppose..
..� notre rachat de Skynorth.
Nous allons le contrer.
-Attendez, comment comptez-vous le contrer ?
-Cher Lebrochet...
Demande-t-on � Bocuse le secret de ses chouquettes au caviar d'oursin ?
Rires
Op�ration Chien Aveugle, 5 milliards de gain.
Op�ration Pinocchio Inoxydable, 1 1 milliards de plus-value.
Regrettez-vous de m'avoir fait confitrance... ?
...confiturance...
Confri...
Fen�tre � double battant, poste � l'ancienne..
..pourvu d'une espagnolette..
..sur un chambranle montant. Et cette fen�tre..
..est une ouverture sur l'avenir..
..qui me permet d'�tre cat�gorique � propos de l'op�ration qui s'annonce..
..comme la plus rentable de toutes.
Je n'ai pas l'habitude de plaisanter avec les dividendes.
Il y aura de confortables stock-options pour tout le Conseil.
Mais comme � l'accoutum�e, j'ai besoin de votre totale confiance.
-En tant que doyen de ce Conseil, je veux �tre le 1 er � vous..
..renouveler notre confiance.
Continuez.
-Si malgr� tout, cette op�ration de vait �chouer,..
..votre avenir..
..� la t�te de Vladis serait largement compromis.
-Eridemment, vidara, ridament. Cela va de soi.
-Ecoute, on a eu des poules, un chat, un chien...
-Doucement, je note.
-Des souris et une oie. Tu n'aimais pas la cervelle d'agneau.
*Mais tu n'as jamais �t� allergique.
Sinon, tu as toujours �t� un gar�on heureux,..
*..surdou�. Pourquoi souffrirais-tu..
..d'une phobie d� vorante ?
-Tu ne te souviens pas d'un �v�nement qui m'aurait traumataris�...
*Trau... trau... -Pardon ?
-Hold on. Un instant.
Ceci est un t�l�phone digital..
..avec des touches chrom�es de 0 � 99,..
..plus une touche ''di�se'' et une autre ''�toile''.
Traumatis�.
*Un �v�nement qui m'aurait traumatis�.
-Tu de vrais appeler ton fr�re. *-Guillaume ?
Cet asocial alter-mondialiste ?
-Ce serait l'occasion..
*..de vous r�concilier.
�a me ferait tellement plaisir.
-Il est impossible. C'est un demi-clochard.
Musique goa
...
-�a, je prends.
�a aussi.
Je lui laisse les cochonneries.
Regardez-moi �a, tout est moisi !
Et �a, �a pue !
C'est insupportable, cette poussi�re. G�rard, nettoyez-moi �a.
C'est effrayant...
Ah, voil� ! Il souffle.
�a, c'est � moi.
�a, c'est � moi aussi.
�a, c'est � moi... aussi.
-Que fais-tu l� ?
-Je r�cup�re mes albums photos.
Mes souvenirs d'enfance.
Pour ma biographie.
-Tu as fractur� ma porte pour voler ma mati�re ?
-Attends. Je prends ce qui m'appartient.
Fais des tableaux avec des pinceaux et de la couleur, comme tout le monde.
-Tout ce qui te passionne dans une oeuvre d'art, c'est son prix de re vente.
-Compl�tement fou !
G�rard, interposez-vous !
Attaquez-le !
Vous �tes un l�che, allez !
La souris couine. �a ne me fait rien.
C'est parti.
Rien.
Odeurs.
Snif, snif
Coquelicot.
Et �a ? Ah ?!
Muguet... Marguerite.
Rien de... Ouaf !
Chut !
Arr�te !
Jappements Allez, allez !
Va-t-en !
-Ce chien a urin� sur notre lit !
-Je cherche mon antiflop. Antipoulp...
-Ton antidote, admettons. Mais demain, je me l�ve de bonne heure..
..pour inaugurer un orphelinat. -Non !
J'ai menti..
..au conseil d'administrachion... Chaf, chafaron...
C'est un ensemble en laine compos� d'une veste..
..et d'une jupe assortie couleur jambon de Bayonne.
-Mon tailleur ?
-Oui.
-Mon psy m'a donn�..
..ce truc pour ne plus bafouiller.
-Dire que mon Chanel est couleur jambon de Bayonne, c'est �a, le truc ?
C'est un m�decin ?
-Je suis arriv� en retard et je pouvais pas parler du psy.
J'ai dit que..
..je sortais de l'h�pital..
..car tu t'�tais cass� un tibia..
..en inaugurant un orphelinat.
-Pardon ? -J'ai pas trouv� mieux.
Quelques jours avec des b�quilles, c'est pas la fin.
-Une b�te �norme a essay� de me mordre !
-C'est pas une b�te �norme, c'est une oie.
C'est avec �a qu'on fait le foie gras.
Tu te souviens, on en a mang� � No�l.
Cris
-Vous me foutez les jetons !
-Comment te sens-tu ?
-''Ne ver complain, ne ver explain. ''
Pas se plaindre, pas se justifier.
-Oui, mais ces bruits sur ton �tat de sant� sont pr�occupants.
-J'ai sacrifi� ma vie pour �tre..
..un nuf�ro chien... Bafouillage
Ceci est un �tui de 20 cigarettes blondes, tabac de Virginie.
Fumer provoque le cancer.
48,7% des fumeurs meurent pr�cocement de l'abus de nicotine.
J'ai sacrifi� ma vie pour �tre num�ro 1 .
Je ne vais pas abandancher...
-C'est l'heure.
Musique � suspense
-Notre dynamique de croissance est tourn�e vers les m�dias internationaux.
Et je dis de vant notre pr�sident : ..
..de belles plus-values..
..seront r�alis�es.
Murmures -On vous fait confiance.
Applaudissements
...
-Bonjour. Andr� Morin, comptable.
Merci beaucoup.
Je voudrais poser une question � M. Marty.
-Allez-y, je vais tenter..
..d'y r�pondre moi-m�me.
-Ah bon ? Bon... La dette cumul�e des investissements..
..d�passerait..
..de 1 3 millions d'euros ce qui �tait pr�vu.
M�contentement g�n�ral
-D'o� viennent vos chiffres ?
-Je me demandais... Larsen
Hu�e du public
... -J'entends rien.
...
-J'y vais. -C'est pas le moment.
-Toujours pour JAM.
Applaudissements
-J'entends pas.
...
-Merci.
Merci beaucoup.
Les patrons de Vladis,..
..c'est vous.
Vous vous demandez comment Vladis Entreprises..
..a diff�r� certains investissements.
-Voil�.
-Relisez le bilan.
Page 541 , notre filiale d'�dition est b�n�ficiaire de 4 milliards d'euros.
Page 438, notre filiale..
..de t�l�phonie mobile d�gage un exc�dent..
..de 2,6 milliards d'euros.
Mais nous avons en effet, page 4995,..
..un d�ficit de 6 milliards d'euros d'amortissement de survaleurs...
Page 603, une perte de 4 milliards..
..en d�ficits comptables.
Calculez vous-m�me.
Vous comprendrez pourquoi l'action Vladis a plus que doubl� en 2 ans.
J'ai fait un r�ve..
.. sur l'avenir de notre groupe.
''Notre groupe'' car si je dirige Vladis,..
..c'est parce que vous m'en avez confi� les r�nes.
J'ai r�v�que Vladis Entreprises tutoyait les �toiles.
D'un avenir possible..
..parce que vous aviez eu raison de me faire confiance.
Plus rien ne peut nous arr�ter, plus rien ne peut s'opposer � notre succ�s.
Merci.
-Bravo ! Tonnerre d'applaudissements
...
-Merci.
-Commencer par ''J'ai fait un r�ve'', c'�tait os�.
Tu m'as sci�.
-Elisabeth en aurait pleur�.
-JAM the Killer est encore l� pour un moment.
Porte
-35 moins 22, 1 3. Ben oui, 1 3.
Survaleur, survaleur de quoi ?
Ligne comptable...
Oui, mais...
-Eh ! -Oh, pardon.
-Faut pas rester l�, monsieur, on va fermer.
-D'accord, tr�s bien.
Euh, pardon...
Pouvez-vous me dire..
..comment on fait pour sortir par la rue C. de Gaulle ?
-Vous sortez de la salle par la porte F.
OK ? Bip bip
Ensuite, couloir G4, tout au bout � gauche, escalier B 1 2 jusqu'au 2e.
Redescendez d'un demi-�tage, droite, gauche.
Ensuite, tout droit, vous pouvez pas vous tromper.
Tintement de verres
-C'est �a, un homme mort ?
-Il est comme ressuscit�.
-Restons vigilants et progressons � couvert.
Pr�venez Brickman.
Je convaincrai le consortium de banque de ne pas le suivre.
Attention, le voil�.
-On manque d'hommes de votre trempe.
-Comment va votre famille ? -Tr�s bien.
-Comme je vous admire !
On a besoin de gens comme vous.
-Je fais mon travail le mieux porcil...
Bafouillage
-D�sol�e, M. Marty..
..a un avion � prendre, plus de questions.
Soyez gentils, merci beaucoup. Nous sommes d�sol�s.
-Qu'est-ce qu'il m'a dit ?
Gauche, droite...
Ah mince, en panne !
Il souffle.
Ah non, toilettes.
Gauche...
C'est pas par l�.
Droite...
Oh, l�, l� !
-C'�tait re venu, je conchrends pas... Bafouillage
-Jacques-Alain, calme-toi !
Ton chauffeur t'attend, nous, on remonte.
Il ne faut pas alimenter la rumeur.
-�a va aller, hein ? -�a va.
-Oh ! C'est monsieur Marty.
-Oui ? -�a alors !
Vous me reconnaissez ?
Je vous ai interrog� sur les fonds d'investissement...
-Ah, oui, d'accord... Je suis fatigu�.
Appuyez sur ''Parking''.
Je suis incommensurablement en retard.
lncommensurablement en retard.
Retard.
lncommensurablement en retard.
lncommensurablement en retard.
-Vous �tes en retard.
-Qu'avez-vous fait ?
-J'ai oubli� d'appuyer sur ''Parking''.
Vous �tes P1 , P2 ?
-P2. -P2...
Je crois que vous avez mal compris ma question.
Je parlais des 1 3 millions d'euros..
..d'investissements.
-lntronisation...
Sp�culation et r�gulation des march�s macro-�conomiques.
Taylorisation anticonstitutionnelle.
Monnaie scripturale et agr�gat mon�taire.
-Je voulais juste savoir si on avait des probl�mes de tr�sorerie.
Financement pr�d�termin�.
Acculturation des processus en interaction.
Dites-moi, monsieur... monsieur ?
-M. Morin, Andr� Morin.
-M. Morin.
On se conna�t ? On s'est d�j� rencontr�s ?
-Je crois pas, non.
-Je n'oublie ni un nom ni un visage. J'ai l'impression...
-Aux toilettes, non ?
-Non, c'est une esp�ce de...
-Non, je...
Ronflement
Bip de l'ascenseur
-Excusez-moi d'insister, vous n'avez toujours pas..
..r�pondu � ma question sur les investissements.
-Le r�sultat de notre filiale de traitement des d�chets...
-Oui, mais... -Trouvez-le.
-Je vais le trouver !
-Dr Morny, M. Marty � l'appareil.
-J'arrive.
-J'ai rencontr� un inconnu, je ne bafouille plus, je ne transpire plus.
* C'est pas mal.
-Un inconnu ? A quoi ressemble-t-il ?
-A rien. *-�a se complique.
Il a forc�ment un rapport avec votre traumatisme phobique.
-Lequel ? *-Qu'est-ce que j'en sais ? Cherchez.
-Moi ? C'est vous le docteur.
-Mais c'est vous le malade.
*Le seul moyen de savoir pourquoi cet inconnu vous rassure..
..est de rester avec lui jour et nuit jusqu'� trouver l'antidote.
-Jour et nuit ?
�a va �tre dur.
C'est une plaisanterie ?
-Pourquoi n'avoir pas choisi une femme aux seins lourds..
*..et aux fesses fermes ?
-Parce que je peux choisir ?
*-C'est une plaisanterie.
L'humour est la meilleure th�rapie contre l'angoisse, M. Marty.
-Oui...
Tr�s marrant, oui.
-J'ai trouv� ! -Vous l'avez ?
-Oui, j'ai trouv�.
Page 32 1 . -Tr�s bien.
Je vais vous faire 2 propositions.
Vous estimez que je ne vous ai pas r�pondu.
Par cons�quent, je fais mal mon travail.
Alors, vous me remplacerez � la t�te de Vladis.
-Et la deuxi�me ?
-Je vous invite � d�ner.
-Il faut que je r�fl�chisse.
Vous remplacer � la t�te de Vladis d�s demain...
Je dois m'organiser.
-On va peut-�tre commencer par d�ner ?
-Voil�. -Voil�.
G�rard, vous dormez ? -Oh, pardon.
-Je vous suis � ''scot�re'' ou vous me red�poserez ?
-Vous avez quoi ? -Mon ''scot�re''.
Jazz
...
-Vous trouvez pas que c'est un peu t�t pour d�ner ?
-Le monde appartient � ceux qui se l�vent t�t.
Donc � ceux qui se couchent t�t et qui d�nent t�t... et l�ger.
Pour �tre un ''winner'', il faut une hygi�ne de vie de champion.
Vous �tes comptable ?
-Dans une fabrique de jouets.
-C'est la passion de Louise.
-Votre femme ? -Non, ma fille.
Ma femme, c'est Nadine.
-Sa passion, c'est la comptabilit� ?
-Non, c'est les jouets.
-Votre femme se passionne pour les jouets.
-Non, ma fille.
-Ah, d'accord...
-Excusez-moi, j'ai pas bien compris.
Qui se passionne pour la compta ?
-Personne dans la famille n'a de passion pour la comptabilit�.
C'est clair ?!
-Ben... C'est clair.
Tr�s clair.
Jazz
...
... Moteur
...
-Bonsoir, monsieur. (Accent espagnol)
-Je pr�f�re les garder.
-Je vais en prendre soin. -D'accord.
-Attendez-moi l�.
Belle-maman, beau-papa, quelle surprise !
Nadine ne m'avait pas pr�venu.
-Ils me soutiennent dans l'�preuve que je traverse.
-Quelle �preuve ? -Double fracture du tibia,..
..tu te souviens ?
-Bien s�r, bien s�r.
Toi qui aimes tant gambader...
-C'est ballot.
-Je ne vous ai pas pr�sent� monsieur. Un actionnaire de Vladis.
Il nous fait l'honneur de...
-De d�ner avec nous, tr�s bonne id�e.
-Nous avons beaucoup de travail.
-Allons !
-Rajoutez une assiette.
-Vous aurez le plaisir de go�ter ce ''wok curry coco'' !
Non vous verrez, hein, c'est d�licieux.
Tr�s di�t�tique, je suis s�r que monsieur...
-Euh, Morin.
-Morin de...
-Malakoff.
-Edouard Salanches de Foiry.
M. Morin de Malakoff, enchant�.
Joignez-vous � nous.
-Ma foi, je...
-C'est une bonne id�e.
lmpromptue... -Allez, sus au wok !
Je vous dis le fond de ma pens�e.
C'est le... le capitalisme qui a ruin�..
..l'aristocratie fran�aise.
Merci.
Voil� pourquoi je d�teste le capitalisme.
Mon gendre conna�t mon opinion.
-En effet.
-Moi aussi, je d�teste le capitalisme.
Je suis communiste. -Ah ?
-�a ne me fait plus rien !
Le fr�re de mon mari est lui-m�me communiste.
Pour le faire chier, aime-t-il � pr�ciser.
-Mais non, il est alter-mondialiste. Communiste, c'est plus � la mode.
-L�, je vous demande pardon...
-Est-ce bien important, vos opinions politiques ?
-Ce que veut dire mon mari...
Nous tous aimerions savoir qui est le vrai Andr� Morin.
-Voil�. -Comment il vit ?
Ce qu'il aime ?
Ses passions. Litt�rature russe, musique baroque ?
Peinture flamande ?
-Moi, c'est la bourse et la gaule.
L�ger rire
-Tiens donc. -Excusez-moi.
Je dis �a, mais c'est pour plaisanter.
Bien s�r. Parce que moi, j'ai 2 passions.
La bourse, acheter, re vendre, vous connaissez.
Hein ? -Oui.
-Et la p�che.
Mais..
..si je dis : ''la bourse et la p�che'', �a ne fait rire personne.
Alors que si je dis : ..
..''la bourse et la gaule'', alors l�, c'est...
-Tr�s marrant.
-Bon... Fran�oise, nous allons y aller.
-Je vous accompagne.
-Merci pour tout, ma ch�rie. Ton d�ner �tait divin.
Tu f�liciteras Kwa�� Chang pour son ''wok curry coco''.
Le cuisinier tha��landais de ma fille.
Alors... mes hommages...
Camarade !
L�ger rire
M�fiez-vous de mon gendre. -Merci, camarade.
-Te l�ve pas, ma ch�rie.
-Je vous raccompagne.
-Merci, je ne suis pas encore s�nile.
-Bien s�r.
-Oh l�, l�, minuit vingt.
Pourriez-vous..
..m'aider � sortir le ''scot�re'' du coffre ?
-Vous restez dormir ici, M. Morin.
-Dormir ici ? -Dormir ici ?
-Dans quelle chambre peut-il dormir ?
-La chambre rouge, pour un communiste !
-Voil�, la chambre rouge.
Vous avez la salle de bains et les W.C.
-Tr�s bien.
-�a vous convient ? -Mais enfin...
Y a pas de robinet !
-C'est automatique, mettez la main dessous et �a coule.
-C'est comme dans un restaurant o� je vais.
-C'est �a... Th� ou caf�, le matin ?
-C'est comme � l'h�tel !
-Sauf que c'est gratuit.
Je vous souhaite une bonne nuit.
-Hop, hop, hop !
-Arr�tez, �a va les casser.
-Ah oui, M. Marty !
Moi, le matin, c'est caf� noir.
-Bien.
-Sans sucre. -Tr�s bien.
-Merci.
-Je dois d�j� pr�tendre d'avoir le tibia en miettes.
Maintenant, je dois flatter un comptable amateur de p�che !
C'est quoi, la prochaine �tape ?
Camping avec sa famille ?
-Hum...
-A-t-il au moins une femme, ce Bourrin ?
-Pas Bourrin, Morin. -Oui, bon.
-J'en sais rien, moi.
-Jacques-Alain !
-Depuis que je l'ai rencontr�, je ne transpire plus.
Je ne bafouille plus.
Ce Morin est un m�dicament.
C'est clair, M. Morin est une grosse g�lule sur pattes.
Un peu difficile � avaler !
Je l'ai l� ! Cri
Ah...
C'est du marbre.
-C'est joli, mais c'est horriblement dur.
-Tu m'inqui�tes.
-Tu m'as fait peur ! -Tu sors de chez Bovin..
..� 3 heures du matin ?
-Morin ! Appelle-le Andr�.
Je v�rifiais simplement s'il dormait bien.
-Si tu envisages des changements dans notre couple, dis-le !
-Je traverse une passe difficile dans mon existence.
J'aimerais un peu de soutien...
-Pardon.
Pourriez-vous faire moins de bruit ? J'arrive pas � dormir.
-Bien s�r, nous sommes d�sol�s.
-Ah, voil�. Merci beaucoup.
-D'ailleurs, nous allons nous coucher.
-C'est gentil. -Bonsoir.
-Bonsoir. -A demain.
lch��ouv�na Foutrin?
-Attends...
-Non. V�nia, V�nia Foutrin!
-Alors, attends, c'est quoi ? Un compositeur balte..
..du 1 99e !
Non ! Un couturier slave.
Bafouillage -lch��ouv�nia Foutrin !
-Mime.
Un gigot.
Un gigot que je t'ai fait avec amour ?
Que tu avales ?
Bafouillage
�a y est, je sais.
Ta grosse g�lule sur pattes !
Dans l'armoire � pharmacie � discuter avec l'aspirine.
Bafouillage
-Votre invit� est au hammam..
..pour se r�g�n�rer. -Chermi.
Bouillonnement
...
-Je vous ai cru parti.
-Vous �tes s�r que �a fait du bien, �a ? Parce que...
-�a fait un bien fou !
La masseuse m'a dit que vous �tiez l�.
-Le��la.
Elle est tr�s gentille.
Je lui ai donn� 2 ou 3 tuyaux boursiers.
On a vite sympathis�.
-Des tuyaux boursiers ?
-A ce propos, vous avez lu les cours ?
-Non. -Tr�s inquiet.
On de vrait re vendre du t�l�com...
�a va baisser tr�s vite, regardez.
-A ce point ? -Attention.
L�.
Vous voyez, hop !
-C'est pas �vident � lire quand c'est mou.
Je le mets l�. -Attention.
-Je vous le mets en boule.
Souffle Oh...
Il fallait que je vous dise. Vous me faites du bien.
Oui...
Vous avez une femme ?
-Non, je vis seul.
Mais j'ai �t� mari�.
-Ah bon ? -Oui.
Pendant 16 ans.
Avec Odette.
Et puis un jour, elle est partie.
Avec Simone.
-Avec Simone ?
�a a d� vous mettre un coup.
C'est peu dire.
Surtout qu'avec Simone, c'�tait comme une histoire d'amour.
C'�tait la seule que je faisais dormir dans notre chambre.
-Moi qui pensais que vous �tiez plut�t un type rang�...
-Le plus triste, c'est qu'Odette et Simone sont parties avec Bernard.
-Avec Bernard ?
-Le mari d'Andr�e.
Andr�e avec un ''e''.
Ma voisine. -La voisine...
-Alors, comme ma femme voulait garder la truite,..
..Bernard a �t� oblig�..
..de l'adopter.
-Mais quelle truite ?
-Ben, Simone.
La plus belle truite que j'aie jamais p�ch�e de ma vie.
Elle avait un regard, une robe...
C'est la seule que j'aie jamais pu manger.
Simone...
Je lui avais fait un joli petit aquarium..
..personnel � la maison et...
-Ah oui, d'accord, d'accord.
-Enfin...
C'�tait Simone. -Eh oui...
Mais... Bernard et Andr�e, c'est des poissons aussi ?
-C'est Simone, le poisson.
-Oui, bien s�r, c'est Simone, le poisson.
-Une truite.
-Bernard et Andr�e, c'est des gens.
-Des gens... -Comme vous et moi.
-Enfin, des gens qui n'aiment pas les poissons.
-Ah oui, d'accord...
Nadine, ma ch�rie.
Vraiment, ce Morin me fait un bien fou.
-Mais tu as peut-�tre encore des probl�mes de sudation.
-Non, je sors du hammam.
-Tout habill� ?
-On s'est fait un hammam, tous les 2.
-Pardon, je ne retrouve pas mon chemin.
S'il vous pla�t.
-Jacques-Alain.
Si tu veux qu'on parle,..
..je serai toujours l� pour t'�couter.
-Ma chambre, s'il vous pla�t.
Ah, pff !
-M. Morin. -Oui ?
-Et SEB, c'est bien ?
-Vous en avez beaucoup ? -40 actions.
-Gardez-les.
-Merci, M. Morin.
-Il vous importune ? -Non.
-Je vais avoir besoin de vous.
Comment expliquer ?
-lnutile d'expliquer. J'ai tout compris.
-Vous avez de vin� ?
-Entre nous, il suffit de vous regarder.
Toujours sur les nerfs, les mains moites.
Le teint livide, le front ruisselant.
-Vous me stup�fiez. -Y a pas de quoi.
On est tous pareils, vous savez.
Le matin,..
..� l'ouverture des march�s, on est des boules d'angoisse.
�a va monter ?
�a va baisser ?
C'est notre destin.
A mon tout petit niveau, je donne des petits conseils.
Si vous avez des soucis, n'h�sitez pas.
-C'est presque �a, seulement, j'aurai besoin de vous jour et nuit.
-Ah ! Jour et nuit, �a ne me para�t gu�re possible.
Ben oui, y a la voisine.
J'ai mes poissons � nourrir et j'ai d�j� un travail.
-�a de vrait s'arranger.
-Ah, merci.
-Il est plus petit qu'� la t�l�.
-Pourtant, c'est un grand patron !
-Il s'int�resse aux jouets ?
-Non, il s'int�resse � moi.
Merci pour votre soutien financier.
Vous sauvez l'usine d'une mort certaine.
-Ne me remerciez pas, c'est purement un investissement..
..de Vladis Entreprises. -Tout de m�me.
J'ai pris un Boubi pour votre fille.
-Ah oui ? Sympa.
-Au fait, pour mon...
Mon nouveau poste, c'est quoi exactement ?
-Vous serez rattach� � la pr�sidence pour une mission sp�ciale.
Je dois pouvoir vous joindre jour et nuit.
-Vous avez un n de portable ? -J'ai pas de portable.
*-Une fabrique de jouets anciens ?
-On met �a sur Slovok, notre filiale polonaise. On s'en fout.
-Pardon !
-On rasera le tout et on gardera les terrains.
J'ai d�bauch� leur comptable.
Attends une seconde.
Pr�pare-moi un contrat avec une clause de confidentialit� et de disponibilit�.
-Il dormira au pied de ton lit ?
C'est quoi, ce type ? Un gri-gri g�ant ?
*Un fer � che val humain ?
Que fera-t-il ici ?
-Fais ce que je dis, je sais ce que je fais.
Bip bip -Jacques-Alain ? Il a coup�.
Sifflement
-Je veux votre meilleure relookeuse sur le coup.
Coiffure, chaussures,..
..costume, cravate, tout.
-Tr�s bien, M. Marty.
-Je fais comme pour vous ? -Non, comme pour lui.
-M. Morin ? -Oui ?
-T�l�phone.
-Attention, il est tout neuf.
-Voici Mlle Katsuko,..
..notre meilleure relookeuse. (Accent japonais) -Bonjour.
-Bonjour, Mme... Katsuko.
-Yes, Richard !
Il faut mobiliser les fonds de pension am�ricains.
All� ? Gerhard ?
Ach, ja.
Guten Tag.
Cri de peur -Quel temps � Berlin ?
La presse se goure, j'ai la patate.
Hey, Gudrun. How are you doing in Oslo ?
Yes, oh fine.
Quelles sont tes liquidit�s disponibles ?
Si, pronto, Alberto.
-M. Marty.
M. Marty ! Y a pas de manches.
-Elles arrivent.
-Au plaisir, M. Lebrochet.
-Je vous ai laiss� mon portable.
-Tout de suite.
-Je compte sur vous.
Au re voir, je vous laisse.
Cher ami, quel hasard.
-Vous avez l'air tr�s... -Au top.
-Votre t�l�phone ?
-Oui, c'est �a.
-On se retrouve au d�jeuner ?
-Bien �videmment.
-Au plaisir...
Jazz pesant
... Raclement de gorge
Jazz plus l�ger
Ecoutez...
Ah, oui...
Vous �tes parfait.
M. Morin venant de signer son contrat, nous allons nous mettre au travail.
Op�ration Cachalot.
-C'est quoi ?
-C'est un code, M. Morin. On veut attraper un gros poisson.
-Hmm...
Si je peux me permettre, le cachalot est un c�tac�.
-Ah ! -Vous �tes s�r ?
-Oui, parce que j'avais...
-Oui, bon... On a tent� Brickman avec Skynorth et il a r�agi comme pr�vu.
-Vous l'avez app�t� et il a mordu � l'hame�on.
-Exactement, M. Morin.
-Il est l'heure de passer � la 2e phase.
Lan�ons une OPA sur Brickman.
-Avec quels fonds ?
-Les fonds marins !
-C'est moins bien. -Pardon !
-Brickman ne poss� de que 6% des actions de son groupe.
On va l'attaquer de toutes parts. Fonds am�ricains et europ�ens.
L'action Brickman va monter en fl�che.
Comprenant �a, il rach�tera ses actions..
..pour garder sa pr�sidence.
Il rach�tera ses parts 3 fois plus cher, finan�ant notre rachat de Skynorth.
-Il ne fera jamais �a.
-Il faut avancer masqu�s.
Attaquons-le via Slovok, notre filiale polonaise.
Il verra rien.
-Alors l�, je ne suis pas d'accord.
Pas d'accord du tout.
-Pardon ? -Je dis non � l'Op�ration Cachalot.
D'abord, je trouve �a tr�s risqu�.
Et puis, l'histoire de la Pologne...
A peine l�gal.
Disons les choses comme elles sont.
Les finances de Vladis Entreprises ne sont pas au plus haut.
Tonnerre
-Voil� ce que j'attends de mes collaborateurs.
M. Morin a raison de me dire non.
Et pourquoi ?
-Oui, pourquoi ?
-Car il nous reste..
..une pi�ce ma�tresse � convaincre pour attraper le cachalot.
C'est Lebrochet.
-Dites-moi.
Vous donnez toujours des noms de poissons ?
-C'est assez courant dans la finance.
Sonnerie de t�l�phone
*-Oui ? -Noyenville � l'appareil.
-Le Killer nous d�clare la guerre.
Il appelle �a ''Op�ration Cachalot''.
-Parfait.
Emma ?
Appelez le Star, le Daily Yours...
Et le Financial World.
Dites-leur de changer les Unes.
Imm�diatement !
-Tout de suite.
-Appelez Lebrochet au Consortium.
Bip -Tr�s bien.
Sonnerie de portable
-C'est votre t�l�phone. -Non, le mien est dans ma poche.
-Votre t�l�phone sonne.
Sonnerie -Ah oui, c'est le mien.
...
-Ben, r�pondez. -Oui.
Il ne sonne plus.
Bips Ah, il sonne.
-Donnez-moi �a.
*-Bonjour.
*Vous avez un nouveau message.
-C'est qui ?
*-C'est Brickman.
*Je sais tout sur l'Op�ration Cachalot.
*Le Killer veut lancer une OPA sur Brickman Incorporated.
*Ne lui donnez pas un centime.
*Je veux le mettre � genoux, je le veux maintenant.
-Lebrochet et le Cobra dans le m�me aquarium.
Ce n'est pas votre t�l�phone.
Il y a eu �change chez le tailleur.
-J'ai pas fait expr�s. -Vous n'y �tes pour rien.
C'�tait un immense service.
Vous m'accompagnerez au d�jeuner avec Lebrochet.
-Ah ! Monsieur !
-Utilisez votre badge.
Non, l'autre c�t�.
Penchez-vous. �a doit �tre � plat.
-Ah, d'accord. -Voil�.
Vous m'accompagnez au d�jeuner avec Lebrochet.
-Pourquoi ?
-Pour r�cup�rer un tr�sor cach� dans un oc�an de requins.
Autrement dit, on va naviguer dans la haute finance.
Vous �tes pr�t ? -Oui.
-Vous �tes assis dans le dos de M. Lebrochet.
En sorte que moi, je vous vois bien.
Donnez-moi votre t�l�phone.
Je vais r�gler le portable sur silence avec vibreur.
Je le mets bien en �vidence.
D�s que JAM s'affiche, d�crochez.
-JAM ?
-JAM... -Ah oui !
-Vous d�crochez.
Vous savez ce que vous de vez dire.
On va � la p�che au gros.
-O� �a ?
Excusez-moi !
Au gros... Alors, JAM... Je ne vois rien.
-Normal, je ne vous ai pas appel�. �a s'affichera � l'appel.
-Oui, pardon.
-Ecoutez, tous mes num�ros en m�moire sont effac�s. �a va mal se passer.
-Bonjour, M. Lebrochet.
(Accent japonais) M. Marty vous attend.
Musique traditionnelle japonaise
...
-Ah !
Ah !
Mademoiselle.
Une fourchette, s'il vous pla�t.
-Il me faut beaucoup.
-Comment, beaucoup ?
-Entre 5 et 6 milliards.
-C'est beaucoup.
-Oui. -Vladis a d�j�..
..beaucoup investi.
Endettement consid�rable.
-Si la Commission des Op�rations de Bourse..
..enqu�tait..
..sur votre sant� financi�re ?
Ne trouverait-elle pas..
..un joli petit compte..
..dans les �les Ca��man, au Luxembourg ?
Aliment�, disons, par Brickman.
-Vous perdez la t�te.
Les rumeurs..
..sur votre sant� semblent parfaitement fond�es.
-Vous voulez une preuve..
..de ce que j'avance ?
Prenez mon t�l�phone.
Appelez votre propre num�ro.
-Un dessert ?
-Un dessert ? Mon m�decin me dirait : ''Attention, Andr� ! ''
Il est mort...
-�a sonne.
-Qu'est-ce qu'il y a ?
Bourdonnement
-Votre t�l�phone ne sonne pas.
-Qu'est-ce que �a prouve ?
-Juste un jus de pomme.
Vibreur Oh !
-Oui, all�.
Qui est-ce ?
*Bonjour, monsieur, c'est M. Latruite.
-Je ne connais pas de Latruite.
*Moi, je vous connais. -Mais vous avez..
..mon portable, c'est du vol. Je pourrais vous poursuivre.
*Ha, ha ! Brickman.
-C'est inutile, je me doute de la teneur du message de M. Brickman.
* Au re voir, monsieur.
-Merci.
Ecoutez, le d�jeuner est pour moi, Lebrochet.
Souvenez-vous bien.
Il me faut ces 6 milliards.
-On avait dit 5.
-6.
-6 ?
On avait dit 5... Ou 6, je ne sais plus.
-M. Latruite ! ?
-J'ai pris un nom de code.
Comme vous prenez toujours des noms de poisson...
J'ai eu le temps de r�fl�chir pendant le d�jeuner.
Si Brickman est au courant de l'Op�ration Cachalot,..
..c'est qu'on l'a mis au courant.
C'est forc�ment quelqu'un qui conna�t le nom de l'op�ration.
-Vous me stup�fiez de minute en minute.
Je suis arriv� � la m�me conclusion.
En ce moment m�me, Lebrochet doit appeler son complice.
Ben tiens. -Ah, oui.
-Il va pas �tre content.
-Non.
-C'est s�r.
Sonnerie de portable
*-Il sait tout.
S'il me d�nonce � la COB, je serai oblig� de c�der.
*Pour vous, une solution de repli..
..serait probablement n�cessaire.
-Noyenville.
Votre t�l�phone.
D�cid�ment, nous ne nous quittons plus.
* C'est Marty.
Vous qui �tes amateur de nouvelles, en voil� une :
..Noyenville ne fait plus partie de la soci�t�.
Tonnerre Tango
...
Crissements de pneus ...
...
Cri de corbeau ...
Klaxon ...
... ...
...
-Aah ! ...
Aaaah ! ...
-Ouh l�, l� ! ...
Fracas ...
...
*-Le num�ro que vous demandez n'est pas attribu�.
-Au re voir, monsieur.
Ben, dites donc !
-�a fait un bien fou.
-Vous venez habiter � la maison. -D'accord.
-Le bureau de Noyenville vous attend. -D'accord.
-Oui ?
Quelque chose � ajouter, Elisabeth ?
-Oui. Tenez, les journaux de Brickman.
Radio volume fort
...
Cris, sifflotement
...
Marty souffle.
-On ne publie pas de d�menti ?
-C'est une rumeur confirm�e.
Je ne vous l'apprends pas.
Je vais faire une t�l�.
-Ardisson ? -Non, plus familial.
-Drucker ?
-Drucker, c'est �a.
Philippe Drucker, tr�s bien. -Ah non.
- Bernard Drucker.
-Michel.
-C'est Michel ? -Oui, c'est Michel.
-Michel Drucker ?
-Michel Drucker.
-Michel Drucker. Enfin, Drucker, quoi !
Il s'appelle Michel ? -Oui.
Je prends quelques affaires, je n'en ai pas pour longtemps.
-G�rard, sortez le scooter.
-''Scot�re''.
-Je pourrai serrer la main � Drucker ?
-Oui.
Charmant.
-Allez-y.
-Pardon.
-�a change de votre ch�teau.
Mais sans me vanter, la d�co est assez originale.
Je vous laisse la surprise.
-Ah... -Alors ?
-Ah oui, c'est...
C'est nautique.
-Voil�. Sonnette
�a doit �tre Andr�e.
Ma voisine. Je re viens.
Faites comme chez vous. -Je vous en prie.
-Ah, Andr�e, bonjour. -Bonjour.
-J'ai chang� de boulot. -Non ?!
-Je suis en mission sp�ciale aupr�s de...
-De qui ? -Chut !
-Jacques-Alain Marty ? -Chut, il est l�.
J'ai m�me dormi chez lui.
Un h�tel de luxe.
Y a m�me pas de robinet.
-Comment se lavent-ils ?
-C'est automatique.
-Qu'est-ce qui est automatique ?
-Les robinets, Andr�e.
-Vous me dites qu'il n'y en a pas.
-Si, c'est comme dans les restaurants... Hop, �a coule !
Ou dans les stations service.
On tend les mains et hop ! �a coule tout seul.
-Oh merde.
La photo de l'autre !
-Andr�e...
Vous �tes d�j� all�e dans une station ?
Si on... Y a les... Bon...
Il souffle.
-Dans les h�pitaux aussi, les robinets...
-On va pas passer la nuit � parler de robinets.
Que faites-vous ?
-Je donne des petits tuyaux.
-Ah ! -Mais attention.
C'est entre nous, �a. Pas de fuites, surtout !
Hurlement
-Qu'est-ce que c'est ?
...
-Non, non !
Ne bougez pas !
�a les excite.
L�che, Gaby.
-Ils ont des noms en plus ?
-Comment je m'y retrouverais ?
Gaby, doucement, Gaby.
-Enle vez-le !
-Vous lui faites mal. -C'est lui qui me mord !
Cris
-L�che, Gaby !
-Mais virez-le, ce Gaby !
-Plus jamais �a, Gaby. On est sage, maintenant.
Vilain ! Tu as mordu le monsieur.
Oh !
-Ils m'ont � moiti� bouff� le bras.
-J'ai pas d� leur donner assez � manger, c'est tout.
-Gaby a encore faim ?
-�a me fait penser, je vous ai pr�par� des tripes.
-C'est mon plat pr�f�r�.
Appelons votre femme.
-A��e ! Doucement...
-Votre femme. -Pourquoi ?
-Elle pourrait d�ner avec nous.
-Non, c'est moi qui vous invite.
Allez, tant pis.
-Pour quoi ?
-Pour vos tripes.
-Je vais les emmener dans un Tupperware.
-Ah, ben voil� ! C'est bien.
Un Tupperware...
Je donne � manger � Gaby. Gaby, miam, miam.
-Vous ferez comme si vous �tiez mari� avec Andr�e.
-Je ne suis pas son mari.
Il est parti avec Odette.
-Et Simone, je sais.
Mais c'est pas la question.
-Attendez, madame.
-Merci, c'est gentil.
-Vous ferez semblant, mon �pouse est � che val sur les principes.
-Me voil� !
-Hmmm, miam, miam !
-Quelqu'un a march� dans une merde ?
C'est pas possible.
-Comment ?
Je ne sens rien, moi. Vous sentez quelque chose ?
-Moi non plus.
-G�rard ? - Comme un fumet.
-Comme un fumet ? Attendez, c'est effrayant.
Snif, snif
-C'est pas ici.
-Ah oui... Bon, G�rard...
..acc�l�rez, qu'on rentre vite !
Il faut a�rer.
-Oh, que c'est gentil ! Snif, snif
Qu'est-ce que c'est ? -Des tripes.
-Des tripes !
Votre fleuriste habituel..
..�tait ferm�, je suppose. Comme c'est d�licat !
J'ai des b�quilles, va jeter... mettre �a dans la cuisine.
-Attention.
20 minutes � feu tr�s doux, sinon la g�latine..
..ne fond pas.
-Extra. -De la g�latine...
-Oui, �a donne du...
Hmmm, Andr�e...
Merci, monsieur.
Vous ne mangez pas ?
-Je ne d�ne pas le soir.
Pourtant, �a a l'air exquis. Hmmm...
-Ils n'aiment pas les tripes.
Vous n'aimez pas les tripes. -Ah si.
-Qu'est-ce qui vous fait dire �a ?
C'est tout le contraire.
Comme j'en ai pris hier et avant-hier, je me calme.
Comme moi, les tripes, j'arr�te quand je veux.
-Andr� ! Vous ne le savez peut-�tre pas,..
..mais je de vine en vous la fibre d'un faiseur d'empires. Hein ?
-Vous exag�rez, Andr�e.
-Mais pas du tout.
Si on m'avait dit qu'un jour je dormirais dans de la soie...
Tout �a, gr�ce � vous.
-Pour une lune de miel entre jeunes mari�s, c'est la moindre des choses.
-Arr�tez, vous allez me faire rougir !
-Ne rougissez pas trop sinon..
..vous dispara�trez dans le d�cor.
Musique douce, oiseaux tropicaux
Le d�cor... ...
Est rouge. ...
Chambre rouge et... robe rouge.
...
Pfff... Pardon !
-Ch�rie, quel bonheur !
J'ai cru mourir avec leurs tripes. Hmmmm, ah !
-Je ne vais pas supporter la famille Bidochon.
-L'affaire Skynorth conclue,..
..je fais le n�cessaire pour l'antidote et au re voir.
Il te reste du caviar ? -Je te sers.
-Oui, merci.
*... un temps d�gag� et de belles �claircies sur l'ensemble...
*..de la France.
*Maintenant, Jean-Pierre Gaillard en direct de la Bourse de Paris.
*Les march�s se portent bien, la tendance est � la hausse.
*Il y a toutefois un b�mol.
*L'action du groupe Vladis Entreprises a perdu plus de 5,4% d�s l'ouverture.
-M. Marty !
Vous avez �cout� la radio ?
Une catastrophe, l'action Vladis a perdu 5,4%.
-Tr�s bien.
-Comment �a ?
Les hedge-funds am�ricains font des achats sp�culatifs avec le vier,..
..des le verages. OK? D'accord, attendez.
Nous vouloir acheter Skynorth. Brickman aussi.
Actionnaires de Skynorth..
..vouloir vendre au meilleur prix.
Sp�culation, actions Skynorth monter.
Skynorth valoir plus cher.
Actions Vladis descendre.
Seulement, nous, ha, ha !
Attaquer Brickman.
-Hmmmm ?
-Actions Brickman monter.
Brickman pas content, Brickman racheter.
Nous prendre argent pour acheter Skynorth. Compris ?
-Hmmm, moi vouloir caf�.
-Vous servir vous-m�me.
-Nous acheter, nous prendre encore plus d'argent.
Parce que � cause des Am�ricains...
Vous pas comprendre.
-Arr�tez de bouger !
-Moi aller � la toilette parce que bu trop de caf�.
-On y va !
On est en retard. Drucker attendre.
-Moi aller � la toilette.
-Non, au studio, il y a des toilettes.
-Nos hommes ont une vie fascinante.
-Vous savez conduire ? -Oui, mais j'ai pas conduit depuis...
-Vous allez vous y remettre.
-Vous serez cadr�..
..selon votre meilleur profil. -J'ai convenu...
-J'ai convenu ! C'est mon domaine.
J'ai convenu..
..qu'il n'y aurait aucune question sur l'Op�ration Cachalot.
-Tr�s bien.
Depuis que Noyenville est parti, Elisabeth a mang� du lion !
Rires
O� allez-vous ?
-Ah ! Je vais � la toilette.
-Direct..
..dans 2 min ! -Merci.
lmpossible.
-Mais... -Faites un effort.
-Je peux ? -Morin !
G�n�rique de l'�mission
Applaudissements
-Bonjour.
Bienvenue. Je suis heureux d'accueillir ici ..
..un grand patron.
Le 1 er capitaine d'industrie du pays.
Jacques-Alain Marty.
Applaudissements
...
-Merci, d'avoir accept� cette invitation.
-C'est moi qui vous remercie.
-Vous �tes le 1 er grand patron que nous rece vons dans cette �mission.
-Je suis tr�s honor�. Je vous en remercie.
-Vous dirigez Vladis Entreprises depuis 5 ans.
Quel est le bilan ?
-Le bilan est tr�s positif.
Sans pr�tention. Mais nos objectifs..
..ont �t� atteints, maintenus et m�me d�pass�s.
On est en passe de de venir les 1 ers..
..dans l'audiovisuel.
-Bonjour, belle-maman !
-Vous n'avez plus la t�l� ?
-On en a 1 4.
Je voulais qu'on regarde l'�mission de Jacques-Alain ensemble.
(Murmure ) Il faut que je vous parle.
Je vous pr�sente..
..Andr�e, la femme d'Andr�, l'employ� de Jacques-Alain.
-Mon mari est actionnaire et associ�...
-Chut, �a m'int�resse.
-Ah, pardon.
*Je crois savoir que votre maman vous regarde.
*Une fid�le de l'�mission. *-Oui.
-C'est de vous qu'il parle !
Vous le connaissez ?
-Il passe bien � la t�l�.
-C'est son m�tier, quand m�me.
-Je vous parle de mon fils.
-Ah oui ! Il est tr�s bel homme.
Il vous ressemble.
-C'est gentil, merci.
Asse yez-vous donc.
-Merci.
*-J'ai eu une enfance heureuse.
-Tous ceux qui nous regardent..
..voudraient savoir � quoi ressemble la vie..
..d'un grand chef d'entreprise.
A quoi ressemble la journ�e du PDG Marty ?
JAM pour les intimes.
-On me donne parfois ce surnom.
La journ�e d'un PDG,..
..s'apparente � la journ�e de milliers de Fran�ais..
..qui travaillent dur pour gagnafrer.
Bafouillage
-Oh, oh.
Bafouillage
-C'est une veste bleu marine, 100% pure laine..
..� rayures tennis.
C'est important aussi de penser..
..au public non voyant qui est fid�le..
..� votre �mission.
Sifflement
-On rentre dans le bizarre.
-Vous avez souhait� entendre l'amicale des cors de chasse..
..solognots.
Quelle surprise ! Vous aimez le cor.
-Ah, non !
Pardon, monsieur.
-Je vous ai d�j�...
Bip Radio
-Ouais ?
-Pour faire pipi.
-C'est simple.
Au fond du couloir, � gauche, 2 fois � droite.
-Je note. -Ensuite � gauche.
Puis tout droit et c'est la 3e porte � droite.
-Je vais tout droit...
-Couloir, gauche, droite, droite..
..droite, droite, gauche. 3e porte droite.
-D'accord.
Cors de chasse
...
-Maur� Chounia ?
Maur� Chounia !
-Je ne...
-Oh !
Chounia, Maur� Chounia ?
-Morin ! -Voil� !
-Il faut trouver Morin.
Morin !
-Oui. Bafouillage
...
-A droite.
-Vous l'avez rechtourv� ?
-Non... -C'est la pachastrophe.
-1 minute avant le retour au direct.
-Toujours rien et toi ?
-Non, c'est pas l� !
C'est l�.
Cri Pardon, madame.
-30 secondes.
-Qu'est-ce qu'il fout ?
-L�, on va dans la chtrouffe. Droit dans la chtrouffe !
-L� !
-Morin ! Vite ! Morin !
-Qu'est-ce que vous foutez ? On y va.
-O� �a ? -Rencontrer Drucker.
-Je vais aux toilettes.
-Trop tard !
Tenez-moi �a !
-Tenez-vous bien, il mange des tripes, oui, des visc�res.
Je n'en peux plus.
Aidez-nous � comprendre pourquoi il est l'antidote de Jacques-Alain.
Qu'on en finisse !
-Andr� passe � la t�l�.
-Oui, oui ! Soupir
-Andr� Morin.
En 2 mots, parlez-moi de votre ami Jacques-Alain Marty.
-En 2 mots.
En 2 mots, la bourse et la gaule.
-Pardon ?
-Je m'explique. La bourse, vous connaissez, acheter,..
*..re vendre. Classique.
*La gaule, c'est la p�che.
*Mais la bourse,..
*..n'est-ce pas un peu la p�che aussi ?
Vous savez, le monde..
..de la finance est comme un oc�an rempli de fabuleux tr�sors, mais aussi..
..de redoutables requins.
-C'est pas con.
-Vous connaissez la p�che ? -Un petit peu.
-Eh ben, c'est tr�s simple.
Vous voulez attraper un petit poisson, vous mettez un asticot..
..� votre hame�on.
Si vous voulez attraper un plus gros poisson,..
..vous utilisez le petit poisson que vous avez attrap� avec l'asticot.
*Et ainsi de suite. Rires
Bref, vous avez compris... Dans la p�che, tout d�pend de l'app�t.
Et dans la finance...
C'est la m�me chose.
-Le monde de la finance n'a plus de secrets pour moi.
-Limpide.
-Merci, Andr� Morin.
-Vous prendrez bien du th� ? -Oui.
-Ce type essaie de nous dire quelque chose.
On peut attraper un gros poisson avec un simple petit asticot.
C'est un expert.
Vraiment tr�s fort.
Je veux tout savoir sur lui.
-Pas de probl�me, je m'en occupe.
-Ils sont tous contents.
Le r�alisateur a ador� M. Morin.
-C'�tait... -M�taphorique, je sais.
-Qu'en penses-tu ? -M. Morin a �t� efficace.
Direct, sinc�re.
Le public a �t� touch� de voir un financier humain.
Proche d'eux.
-Il n'y en a que pour vous.
Bon, on va f�ter �a � la maison. D'accord ?
Hein ?
Il est parti o� ? -Pipi, je crois.
-C'est effrayant.
Jazz doux
...
-Il est vraiment bon. -Oui...
Que font-elles ? Nadine ne r�pond pas sur son portable.
Elles sont parties depuis 1 heure.
Ma m�re vous aime bien.
-Ah, c'est tr�s gentil...
T�l�phone
-All� ? Tonnerre
Sanglots
...
Rythme empress�
...
-Je crois qu'elle est morte.
-Vous avez tu� ma femme ?
-Mais non, la voiture.
-Je me fous de la voiture. Qu'a-t-elle ?
-Tout l'avant est d�fonc�.
-Non, je parle de ma femme.
-Pardon, excusez-moi.
Elle a juste le tibia fractur�.
-Ah bon ?
Elle a l'habitude du tibia...
-Le 2e.
-�a va, ma ch�rie ?
-C'est la 2e fois.
-Tu souffres, mon amour ?
-Je peux vous voir ?
-Oui, bien s�r.
Je re viens tout de suite.
-C'est pour r�pondre � une curiosit�..
..bien l�gitime.
C'est normal que votre femme porte un pl�tre l� o� elle n'a pas de fracture ?
-Heureusement, on a fait un tabac chez Drucker.
Autrement, c'�tait vraiment une journ�e pourrie.
Vous aussi, votre... amie est couch�e ?
-Oui. Elle s'excuse, d'ailleurs. Moi aussi.
Une coupe pour faire passer.
-Non, j'ai mal � la t�te.
-Je vais vous chercher de l'aspirine.
-C'est gentil. A l'�tage, vous avez une console Louis XV.
Tiroir du haut.
-D'accord, Louis XV.
C'est parti.
-Oui, Louis XV.
C'est torsad�, Louis XV.
-Il y en a 3. Alors, Louis XV...
Il n'y a rien de marqu� ici.
Torsad�.
�a doit �tre �a.
Ah, voil�.
M. Marty.
-Ah, merci.
J'aimerais bien... rester seul.
-Bien s�r. Alors, bonne nuit.
-Bonne nuit.
-M. Marty.
(Voix de nounours) ''Bonne nuit! ''
Musique enfantine
-Oui... bonne nuit.
*-Un v�ritable s�isme a secou� la bourse ce matin.
*L'action Vladis qui avait d�j� perdu plus de 8% hier..
*..a encore baiss� ce matin de 7%.
Tchac -Oh, merde !
*-L'action de Skynorth a grimp� de 20%.
*Les march�s craignent que JAM ne doive puiser dans les r�serves..
*..de son groupe d�j� endett�.
Cri de surprise
-Pardon !
Il est pas l� ?
-Non, il est pas l�.
-Il est pas l� !
M. Marty ! M. Marty !
M. Marty ! Il est l�. M. Marty !
Cette fois, ne me dites pas que c'est normal parce que je ne vous crois plus.
Il dort... M. Marty ?
M. Marty ! M. Marty !
Oh, merde !
-AAH ! -Ah ! Non !
-Assassin, il a tu� mon mari !
-Attendez, Mme Marty !
T�l�phone
-Jacques-Alain, c'est Pierre. Il y a urgence !
-Bonjour, M. Verneuil. C'est pas Jacques-Alain, c'est Andr�.
*Jacques-Alain dort.
Je n'arrive pas � le r�veiller.
Ecoutez. M. Marty ! M. Marty !
* Y a pas moyen.
-On est � 2 doigts de la catastrophe.
-J'ai entendu les infos.
-Il faut d�finir une strat�gie.
-Une strat�gie...
-Venez, on fait un briefe.
-J'arrive. -A tout de suite.
-C'est l'assassin de mon mari !
-On aurait d� le faire depuis longtemps.
Si je puis me permettre.
-Mais, vous �tes tous fous !
Je me suis coup� la main en me rasant.
Et M. Marty dort.
C'est tout. Ronflement
Tiens, il ronfle ! -Ah oui...
Ronflement
-Il va ronfler encore.
-Il ronronne.
-Je l'ai pas tu�.
Musique dynamique
...
Geignements -Professeur...
Crac A��e !
Mon mari ne se r�veille pas.
-Que vous est-il arriv� ? -C'est rien.
-�a me g�ne, je pr�f�re monter de vant.
-Faites-moi plaisir.
-Vous �tes s�r ?
-Je conduis quelqu'un que j'admire.
Musique dynamique
...
-Alors, c'est quoi, la strat�gie ?
-La strat�gie, c'est... Oh, pardon !
-Moins 15%. J'ai la COB sur le dos.
Petits actionnaires et journalistes veulent notre peau.
Nom de Dieu de bordel cul...
C'est quoi, cette putain de strat�gie ?
-La strat�gie, c'est... on n'ach�te plus Skynorth.
-Pardon ?
-On n'ach�te plus Skynorth. Trop cher.
-C'est de Jacques-Alain ?
-Ben...
-Allez-y ! Je ne peux plus tenir..
..les journalistes.
-Vous allez r�pondre aux journalistes.
-Oui.
-Vous passez bien � la t�l�. -Ah ? C'est gentil.
-Dites-en le moins possible. -Le moins possible.
-Rassurant, mais �vasif.
-Evasif. -Et surtout...
Employez des images simples.
-Simples.
Simples. -That's it !
-Pardon ?
-Faut faire risette.
Papa va tr�s bien, il fait juste un gros dodo.
-Ne me parlez pas comme � une d�bile !
-Ne parle pas comme �a..
..au professeur !
-Va dans ta chambre, ma ch�rie. Mamita va te faire un c�lin.
-Il a pris un anxiolytique..
..tr�s puissant.
Il peut encore dormir toute une journ�e.
CRAC
-Louise, c'est mamita.
-Le gros monsieur a essay�..
..de tuer papa.
S�r ! -Ne dis pas de b�tises.
Que fais-tu � ce pauvre ours ?
-C'est Boubi le borgne. -Boubi ! Fais-moi voir �a.
C'est pas possible !
O� l'as-tu eu ?
-Le gros monsieur me l'a donn�. Il est moche et il lui ressemble !
-Quelles sont les mesures d'urgence ?
-Dans certaines circonstances,..
..il est pr�f�rable d'�tre une ablette plut�t qu'un barracuda.
On passe mieux � travers le filet.
-Lancez-vous une grande op�ration d'assainissement..
..des comptes de Vladis ? -Il est temps..
*..de nettoyer l'aquarium, oui.
*De nous d�barrasser des poissons morts qui pourraient empoisonner..
*..nos mers. Ce sera donc ''l'Op�ration Ablette''.
-Morin, qu'est-ce qu'il fout ?
Et vous ?
-Jacques-Alain...
-Tu es r�veill� ! - Maman ?
-Regarde, Jacques-Alain. C'est Boubi.
Flash-back
Musique enfantine Rire d'enfant
Enfant qui chantonne
...
-Bonne nuit !
-Boubi, c'est Morin, Boubi !
-Ton antidote.
L'ours f�tiche de ton enfance.
On l'avait perdu. Tu l'as pleur� longtemps.
Il avait �t� con�u d'apr�s la t�te de Morin.
-Mais oui, c'est �a.
C'est la t�te de Fourtin !
Bafouillage
�a trache pas !
Je lourfaille, je... -Calme-toi.
Calme-toi.
C'est normal.
Il faut le vrai Boubi.
Celui de ton enfance.
-Le chrai Boubi...
-En attendant, avec �a, vous allez p�ter le feu.
-Ce sera tout, merci. Flashs
That's it !
*That's it !
-Voil� ce qu'on a sur Morin.
Comptable dans une fabrique de jouets.
L'entreprise vient d'�tre rachet�e par Slovok.
-Slovok ?
-La holding qui a lanc� l'OPA contre nous.
-Tr�s bien.
Je vois ce que le Killer a en t�te.
-Quelle heure est-il � New York ? -1 4 heures.
-Nous avons 2 heures pour rafler Skynorth.
-Avec quoi ? Les caisses sont vides...
-Fais ce que je dis !
Vends tous mes biens.
Mon jet.
Mon yacht.
Mon ch�teau en Ecosse.
M�me ma femme, si �a peut servir.
-Tiens, vous voyez ?
Vladis, plus 3%. C'est un bon d�but, non ?
-Oui. - C'est inesp�r�.
Cigare ? -Un petit, alors.
-J'ai que des gros.
-Merci.
-Jacques-Alain !
Tonnerre -Foutez-moi le camp.
-D'accord...
Qu'est-ce que l'Op�ration Ablette ?
-On s'est retir� du rachat de Skynorth. L'action a pris 3%.
-Oui. -On t'attendait pour appeler Brickman.
-Voulez-vous que je vous vire comme Noyenville ?
-Je crois que vous d�passez les bornes.
-Jacques-Alain...
-Dehors !
-Mais... -Sortez.
Sortez de mon bureau !
Vous, restez l�.
Alors, Morin.
Vous voulez ma place ? -Ah, non.
Pas la v�tre.
Celle de petits actionnaires que vous alliez ruiner.
-J'ai rachet� une usine de jouets, sans moi, vous seriez � la rue.
-Je n'oublie pas.
Mais c'est � cause de vous que des petites usines meurent tous les jours.
-Ce n'est pas moi qui ai invent� le capitalisme.
Un oc�an plein de richesses fr�quent� par beaucoup de requins.
-Je sais, mais certains sont faits pour rester sur la berge.
Je crois que j'en fais partie.
-Retournez-y.
Je n'ai plus besoin de vous.
Vous �tes vir�.
-Tr�s bien. Au re voir.
*-M. le pr�sident. -Quoi ?
*Le doyen du conseil..
*..veut un conseil extraordinaire.
-Quand ?
*-Dans 30 min.
-Morin !
Restez ou...
-Je suis vir�, peut-�tre ?
-1 5 minutes de retard...
Vous ne serez jamais � l'heure ?
-Je vais tout vous expliquer.
L'Op�ration Cachalot a �chou� � cause de M. Morin.
-Plut�t ''gr�ce � M. Morin''.
Maintenant, expliquez-nous.
-Des explications ?
-On vous savait fin strat�ge, mais je vous avoue que l�,..
..on est bluff�.
Brickman a fait la contre-OPA.
On a r�cup�r� 6 milliards.
-Il s'est ruin� pour acheter Skynorth.
-F�licitations, Jacques-Alain.
Comment saviez-vous que Skynorth serait �pingl� pour comptes truqu�s..
..2 heures apr�s la fermeture des march�s ?
Murmures
-Le pif.
-Alors, j'en profite..
..pour vous pr�senter un m�mo..
..pour la r�habilitation du jouet ancien.
Si vous voulez bien...
-Qu'est-ce que c'est ?
C'est Boubi, mon Boubi.
-Pardon ?
-Mon Boubi.
Morin, suivez-moi.
Musique goa
...
-J'en ai pour 1 minute.
-Oui, mais...
-Guillaume ?
Guillaume ?
D�tonation, cri
T'es malade !
Boum
Tu tirerais sur ton fr�re ?
Sifflement, boum
-Tu veux ton ours ?
-Quoi ?
Mais quel ours ?
-Maman m'a dit.
C'est moi qui ai vol� ton ours, je l'ai sauv�. Un cadeau de papa !
Tu le martyrisais, tu l'avais m�me vendu !
D�j� la vocation ! -Ecoute, ton prix sera le mien.
-Je veux pas de ton fric de merde !
T'es malade aujourd'hui car tu as voulu enterrer ton enfance !
Tirs, cris de Marty
-De venir assassin,..
..tu crois que c'est mieux ?
Clic
Qu'est-ce que tu fais, Guillaume ?
Ne fais pas de geste brusque.
Boubi, c'est mon ours.
Si tu ne me le rends pas, je suis mort. Mort !
-Je suis un salaud. -Oui, c'est vrai.
-Non.
Toi, dis-le.
-Ah... Salaud.
-Plus fort.
-Je... salaud. -Plus fort.
-...salaud !
-Va au diable, avec ton ours.
-Boubi.
C'est mon Boubi !
Crissements de pneus
-M. Marty !
Que fait-on ? -Je sais pas.
T�l�phone
-Quoi ?
Gu�ri...
Alors, je peux virer sa femme ?
Je te laisse, je t'embrasse.
-Et voil�.
-Ce tailleur vous va tr�s bien.
-Un peu trop rose, non ?
-Ce n'est pas rose, c'est ''jambon de Bayonne''
�a va bien avec votre teint.
-Merci.
A propos de jambon, j'ai achet� de l'andouillette.
-C'est bien, �a.
Vous la ferez avec votre mari.
-Vous n'aimez pas ?
-J'adore.
Seulement, vous allez rentrer chez vous.
Jazz tranquille
-Au re voir.
-Au re voir.
Au re voir et bon vent.
Ah l�, l�, bon d�barras.
-Jacques-Alain ?
Jacques-Alain ?
-Je t'emm�nerai au bureau.
Tu verras, papa a un tr�s grand bureau.
On fera des voyages.
En avion priv�, aux frais de la bo�te.
Qu'en penses-tu ?
On ne se quittera plus. -A qui parles-tu ?
-Tu ne dors pas ?
-Tu parles � ton ours ?
-Moi ? Mais enfin, pas du tout !
Oh, non...
Tu es terriblement excitante dans cette chemise de nuit.
-Oh, Jacques-Alain ! Oui !
Elle chantonne la Cucaracha.
...
-Qu'est-ce qu'il fait l� ?
-Quoi ? -L'ours.
J'avais demand� qu'on le jette.
-Dis donc, parle-moi sur un autre ton. Petite peste !
-Toi, parle-moi sur un autre ton !
-Oh, d'accord...
Mademoiselle.
Je vais le remettre � la poubelle. Adios.
G�rard ! -Oui, Josy ?
-Mets �a dans ''le'' poubelle.
-Maintenant ? -Non, tout de suite.
-D'accord. Tout de suite.
Y a vraiment des enfants g�t�s.
Je te foutrais toute la famille � la poubelle !
Musique douce, oiseaux exotiques
...
-Ch�rie... -Ah...
Tu as bien dormi ?
-Si c'est �a, dormir.
-Tu veux te recoucher ?
-C'est une id�e.
-Et alors, ton Andr� ?
-Mon Andr�, il va reprendre sa vie ''norfale''.
Formale, non, morlale, for...
Bafouillage
-Ah !
Bafouillage
...
Bafouillage
-Le nounours ?
Bip bip bip
-Il est dans la poubelle. -Pourquoi ?
Bip bip bip
Les fourchelles, o� avez-vous mis les chourmelles ?
-L�.
-Atrachez !
Atrachez les mourmelles !
Atrachez !
Atrachez !
Stop !
Atrachez !
Les chourmelles !
-Moins grosses, les boulettes.
-D'accord, je vais les couper.
�a s'effrite un peu... -C'est expr�s.
On m'a donn� que cette taille.
L�, j'envoie plus loin...
-Andr�e, en sourdine, s'il vous pla�t.
-Allez, j'app�te. -Voil�, merci.
-C'est sportif. -Ah oui.
-On a attaqu� t�t.
-�a, c'est pour la carpe.
-Y a pas de carpes, l� ?
-Faut les piquer.
-Piquer qui ?
-Les merguez, pour la graisse.
-Ah...
-Que faites-vous ? -Je pique.
-Pas l'andouillette.
�a la d�fait.
C'est des tripes agglutin�es.
Attendez, j'arrive.
Donnez-moi �a.
-Je vais couper le pain ?
-Oui, c'est bien, �a.
-Qu'est-ce qu'il fait ?
-Il jette des trucs en forme de boules..
..dans l'eau.
-Arr�tez, vous allez faire peur aux poissons.
-D'accord.
Bon, Andr�, je vous fais une proposition en or massif.
Vous prenez Andr�e, Monique,..
..Gaby, Simone, toute la m�nagerie.
Et vous venez � la maison.
-Pourquoi pas ?
Mais j'aimerais bien avoir la chambre verte.
Celle au fond du couloir.
-Accord�. La bleue aussi si vous voulez.
-Dans ces conditions, je r�fl�chis...
Et puis... on en reparle.
-D'accord.
Allez, j'app�te.
-Et l'usine de jouets en bois, on d�marre quand ?
-D�s demain.
Je vais trouver des investisseurs.
�a va, ma ch�rie ? On est bien, l�.
-C'est le paradis, Jacques-Alain.
Le paradis...
Jazz enjou�
...
-Action !
Bafouillage
Fou rire
-Coupez !
-Avec Simone ?
-Avec Simone.
Fou rire J'ai beaucoup de route � faire.
-Pas question, restez dormir ici.
Je... Je vous invite... Euh...
Fou rire
Je le fais comme �a, avec cette marche chafouine ?
*Je suis un fondu de la chasse...
-Action ! -Tous des cons.
-Tu l'as dit. Tous des cons.
Rires
Jazz
...
-�a �tre th�.
-Ah ! O� caf� ?
Ah... o� caf� ?
-Jos� !
''Roz�'', o� caf� ? Effectivement, o� caf� ?
Rires
-Action.
-Ah !
Grrrr !
Un fondamental poisson, je ne sais plus.
Rires
-Lebrochet. -Coupez !
-...qui travaillent dur pour gagnafrer.
Auriez-vous fait du Guignol ?
Bing ! Parce que...
Fous rires
-Vous me rafchouti.
Hallucinant, hallucinant !
Acc�l�rez, qu'on rentre vite.
-Je suis � fond, monsieur.
-Vous ne sentez plus rien ? -Rien.
-Comment est la g�latine ?
Un peu de pain pour la saucer ?
Jazz enjou�
Fou rire
Bip, brouhaha
Il sifflote.
-Bonne nuit !
Rires
...
-Silence, �a tourne.
-58 bis.
...
Craquements
-Me voil�.
Rires
...
-Ma chravatte.
-Sa chravatte. -Ma chravatte !
-Jacques-Alain !
-Foutez-moi le camp.
Fracas
Zip !
Atrachez l� !
Ratrachez, les chournelles !
Zip
Rires
...
-C'est parfait !
-Coupe !
Sous-titrage : C.M.C.
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