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RIEN N'EST EN SOI BON OU MAUVAIS. LA PENS�E LE REND TEL.
Joyeux anniversaire...
Joyeux anniversaire, ch�re Anna, joyeux anniversaire.
Fais un v�ux.
Merde.
All�, je m'appelle Karsten B�hm. 58 rue Lenne.
Une ambulance, vite.
D'UN SEUL COUP (AUF EINMAL)
Vous n'�tes pas oblig� de venir.
On a joint son mari.
Anna est arriv�e avec Caro.
Caro est une amie de Judith.
Judith est la petite amie de mon coll�gue Florian.
Je ne connaissais pas Anna.
On a fait la f�te.
Tout le monde est parti � trois heures.
Sauf Anna.
Elle est rest�e.
Elle semblait triste.
Elle m'a dit que c'�tait son anniversaire.
On a trinqu�.
Et tout � coup...
elle a eu du mal � respirer.
Elle avait chaud et des vertiges.
Au d�but, j'ai cru que c'�tait l'alcool
et je n'ai rien fait.
Mais �a a empir�.
Pourquoi n'avez-vous pas appel� les secours ?
J'ai d'abord pens� � la clinique car...
c'est proche d'ici.
Je passe devant tous les jours.
J'ai d� penser que ce serait plus rapide.
Comment aurais-je su qu'elle �tait ferm�e ?
Int�ressant.
M�me un enfant aurait appel� les secours tout de suite, non ?
Oui.
Bien s�r.
Avec le recul, je dirais la m�me chose, mais...
J'avais bu. C'est arriv� si vite...
J'ignore pourquoi j'ai fait �a.
Votre aller-retour a pris combien de temps ?
Dix minutes. Quinze, au plus.
Avez-vous eu des rapports sexuels ?
Non.
Je... vis avec ma petite amie.
- Mais elle n'�tait pas l�. - Elle est en voyage d'affaires.
Y a-t-il eu une altercation, une dispute entre vous ?
J'ai dit que je ne connaissais pas Anna.
Pas besoin de se conna�tre pour �a...
Rien de tel ne s'est pass�.
Donc l'h�matome sur son bras n'a rien � voir avec vous, c'est �a ?
Quel h�matome ?
Il faut que je m'allonge.
Qu'est-il arriv� ?
Laisse-le tranquille.
J'ai parl� � votre p�re au t�l�phone.
Vous �tes parti pendant dix � quinze minutes.
Le rapport d'autopsie sera d�cisif.
Il nous dira si, dans ce laps de temps,
la vie de la d�funte aurait pu �tre sauv�e.
Vous pourriez �tre mis en examen
pour non-assistance ou homicide involontaire.
Mais on n'en est pas l�.
Mais Karsten a bel et bien aid�.
Il est all� � la clinique. Il n'y est pour rien si c'�tait ferm�.
Si elle avait �t� ouverte et s'il �tait revenu avec un m�decin,
il y aurait eu assistance r�elle.
Il n'a pas appel� les secours dans les dix premi�res minutes.
C'est un fait.
Mais en cas de stress, on peut r�agir bizarrement.
Ce qui importe, c'est la r�action de la famille de Mme Kowaljow.
Depuis notre conversation, j'ai r�uni des informations.
Anna Kowaljow : 29 ans,
mari�e depuis sept ans
� Andrej Kowaljow, qui travaille ici, � l'usine.
Ils ont une fille de cinq ans.
Quoi ?
Kowaljow a un enfant ?
Oui.
Des Germano-Russes install�s ici.
Mon Dieu. Je vois.
Tu vois quoi ?
Qui sait quelles �taient ses intentions. C'est peut-�tre un mal pour un bien.
Papa, �a suffit.
M. Reiss... Moi, mon fils, mon p�re
sommes n�s et avons grandi ici.
Nous n'avons jamais eu de probl�me avec la justice.
D'honorables citoyens accomplissant leur devoir.
Votre beau-p�re conna�t bien notre famille. Vous comprenez ?
Oui. Ne vous inqui�tez pas.
Pour l'instant, il n'y a aucune enqu�te contre Karsten.
Attendons.
Mais surtout, parler � la police �tait une erreur.
Il fallait imm�diatement appeler un avocat.
D�sormais, ne parlez � personne de cette nuit-l�.
Contentez-vous de vivre votre vie
comme si de rien n'�tait.
Je n'arrive pas � le croire.
On sort les boulettes.
Je m'en occupe.
Voil�.
- Je peux aider. - Je le fais, c'est plus rapide.
Alors je mets les assiettes.
Oui.
En haut � gauche, en entrant.
�a sent tr�s bon.
- Merci. - Je t'en prie.
Pas pour moi, merci.
C'est pour toi. Tu adores �a.
Allez. Juste un peu.
- Merci. - Je t'en prie.
- Eh bien... Sant� ! - Sant� !
- Sant� ! - Sant� !
- Bon app�tit. - Bon app�tit.
- D�licieux. - Tant mieux.
Tu restes dans le noir ?
J'aime comme �a.
- Je peux allumer ? - Non.
� moins que tu y tiennes.
Comment te sens-tu ?
Naze.
De quoi as-tu parl� avec ton p�re ?
Dis-moi.
Allez, dis-moi.
Et si tes parents rentrent ?
Attends.
Attends.
D�sol�.
Ce n'est rien.
- Comment �a va ? - Moyen.
- D�sol� pour ce qui est arriv�. - Merci.
Je ne peux pas le croire. Elle avait l'air d'aller bien.
- Oui, pas vrai ? - Oui.
Je n'en reviens pas.
�a ira ?
- Eh bien, �a devrait. - Oui ?
Dis-moi...
O� Judith et Caro ont-elles rencontr� Anna ?
Judith ne la connaissait pas.
- Quoi ? - Non.
Ah.
Pourquoi ?
Je pensais...
que Caro avait amen� Anna, qu'elles se connaissaient toutes.
Je ne sais pas...
On a appris. Vraiment d�sol�.
Merci.
- �a va ? - Plus ou moins. Merci.
Florian dit qu'elle �tait jeune.
Oui, c'est exact.
C'est insens�.
On peut mourir � cet �ge-l� ?
Je l'ignore.
Elle �tait malade ?
Peut-�tre.
Caro, c'est encore Karsten. Rappelle-moi d�s que tu peux.
Merci.
Merci, M. Kr�ger.
- Je vais faire le tapis. - Parfait.
- Je ferai les fen�tres mercredi. - Entendu.
J'ai trouv� ces collants en rangeant l'armoire.
Ils ne sont pas � moi.
Je le sais.
Tu sais d'o� ils viennent ?
Ils �taient dans le salon apr�s la f�te.
Je les ai mis dans l'armoire, je pensais...
Ils doivent �tre � Anna, non ?
� qui d'autre ?
Et tu les as rang�s. Je ne comprends pas.
Il ne fallait pas que la police les trouve.
Pourquoi �a ?
Tu sais bien ce qu'ils auraient pens�.
S'ils les avaient vus...
ils auraient pu se m�prendre.
Penser que je les lui avais retir�s.
Je n'ai pas voulu les jeter au cas o� ils auraient �t� utiles.
Tu les lui as retir�s ?
Non. Je ne l'ai pas fait...
Qu'est-ce qu'on en fait ?
Je vais les jeter, c'est tout.
D'accord.
Salut !
�a va ?
La police m'a appel�.
Ils voulaient encore me parler.
J'ignore pourquoi.
J'ai dit que j'avais d�j� tout dit dans ma d�position, mais...
Il faut que je sois vigilant ?
Non. Pourquoi �a ?
Je ne sais pas, je te le demande.
- Tu penses que je cache quelque chose ? - Pas du tout.
- Tu veux me couvrir ? - Je demande, c'est tout !
Dis-moi juste la v�rit�, Stephan.
C'est quoi le probl�me ?
- Il n'y a pas de probl�me. - Alors ?
Je me demandais si je devais savoir quelque chose.
Pour ne pas te mettre en difficult�.
- Pourquoi t'es � cran ? - Je ne le suis pas.
- Salut. - �a va ?
- Bien. Et toi ? - Bien.
- Salut, Caro. - Salut.
Miam.
- Judith est l� ? - Dans la cuisine.
- Salut, Caro ! - Salut !
- �a va ? - Bien. Et toi ?
Bien.
J'ai voulu te joindre. Ton portable �tait �teint.
- J'�tais chez ma tante � la campagne. - Je vois.
Je viens de rentrer. J'ai appris... Je suis vraiment d�sol�e.
Merci.
Je voulais te demander...
- Un verre de vin ? - Oui.
- Moi aussi. - D'accord.
- Caro ! C'�tait bien, l'ascension ? - Non !
�a va ?
Je viens de voir Juliane.
Elle se prend toujours la t�te avec son patron.
Et... elle m'a dit...
qu'un pote � elle est ami sur Facebook avec ce fameux patron.
- Du vin ? - Volontiers.
Il a post� une photo d'eux sur la plage.
Juliane a pris la photo
et a mis une �norme �motic�ne sur la grosse bedaine de son patron...
Je sais.
Elle a dessin� une grosse �motic�ne sur son ventre
et l'a envoy�e � son mari.
Mais au lieu de �a, elle l'a envoy�e par erreur � son patron.
- Non ! - Pas possible.
Vous avez le droit de rire.
- Il l'a vir�e ? - Non. Moi, je l'aurais fait.
Tu parles !
Son subconscient l'a envoy�e, il est trop chiant.
C'est bien vrai.
- La truite cuit. - Je veux que des poivrons.
Je m'occupe des tomates.
Je ram�ne quelque chose.
�a a l'air bon.
- C'�tait comment, la campagne ? - Bien.
Dis-moi, Anna et toi... Comment vous �tes-vous connues ?
Je ne voulais pas en parler pour ne pas te contrarier.
Mais le moment est venu.
Attends Caro, reste.
La police m'a appel�e au sujet de mes relations avec Anna.
Et ?
J'�tais tr�s �tonn�e. Je ne la connaissais pas.
Tu ne la connaissais pas ?
Tu leur as dit que je l'avais amen�e. Mais elle n'�tait pas avec moi.
- Mais vous �tes arriv�es ensemble. - Non.
Quand je suis arriv�e chez toi,
elle �tait en face de l'immeuble.
J'ai sonn�...
Personne ne r�pondait et elle m'a dit : "Ils ne t'entendent pas."
J'ai cru qu'elle attendait aussi que tu lui ouvres.
Puis j'ai appel� ton portable. Tu ne r�pondais pas.
On �tait l�, � attendre.
J'ai fum� une cigarette.
Anna n'en voulait pas.
Tu as fini par me rappeler.
Tu as ouvert, on est entr�es toutes les deux
et on est mont�es.
C'est comme �a. Je ne la connaissais pas.
Donc, personne ne la connaissait ?
Apparemment.
Apparemment !
Tu n'as pas demand� d'o� elle nous connaissait ?
Non.
Mais je me suis pr�sent�. Tu as d� t'en apercevoir.
- Non. - Comment c'est possible ?
M�me si...
tu as cru que c'�tait une de mes amies...
C'est normal de demander d'o� on se conna�t !
- Tu l'avais d�j� vue avec moi et Laura ? - �a aurait pu �tre une coll�gue.
Tu aurais pu au moins me demander.
Tu ram�nes quelqu'un que personne ne conna�t.
- D�sol�e. - Tu trouves quelqu'un dans la rue.
Pardon, c'�tait une erreur. Je ne voulais pas.
G�nial.
- � mon arriv�e, j'avais d�j� bu. - On avait tous bu, Caro !
D'accord...
Elle n'est pas morte parce que tu l'as amen�e.
C'est vrai.
Mais elle aurait pu ne pas mourir chez nous.
Karsten aussi aurait pu demander qui elle �tait.
- Quand ? - Pourquoi Karsten ?
- �a ne s'est pas pr�sent�. - Vous auriez pu le faire aussi.
Quand Karsten en a eu l'occasion, elle s'est sentie mal.
- N'est-ce pas ? - Oui !
Ce qui est fait est fait.
C'est comme �a...
une inconnue est entr�e. Peut-�tre que c'�tait une voleuse.
Rien ne manque ?
Non.
Si tel �tait son plan, elle aurait pris ce qu'elle voulait et serait partie.
Pour moi...
elle ne voulait pas partir.
Elle fuyait peut-�tre quelqu'un.
J'ai film� la soir�e. Vous voulez voir ?
- Ils vont se marier. - On va se marier !
Je vais me marier aussi !
Ne mets pas �a sur Facebook !
C'est dingue. Je ne m'en souviens pas.
On avait tous bu.
Aucun indice.
Je me souviens d'une seule chose.
Elle avait l'air triste.
Pour moi, c'�tait quelqu'un...
qui avait un probl�me.
Je ne l'ai dit � personne, mais...
je crains... qu'elle se soit suicid�e.
- Qu'est-ce que tu veux dire ? - Aucune id�e...
On en a parl� juste avant.
Elle �tait sur le balcon.
J'ai cru qu'elle allait sauter. J'ai demand� si elle �tait suicidaire.
Apr�s �a, elle s'est sentie mal. C'est bizarre, non ?
Elle ne m'a pas sembl� suicidaire du tout.
Mais je ne lui ai pas parl� longtemps.
De quoi avez-vous parl� ?
De rien, en fait. On s'est salu�s...
Mais...
elle semblait en forme et heureuse.
C'est dr�le, tous les hommes se souviennent d'elle.
- Karsten, tu dois le dire � la police. - Oui.
Tu aurais d� en parler.
Quoi ?
Ce n'�tait pas un secret. Je ne m'en souvenais pas.
Sur le moment, je pensais qu'on ne faisait que bavarder.
On r�colte ce qu'on s�me.
Qu'est-ce que tu veux, Judith ?
Je me demande ce qu'une femme mari�e faisait seule avec un inconnu.
C'est incroyable de voir la m�chancet� des femmes entre elles.
Je devrais la respecter juste parce qu'elle est morte ?
Tu crois que je n'ai pas vu ?
Bien s�r que tu as vu.
Tu as flirt� avec elle d�s le d�but.
Et apr�s notre d�part, elle a �t� la seule � rester.
Tu crois que je n'ai pas vu ?
- Bien s�r. - Parfait...
Les femmes voient mieux que les hommes.
M�me des choses qui n'existent pas.
- Tu le nies ? - Il n'y a rien � nier, Judith.
Que pr�tends-tu avoir vu ?
Allons chercher Laura et discutons-en tous les trois.
Ta relation et ce que pense Laura ne m'int�ressent pas.
Mais tromper, c'est r�pugnant.
Et je crois que tu mens comme un pro.
Va te faire foutre.
Pourquoi tu n'as pas dit qu'elle voulait sauter ?
Je te l'ai d�j� dit, j'avais oubli�.
Moi, je te dis tout, m�me ce que j'oublie.
Comment tu te souviens de ce que tu oublies ?
Enfin !
- Je t'ai d�j� cach� quelque chose ? - Tu sais de quoi �a avait l'air ?
Tous pensent que tu me caches quelque chose.
- Je me suis sentie comme une imb�cile. - Enfin, Laura.
Tu te fais des id�es.
Elle portait les collants.
Je l'ai vu sur la vid�o. Elle portait les collants de ton tiroir.
Au moins, on sait qu'ils �taient � elle.
�a veut dire qu'elle les portait au d�but.
Elle les a retir�s apr�s leur d�part, hein ?
Je sais ce que tu penses.
Je n'ai pas couch� avec elle, Laura.
Ils n'auraient pas d� mentionner que vous travaillez ici.
Merde...
Je ne sais pas comment ils l'ont su.
Je n'en ai parl� � personne, � part la police.
�coutez, M. B�hm.
Tous les clients qui vous connaissent voudront en parler.
J'imagine que ce sera tr�s d�sagr�able pour vous.
J'y ai r�fl�chi et je vous propose ceci :
Vous et M. Kr�ger devriez �changer vos postes le temps que �a se calme.
Il s'occupera de votre client�le.
Et vous...
vous arrangerez vos affaires en coulisses.
On en reparlera plus tard.
J'ai tout d�barrass�.
J'ai vu.
Ce n'est pas n�cessaire. C'est juste temporaire.
J'esp�re que je ne redescendrai pas ici.
Tu es bien loti l�-haut.
Il y a pas mal � faire.
Tu pourras me les rapporter quand ce sera fait ?
� plus.
Salut, Laura, c'est moi. Je viens de rentrer.
Je suis sorti d�ner.
Tu sembles en avoir fait autant.
Appelle-moi quand tu pourras.
Tu ne dors pas ?
Je m'inqui�tais pour toi.
Tu ne m'as pas rappel�.
Je n'avais plus de batterie.
Quand on veut, on arrive toujours � appeler.
Quand on veut...
Tu crois que c'�tait volontaire de ma part ?
Alors...
�a l'�tait ?
J'�tais avec Judith, je n'ai pas vu le temps passer.
Le tapis a disparu ?
Ou suis-je trop saoule pour le voir ?
Non, je l'ai rang�.
- Ah bon ? - Oui, il est dans l'armoire.
Pourquoi ?
Je ne supportais plus de le voir.
Elle est bien bonne.
Tu me punis maintenant ?
J'ai une raison ?
Tu en cherches une, �a se voit.
Quoi, le journal ?
C'est �a.
N'importe quoi.
L'article m'a contrari�e,
je l'avoue.
Quand tu me parles ainsi, je doute de moi.
J'ai l'impression d'�tre folle de ne pas te faire une sc�ne.
N'importe qui le ferait.
- C'est Judith qui t'a donn� l'id�e ? - Je peux en avoir toute seule ?
Tu ne peux pas voir �a de mon point de vue ?
Bon Dieu !
- Tu sais que je suis dans la merde ? - Pourquoi tu dramatises ?
Je voulais vous parler en personne.
J'ai re�u �a de la police hier.
Karsten est convoqu�,
plus comme t�moin, mais comme suspect...
Quoi ?
Ce n'est pas si mal, �a me donne acc�s aux dossiers.
On aura le r�sultat de l'autopsie.
Puis j'essaierai de conclure un accord avec la famille d'Anna.
S'ils acceptent, je pourrai n�gocier avec l'accusation
pour classer l'affaire.
M�fie-toi de ces gens.
S'ils trouvent un angle d'attaque, ils s'en serviront.
J'esp�re que nous pourrons tomber d'accord sur un montant.
- Vous n'avez rien contre eux ? - Non.
Je ne veux pas y retourner...
Pas � la police.
Non, je veux que tu utilises ton droit � ne pas t�moigner.
- J'ai arrang� �a. - Parfait.
Arrang� quoi ?
M. Reiss a sugg�r� que nous assistions tous deux � l'ouverture
de l'Ascenseur de l'Aventure.
J'ai tout arrang�.
Nous avons mauvaise presse.
Il faut te soustraire � l'attention g�n�rale.
Laura !
- Au revoir ! - Au revoir.
Que penses-tu ?
Tu vas rester longtemps avec Judith ?
Pour �tre honn�te...
je ne veux pas rentrer � l'appartement.
Je peux demander � l'agent immobilier de trouver autre chose.
On vide rapidement l'ancien et...
Je ne peux pas chercher un nouvel appartement.
Impossible.
Pas la peine.
Je m'en occuperai.
- Il suffira de... - Je ne veux pas.
Je t'en prie.
C'est sans issue.
Tu as trouv� un pr�texte opportun pour me quitter.
Tu n'as pas id�e de ce que je vis.
Le regard des gens...
Je ne peux pas rentrer et faire comme si rien n'�tait arriv�.
Tout est clair.
Tu me largues, hein ?
Quand j'ai besoin de toi.
Je n'arrive pas � y croire.
C'est inconcevable !
D'o� sors-tu cette id�e ?
Tu es devenu fou ?
Tu es devenu fou ou quoi ?
La municipalit� et moi-m�me sommes fiers de cette nouvelle attraction,
et je suis certain
qu'elle b�n�ficiera � tous nos concitoyens.
C'est gr�ce au soutien de la Fondation Culturelle
et aux nombreux dons des habitants d'Altena
que nous avons construit cet ascenseur. Mes remerciements � tous.
J'invite M. B�hm, repr�sentant des donateurs, � me rejoindre.
L'Ascenseur de l'Aventure n'existerait pas sans votre g�n�rosit�.
Merci.
Merci, M. le maire.
Mesdames et messieurs, vous le savez,
ma famille soutient la ville d'Altena depuis des g�n�rations.
C'est pour nous un devoir �vident envers cette ville.
Je voudrais souligner que c'est mon fils Karsten...
mon fils Karsten qui m'a donn� l'id�e
de contribuer au financement de l'Ascenseur de l'Aventure.
Bonne ascension � tous. Merci.
"Notre clinique n'a jamais �t� ouverte qu'en journ�e.
"Elle est ferm�e la nuit depuis cinq ans.
"Veuillez en prendre note."
Pourquoi n'ai-je pas appel� une ambulance ?
Je suis un idiot.
- Je suis un idiot, un idiot... - C'est faux.
Arr�te �a.
Tout est ma faute.
Non, Karsten.
Ne te mets pas �a en t�te. Tu n'as rien fait de mal.
Incroyable.
Tu te fous que je sois coupable ou non.
Tu ne penses qu'� toi. �go�ste !
�a suffit !
Dis-nous maintenant
pourquoi tu courais comme un fou ?
- � quoi pensais-tu ? - Karin !
Non, laisse-le parler.
Je veux comprendre ce qui lui est pass� par la t�te.
Pourquoi courais-tu dans tous les sens ?
C'est vrai, je...
Je n'ai pas appel� d'ambulance.
J'avais peur.
Je me suis enfui.
Vous savez ce que j'ai pens� en voyant Anna allong�e ?
Personne ne doit savoir !
Karsten, le fils parfait ne doit pas faire de vagues.
Je voulais r�gler �a sans tapage.
Bien tranquillement.
Vous voyez ?
Et vous savez le pire ?
Je suis comme vous.
Je suis des v�tres.
La famille d'Anna ne n�gociera pas.
Ils ne veulent pas d'argent.
Que veulent-ils, alors ?
Ils iront peut-�tre au tribunal
pour prouver qu'Anna n'avait rien fait de mal.
Ce qui signifie ?
Que vous t�moignerez au tribunal.
Quoi ?
�a n'a rien d'inqui�tant.
- Vous plaisantez ? - Ce n'est pas une peine de prison.
Putain de merde.
Mme Kowaljow �tait asthmatique.
Elle est morte d'arythmie cardiaque et d'insuffisance respiratoire.
La cause est l'interaction entre son traitement et l'alcool.
Vous comprenez ?
Selon ce document, le rapport du m�decin l�giste sera d�cisif.
Il nous dira
si Anna aurait pu �tre sauv�e dans les 15 premi�res minutes.
Mais enfin...
j'ignorais tout de son asthme.
C'est moins mauvais qu'il n'y para�t.
Vous dites toujours la m�me chose !
Comment �a pourrait �tre pire ?
Si vous �tes condamn�, vous n'aurez qu'une amende.
Mais j'aurai �t� d�clar� coupable !
Du calme.
Attendons le proc�s.
Professeur Schneider, veuillez avancer.
Faites-nous part de votre rapport.
Les r�sultats de l'analyse sanguine montrent qu'Anna Kowaljow
n'avait pas pris de narcotiques.
Sa mort est due aux effets de l'alcool,
de l'asthme dont elle souffrait
et de l'arythmie cardiaque r�sultante.
Cette arythmie est un effet secondaire
du Bambuterol, un m�dicament anti-asthme retrouv� dans son sang.
Par ailleurs, il n'y a pas de signe de viol
ni de rapport consenti.
Cela ne peut cependant �tre exclu en cas d'utilisation de pr�servatif.
L'h�matome au bras gauche de Mme Kowaljow
date d'au moins 24 heures avant sa mort.
Pensez-vous que la mort de la d�funte
aurait pu �tre emp�ch�e ou notablement retard�e
par une intervention m�dicale administr�e � temps ?
Je ne peux garantir
qu'une aide param�dicale ponctuelle l'aurait sauv�e.
Peut-�tre avec un massage cardiaque, mais... ce n'est pas s�r.
Merci, professeur. Vous pouvez regagner votre place.
M. le Juge, Mme Sergeyevic souhaite s'exprimer.
Je vous en prie.
Je parlerai debout.
J'ai perdu ma fille.
Avez-vous des enfants ?
Savez-vous ce que signifie
la perte d'un enfant ?
C'est la pire chose
qui puisse arriver.
Je ne comprends pas qu'on sorte en courant
sans chercher l'aide dont quelqu'un a besoin,
comme ma fille.
Venant d'une personne aussi peu �duqu�e que moi,
j'aurais compris. Mais...
Vous ?
Vous auriez pu l'aider.
Pourquoi n'avez-vous pas appel� une ambulance ?
Pourquoi n'a-t-il pas aid� ma fille ?
Je ne le comprends pas.
Je vous laisse d�cider
en votre �me et conscience.
Nous allons faire une pause de 15 minutes.
La s�ance est lev�e.
Le proc�s reprendra
dans ce tribunal mercredi � 9 h.
Allez vous faire foutre !
Connards !
Quoi ?
R�veille-toi.
Que fais-tu ici ?
Tu ne peux pas...
Tout le monde te cherche.
All�, ici Stephan.
Je l'ai trouv�.
L� o� je pensais.
Pas de souci, il va bien.
Attendez.
Ton p�re.
�a va.
Non, j'ai oubli� mon portable. Oui.
Que dis-tu ?
Pourquoi ?
Que dit l'avocat ?
Bien.
J'y serai. � bient�t.
Andrey Kowaljow retire sa plainte.
C'est pour �a qu'on te cherche.
�trange, non ?
Il y a un probl�me ?
Pourquoi faire �a ?
R�jouis-toi.
Le proc�s continuera.
Oui, mais...
Si j'avais mis fin � la soir�e...
elle serait peut-�tre en vie.
Je ne sais pas...
Le destin nous rattrape tous.
Tu crois au destin, maintenant ?
Eh bien...
si �a aide ?
Qu'aurais-tu fait � ma place ?
Tout le monde parti,
vous restez seuls...
Elle m'a regard� aussi !
Sois pas si dur avec toi-m�me.
Je m�rite vraiment �a ?
Pourquoi suis-je puni ainsi ?
�tre puni pour ses faiblesses ?
Je n'y crois pas.
Allons.
"Cesse de ruminer le pass�."
Bonjour.
Je suis venu vous voir pour...
Vous me laissez � la porte, c'est normal.
Je...
Je veux savoir pourquoi vous retirez la plainte.
Je ne savais pas qu'Anna venait de Russie.
Elle avait peu d'accent.
Anna s'effor�ait de perdre son accent.
Ses camarades se moquaient d'elle � son arriv�e en Allemagne.
Et vous...
vous �tes venu plus tard ?
Pourquoi ?
Eh bien...
vous n'�tes pas d'ici, �a se voit.
Vous �tes de l'immigration ?
Vous aimiez Anna, hein ?
Je ne sais pas comment...
dire la v�rit� sans vous blesser.
Mais en venant, j'ai d�cid� d'�tre franc.
Croyez-vous en Dieu ?
Selon Voltaire, si Dieu n'existait pas, il faudrait l'inventer.
Je ne connais pas de Voltaire.
Je vous le demande.
Que fais-tu ?
Ne monte pas !
Redescends.
Allons. S'il te pla�t.
Redescends.
C'est trop haut, tu vas te faire mal.
Si tu tombes... c'est trop haut.
Elle est mont�e. Je voulais...
Elle ne veut pas descendre.
Allez, elle apportera peut-�tre des bonbons.
Qu'a-t-elle dit ?
Ses derni�res paroles ?
Qu'elle voulait partir d'ici.
J'ai �t� pouss� dans cette situation.
Quoi ?
Par-derri�re.
Je ne comprends pas.
Qui vous a pouss� ?
Anna.
Que voulez-vous dire ?
Elle ne m'a pas dit qu'elle �tait mari�e.
Elle ne m'a pas dit...
qu'elle avait un enfant, une famille.
Pas un mot.
Il n'y avait pas plus honn�te qu'Anna.
Quoi qu'il arrive.
Elle �tait si triste cette nuit-l�.
D�prim�e.
Et...
comme elle ne m'a pas parl� de vous...
j'ai cru qu'elle s'�tait disput�e avec son petit ami.
Que �a avait d�g�n�r�.
Vous inventez tout �a.
C'est tout.
Peut-�tre.
Mais...
et ses h�matomes ?
Je ne l'ai pas dit � la police, mais...
Anna s'est suicid�e.
Suicid�e ? Vous �tes fou. De quoi parlez-vous ?
Dites-moi, alors...
pourquoi, se sachant malade
et sous traitement,
aurait-elle bu autant ?
Que faisait-elle chez moi � son anniversaire ?
Son anniversaire.
Avec un type qu'elle n'avait jamais vu.
Au lieu de vous...
son mari ?
Elle vous fuyait, n'est-ce pas ?
Qu'�tes-vous venu faire ici ?
Qu'attendez-vous de moi ?
Vous pensiez que je tomberais � genoux ?
Que je vous remercierais ?
Pourquoi avoir retir� votre plainte ?
Personne ne fait �a
juste pour rendre service.
Il faut avoir une raison pour rendre service.
Si vous aviez trait� votre femme comme moi,
elle ne se serait jamais enfuie.
Esp�ce de connard.
Fumier.
Qui �tes-vous donc ?
Vous allez me faire la morale ?
Pourquoi n'avoir pas dit au d�but qu'Anna �tait asthmatique ?
Pourquoi avoir tant attendu ?
Jusqu'� ce que l'autopsie le r�v�le ?
Vous m'avez laiss� foncer dans un pi�ge.
Puis vous avez pris peur
et vous avez retir� la plainte
pour ne pas avoir le r�le du cocu.
C'est bien �a ?
Je me suis apitoy� sur mon sort.
Mais en vous voyant...
Au moins, je ne fais pas autant piti� que vous.
Esp�ce d'enfoir�.
Merci.
Karsten !
F�licitations.
Je suis heureux pour toi.
Les filles aussi. Tout le monde.
Il faut f�ter �a.
On prend un verre ce soir ?
Je ne sais pas...
Je suis un peu surpris.
Ce sont des excuses ?
�coute...
j'imagine ce que tu as pu traverser.
On ne s'est pas beaucoup vus ces derniers temps, mais...
Je ne sais pas si je passerai facilement l'�ponge.
D�sol� de vous interrompre, le devoir n'attend pas.
- Peux-tu compl�ter ce dossier ? - Bien s�r.
� bient�t, d'accord ?
Merci de votre temps.
De toute fa�on, je voulais vous voir.
Je suis heureux que ce soit fini.
Moi aussi.
C'est pourquoi je suis l�.
Je serai bref :
Sans en avoir
le droit et sans que ce soit n�cessaire,
vous m'avez r�trograd�...
Et vous m'avez remplac� par un coll�gue tr�s z�l�
- mais clairement moins qualifi�. - �coutez...
J'ai subi un pr�judice important.
- Mon avocat me conseille de poursuivre. - Quoi ?
Je pourrais aussi �taler tout �a, parler � la presse.
Les journaux adorent ce genre d'histoire.
Mais je ne veux pas en arriver l�.
J'ai une proposition � vous faire.
Si vous acceptez mon offre, j'oublie tout.
Je ne c�derai pas au chantage.
Non !
Il n'est pas question de chantage. Je vous donne une chance.
Une chance de corriger votre erreur.
Vous m'avez mis au placard.
Vous m'avez pers�cut�.
J'ai �t� trait� comme un criminel,
sans la moindre charge contre moi.
M. B�hm, je voulais juste vous prot�ger.
Vous pensiez � l'image de la banque.
Peut-�tre � raison, mais c'�tait ill�gal.
Alors...
j'aimerais un si�ge au conseil en tant que directeur de filiale.
Et l'�quipe serait plus sereine
si vous vous d�clariez heureux de mon innocence.
Merci.
Petit...
mais impressionnant !
On dirait mon premier appartement.
C'est vrai.
Tu t'y plais ?
C'est bien situ�.
- Les choses vont s'arranger. - Bien s�r.
Tu as toujours ces vieux livres.
Je n'arrive pas � les jeter.
Il y en a chez mes parents, mais la plupart sont l�.
Sant�.
De toute fa�on, il faut que je nettoie.
- Merci d'�tre venue. - De rien.
C'est le tour de la mienne.
- D�sol�e. - Laisse couler.
Mais �a m'a surpris...
de te voir si vite.
Tu as appel�, je suis venue.
Oui, bien s�r...
Vu notre conversation chez Florian,
je ne pensais pas que tu viendrais.
Oui...
Pourquoi as-tu d�lir� comme �a ?
C'�tait salaud de ta part.
Oui...
Mais je me demande...
pourquoi tu te soucies tant de ce que je fais...
ce que j'ai en t�te...
tout �a.
Je veux dire... Je suis flatt�. C'est g�nial.
Je me sens prot�g�.
Les amis sont l� pour �a. C'est normal.
Vraiment ?
Je pense juste...
que soit tu veux m'humilier,
soit tu m'adores.
C'est �trange.
Je ne sais pas ce que tu veux de moi.
Je veux juste parler.
Tu essaies de m'humilier ?
Bien s�r que non.
Je trouve juste �trange que...
tu me colles toujours.
Tu sembles ne pas pouvoir m'oublier.
�a, c'est vraiment...
Tu sais que je suis fianc�e � Florian ?
Florian est une lopette.
- C'est faux. - Non.
- Tu parles de mon fianc� ! - Une lopette.
- Ce n'est pas vrai ! - Si, et tu le sais.
Tu m�rites mieux.
- Pourquoi tu t'en m�les ? - C'est faux.
- Il est ce qui m'est arriv� de mieux. - Les amis sont l� pour �a.
Et toi, tu sais ce qui est le mieux pour moi ?
Je le crois.
Et c'est quoi, pour toi ?
R�fl�chis.
Tu penses toujours � moi, hein ?
Ce n'est pas vrai ?
J'ai raison.
Non ?
T'es vraiment un connard...
Judith, attends.
Arr�te.
Allons.
Dis-moi.
Dis-moi ce que tu veux.
Que veux-tu ?
Couche avec moi.
- Plus fort. - Couche avec moi.
Plus fort !
- Plus fort ! - Baise-moi !
Baise-moi !
Prends ton temps.
Couche avec moi.
- Plus fort. - Couche avec moi.
Encore ? D'accord.
Baise-moi !
Tu y as pouss� Laura, non ?
� me quitter.
J'attends peu de toi, Judith.
Parle simplement � Laura...
Qu'y a-t-il ?
- Donne-moi le t�l�phone. - Non.
Donne-le-moi.
- Donne-moi �a ! - Ne me touche pas !
Fais en sorte que Laura me parle et j'effacerai �a...
et Florian n'en entendra jamais parler.
Je le jure.
Sur mon honneur.
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