All language subtitles for 1975.Le sauvage (fr)

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Original subtitles

Tr�s ch�re Nelly,

dans quatre jours, vous allez �pouser notre bien-aim� Vittorio.

- Comment dit-on ��motion� ? - Dis-le en italien.

En italien. Elle le comprend.

Mon �motion est grande,

de voir la beaut�, l'intelligence et la jeunesse,

au sein de notre grande famille,

qui a toujours aim� les femmes

comme elle aime la po�sie,

et a chant� l'amour comme on chante la musique.

Et vive Nelly ! Si belle !

Et vive Vittorio ! Et vive l'amour !

C'est Radio Caracas, la voix du V�n�zu�la.

Dans l'autre sens ! Dans l'autre sens !

Quoi ?

Non, comme �a.

Je suis vraiment d�sol�.

�a va. Laissez �a.

- On se revoit mercredi. - On verra �a plus tard.

Tiens. Si, prends-le.

Voici votre chambre.

�a ira. Merci.

C'est bon. �a va.

All� ? Veuillez me passer le 988792...

J'aimerais parler avec M. Fox, svp.

All� ?

- Qui parle ? - C'est Nelly ?

- Ah, c'est toi Karine ? C'est Nelly. - �a va ?

Non, justement. �a va pas. Tu peux me passer Alex ?

- Il est occup�. - Comment ?

�a fait rien. D�range-le. J'ai besoin de lui.

- Il peut te rappeler ? - Non !

- Mais pourquoi ? - Parce que j'ai m�me pas le num�ro.

Je suis dans un h�tel en ville. Je viens de quitter Vittorio.

- Quand ? - Il y a une demi-heure.

- Tu ne te maries plus ? C'est fini ? - Il n'y a plus de mariage. C'est fini.

Qu'est-ce qui s'est pass� ? Attends, je vais le chercher.

- Oui, merci. J'attends. - Ne quitte pas.

Oui, j'attends.

- Ah, M. Boratti. - Allez, allez !

Vous voyez, M. Quand je l'ai vue dans cet �tat et � cette heure,

j'ai pens� �je l'appelle ou pas ?�

- C'est bien. O� est-elle ? - Chambre 324.

Monsieur, vous ne prenez pas l'ascenseur ?

C'est moi. Ouvre.

Nelly, je sais que tu es l�. Ouvre-moi cette porte !

Qu'est-ce qui te prend ?

Qu'est-ce que je t'ai fait ? Nelly ?

Tu n'es pas seule, hein ? Il y a quelqu'un ?

O� il est ?

- Tu es fou ? - O� il est ?

- Qu'est-ce que tu fous l� ? - Je pars ! J'en ai marre !

- Marre de quoi ? - De tout. De toi.

- Et notre marriage ? - Je ne veux me marier avec personne.

- Tu entends ? Laisse-moi. - Mais tu avais dit �oui�.

Parce que j'avais peur. Mais c'est fini, j'ai plus peur de toi.

Tu n'as plus peur ?

- J'appelle la police. - La police ?

Non, pas comme �a.

- Prenez-le par les jambes. - Vous �tes fran�ais ?

Oui, allez. Soulevez.

Voil�, sur le lit.

- Qu'est-ce qu'il a ? - Comment, �qu'est-ce qu'il a� ?

�Qu'est-ce qu'il a ?�

O� vous allez, comme �a ?

- Vous vous foutez du monde ? - Je vous en supplie. C'est un fou. Laissez-moi.

- Il veut me tuer. Je vous en supplie. - Nelly !

Laissez-moi !

Au secours !

C'est rien. Couchez-vous.

Qu'est-ce que �a veut dire ? Vous �tes plein de sang !

Qu'est-ce que vous faites l� ? O� est-elle ?

- Attendez. - O� est-elle ?

�coutez, foutez-moi la paix !

Laissez-moi passer.

Il arrive !

Arr�te-toi !

Nelly, arr�te la voiture !

Je ne peux pas rester dans ce pays. Il faut que je quitte le V�n�zu�la.

- Tu comprends ? - Mais oui, je comprends.

Je ne me prom�ne pas la nuit avec des millions dans les poches, mon ch�ri.

Tu sais bien que c'est pas pour refuser de te pr�ter.

Je ne te demande pas de me pr�ter, Alex. Je te demande de me payer.

- Combien ? - Comment, �combien� ?

Mes 2.000 $, �a fait un an que tu me les dois.

On avait pas dit 400 $ par mois ?

Eh bien, septembre, octobre, novembre, d�cembre et le mois double no�l,

tu ne sais plus compter ?

C'est tout ce que �a te rappelle, nous deux ?

Oui, maintenant, c'est tout ce que �a me rappelle.

- Merci. - Tourne-toi.

- Quoi ? - Tourne-toi.

- J'ai besoin de cet argent, Alex. - Passe demain.

- Non pas demain, tout de suite ! - Mais j'ai pas. Regarde !

Va prendre dans la caisse !

Devant la caissi�re ? Je ne veux pas.

- C'est la femme de mon associ�. - Je m'en fous.

Tu le connais, mon associ�. C'est un castillan...

Alex, mon argent.

Arr�te. C'est ici.

Attends ici !

Comment, �ma carte de travail� ?

C'est obligatoire pour ma comptabilit�;

- J'en ai jamais eu. - C'est tr�s emb�tant, mon ch�ri.

Tu es une �trang�re. Qu'est-ce que tu veux que je te dise ?

C'est pas moi qui fait les lois.

Maintenant, �a suffit. Je t�l�phone � ta femme.

Donne-moi �a !

M. Fox, il y a un petit probl�me. Vous pouvez descendre, svp ?

- Ne bouge pas. J'y vais. - Qu'est-ce que tu vas lui dire ?

Ne t'inqui�te pas.

- Je suis certain qu'elle est l�. - Je vous ai dit que non;

Laissez-moi. Laissez-moi passer !

- Vous ne comprenez pas ? - Laissez-moi passer !

Ah, Miguel.

- C'est ta voiture ? - Oui.

Salopard !

Excusez-moi, je vous r�veille ?

Je voulais vous demander : vous aimez la peinture ?

J'ai une affaire � vous proposer. Seulement, il faut en profiter tout de suite...

C'est un Lautrec, Toulouse-Lautrec.

Regardez, c'est marqu�. Vous savez combien �a vaut ?

50.000 $. Enfin, qu'est-ce que je dis ?

Vous savez � combien je vous le laisse ? Dites un chiffre.

10.000 $.

Qu'est-ce qu'il y a ? Vous croyez que c'est une copie ?

Bon, mais alors �a, c'est quoi ?

- Je ne sais pas. - Le certificat d'authenticit�, vous savez lire ?

Si vous n'avez pas 10.000, donnez-moi 5.000.

Mais j'en ai besoin tout de suite. S'il vous pla�t.

Quels 5.000 ? Je n'ai pas �a.

- Combien vous avez ? - Je ne sais pas.

Regardez dans mes...

- Pourquoi me demander �a ? - Parce que vous �tes mon seul ami.

J'ai pas le temps de vous expliquer, mais il faut que je prenne un avion et je n'ai pas d'argent.

- C'est tout ce que vous avez ? - Ben oui.

- C'est pas assez. - Si c'est pas assez,

allez faire la qu�te dans les chambres � c�t� parce que je me l�ve � 7 h,

et il faut que je dorme, parce que sans �a...

- Qu'est-ce qu'il y a ? - Il y a qu'il est 7 h.

C'est pas possible.

Eh oui. Oh l� l� !

- Vous �tes encore l� ? - Oui, je suis encore l�.

Expliquez moi cette histoire d'avion. C'est pour aller o� ?

- En France. - En France ?

- C'est loin, dites-moi. - Oui, c'est pour �a que c'est cher.

Bon alors ce que je peux peut-�tre faire,

c'est de vous poser � l'a�roport. C'est sur mon chemin.

Parce que l�-bas, je connais un type.

Enfin, je devrais pas dire �un type�. C'est un ami plut�t.

Il pourra me pr�ter de l'argent ?

De l'argent, non.

Non, mais il pourra peut-�tre... Enfin, on va voir.

Tiens, t�l�phonez donc pour qu'ils nous montent deux petits caf�s.

Oh non ! On y va tout de suite. On le boira l�-bas.

- Et s'il n'y a pas d'avion pour la France ? - Il y en a un tous les mardis.

Vous faites quoi dans ce pays ?

Mara�cher.

Les fruits et l�gumes. Je jardine, quoi.

Vous �tes venu jusqu'ici pour jardiner ?

Eh oui. Parce que l� o� j'�tais avant, la terre n'�tait pas fameuse.

- Eh, attendez ! - Encore ?

- Qu'est-ce qu'elle fout ? - J'en sais rien. Fonce !

Qu'est-ce que vous voulez que je fasse ? Ils sont l�. Ils sont encore l�.

- Appuyez � fond. Vite, � fond ! - J'y suis � fond. Qu'est-ce que je peux faire ?

- Nelly, arr�te. - Plus vite !

- Ne vous occupez pas de lui. Continuez. - Oui, mais eh, eh, eh !

Descend tout de suite. �a va comme �a !

O� est mon Lautrec ?

Qui c'est, celui-l� ?

Ne vous occupez pas de lui non plus. C'est mon ancien patron.

- Qu'est-ce qu'il veut ? - Je ne sais pas. Je crois qu'il veut son tableau.

- Comment �son tableau�, c'est � lui ? - Ben...

Il faut lui rendre. On ne va pas tourner comme �a jusqu'� no�l !

Lui rendre le tableau ? �a, jamais ! Vous savez combien il me doit ?

Un an de salaire ! Et encore, je ne vous dis pas tout. Salaud !

La voiture !

- Vous pourriez faire attention ! C'est vrai... - �a commence � bien faire ! Moi, j'arr�te !

- Ah non ! - Mais laissez �a. C'est fini, oui ?

- Arr�tez ! - �a va pas ? Vous �tes malade ou quoi ?

Regardez-moi �a ! Ils me l'ont...

Non, rien de cass�. Enfin, apparemment.

Eh si ! Ils me l'ont ray�e.

Ah c'est intelligent, franchement ! Elle sort du magasin !

- Mais c'est pour qui ? - C'est pour moi.

- Tenez, prenez-moi �a, sans vous commander. - C'est vous qui faites la cuisine ?

- Oui. - �a marche au gaz ?

Je comprends que �a marche au gaz. D'ailleurs, passez-moi le bout, svp.

Avec les plaques �lectriques, vous savez jamais o� vous en �tes.

�a met des heures pour refroidir.

Le gaz, vous le montez, vous le baissez, c'est...

c'est plus souple, quoi. - Oui.

- On peut y aller ? - Allez-y. Je vous rejoins.

Tu me les as fait perdre, idiot !

Tu es fou ?

Ne t'inqui�te pas. Je ne vais que tirer dans ses pneus.

Donne-moi �a ! Donne-moi ce flingue !

Demi tour !

Les voil� !

� bout d'argument, j'ai dit �d'accord, on se marie�.

Vous croyez que �a l'aurait calm� ? Pas du tout ! Il est devenu enrag� !

- � la fin, il me battait. - Non ?

Remarquez, moi aussi je le battais.

Tout compte fait, j'�tais mieux avec Alex.

Seulement avec Alex, vous n'�tes qu'une fille de plus et �a me tue !

Alex, c'est... votre tableau ?

- Oui, c'est �a. - Non parce que je...

C'est lui qui m'a trimball�e ici. Je l'ai rencontr� � Londres.

Je tenais une esp�ce de bo�te avec une fille.

Et en France, vous allez faire quoi ?

Je ne sais pas. J'ai mon p�re, en principe.

Vous n'avez jamais eu de mari, alors ?

Non. Ah si, qu'est-ce que je dis ?

Il y a sept, huit ans. Ouais.

- Et qu'est-ce qu'il est devenu ? - Qui ?

Votre mari ?

Le voil�. Attendez-moi.

- Eh, venez. - Alors, qu'est-ce qu'il a dit ?

C'est arrang�. Passeport ?

Je te dis qu'elle est ici. Elle est en retard.

Appelle le commandant tout de suite !

Je m'occupe du billet...

- Comment je vais payer ? - Plus tard, en France.

- Et pourquoi ? - Parce que je lui ai demand�.

Mais il faudra payer. Parce que je reste en otage.

- On ne se conna�t pas. - Taisez-vous, maintenant.

C'est une passag�re du vol 124. Une retardataire. On a pr�venu l'avion.

Au revoir. Bon voyage.

Merci beaucoup. Je vais vous �crire, vous savez ?

Allez ! Allez !

- C'est quoi, votre adresse ? - � l'h�tel, �a ira.

- O� est-elle ? - Elle est partie.

- O� �a ? - � Paris.

Vous voulez pas reculez un peu. Ne touchez pas � �a vous !

- Qu'est-ce qu'elle va faire � Paris ? - J'en sais rien, allez lui demander !

Elle est dans l'avion l�-bas.

Attends !

Vite ! Un t�l�phone !

- Pourquoi faire ? - Pour appeler mon neveu � Paris...

Il la cueillera � l'a�roport !

Elle est foutue.

Maman, le voil� !

Que t'est-il arriv�, mon fils ?

Mais il saigne !

Maman, je t'en prie !

Occupez-vous d'elle !

Qui l'a frapp� ? Il est bless� !

Appelez un m�decin ! Il perd son sang !

Taisez-vous !

All�, c'est l'inter ?

Et quand est-ce que tu pourras me filer une nouvelle batterie ?

- � la fin du mois. - Tr�s bien.

- Eh, et pour ce que je te dois ? - La prochaine fois. Ne t'en fais pas.

Attendez !

Souriez !

Merci !

Tiens, Vittorio, mange.

Non, maman. Je ne peux pas.

Il faut manger m�me si tu n'as pas faim.

Allez, Vittorio.

Bois un peu, au moins.

All�, mademoiselle.

Quoi !?

Il m'appelle en P.C.V. ! Avec tout ce qu'il me doit !

Oui, d'accord. Passez-le moi.

All�, Claudio.

Si, tu as tr�s bien fait...

Et alors ?

Quoi ?!

C'est pas possible ! Tu n'est pas all�...

Oui, le vol 124...

Exactement.

- Elle n'�tait pas dans l'avion. - Mon dieu.

Hein ?

Oh, comment �a va ?

Vous vous souvenez de moi ?

Qu'est-ce que vous faites l� ? Vous n'�tes pas partie ?

J'ai pas pu. Au moment d'embarquer, ils ont voulu me confisquer mon tableau.

Vous le quoi ?

- Mais qui ? - Les douaniers.

Regardez la signature C'est un faux, ce truc-l�.

C'est un ami qui me l'a donn�. J'y tiens. C'est un souvenir.

C'est mon seul bagage.

C'est la seule chose que je voulais ramener � Paris. Quand m�me, c'est pas chic !

�videmment, si vous aviez �t� l� peut-�tre auriez-vous pu...

Quand votre copain m'a dit que vous habitiez sur une �le, sur le moment je serais partie � la nage.

Mais quand il m'a montr� o� c'�tait...

Qu'est-ce que vous racontez ? Avec quoi l'avez-vous pay� ?

- Je lui ai donn� mon billet. - Votre billet pour la France ?

Je n'avais que �a.

Il �tait tr�s content.

- Qu'est-ce que vous voulez ? - Qu'est-ce que vous dites ?

Qu'est-ce que vous voulez de moi ici ?

J'arrive, je suis fatigu�, j'ai du travail, vous �tes encore l� !

avec vos histoires, vos types, toutes ces com�dies...

- Quels types ? - �a va, hein !

J'ai pas le temps. J'ai pas fait deux jours de mer pour entendre votre num�ro !

Arr�tez de parler de vous !

Il y a les autres aussi.

D'ailleurs depuis que je vous connais, vous arr�tez pas de dormir.

Quand vous serez r�veill�, vous me pr�viendrez. Et puis apr�s, on d�cidera.

On d�cidera quoi ? O� vous allez, comme �a ?

J'ai une affaire � vous proposer. Cette fois, vous allez �tre content.

Ah bon !?

�a vous ennuierait de m'emmener � St-Domingue ?

- � St-Domingue ? - Avec votre bateau.

J'ai connu un type � Greensborough. Vous savez, il est dans le sucre.

C'est idiot que je n'y ai pas pens� plus t�t. Sa femme n'est int�ress� que par la peinture.

Il n'y a aucun probl�me Ils vont m'acheter le tableau.

- Et cher ! Et avec l'argent... - Non mais attendez !

Vous savez o� est St-Domingue ?

- Au nord, non ? - Oui, au nord.

Et pour y aller, il faut au moins une semaine !

Et figurez-vous que ce n'est pas un Chris-Craft, alors...

Mais je ne vous demande pas un service,

Je vous payerai tout : le bateau, l'essence, l'avion. On ne se devra plus rien.

Apr�s �a, je serai sauv�e. Vous n'aurez plus � vous faire de souci pour moi.

Alors ?

Mais attendez.

Vous n'avez qu'� me dire votre prix.

On partage, si vous voulez.

Enfin non mais... On peut faire un tiers/deux tiers ?

Vous voulez que je m'en aille ?

Avec quoi ?

Je ne sais pas.

Il n'y a pas des bateaux, des p�cheurs qui passent ? - Non.

- Jamais ? - Non.

Posez, je l�che.

Non, l� !

Poussez. Encore un peu. L�.

Alors, vous venez ?

Pourquoi on se fatigue ?

- Il y a un tracteur l�-bas. - Il est en panne.

Qu'est-ce qu'il y a l�-dedans ?

Du terreau pour les semis.

Mais qu'est-ce qui...

Mais qu'est-ce qui...

Regardez-moi �a. Ils m'ont tout foutu en l'air !

- Qui ? - Les b�tes. Les iguanes.

Il y en a beaucoup ?

- C'est vous qui avez plant� tout ? - Eh oui !

- Mais vous les vendez cher ? - Quoi ?

Tous vos fruits et l�gumes.

Vous parlez tout le temps d'argent.

Tiens, les tomates. Ramassez-en trois ou quatre.

- Il n'y a personne d'autre sur l'�le ? - Non.

Oh, mais ce sont des tomates ?

- On n'en voit jamais des comme �a ! - Eh oui. C'est �a qui est triste.

Attendez.

Demain, je pourrai vous faire une citrouille avec des poivrons en gratin.

La maison est � vous ?

- Non, je la loue. - Combien ?

Ah pardon.

- Vous �tes l� depuis longtemps ? - �a va faire deux ans.

J'ai lou� pour 99 ans. Apr�s je verrai. Je vous tiendrai au courant.

Vous �tiez o� avant ?

En France ?

En France et ailleurs. Enfin j'ai... - ...roul�

Voil�.

- Il n'est pas bon ? - Il pique un peu, non ?

Comment ? C'est moi qui le fait.

- Avec quoi ? - Du raisin.

J'ai trouv� une vigne derri�re.

Cette ann�e, j'en ai fait 22 litres.

Il pique pas du tout.

Comment tu vas ?

Fais voir. Bouge pas.

- �a y est ? - Presque.

J'en ai marre. Vous n'�tes pas crev� ?

- Ne vous asseyez pas. On s'en va. - O� ?

- On part. D�p�chez-vous, la mar�e descend. - Quoi ? L� maintenant ?

Mais pourquoi vous me l'avez pas dit ?

Couvrez-vous bien parce qu'il peut faire froid la nuit sur le bateau.

J'arrive, hein !?

Vous savez ce qu'on prend en arrivant � St-Domingue ?

Un d�ner terrible. C'est moi qui paye !

�coutez, je ne peux pas vous amener � St-Domingue.

- Mais alors, qu'est-ce qu'on fait ? - Je vous ram�ne.

- O� ? - D'o� vous venez.

Non mais �a va pas ? Vous �tes compl�tement fou !

J'ai quand m�me pas fait tout �a pour retourner l�-bas !

Et j'ai pas fait tout �a pour aller me balader � St-Domingue !

Je ne fais pas les promenades en mer !

- Si c'est comme �a, je reste ! - Quoi, ici ?

Oui, ici. On est tr�s bien, non ?

JE suis tr�s bien, parce que JE suis tout seul, c'est clair ?

Maintenant embarquez. J'ai pas que �a � faire !

Laissez-moi rester. Je vous en prie. Je ne sais pas o� aller.

- Allez, venez. - Mais pourquoi ?

Parce que.

Allez, venez.

L�chez-moi ! Salaud !

�a m'�tonne pas que vous soyez tout seul !

Salaud, je ne veux pas rester dans votre connerie de bateau !

Laissez-moi sortir !

Ouvrez �a, vous entendez ? Je veux sortir !

J'en ai marre ! Ouvrez-moi !

Mais qu'est-ce que ?

Vous �tes compl�tement folle !

Fous-moi le camp !

Je veux savoir. Tout de suite !

D'accord. C'est bien simple, je vais te d�noncer !

D�noncer qui ?

Si elle n'�tait pas dans l'avion, pourquoi tu ne t'en es pas rendu compte ?

- Pourquoi tu nous emmerdes avec �a ? - "Nous emmerdes", c'est ce que t'as dit ?

- Qu'est-ce qu'il y a ? - Qu'est-ce que �a veut dire ?

O� est cette femme ?

- Qui est-ce ? - Comment, �qui est-ce� ?

Tu sais qui c'est. Tu lui as donn� des billets.

Comment as-t-elle pay� ?

Le vol vers Paris. Je l'ai vu d�coller. Ne me dis pas que tu n'es pas au courant !

- En classe �conomique ou en premi�re ? - Nous n'avons pas la liste des passagers.

Vous devriez aller � l'agence de voyage dans la rue Oganeta.

Mais pas aujourd'hui parce qu'ils refont la plomberie.

Qu'est-ce que j'en ai � foutre de la plomberie !?

J'appelle la police.

Bon, monsieur. �a suffit !

On vous a d�j� dit qu'on n'a pas vu cette personne.

Alors veuillez nous laisser. On a beaucoup de travail.

Ce soir, vous vous ferez tous arr�ter !

Je vais me plaindre au minist�re des communications !

Je suis bless�.

- O� �tiez-vous ? - C'�tait terrible !

All�. C'est Ribeiro de l'a�roport.

Je ne peux pas vous parler.

Rappellez � 13h15

Non, il faut que je te parle tout de suite.

Avant-hier, il est venu prendre un billet d'avion avec une fille.

et aujourd'hui deux types d�barquent et mettent nos bureaux sens dessus dessous.

Ils disent que la fille est avec l'un et avec l'autre !

- Je n'y comprends rien ! - Un instant.

�La fille� ? Quelle fille ?

Il aurait fallu m'appeler tout de suite !

C'est pour �a que je vous paye, non ?

Qui est cette fille ?

Je lui ai demand� plusieurs fois s'il y avait une fille,

il m'a toujours dit que non.

Et l�, tout d'un coup, il y a une fille dans l'histoire !

Sortez de l�. Vous m'entendez ?

Essayez encore une fois et je vous casse la t�te !

Qu'est-ce que tu fous l� ?

�Martin Sanders. Poste restante.

La Guaira, Venezuela.�

De dieu !

Attends un peu !

Merde !

Regardez-moi �a si c'est pas malheureux !

C'est fini, tout �a, ouais ?

Si vous voulez manger, il y a de quoi. Mais on ne vole pas, on demande !

Bon allez, �a va bien. Revenez maintenant.

St-Domingue.

Je t'en foutrais de St-Domingue.

Ouvrez ! Ouvrez !

Ouvrez �a ! Vous entendez ?

Mais vous �tes compl�tement malade !?

Oh arr�tez, sans �a je casse la cuisini�re.

Moi aussi, je peux taper. C'est facile.

Au fait, la brune sur la photo dans le tiroir,

c'est votre femme ? Quel �ge elle a ?

Vous me dites si je me trompe. 46 ?

47 ?

Qu'est-ce que j'apprends ? Vous �tes dans la parfumerie ?

Je croyais que vous �tiez jardinier.

Elle est o�, votre boutique ?

Qu'est-ce que je voulais dire ? �a gagne bien, ce m�tier-l� ?

Pas mal.

Non, c'est rien.

Quelle heure est-il ?

C'est o� ?

- Quoi ? - Grasse.

Au-dessus de Cannes, dans les collines.

C'est lamentable de ne pas savoir �a.

Ben je ne savais pas.

Tout le pays travaille pour les parfums.

Quand j'�tais gosse avec mon fr�re, on �tait apprenti � la distillerie.

Tous les jours, on allait aux violettes.

Ben �a va. C'�tait pas trop fatiguant.

Sauf qu'on se levait � 4 h du matin,

parce qu'il faut les cueillir avant que le soleil se l�ve.

Et quand il n'y a plus de violettes ?

Il y a la chimie.

- Solo, par exemple. On dirait pas... - C'est quoi �solo� ?

�Solo� comme un solo. C'est moi qui l'ai fait il y a quinze ans.

Tu ne connaissais pas ?

Et Coll�ge, et Variance ?

- Qu'est-ce qui te fait rire ? - Je ne sais pas. Tout �a, ce m�tier.

Ce m�tier est une industrie, vous savez ? Une industrie �norme.

Mais �Coll�ge�, ce n'est pas celui qui avait un flacon comme un encrier ?

- C'est �a. - J'en ai mis quand j'�tais en Espagne.

- Comment vous le trouviez ? - Vachement cher !

�a, ce n'est pas moi. Je veux dire que je n'y suis pour rien.

Pourquoi, �c'est pas vous� ?

Mais j'ai lu sur un journal � c�t� que vous �tes tr�s fort.

Comment s'appelle votre soci�t� � New York ?

Ce n'�tait pas ma soci�t�, d'abord.

Ce n'�tait pas �a, mon travail.

Mais dites-moi, la brune dans le tiroir est votre femme ?

Elle est am�ricaine ?

- Ah oui d'accord. - Quoi �d'accord� ?

C'est elle qui vous a tra�n� en Am�rique.

Enfin je dis �a. J'en sais rien.

Elle vous aimait ?

Merci.

C'est pas votre nom, �Sanders� ?

Non, j'ai chang�.

Quand tu changes de vie et que tu ne veux pas qu'on te retrouve, qu'est-ce que tu fais ?

Tu changes de nom d'abord.

Et vous l'aimiez ?

Dis donc, il y a longtemps que tu es dans la police ?

Non, ce n'�tait pas pour une histoire de femme, tu sais.

Mais qu'est-ce qui s'est pass� ?

Ce qui s'est pass�...

Je ne sais pas.

Enfin, tout allait tr�s...

J'avais des id�es et on me les payait.

Cher ?

C'est moi qui finissais par payer cher.

Trop cher.

Vous �tes parti comme �a, d'un seul coup ?

Et vous avez dit quoi ?

Rien.

- � personne ? - Non.

Non mais �a va pas ? Qu'est-ce que vous faites ?

C'est pour le plancher du radeau.

- Je vous am�ne � St-Domingue. - En radeau ?

Non mais quand je dis �St-Domingue�, je suis pas...

Celle-l�, je crois que ce n'est pas la peine.

- On va essayer de gagner la c�te et apr�s... - Mais quelle c�te ?

La plus pr�s est la Guaira. C'est d�j� pas la porte � c�t�.

On va peut-�tre finir � la voile. Je blague pas.

Enfin, de l�-bas, vous n'aurez plus qu'� sauter dans un avion.

Ah bon ? Et vous ?

Je vais essayer d'acheter un autre bateau.

� moins qu'on aille rep�cher celui-l�.

- Alors, on ne se verra plus ? - Ben non.

Il ne faut pas dire �a. On ne peut jamais pr�voir.

Heureusement.

Il y a du caf� � la cuisine. Vous en voulez ?

Vous savez ce qu'on va faire ?

Vous allez � la Guaira et j'attends ici.

Vous revenez avec un bateau neuf et on va ensemble � St-Domingue.

Non.

Je veux rester avec toi.

Non.

- Salaud. - Mais quoi �salaud� ?

O� est-ce qu'elle va encore ?

O� vous allez ?

Nelly !

Et Paulie ? Comment va-t-elle ?

Tr�s bien, merci.

Je voulais qu'elle soit du voyage, et puis...

avec sa peur de l'avion.

- Et les enfants ? - Les petits-enfants, vous voulez dire ?

Ils sont � Gen�ve avec leurs parents.

- Vous savez qu'elles sont � nous, maintenant. - Oui, je sais.

Coleman me l'a dit.

All� ? Oui, un instant.

M. Holton au t�l�phone.

Bonjour Bernie. Comment �a va ?

Entrez, Miss Mark.

Entrez. Ne soyez pas timide.

Bonjour, Miss Mark. Excuse-nous, Anton.

- Comment allez-vous ? - Tr�s bien, merci.

D'o� tenez-vous ce vernis � ongles ?

- �a ne vient pas de chez nous. - Non, je l'ai achet� � Bangkok.

- Mais il ne se doute toujours de rien ? - Non.

- Vous �tes s�re ? - Oui.

On a m�me rachet� son �le sans qu'il s'en aper�oive.

� qui paye-t-il son loyer ?

Aux anciens propri�taires. Miss Mark s'est arrang�e avec eux.

Elle est fantastique, vous savez ?

Mais vous n'avez jamais envie d'aller le chercher ?

Surtout pas !

Il partirait encore plus loin. �a nous co�terait encore plus cher.

Vous �tes s�re qu'il reviendra ?

Qu'est-ce qu'il fait l� ?

Eh bien il vend ses l�gumes et ses fruits.

- Il les vend � qui ? - � nous.

Je veux dire, il vend sur les march�s.

Et puis une fois qu'il est parti, Miss Mark arrive.

C'est trop. Beaucoup trop.

- Quoi ? - Tout.

Il suffit de voir les frais du mois dernier.

Sans compter Miss Mark !

S�rieusement, �a devient ridicule.

Doit-on payer les mandarines au prix de l'aluminium ?

Qu'est-ce qu'il y a ? Vous n'�tes pas d'accord ?

Non, je ne suis pas d'accord. Il nous co�te de l'argent ?

Et apr�s ? Il nous en a fait gagner cent fois plus,

et ils nous en fera gagner encore et encore.

Il est irrempla�able, figurez-vous.

Mais ce n'est pas en lui achetant tout l'Atlantique que vous allez lui donner envie de revenir.

Allez le chercher avec un pistolet, mon cher ami.

Je n'ai pas besoin de pistolet, M. Delouis.

Je prends ce t�l�phone et j'appelle nos avocats.

Vous savez ce que c'est ? Les 27 contrats qu'il a sign� avant de s'envoler.

27 proc�s. Qui va payer ? Vous ?

Et les Japonais ont construit quatre usines pour fabriquer quoi ?

Des parfums qui sont rest�s dans la t�te de M. Coutance.

- Qui va les rembourser, vous ? - Personnellement, je ne parle pas japonais.

Parce que vous ne savez pas combien cette histoire nous a fait perdre en 18 mois.

Mais je vais vous le dire.

6.776.000 $ perdus.

6.776.000 $ perdus, envol�s.

Alors que fait-on ? On continue ?

Mais je vous le demande : jusqu'� quand ?

Miss Mark, qui est cette fille ?

Je ne sais pas.

Comment �a �vous ne savez pas� ?

- Et moi alors ? Attendez ! - Je pars pas. Je fais un essai.

Ah bon !? Parce que c'est pas fini encore ?

Non, j'ai mis du temps � cause de ma grippe.

- Vous avez eu la grippe ? - Oui, la semaine derni�re. C'est fini maintenant.

Tenez. Vous voulez m'attraper �a ?

Dites-moi, je suis pass� vous voir mercredi. Vous n'�tiez pas l�.

- � quelle heure ? - Vers 4 ou 5 h.

Ah, c'�tait mar�e basse. J'�tais all�e p�cher dans les cailloux l�-bas.

- Vous avez trouv� la bouteille ? - Quelle bouteille ?

Le Nuit St-Georges que j'avais laiss� sur la table.

Ah oui merci. Bon alors, on part quand ?

- Je ne sais pas. Quand on veut. - Maintenant, pourquoi pas ? Je vais chercher mes affaires.

- Attendez, attendez. Faut quand m�me pas... - Quoi ?

Je veux dire, on n'est pas � 5 minutes. On peut souffler un peu quand m�me.

Bon, ben alors demain.

- Si vous voulez. - 7h45 ?

- Pourquoi moins le quart ? - Bon, ben 8h.

Formidable. Au revoir.

Attendez. Vous voulez pas monter boire un petit...

Non, merci.

C'est qui ?

- C'est moi. - Mais qui �moi� ?

Comment, �qui, moi� ? Martin, il n'y a que moi.

Mais qu'est-ce que c'est que ce t�l�phone ?

C'est celui qu'il y avait dans le temps. Je l'ai rebranch�.

Vous auriez pas pu le rebrancher plus t�t. On aurait pu demander du secours.

Mais non, �a marche seulement entre les deux maisons.

Vous pouvez pas me rappeler parce que l�, je ne peux pas vous parler.

Ou alors je vous rappelle. C'est quoi votre num�ro ?

Il n'y a pas de num�ro. C'est de la manivelle.

Je voulais vous dire... all� ?

Il m'�nerve, ce t�l�phone. All� ?

�a va mieux. Je voulais vous demander.

Pourquoi vous ne viendriez pas d�ner � la maison ?

- Quand ? - Ce soir, parce que c'est le dernier soir.

Non ce soir, c'est pas possible. J'ai plein de choses � faire.

Mais en tous cas, merci.

On se rappelle. Amen. Qu'est-ce que je dis ?

Allez, venez. C'est vrai, on se voit jamais.

- Oui mais alors, � quelle heure ? - � 9h, �a vous irait ?

Bon d'accord.

Mais soyez � l'heure. Je m'excuse. C'est pas pour moi, c'est pour la cuisine.

All� ? All� ?

Je ne l'entends plus.

Oh, mes petites ch�ries !

- Qu'est-ce qu'il y a ? - Rien. Pourquoi ?

Comment, pourquoi ? Vous �tes malade ?

Non, et vous ?

- Vous vous foutez de moi ou quoi ? - Voil�, vous avez trouv�.

Normalement, je devrais m'�nerver mais,

je ne sais pas pourquoi, je n'en ai pas envie.

Et voil� ! Maintenant il pleut. Vous �tes contente ? On va arriver tout tremp�s.

- O� �a ? - Arr�tez, �a suffit. J'ai faim.

On va aller d�ner, hein ?

Et apr�s, qu'est-ce qu'on fait ? On couche ensemble pour f�ter le d�part ?

- Qu'est-ce qui vous prend ? - Et vous ?

Comment !? J'ai tout pr�...

- Je commence � en avoir marre. - Vous commencez � en avoir marre !?

- J'en ai marre depuis le premier jour ! - Ah bon, j'avais pas remarqu�.

Vous remarquez jamais rien. Il faudra changer de lunettes, parce que c'est trop tard.

Qu'est-ce qui est trop tard ?

C'est d�s l'autre jour qu'il fallait le mettre, le costume du dimanche !

- Maintenant, c'est plus la peine ! - Que devais-je faire ? Une d�claration d'amour ?

- J'aurais bien voulu, justement. - Eh ben voil�, je suis venu pour �a.

Trop tard. Maintenant je m'en fous !

Vous allez venir avec moi !

Martin !

- J'ai vu quelqu'un. - Qui ? O� ?

Je ne sais pas. Un homme. L�.

Attrape-le.

L�. Vite.

On le tient.

O� est-elle ? O� est Nelly ?

- O� est-elle ? - Dans la cabane.

- On s'en va. Habille-toi, vite. - O� est Martin ?

D�p�che-toi. Tout le monde t'attend.

Ton Martin s'est sauv� comme un lapin. Il est parti de la montagne.

Qu'est-ce que tu restes l� � regarder ?

Dis aux autres qu'on arrive. On a fini ici.

J'ai mis du temps. Je t'ai cherch� partout.

J'ai m�me appel� ton p�re en France.

Le vieux con m'a raccroch� au nez.

Et j'ai mis une annonce. 10.000 Bolivars de r�compense.

- Qu'est-ce que t'en dis ? - Personne ne savait o� j'�tais.

Mais si, l'aviateur. Il est arriv� en courant.

- Quel aviateur ? - Celui qui t'a amen� ici.

� part �a, comment tu vas ? Je te trouve en forme.

Eh les gars, vous avez une cigarette ?

Attrape-le. Cours !

- O� est le tableau ? - L�-bas au fond. Allez viens, attention.

Qu'est-ce que tu as fait avec ce tableau ?

- Laisse-la tranquille. - Mais il est foutu.

Qu'est-ce qu'il s'est pass� ?

- Il est tomb� � l'eau. - Comment �a ?

- O� ? - Dans la mer.

- Fous-lui la paix. - Comment ?

Mais regarde l'?il de la bonne femme !

Regarde le nez. On ne le reconnait plus.

Mais si, on la reconna�t tr�s bien. Tu ne connais rien � la painture.

Je vais lui faire un proc�s.

�a suffit. Tu nous emmerdes, avec ton tableau.

Viens.

- L�, c'est Vittorio. - O� sont les autres ?

- Ils arrivent. Allons-y vite. - Allez.

Un tableau de cette valeur ! Jet� dans les bois !

- Monte � bord.

Fais attention.

Non, laisse-la. Elle se d�brouille seule.

Vittorio !

Tu le paieras ! Tu passeras le restant de tes jours � le payer !

Eh bien, qu'esp�rez-vous au juste ?

Comment ?

- Vous n'imaginez pas que je vais... - Quoi ?

Travailler avec vous, vivre avec vous !

Je ne peux pas. Je ne pourrais plus.

Mais si vous pourrez.

Nous sommes mari�s avec vous, M. Coutances,

et nous voulons reprendre la vie commune.

Je doute que nous soyons heureux, M. Coleman.

- Vous n'avez pas le choix. - Pourquoi ?

�a vous co�terait trop cher. Les contrats sont ici.

Voulez-vous les relire ?

Vous avez encore 8 ans � faire chez nous et vous les ferez.

Apr�s, vous serez libre.

Et si je ne veux pas les faire, M. Coleman ?

- Je vais en prison ? - Pourquoi pas ?

- Vous le saviez ? - Oui, bien s�r, elle le savait...

Et vous savez qu'elle le sait, M. Coutances.

Bon, on a une sortie. Attendez ici.

Vous pouvez y aller.

Eh, grand ami. C'est pas vrai !

�a me fait plaisir alors. Comment �a va ? Et Nelly ?

- Comment �et Nelly� ? - Elle n'est pas avec vous ?

Ah non.

Je croyais parce qu'il y a 3, 4 mois, on m'a dit qu'elle �tait repass� par ici.

Alors j'ai dit, tiens, le Fran�ais doit y �tre pour quelque chose.

- Non ? - Ah non.

Parce que vous savez, on s'est mari�. Mais �a n'a pas march�.

Enfin, c'est pas des choses qui s'expliquent. Je ne dit pas que c'est de sa faute.

On n'est pas des anges non plus.

- Vittorio ! - J'arrive, ch�rie !

Elle est superbe, non ?

Elle est m�chante mais... peut-�tre vais-je encore me marier.

Bon, alors, le premier qui voit Nelly, il lui dit bonjour pour l'autre, hein !?

Mais vous ne savez pas du tout o� elle est all�e ?

Non. Je crois qu'un moment, elle �tait au Mexique.

Toujours en ballade. Vous savez comment elle �tait.

Ciao, grand ami ! Venez d�ner un soir avec nous, promis ?

Ciao !

- M. Coutances ? - Oui.

Excusez-moi, je crois que... Un moment.

- M. Sanders-Coutances, c'est vous ? - Oui.

C'est une dame qui l'a laiss�e il y a quatre ou cinq mois.

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