Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
Frisian
Ga
Galician
Georgian
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Coupe le moteur.
�claire ces arbres.
Nous les aurons avant qu'ils quittent l'�le.
- Lavond, mon ami, allons-nous y arriver ? - Oui.
Les chiens ont perdu notre trace � la rivi�re. Venez.
Oui, j'ai du travail. Je n'ai r�v� que de mon travail.
Mon travail n'est pas un r�ve. Je suis �veill� depuis 17 ans.
Mais vous n'avez que de la haine au c�ur. Mon travail aidera le monde � vivre.
Mon travail aidera trois hommes � mourir.
Qu'est-ce qu'il y a, Prince ?
Qu'essaies-tu de me dire ? Qu'est-ce qu'il y a ?
Lachna. Va-t'en. Va-t'en, Prince.
Lachna, Lachna, va voir ce qu'ont les chiens.
C'est Marcel, mon mari !
Rappelle les chiens, Lachna. Rappelle les chiens, vite !
Viens ici, Prince. Tout de suite !
Va dans ta niche. Va dans ta niche.
- Voil�. Aide-moi. - On est en s�curit�.
Du calme. Du calme, vieux fr�re. Venez.
Marcel.
- Marcel, mon mari. - Malita.
Tu es venu.
Comment es-tu arriv� ici ? Tu as �t� graci� ?
- On s'est �vad�s. - Mais la police. Ils ont d� vous suivre.
Non. Ils ont perdu notre piste depuis des semaines.
Viens, entrons.
Malita, je savais que tu viendrais ici comme pr�vu.
Je savais que tu m'attendrais.
Oh, Marcel. Marcel.
Tu as travaill�. Je le sais gr�ce aux hurlements des chiens.
Mais tu as �chou�, encore une fois. Je le vois sur ton visage.
Ne vous �nervez pas, Marcel. Il est faible, madame.
- Il est malade depuis longtemps. - Qui est-ce ? Est-ce...
Je sais quelle erreur nous avons faite.
Elle m'est apparue, une nuit, dans ce cloaque de faibles d'esprit.
- Marcel. Marcel. - Plus d'�checs, Malita.
Le prochain aura un cerveau parfait.
Marcel.
Mais nous ne sommes pas seuls.
Oh, Paul.
- Malita, voici mon ami, Paul Lavond. - Madame.
On s'est �vad�s ensemble.
- Il m'a sauv� la vie plus d'une fois. - Je vous suis reconnaissante.
Nous n'avons rien � lui cacher.
Malita, o� sont-ils ?
- J'ai r�fl�chi longtemps, j'ai tout pr�vu. - Ils sont � c�t�.
Malita, aide-moi. Aide-moi.
Malita, ferme les r�servoirs.
Non.
Non.
Non.
Malita, les autres, vite.
Doucement, Marcel, tu vas leur faire mal.
Non. Exactement ce que je pensais.
Ils sont tous pareils.
C'est comme s'ils n'avaient pas de cerveau !
Qu'est-ce que c'est ?
C'est l'�uvre dont vous avez r�v� si longtemps ? Des chiens en peluche ?
En peluche ?
Pardon, Lavond. Vous avez �t� enferm� si longtemps
que vous ne reconnaissez pas un prisonnier de la vie ?
C'est tout chaud.
Presque en chair et en os.
- Comme un v�ritable animal. - C'en est un.
Il y a huit heures, c'�tait un saint-bernard adulte.
Vous me croyez fou.
Le monde le croirait aussi, s'il savait ce que je vais faire.
Lavond, mon ami, il y a des millions d'ann�es,
les cr�atures de ce monde �taient immenses.
Elles se sont multipli�es
et la terre ne pouvait plus produire assez de nourriture.
Pensez-y, Lavond, chaque cr�ature vivante
a perdu cinq sixi�mes de sa taille, cinq sixi�mes de ses besoins physiques !
De la nourriture pour six fois nous tous !
Lavond, vous savez que toute mati�re est compos�e d'atomes ?
- Oui, je le sais. - Et les atomes se composent d'�lectrons.
- Je sais. - Nous avons trouv� un moyen
de r�duire tous les atomes d'un corps simultan�ment
au degr� souhait� tout en le gardant en vie, comme ce petit chien.
Alors, le chien devrait �tre vivant.
Il est vivant ! Mais en r�duisant le cerveau,
toutes les donn�es sont effac�es, il ne reste plus de m�moire,
il n'a plus de volont� propre.
Une cr�ature capable de ne r�pondre qu'� la force d'une autre volont�.
Malita, mets-le sur la table.
Regardez.
Malita, un morceau de pain.
Lavond, observez les autres.
Regardez-les.
Vous voyez, ils n'ont besoin que de quelques miettes.
Napol�on, Napol�on. Descends. Descends. Descends.
Bon chien.
Vous voyez, Paul ? Vous voyez ?
Regardez ! Regardez, les petits tombent.
�videmment, j'ai cess� de me concentrer.
- J'ai rompu le faisceau de pens�e. - Aucun homme ne peut faire �a.
Moi si. Vous m'avez vu le faire.
Mais ce soir, mon ami, je vous ai montr� une r�ussite totale.
Un petit chien grand comme �a, mais parfait, avec une activit� c�r�brale.
- Malita, va chercher le grand chien. - Non, non, Marcel, pas maintenant.
- Prends du repos. - Du repos ? Impossible ! Je te dis...
Vous en avez assez fait. Vous avez du brandy ?
- Oui. - Venez.
Lachna, apporte du brandy, vite. Vite.
Prince, Prince, monte. Allez.
Le brandy, esp�ce d'idiote.
Et du bouillon chaud. Du bouillon chaud ! Tu ne sers donc � rien ? Allez !
Malita, o� l'as-tu trouv�e ?
Dans un taudis, � Berlin.
C'est une paysanne sans �ducation, mais je ne voulais pas de petite maligne.
Quelqu'un sait qu'elle est venue avec toi ?
Non, Marcel, personne.
Un ami de Marcel est le bienvenu.
J'esp�re que vous resterez avec nous longtemps.
Vous serez en s�curit� ici. Et vous pourrez nous aider dans notre travail.
Merci beaucoup, madame, mais j'ai peur que ce soit impossible.
J'ai moi aussi un travail � accomplir.
Vous voyez, lorsqu'un homme garde son ambition dans un donjon crasseux
pendant 17 ans,
elle devient une obsession � la limite de la folie.
Pour Marcel, c'�tait la science, pour moi, c'est la haine.
La haine et la vengeance.
Je n'en ai pas l'air, mais avant, j'�tais un riche banquier.
Trois hommes, mes associ�s, ont menti et m'ont envoy� en prison.
Trois vies vont devoir payer pour cela.
Vous savez � pr�sent que je ne peux pas profiter de votre hospitalit�.
Je pars pour Paris demain.
- Malita. - Oui, Marcel. J'arrive.
Madame.
Marcel, c'est tout ce que tu peux faire. Tu dois dormir.
Non. Non, je dois mener � bien chaque d�tail de ce projet.
Tu as corrig� son cerveau, Marcel.
Ce n'est plus une imb�cile sans jugeote.
Elle sera magnifique. Voil�, Lachna.
Redresse-toi.
Malita, ouvre les r�servoirs.
Attendez ! Ce n'est pas bien.
Pourquoi ? Elle sera parfaite.
La perfection est toujours bien. Pensez-y, Lavond.
Un �tre humain de cette taille avec un cerveau parfait.
Malita, la brume.
Lavond, ce soir, sortie de cette brume,
vous assisterez � la naissance d'une nouvelle humanit�,
contr�lant enti�rement son destin.
Dans quelques secondes, Lavond, juste quelques secondes, elle se r�veillera.
Marcel. Marcel !
Marcel. Marcel. Parle ! Marcel !
Marcel, il est mort.
Pauvre cerveau tortur�.
C'est peut-�tre mieux ainsi, Malita.
Mais notre �uvre, notre �uvre, nous devons continuer !
- C'est un meurtre. - Non, non.
Non, elle n'est pas morte.
Vous devez m'aider. Marcel l'aurait voulu ainsi.
Vous devez rester ici. Vite, vite, aidez-moi.
Du coton. Du coton.
Concentrez-vous. Elle r�pondra � votre volont�.
C'est comme un r�ve horrible. Je ne veux pas �tre m�l� � �a.
- Qu'elle redevienne comme avant. - Non.
Elle restera toujours toute petite.
On peut r�tr�cir le monde entier comme voulait le faire Marcel.
On peut aller � Paris.
Il y a plein de gens, l�-bas.
C'est l� que nous commencerons notre �uvre.
Oui, Malita.
Paul Lavond, ancien directeur de banque, s'�vade de prison
UN FINANCIER CONDAMN� EST RECHERCH�
- Oui ? - Matin.
- Vous �tes occup� ? - Oui, tr�s occup�.
C'est plus important que toute autre chose.
- Venez imm�diatement. - D'accord.
Radin, c'est terrible.
Qu'est-ce qui ne va pas ? Une indigestion ?
Si vous continuez � crucifier votre estomac, Coulvet, vous...
�coutez �a : "Dans une d�claration � sensation du Pr�fet de police, en ce jour,
"on a r�v�l� que Paul Lavond, ancien directeur de banque,
"condamn� pour vol de sa banque et meurtre d'un gardien,
"s'est �vad� de prison il y a quatre mois.
"Il avait purg� 17 ans d'une condamnation � vie.
"La censure polici�re avait cach� ces informations jusqu'�..."
Eh bien, quoi ?
Je savais qu'on ne se tirerait pas de ce beau complot, Charles.
Victor, pas si fort.
- Ne le criez pas dans toute la banque. - S'il vous pla�t.
On devrait garder pour nous ce d�tournement de fonds et ce meurtre.
Il �tait inutile de le tuer.
Arr�tez !
- Taisez-vous. - Il va revenir � Paris et il va parler.
Vous rampez et vous criez comme une femme, Victor.
Non, mes amis, notre ancien directeur est peut-�tre honn�te,
mais il ne sera jamais assez b�te pour revenir en France.
Je dormirais mieux en sachant Lavond en prison.
Une prime de 50 000 francs garantirait son retour en prison.
Il est assez ironique d'offrir l'argent d'un homme pour sa propre capture.
50 000 francs ? Pourquoi pas ?
Passez-moi le Pr�fet.
Dites � toutes les divisions de r��tudier les traits de Paul Lavond
sur les photographies publi�es, et dites-leur bien
qu'elles ont �t� prises il y a 17 ans.
PRIME DE 50 000 FRANCS
Fiche d'identification
Mes associ�s et moi ajouterons 50 000 francs � la prime.
PRIME DE 100 000 FRANCS PAUL LAVOND
- Malita. - Oui, j'arrive, madame.
- Apportez le... Je vois que vous l'avez. - Oui, j'ai le paquet.
Venez avec moi dans la pi�ce du fond.
Regardez dans le panier, Malita.
Une prime de 100 000 francs pour ma capture.
Qui offre autant d'argent pour moi, selon vous ?
Les trois porcs qui m'ont envoy� en prison.
Ils sont terroris�s, Malita.
Ils savent que ma libert� pr�cipitera leur fin.
Mais ils ignorent que le Paul Lavond qu'ils recherchent
est Mme Mandilip, une pauvre et faible vieille dame.
Oui. Tr�s beau.
Magnifiquement con�u.
Mais la banque n'est pas int�ress�e
par la fabrication de jouets.
Mais, monsieur, je me disais que si ce n'�tait pas la banque,
vous pourriez peut-�tre vous en charger.
Non, il y a tant de nouveaut�s de ce genre sur le march�.
Un jouet comme celui-ci est une v�ritable innovation.
Il n'est pas m�canique et pourtant,
si vous lui parlez, il vous ob�ira.
- Vraiment ? - Oui.
Demandez-lui de faire quelque chose.
- Faire quelque chose ? - Oui. Donnez-lui un ordre.
L�ve-toi.
Marche.
Plus vite. Plus vite !
C'est incroyable ! Il ne bougeait pas comme un jouet m�canique.
Comment faites-vous cela, madame ?
C'est mon petit secret, monsieur.
De quel capital auriez-vous besoin ?
Pour commencer, juste quelques milliers de francs.
Bon, je vais y r�fl�chir. Recontactez-moi plus tard.
Mais, monsieur, je veux commencer la fabrication rapidement.
Les vacances de No�l approchent.
Naturellement, madame, je vais devoir enqu�ter
avant d'avancer de l'argent.
Bien s�r. Bien s�r.
J'aimerais que vous veniez dans ma boutique, pour tout observer.
- Quand pourriez-vous venir ? - Ce soir ?
- Disons, � 20 heures ? - Parfait.
Ma boutique est � Montmartre.
Elle n'est pas facile � trouver.
Je vous retrouve pr�s du Moulin Rouge � 20 heures.
Au revoir, monsieur.
Mais attention, je n'ai rien promis.
Inutile.
Une fois dans ma boutique, je suis s�re que vous ferez ce que je demande.
C'est � peine croyable.
Il faudrait que je me pince pour savoir si je r�ve.
Le fait de vous avoir ici.
De savoir que vous allez �tre mon associ� et m'aider.
Mais si je le fais, ce ne sera que financi�rement.
- Mon nom ne doit pas appara�tre. - Je n'oserais pas utiliser votre nom.
Vous serez mon associ� passif.
Mon atelier est en bas. Suivez-moi.
Attention. L'escalier est raide.
Voici la pi�ce o� nous gardons nos petits secrets.
Mettez-vous � l'aise, monsieur.
Je prends votre manteau ?
Non, non, ce n'est pas n�cessaire. Je vais le garder.
Asseyez-vous, je vous en prie.
- Malita. - Oui, madame.
Venez, s'il vous pla�t.
Voici M. Radin, le banquier dont je vous ai parl�.
- Voici Mme Malita, mon assistante. - Monsieur.
Tout est pr�t pour M. Radin ?
- Oui, madame. - Parfait. Parfait.
Du cognac.
Asseyez-vous. Asseyez-vous, monsieur. Excusez-moi.
- Pas de cognac, merci. - Pas de cognac ?
Non, merci.
- Vous ne voulez pas de cognac ? - Non, non, merci.
Voici un autre de nos petits animaux.
Tr�s ing�nieux.
- Il semble vivant, n'est-ce pas ? - Absolument.
Mais, monsieur,
vous voyez cette poup�e assise l�, sur le cube ?
Voici Lachna, notre poup�e apache.
Malita, apportez-moi le petit stylet.
Tous nos accessoires sont r�alis�s
en respectant les plus petits d�tails.
Par exemple, sur nos poneys, le harnais est parfait.
Et sur nos petits chiens, les colliers sont tous diff�rents,
mais attention, adapt�s � la race.
Merci, Malita.
Et nos poup�es apaches
sont fournies avec un mignon petit stylet.
C'est une petite r�plique tout � fait authentique.
N'est-ce pas ?
N'est-ce pas ?
Ne vous inqui�tez pas, Radin. Vous ne mourez pas.
Je vois que vous reconnaissez ma voix.
C'est l'une des rares choses que vous,
Coulvet et Matin ne m'avez pas vol�es.
L'autre chose est ma haine.
Regardez-moi et voyez ce que 17 ans dans la tombe ont fait de moi.
Non, Radin, sans ma haine,
je n'aurais pas r�ussi � m'exhumer.
Vous �tes trois porcs.
Vous allez m'aider � r�cup�rer ce que je peux de la vie.
C'est pourquoi vous n'allez pas mourir.
Non, pour rien au monde, je ne vous laisserais mourir, Radin.
La police.
Un instant, monsieur. Madame va vous recevoir.
Nous devons finir de peindre les soldats de la l�gion, Malita.
Et nous avons 10 poup�es � habiller.
- Bonsoir, monsieur. - Bonsoir, madame.
- D�sirez-vous voir quelque chose ? - Non, merci.
Les voisins se plaignent � nouveau de vos pots de colle, dans la ruelle.
Je suis d�sol�e. Que je suis b�te.
Mais avec la bousculade de No�l, j'ai oubli�.
Je vous assure que je vais les rentrer.
- Bien. N'oubliez pas. - Non, monsieur.
Bonne journ�e et bonne chance, madame.
Je suis �tonn�e de ma chance, monsieur.
�tonn� est le mot, hein, Malita ?
Stupide policier, laisser une vieille perruque blanche
lui faire perdre 100 000 francs.
Il aurait �t� plus s�r de le descendre et de le r�tr�cir.
Il est d�j� petit dans mon esprit.
En fait, Malita, si la plupart des hommes �taient r�duits � la taille de leur mentalit�,
le projet de Marcel ne serait pas n�cessaire.
Mais nous nous sommes engag�s, non ? Nous avons jur�.
Calmez-vous, Malita. Laissez-moi faire des projets.
O� allez-vous ?
Chez votre m�re, o� la police surveille toujours ?
Non. Je vais voir ma fille.
C'est le seul bonheur que la vie m'a laiss�.
J'adore la regarder, l'�couter parler.
Mais �a me rend presque fou, Malita,
de ne pas pouvoir la prendre dans mes bras et lui dire qui je suis.
Pourquoi ne la faites-vous pas venir ici ?
Je ne pourrais pas lui dire qui je suis.
Elle a grandi en d�testant le souvenir de son p�re.
Je...
Je ne serai pas long, Malita.
Il est 17 heures. Combien en reste-t-il ?
- Trois ou quatre. - Alors, d�p�che-toi.
C'est �tonnant : vous, cendrillons �puis�es,
vous r�ussissez � acc�l�rer le mouvement quand il est 17 heures.
Est-ce qu'on bat des chemises sur le bord d'un ruisseau ?
Regardez cette eau, trop de savon. Tous mes b�n�fices.
Maizie, viens ici. Tu es encore en train de r�ver ?
Un rendez-vous avec ton vaurien, je suppose ?
Tu vas d'abord finir �a et tu n'oublieras pas tout �a,
puisque tu marches � la baguette.
Bonsoir. Lorraine, occupe-toi de la cliente.
- Bonsoir, madame. - Bonsoir, ma ch�re.
Vous semblez bien fatigu�e.
Oh, non. Je me d�p�chais pour finir ma bassine � l'heure.
Pour quand les voulez-vous ?
Demain ?
Non, non, ma ch�re. La fin de la semaine suffira amplement.
Bien.
Une jupe. Trois chemisiers.
Vos mains sont tr�s ab�m�es. Vous devriez mettre de la lotion.
J'en connais une tr�s bien...
Toto a un nouveau taxi.
- Mademoiselle Lavond, je suppose ? - Oui, Toto ?
Vous aurez l'honneur de rentrer chez vous dans le 3e v�hicule de Fortuna Taxi
dont je viens de payer la premi�re �ch�ance.
- La deuxi�me est-elle pay�e ? - C'est un d�tail.
Les capitalistes prennent des risques. Qui ne tente rien n'a rien.
- N'est-ce pas, Mme Mandilip ? - Absolument.
Vous voyez, Mme Mandilip s'y conna�t en �conomie.
Tiens, ma ch�re. Donne ce num�ro � tes soupirants.
Un service fiable jour et nuit.
Pas de r�troviseurs, temps de stationnement gratuit au Bois.
Votre grand-m�re est malade, ma ch�re ?
J'aimerais tant lui rendre visite.
C'est � cause du temps. Il a fait si froid et si humide.
Oui. J'ai honte de moi,
de ne pas �tre venue plus t�t, mais j'�tais si occup�e � pr�parer ma boutique.
Je dois y aller.
Au revoir, ma ch�re.
- Au revoir, madame. - Au revoir.
Tenez. Il vaut mieux conna�tre une compagnie de taxi s�rieuse.
Oui. Merci.
Tous mes v�ux pour votre nouvelle entreprise.
Merci, de m�me pour vous.
Ne jamais sous-estimer une chance d'am�liorer les affaires. C'est ma devise.
- Qu'y a-t-il ? - Cette femme.
- Mme Mandilip ? - Oui.
Elle semble d�sesp�r�e et adorable. Elle me donne envie de pleurer.
Je ressens exactement l'inverse, en ce moment.
Veux-tu �tre la 1re cliente de mon 3e taxi ?
Avec plaisir. Donne-moi juste trois minutes pour finir �a.
Dans trois minutes, Dame Fortune n� 3 sera � ton service.
D'accord.
- Elle te pla�t ? - Elle est superbe.
Montez, mademoiselle.
Devons-nous monter dans la tour pour discuter ?
L'amour a-t-il d�j� �t� autant humili� ?
Je t'emm�ne pr�s du paradis o� vivent les anges,
- et tu protestes. - Toto.
Attention � vos chapeaux.
Nous descendons !
Toto, vraiment, pourquoi m'as-tu amen�e ici ?
Tu ne t'en souviens pas ?
C'est l� que je t'ai donn� la pleine propri�t� de mon �tre
et la moiti� des int�r�ts de Fortuna Taxi.
- Il n'y avait qu'un taxi, � l'�poque. - Oui.
C'�tait en avril, les ch�taigniers embaumaient
depuis le Bois. C'�tait si...
Je t'ai dit ce que j'envisageais
et que tu ne devais pas perdre de temps avec moi.
C'est formidable d'�tre ici quand tes id�es sont embrouill�es.
Tout a l'air si diff�rent.
Tout semble si petit et sans importance vu d'ici.
Mais je ne vis pas ici.
Je vis en bas.
C'est nous qui cr�ons notre monde, Lorraine.
Tu sais, tu ne tires pas le meilleur parti du tien.
- Je le cr�e comme je le vois. - Oui, je sais.
Mais tu es trop sensible.
�a n'a pas �t� agr�able, Toto,
d'�tre montr�e du doigt, isol�e, m�pris�e comme la fille d'un...
�a change une personne, quand elle est si jeune.
�a grandit avec toi. J'ai fini par d�tester l'�cole.
- Je d�testais m�me sortir de chez moi. - Oui.
Les enfants sont parfois tr�s durs.
Depuis son �vasion, tout a recommenc�.
Des photos dans les journaux, une surveillance, des rumeurs.
Ne te laisse pas atteindre. Tu es au-dessus de �a.
- Tu t'�tonnes que je le d�teste ? - Ne d�teste pas.
Pas pour ce qu'il m'a fait, mais pour ma m�re.
La torture mentale, la pauvret� o� il l'a plong�e.
Toto, je dois te dire la v�rit�.
Ma m�re n'est pas morte naturellement.
- Elle s'est suicid�e. - Oui, je sais.
M�me �a, �a ne change rien.
Rien ne pourrait y changer quoi que ce soit.
Mais, Toto, je serai toujours sa fille.
Je ne demanderais � aucun homme de partager �a.
Surtout pas � toi. Je t'aime trop.
Toto, allons-y.
Autant tuer quelqu'un ou le faire mourir de peur.
Ce temps glacial n'a pas fait de bien � vos fleurs, n'est-ce pas ?
Ces violettes sont tr�s jolies. Combien co�tent-elles ?
Un franc, madame. Elles sont plut�t grandes, cette ann�e.
Oui. J'en prends un bouquet.
- Merci, madame. - Madame.
Allez. Avancez. Pas de r�deurs.
Je surveille la maison de la m�re de Lavond. Nous savons qu'il est � Paris.
Oui ?
Entrez.
Lorraine ?
- Tout va bien, m�re. - Paul.
Je t'aime de tout mon c�ur, mais ne viens plus ici.
Depuis ce premier soir, j'ai peur que quelqu'un ait des soup�ons.
Mais il n'y a aucune raison pour que Mme Mandilip
ne vienne pas te rendre visite.
Viens, m�re. Assieds-toi. Ne t'inqui�te pas.
Tu ne dois pas venir si tard, Paul.
Lorraine rentre du travail dans quelques minutes.
C'est pour �a que je suis l�.
En fait, elle sait que je viens.
Tu lui as parl� ?
Je l'ai vue aujourd'hui dans la laverie crasseuse o� elle travaille.
Tu ne lui as rien dit ? Tu ne lui as pas dit qui tu �tais ?
Non. Pas encore. Je vais le faire ce soir.
Je ne peux plus supporter �a.
Elle est si am�re, si pleine de ressentiment.
Je sais. Pauvre enfant. Mais nous ne pouvons pas lui en vouloir.
Ces trois porcs.
Paul, �coute-moi.
Si tu dois le lui dire,
laisse-moi lui parler d'abord, petit � petit.
- C'est si dangereux, Paul. - Je sais, m�re.
- Grand-m�re. - C'est Lorraine. Attention.
Grand-m�re !
Quoi... Oh, c'est vous. Je croyais qu'il �tait arriv� quelque chose.
D�sol�e. J'ai l'habitude de verrouiller ma boutique. C'�tait idiot.
Je suis si contente. Venez vous asseoir.
- Tu t'amuses, grand-m�re ? - Oui, ma ch�rie.
Nous bavardons, c'est tr�s agr�able.
Oh, qu'elles sont belles.
C'est gentil. Les violettes sont ses fleurs pr�f�r�es.
- Les violettes ? - Oui.
Je me souviens que maman disait...
Je les mettrai dans l'eau plus tard.
- Qu'y a-t-il, tu as froid ? - Un peu, oui.
Je vais faire un feu.
Le bois co�te de plus en plus cher, n'est-ce pas ?
Les prix sont tr�s �lev�s.
Mon jardin est plein de cagettes.
- Je vais vous en faire apporter. - Oh, non, vraiment.
Pourquoi ? Je dois payer pour m'en d�barrasser.
En ce cas, nous vous serions tr�s reconnaissantes.
Quelle belle femme.
Oui. C'�tait ma m�re.
- Quel beau rosaire. - C'est le mien.
Oui, je sais. Enfin...
Je m'en doutais.
J'en ai donn� un semblable � ma petite fille.
Elle en �tait si fi�re.
Moi aussi, quand je l'ai re�u, para�t-il.
Mais quelque chose a chang� vos sentiments envers lui ?
Mme Mandilip.
Vous savez qui nous sommes et ce qui nous est arriv�.
Le rosaire m'a �t� donn� par quelqu'un dont nous ne pronon�ons plus le nom.
- Votre p�re. - Je n'ai pas de p�re.
Vous �tes si jeune pour �tre am�re.
- C'est de sa faute, pas la mienne. - Lorraine, votre p�re �tait innocent.
Oui, c'est ce qu'on m'a toujours dit.
C'est pour �a qu'on l'a envoy� en prison et que ma m�re s'est tu�e !
Et c'est pourquoi sa m�re finit sa vie ainsi,
avec � peine assez d'argent et du bois une fois la semaine !
S'il te pla�t.
Savez-vous d'o� vient ce confort ?
Pas avec mon emploi de blanchisseuse. On ne survivrait pas.
Non. Notre richesse nous vient du caf� Poule, en bas de la rue,
o� je dois travailler le soir.
O� j'ai la joie de laisser une foule d'�goutiers me reluquer
pour qu'ils boivent plus ! Je gagne un centime par verre !
Lorraine.
Pas joli joli, hein ? �a ne l'est pas !
Les yeux de Toto non plus, quand il m'a ouvert son c�ur
et que j'ai d� le lui jeter au visage !
C'est ce qu'a fait mon p�re et je le hais pour �a !
Allez voir qui c'est.
- Je souhaite parler � Mme Lavond. - Monsieur.
Je viens de la pr�fecture de police. Nous cherchons toujours votre fils.
Avez-vous eu de ses nouvelles ?
Mme Lavond parlait justement de son fils.
Son �vasion l'a fortement boulevers�e.
- Oui. - Je n'ai eu aucune nouvelle.
- Pas m�me par courrier. - Si c'�tait le cas, madame,
le pr�fet souhaite en �tre averti imm�diatement.
En attendant, je viendrai vous voir chaque jour.
Vous comprenez, bien s�r, que cacher un criminel
m�me si c'est votre fils, est un d�lit tr�s grave.
Vous n'avez pas � nous rappeler notre devoir ou la loi. Au revoir.
Au revoir, mademoiselle. Madame.
Je sais ce que vous ressentez, ma ch�re. Mais ne leur en voulez pas.
C'est normal qu'ils s'attendent � ce qu'il vienne ici.
Il ne vous a pas vues depuis si longtemps.
Vous devez y �tre pr�par�e. Il pourrait venir.
J'esp�re que non.
Sinon, je vais le d�noncer � la police.
Oui. Bon, au revoir, ma ch�re.
Oui. Oui. Je sais, inspecteur.
Mais Radin a disparu depuis deux jours.
Oui. Oui, nous vous en saurions gr�.
Matin ? Je sais que c'est Lavond.
Je demande la protection de la police.
Moins vous aurez � faire � la police, mieux ce sera.
Calmez-vous avant de dire quelque chose que vous regretteriez.
- Ne vous inqui�tez pas pour moi. - Oh, si.
Vous devez quitter la ville. Partir en voyage.
- Impossible pendant les vacances. - Alors, restez calme.
Sinon nous ferons un voyage aux frais du gouvernement.
J'admets que je ne dors pas.
Je me demande sans arr�t qui il va venir chercher ensuite.
- Au revoir, �mile. - Merci d'�tre venu.
Que voulez-vous ?
Votre majordome montre � madame l'une de mes poup�es, monsieur.
- Madame va vous recevoir. - Merci.
Regarde cette poup�e. Elle est ing�nieuse.
Ma ch�re Mathilde, j'ai d'autres choses en t�te...
S'il te pla�t, ne dis pas � tous les colporteurs...
Madame.
C'est une poup�e originale. En avez-vous d'autres ?
Une seule, madame.
Malheureusement, je l'ai faite pour un autre client.
Elles semblent si vivantes. On dirait un �tre humain.
- En quoi est-elle faite ? - C'est un secret de fabrication.
Observez les d�tails des traits.
Voyez comme les yeux brillent.
Les l�vres semblent pr�tes � parler � madame.
- Combien co�te-t-elle ? - 250 francs.
250 francs ! Ridicule !
S�rement pas pour un homme du statut de monsieur.
Ou de madame, avec ses beaux bijoux.
Serait-il pr�somptueux de demander � voir ce collier de plus pr�s ?
- Bien s�r que non. - Merci.
Tr�s, tr�s beau.
Pardonnez-moi, mais j'aime ce qui est beau.
On le voit dans mes cr�ations.
Monsieur, permettez-moi de vous parler de ma poup�e.
Si vous l'observez bien, vous verrez qu'elle semble en vie.
- Les cheveux sont naturels. - D'accord, je la prends.
� pr�sent, laissons partir cette femme.
Que vont faire les �cureuils de tout le pop-corn que je leur ai donn� ?
Ils vont le garder pour l'hiver.
Ils ne vont pas en donner aux oiseaux ?
Non, ils vont tout garder pour eux.
Merci mille fois, monsieur.
Vous ne savez pas � quel point cela me rend heureuse
de laisser une de mes poup�es dans votre beau foyer.
Oh, Marguerite, il fallait que tu entres maintenant.
Ce devait �tre une surprise.
Au revoir, madame. Au revoir, petite.
- Au revoir. - Monsieur.
- �mile, que se passe-t-il ? - Comment ?
Que veux-tu dire ? Il ne se passe rien.
�mile.
�mile, que se passe-t-il ? �mile ! �mile !
Messieurs, j'ai honte de vous.
Deux crimes ont �t� commis sous votre nez.
Radin a disparu, Coulvet est paralys�.
Ces deux crimes sentent la vengeance de ce condamn� �vad�, Lavond.
Vous, mes meilleurs hommes, ne pouvez pas me donner un indice.
Avez-vous perdu votre jugeote ?
Et vous, Maurice, que vous est-il arriv� ?
Si vous ne voulez pas de la prime offerte,
�pargnez-moi au moins l'humiliation.
Messieurs, je veux Paul Lavond sous les verrous dans 24 heures.
Trouvez-le !
BANQUIER VOL� ! Paralysie myst�re
"La police est d�rout�e
"par ce regard de terreur infinie dans l'expression de M. Coulvet."
Voici mon fier ami, Coulvet.
Il reprend ma peine l� o� je l'ai laiss�e.
F�licitations, Lachna.
Excellent travail. Je n'aurais pas fait mieux.
Une magnifique �meraude de la mer verte.
Peu � peu, nous allons tout r�cup�rer.
Laissez-la tranquille !
Idiote !
Vous auriez pu la tuer. Vous auriez pu lui briser le cou.
Pauvre petite chose.
J'arrive. J'arrive.
�teignez la bo�te � musique. D�barrassez la table.
D�sol�e, monsieur, j'�tais au fond de ma boutique.
- Pouvons-nous monter ? - Ici, �a ira.
- �tes-vous Mme Mandilip ? - Oui.
- Je suis de la police. - De la police ?
Entrez donc, monsieur.
- Prenez un si�ge. - Non, merci.
Vous avez vendu une poup�e � M. Coulvet, hier.
Coulvet ? Oh oui, le monsieur dont la photo fait la une du journal.
Une affaire tr�s choquante. Nous venons de la lire.
Un homme si charmant, si courtois.
Mme Coulvet portait un collier que vous avez admir�.
Oui. C'est vrai.
Il �tait si beau, on ne pouvait s'emp�cher de l'admirer.
Il contenait l'�meraude de la mer verte, l'une des plus belles pierres fran�aises.
Vous avez d� la remarquer.
Je vois de quoi vous parler, oui.
Vous croyez que je suis m�l�e au vol.
- Madame... - Vous me soup�onnez !
Madame, ne vous �nervez pas.
Dans un tel cas, nous soup�onnons tout le monde.
Avant qu'ils prouvent leur innocence.
Bien. Je vous suis.
Je r�pondrai � toutes vos questions.
Je vais chercher mon manteau.
- Vous n'aurez pas d'ennui avec moi. - Madame, calmez-vous.
Vous allez bien trop vite. Je ne vais pas vous arr�ter.
Je n'ai aucune raison de vous arr�ter. Je veux juste vous interroger.
Oh, mon cher, une vieille femme comme moi
m�l�e � une telle affaire.
Que vont dire les voisins ? Les rumeurs.
Je vais perdre tous mes clients.
Vous pouvez aussi bien accuser l'une de mes petites poup�es.
Je ne pense pas que nous irons aussi loin.
C'est tr�s beau.
Vous ne les faites pas vous-m�mes ?
Si, si, nous faisons tout ce qui est ici...
Ne touchez pas les yeux, ils ne sont pas secs.
C'est une nouveaut� sur laquelle nous travaillons.
Une poup�e qui pleure.
C'est une id�e amusante pour un boudoir de femme. Vous voyez ?
Non.
Les larmes rappellent le mari ou l'amant,
lorsqu'il est absent, madame est seule.
C'est une nouveaut�.
Vous voyez, les hommes ne savent jamais ce qui se passe derri�re leur dos.
Vous voyez, je...
C'est adorable. Je n'en ai pas vu depuis des ann�es.
Oh, je vois. La t�te.
Attention, monsieur. Vous allez vous mettre de la peinture sur les doigts.
- Non, �a va. C'est sec. - Oh, tant mieux.
Malita, combien de fois vous ai-je dit de les remplir � ras bord ?
On y met du sucre.
Vous essayez de tromper les enfants ?
- Avez-vous des enfants ? - Oui.
Alors, j'emballe ceci pour que vous le leur rapportiez.
Ce n'est pas n�cessaire.
- Elle sera d�j� ravie. - Elle ?
Une petite fille ? Elle pr�f�rera donc celle-ci.
Les clowns sont pour les petits gar�ons.
Vous savez, j'ai toujours pris les policiers pour des hommes terribles
qui se promenaient avec des pistolets dans leur poche,
toujours pr�ts � tra�ner quelqu'un en prison.
Vos questions m'ont d'abord terrifi�e.
Mais vous avez �t� si gentil avec moi,
que je suis navr�e de n'avoir pas pu vous aider.
Vous pouvez peut-�tre.
Nous pourrons vous demander de venir pour l'enqu�te.
Tant que ma boutique est ici, vous saurez o� me trouver.
Parfait.
Mon cher Matin, vous serez dans cet h�pital vous-m�me demain
si vous ne rentrez pas dormir.
Dormir. Vous croyez que je peux fermer l'�il apr�s avoir vu ce pauvre �mile ?
Docteur, qu'est-ce qui peut l'avoir terroris� ainsi ?
- Qu'a-t-il vu ? - Il ne pourra jamais vous le dire.
Il restera paralys� jusqu'� la fin de ses jours.
Un grand esprit emprisonn� dans un corps inutile.
- Emprisonn�... - Pardon, messieurs.
- Du gui tout frais du march�. - Non, allez-vous-en.
Qu'est-ce donc ?
LISEZ LA BIBLE EXODE 12-3 = 15e MOT
EXODE 12-30 = 7e MOT JEAN 1-39 = 26-27e MOT
DEUT. 15-17 = 30-31-33e MOT JUGES 18-9 = 35e MOT
JOB 3-5 = 4-5-6-7 e MOT LEV. 5-5 = 18e MOT
- D'o� cela vient-il ? - Je l'ignore, monsieur.
Ne mentez pas.
Je vous assure que je ne l'ai pas mis l�.
Qu'est-ce donc, Charles ?
ce soir - dixi�me heure vous entrerez aussi
dans l'ombre de la mort Confessez-vous et vous serez sauv�.
Confessez-vous et vous serez sauv�.
Op�ratrice, passez-moi le pr�fet de police.
Nous sommes assez � surveiller la maison.
Oui, il y en a trois avec lui dans la chambre.
Vous pouvez vous retirer, monsieur.
- Vous n'avez rien � craindre. - Me retirer ?
- Toutes les entr�es sont surveill�es. - Tr�s bien.
- Qu'est-ce que c'�tait ? - Allez voir.
Majordome, quel �tait ce bruit, en bas ?
Une d�coration est tomb�e de l'arbre de No�l.
C'est bizarre qu'une si petite chose...
- Une d�coration est tomb�e. - Oui.
- On aurait dit du verre bris�. - Oui.
Relevez Pierre. Qu'il aille voir les hommes dehors.
Tr�s bien.
Valet rouge sur la reine noire.
Devez-vous siffler ainsi ?
- Non, monsieur. - Alors, arr�tez.
Vous devez contr�ler vos nerfs, monsieur.
Bien s�r, avec un peu de coop�ration
de votre ami m�lomane.
Pierre.
N'oubliez pas la salle de r�ception et le couloir.
Il y a deux hommes l�-bas.
- Allez voir. - D'accord.
Je ne m'inqui�terais pas trop de ce message.
Ce n'�tait sans doute pas pour vous. Un fanatique religieux.
- Il y en a plein au moment de No�l. - Merci. C'est rassurant.
C'est pourquoi le pr�fet vous a tous envoy�s surveiller la maison.
- Aucune inqui�tude � avoir. - Peut-�tre pas pour vous.
- Il y a quelque chose dans la maison. - Mes hommes l'auraient vu.
Non ?
Si les autres hommes de la maison sont aussi concentr�s qu'eux deux...
Calmez-vous, monsieur.
Vous ne comprenez pas l'importance de...
- Doit-on ouvrir la porte ? - Je reste l�.
Si seulement vos hommes...
Oh, quel int�r�t ?
Deux minutes.
- C'est insupportable. - Asseyez-vous, monsieur.
- S'il vous pla�t. - Pardon.
Que vais-je faire ? Que dois-je faire ?
Vous n'avez rien � faire.
- Dans quelques secondes, tout sera fini. - Oui.
Quelques secondes. Quelques secondes.
Lavond, o� que vous soyez, au nom du ciel, �coutez et ayez piti�.
J'avouerai. Vous �tes innocent. Nous �tions les coupables.
CHARLES MATIN AVOUE : PAUL LAVOND INNOCENT
J'ai attendu longtemps de lire cela, Malita.
Paul Lavond est veng�.
Imaginez. Apr�s 17 ans dans l'ombre, je suis innocent.
Gr�ce � vous, Malita.
Merci, Mme Mandilip.
C'est merveilleux, Lavond.
Puisque vous �tes libre, nous allons poursuivre ce travail
sans �tre emb�t�s par la police.
Non, Malita, mon travail est fini, mais je ne suis pas libre.
S'ils savaient qui j'�tais,
la police voudrait trouver les r�ponses � de nombreuses questions.
Qu'est-il arriv� � Radin ? Qui a paralys� Coulvet ?
Non, Malita. Quand j'ai prouv� mon innocence,
je me suis condamn� pour toujours.
Nous devons partir d'ici.
Mais avant cela, nous devons d�truire ce qui est dans l'arri�re-boutique.
Non, non ! Le fant�me de Marcel vous maudira � tout jamais.
Nous devons continuer, Lavond. Nous devons poursuivre nos projets.
�coutez-moi, Malita, et essayez de comprendre.
Je n'ai jamais voulu autre chose que venger mon nom,
et c'�tait seulement pour ma famille.
Gr�ce aux projets fous de Marcel, j'ai pu y arriver.
Mais nous ne pouvons pas continuer. Notre �uvre est hideuse.
Nous sommes cruels et �a doit prendre fin ce soir.
Non, Lavond. Ne faites pas �a. Je ne vous laisserai pas trahir Marcel.
Si vous partez, je continuerai son �uvre seule.
Vous comprenez ? Seule.
Idiote. Vous voulez aller en prison ?
En tant que Mme Mandilip, j'ai envoy� des aveux � la police.
Mais nous ne pouvons nous arr�ter l� ! Il nous reste beaucoup � faire.
Il ne me reste rien � faire. Le nom de Lavond a �t� lav�.
Ma m�re et ma fille n'auront plus � avoir honte.
D�sol�, Malita, je ne voulais pas �tre dur avec vous.
J'ai des projets pour vous. On prendra soin de vous.
Mais d�p�chez-vous. Chaque minute compte.
Mettez Lachna dans le panier avec Radin.
Leurs vies sont d�truites, mais nous ne pouvons les d�truire, eux.
Nous les enverrons au pr�fet de police.
Nous avons servi sa cause, Radin. Il va servir la n�tre.
R�duit � votre taille,
je le contr�lerai aussi facilement que vous.
Radin, vous allez m'aider.
Pauvre folle !
Je devrais vous d�truire avec le reste de cette horreur !
Sortez d'ici !
Malita, posez �a ! Vous allez vous atomiser !
Vous aussi, Lavond. Vous avez eu votre vengeance.
- Marcel aura la sienne. - Malita !
La mort ne me fait pas peur. Elle faisait partie de mes projets.
Mais pas encore. J'ai quelque chose � faire pour ma fille.
Quand ce sera fait, je mourrai heureux.
Malita, vous ne voulez pas faire �a.
Vous ne voulez pas mourir.
Pensez � votre travail, � Marcel.
Donnez-le-moi !
Malita !
Malita !
- O� est Frank ? - En bas.
Frank ! Qu'as-tu trouv� ?
Rien du tout.
Elle avait pens� � tout faire exploser avant d'envoyer ses aveux.
C'est la fin de Mme Mandilip.
On est malins, hein ? On a tout attribu� � Lavond,
pour d�couvrir que c'�tait l'�uvre d'une vieille dame.
Taxi ? Taxi ?
- Taxi. - Oui, monsieur. Pardon.
Montez, monsieur.
Vous n'avez pas peur de perdre des clients avec votre d�votion envers les journaux ?
Pardon, monsieur. D'habitude, je suis � l'aff�t, mais je m'int�resse
� l'histoire de Paul Lavond.
- Voulez-vous le lire ? - Non, merci, je l'ai lu.
- O� allons-nous ? - O� vous voulez.
C'est un ordre dangereux pour un chauffeur de taxi.
Oui. Mais vous n'�tes pas un chauffeur de taxi ordinaire.
Toto ?
Je ne suis que �a, monsieur. Mais un jour, bient�t, j'esp�re...
- Comment connaissez-vous mon nom ? - Parce que je...
Mon nom est Paul Lavond.
Attention, Toto. Je ne voulais pas vous faire sursauter.
Allez l� o� nous pourrons �tre seuls.
- J'ai promis de retrouver Lorraine, ce soir. - Comment va-t-elle ?
Vous l'avez vue r�cemment ?
Non, je ne voulais pas lui parler � la laverie
- devant toutes les autres. - Oui, je sais, Toto.
Vous ignorez ce que votre libert� signifie pour moi.
Oui, c'est vrai.
C'est pourquoi je dois vous parler, seul.
Quand je veux �tre seul, je vais toujours � la tour.
C'est au-dessus de tout et de tous.
- La tour Eiffel ? - Oui, monsieur.
Maintenant que je suis libre, mon exil doit recommencer.
- Vous comprenez, n'est-ce pas ? - J'essaie.
Vous pouvez comprendre pourquoi je ne peux pas rejoindre ma famille.
Oui, oui, je comprends.
Mais tout ceci est si injuste. Vous avez fait tout �a pour elles.
Je suis d�sol�, M. Lavond.
Inutile. J'en suis plut�t heureux.
Vous pouvez �pouser Lorraine. Ma fortune lui reviendra.
Vous pourrez vivre heureux pour toujours.
- C'est une belle fin � cette histoire, non ? - Lorraine. J'avais oubli�.
Quoi ?
C'est ici qu'elle va me retrouver.
Je ne voulais pas vous pi�ger, monsieur.
Je pensais que �a lui ferait plaisir. Je le pense toujours.
Quoi qu'il arrive ensuite.
Toto, c'est impossible.
M�me lorsque j'�tais innocent, sa haine pour moi m'a beaucoup bless�.
� pr�sent que je suis coupable, sa foi en moi me ferait encore plus mal.
Et si la police devait... Non, non.
- J'y vais. - Mais o� ?
Dites-moi au moins �a. Je pourrais vous envoyer votre argent et...
L� o� je vais, je n'ai pas besoin d'argent.
Au revoir, n'oubliez pas de prendre bien soin de ma petite fille.
Attention � vos chapeaux.
- Toto, tu as vu les journaux ? - Oui, ch�rie.
- Tu sais pour mon p�re ? - Oui.
- Tu n'as pas honte de moi ? - Bien s�r que non.
Moi si, terriblement, je ne me pardonnerai jamais. Je...
Pardon ?
- Vous �tes Lorraine Lavond ? - Oui.
La fille de Paul Lavond ?
- Oui. C'est mon p�re. - Puis-je parler librement ?
- Bien s�r, monsieur. - O� vas-tu, Toto ?
Je suis juste � c�t�.
Asseyez-vous, mademoiselle.
Je vous attendais parce que notre ami
a eu la gentillesse de me dire qu'il vous retrouvait ici.
- Pourquoi ? - Je vous cherchais, aujourd'hui,
et j'ai eu la chance qu'il me donne des informations.
Vous voyez, mademoiselle,
- je suis un ami de votre p�re. - Il est � Paris ?
- J'ai pass� des ann�es en prison avec lui. - O� est-il ?
- En fait, nous nous sommes �vad�s. - Dites-moi o� il est.
Je le chercherai, partout.
Je l'ai d�test� toute ma vie,
je dois le retrouver et implorer son pardon.
Et lui demander de rentrer avec moi.
Je ne pense pas qu'il ait jamais cru que vous le d�testiez.
- Vous en �tes s�r ? - Oui.
Mais il ne rentrera jamais avec vous.
Ma ch�re enfant, votre p�re est mort.
Oui. Il est mort dans un mar�cage pendant notre fuite.
La derni�re chose qu'il a faite est d'�crire une lettre � sa m�re,
que j'ai donn�e � Toto.
Il m'a envoy� vous porter un message.
Il m'a dit que si je vous voyais,
je devais vous prendre la main et vous dire qu'il vous aimait tendrement
et que toutes ces ann�es en prison, il vous avait regard�e grandir,
vous avait parl�, avait ri avec vous, d�n� avec vous,
et qu'il vous embrassait.
Puis, il a dit,
et c'est le plus important.
Il a dit que vous deviez l'oublier.
Trouver le bonheur et le garder.
Vous marier et donner � vos enfants
tout l'amour que vous auriez pu lui donner � lui
si vous n'aviez pas �t� s�par�s.
C'est tr�s gentil � vous de me transmettre ce message.
Oui.
Un peu stupide aussi, car la police me cherche toujours.
Eh bien, au revoir.
- Au revoir et bonne chance. - Merci.
Je ferais mieux de partir. Le soleil va se coucher.
Il se rel�vera demain.
C'est vrai ? Je me le demande.
- Au revoir. - Au revoir.
Toto,
j'ai l'impression de l'avoir d�j� vu quelque part.
- C'est le cas. - O� ?
Il t'a cherch� � la laverie.
Il y avait tant de monde qu'il a pris peur.
� cause de la police, je veux dire.
- C'est pour �a qu'il est venu me voir. - C'est sans doute �a.
Je ne m'en souviens pas.
Tu te souviens de moi ?
Oh, Toto.
- C'est une belle soir�e, monsieur. - Oui.
Sans doute la plus belle de ma vie.
Fin
French
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.