All language subtitles for Sacre.(Kadosh).1999.VOSTFR.fr

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Original subtitles

Merci, ô roi vivant, de m'avoir restitué mon âme avec compassion.

Tu es la source de toute confiance.

Sois béni, éternel, notre Dieu qui nous a sanctifiés

et nous a ordonné de nous laver les mains.

Sois béni, Eternel notre Dieu qui ouvre les yeux des aveugles.

Sois béni, Eternel notre Dieu qui redresse ceux qui sont courbés.

Sois béni, Eternel notre Dieu qui affermit les pas de l'homme.

Sois béni, Eternel notre Dieu qui ne m'a pas fait femme.

SACRÉ

Sois béni, Eternel notre Dieu qui nous a ordonné les tsitsit.

Sois béni, Eternel notre Dieu qui nous a ordonné les tefilin.

Il est si tôt.

Je me hâte

pour aller prier.

Tes yeux brillent.

Les femmes pleurent même en dormant.

Elles ont les yeux sensibles.

Je te respecte tant, Rivka.

Sara, qui regardes-tu ainsi ?

Yossef, ton promis. Regarde comme il est beau.

Je te l'ai déjà dit, je ne veux pas me marier.

Je ne veux pas me marier.

Mais si, tu te marieras.

On se marie toutes.

Moi, non.

Mon mariage fut le plus beau jour de ma vie.

Ce ne sera pas mon cas.

Malka, prends les clés. Tu fermeras la porte.

Merci.

Yaakov.

Comment vas-tu, Malka ?

Tu n'es pas le même, aujourd'hui. Tu changes de jour en jour.

Vraiment ?

Yaakov...

Que se passe-t-il, Malka ?

Tu t'éloignes de moi.

Je ne sais plus comment t'approcher.

Ma mère arrange mon mariage avec un autre.

Quoi ? Avec qui ?

Avec Yossef.

Ce sont eux qui l'ont décidé.

Je ne peux plus refuser, ils ont eu trop de propositions.

Je suis à court d'arguments.

Tu sais bien que je ne veux pas l'épouser.

Ni lui, ni un autre.

Mais mère l'a décidé. Le rabbin est d'accord.

Quand je suis allé à l'armée, toute la yeshiva m'en a voulu.

Je sais aussi ce qu'on pense de moi.

Mais rien ne me fera changer d'avis.

Au Liban, quand je passais des nuits dans mon char sans fermer l'œil,

je n'ai jamais cessé de prier.

Dès que je le pouvais, j'allais au Mur.

Je suis toujours un bon juif.

- En as-tu parlé à ton père ? - Oui.

Il ne peut rien faire. On ne peut rien contre eux.

Que vais-je faire ?

Je t'aime, mais...

Malka,

tu es ma reine et je suis ton Yaakov.

Personne ne pourra t'épouser. Je ne les laisserai pas faire.

Tu m'entends ?

Dieu tout puissant, aie pitié de moi.

Ouvre mon cœur à ton amour

et accorde-moi de sanctifier ton nom à travers ta sainte Torah.

Dieu tout puissant,

ne place pas d'obstacle sur la route qui me mène à ta sainte Torah.

Donne-moi la force de me concentrer sur ta sainte Torah.

Père !

Je me tourne vers toi et je t'implore

car toi seul entends ma prière.

Sois béni, toi qui entends ma prière.

Sois béni, éternel, notre Dieu qui par ta parole as tout créé.

Yossef.

Le jour du sabbat, comment prépares-tu le thé ?

D'abord, l'eau, ensuite, le sucre, Meïr !

Pourquoi ?

Verser l'eau sur le sucre c'est cuire le jour du sabbat.

Utiliser un second récipient n'est pas cuire.

Or le verre est un second récipient.

La bouilloire est le premier récipient.

Le verre est le second récipient.

Il n'y a pas de cuisson. Dans le verre, il n'y a pas de cuisson.

Le verre ne compte pas.

Quand tu verses l'eau du premier récipient dans le second,

tu ébouillantes. Ebouillanter, c'est cuire, Meïr.

Les feuilles de thé du sachet sont déjà cuites.

Mais il y a coloration, Dieu du ciel.

Les feuilles de thé colorent l'eau, Meïr.

Les boissons colorées sont permises le sabbat, Yossef.

Pourquoi tant de rigueur ?

Qui étudie la Torah doit être rigoureux. Soyons rigoureux, Meïr.

Bois ton thé, il refroidit.

Rigueur, toujours rigueur.

Pourquoi, Rivka ?

Pourquoi fais-tu ça ?

Tu sais que c'est aller contre la volonté de mon père ?

Yaakov et Malka s'aiment depuis longtemps.

Mais mon père...

Nous nous aimons aussi depuis longtemps.

Je le sais, Rivka.

Mais nous acceptons les directives du rabbin.

Un peu après notre mariage,

nous étions un soir assis comme ça.

Il pleuvait très fort.

Pourtant, un petit rayon de soleil obstiné

éclairait notre lit.

Tu te rappelles ce que j'ai dit ?

Que tu voulais être avec moi, toujours.

C'est vrai.

Je ne savais pas si tu voulais dire

tout le temps ou à jamais.

Qu'est-ce qui ne va pas, Rivka ?

Je connais le fond de ton cœur, Meïr.

Et qu'y vois-tu ?

Je vois que tu souffres.

Tu souffres car nous n'avons pas d'enfants.

Tu souffres parce que...

tu penses que nous vivons dans le péché.

Tes amis ont tous trois, quatre, voire cinq enfants.

Les gens nous montrent du doigt.

Les étudiants de la yeshiva te méprisent.

Tu veux un enfant. Tu veux un fils.

Ça fait dix ans, Rivka.

Je ne veux pas que tu partes.

Le peuple d'Israël vit !

Notre père est toujours vivant.

Tous à la yeshiva des Ghitaïm.

Chers juifs, je vous aime !

Votre Yossef, avec amour.

Les portes de la miséricorde s'ouvrent ce soir.

Venez l'accueillir avec amour.

Venez redonner vie à l'âme juive, ravivez l'étincelle du judaïsme.

Ce soir, à 8 h, retrouvons-nous pour le plaisir d'être ensemble,

pour prier et nous aimer les uns les autres.

Mes amis, les portes du ciel s'ouvrent.

Rassemblons-nous et unissons nos efforts.

Ensemble nous ramènerons le salut.

Viens, j'ai quelque chose pour toi.

Cher juif, approche, je t'en prie.

J'ai un cadeau pour toi.

Viens, de quoi as-tu peur !

Nous sommes tous juifs.

Le Messie viendra. On étudiera la Torah.

On habitera tous... Safed, non, Jérusalem.

Oui, Jérusalem.

A Jérusalem, on étudiera la Kabbale.

Tu m'as déjà appris cette chanson. Ça vient de ton groupe ?

Ce n'est pas si terrible.

- Tu te rappelles la suite ? - Non.

Comme des frères nous vivrons dans un monde de paix.

Tout sera beau. Tout sera parfait.

Ce n'est pas si terrible d'étudier la Torah.

C'est bien ce ton plus bas.

Etudier la Torah.

Cela fait dix ans.

Qu'allez-vous faire ?

Tu as bien enfoncé le linge jusqu'au fond ?

Tu as compté sept jours ?

Oui.

As-tu vérifié le linge ? Etait-il parfaitement net ?

Sans taches...

noires ?

Ni taches jaunes ?

Avec moi, l'interrogatoire est toujours plus long.

La stérilité résulte parfois

d'une mauvaise observation

des lois de la pureté.

Dieu tout puissant,

j'ai observé ton commandement et respecté les jours d'éloignement.

Puis j'ai compté sept jours

et je suis aujourd'hui prête à observer ton commandement

de purifier mon corps.

Je vais entrer dans l'eau

et par ta miséricorde,

mon corps sera lavé dans l'eau pure,

et mon âme purifiée

des souillures et des impuretés.

Car il est écrit :

Je vous ai jeté de l'eau et vous êtes devenus purs.

Mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ?

Loin de mon salut et des mots que je crie.

J'appelle le jour et tu ne réponds pas.

La nuit, point de silence en moi.

Tu habites les louanges d'Israël.

En toi nos pères ont cru et tu les as délivrés.

Ils t'ont invoqué et ont été sauvés.

Ils ont espéré et n'ont pas été déçus...

Sois béni, éternel, notre Dieu qui dans ta sagesse,

as créé l'homme avec des orifices

et des organes dont les fonctions

sont nécessaires à la vie.

Sois béni, éternel, notre Dieu qui guéris toute chair...

Pourquoi n'es-tu pas venu au cours ?

Je suis incapable d'étudier. Je suis préoccupé.

Meïr, prends ta décision.

Je ne suis pas sûr d'y arriver.

Ne sens-tu pas, Meïr...

que nous sommes

à l'aube d'une ère nouvelle ?

Que quelque chose approche ?

Tu te prépares ?

Tu pries ?

- Oui. - Il faut prier.

Tu jeûnes ? Tu médites ?

Oui.

Décide-toi et fais ton devoir.

Tu connais nos lois.

Tu sais que le seul rôle d'une fille d'Israël

est de mettre des enfants au monde.

Donner naissance à des juifs,

et permettre à son mari d'étudier la Torah.

Dieu a créé l'homme pour qu'il étudie la Torah.

La femme participe indirectement à la réalisation de la Torah

en tenant propre sa maison, en préparant ses repas,

et surtout...

en élevant ses enfants.

La femme n'a pas d'autre joie que celle d'élever ses enfants.

Les enfants sont notre force. C'est grâce à eux...

que nous pourrons les vaincre.

Qui ?

Les autres.

Les impies.

Les laïcs qui gouvernent le pays.

Les enfants sont notre avenir. L'avenir de notre religion.

Eux n'ont pas d'enfants.

Grâce à nos enfants, l'avenir nous appartient.

- Et je dois me sacrifier ? - Oui, tu participes à notre combat.

Notre lutte est sacrée.

Mon fils,

je viens de croiser ta femme. Que fait-elle ?

Pourquoi ne va-t-elle plus travailler ?

Ça ne peut plus durer, Meïr.

Je suis allée au bain rituel ce matin.

Oui.

Ma période d'éloignement est finie.

Je suis épuisé, Rivka.

La journée a été difficile. Je veux dormir.

Tu penses que nous n'avons pas le droit ?

Oui.

Si nous ne le faisons pas, comment aurons-nous un enfant ?

Cela fait dix ans, Rivka.

Nous n'aurons pas d'enfant.

On peut encore essayer.

La stérilité est une malédiction.

On ne peut pas y échapper.

Et notre union ?

N'est-ce pas un saint commandement ?

Assez, Rivka, ça suffit.

Que veux-tu de moi ? Dis-moi, que veux-tu ?

Depuis dix ans, je n'étudie plus.

Avant notre mariage, j'étais un élève brillant.

J'étais le premier à identifier n'importe quel passage du Talmud.

Et maintenant, Rivka,

que puis-je faire ?

Dis-moi ce que je dois faire.

Permets-moi de te prouver que Dieu bénit notre union,

que nous sommes faits l'un pour l'autre, Meïr.

Je ne sais plus.

Tu sais ce qu'on dit ?

On dit que je me marie la semaine prochaine.

Avec Yossef.

C'est ce que les gens disent.

Avec Yossef.

J'épouse Yossef.

C'est ce que les gens disent.

Tu sais quoi ?

Je suis une fille bien, non ?

C'est vrai, je n'aime pas faire ni la cuisine ni le ménage.

Je vais apprendre la comptabilité comme toi.

Comme ça, je pourrai gagner la vie du ménage,

et mon mari pourra étudier.

Mon mari pourra étudier.

Ensuite,

je me raserai la tête,

et je passerai ma vie à être enceinte.

Je vais me donner à Yaakov avant le mariage.

Yossef verra que je ne suis pas vierge et me répudiera.

Tu m'aideras, n'est-ce pas ?

Raconte-moi.

Dis-moi comment c'est. Dis-moi les sensations de l'amour.

Ta nuit de noces avec Meïr.

Raconte-moi. Tu ne m'en as jamais parlé.

La nuit de mes noces,

je me suis retrouvée dans cette chambre.

Il a enlevé ma robe,

puis ôté son manteau noir.

Nous nous sommes allongés sur le lit.

Il a retiré ses chaussures noires.

Il portait des chaussettes.

Il a ôté sa chemise blanche.

Après avoir enlevé sa chemise, il a hésité...

avant d'enlever ses tsitsit.

Il ne connaissait pas la loi en ce domaine.

Il a fini par les enlever.

Puis il a ôté son pantalon.

Ensuite...

Autour des reins, il portait cette ceinture

qui marque la séparation entre le spirituel et le matériel.

Il l'a enlevée.

Puis il a éteint la lumière.

Il m'a connue.

Il m'a pénétrée par les voies de l'amour,

les voies du consentement.

C'était la première fois.

Malka, pour toi aussi, ça sera comme ça.

Non, ça ne sera pas la même chose.

Je te vois passer dans la rue et je ne peux pas détacher mon regard.

Tu me rappelles la maison et le vendredi soir.

Tu allumais les bougies

et couvrais les pains du sabbat.

Tu allumais les bougies et disais la bénédiction.

J'avais l'impression que tu hantais mes rêves.

J'avais l'impression que tu étais entrée dans ma vie.

Soudain, tu disparais happée par un autre monde.

Ma belle princesse,

je t'aimerai toujours,

et à jamais...

Tu vois comme elle est belle.

- Quelle belle mariée tu vas faire. - Une belle mariée.

Une belle mariée.

Je vais l'essayer.

Rivka, tiens-la-moi un instant.

Et toi, tu te sens mieux ?

Meïr m'inquiète.

Je le trouve distrait ces derniers temps.

Il évite mes questions.

Quand je lui demande ce qui ne va pas, il ne répond pas.

Mais je l'aime.

Et la nuit ?

Il dit que nous n'avons pas le droit.

Je veux te voir.

Il est écrit que l'homme doit satisfaire sa femme.

Elle peut exiger le divorce s'il ne la satisfait pas.

J'ai reçu une lettre il y a quelques jours.

Elle disait qu'une femme sans enfant

est comme une femme morte.

Qui a pu t'envoyer ça ?

Je ne sais pas.

J'ai posé la question à Meïr.

Il me semble parfois que je ne souffre pas de stérilité

mais de honte.

Je le lis dans ses yeux, ma mère a honte de moi.

Même Meïr a honte de moi.

Qu'a-t-il dit de cette lettre ?

Qu'elle a été copiée du Talmud.

Le Talmud, le Talmud, Rivka.

Les femmes n'étudient pas le Talmud.

Notre père disait que tout est dans le Talmud, même son contraire.

Toutes les femmes n'osent pas le dire,

mais les hommes ne veulent pas qu'on sache.

Comme ça, ils font de nous ce qu'ils veulent.

Regarde les lois sur la menstruation.

Interdit de nous toucher !

Nous rendons tout impur.

On ne peut même pas leur tendre une tasse.

C'est dans le Talmud ?

Comment parles-tu ? Qu'est-ce qui te prend ?

Je crois en cette loi, et toi aussi.

Et tu crois aussi

que la femme est influençable et son cœur inconstant ?

Pourquoi la Torah nous est-elle interdite ?

Elle ne l'est pas.

Je veux parler du droit de la porter.

Je voudrais être au centre de la synagogue

et la porter à deux mains comme les hommes.

Tu es folle !

Rivka, regarde les autres. Ils ont une autre façon de vivre.

Ils ont la télévision, ils écoutent la radio.

Il faut les voir passer en voiture !

Les femmes ont des manches courtes.

Elles peuvent rire et conduire.

L'autre jour, une femme aux bras nus passait.

Des hassidims lui ont jeté des pierres.

Tu trouves que nous menons une vie normale ?

Tu dis ça, mais tu ne nous quitteras jamais.

On entendra dans les monts de Judée et les rues de Jérusalem,

résonner les cris de joie et d'allégresse,

les voix du fiancé et de la fiancée.

Avance en paix.

Sois une couronne pour ton époux.

Dans la joie et l'allégresse.

Tu as cru

et ton peuple a été choisi.

Viens, ô fiancée, viens.

Sois béni, éternel, notre Dieu qui as créé le fruit de la vigne.

La mère présente la coupe à la fiancée.

Si je t'oubliais, Jérusalem, que ma droite m'oublie.

Que ma langue s'attache à mon palais, si je t'oubliais,

si je n'élevais pas Jérusalem au comble de ma joie.

Je suis prêt à accomplir ton commandement

et à unir mon corps

à celui de mon épouse pour ne former qu'une chair.

Donne-moi ta force et ton soutien

et prépare-moi à cette union.

Que mon épouse mette au monde des fils,

des justes, des sages et des érudits de la Torah.

Aide-moi dans toutes les étapes

de ce coït avec ma femme.

J'aime ta façon de t'asseoir et de marcher.

Tes cheveux ondulent comme les vagues de la mer.

Bonjour, comment allez-vous ?

Il y a du nouveau ?

Rivka est arrivée.

Vous pouvez entrer.

Le rabbin Moshe Levi Steinberg à la page 24 de son livre

Lois des Femmes,

dit que l'insémination artificielle

est absolument interdite.

Il dit qu'après une insémination, la femme est interdite à son mari.

Vous faites ce qu'il faut avec votre mari ?

Vous écartez bien les jambes ?

Vous êtes une belle femme.

Mais vous devez l'exciter, l'attirer.

Il vous touche, il vous lèche ?

Dieu m'en garde, docteur !

Je sais que la position recommandée chez les orthodoxes

c'est l'homme dessus et la femme en dessous,

mais on peut innover.

Le faites-vous bien en période d'ovulation ?

Vous savez ce qu'est l'ovulation ?

Déshabillez-vous.

Il y a de bonnes surprises.

Nous, les femmes, ne sommes pas toujours fautives.

La science et la médecine peuvent parfois nous aider

et mieux que toutes sortes d'amulettes.

Aussi surprenant soit-il,

la stérilité est parfois le fait de l'homme.

Ce sont de bonnes nouvelles, Rivka.

Mais cela vous aidera-t-il ?

Tous les examens indiquent que vous pourriez avoir des enfants.

Il est peut-être temps de convoquer monsieur ?

Meïr ?

Meïr ne viendra pas.

Ce que Meïr devrait faire, c'est une analyse de sperme.

Je sais que c'est interdit.

Tu ne répandras pas ta semence en vain.

Deux,

trois,

quatre,

cinq,

six,

sept,

huit,

neuf,

dix,

onze,

et douze.

Comme les douze tribus d'Israël.

J'ai remarqué une tache sur ma culotte.

Ce ne sont pas mes règles.

Qu'as-tu fait ?

Je l'ai montrée à la femme du rabbin.

Tu as montré ta culotte à la femme du rabbin ?

Oui.

Qu'a-t-elle dit ?

Elle a dit...

que ça ne prouvait rien, que ce n'était qu'une simple tache.

Elle avait raison. Es-tu en période d'éloignement ?

Elle m'a dit de faire un vœu,

d'introduire un linge dans mon vagin

et d'attendre l'apparition de 3 étoiles.

S'il y a du sang, je suis en période d'éloignement.

Et alors ?

Il y avait du sang.

Tu l'as dit à Yossef ?

Non.

Mes frères juifs, ce soir à huit heures,

à la yeshiva Pazner, chez les Ghitaïm,

nous nous rassemblons pour ranimer l'étincelle.

Le second millénaire s'achève.

Il est de notre devoir d'agir tous ensemble

et de ramener tous les juifs et les âmes égarées au bercail.

Nous devons nous organiser et constituer la force juive.

Mes frères, ce soir à huit heures.

Nous devons nous organiser et resserrer nos rangs

sous le drapeau juif.

Dieu tout puissant,

à l'approche de l'an 2000 nous allons ramener la délivrance.

Que le nom et la mémoire de nos ennemis disparaissent.

Ils paieront pour ce qu'ils ont fait à nos ancêtres.

La venue du Messie est proche.

Avec l'aide de Dieu, ils paieront. ŒIl pour œil, dent pour dent.

Il est temps de nous rassembler. La lumière arrive.

Tu as le contrat de mariage ?

Père, il est dit dans l'Ecclésiaste :

Goûte la vie avec la femme que tu aimes

aux jours éphémères qui te sont donnés.

Il est dit aussi : Que ta source soit bénie.

Jouis de la femme de ta jeunesse.

L'homme qui après 10 ans de mariage n'a pas d'enfant

doit prendre une autre femme,

pour croître et se multiplier.

Sara était stérile

et notre père, Abraham, ne l'a pas abandonnée.

Isaac, bien qu'elle fût stérile, n'a pas répudié Rebecca.

- Jacob non plus... - Meïr, ça suffit.

Nous avons déjà parlé de tout ça.

La femme ne vit que par celui qui en fait un instrument.

La femme stérile n'est pas une femme.

L'homme qui meurt sans descendance déchire une page de la Torah.

Meïr, ton contrat de mariage.

La semaine prochaine,

Meïr doit rencontrer une femme.

Qui est-ce ?

Haya, la fille d'oncle Shmouel.

Rivka est au courant ?

Oui.

J'ai tout arrangé.

Elle ira habiter ailleurs.

Je quitte notre maison.

Je vais prendre une chambre, seule.

Au moins, toi, tu seras heureuse, Malka.

Monsieur le Rabbin,

je vous en prie, réfléchissez encore.

Je ne peux pas faire ça.

Pourquoi pas ?

Rivka est tout ce qu'il me reste.

Nous ne sommes pas des anges,

mais des êtres humains, faits de chair et de sang.

De chair et de sang.

Je ne peux pas.

Je ne peux pas assister au bain de Haya.

Elle va prendre la place d'une femme aimée.

Et le commandement de la paix du foyer ?

Pourquoi détruire une famille ?

Rivka est ma fille. Elle est tout pour moi.

Faites ce que la religion ordonne de faire.

Que Dieu vous protège et vous bénisse, Elisheva.

Mon fils Meïr aura un fils de Haya.

Un,

deux,

trois,

quatre,

cinq,

six,

sept,

huit,

neuf,

dix,

onze,

douze.

Comme les douze tribus d'Israël.

Parle-moi.

Dis-moi quelque chose.

Rivka, je t'aime.

Dis quelque chose.

Parle-moi, Rivka.

Ensuite, j'ai parlé au médecin. Elle m'a tout raconté.

Elle m'a dit qu'elle me trouvait plus forte que ma sœur.

Rivka s'est mise nue devant cette femme.

Plus nue que moi devant toi.

Elle s'est allongée.

Le médecin lui a demandé si c'était son premier examen.

Rivka a répondu que oui.

Le médecin lui a dit de ne pas s'inquiéter.

Elle lui a demandé d'écarter les jambes.

Elle lui a dit de ne pas se crisper.

Ensuite...

elle a introduit son doigt dans son sexe,

l'enfonçant jusqu'au fond comme nous le faisons

pour vérifier la fin de nos règles.

C'est ainsi qu'elle l'a examinée, tu m'entends ?

Rivka, c'est moi.

Qu'est-ce que tu as ?

Je suis là, Rivka.

Joyeuse fête de Pourim.

Je t'aime, Rivka.

Tu as besoin d'argent ?

Je ne t'en ai pas donné depuis longtemps.

Embrasse-moi.

Pourquoi ne dis-tu rien ?

Cela fait des semaines que tu ne dis pas un mot.

Tu ne réponds pas.

Parle-moi, Rivka.

Excusez-moi, je cherche Yaakov.

Ce n'est pas pour les touristes, ici.

J'habite ici, je ne suis pas une touriste.

On parle toujours des corbeaux, mais il y a aussi des cigognes.

Je voudrais le voir, c'est urgent.

Je vais voir s'il est là.

Je vous en prie. C'est vraiment urgent.

Prends ton temps, ma jolie. Il y a des tas d'autres mecs sympas.

Je vous en prie.

- Yaakov ! - Oui.

Une femme très pressée te demande.

C'est bon, je la connais.

Viens.

Tu n'es pas allé étudier ?

Tu as vu ma tenue ?

Rentre à la maison.

Tu sais où j'étais ?

Je t'ai dit de rentrer.

Tu veux que je te le dise ?

Qu'avez-vous fait à ma sœur ?

J'aime ma sœur plus que tout au monde.

Tu as vu mes cheveux ?

Je t'ai dit de rentrer.

Tiens.

Arrête !

Au lit !

Allez.

Tu n'es qu'une traînée !

Rivka...

Viens avec moi.

Il existe un autre monde hors d'ici.

Un monde si vaste.

Notre univers n'est pas tout, Rivka.

J'ai entendu une chanson que des gens chantaient dehors.

Mets ta main dans la mienne,

Je suis tien et tu es mienne.

Mets ta main dans la mienne...

Je ne peux pas continuer comme ça.

J'étouffe.

J'étouffe.

On est bien, ici.

Tout est calme.

Si calme.

Non, Rivka.

On n'est pas bien.

Pas bien du tout.

Qu'il te plaise,

éternel notre Dieu,

Dieu de nos pères,

que par les psaumes que j'ai lus,

en ta présence,

d'alléger la peine de ma grossesse

et de me fortifier.

Que nous ne faiblissions pas, ni moi, ni l'enfant que je porte

jusqu'au jour de ma délivrance.

Lorsque mon temps sera venu,

et que je serai sur le lit des accouchées

préserve-moi dans ta miséricorde

de toute peine et de toute douleur.

Que j'enfante facilement.

Que l'enfant naisse sans peine et dans le calme.

Rivka, réveille-toi !

Rivka, lève-toi !

Rivka, réveille-toi !

Je te parle, réveille-toi.

Qu'est-ce que tu as ?

Réveille-toi ! Réponds-moi !

Adaptation : Catherine Neuve-Eglise

Sous-titrage vidéo : C.M.C.

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