Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Grève générale de Winnipeg, 1919
Grève générale de Winnipeg, 1919
Manifestation communiste Berlin, 1929
Il y a toujours eu des think tanks de droite, bien sûr,
mais le phénomène a réellement pris de l'ampleur au début des années 70.
Il s'inscrivait dans une vaste réaction au militantisme des années 60,
qui a terrifié les élites, parce qu'il démocratisait la société
et naturellement ils méprisent tous la démocratie.
L'exemple le plus explicite de la pensée de l'Internationale libérale
est une importante étude de la Commission trilatérale,
qui regroupe des internationalistes libéraux de l'Europe, des É.-U. et du Japon.
Trois géants.
Parue en 1974, elle s'intitulait « La crise de la démocratie »
L'étude concluait que les pays se démocratisaient trop,
qu'il y avait « un surcroÎt de démocratie ».
Des gens normalement apathiques devenaient actifs et revendicateurs.
Ils qualifiaient ces mouvements de « groupes d'intérêts spéciaux »,
comme les femmes, les jeunes, les vieux, les travailleurs, etc.
Bref, le pays entier !
Seul le secteur corporatif n'est pas désigné ainsi,
parce qu'étant sensé diriger le monde et le pays,
il représente « l'intérêt national ».
Mais le reste de la population devenait beaucoup trop actif.
À travers le mouvement étudiant, le féminisme, l'écologisme, etc.,
cette période a eu un effet fortement civilisateur sur les sociétés.
Et tous ces changements instillaient la peur.
Aussi, il y a eu une forte réaction.
La Commission trilatérale a appelé à tempérer les ardeurs démocratiques
« il y a trop de pressions sur l'Etat, on ne peut satisfaire tout le monde;
« les institutions d'endoctrinement de la jeunesse »
ils peuvent être francs parce qu'ils discutent entre eux -
« ces institutions doivent serrer la vis;
« la presse est hors de contrôle »
ce qui est une farce -
« l'Etat devrait peut-être intervenir. »
Mais, d'une certaine manière,
ces propos exprimés par l'Internationale libérale
traduisaient le sentiment général en Europe, aux É.-U. et au Japon,
où on parlait de la « période des troubles ».
La popularité des mouvements sociaux posait problème.
Et il y a eu une forte réaction sur plusieurs fronts,
dont la montée en puissance des think tanks de droite,
pour tenter de ramener vers la droite la teneur de la discussion,
à tout le moins dans le grand public.
Et ce, au même moment où les lobbies d'affaires
tentaient de contrôler et d'encadrer toute législation.
Je suis président de la Fondation pour l'éducation économique
située juste au nord de New York.
Fondée en 1946, elle fut la première organisation au monde
de tendance libérale classique, en faveur d'un libre marché.
Depuis, d'autres ont vu le jour.
Notre mandat est de présenter au public les idées et les idéaux
d'une société libérale et décentralisée, régie par les règles de la propriété privée
et limitant les pouvoirs de l'Etat.
Ce que je soutenais aujourd'hui,
ce n'est pas que le capitalisme industriel ne produit pas de pollution,
mais plutôt que la pollution causée par le capitalisme industriel
peu importe si on lajuge grave ou non -
doit être comparée à celle du passé;
la gravité de la situation actuelle doit être comparée
à celle de l'époque préindustrielle.
Et selon nos standards actuels, les conditions de vie à cette époque
étaient extrêmement insalubres et dangereuses,
vu les nombreux polluants naturels
auxquels nos ancêtres étaient confrontés quotidiennement
et, ce, au péril de leur vie.
Et le capitalisme a éliminé plusieurs de ces dangers
et a réussi à contenir la plupart des autres.
Alors mon propos n'était pas de dire qu'il n'y a pas de pollution aujourd'hui
mais que la pollution actuelle devrait être comparée à celle d'antan
quand on compare le bilan du capitalisme à celui du non-capitalisme.
Comment l'aide sociale nuit aux enfants
Le terme néolibéralisme est plutôt étrange.
D'abord, ça n'a rien de libéral,
on l'a dejà dit, et ça n'a rien de neuf.
Ce sont des politiques néolibérales ou comparables
qui ont créé le Tiers-Monde.
Si on remonte au 18e siècle,
la Chine et l'Inde, surtout, étaient les pivots de l'économie mondiale.
Puis ça a changé.
L'écart entre riches et pauvres était moins grand qu'aujourd'hui.
L'Europe se développa :
d'abord l'Angleterre, puis les É.-U., l'Allemagne, etc.
Ils se développèrent en violant outrageusement les dogmes néolibéraux :
États forts, interventions directes dans l'économie, etc.
L'Inde et la Chine s'en trouvèrent dévastées.
Idem pour ce qu'on a appelé le Tiers-Monde.
Comment ?
En imposant par la force les dogmes du marché.
C'est un fait bien connu :
prenons un historien économique sérieux, tel Paul Bairoch,
il souligne que les pays riches se sont développés par le protectionnisme
et l'intervention étatique.
Il n'appelle pas ça « néolibéralisme », mais cette « libéralisation forcée »
a créé le Tiers-Monde.
Et on l'avait dejà compris au 18e siècle.
Prenons Adam Smith,
que tous vénèrent mais nul ne lit.
Si on prend la peine de le lire, il s'avère plutôt intelligent.
Son expression « main invisible » est célèbre.
Mais le contexte dont elle est issue est fort méconnu.
Il l'utilise une seule fois dans son livre, c'est facile à trouver.
En fait, c'est une critique du dit « néolibéralisme ».
Comme il s'intéressait à l'Angleterre, il a dit :
« Supposons que les marchands et manufacturiers,
« qui possèdent et dirigent la nation,
« investissent à l'étranger tout en important de l'étranger,
« parce que c'est profitable.
« Ça serait profitable pour eux, mais néfaste pour l'Angleterre.
« Toutefois, pour différentes raisons, par nationalisme, par insécurité, etc.,
« chacun préférera s'en abstenir.
« Donc, la nation sera sauvée par une main invisible »
des ravages de ce l'on nomme aujourd'hui néolibéralisme.
L'intuition était bonne, mais l'argument erroné.
David Ricardo, l'autre grand économiste, abondait dans le même sens.
Prenons son exemple classique du Portugal et de l'Angleterre :
Il a dit : « Si les capitalistes anglais investissaient au Portugal
« tant dans le vin que dans le textile », ses exemples originaux,
« ils pourraient en profiter »
ce qui saperait sa théorie des avantages comparatifs -
« mais au détriment du peuple anglais.
« Néanmoins ils s'y refuseront. »
Il évoque diverses raisons : psychologiques, patriotiques, etc.
Mais l'intuition est bonne.
On l'avait compris au 18e siècle et en général les faits concordent.
La libéralisation forcée fut extrêmement néfaste.
Et les pays riches eux-mêmes la refuseraient.
Ils appellent au libre-échange.
Mais que signifie ce terme ?
D'abord, des pays comme les É.-U. ou, dans une moindre mesure, l'Europe
ne peuvent logiquement participer à des accords de libre-échange :
ils refusent les marchés chez eux.
Alors, comment peuvent-ils signer de tels accords ?
Prenons l'économie américaine,
qui est au coeur de l'économie d'après-guerre,
elle repose en grande partie sur la dynamique du secteur public.
Prenez l'endroit où nous sommes assis, le MIT.
Qu'est-ce que le MIT ?
C'est peut-être le meilleur institut technique au monde,
mais c'est aussi un canal par lequel les fonds publics transitent
avant d'aboutir dans les poches d'entreprises privées.
C'est ici que des technologies comme Internet ou l'ordinateur
ou encore d'autres technologies de pointe ont été développées,
surtout avec des deniers publics, l'État assumant tous les risques.
Cela a été fait sous couvert militaire,
ce qui est adéquat pour la branche électronique de l'industrie high-tech,
pendant des décennies !
L'ordinateur et Internet sont demeurés dans le secteur public
pendant environ 30 ans avant d'être cédés au privé.
Et c'est vrai pour presque tout le reste.
Prenez l'aviation civile, qui s'exporte beaucoup,
c'est presque une branche de l'armée de l'air.
C'est pourquoi l'Europe, les É.-U., le Japon et d'autres pays
sont si intéressés à développer des avions militaires :
il y a des retombées immédiates dans l'aviation civile qui, elle,
génère des profits colossaux dans l'industrie touristique, etc.
Ou prenez seulement le commerce :
il repose sur des conteneurs.
D'où viennent-ils ? De l'US Navy !
commandité par :
Il est frappant de constater à quel point chaque élément
du programme néolibéral est spécifiquement conçu
pour affaiblir la démocratie.
On en parle peu. On ne regarde que les effets économiques.
Mais songez-y... Prenez par exemple la mondialisation financière.
Pour Keynes, le plus grand succès du système de Bretton Woods,
le système d'après-guerre, fut la régulation des marchés financiers.
Et pour cause.
Car cela donne assez d'espace à l'État pour mettre en place
les programmes soutenus par sa population.
Si les capitaux peuvent circuler librement,
alors on peut attaquer librement les devises.
Cela crée ce que certains économistes nomment
« un parlement virtuel d'investisseurs et de prêteurs qui peut »
je cite la documentation technique -
« voter à tout moment sur les politiques du gouvernement ».
S'ils jugent les politiques irrationnelles ils peuvent voter contre
en retirant leurs capitaux ou en attaquant les devises, etc.
Les politiques jugées irrationnelles sont celles dont bénéficie le peuple
mais qui n'accroissent pas les profits ou l'accès aux marchés, etc.
Et, donc, les gouvernements font simultanément face
aux suffrages du peuple et du parlement virtuel.
Habituellement, c'est le parlement virtuel qui l'emporte,
surtout dans les pays pauvres.
Dans les pays riches, c'est plus nuancé. D'abord ils n'ont pas pleinement adopté
le programme néolibéral, pas autant que l'Amérique du Sud, disons,
mais malgré tout, les effets sont prévisibles.
Et c'est pareil pour d'autres éléments du programme néolibéral.
Prenez la privatisation, une véritable obsession.
Par définition, la privatisation sape la démocratie,
elle sort une chose du domaine public pour la placer entre les mains
de tyrannies privées non-imputables qui sont créées et soutenues par l'État :
les corporations.
Guinée équatoriale, 2006
Conférence de Bretton Woods, Hôtel Mount Washington, 1944
« L'humanisme militaire », c'est une belle expression
utilisée pour masquer la coercition, la conquête et l'oppression.
Certes, le terme est nouveau,
mais si on étudie l'histoire,
les conquêtes, l'impérialisme, l'oppression et la violence
sont presque toujours présentés en termes humanistes.
Ainsi, la France se voyait investie d'une mission civilisatrice
alors que son ministre de la Guerre appelait au génocide en Algérie.
Les Britanniques, pleins de générosité,
apportaient la civilisation aux Indes barbares
quand, en fait, ils les conquéraient,
créant le plus vaste empire de narcotrafic au monde
pour percer les marchés chinois, tout en parlant de libre-échange.
Ici, ça s'appelle « l'exception américaine ».
Nous sommes tellement plus nobles que les autres.
Le hic, c'est que tous les autres systèmes de pouvoir
proclament la même chose.
Quand lesJaponais conquéraient la Manchourie, au nord de la Chine,
les documents que nous avons - parce qu'ils ont été conquis -
regorgent de rhétorique humaniste relatant comment ils allaient créer
un paradis terrestre
et comment leJapon, si bienveillant,
se donnait sans compter pour le bien du peuple.
D'ailleurs, récemment, il y avait un article intéressant
dans le Globe and Mail, écrit par un immigrant russe.
Jadis soldat en Afghanistan, il vit maintenant au Canada.
Il comparait la description de l'invasion de l'Afghanistan par l'URSS
à celle des invasions de l'Irak et de l'Afghanistan par les Etats-Unis
et à celle des troupes canadiennes en Afghanistan.
C'est presque la même !
C'était un soldat et il raconte qu'ils y croyaient tous,
qu'ils pensaient venir en aide aux pauvres Afghans.
Harcelés par des terroristes soutenus par la CIA,
ils se sacrifiaient pour procurer des soins médicaux,
donner des droits aux femmes, etc.
Mais ils ne pouvaient y parvenir à cause de la folie terroriste islamiste
ce qui est vrai en bonne partie.
C'est un peu la façon dont le Canada décrit aujourd'hui
sa mission en Afghanistan. Idem pour la mission en Irak, etc.
Ce sont presque des universaux culturels.
Bien sûr, maintenant, c'est de « l'humanisme militaire ».
Le néolibéralisme est sensé être pure science économique.
Mais dès qu'on l'étudie de près, on réalise qu'il n'est qu'un coup de force
des multinationales et des quelques Etats qui veillent aux intérêts de celles-ci.
Alors, si vous voulez, c'est comme du néocolonialisme,
mais en des termes différents.
Et ça traverse l'histoire.
Si des archives d'Attila le Hun nous étaient parvenues,
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.