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Original subtitles

Il a hanté ces eaux pendant

plus de 100 ans

Le Titanic.

Pourquoi revenons-nous vers le Titanic? Que reste-t-il encore à découvrir?

La réponse est: tout.

Une nouvelle expédition nous en apprend plus que toutes les précédentes

Ça vous montre bien à quel point le Titanic est grand.

Pour la première fois nous avons des caméras 3D et une technologie sonar de pointe

qui ont révélé de nouvelles

et surprenantes informations

Cette mission nous a enfin

donné l’opportunité

de comprendre l’épave du Titanic.

Des endroits qui n’ont jamais été vus auparavant,

La 3D donne une impression de réel

Et redonne vie à des milliers d’éléments manquants

C’est une machine à remonter le temps

Vous savez qu’il a été inauguré en 1912.

C’est l’exploration du Titanic la plus poussée

et high-tech jamais réalisée,

On est enfin capable de voir

l’intégralité de l’épave

qui révèle en monde en 3 dimensions

que personne n’aurait pu imaginer

donnant une nouvelle et étonnante perspective

sur ceux qui ont survécu, et ceux qui ont péri.

Au milieu de l’Océan Atlantique,

à 4km de profondeur, se trouve un endroit sombre et boueux.

Peu de poissons osent s’y aventurer.

Pourtant c’est l’endroit le plus étudié , et photographié

des fonds marins,

car là est la dernière demeure du Titanic.

En 1912, c’était le plus grand paquebot

jamais construit

Avec près de 275 mètres de haut,

c’était le plus grand engin mobile jamais réalisé par l’homme.

Les constructeurs et les survivants

du Titanic,

entretiennent le souvenir de ce bateau légendaire,

dans leurs lettres, journaux intimes, et déclarations.

Leurs témoignages sont aussi importants pour comprendre le Titanic,

que ce qui repose au fond de l’Atlantique.

« C’était si excitant d’embarquer sur le plus grand paquebot jamais fait »

« Mettez-le paquebot à l’eau! ».

« Ce n’est pas une exagération de dire que c’était très facile de se perdre. »

« Quand on voit tout le travail qui

a été fourni pour ce paquebot,

tout le monde se serait dit que c’était impossible qu’il coule. »

La configuration des moteurs du Titanic

est conçue pour propulser le bateau

à une vitesse de plus de 20 noeuds.

Le navire devait compléter son premier

voyage transatlantique

en moins d’une semaine.

Un record qui n’a pas pu se réaliser,

car le Titanic sombra dans les profondeurs,

il y a cent ans,

aux premières heures de la nuit du 15 avril 1912.

Aujourd’hui, grâce à la technologie 3D

nous avons une vision complète de l’épave.

En 2010,

nous avons réuni une équipe, comprenant Woods Hole Oceanographic,

RMS Titanic lnc., le Waitt Institute, NOAA

et History Channel pour une expédition sans précédent.

À l’aide de la technologie 3D et sonar la plus moderne,

ils ont l’intention d’explorer et cartographier l’intégralité de l’épave,

soit une surface de 39 kilomètres carrés.

Ce sera la première fois que le monde

pourra voir des images en 3D du fond de l’océan,

à 4 kilomètres de profondeur.

Les images choquent même

les spécialistes les plus chevronnés du Titanic.

Avec un sous-marin,

ma vision est limitée par une ouverture de quelques centimètres

et une épaisseur de plexiglass.

Mais avec une caméra 3D,

c’est comme si on était hors du sous-marin,

parce qu’on a une vue incroyable.

C’est presque surréel,

on a l’impression de flotter à côté de l’épave,

et de l’observer de nos propres yeux.

Un grand nombre des images prises du Titanic

ont été prises d’assez haut,

en surplombant l’épave.

Sous cet angle, tout est aplati.

La mission de 2010 est allée jusqu’au milieu des algues,

et avec cet angle-là, on a du relief qu’on avait pas avant.

Rien que ça, c’est déjà fascinant.

Avec l’aide d’une caméra 3D,

on est littéralement sur le pont du Titanic.

On peut voir plus que ce qu’on pouvait voir avec un sous-marin.

On peut se reconnecter avec le passé.

Mais pas seulement:

on a cette sensation irréelle de naviguer dans un bateau fantôme,

mais avec un peu d’imagination on peut aussi se représenter comment c’était,

le soir du 14 avril, jusqu’aux premières heures du 15 avril 1912.

Le mercredi 10 avril 1912.

Le Titanic quitte Southampton, en Angleterre.

C’est le deuxième d’une série

de trois paquebots géants

construits pour White Star Line.

Après de courts arrêts en France et

en Irlande,

le Titanic prend le départ pour

New York le lendemain, à 13h30.

« Le monde attendait avec impatience

le départ »

« Quand le paquebot a quitté le port,

des milliers de personnes étaient là

pour saluer le bateau et

lui souhaiter bonne chance pour son premier voyage »

La plupart des passagers du Titanic

voyageaient en troisième classe.

Des immigrants en quête d’une nouvelle vie en Amérique.

« Tous les passagers de 3ème classe doivent passer une inspection sanitaire »

« C’est un bateau magnifique, on dirait une ville »

« C’était si parfait que c’était impossible de faire mieux »

« On nous a montré nos cabines

puis la salle à manger. »

« Puis on nous a montré les ceintures de sauvetage

et d’autres équipements pour assurer notre sécurité. »

« Aucun d’entre nous n’a jamais pensé

qu’on en aurait besoin. »

« Bienvenue à bord »

Le capitaine du Titanic était Edward Smith.

À 62 ans, il est un des capitaines

les plus expérimentés

de la White Star Line.

C’était son dernier voyage

avant la retraite.

« Lorsqu’on me demande de décrire

mon expérience de 40 ans de mer,

je dis simplement que rien de particulier

ne s’est produit.

Je n’ai jamais été dans une situation

menaçant de devenir une quelconque catastrophe. »

« Voudriez-vous quelque chose à boire, Monsieur ?

- Oui, je voudrais un cocktail Mint Julep. »

Un drame est impensable pour les passagers de la première classe,

entourés comme ils l’étaient par le luxe.

« Le paquebot est comme un palace.

Ma cabine est splendide. »

« De l’eau chaude et froide, un lit confortable, beaucoup de place. »

« Tu imagines, des fraises en avril, et au milieu de l’océan! »

« Je me suis cru au Ritz. »

« Rien ne nous indiquait que nous

étions sur un océan Atlantique tumultueux. »

Le second du capitaine du Titanic,

Charles Lightoller, âgé de 38 ans,

profite également d’un agréable voyage.

« Depuis que nous avons quitté Belfast,

tout se passe à merveille.

La mer était aussi lisse qu’un miroir. »

Etonnamment les moteurs du Titanic ne sont pas les plus gros,

mais ils sont plus efficaces, ce qui permet au navire d’aller vite.

Les ingénieurs ont rapidement compris

qu’un moteur à pistons peut éjecter

la vapeur dans la turbine,

et que cette turbine peut fonctionner séparément,

ou comme un outil hybride,

et qu’avec cette énergie, on peut alimenter un autre propulseur.

La plupart des bateaux à l’époque du Titanic

n’avaient que 2 hélices pour se propulser.

Le Titanic en avait trois,

la troisième était alimentée par l’énergie des turbines.

L’ingénieur en chef du Titanic, Thomas Andrews, est à bord ...

Son rêve était de construire le paquebot idéal.

« Il avait toutes sortes de papier sur sa table à tous moments de la journée. »

« Il travaillait sans arrêt. »

« Oh, quelle robe magnifique! »

« Merci. C’est une robe de chez Lucille . J’ai entendu dire que la créatrice, Lady Duff-Gordon… »

L’escalier d’apparat d’Andrews

est devenu iconique.

La nuit du 13 avril 1912,

les passagers de première classe s’y sont rassemblés

pour faire connaissance, et découvrir la splendeur du lieu.

À cet époque,

la plupart des architectes et décorateurs de bateau optent

pour un intérieur cloisonné.

Dans le cas du Titanic,

l’escalier s’ouvre sur une salle immense

et au bout de ces escaliers se trouvaient

les salles de réception.

C’est un intérieur totalement ouvert.

C’était la première fois que sur un navire britannique,

les dames de la haute société pouvaient faire une entrée spectaculaire, comme sur le continent.

Sous le pont, les choses étaient beaucoup plus sobres.

« File moi les patates, tu veux?

- Tiens sers-toi. »

La White Star avait une bonne réputation

chez les immigrants.

L’entreprise était connue

pour bien traiter ses passagers de 3ème classe.

Pour certains, le Titanic était

la chose la plus luxueuse

qu’ils avaient jamais vue.

14 avril: le Titanic navigue depuis 4 jours.

Même s’il y a des échos concernant

des icebergs épars,

le Capitaine Smith est assez confiant

pour augmenter la vitesse

à 22 noeuds.

Charles Lightoller, le second, est en poste.

« Cette nuit du 14 avril,

Tout le monde, y compris les officiers et le capitaine, savait

que nous entrions dans une zone où on pouvait trouver

des icebergs à cette époque de l’année.

Et nous avons pris toutes les précautions nécessaires. »

La météo annonçait du beau temps,

et il y avait cette impression que c’était sans danger

de traverser à pleine vitesse un endroit

où on savait qu’il y aurait des icebergs.

Certains préféraient cette option

car ils pensaient

que si le navire allait à pleine vitesse,

alors il serait plus facile à manoeuvrer.

« Cette nuit nous allions à un bon rythme de 22 noeuds.

À 22h, j’ai été relevé de ma garde par un officier appelé Murdoch.

W. M. Murdoch.

Lui et moi avions travaillé ensemble sur bien des mers,

et nous avions traversé cette région avec des icebergs

plus de fois qu’on ne pouvait le compter.

Après les formalités d’usage, je lui ai passé le relai,

lui souhaitant bon courage pour les heures qu’il allait passer dans un froid glacial, et je suis descendu.

Je pensais que sa garde se déroulerait comme la mienne.

Rien à voir, rien à entendre,

à part le rugissement des vagues dans notre sillage.

Ça, et la cloche, accompagnée d’un message des vigies toutes les demies-heures, disant que rien n’était à signaler.

Bien sûr il ignorait tout du piège mortel

qui nous attendait,

Tout comme moi. »

100 ans après le voyage inaugural du Titanic,

les caméras 3D donnent une nouvelle perspective

aux événements du 14 et 15 avril 1912.

« Il y a eu 3 coups de cloche secs,

suivis par un cri depuis la vigie:

Iceberg droit devant, sir! »

L’appel vient de Frederick Fleet, 24 ans,

un des hommes en poste à la vigie.

Les mats sont fait en métal, et ils sont creux.

Il y avait des échelles à l’intérieur,

qui menait aux points d’observation,

et il y avait une issue en forme d’ovale

qui permettait d’accéder au point d’observation.

Vous pouvez encore voir les poignées de chaque côté.

27 mètres au dessus de la mer,

Frederick Fleet sonne cette cloche, qui a été retrouvée dans l’épave.

Il l’a sonnée trois fois,

ce signale à tout l’équipage,

que le navire se dirige vers un obstacle.

Puis il s’est tourné et a saisi le téléphone

avec lequel vous ne pouvez communiquer

qu’avec l’équipage sur le pont.

Il a dit: « Iceberg droit devant, sir. »

William Murdoch, 39 ans,

était Premier Officier

et plus haut gradé sur le pont.

Murdoch a de toute évidence vu l’iceberg,

pratiquement au même moment,

et a crié: « À tribord toute! »

Quand Murdoch a reçu l’appel,

il s’est immédiatement dirigé vers le gouvernail,

et a actionné les leviers en direction de l’Est

Le télégraphe envoie un signal à la salle des machines,

pour signifier aux mécaniciens qu’ils doivent changer la vitesse

et c’est sur eux que cette responsabilité repose.

Son plan était de faire virer la proue de bord,

puis de changer la direction du gouvernail

pour protéger l’arrière du navire.

Ce n’était pas si aisé de modifier

la trajectoire de la proue,

parce qu’on ne contrôle pas un navire comme une voiture.

On les contrôle depuis la poupe,

où se trouve le gouvernail.

Vous tournez la poupe,

et la proue suit,

donc dès qu’il avait fait bouger la proue,

Murdoch devait changer de direction

pour éviter une collision de la poupe

avec l’iceberg.

Et ça aurait pu marcher,

mais à cette vitesse, c’était trop tard.

La poupe a légèrement dévié,

mais pas suffisamment, et elle a heurté l’iceberg.

« Qu’est-ce que c’est?

Tu as senti ça aussi? »

« Nous étions dans nos appartements,

et le bruit de la collision n’était pas du tout inquiétant. »

« Si au moment de la collision, on avait eu un verre rempli d’eau à ras-bord,

le choc n’aurait pas été suffisant pour renverser une goutte. »

« J’ai réalisé que quelque chose n’allait pas

quand un steward a tambouriné à ma porte,

et ses cris m’ont réveillée. »

« Mettez votre gilet de sauvetage! »

Le second, Lightoller, est à ce moment

au repos dans les appartements des officiers,

juste derrière le pont.

« J’étais allongé dans mon lit quand j’ai senti un léger choc.

Nous n’avons pas ressenti une collision,

mais plutôt un frisson,

Mais c’était assez pour me faire sortir du lit

d’un bond.

Sur le pont, j’ai couru d’un côté à l’autre,

mais je n’ai rien vu qu’on aurait pu avoir heurté,

donc je suis retourné attendre dans ma cabine.

Sous le pont, la situation était plus dramatique.

Frederick Barrett, 28 ans,

travaille dans la salle des machines n° 6.

« J’ai crié: Fermez les transbordeurs !

Et cet ordre a été suivi,

mais la collision s’est produite avant qu’on ait pu tous les fermer.

L’ eau s’est engouffrée à l’intérieur.

D’un bond je suis sorti pour aller dans la salle 5

Les portes hermétiques entre les deux salles étaient ouvertes à ce moment-là

mais elles se sont fermées d’un coup quand je suis passé. »

Il ne reste plus au bateau que 2 heures et 40 minutes avant de couler.

La collision s’est produite sur le côté droit du bateau,

et des blocs de glace sont tombés sur le pont avant.

Mais le pire,

c’est que sous l’eau, six compartiments ont été éventrés.

À partir de là, rien ne peut sauver le Titanic.

La plupart des passagers et des membres d’équipage,

ignorent encore que le Titanic

a reçu un coup fatal.

« Peu de temps après, un officier, Boxhall, a passé la tête dans ma cabine

et m’a dit,

« Nous avons heurté un iceberg. »

J’ai répondu que je savais qu’on avait heurté quelque chose,

Je ne pensais pas que c’était grave,

donc j’étais assez mécontent.

Puis il m’a dit que l’eau était montée

jusqu’au pont F dans la salle du courrier.

Il était inutile qu’il continue à parler.

J’ai enfilé un pantalon, un pull et un manteau

et je suis monté sur le pont presque aussi vite que lui. »

« Que se passe-t-il? Qu’est-ce que c’est que ce bruit? »

« Nous allions très vite.

l’arrêt brutal des moteurs

avait fait sauter les valves de sécurité,

ce qui relâchait de la vapeur dans toutes les cheminées.

Le bruit était absolument assourdissant

Vous auriez pu crier autant que vous voulez,

personne ne vous aurait entendu. »

Il était clair que le bateau

n’allait plus avancer.

Donc ils ont ouvert les valves de sécurité,

et d’énormes quantités de vapeur

ont jailli des cheminées.

Le créateur du bateau, Thomas Andrews a parcouru tout le bateau

pour évaluer les dégâts.

25 minutes plus tard,

il est arrivé sur le pont

et a informé le Capitaine

de ses terribles conclusions.

Dans une heure, deux, tout au plus,

le bateau coulera.

« Je suis tombé sur le capitaine,

et je lui ai demandé, avec les mains autour de ma bouche , aussi fort que possible:

Dois-je évacuer les femmes et les enfants, sir ?

Il a seulement fait oui de la tête,

donc j’ai commencé à remplir le premier canot de sauvetage.

C’est à peu près à ce moment que le rugissement

de la vapeur s’est arrêté, Dieu merci.

Maintenant les passagers pouvaient s’entendre penser.

Ils ont commencé à me demander

« Pourquoi est-ce que vous avez besoin des canots ?

Et pourquoi est-ce que vous prenez les femmes et les enfants ? »

Je leur ai dit que ce n’était qu’une précaution,

et qu’ils retourneraient très probablement à bord »

« Les femmes et les enfants! Toutes les femmes et les enfants! »

« Nous avons rejoint le pont, et

tout semblait calme et organisé.

L’orchestre jouait un air joyeux.

Tout le monde était assez gai. »

« Un homme est venu vers moi,

m’a mis un gilet de sauvetage,

et m’a assuré que ce n’était qu’une précaution

et qu’on ne devait pas s’inquiéter. »

« Mon père est allé parler à un marin,

et quand il est revenu, il a dit qu’on avait heurté un iceberg.

Ils préparent les canots,

mais on reviendra tous à temps

pour le petit déjeuner. »

Remplir les canots de sauvetage au milieu

de l’océan, c’est très complexe.

Il faut utiliser des espèces de grues,

qui soulèvent le canot

et le font passer par dessus bord

Il y a un espace entre le canot et le navire d’environ 30, 40 cm.

Il faut beaucoup de courage pour passer par dessus cet espace,

parce qu’en dessous il y a cinq étages de vide.

« Quand les premiers canots ont été mis à la mer

personne ne pensait vraiment que le bateau était en danger.

J’ai peur d’avoir transmis aux autres

ma propre conviction

selon laquelle le navire ne pouvait pas couler,

car certaines femmes ont refusé

de rejoindre les bateaux de sauvetage. »

« Je veux juste retourner dans ma cabine. »

« Tandis que les premiers canots sont mis à l’eau,

de nombreux passagers de première classe expliquent préférer rester à bord. »

« Les canots était remplis d’une foule joyeuse.

Certaines femmes ont refusé d’embarquer,

disant se sentir plus en sécurité sur le bateau,

qui était, d’après elles, insubmersible. »

« Impossible de faire embarquer

les passagers dans les canots.

Ils se sentaient plus en sécurité sur le Titanic. »

« Je me rappelle d’un jeune couple,

des jeunes mariés

qui marchaient le long du pont.

J’ai demandé à la jeune fille, car elle était toute jeune, de l’Ouest, je pense,

si elle voulait monter dans un canot.

Mais elle a refusé de se séparer

de son mari.

Jamais de la vie, disait-elle.

« Nous avons commencé notre vie ensemble,

et nous la finirons ensemble. »

Une fille courageuse.

Mais elle ignorait à quel point cette fin était proche.

Moi, en tous cas, je l’ignorais. »

Cette nouvelle expédition explore

les lieux du naufrage

avec une précision jamais vue.

Des images 3D incroyables ont été réalisées,

dans des parties jamais explorées

jusqu’à présent.

Cela nous permet de redécouvrir

ce qui s’est produit

lors de cette nuit dramatique,

dans l’Atlantique Nord, il y a 100 ans.

00h15, 15 avril 1912

35 minutes après la collision

Jack Philips, le télégraphiste, 25 ans, et son assistant

Harold Bride, 22 ans, envoient des messages de détresse.

« Le capitaine est entré dans la cabine et a dit:

« Nous avons heurté un iceberg.

Demandez de l’aide. »

Ils étaient d’abord incrédules,

mais ils étaient des professionnels

donc ils se sont immédiatement mis à chercher quelqu’un dans les alentours

capable de venir en aide au Titanic.

Phillips a passé toute la nuit

sur le télégraphe.

« Philips envoyait des CQD.

(CQD = « à toutes les radios: appel de détresse »)

On plaisantait pendant ce temps-là.

Personne ne prenait ça au sérieux.

On a ri

pendant qu’il envoyait des messages de détresse pendant 5 minutes.

Puis le capitaine est revenu.

Il a demandé ce qu’il envoyait.

Phillips a répondu: « CQD »

Je lui ai dit d’utiliser « SOS »

C’est un nouveau code,

et ça pourrait être notre dernière opportunité de l’utiliser.

Phillips a changé son message en SOS. »

SOS, un signal de détresse récemment

adopté pour les bateaux en mer

est envoyé depuis la technologie

rutilante du Titanic.

Cet appel est très différent des autres signaux

envoyés depuis les bateaux en mer cette nuit-là

Les appareils standards ont un son très grésillant.

Le son du Titanic ressemble plus à ce qu’on connaît aujourd’hui.

Donc, parmi tous ces appels grésillants

on a un son différent,

qui s’élève au dessus de tous les autres

Et c’est l’appel d’un Titanic à l’agonie.

Ça devait être très étrange

d’entendre ce son si distinctif,

par dessus tous les autres:

« Nous sommes en train de mourir.

À l’aide. »

Sur le pont

Lightoller et d’autres officiers commencent

à mettre de force les femmes et les enfants dans les canots.

« Quand ai-je commencé à comprendre

à quel point la situation était désespérée?

Je l’ignore.

En revanche je sais qu’alors que peu

de canots étaient à l’eau

j’ai commencé à convaincre de plus en plus

de gens à y monter

en partie parce que je savais que le

Titanic allait couler

et en partie parce que les canots

n’étaient pas pleins.

« Rapprochez les canots! »

« Rapprochez les canots! »

Le Titanic avait 2 mégaphones, en aluminium.

Habituellement on les utilise pour l’entrée au port,

mais cette nuit-là, pendant que le pont

était dans la confusion générale,

Le Capitaine Smith aurait pris un mégaphone

et crié des ordres.

« J’ai entendu le Capitaine deux ou trois fois

utiliser le mégaphone pour demander de rapprocher les canots

j’ai supposé qu’il parlait de les rapprocher de la passerelle,

de rapprocher les canots des portes de la passerelle. »

Alors que la situation devient de plus

en plus désespérée

l’équipage commence à envoyer des fusées de détresse.

Voici le système de mise à feu

qui a été utilisé pour envoyer les fusées.

On a débattu sur

la couleur des fusées de détresse

du Titanic.

On a toujours dit qu’elles étaient blanches.

Mais ceci prouve qu’ils avaient bien

des fusées de couleur.

Il ont bien tiré des fusées de couleurs différentes,

et des gens ont pu croire

que ce n’était pas un message de détresse,

mais juste le message d’une entreprise.

Les fusées de détresse du Titanic

n’obtiennent pas de réponse.

Les passagers et l’équipage sont seuls,

dans le froid de l’Atlantique

à se battre pour leur survie.

« Pour moi il était clair qu’il fallait

éviter la honte de couler

sans avoir décroché tous les canots,

et il a fallu prendre tous les risques.

Les canots étaient par groupes de quatre

et une fois qu’ils étaient mis à l’eau

les cordes qui les attachaient pendaient.

Quand le Titanic a coulé,

ces cordes se sont enroulées autour

des gréements.

Le Titanic avait plus de canots que la loi lui imposait d’avoir

mais pas assez pour tous les passagers,

environ 2,200 personnes.

« Vous devez vous garder en tête

qu’il n’y avait pas assez de canots pour évacuer la moitié des passagers,

et qu’il n’y avait absolument aucune chance de survie

pour l’autre moitié dans cette eau glacée

Ceux qui ont survécu grâce aux canots

se souviennent des ultimes adieux

avec une précision étonnante

« Les femmes et les enfants d’abord »

« Quelqu’un criait cette phrase, encore et encore.

Ils signifiaient ma survie,

mais aussi la plus grande tragédie que j’ai jamais vécue: la perte de mon époux. »

« Ils ont commencé à charger les canots

Mon père a mis ma mère et moi dans un canot sans aucun problème. »

« Je ne l’ai plus jamais vu. »

Il n’a rien dit.

« Il fumait un cigare. »

« Il nous a mis dans un canot,

et il est parti »

« Pendant qu’il nous plaçait dans un canot il a pleuré et a dit

Tout ira bien, ma petite. Pars, je reste là.

Quand le canot a été mis à l’eau,

il m’a envoyé un baiser.

Et c’est la dernière fois que je l’ai vu. »

Des échos de ces derniers souvenirs

sont parfois présents dans des objets

repêchés dans les profondeurs.

Mon travail est, en résumé, de préserver les objets retrouvés dans la zone du naufrage.

Ces objets ne sont récupérés que dans la zone de dispersion.

Ce sont des objets qui ont été jetés

ou qui sont tombés du bateau.

Quand on trouve ces objets,

il y a tout un tas de choses qui

gardent leur aspect,

comme les poteries, la porcelaine

qui peut être éraflée, cassée,

mais qui supporte bien d’être immergée,

contrairement au métal,

le fer, en particulier, rouille,

alors que des alliages de cuivre, comme le bronze, fréquemment utilisé dans les bateaux

survivent bien à la mer.

On ne doit pas oublier

que le Titanic était la plus grande

chose capable de bouger

construite par l’homme en 1912.

C’était donc vraiment gigantesque.

Beaucoup d’objets sont très imposants,

mais les objets personnels sont plus petits et plus fragiles.

Nous avons eu beaucoup de chance

de trouver du papier et du tissu dans l’épave.

Nous avons pu les retrouver car

étaient placés dans des valises et des sacs en cuir.

Le cuir a protégé ces objets des micro-organismes marins

et leur a permis de rester en état.

Ça nous donne la possibilité d’imaginer

la personne qui possédait ces objets

et c’est vraiment incroyable

car ça nous permet de ramener cette personne à la vie.

Adolphe Saalfeld était chimiste

et vendeur de parfum

originaire de Manchester, en Angleterre.

Il avait un trousseau

qui contenait 62 ampoules avec les nouveaux parfums qu’il avait créé.

Il a survécu, mais sans ses parfums.

Nous avons pu les retrouver

et redonner vie à ses parfums.

Tous les biens autrefois chéris sont abandonnés

alors que le Titanic s’enfonce dans l’océan.

Pendant presque deux heures trente, le Titanic a coulé lentement

dans les derniers instants,

d’un coup, tout s’accélère.

« Entre la mise à l’eau de deux canots,

je courais souvent regarder

dans l’escalier qui menait

trois ou quatre ponts en dessous.

Honnêtement, je n’oublierai jamais la vue de cette eau verdâtre

montant petit à petit dans ces escaliers.

Quelques lampes illuminaient l’eau,

d’autres étaient déjà submergées,

et donnaient à l’eau une transparence effrayante.

Grâce aux escaliers, je pouvais

estimer précisément la progression de l’eau

à quel point on coulait, et à quelle vitesse on sombrait. »

100 ans après le naufrage,

l’exploration 3D la plus complète

du naufrage

apporte une nouvelle perspective

aux témoignages des survivants.

Presque deux heures après la collision

avec l’iceberg,

de nombreux passagers du Titanic

sont encore piégés sous le pont

derrière des portes verrouillées.

« On pouvait monter jusqu’au

pont de la 2nde classe

mais les passagers de la 2nde et 3ème classe

ne pouvaient pas accéder

au pont de la 1ère classe. »

La 3ème classe a ressenti l’impact

bien plus intensément que la 1ère ou

2nde classe.

Ils étaient donc bien plus inquiets

que les autres classes.

Ils ont également senti

que le bateau commençait à pencher,

et rapidement, ils se sont demandé

comment ils allaient accéder aux étages.

« Attrape ma main! - Je ne peux pas! »

« On nous a dit qu’il vaudrait mieux

accéder au pont de la 1ère classe

afin d’avoir une meilleure chance

de monter dans un canot de sauvetage. »

« Allons-y, suis-moi! - J’arrive, Maman. »

« La seule façon d’y accéder

était de grimper une échelle en métal

depuis la 3ème classe, tout en bas,

et grimper 5 ou 6 étages

jusqu’au pont supérieur. »

Pour beaucoup de ces passagers,

lorsqu’ils atteignent le pont,

c’est déjà trop tard.

À 2 heures du matin, il ne reste plus qu’un canot ‘officiel’ à mettre à l’eau.

Pour éviter que la foule ne se jette dessus,

l’équipage forme un barrage.

Le second, Lightoller, sort son revolver

et tire plusieurs fois en l’air.

« Puis, il ne restait plus que le tout dernier bateau.

Une espèce de radeau pliant,

rangé à l’envers au-dessus des appartements des officiers. »

« Allez venez, prenons celui-là! »

Les derniers bateaux à être mis à l’eau

sont des canots escamotables rangés sous la première cheminée.

C’étaient les 4 bateaux que White Star Line

avait mis en plus des canots obligatoires.

De plus ils n’étaient pas attachés

à un gréement,

ils étaient sur un pont au-dessus,

directement sous la première cheminée.

« Vite, venez ! »

« Tenez cette corde, coupez-la ! »

« Est-ce que quelqu’un a un couteau ? »

« Avec un marin, Hemming,

avec qui j’ai souvent navigué sur

les bateaux de courrier,

on a mis un bateau à l’eau,

alors qu’il y avait déjà

60cm d’eau sur le pont.

« Allez, poussez! »

« Ça vient! »

« Il est à l’eau! »

« De la lumière! »

Dans le chaos et la confusion de la mise à l’eau des derniers canots,

des passagers racontent qu’un officier a tiré dans la foule

tuant deux personnes avant

de retourner l’arme contre lui.

Certains pensent qu’il s’agit

de William Murdoch.

« M. Murdoch était à tribord.

J’étais à bâbord. »

Murdoch était un officier du Titanic.

C’était lui qui était en charge

du navire au moment de la collision.

Murdoch a la réputation d’être

un bon marin

mais on ignore quelles ont été

exactement ses dernières actions.

La plupart des témoins s’accordent pour dire

qu’on a tiré dans la foule

et qu’un officier s’est suicidé,

mais l’identité de cet officier

reste un mystère.

Murdoch serait-il mort en

accomplissant son devoir?

Ou est-il celui qui a tiré

sur deux passagers

avant de se suicider?

Un chercheur pense que les images 3D

apportent de nouveaux éléments.

Quand on regarde l’épave,

on voit que les gréements les

plus à l’avant sont restés

à tribord et à bâbord.

Celui qui est à bâbord était

supervisé par Lightoller

et d’après sa position

on peut conclure

qu’il a mis à l’eau le dernier canot,

et a été laissé comme ça.

Mais à tribord,

le gréement contrôlé par Murdoch,

on voit qu’il est tourné vers l’intérieur

prêt à mettre à l’eau un autre canot.

Le second, Lightoller,

dit qu’il a vu Murdoch

manipulant les cordes, essayant de mettre à l’eau le dernier canot escamotable

puis se faire emporter par l’eau.

« J’étais pratiquement le dernier homme

et le dernier officier à voir

M. Murdoch.

Il essayait de mettre à l’eau le dernier bateau escamotable à tribord,

Il y mettait toute son énergie,

et aidait personnellement à faire passer

le canot par-dessus bord

Les autres témoignages sur sa fin

sont absolument faux.

M. Murdoch est mort comme un homme.

En accomplissant son devoir. »

Ce sac en cuir,

avec les initiales W. M., a été

retrouvé parmi les débris.

On y trouve des boutons d’officier

une brosse à chaussures, et une pipe.

Beaucoup pensent qu’il s’agit

du sac de William Murdoch.

Comme vous pouvez le voir, il est très fragile,

mais on peut le renforcer en l’immergeant dans de la cire, ou des huiles

il y a plusieurs choses qu’on

peut utiliser,

afin de le stabiliser,

et lui rendre à peu près sa forme initiale.

La pipe que tient Murdoch dans cette photo

correspond à celle retrouvée dans le sac.

Le bouton correspond à ceux que Murdoch aurait porté sur son manteau d’officier.

Les initiales, W.M, sont les siennes,

mais aussi celles d’une douzaine

de personnes à bord

du Titanic.

Il y a beaucoup choses que

nous ne saurons jamais,

mais ça n’enlève rien à la valeur

de cet objet,

cet objet a vécu un moment historique

il a navigué sur le Titanic, a sombré à 4km de profondeur,

a été remonté, et a survécu,

c’est quelque chose.

À 2h17, le Titanic envoie un dernier message.

Le Capitaine Smith donne un dernier ordre.

« Messieurs. Maintenant, chacun doit sauver sa vie. »

La poupe du Titanic devient la scène

d’une ultime tragédie.

Dans les deux premières heures de la catastrophe,

l’eau a progressé lentement dans la proue,

et petit à petit, la proue s’est mise à couler.

Dans les faits, la proue

coulait, mais la poupe,

grâce à des compartiments étanches

spécifiques au Titanic,

était complètement à flot.

« Des centaines de personnes étaient encore à bord.

Depuis le quartier des officiers, où j’étais,

j’ai regardé en bas, et le bateau s’est soudainement enfoncé

les vagues emportant toutes

les personnes sur leur passage.

Beaucoup se sont noyées à cet instant.

Instinctivement, tout ceux qui le pouvaient se sont précipités

vers la poupe

mais ça n’a fait que retarder l’inévitable,

les chances de survie n’allaient pas

augmenter en se mêlant à une masse affolée.

100 ans après le naufrage du Titanic

dans les eaux glacées de l’Atlantique Nord,

des caméras 3D de pointe ont saisi c es images haute définition de l’épave la plus célèbre au monde.

Juste après 2h du matin, le 15 avril 1912,

l’officier Lightoller est l’un des derniers

à abandonner le navire,

alors qu’il s’apprête à sombrer totalement.

« J’étais sur les appartements des officiers,

et il ne restait rien d’autre à faire.

Le navire s’est enfoncé un peu plus dans l’eau,

alors je me suis tourné,

et j’ai plongé.

Plonger dans cette eau, c’était comme être transpercé par un milliers de poignards,

La température de l’eau était de -2 degrés »

À cet instant, avant la dislocation,

en gros, on a deux navires.

Un qui flotte, et un qui coule.

Ils étaient réunis par une sorte

de membrane, si on peut dire,

qui a fini par se casser.

La proue a plongé dans l’océan,

en entraînant la poupe si haut dans les airs

que l’ancre, qui est censée être très en hauteur

est à présent tout près du fond.

Les images 3D de cette expédition,

apportent un nouvel éclairage aux descriptions des derniers instants du Titanic.

« J’étais entraîné sous l’eau,

vers les grilles,

qui menaient à la salle des machines.

J’étais coincé contre ces grilles

par l’eau, qui m’empêchait de bouger.

Puis il y a eu cette explosion, je crois,

je pense que les chaudières ont explosé.

Il y a eu cet incroyable souffle d’air et d’eau,

et j’ai été projeté au loin. »

Lightoller était piégé contre les grilles

puis il a été libéré par l’explosion

d’air chaud qui venait de l’intérieur du navire.

Certains doutent de sa version.

Quand j’ai vu les images 3D, une chose m’a immédiatement frappé,

c’est que les grilles sont tordues

comme si quelque chose de l’intérieur

du navire les avait soufflées.

Donc cette vision en 3D

nous a aidé à corroborer la version

de Lightoller.

En fait, j’étais tout près d’y passer

quand j’ai atteint l’un de ces bateaux escamotables

qu’on avait mis à l’eau

depuis le quartier des officiers.

Et je m’y suis accroché. »

À cet instant il ne réalise pas que la première cheminée

est sur le point de s’effondrer.

S’il n’était pas monté sur ce canot

et éloigné du navire,

il aurait été une des victimes

de cette cheminée,

qui s’est effondrée pendant le naufrage et a écrasé plusieurs personnes.

« La cheminée, qui pesait peut-être 50 ou 60 tonnes,

s’est écroulée dans l’eau.

Elle a épargné de peu les canots

et ceux qui s’y accrochaient.

Mais elle n’a pas évité un bon nombre de personnes.

Ce dont je me souviens après,

c’est moi, accroché à une corde du canot,

à quelques dizaines de mètres du navire,

la vague soulevée par la cheminée

nous avait tous entraînés,

et éloignés du navire.

D’autres s’agrippaient pour grimper

sur la coque glissante du canot,

et c’est de cet endroit que j’ai

vu le Titanic couler.

Je voyais la poupe s’élever de plus en plus haut

jusqu’à être totalement hors de l’eau.

Il y a eu une sort de grondement sourd

quand les chaudières se sont toutes détachées,

et ont cassé toutes les cloisons

et tout ce qui se trouvait dans leur passage.

En 3D, ces marques d’impact ou d’implosion

sont clairement visibles, pour la première fois.

Elles indiquent que les chaudières étaient chaudes quand le bateau a coulé.

Elles ont peut-être été allumées

pour prendre de la vitesse,

ou peut-être après la collision,

pour continuer d’alimenter le

navire en électricité.

« Jusqu’à cet instant, le navire était illuminé,

avec des rangées de lumières bien visibles,

mais quand les chaudières se sont détachées,

le bateau a été plongé dans l’obscurité,

et est devenu une grande masse noire

contrastant avec le ciel étoilé.

Lentement, le navire est remonté

puis, doucement, mais de plus en plus vite,

il a comme glissé sous la surface de l’eau, puis disparu.

Pendant qu’il coulait,

tous ceux qui étaient avec moi

sur ce canot tourné à l’envers,

pouvaient à peine y croire.

Ils disaient juste: « il a coulé. »

Une fois le bateau disparu,

les passagers sont

confrontés à un dilemme moral.

Il y a probablement des milliers

de personnes dans l’eau

et des centaines appellent à l’aide.

Que faire?

Quelques-uns reviennent et essaient de sauver quelques personnes,

mais la plupart craignent d’être dépassés.

Ils estiment qu’il y a trop de gens à sauver,

et que les canots feraient mieux de rester où ils sont.

« C’était horrible, plein de gens

criaient et pleuraient pendant que le bateau coulait.

Je n’ai jamais rien entendu de pareil. »

« Il y avait un canot qui n’était pas plein, à une centaine de mètres,

et qui ne s’est jamais rapproché.

Comment des êtres humains ont-ils pu ignorer ces appels à l’aide? »

Beaucoup de gens ne savaient peut-être pas quoi faire,

ou savaient qu’il n’y avait rien qu’ils pouvaient faire.

Certains ont pris une décision,

alors que pour d’autres, on a décidé pour eux.

« Beaucoup sont morts de froid

dans la nuit.

et le temps a semblé interminable

jusqu’au lever du jour.

Debout, trempés, dans de l’eau jusqu’aux genoux,

dans ce bateau tourné à l’envers,

je ne pense pas que beaucoup d’entre nous

s’attendait à vivre pour voir le jour se lever. »

La nuit fut glaciale,

et de plus en plus froide jusqu’à l’aube,

le moment où la nuit est la plus noire

et la plus froide.

Tout semblait dénué d’espoir.

Les étoiles disparaissaient lentement,

remplacées par la lueur rose pâle

d’une nouvelle journée qui commence.

1496 passagers du Titanic ont péri dans la nuit.

100 ans plus tard, des images 3D

nous permettent d’examiner les moindres détails

ce navire qui les a vu mourir,

et de mieux comprendre

comment se sont déroulé leurs derniers jours

et derniers instants.

On est pas obligé de faire partie de ces rares personnes

qui plongent à 4km de profondeur dans un sous-marin

pour voir l’épave.

Maintenant tout le monde pourra voir le Titanic en 3D

et comprendre à quel point le bateau est immense,

avoir une idée de sa taille,

et de sa profondeur.

Presque 9 heures après la collision,

seulement 712 personnes, parmi les plus de 2,200 passagers à bord,

sont sauvées des eaux glacées de l’Atlantique.

« Quand le jour s’est levé, on était toujours la tête tournée vers le ciel

et nous, les passagers du canot retourné,

avons été transférés sur un des canots de sauvetage

Et au plus fort de la journée,

le Carpathia s’est approché.

Inutile de dire à quel point son arrivée

était un soulagement.

Naviguant lentement, il a récupéré

les passagers des canots

petit à petit.

Même si les passagers du Titanic sont sauvés,

leurs possessions deviennent des morceaux d’histoire.

Aujourd’hui, les objets retrouvés dans l’épave, donnent une nouvelle voix

à ceux qui ont survécu, et ceux qui ont péri.

Je pense que ça les ramène à la vie.

C’est une façon d’honorer leur mémoire,

et de ne pas les oublier.

On essaie encore de savoir comment ils vivaient

et qui ils étaient 100 ans plus tard.

Même si le Titanic est devenu

une épave rouillée au fond de l’océan,

ce sera toujours un endroit spécial,

grâce au pouvoir des histoires qu’on raconte,

à ce lien qui nous lie à ce navire,

ce sera toujours un endroit spécial

inscrit dans la mémoire des gens,

comme d’autres endroits,

où se sont produit de grandes,

mais parfois terribles, choses.

« Enfin, tout le monde était sauvé.

Et, avec les 700 et quelques survivants de cette nuit,

nous nous sommes éloignés de ce lieu tragique,

et avons fait route pour New York. »

Sous titres Sophie C

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