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Tu es au courant de ce qu'il aurait fait ?
� Omaha.
Il devrait �tre en taule.
Silas.
Salut, Iris.
Ma s�ur organise une m�ga f�te tous les ans.
Demain soir � 22 h, r�serve C12. Tu devrais y aller.
Tu es nouveau, tu sors jamais.
Vas-y.
D'accord.
�a va aller.
Madame la pr�sidente. J'ai la banderole du BDE.
Merci, madame la vice-pr�sidente. Pr�te � les accueillir ?
Et comment ! Ce sera un accueil d'enfer.
Salut, Iris.
On en a besoin ?
Sans doute pas. Mais c'est mieux avec.
M�me derri�re une barri�re, m�fiance.
Tu essaies de lui faire peur ?
- J'y arriverais pas. - Tu peux le dire.
C'est bien de faire �a.
Je fais ma part.
Allez, en route.
Super !
Ouvrez les portes !
Et merde.
On attend leur arriv�e ici.
Kari Bennett 1979 - NDLC
Putain.
Salut, maman.
J'ai pass� la nuit dessus.
Mince. Attends.
La R�publique civique nous casse les couilles
Qui a fait �a ?
Le BDE �tait bien ferm� ?
Non.
C'est ma s�ur.
J'ai une id�e.
Lieutenant-colonel Elizabeth Kublek, arm�e de la R�publique civique.
Felix Carlucci, chef s�curit� de la Colonie du Campus d'Omaha.
On m'appelle Huck. Cherchez pas � comprendre.
Seule l'ARC est venue ?
Des membres du gouvernement devaient venir,
mais le g�n�ral Beale n'a pas voulu envoyer de civils
et un seul h�licopt�re �tait disponible.
Me voici donc seule repr�sentante de la R�publique civique.
Votre journ�e des Monuments est formidable, et je suis
tr�s honor�e de...
la f�ter � vos c�t�s.
Vous devez �tre fatigu�e apr�s ce long trajet.
Depuis le lieu myst�rieux d'o� vous venez.
En effet.
C'est bon, on s'en occupe.
L'h�lico va faire une autre escale avant de revenir ici.
On balance des charges pour dissiper le bruit.
Il n'en viendra plus.
On est bien organis�s, d'o� qu'on vienne.
"La R�publique civique, nous."
Tous semblables.
Portland, Omaha, la R�publique civique.
C'est �a, l'alliance des Trois.
On est dans le m�me bateau, n'est-ce pas ?
C'est vrai.
C'est bien Silas ?
Tu m'as vue sortir du car ?
Tu pourrais
ne pas dire � ma s�ur que tu m'as vue
me planquer ?
Cool.
J'organise une grande f�te demain soir,
dans la r�serve C12, � 22 h.
Tu devrais venir.
C'�tait sympa, Silas.
Cool, tu m'as fait � d�ner.
Tu es mon idole.
- Tu bosses ton discours ? - Oui.
�a va ?
Bien s�r. Tout baigne.
Mange.
CUL
Donc �a va pas.
Non, �a va.
�a va super bien.
Mais tu exag�res. La R�publique...
La r�publique secr�te pas publique ?
On sait ni o� ils sont ni ce qu'ils font.
�a t'allait avant le d�part de papa.
Plus maintenant.
On l'a �chang� contre un soldat.
Oui. Notre p�re est chez eux.
Il transmet ses connaissances pour qu'eux aussi
cherchent un rem�de.
- Donc ta connerie... - C'�tait tordant.
J'ai arr�t� de la d�rouler � "casse".
Attends. � "casse" ou � "couilles" ?
� "couilles".
On s'est arr�t�s � "couilles".
T'as mis du poison ?
Signe la carte de Felix.
Tu sais qu'il me d�teste.
- Mais non. - Il peut pas me voir.
Raison de plus pour la signer.
Pour papa.
Elle est super.
Dessine ou peins
au lieu de faire des sciences et du b�n�volat.
Les arts ne luttent pas contre la mati�re n�crotique ranim�e.
Tu es pass�e � l'armoire ?
Rien.
Une fois de plus.
Je lui ai dit de rester.
Je lui ai cri� de pas partir, alors rien � foutre.
J'ai fait ce que j'ai pu.
Demain, on s'�clate avant les comm�morations.
Tu viens � ma f�te.
T'as pas d'excuse.
Peut-�tre. Mais il y a une chance que ce discours me tue avant.
Rien � foutre. Tu viens.
Souris.
Demain soir, on se l�che.
Chers repr�sentants de notre ville d'Omaha,
des villes de l'Alliance : Portland et la R�publique civique,
chers citoyens, professeurs
et �l�ves.
C'est la journ�e des Monuments
car nous sommes des monuments du pass�.
Nous avons surv�cu, contrairement aux autres.
Nous avons trouv� un sanctuaire, contrairement aux autres.
Nous vivons.
Nous vivons pour les autres.
Je vis pour ma m�re, d�c�d�e il y a dix ans aujourd'hui,
comme tant d'autres.
Et je vis pour mon p�re,
dont les travaux, loin d'ici, seront un jour utiles � tous.
Dix ans se sont �coul�s.
Dix ans.
J'�tais petite, je me rappelle � peine la nuit de la Chute
et encore moins le monde d'avant.
On vit encore enferm�s.
Le monde appartient encore aux morts.
Pas de messages
Malgr� tout ce qui a disparu,
tout ce qu'on a perdu, ceux qu'on a perdus,
certains craignent que �a recommence.
Ils pensent que le peu qu'on a ne durera pas.
Ils n'y croient pas.
J'aurais aim� rentrer pour la journ�e des Monuments.
L'envoi de messages est risqu�, mais sachez que je vais bien.
Je suis fier d'accomplir un travail important.
Tout se passe bien, nous progressons.
J'ai confiance en notre communaut�, notre ville,
notre alliance avec Portland et la R�publique civique.
Et en notre avenir.
Nous sommes des monuments du pass�,
mais vous tous, qui �tes pr�sents ici,
repr�sentez l'avenir.
Nous repr�sentons l'avenir.
J'en suis certaine.
Bonne journ�e du Festin � tous.
Vous avez rempli vos journaux ?
Aujourd'hui, nous c�l�brons la vie.
Demain, journ�e des Monuments,
on comm�more ce qu'on a perdu.
Ceux qu'on a perdus
et ceux qui nous ont amen�s ici,
parce que la plupart d'entre nous en avons pay� le prix.
Mais nous devons �tre le monument qui nous convient,
quel que soit notre pass�.
Voil� ce dont vous devriez parler.
Quel monument veux-tu �tre, Elton ?
J'aimerais �tre accompli,
ouvert et bienveillant.
Je ne veux plus avoir peur, mais il ne faut pas r�ver.
J'aimerais aussi voir le monde,
ce que mes parents n'ont pas pu faire.
Et j'esp�re �tre beaucoup plus grand.
Vous voulez �tre droit comme le Washington Monument ?
Ou assis, s�r de vous, comme le Lincoln Memorial ? D'accord.
R�fl�chissez-y.
�crivez-le.
Hope s'est fait choper.
Et alors ? J'ai fabriqu� un peu
d'alcool de contrebande.
Il y en a pour un r�giment, Hope.
Moi qui croyais que tu te ressaisissais enfin,
avec le d�part de ton p�re...
mais non.
Toujours aucune nouvelle ?
�a fait des mois.
J'ai une question.
Pourquoi tu fais tout �a,
vu tout ce que tu as ?
Tu fais quoi ici ?
Ce que je fais ici...
Ton p�re m'a donn� une vie.
Je lui en suis reconnaissant.
M�me si �a m'oblige � t'emp�cher de faire toutes ces conneries.
Enfin !
C'est une violation de mes droits.
Felix, elle a rien � faire l�-dedans.
J'ai besoin qu'un membre de la famille
signe le formulaire
avant sa comparution devant le CCC.
Tu sais que c'est la r�gle.
Tu es un membre de la famille. Papa t'a nomm� tuteur.
Comment j'aurais pu oublier ?
� croire que je voulais seulement que...
tu r�fl�chisses � ton acte.
Felix est le pire des tuteurs. Papa a fait n'importe quoi.
Toujours pas de message.
Il serait l�, il dirait :
"Pour faire autant d'alcool, il faut �tre dou� en chimie."
Restons pas l�.
Hope et Iris Bennett,
c'est �a ?
Lieutenant-colonel.
Appelez-moi Elizabeth.
Vous savez qui on est ?
Bien s�r. Je vous ai reconnues, tout � l'heure.
Je suis rest�e discr�te
devant les autres.
Je tenais � vous remercier
pour votre sacrifice, au nom de la R�publique civique.
Des mois sans son p�re, ce n'est pas facile.
Mais vous le savez sans doute,
ce premier �change scientifique est capital pour l'Alliance
et l'avenir de la plan�te.
Mais je vois que vous en avez conscience.
C'est vrai.
Il para�t que vous �tudiez
la biochimie et l'immunologie.
Comme votre p�re. Merci pour �a aussi.
C'est normal.
Et vous ?
Un membre de la s�curit� m'a mise au courant.
Vous avez mont� une vraie distillerie.
Impressionnant aussi.
Comment...
Vous savez...
Laissez tomber. Vos bobards, je m'en tape.
Merci.
- Lieutenant-colonel, je suis navr�e. - C'est bon.
Pas moi.
D�sol�e.
T'es malade ?
Tu te m�fies d'eux aussi.
Dis pas le contraire.
J'ai confiance. Pourquoi...
Tu fais des cauchemars depuis le d�part de papa.
Tu r�ves de lui ?
Je vois pas de quoi tu parles.
Parce qu'on en parle jamais.
De ce qui s'est pass�, de ce qui se passe.
Je t'explique. Cette garce s'en prend � moi
et je devrais l'�couter ?
Je l'emmerde.
C'est � cause de gens comme elle qu'on reverra pas papa.
Et au fond de toi, tu le sais.
Je dois y aller.
Ma !2s�curit� n'est pas assur�e#
Bonjour, Dr K.
Iris, bonjour. Entre donc.
Ces portes sont cens�es �tre dures � ouvrir pour un mort.
Mais j'appr�cie d'�tre consid�r�e comme vaguement dangereuse.
C'est vrai que vous pouvez �tre ennuyeuse � mourir.
Grosse maligne.
Allez, viens l�. Merci.
Va t'asseoir.
Toujours pareil.
Je me vois marcher en titubant, morte.
Je me r�veille et je pense...
� tout ce que j'ai � faire.
Donc je me l�ve et je le fais.
Alors, ce th� ?
Il est bon.
Je viens ici uniquement pour le th�.
Tu viens en esp�rant gu�rir
ton traumatisme en un quart d'heure.
�a fonctionne ?
Tu ne lui en as toujours pas parl� ?
Le fait de parler franchement � ta s�ur de ce qui s'est pass�
et de ce que tu ressens, �a va t'aider.
C'est notre premi�re journ�e des Monuments seules,
depuis le d�part de papa.
Il y a plus que nous et je voulais pas...
Mais tu dois arr�ter de faire ces cauchemars,
pour pouvoir dormir,
pour en faire davantage.
Oui, j'ai beaucoup � faire.
Je ne suis pas l� pour augmenter ta productivit�, mais pour t'aider
� exploiter ton potentiel.
On en a quand m�me un peu parl�.
De quoi ?
Vous savez bien.
Vous le savez !
Fais comme si je savais pas.
C'�tait l'anarchie, cette nuit-l�.
On allait se r�fugier sur le campus.
Il y avait une femme, enceinte.
- Aidez-moi ! - Ne bougez pas.
On n'a pas pu l'aider.
Le ciel est tomb�.
Et notre m�re est morte.
� cause de...
Pas � cause du crash de l'avion. Dis-moi pourquoi.
� cause des vid�s.
Plus tard dans la nuit.
Et sous les yeux de Hope.
Elle a tout vu, elle �tait toute seule
et j'aurais d� �tre l�.
C'est parce que tu n'�tais pas avec elle
que tu es devenue celle que tu es
aujourd'hui.
Vite !
J'�tais terrifi�e.
P�trifi�e.
On a perdu Hope et maman.
Et j'ai jamais revu ma m�re.
Tu penses n'en avoir pas assez fait
et maintenant, tu dois tout faire pour tout le monde.
Je b�tis un avenir meilleur.
Iris, tu te vois morte en r�ve parce que tu n�gliges ta personne.
Tu ne sors pas avec des gar�ons...
tu ne pratiques pas ton art.
- J'ai pas le temps. - Justement.
Tu es tellement obnubil�e par l'avenir
que tu as abandonn� l'instant pr�sent.
Il y a 9 671 personnes, ici.
On ne peut pas vivre pour autant de gens.
Je pense beaucoup � la mort en ce moment,
tu imagines pourquoi.
Nos vies sont plus pr�cieuses que jamais.
Je te d�conseille de finir comme moi,
en te rendant compte que tu n'as pas v�cu pour toi.
Alors...
comment faire pour vivre pour moi ?
Va parler � ta s�ur.
L�che tout ce � quoi tu te raccroches pour elle.
Rien � ajouter.
Si ce n'est qu'apr�s, c'est ta vie.
Toi seule peux d�cider comment lui donner un sens.
Il a un casque, tape !
Tout cet alcool...
T'esp�rais pas te faire choper ?
J'ai failli.
Si quelqu'un de super cool � la s�curit�
avait pu me pr�venir...
M�me si j'avais pu,
"qui fait de la gn�le finit en taule."
Pourquoi tu parles pas de ta vie en ville ?
J'y ai pas v�cu longtemps.
Je suis mieux ici.
C'est dingue.
Pourquoi c'est dingue ?
La ville est dix fois plus grande et plus cool qu'ici.
Il y a 150 km de saloperies entre eux et nous.
Tu t'en rends compte ?
Si tu penses...
Je pense aller l�-bas.
D'une fa�on ou d'une autre.
Il y aura plus rien quand j'aurai l'�ge d'aller voir comment c'est.
On sera plus l�.
Tout le monde est obs�d� par une reconstruction inutile.
Tu crois que c'est la fin du monde ?
Je le sais.
M�me pas � cause des vid�s.
Enfin si, mais...
� cause des gens.
C'est des connards.
Ou ils se transforment.
C'est statistique.
C'est comme �a.
Faut pas �tre fataliste.
La vie, c'est ce qu'on en fait.
Sur ce, je me casse.
On descend bien bas pour le cavalier. Pr�ts ?
R�p�tez apr�s moi, et coup de poing.
Nous sommes ma�tres de notre destin !
Comment fa�onnons-nous notre destin ?
Hope, il faut traverser.
Il y a pas d'autre sortie.
- Sant� ! - Amiti� !
Honn�tet� !
Int�grit� !
Debout !
Saluez.
Ma !2s�curit� n'est pas assur�e#
Je voulais pas... On allait...
On �tait chez le gardien et on t'a vue passer.
Elton a trouv� un four pour enfants.
On a fait un g�teau.
Merci, mais...
Salut.
Tu as laiss� l'armoire ouverte. Et nos camarades sont l�.
Il est arriv� quand ?
Je veux dire...
Il a d� arriver aujourd'hui.
Sa s�curit� n'est pas assur�e ?
Votre p�re envoie des messages ?
Ne dites rien � personne.
- Promis. - Qu'est-ce qui le prouve ?
Je sors en douce.
Tu sors � l'ext�rieur ?
Souvent.
J'ai trouv� le four l�-bas. D'o� mon costume.
Ind�chirable. "Aucun enfant n'en vient � bout."
�a date des ann�es 90. Anti-morsures.
Je les ai test�s.
Bref, j'y vais pour chercher un truc que j'ai perdu.
Et pour voir comment le monde change.
Vous connaissez mon secret et moi, le v�tre.
Je dirai rien.
Ce message est ambigu.
C'est peut-�tre rien. La RC ne cache pas...
Il y avait d'autres h�licos.
Elizabeth a parl� d'un seul, mais il y en a cinq.
Certains portaient des containers.
Tu y �tais ?
- Mais comment... - On s'en tape.
Ils sont louches et papa a des ennuis.
Une seule personne peut nous aider � l'aider.
Merci de m'aider � les marquer.
J'aime bien sortir.
Si le marquage des vid�s
aide le Dr Bavolar � �tudier leur migration,
je le fais avec plaisir.
"C'est un boulot important."
Exact. Je le fais pour �a.
C'est une des raisons.
Tu recherches les t�ches ingrates pour faire tes preuves.
Je les recherche ?
Apr�s ce que tes parents t'ont fait ? Oui, carr�ment.
D'accord.
Tu es le seul � pas te rendre compte que tu es top.
C'�tait l'avis de Will, en tout cas.
Et il a pas d� en changer.
J'ai bien vu que tu portais son blouson.
Il l'a laiss� chez moi avant de partir.
Je devais faire quoi ?
Il te manque.
Il est parti on ne sait o�
pour prot�ger le p�re des filles.
- Quand m�me... - Il te manque.
Tu peux le dire.
C'est vrai.
Il me manque beaucoup, d'accord ?
- Felix. - Quoi ?
Ta famille t'a donn� de mauvaises cartes.
Je veux que tu sois heureux.
Tu le m�rites. C'est tout ce que je dis.
Alors joyeux anniversaire, ma poule !
Felix, tu me re�ois ?
Oui, Izzy, c'est Felix.
Hope Bennett te cherche, elle dit que c'est urgent.
L'�change avec la R�publique vise � �tablir la confiance.
Ils ont enfin laiss� quelqu'un passer leur fronti�re,
o� qu'elle puisse se trouver.
Il viole dix r�gles de l'Accord des Quatre Coins
rien qu'avec ces messages.
On en avait parl� avant son d�part.
Et alors ?
Il pourrait �tre en danger.
Il faut que quelqu'un aille voir s'il va bien.
Il nous a interdit de parler des messages.
Comment la R�publique r�agirait si elle l'apprenait ?
Il est vraiment idiot.
Et le plus grand g�nie vivant.
On doit garder le secret
pour votre s�curit�, d'accord ?
Je lui ai promis de vous prot�ger.
On sait pas s'il a des ennuis
et si c'est le cas, il a une protection.
Ton mec ?
Will est le chef du d�tachement parce qu'il sait y faire.
Il est capable de sortir de n'importe quelle situation.
D�sol�.
On n'a pas vraiment le choix.
Hope.
Allez, dis-moi quelque chose.
Attends !
"Ma s�curit� n'est pas assur�e", il l'a �crit.
Peut-�tre,
mais ces signes, �a peut �tre des parasites.
Tu es aveugle ou quoi ?
Il faut se m�fier d'eux et ils ont notre p�re.
Vous parlez de nous ?
La R�publique civique ?
Un des partenaires de l'Alliance ?
Pourquoi se m�fier de nous ?
Dites-le-moi.
Vous ne laissez personne entrer ou sortir.
Vous interdisez toute communication avec les v�tres.
Et vice-versa.
Vous ne dites pas o� vous �tes et vous avez notre p�re.
J'ai une fille.
Un peu plus �g�e que vous. Elle est engag�e dans l'ARC.
Elle est souvent loin de moi.
Et �a m'effraie parfois.
Puis je me souviens qu'elle contribue � notre protection.
Elle nous aide pour l'Alliance des Trois.
Elle prend ce risque
pour nous aider � retrouver notre monde, un jour.
Et �a me donne du courage.
Nous devons faire preuve de courage dans cette vie,
simplement pour exister.
Je vais vous r�v�ler quelque chose pour gagner votre confiance.
Quelque chose qui m'obligera
� vous faire confiance.
Votre p�re
enseigne dans un labo de recherche de la R�publique civique
dans l'�tat de New York.
Et ceci
est une carte crypt�e.
Elle ne montre pas o� il est dans l'�tat,
mais le filigrane et le cachet
prouveront � certains
que je vous l'ai donn�e.
Si ces personnes venaient � l'apprendre,
j'irais certainement en prison.
Nous avons des prisons.
Vous �tes s�rieuse ?
Tout � fait.
Et je suis un peu so�le.
O� avez-vous appris � faire du champagne ?
J'ai lu un livre � la biblioth�que. Felix vous a fil� mon alcool ?
Il a parl� d'un g�n�reux cadeau de la Colonie.
Vous �tes vraiment la fille de votre p�re.
Toutes les deux.
Je l'ai vu en arrivant. L'une avec sa banderole...
L'autre, son doigt d'honneur.
Quel rapport avec notre p�re ?
Votre courage.
Comment tu as pu voir l'atterrissage ?
J'�tais planqu�e dans la soute.
Tu es vraiment d�bile.
Je suis la fille de mon p�re.
J'ai aussi besoin d'un verre et cette garce a pris ma r�serve.
Papa avait une bouteille dans son bureau.
On a peut-�tre bu plus qu'un verre.
On l'a pas entendu arriver.
�a tourne mal, je cherche de l'aide. Pas un mot � quiconque.
Je vous aime.
C'est grave.
- On fait quoi ? - Rien.
On peut rien faire.
Alors on fait avec.
On esp�re.
Et on attend.
Ton discours est dans 1 h.
Si �a peut te consoler, je crois...
que papa voudrait que tu le fasses.
Dr K ?
Le message que je vous apporte
au nom de la R�publique civique, pour la 10e journ�e des Monuments,
est un message de solidarit�.
La R�publique civique est aux c�t�s de Portland,
d'Omaha, et � vos c�t�s,
la Colonie du Campus.
Vous nous pr�tez
votre plus grand cerveau.
Le Dr Leo Bennett.
Aux c�t�s d'autres grands chercheurs, il contribuera
aux avanc�es scientifiques permettant de reconstruire le monde.
Gr�ce aux liens de confiance que nous avons nou�s.
La plus belle marque de confiance est celle des filles de Leo.
J'ai le privil�ge de vous pr�senter l'une d'elles.
La pr�sidente du Bureau des �l�ves du lyc�e Monument
et une future scientifique, Iris Bennett.
Chers repr�sentants de notre...
de notre...
Je r�ve que je suis morte.
Je n'en parle pas.
La personne qui m'aidait est morte.
Elle m'avait dit
que j'avais ma vie entre mes mains.
Ce doit �tre �a, grandir.
Quand la personne responsable de votre vie,
c'est vous.
Dans ces r�ves...
c'est ma seule r�alit�, comme si je n'avais pas v�cu,
jamais connu le pr�sent. Encore moins l'avenir.
La nuit de la Chute, j'�tais petite
et tout de suite,
je me suis mise � vivre pour l'avenir.
Comme beaucoup d'entre nous.
Mais j'ai pris conscience
qu'il fallait commencer avec le pr�sent.
Et je pense que le pr�sent commence avec la v�rit�.
Et la voici, la v�rit�.
Je n'ai pas confiance en vous.
Je ne sais pas qui vous �tes ni ce que vous faites.
�a viendra.
Votre p�re le sait.
Et un jour, vous comprendrez.
�a ne me suffit pas.
En science, on trouve la v�rit�, on ne la d�cr�te pas.
Et �a,
c'est difficile, c'est effrayant.
Il faut admettre qu'on n'a pas toutes les r�ponses.
Et qu'en les cherchant, on ne sait pas ce qu'on trouvera.
On m'a dit que j'�tais courageuse.
Que je n'avais pas le choix.
Je vais donc continuer � chercher, dans le pr�sent.
Pour moi-m�me.
Pour la R�publique civique.
Pour Portland.
Pour nous tous.
Bonne journ�e des Monuments.
Il demande pas d'aide,
mais il peut en avoir besoin, �a suffit.
- Pour quoi ? - Pour essayer d'aller l'aider.
Tu rigoles ?
Felix refusera d'y aller tant qu'il devra nous prot�ger ici
et le message de papa ne le convaincra pas.
C'est � nous d'y aller, on sait o� il est.
Tu veux qu'on y aille seules ?
M�me dans l'ancien monde, ce serait de la folie.
Personne d'autre ne le fera.
Je sais que �a te fait peur.
Moi aussi, j'ai peur.
Mais je suis au pied du mur.
Je ne peux pas mentir.
Et je sais que toi non plus.
J'�tais p�trifi�e, cette nuit-l�. Mais c'est termin�.
Le fait de voir mourir maman...
Tu n'aurais pas d� vivre �a seule.
C'est bien que t'aies rien vu.
Attention, ma puce.
�a va ?
�a va aller.
Cette voiture, on pourrait la prendre.
C'est toi qui me sauves !
Stop !
Bougez pas !
Je prends cette voiture.
Je vais chercher ma famille.
�coutez, je vous veux pas de mal, d'accord ?
Mon mari et mon autre fille doivent �tre derri�re nous.
On ira tous ensemble.
Je peux plus attendre, d�sol�e.
S'il vous pla�t !
Maman ?
Maman !
Maman, allez !
Je suis l�, maman !
C'est bien.
C'est bien que tu aies rien vu.
- Tu es partante ? - On pourrait mourir.
Ou survivre.
Et une fois l�-bas ?
Une fois l�-bas,
on sera plus les m�mes.
On sera pr�tes.
On sait comment sortir.
Comment vous savez o� aller ?
Elizabeth nous a donn� une carte. Il est dans l'�tat de New York.
Vous comptez y aller ?
Jusque l�-bas ?
�a fait 1 800 km � pied.
On a d�j� fait l'itin�raire.
Pour arriver avant l'hiver, faudra pas tra�ner.
C'est pr�vu.
Vous avez d�j� vu un vid� de pr�s ?
Bon...
Je m'entra�ne � les tuer.
- Si tu veux nous dissuader... - Pardon.
J'essaie pas de vous en dissuader.
J'essaie de vous convaincre de m'emmener.
Moi aussi.
Pourquoi ?
Vous avez besoin d'aide
et je voudrais
que ma vie sur cette terre ait un sens.
Et pour ne rien vous cacher, je veux voir le monde.
Avant notre disparition.
Avant la mienne.
Et je fais du karat�.
Toi, pourquoi tu veux venir ?
J'en ai assez qu'on me prenne pour ce que je suis pas.
Marco Voci signale la disparition de son neveu.
C'est le gar�on costaud.
Silas.
Elton Ortiz, du dortoir ind�pendant, a disparu aussi.
Quoi ?
Je lui ai appris � combattre les morts.
Je voulais l'aider � ma fa�on.
�coute,
s'ils sont partis ensemble, c'est vers Omaha.
Elle voulait aller l�-bas.
Je sais o� ils vont.
Ils y arriveront jamais.
Ils mourront avant.
C'est quoi ?
C'est une corne.
De tric�ratops.
C'est la mienne.
C'est ce que je cherchais quand je sortais.
Je l'ai perdue il y a tr�s longtemps.
C'est cens� �tre un cadeau pour ma s�ur.
Tu avais une s�ur ?
Ma m�re �tait enceinte la nuit o�...
�a a mal tourn�.
On n'�tait pas ensemble.
Je l'ai jamais revue.
Je suis d�sol�.
Faut pas.
Ma m�re disait : "Le vent gagne toujours."
�a veut dire que la nature d�cide. C'est ce qui est arriv�.
Alors, vous venez ?
Vas-y, je vous rejoins.
Il faut bouger.
Felix doit �tre � notre recherche.
C'est plus cool que celui des entra�nements.
D�sol�e de te laisser l'autre.
T'inqui�te. Je l'ai un peu am�lior�.
G�nial !
Partons � la d�couverte du monde !
Alors, tu me dis
ce que tu �cris dans ton carnet ?
C'est juste quelques r�flexions.
Sur la vie dans le pr�sent.
Et figure-toi que j'ai pas fait de r�ve cette nuit.
Attends. J'y vais.
J'y tiens.
Je nous ai amen�s ici.
Tu es s�re ?
- Je peux le faire. - Je sais.
La v�rit�, c'est ce que je me dis.
Et la v�rit�,
c'est que j'ignore ce qui va arriver et si �a marchera.
Mais je vis enfin pour moi, dans le pr�sent.
Et je cherche ma v�rit� � moi.
Et devinez quoi...
�a fait du bien.
Oui ?
On a fouill� le campus
et les alentours. Elle est introuvable.
Bien.
Adaptation : Caroline M�gret
Sous-titrage : VSI - Paris
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