All language subtitles for The Hound Of The Baskervilels - 1982.ep1.fr

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Original subtitles

LE CHIEN DES BASKERVILLE

D'après le roman de Sir Arthur Conan Doyle

Premier épisode

Ça va ?

Watson, que pensez-vous d'elle ?

Comment savez-vous ce que je fais ? Avez-vous des yeux derrière la tête !

Pas du tout, mais devant moi, il y a une cafetière en argent poli.

À James Mortimer, M.R.C.S.

ses amis du C.C.H. 1884.

Nous avons eu la malchance de le manquer, et ignorons le but de sa démarche.

Nous devrons prêter une attention particulière à ce souvenir.

Examinez cette canne...

et essayez de décrire son propriétaire, je vous écoute !

Je pense que ce Dr Mortimer est...

un médecin d'un certain âge, aisé et respecté...

par tout le monde, comme en témoigne le geste de ses amis.

Bien, très bien !

D'ailleurs, je pense que c'est...

un médecin de campagne...

et qu'il doit effectuer de long parcours à pied.

Très bon raisonnement.

D'autre part, il y a d'écrit : « De la part de ses amis du C.C.H. » !

Je pense qu'il doit s'agir d'un club,

un club de chasse,

auquel il a fourni une assistance médicale.

Et en remerciement il a reçu ce petit cadeau.

En vérité, Watson, vous vous êtes surpassé !

Il y a peu de gens sans talent, qui ont une capacité remarquable

pour le stimuler chez les autres, je vous suis redevable, mon ami.

Rien ne m'a échappé ? J'espère n'avoir rien oublié d'important.

Hélas, mon cher Watson,

la plupart de vos conclusions sont erronées.

Cet homme exerce en dehors de la ville, et il doit faire ses visites à pied.

- Alors j'avais raison... - À cet égard, oui.

Je dirais qu'un cadeau fait à un médecin provient plutôt d'un hôpital,

et les lettres « C.C. » placées avant « Hospital »

le nom « Charing-Cross » saute à l'esprit.

Vous avez peut-être raison...

Supposons...

quelles conclusions peut-on en tirer ?

Vous connaissez mes méthodes, utilisez-les !

La conclusion est claire, avant de partir à la campagne,

cette personne exerçait à Londres.

Un homme bien établi avec une clientèle en ville

n'abandonnerait pas son poste pour celui de médecin de campagne.

Et il est parti...

il y a cinq ans, regardez la date sur la canne.

Ainsi, votre respectable docteur s'est évaporé, et à sa place apparaît...

un homme d'une trentaine d'années, aimable, sans ambition, distrait,

et qui possède un chien.

« Mortimer, James, M.R.C.S. 1882,

Grimpen, Dartmoor, Devon...

interne en chirurgie de 82 à 84...

à Charing-Cross Hospital !

Et le chien ?

Il a été dressé à porter la canne derrière son maître.

À en juger par la distance entre les marques,

ces mâchoires sont trop larges pour un terrier

et trop étroites pour un mastiff.

Il est possible que... bien sûr, un épagneul à poil bouclé !

Mon cher ami...

comment pouvez-vous en être aussi sûr ?

Pour la simple raison que je vois un chien devant notre porte,

et que son maître vient de sonner. Voici, la minute de vérité !

Vous entendez des pas dans l'escalier,

mais vous ignorez s'ils entrent dans votre vie

pour un bien ou un mal.

Qu'a donc le docteur James Mortimer, homme de science,

à demander à Sherlock Holmes, spécialiste du crime ?

Entrez !

Ah, je ne me souvenais plus où je l'avais laissé,

ici ou à la compagnie maritime, la perdre aurait été terrible !

- Un cadeau du Charing-Cross hôpital ? - Oui, un cadeau pour mon mariage.

- Comment allez-vous ? - Peu importe, Docteur James Mortimer.

Oui, vous avez raison, Sir !

Vous êtes perspicace, Mister Sherlock Holmes.

- Voici mon ami, le docteur Watson. - Enchanté, Sir.

Mister Holmes...

Je ne m'attendais pas à ce que vous ayez un crâne aussi allongé,

et des arcades sourcilières si développées.

Permettez-moi de toucher vos bosses pariétales...

Ah, non, merci !

Je suppose, Sir, que vous m'avez honoré de votre visite hier et aujourd'hui,

pas seulement pour examiner mon crâne ?

Non, Sir, vous connaissant comme le deuxième expert européen...

Oh, permettez-moi de vous demander qui a l'honneur d'être le premier ?

L'œuvre de Monsieur Bertillon paraît sans rivale

à un esprit féru de précision scientifique.

Alors pourquoi ne pas vous tourner vers lui ?

J'ai dit, « à un esprit féru de précision scientifique »

mais en pratique, vous n'avez pas d'égal.

- J'espère, que par inadvertance, je... - À peine, Sir !

Docteur, vous devriez me dire de quoi il s'agit

et ce que vous attendez de moi.

- J'ai un manuscrit dans ma poche... - Je l'ai vu dès que vous êtes entré.

Il est très ancien...

Du début du XVIIIe siècle, sinon c'est un faux.

- Comment savez-vous cela, Sir ? - Lorsque vous me parliez,

j'ai aperçu le bord de ce manuscrit.

Je le situe vers l'an 1730.

La date exacte est 1742.

Ce document de famille m'a été confié par Sir Charles Baskerville,

Dont le décès subit et tragique, il y a trois mois,

a suscité beaucoup d'émotion dans le Devonshire.

J'étais non seulement son médecin mais aussi son ami.

C'était un homme à l'esprit solide, sagace et pratique.

Il prenait ce document au sérieux et s'attendait à une fin tragique.

- C'est une sorte de relation... - Vous êtes venu pour cela ?

C'est la relation d’une légende qui a cours chez les Baskerville.

L'affaire ne tolère aucun retard.

Le manuscrit est très court et est directement lié à l'affaire.

Avec votre permission, je vous le lirai.

La légende raconte l'histoire d'Hugo Baskerville,

qui vécut au XVIIe siècle.

En toute justice, il peut être appelé un homme impie...

profanateur et sauvage.

Une nuit...

il enleva une jeune fille et l'enferma à Baskerville Hall,

la retenant par la force.

Mais elle s'échappa.

Quand Hugo vit que la cage était vide...

et que l'oiseau s'était envolé,

ce fut comme si un démon s'était emparé de lui.

Il jura à haute voix de donner son corps et son âme aux forces du mal,

s'il parvenait à rattraper la fugitive.

Il sortit du château...

il sella la jument noire, déchaîna les chiens...

et leur fit renifler un foulard perdu par la jeune fille,

la meute en aboyant la prit en chasse sur le marais éclairé par la Lune.

Hugo retrouva la fugitive...

au milieu d'une clairière...

elle gisait morte...

de peur et d'épuisement.

Les amis d'Hugo qui l'avaient suivi quand ils le rejoignirent...

découvrirent une terrible apparition :

Au-dessus d'Hugo se dressait, une énorme bête ressemblant à un chien.

Et ce monstre devant leurs yeux déchiqueta la gorge d'Hugo Baskerville,

puis tourna sa gueule ensanglantée vers eux,

et les regarda avec des yeux de braise.

L'un d'eux, dit-on,

mourut cette nuit-là, n'ayant pu supporter ce qu'il avait vu.

Et bien ?

À votre avis, est-ce inintéressant ?

Intéressant pour les amateurs de contes de fées.

Mais la mort d'Hugo Baskerville

est inhabituelle et n'a rien d'un conte.

Mister Holmes,

mon ami Charles croyait en cette légende...

il a été lui aussi victime de ce même sort.

Ensuite...

que s'est-il passé ?

Dans ce journal...

un article relate la mort de Sir Charles.

Sir Charles avait réalisé des opérations

très fructueuses en Afrique du Sud.

Malgré sa grande fortune, il vivait très modestement...

le personnel consiste en un couple,

les Barrymore, le mari comme majordome...

et son épouse, comme bonne.

Sir Charles depuis quelque temps...

souffrait d'une maladie cardiaque.

Mister Holmes...

je n'avais jamais rien vu de tel...

depuis que je pratique, que le visage de sir Charles...

il a été victime...

du chien fantôme des Baskerville,

et vous pouvez me croire.

Mais l'article dans le journal

de dit rien des traces laissées par le chien !

Vous pensez qu'il est mort de peur ?

Qu'y a-t-il eu de si effrayant cette nuit-là ?

Cette nuit-là, rien, rien qui aurait pu causer cela.

Décrirez l'endroit où cela s'est passé ?

J'ai une photo des lieux, je l’attrape.

Faites voir !

Ici, dans cette allée.

Le journal dit que lorsque sir Charles est mort, vous étiez à Londres.

Comment expliquez-vous cela ?

Le majordome Barrymore,

qui a trouvé le corps de Sir Charles m'a aussitôt envoyé le cocher Perkins.

Je suis arrivé à Baskerville Hall rapidement...

au plus tard une heure après.

À minuit, Barrymore, en contournant le manoir,

trouva son maître au bout de l'allée, près du portillon.

Barrymore m'envoya immédiatement chercher.

La mort a été provoquée par une crise cardiaque.

L'autopsie a confirmé une maladie cardiaque ancienne.

C'est la cause de la mort de Sir Charles Baskerville.

Vous m'avez présenté un cas qui n'est certes pas dénué d'intérêt,

est-ce tout ce qui a été rapporté sur la mort de Sir Charles ?

- En effet ! - Alors, parlez-moi des autres !

Je ne sais pas trop quoi ajouter...

mais il y a quelque chose...

l'endroit est assez désert là-bas,

seul Mister Frankland, un homme étrange...

excentrique, habite dans les environs...

et Mister Stapleton, un naturaliste.

Une fois sur les lieux de ce terrible malheur...

J'ai suivi les traces de sir Charles...

dans toute l'allée des ifs, Mister Holmes,

et, pour terminer,

j'ai soigneusement examiné le corps.

Mister Holmes, vous devez me croire !

Continuez !

Sir Charles était allongé sur le sol, les bras écartés...

les doigts enfoncés dans le sol.

Il n'y avait...

aucune trace de violence, et Barrymore a affirmé...

qu'aucune empreinte n'était visible sur le sol près du corps.

Mais à proximité du corps, il y avait...

des empreintes...

fraîches et nettes !

Des empreintes de pas ?

Des empreintes de pas !

D'homme ou de femme ?

Mister Holmes...

c'étaient les empreintes des pattes d'un chien énorme !

D'un chien ?

Je n'en avais jamais vu d'aussi grandes de toute ma vie !

Vous les avez vues ?

- Comme je vous vois ! - Et vous n'avez rien dit ?

- Pourquoi faire ? - Nul autre ne les a vues ?

Elles étaient à vingt yards du corps...

Montrez-moi où vous avez trouvé le corps.

- À vingt yards d'ici ! - Et pas de traces ailleurs ?

- Je n’en ai pas vues ! - Y en avait-il près du corps ?

- Non ! - Quel temps faisait-il ?

- Humide, glacial ! - Mais il ne pleuvait pas ?

- Non ! - Faites voir !

Les traces étaient-elles...

- du même côté, près du portillon ? - Oui !

Très intéressant ! Était-il fermé ?

- Fermé, et cadenassé ! - Quel est sa hauteur ?

Quatre pieds !

- Alors, on peut passer par-dessus. - Oui !

Et Sir Charles, apparemment, est resté là cinq à dix minutes.

Comment le savez-vous ?

La cendre de son cigare est tombée deux fois.

Excellent !

C'est le genre d'assistant dont nous avons besoin, Watson.

- Y avait-il des empreintes ? - Seulement les traces de Sir Charles.

Si j'avais pu voir ça moi-même !

Voilà une affaire extrêmement intéressante.

J'aurais appris tant de choses,

tout est effacé par la pluie, piétiné par les sabots des paysans.

Oh, Docteur Mortimer, Docteur Mortimer !

Pourquoi ne m'avez-vous pas appelé tout de suite ?

Quelle erreur !

Il existe un domaine...

où le détective le plus astucieux et le plus expérimenté est impuissant.

Voulez-vous dire que nous avons affaire au surnaturel ?

- Je n'ai pas dis cela... - Mais pensé ?

J'ai découvert que certains habitants, avant la mort tragique de sir Charles,

avaient vu une étrange créature errant dans les marais.

La description était celle du démon des Baskerville :

Un terrible spectre, rougeoyant d'une taille extravagante.

Tous ceux qui l'ont vu l'affirment d'une seule voix.

Les gens décrivent le monstre, reprenant presque mot pour mot,

la description du chien mentionnée dans la légende.

Croyez-moi, Mister Holmes, la terreur règne dans tout le district,

et personne ne s'aventure la nuit dans les marais.

Et vous, un homme de science,

croyez qu'il s'agit d'un phénomène surnaturel ?

Je ne sais que croire.

Jusqu'à présent, j'ai limité mon activité aux limites de ce monde.

Modestement, je combats le mal, mais là...

m'attaquer au géniteur même du mal

sera peut-être trop présomptueux de ma part.

Admettez que les traces sont des choses bien réelles.

Le chien, mentionné dans la légende,

était suffisamment réel pour égorger un homme.

Et pourtant, c'était une bête démoniaque.

Je vois que vous êtes passé du côté des mystiques.

Alors dites-moi, si vous partagez ce point de vue,

pourquoi voulez-vous que j'enquête sur de la mort de Sir Charles,

si vous me dites en même temps que cela est inutile ?

Je ne vous ai rien demandé de tel !

Alors comment puis-je vous aider ?

Je parle en tant qu'exécuteur testamentaire de sir Charles.

Dites-moi ce que je devrais faire avec sir Henry Baskerville.

Il dirigeait une ferme au Canada,

il arrivera à la gare de Waterloo dans exactement...

une heure et quart.

Alors, Mister Holmes... que dois-je faire de lui ?

- Il n'y a pas d'autres prétendants ? - Non !

Le second frère de sir Charles, le père d'Henry, est décédé jeune.

Le cadet, Rodger...

était considéré comme le mouton noir.

Il dut quitter l'Angleterre et fuir en Amérique centrale,

où il mourut en 1876 de la fièvre jaune.

Sir Henry est le dernier des Baskerville.

Pourquoi n'irait-il pas dans le domaine de ses ancêtres ?

Mais tous les Baskerville qui y ont vécu sont morts tragiquement.

Mais si votre théorie du surnaturel est exacte,

Sir Henry peut mourir à Londres aussi bien que dans le Devonshire,

Il est difficile d'imaginer un démon avec un pouvoir aussi local.

Que faire, Mister Holmes ?

Que conseillez-vous ?

Je vous conseille, Sir, de prendre un fiacre...

d'emmener votre épagneul qui pleure devant la porte,

et de vous rendre à la gare accueillir sir Henry Baskerville.

Je vous serais très obligé de venir ici, avec lui, demain matin à dix heures.

Très bien, Mister Holmes.

Au revoir, Gentlemen !

Une dernière question, Docteur Mortimer !

Vous dites qu'avant la mort de sir Charles

plusieurs personnes ont vu cette apparition sur la lande ?

- Oui ! - Et depuis sa mort ?

- Non ! - Merci, passez une bonne journée.

Oh, oh, Docteur !

Ah !

Merci !

- Une affaire étrange ! - Splendide !

C'est vrai, très étrange.

- Vous sortez, Watson ? - À moins que je puisse vous aider.

Non, mon ami, c'est au moment de passer à l'action que j'en ai besoin.

À bien des égards cette affaire est tout simplement sensationnelle.

Lorsque vous passerez devant Bradley,

dites-lui de m'envoyer une livre de son tabac le plus fort.

Essayez de ne pas revenir avant ce soir,

je vous ferai part de mes impressions sur l'énigme...

demain matin.

Bonjour, Watson, vous vous êtes enrhumé ?

Non, c’est cette atmosphère viciée.

Ouvrez la fenêtre, alors !

Hier, vous n'avez pas bougé de la journée ?

Si, j'ai visité le Devonshire.

- Par l'esprit ? - Exactement !

Ici, c'est Baskerville Hall,

là, l'allée des ifs !

Ces habitations, le hameau de Grimpen, où se trouve le cabinet de Mortimer.

Peu d'habitations dans un rayon de cinq miles,

Là, la demeure du naturaliste Stapleton.

- Lefter Hall, je vois le nom. - Là, deux fermes isolées,

et à 14 miles d’elles, la prison de Princetown...

Dartmoor !

Et entre ces îlots et autour, la lande désolée, sinistre, inhabitée.

Un drame a eu lieu ici et où il nous faudra en éviter un autre.

Certes, l'endroit est sauvage.

Oui, si le diable voulait intervenir dans les affaires humaines...

Alors, vous aussi, vous songez à une cause surnaturelle ?

Les suppôts du diable peuvent être de chair et de sang, non ?

Fermez la fenêtre si cela ne vous dérange pas.

Curieusement, à mon avis, la fumée du tabac

contribue à faire ma force !

J'ai réfléchi à cette affaire toute la journée.

- Et qu'en dites-vous ? - L'histoire est surprenante !

Le changement des empreintes de pas, comme l'a signalé...

- Barrymore ! - Oui !

Comme si Sir Charles avait marché sur la pointe des pieds...

étrange attitude...

pourquoi une personne ferait ça ?

Absurde ! Il ne marchait pas, il courait !

Il fuyait à toute allure,

jusqu'à ce que son cœur en éclate et qu'il tombe raide mort.

- Il fuyait, mais devant quoi ? - Voilà le problème !

Il était si effrayé qu'il a fui vers la lande.

Si je ne me trompe pas, il fuyait dans l'allée des ifs,

mais en s'éloignant du manoir.

- C'est le Dr Mortimer ! - Faites entrer nos visiteurs.

Bonjour, voici Sir Henry Baskerville.

- Le Dr Watson ! - Enchanté !

Mister Sherlock Holmes !

C'est donc vous !

Le plus curieux, Mister Holmes,

si mon ami ne m'avait pas proposé de vous rendre visite,

je serais venu de moi-même.

On dit que vous êtes en mesure de résoudre différents rébus,

et je viens d’en rencontrer un ce matin que je ne peux pas comprendre.

Asseyez-vous ! Vous venez d'arriver à Londres ?

Apparemment, quelqu'un s'est moqué de moi,

car ce matin j'ai reçu cette lettre.

Charing Cross, postée la veille au soir.

Quelqu'un savait-il que vous séjourneriez à l'hôtel Northumberland ?

Personne, nous l'avons décidé après notre rencontre.

Mais vous étiez descendu là-bas ?

Non, je réside chez des amis.

Nul ne pouvait savoir que nous irions à cet hôtel.

Watson, regardez ceci !

« Si vous tenez à votre vie et à votre...

raison...

éloignez-vous de la...

lande » !

Les lettres ont été découpées dans le Times.

Comment le savez-vous, Mister Holmes ?

Je suppose que vous pouvez distinguer

le crâne d'un nègre du crâne d'un eskimos ?

Bien sûr, je le peux.

Et moi je peux reconnaître les caractères bourgeois du Times.

- Quelqu'un a utilisé des ciseaux... - Des ciseaux à ongles.

L'auteur n'a laissé aucun indice,

les lettres de l'adresse sont mal formées.

Mais le Times se trouve rarement entre les mains d'un analphabète.

Notez que les mots sont collés de façon irrégulière,

certains ne sont pas alignés.

Par exemple, le mot « vie » est décalé, cela indique l'insouciance de l'auteur

et peut-être même l'excitation ou la hâte.

L'auteur craignait-il d'être...

interrompu...

et par qui ?

Ce ne sont que des suppositions, Mister Holmes.

Vous appelez bien sûr cela des suppositions,

mais je suis quasiment certain que l'adresse a été écrite dans un hôtel.

- Pourquoi pensez-vous cela ? - La plume a crachoté deux fois,

et on a dû la tremper trois fois dans l'encrier

pour écrire une adresse aussi courte.

Les plumes sont en mauvais état souvent dans les hôtels,

oui, je suis sûr que si nous pouvions inspecter...

toutes les corbeilles à papier des hôtels proches de Charing Cross

nous trouverions les restes du Times et l'auteur de ce singulier message.

Qu'est-ce que cela...

Quoi ?

Non, rien !

Le papier n'a aucune marque.

Maintenant...

Sir Henry...

dites-moi si quelque chose d'inhabituel

est survenu depuis votre arrivée à Londres.

Vous voulez dire si j'ai remarqué si on me suivait ?

Mais pourquoi m'aurait-on suivi ou surveillé ?

Laissez-moi le temps d'y réfléchir, n'avez-vous rien remarqué ?

Rien, Mister Holmes, j'ai seulement perdu une chaussure.

Comment ?

La perte d'une chaussure me semble sans intérêt.

Vous avez perdu une chaussure ?

Mon ami, à quoi bon ennuyer Mister Holmes pour cette bagatelle !

- Mais ça sort de la routine ! - Exactement !

Chaque détail m'intéresse, même ridicule.

Comment est-ce arrivé ?

Hier soir, j'ai mis mes chaussures devant la porte

et ce matin, il n'en restait qu'une.

Je n'ai jamais réussi à obtenir une réponse cohérente du cireur.

Je les avais achetées la veille, et je n'ai même pas pu les porter.

Pourquoi les avez-vous donné à cirer.

Elles sont marron, j'ai demandé de les cirer en noir.

S'il s'agit d'un vol, cela n'a aucun sens...

ou peut-être que tout cela est beaucoup plus sérieux.

Je pense, Mister Holmes, qu'on retrouvera bientôt cette chaussure.

- Vous soupçonnez quelque chose ? - Oui !

Sir Henry, avez-vous l'intention d'aller à Baskerville Hall ou pas ?

Bien sûr j'avais entendu parler du chien quand j'étais enfant.

Je n'avais jamais pris au sérieux cette histoire de famille.

Quant à la mort de mon oncle,

je ne peux toujours pas me décider

faut-il contacter un prêtre ou un policier ?

Quoi qu'il en soit, ma réponse sera la suivante :

Ni le Malin, ni les hommes ne m'empêcheront de rejoindre

ma demeure ancestrale.

Excellente décision !

Sir Henry, et vous Docteur Mortimer vous devriez rentrer au Northumberland.

- Nous nous reverrons plus tard. - Dites-moi à quelle heure.

À deux heures, cela vous va-t-il, Watson ?

- Parfaitement ! - Alors, comptez sur nous !

Doit-on appeler un fiacre ?

Je préfère marcher, cette affaire m'a un peu étourdi.

- Je vous accompagne ! - À deux heures !

À deux heures !

- Habillez-vous, Watson, vite ! - Quoi ?

- Ne perdez pas une seconde. - Holmes, que se passe-t-il ?

Plus vite, nous pouvons découvrir qui est notre homme,

nous devons voir qui les surveille !

- Où pouvons-nous trouver un fiacre ? - Cocher !

- Attention ! - Qui est cet homme ?

Cocher !

Vous voyez ce fiacre ? Suivez-le !

Nous devons rattraper ce fiacre et voir qui c'est.

Watson, Watson, nous avons affaire à un homme intelligent

mais aussi très dangereux.

- Qui est cet homme ? - Je n'en ai aucune idée.

Un espion ?

Quelqu'un suit Baskerville depuis son arrivée à Londres.

J'en ai conclu

que l'on continuerait à le suivre et j'ai surveillé la rue.

- Un fiacre, oui, je me souviens. - Exactement !

- On l'a perdu ! - Cocher !

Conduisez plus vite !

Dommage, nous n'avons pas relevé son immatriculation.

Watson, j'ai beau être maladroit,

mais n'imaginez tout de même pas que je n'ai pas relevé son numéro : 2704.

Plus vite, cocher, plus vite !

Nous devons avertir Sir Henry,

avant qu'il ne soit trop tard !

® Le 10/07/2019

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