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Pas question ! J'ai besoin de la Royal Air Force.
Nous craignons un raid a�rien � tout moment.
Apr�s la d�b�cle � Dunkerque,
nous devons renforcer notre propre arm�e.
On a perdu presque 20 000 hommes, sans parler des prisonniers.
Nous ne pouvons pas mettre en p�ril le Royaume.
Que pr�pare Hitler selon vous ?
Je crains que ce soit impossible.
Nous ne pouvons vous garantir
que le maintien de la 51e division �cossaise.
Et d'ici peu de temps, une division canadienne.
Monsieur le Premier ministre, c'est une urgence.
Je comprends votre d�sarroi.
Ne doutez ni de mon soutien, ni de mon affection pour votre pays.
Mais pour l'instant, je suis aussi le leader
d'une nation plut�t isol�e
et en passe de subir un terrible choc.
On ne peut pas laisser l'ennemi s'emparer de votre flotte
et l'utiliser contre nous.
Monsieur le Premier ministre.
Aux Affaires �trang�res, nous travaillons
sur un plan sans pr�c�dent afin de fusionner nos deux nations.
Plus de fronti�res,
une arm�e unique
et une destin�e commune.
Nos deux nations r�unies en une seule.
Bien triste perspective
pour notre Royaume, Monsieur l'Ambassadeur.
J'ai bien du mal � croire � une id�e aussi farfelue.
Mais j'y vois un avantage.
Monsieur,
souhaitez-vous vraiment lier notre vieux Royaume,
dont les forces et territoires sont intacts,
� une nation � genoux ?
Ne serait-il pas opportun
de traiter avec Hitler et de mettre fin au conflit ?
Nourrir le crocodile en esp�rant �tre le dernier croqu�,
ce n'est pas ce que j'appelle
une politique �trang�re, Lord Halifax !
Et vous, Amiral ?
Seriez-vous pr�t � fusionner
avec ce qu'il reste de l'arm�e fran�aise ?
Ce qui nous pr�occupe,
c'est la flotte fran�aise. - Pour l'instant, elle est intacte.
Entre nous,
j'ai bien du mal � imaginer les amiraux fran�ais
mettre de c�t� leur aversion naturelle pour nous,
et ob�ir aux ordres de la Royal Navy.
La Marine fran�aise ob�ira aux ordres.
J'ai personnellement la certitude
que la France va nous entra�ner dans sa chute.
Elle doit affronter son destin. Et nous, le n�tre.
Mais la France n'est pas qu'un alli�
de papier ou de trait�.
La France et l'Angleterre sont les seuls pays
� ne pas avoir succomb� � la dictature.
L'Italie ? Dictature.
L'Espagne ? Dictature.
L'Allemagne ? Dictature.
Nous sommes les derniers pays
� penser que la d�mocratie et la libert�
sont les pierres angulaires de tout progr�s humain
dans une soci�t� moderne.
Nous sommes les derniers � pouvoir r�sister
face � la haine
et � la barbarie.
Alors,
qu'attendons-nous ?
Serrons-nous les coudes
et joignons nos forces !
Vous avez une tr�s belle demeure, Madame.
Une fois encore, nous ne pouvons compter que sur nous-m�mes.
Il fut un grand chef militaire.
� l'�poque, il n'aurait pas rendu les armes.
Votre essai, Le Fil de l'�p�e,
lui �tait d�di�, n'est-ce pas ?
Mais aujourd'hui, il trahit nos accords.
Je vous le confirme.
Je ne vois personne derri�re vous.
�a pourrait �tre une mort diplomatique. La France est notre alli� !
Et je dois maintenir le dialogue tant que possible.
Vous �tes seul.
Et je vous reconnais, m�me seul.
Je plaiderai pour qu'on vous entende. Sans garantie.
Mes ministres sont plut�t frileux.
Vous savez ce qui d�coulera de ce discours ?
Une solitude absolue.
Celle o� votre pass� ne compte pour rien
et o� votre avenir ne sera que n�ant.
Allez, les gars ! Plus vite !
Faut tout d�truire !
Br�lez tout !
C'est pas l'heure du th� ! Allez les gars ! Allez !
Ne laissez rien aux Allemands !
O� allons-nous ?
L� o� Dieu voudra bien nous mener.
All�, Mademoiselle ? Je voudrais un num�ro en France.
C'est en Bretagne.
Carantec, 6-1-4-6, s'il vous pla�t.
Les lignes sont coup�es en France.
Comment ?
Les lignes sont coup�es en France.
Oui.
Bien s�r.
Je lui transmets de suite. Entendu. Pour ce matin. � plus tard.
G�n�ral de Gaulle. Je suis attendu.
Personne ne peut entrer, monsieur.
Laissez-les passer. Ils sont avec moi.
Le cabinet de guerre a fait marche arri�re. Certains craignent
que le gouvernement fran�ais ne consid�re votre discours
comme une d�claration de guerre.
C'est le cas !
Je vous demande un peu de patience.
Churchill est sur le coup.
G�n�ral Spears � l'appareil.
Allez-y doucement ! �a va aller.
Il nous faut de l'eau. Maintenant !
Mesdames et messieurs,
ici votre capitaine.
Ne bougez pas.
N'allumez aucune lumi�re.
Restez calmes et silencieux.
L'aviation allemande est encore dans la zone.
Du calme ! Restez calmes !
Reste calme.
Monsieur.
Un t�l�gramme pour vous.
Merci.
�coutez-moi.
Les soldats � droite,
les civils
� gauche.
S'il vous pla�t, pas de d�bordement. Respectez la file.
Pr�parez vos papiers ou vos identifiants militaires.
Les soldats � droite,
Les civils � gauche.
On va vous servir de la soupe.
Je r�p�te, les soldats � droite...
Allez, d�p�chez-vous !
Plus vite !
Les civils...
Monsieur. On ne veut pas rester ici.
- On veut aller en Afrique du Nord. - Tous les navires restent � quai.
Un seul est pr�vu demain, pour New York.
En attendant, faites la queue.
Les civils sur la droite. On va vous servir de la soupe.
Avancez, s'il vous pla�t.
Pr�parez vos papiers.
Merci.
Messieurs, reculez.
Madame, avancez s'il vous pla�t.
Je comprends. Merci, Monsieur.
Pardonnez-moi.
D�sol�e.
UN G�N�RAL FRAN�AIS D�CLARE : "NOUS FINIRONS PAR GAGNER"
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