All language subtitles for 1971.Boulevard du rhum (fr)

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Original subtitles

Dépêchez-vous. On va mouiller bientôt.

Mets-en deux de plus, sinon il y aura de la casse.

Pedro, un coup d'aiguille, là.

S'il y a un problème, on passe vite fait chez les Mex.

On peut mouiller.

Les gars, allez-y, mouillez.

Vous êtes un beau salaud, monsieur.

Je suis poli, capitaine. C'est tout.

Quand une femme frappe à ma porte, je lui ouvre.

Surtout quand elle est aussi jolie que la vôtre.

Remettez le cap.

Un beau salaud de Frenchy, voilà ce que vous êtes.

Salaud de Frenchy italien.

Vous attendez quoi ? On ne va pas y passer la nuit.

Occupe-toi de la barre. Vite.

Virez la camelote.

Mettez la gomme. On les a au cul.

Fantastic! Come on, boys.

- Let's get it over with! Fire at will!

Oh !

Hé…

Attention. C'est mon petit dernier.

Chut.

"Général" ? Moi ?

Général, tu veux gagner de l'argent ?

Mucho dinero.

Ceux qui tirent,

ils misent 500 dollars chacun.

J'éteins la lumière, et on compte jusqu'à 10.

Pendant ce temps, dans le noir, l'aveugle va où il veut.

Sans faire de bruit, surtout. Comme ça.

Ils ne peuvent plus savoir où tu es.

Alors ils tirent n'importe où, et toi, tu empoches les mises.

Et celui qui vient de sortir ? C'est un coup de pas de chance.

Alors, pourquoi tu ne le fais pas, toi ?

Un aubergiste, ça n'a pas l'habitude des balles comme un général.

Eh bien, le général, lui, il préfère faire la vaisselle.

Musique mexicaine.

Ça peut rapporter combien ?

IIs sont dix Américanos, et très, très riches.

Ça fait 5000 dollars la passe.

Fous comme ils sont, tu peux faire 3 passes sans risque.

15000 dollars, général. 15000 dollars pour votre révolution.

On y va.

C'est mon cousin Enrique,

le muet.

Faudrait savoir. Il est muet ou il est aveugle ?

Il a du cœur, Enrique, et de la tête.

Pour moi, ça sera la tête. Et vous ?

- N'aie pas peur, Enrique.

Ce sera sans douleur.

Je prends 500 $ pour les frais d'arbitrage.

Prêts, señores ?

PRÊTS.

READY.

Quand vous voudrez.

Tu parles drôlement bien, pour un Mexicain muet.

Puisque ce garçon dit qu'il est muet et mexicain,

c'est qu'il est muet et mexicain.

Quand vous voudrez, monsieur.

Je vous attends.

- We'll get him next time.

- Bravo, monsieur.

Alors, Enrique, tu continues ?

- Prêts, señores ?

Bien joué, monsieur.

Après un coup pareil,

vous pouvez vous retirer avec les honneurs.

En place.

Tu es prêt, général ?

Prêts, señores ? PRÊTS.

20000 $, général.

20000 $. I! faut s'arrêter, maintenant.

Terminé, Enrique ?

Prêt, messieurs.

OK.

Ça suffit comme ça.

Dis donc, je crois que je n'ai jamais vu un sabot pareil.

- Nationalité ?

Nicaragua.

On connaît le skipper ?

Attends.

C'est Cornélius.

Jerry, c'est Cornélius.

Hein ?

Sans barbe.

Le vieux Corny en chair et en os.

Jazz.

Señora…

J'en ai stoppé six pour l'avoir, mon bateau.

Là, là, ici, là, là…

et une qui m'a fait une coupe de cheveux.

C'est pour ça que j'aime bien la Lady de mon cœur.

T'avais la baraka. Pourquoi t'as pas continué ?

Parce que j'étais dans les pommes.

Onze fois.

Il faut le faire, quand même, non ?

Tu pars lieutenant avec Deutsch Piet,

tu tombes à la baille, on ne te voit plus pendant 6 mois,

et tu reviens capitaine.

Et même armateur.

Cantacas a raison.

T'es un petit veinard.

Tu veux dire quoi ?

Ceux qui sont saufs sont au bagne à Atlanta,

avec Deutsch Piet.

Mais toi, tu sais nager.

Voilà ce que je veux dire.

Pour que tu me dises ça, Loisel,

il faut vraiment que t'aies l'esprit bien tordu.

Vous êtes fous, tous les deux.

T'as raison.

Faut être cinglé pour faire l'aveugle.

Vous devriez retirer ça, Loisel.

Laisse tomber.

El commandor a raison.

Retire.

Mettons que j'aie rien dit.

C'est ça. Mais t'en penses pas moins.

Et t'es pas le seul.

On ne pense pas quoi que ce soit. Asseyez-vous.

Merci.

Vous savez tout. Je vais me coucher.

Musique.

Hé, Corny !

Je vous attends demain chez moi pour le thé…

et peut-être pour le week-end.

Pourquoi pas ?

Regardez ça, les gars.

- On dirait que l'oiseau des Îles

a des vues sur Kingston.

Au revoir, mademoiselle Diana.

Tiens, full aux as. Tu dois être malheureux en amour.

Salut, Mike.

Dis donc.

On se demandait… Tu tiens debout sans ta béquille ?

J'en sais rien. J'ai pas encore essayé.

Tiens, ça a l'air d'aller. Pas mal.

Diana et moi sommes ensemble.

Tu comprends ?

Ah, c'est ça ?

Tu dois la fatiguer un peu trop.

Ou alors pas assez.

Arrêtez.

Pas de ça. C'est ma tournée.

Du rhum pur.

C'est pas tôt ?

Non, non.

D'accord.

Ça, c'est pas régulier.

Comme ça, on est à égalité.

Alors, t'es prêt ?

Diana pour le meilleur aux 24 verres.

Prêts ?

Partez.

Santé.

- Match nul, on dirait.

Attends, attends. C'est pas joué.

King Kong vainqueur.

C'est un gangster dont les clients ont le palais fin.

Et c'est rubis sur l'ongle.

Et la marchandise, c'est quoi ? Whisky, uniquement.

Et le vendeur ? Denisetti.

Il en veut 50000.

Combien tu peux mettre au compte, toi ?

La moitié. Et encore…

Denisetti peut faire crédit sur l'autre moitié.

25000 à 7 %.

Évidemment, en cas de pépin, tu es couvert par notre syndicat.

OK ? Il faut pas être difficile.

Bon.

Tu charges ici, à Kingston, dans 48 heures.

Tu sais déjà où on va mouiller ?

À peu près dans ces zones-là.

Du côté de la baraterie.

Remus te donnera des précisions.

Je te remercie d'avoir pensé à moi.

C'est normal.

Tu fais toujours partie des nôtres.

Tu ne me fais pas trop confiance ?

Et pourquoi pas ? Parce que tu sais nager ?

Il faut que tu dérouilles tes galons. Un verre ?

Je ne peux pas. J'ai un rendez-vous.

T'es sapé comme un prince, dis donc.

Je prends le thé avec la Dominicaine.

Lait ou citron ?

Piano et tambour.

Musique douce.

Tambour.

Piano et tambour.

Wilky !

Wilky !

Wilky !

Ah, Wilky..

Rassemble les gars. On part.

- Mais on n'a pas encore chargé.

- On ne charge plus.

Une place.

Tambour.

Tambour et piano.

Musique douce.

Vous pouvez charger dès ce soir ?

Pas de nouvelles de King Kong ?

Non.

Vous me proposez son contrat ?

Vous pouvez ou non ?

Si Denisetti fait toujours 25000 a7%,

couvert par le syndicat,

je suis d'accord.

Les conditions n'ont pas changé.

Alors, pourquoi pas ?

- Capitaine Van Zeelinga ?

Voulez-vous monter, s'il vous plaît ?

C'est un ordre d'expulsion, capitaine.

Excusez-moi.

Et pourquoi ?

Vous me posez trop de questions.

Tu travailles avec les flics ?

Dans mon métier, il faut avoir des relations.

Moi, je m'en balance.

Ton papier, tu peux en faire un sous-cul.

J'ai pris la liberté de faire pousser les feux.

Tu appareilles dans 10 minutes.

Moi, je pars ? Et dans 10 minutes ?

Alors là, ça m'étonnerait.

C'est gentil, chez toi.

Loisel a sauté.

C'est lui qui avait repris ton contrat.

Personne ne s'en est tiré ?

Ce qu'on sait, c'est qu'il y a eu le feu à bord.

Après… volatilisé.

Le torchon brûlait pas mal, entre Loisel et toi.

Du coup, l'histoire de Deutsch Piet est remontée à la surface.

Et toi, qu'est-ce que t'en penses ?

Qu'est-ce que tu fous à Colôn ?

Ben, quoi ? Ça peut arriver, non ?

Quais.

Mais tes gars, eux, ils se répandent en ville.

Et ils jouent aux dames avec de vraies dames.

Ce petit jeu-là, ça s'arrose,

ça rend bavard.

Et ici, dans la zone du canal, ça grouille de fédé.

Je ne peux plus laisser aller.

Ça devient dangereux pour tout le monde.

Wilky ! Wilky ! Si, capitân.

Préparez-vous à appareiller.

Et le cap ?

Cuba, et puis Kingston.

Kingston.

"Cuba” ?

Là-bas, tu prends Le Transat.

Tu logeras au Belmont.

C'est le meilleur hôtel de La Havane.

Tu me payes des vacances ? Pas tout à fait.

Remus est là-bas. Il te fera signe à ton arrivée.

Capitaine Van Zeelinga, enchanté.

Pas mal.

Comme vous dites, capitaine.

J'attends 20000 bouteilles de cette classe-là.

Des romanée…

Un vrai trésor.

Ne vous inquiétez pas. On va dorloter vos bouteilles.

Il y a aussi les cognacs, qui ont plus de 30 ans.

130000 bouteilles millésimées.

Item, 7000 flacons d'alcool blanc.

Kirsch et framboise.

Croyez-moi, capitaine.

Vous n'étiez pas né, et moi non plus, quand on a cueilli les fruits.

Le cargo attend mes ordres

pour appareiller en direction d'Haïti.

Il mouillera dans l'anse de Mademoiselle, où vous y irez.

Pas d'objection ?

Non.

Renner vous accompagnera jusque-là pour surveiller le transbordement.

Ensuite, vous immergerez les sacs sur la côte ouest de la Floride.

Dans la baie de White Water. Je ne suis plus d'accord.

C'est pourri de gardes-côtes.

Cette nuit-là, les flics de Floride les enverront voir ailleurs.

On y a mis le prix.

Vous avez beau dire, j'aime pas beaucoup ce coin-là.

J'allonge 20000 $ tout de suite, capitaine,

plus 80000, une fois la marchandise récupérée.

Ça fait 100000 $ en tout. Bénéfice net.

Qu'en pensez-vous ?

D'accord.

Hé… La porte.

Merci.

Hé !

Mademoiselle !

Mademoiselle !

Je vous ai fait peur ?

Je vous demande pardon.

Vous lui ressemblez.

On me le dit souvent.

Alors j'en profite un peu.

Je me coiffe comme elle.

C'est pas très honnête.

Vous l'avez vue dans La Chatte humaine ?

Non.

Vous n'avez pas vu ce film ? Non.

J'en avais les larmes aux yeux.

Et La Panthère amoureuse ? Non.

Ça se passe en Afrique.

C'était elle ?

Exactement. Et elle était belle.

Belle, belle… Vous ne pouvez pas savoir.

Elle veut sauver l'explorateur, mais ça tourne mal.

On veut les jeter sur des lances.

Quelle horreur ! Attendez.

Vous savez ce qui est arrivé ? Le film prend feu.

Alors j'ai mis le cap sur Port-au-Prince.

Pourquoi ? Pour voir la fin du film.

Mais vous étiez où ? En Jamaïque.

3 jours de mer.

Ils s'en sortent,

et il veut l'emmener.

Et à un moment, il lui dit une chose formidable.

Il [ui dit : "Viens avec moi. Tu appartiens à la civilisation."

C'est beau.

Mais c'est une déesse.

Elle a son peuple, quoi.

Pour moi…

C'est quoi, ça ? Capitaine.

Capitaine Van Zeelinga. Ah ah.

Eh bien, au revoir, capitaine. J'ai été charmée de vous connaître.

Vous êtes belle.

C'est quoi, votre nom ?

Je croyais que vous aviez deviné.

Des fleurs ?

Alvarez, tu es génial.

Des orchidées.

Deux douzaines… Ça ferait trop mesquin.

Six douzaines.

Tu vas lui expédier immédiatement 6 douzaines d'orchidées.

Non, non, señor.

"Non" ?

Non. Une seule, señor. Une seule unique fleur.

Simple et pure comme votre cœur.

La fleur du vanillier sauvage.

Tu crois ?

Allô ?

Ne quittez pas, señorita. Je vous passe le señor.

Si, si, c'est la señorita.

Allons, courage, capitaine.

Oui ?

Qui.

J'ai pensé que ça vous serait agréable

de passer la soirée avec moi.

Qui.

Alors à tout de suite, capitaine.

Tu vas faire quoi, de Ronald ?

"Ronald" ?

J'en ai assez, de Ronald. Je le mets aux enchères.

À combien, la mise à prix ?

Il m'a coûté 2000 $.

Disons 1000. Il a servi.

Allez, fais le beau.

- 1050. 1100.

1450 pour voir.

Et 10 cents.

1450 et 10 cents, une fois.

1500.

Et 10 cents.

Et 10 cents, une fois.

Plus 10.

Plus 10, une fois.

2000, et on n'en parle plus.

Je vais rentrer dans mes frais.

Tu me prêtes 200 $ ? D'accord.

2000, une fois.

2200.

2200, une fois. 2200, deux fois.

3 fois. Adjugé !

Joue-moi quelque chose pour moi toute seule.

Il chante en anglais.

Tiens, ma jolie. Merci, mon chou.

J'espère que tu ne le regretteras pas.

Tambour.

Oh ! Voilà mon marin.

Capitaine ? Hou ! Hou !

Piano.

Je me suis conduit comme un idiot. Je suis désolé.

Mais pas du tout. Votre sincérité m'a touchée.

Je suis heureuse que vous soyez là.

Voici le capitaine Van Zeelinga.

Commandant du…

Zut, j'ai oublié.

La Dame de mon cœur.

Lady of my heart.

Tellement romanesque.

Et vous transportez quoi ?

- Des armes, hein ?

Des Chinois ? Des Nègres ?

- Des Cubains.

Allez, avouez.

Moi, je sais.

AH !

Des femmes.

OH !

Mais non, pas du tout.

Alors, quoi ?

Du rhum.

Je propose un toast à la Lady.

Of my heart.

Ronald, joue-nous quelque chose de gai.

Charleston.

Allons danser.

Il est à moi.

Excusez-moi, mais je ne sais pas.

Enfant gâtée. Fille à papa.

Elle est trop maigre.

Elle n'a pas de cœur.

Laisse tomber, capitaine. C'est pas ton genre.

Je reviens.

Je vous ai déjà vu quelque part.

Au cinéma, peut-être.

C'est vous, l'explorateur. C'est formidable.

Quand vous lui dites : "Tu appartiens à la civilisation."

"Je leur appartiens.

"Je suis leur reine.”

Tu danses ?

Excusez-nous.

Tango.

Vous m'avez lâchée. C'est pas chic.

Vous ne buvez pas ? Ce serait un comble.

On est choqué ?

Les 12 coups de minuit, vous connaissez ?

Un jeu. C'est à celui qui boit le plus.

Et le plus vite.

- J'aimerais mieux pas.

Capitaine…

Pour me faire plaisir.

Allez.

Bravo.

Vainqueur par abandon.

Sa maîtresse, c'est elle

Tout là-bas, tout là-bas

C'est là-bas qu'est le sel

Entre Java et Cuba C'est là-bas qu'est le sel

Sa maîtresse, c'est elle

Capitaine ?

Hou ! Hou !

Hou ! Hou !

Bien dormi ?

Dépêchez-vous. On s'en va en pique-nique.

Hé ! Le voilà.

Capitaine ! On se croyait seuls ?

C'est pas vrai.

Capitaine ! Plus vite.

On va les semer.

Allez, poussez-vous.

Musique.

Vous me faites danser ?

Je ne sais pas.

Je vais vous apprendre.

Allez.

Vous voyez ? Ce n'est pas si mal que ça.

Est-ce que, par hasard, vous seriez timide ?

Vous n'embrassez jamais les femmes ?

Bien sûr, mademoiselle. Ça m'arrive.

Et en général, vous le faites quand ?

Ben, quoi ? Allez le remonter.

Oui.

Musique rythmée.

Mesdames et messieurs,

nous sommes heureux d'avoir ce soir parmi nous

miss Linda Larue.

Je peux vous raccompagner ?

Non. C'est mieux comme ça.

Soyons sages.

Pourquoi risquer de tout gâcher ?

Je suis tellement, tellement heureuse.

Oh, la fleur de vanillier sauvage.

Bonne nuit, señor.

Ronald chante en anglais.

Pauvre capitaine.

Tu l'as encore laissé sur sa faim ?

Un jour, il te tordra le cou.

Dès que je lui touche la main, il a une crise.

Je trouve ça follement excitant.

Pas toi ?

Ah !

Vous êtes au courant ?

- Oui, oui.

J'ai peur que Tommy

laisse tomber la commande.

Si on perd Remus, on perd notre meilleur client.

Tout ça à cause de cette panthère.

Le plus beau, c'est qu'il ne l'a même pas sautée.

Vous blaguez ?

Rien. Pas ça.

Il ne lui a même pas baisé les pieds.

Le rapport d'Alvarez est formel.

Elle fait monter la pression depuis huit jours.

Elle se taille avant l'explosion.

J'ai une idée.

Orchestre.

- Un autôgrafo, un autôgrafo…

Gracias. Un autôgrafo, por favor.

"Ma belle putain frigide,

"j'en ai marre, archimarre, de ton cinéma.

"En fait de panthère amoureuse,

"tu n'es qu'une chatte asexuée.

"Ou alors prouve-moi le contraire.

"Je suis prêt à te donner ta chance.

"Ci-joint, un peu d'argent

"pour payer ton taxi et le don de ta personne.”

Mes compliments. Vous savez dire les choses.

C'est la rupture assurée.

La signature.

Voilà.

- Celle-ci me paraît bien.

Bon.

"Ma belle putain…”

Où est-il ? Je veux le voir.

Qu'il sorte de son trou !

Le señor capitaine ? Sorti, parti.

Il est allé se promener.

Moi, me traiter de "putain" ?

- Il adore se promener.

Il adore se promener !

Ah !

Ha ! Ha !

Ha ! Ha !

- Sale rat.

Sale rat ! Sale rat !

Sale rat !

Sale rat !

Sale rat.

Sale rat !

Sale rat !

Lâchez-moi !

Au secours ! Au secours !

Des ennuis ? Qui.

Et l'autre zozo ?

Ils n'ouvrent que pour la bouffe.

Oui ? Le déjeuner, monsieur.

Jerry ?

Qu'est-ce que tu fous là ? Tu te le demandes vraiment ?

Tu es un homme célèbre, tu sais.

Tu veux peut-être un autographe ?

Dis-moi… Formidable, cette lettre.

J'aurais jamais pensé à l'écrire.

C'est pas vraiment une idée à moi.

Merci quand même.

Je te présente le commodore Sanderson.

Je suis ravi.

Je suis intimidée. Vous voulez boire quelque chose ?

Je ne suis pas en service.

Je t'ai amené ton bateau.

Tu pars ou tu ne pars pas ?

Je reste.

C'est sûrement préférable.

Tu accepterais de me confier la Lady pour quinze jours ?

Tu me laisses le choix ? Non.

Tout ça est ma faute. Ne croyez pas ça.

C'est malheureusement la mienne.

Amis ?

Amis.

J'appareillerai demain matin.

Rien de spécial à signaler ?

Non. Ah, si.

Pas la peine d'essayer. Elle ne dépasse pas les 7 nœuds.

Vu. Au revoir, miss.

Vous ne déjeunez pas avec nous ?

C'est tentant,

mais c'est impossible.

Señor Renner. Wilkinson, officier en second.

Le capitaine vous attend. Permettez.

Merci.

Eh oui.

C'est moi qui ferai le voyage.

Vous êtes déçu ? Non, au contraire.

On a des problèmes, Renner, et des gros.

Le Reznor a explosé,

comme Loisel.

Les coast guards ont arraisonné le Flying Turtle.

De la malchance à ce point, je n'y crois pas.

Quelqu'un nous trahit. J'en suis sûr.

Van Zeelinga ?

En tout cas, il ne tourne pas rond.

J'ai décidé de changer le mouillage.

Prévenez Remus.

Il doit être ce soir à New Orleans.

C'est bien. Regardez.

On laisse tomber White Water,

et on mouille une journée plus au sud.

Ici, exactement.

Voilà la Lady. Il est beau, non ?

- Oh oui.

Allez, les amours à quatre pattes.

Tiens. J'arrive.

Tu dérailles ? Pourquoi ?

J'ai le droit de voyager sur mon bateau.

Allez, pousse-toi.

Descends tes malles, sinon c'est moi qui vais le faire.

C'est d'accord, c'est toi, le skipper,

mais l'armateur, c'est quand même moi.

Elle, c'est mon invitée.

Oh ! Mais non, Betty.

Tu ne vas pas pleurer ?

Essaie de comprendre. On ne part pas en croisière.

Eh ben, disons que ça sera ta subrécargue.

Elle est inscrite ainsi sur le rôle d'équipage.

Vérifie.

Bien entendu, tu la dispenseras du travail.

Adieu.

J'ai des relations, commodore.

C'est OK, Jerry ?

Qu'est-ce qu'il a ?

Il dramatise toujours. Viens, je vais te montrer la Lady.

Oh !

Oh, Corny…..

- Restez paré pour appareiller en cas de catastrophe.

Je ne veux pas voir la star sur le pont, compris ?

Ça va être coton, capitaine. Je ne veux pas le savoir.

Bien, capitaine.

- Des contrebandiers.

C'est follement excitant. Viens, on va voir.

Pas comme ça, quand même.

Peignoir.

Qu'est-ce que ça veut dire, ça ?

Wilky. Wilky ! Qui, capitaine.

Ouvre cette porte ! Non, capitaine.

Il est fou ou quoi ?

- Soyez mignon, Wilky. Ouvrez-nous.

Impossible, miss. Ce sont des ordres supérieurs.

"Supérieurs", hein ? "Supérieurs" ?

On va voir.

Sacré Wilky.

Merci, capitaine.

Très bien. Tout y est.

Bonne chance. Vous faites le voyage.

Je vous quitte ici. C'était prévu.

J'ai changé d'avis.

Vous êtes fou, Sanderson ?

Remus n'aimera pas ça.

Rassurez-vous. J'ai son accord télégraphique.

Alors…

Vous pouvez partir, les gars.

Je reste.

White Water, j'aime pas ce coin-là.

Ne te bile pas.

Tu ne verras pas un coast guard par ici.

Ah oui ?

Ils nous attendent dans les eaux de Rocky Point.

Terminé, capitaine. Bien.

En avant toute !

À vous, Wilky.

Cap au sud, 30, est.

Cap au sud.

Dis donc…

Par où tu rentres ? Par Rocky Point.

Mais les coast guards nous cherchent par là.

Et alors ?

On vient de transporter du tabac et du riz

de San Domingo à Nassau.

Ce gars-là est complètement cinglé.

J'ai toujours faim.

Ça creuse, la mer.

Ça, alors ! Qu'est-ce qu'il a fait ?

Qu'est-ce que vous foutez là, Renner ?

Demandez-lui.

Je veux la peau du donneur.

Pigé, Renner ?

Non.

Je vous ai dit qu'on mouillerait la camelote à Rocky Point.

Et ça, vous êtes seul à le savoir.

Avec moi.

Si les coast guards sont à Rocky Point,

c'est que vous leur avez donné rendez-vous.

Doucement.

OK. Bien droite, comme ça.

Coucou.

Cornélius, regarde. Des bateaux.

Pavillon de gardes.

"Stoppez immédiatement, ou je vous coule.”

Moi, je stopperais, surtout avec miss Larue à bord.

C'est ce qu'on va faire, figure-toi. On est en règle.

C'est le moment ou jamais de crever votre chignon.

Sale ordure !

Vas-y, Corny.

Corny !

Corny.….

La barre, 20 à droite.

10, seulement.

Il y a du brouillard.

S

10 à droite. On y est presque.

Ça va ?

Où tu vas, mon vieux ?

T'aimes plus le rnum ?

Ohé, de la barre. Virez au nord. 45, ouest.

Bien compris. Au nord. 45, ouest.

Searle…

Searle, la barre à bâbord.

10 degrees to the left.

Un petit coup de main des machines.

Full speed ahead.

Vous avez deux bâtiments par tribord.

- Effectivement, monsieur.

Il faut les saluer.

Faites hisser notre pavillon.

Vous avez gagné vos galons. Mon Dieu, que j'ai eu peur.

Ne vous gênez pas.

Oh, Corny ! Tu n'as rien ?

Tu as bu ? Tu sens le rnum.

Je suis rétamé. Complètement.

Et lui aussi.

Va t'habiller, ma cocotte.

Tu es indécente.

T'as vu ce qui se prépare ?

Qu'est-ce qu'il fabrique, l'Angliche, là ?

- On dirait qu'il veut nous couvrir.

Tiens la barre.

Nous les accompagnerons à la sortie des eaux américaines.

Tu fous quoi ?

Je vais dire bonjour à l'Angliche.

- S'ils tirent, ils touchent l'Anglais.

Ils s'expliqueront avec le roi d'Angleterre.

Ces Américains pourraient nous saluer.

Vous ne trouvez pas ?

Hé, Jerry, les Yankees sont marrons. On sort des eaux !

*Mille mercis, messieurs.

*À qui ai-je l'honneur, monsieur ?

*Le commodore Sanderson.

*William Percival Rupert Plantagenet Hammond.

14e marquis de Wessex,

11e comte de Shetland…

Tu le connais ?

*17e vicomte de Fairisle.

Je suis tout à vos ordres, commodore.

*J'ai des blessés. *Je m'en charge, commodore.

Je ralliais justement Longfleet.

Réfléchissez, Linda. Rien ne presse.

C'est tout réfléchi.

C'est oui.

Eh ben, dis donc…

Il faudra bien que je t'en parle.

Ah bon ?

Eh ben ?

Bill Hammond m'a demandée en mariage.

Quoi ?

La tête qu'il a dû faire quand tu lui as dit non.

Chéri…

j'ai dit oui.

T'aurais pu attendre que j'aie fini mon steak.

Tu m'en veux beaucoup ?

Je savais que tu passerais pas ta vie sur ce rafiot pourri.

Marquise de Wessex. Tu te rends compte ?

Et duchesse de je ne sais quoi. Je ne pouvais pas dire non.

Il veut me présenter à la cour.

Tu vas faire une sacrée marquise.

Vous partez quand ?

Pour l'instant, je change simplement de bateau.

"Simplement" ?

Chanson en anglais.

VIVE LA MARIÉE.

Vive la mariée.

SA MAÎTRESSE, C'EST ELLE

TOUT LÀ-BAS, TOUT LÀ-BAS

C'EST LÀ-BAS QU'EST LE SEL

ENTRE JAVA ET CUBA

C'EST LÀ-BAS QU'EST LE SEL

SA MAÎTRESSE, C'EST ELLE

Ils jouent une musique douce.

Des ports, des mers, des cocotiers

Des filles, des bordels, des cinglés

De l'Angliche, du Frenchy Et du Yankee

Mon amour, amore, love

Et danke

Dans chaque port Il y a une fille

C'est moi, c'est elle C'est à pleurer

Et dans mon cœur

Il y a du roulis

Chaque fois qu'il se glisse Dans mon lit

Mais sa maîtresse, c'est elle

Tout là-bas, tout là-bas

C'EST LÀ-BAS QU'EST LE SEL

Entre Java et Cuba

C'est là-bas qu'est le sel

SA MAÎTRESSE, C'EST ELLE

Dans chaque mine Il y a un cœur

Dans chaque cœur Il y a un marin

Au cœur du marin

Il y a la houle qui roule

Et dans mon cœur Il n'y a plus rien

CAR SA MAÎTRESSE, C'EST ELLE

TOUT LÀ-BAS, TOUT LÀ-BAS

C'EST LÀ-BAS QU'EST LE SEL

ENTRE JAVA ET CUBA

C'EST LÀ-BAS QU'EST LE SEL

SA MAÎTRESSE, C'EST ELLE

Des ports, des mecs, des cocotiers

Des filles, des bordels, des cinglés

De l'Angliche, du Frenchy Et du Yankee

Mon amour, amore, love

Et danke

Et danke

Et danke

- Bravo !

La, la, la La, la, la, la

Ma chérie…

Vive la mariée !

Vive la duchesse.

À la santé du marquis.

À LA SANTÉ DU MARQUIS.

À la santé du plus grand cocu des lles.

C'est à moi que tu causes ?

Dans pas longtemps, le cocu, ce sera plus moi.

Avant 8 jours,

la marquise, elle refera dodo avec moi.

Vous voulez parier ? Tout ce que vous voudrez.

C'est bien beau, mais vous pariez quoi ?

On raconte que le capitaine est passé maître

au jeu de l'aveugle.

Eh bien…

Si mon épouse ne s'est pas déshonorée avec vous

d'ici huit jours,

je suis sûr, capitaine,

que vous referez volontiers l'aveugle 12 fois de suite.

Ben, oui.

Dans le cas contraire,

je suis prêt à le faire… indéfiniment.

Non, monsieur. C'est un pari, pas un suicide.

Si vous perdez, vous le ferez 12 fois.

À vos ordres, commodore.

D'accord.

Mais à une condition :

que Linda ne soit pas au courant de tout ça.

Évidemment.

Vous avez entendu ? Tâchez de la boucler.

D'ACCORD.

Merci de m'avoir invité.

Non !

Oui ?

Brûle-moi tout ça.

Une question…

Non !

- La duquesa.

Sylvain !

Comment va la marquise ?

Si tu es occupé, je peux repasser.

Mais non, mais non. Pas du tout.

Tu fais quoi ?

Il passe ses nuits à me lire des chartes.

Allez ! Allez, dépêchez-vous.

Par là.

Allez…

Là.… Là.

Par là ? Si.

Oh !

Fantastique. Aucun doute possible.

Ça suffit.

Vous en avez assez vu. Remontez-le.

Raggio, tu veux monter une seconde ?

Ça va ?

"Nous, notaire soussigné et devant les soussignés témoins,

"déclarons avoir constaté que…

"que miss Linda Larue, devenue lady Hammond,

"comtesse de Shetland et vicomtesse de Fairisle,

"s'est donnée de son plein gré au capitaine Van Zeelinga

"sans qu'il n'ait usé de violence d'aucune sorte."

Parfait, maître. Hein ?

Oui, oui.

"Fait le 26 juin 1928 pour tenir lieu de preuve le cas échéant."

Veuillez signer.

On va voir ce qu'il a dans le ventre.

Oui, oui.

C'est un pari stupide, sir. Renoncez.

Vous me décevez.

Mes félicitations, capitaine.

Vous verrez, ça va très bien se passer.

Prêts, gentlemen ?

PRÊTS.

Prêt.

Elle fredonne.

Oh !

Prêts, gentlemen ?

Vous avez satisfait à toutes les exigences de l'honneur.

Je vous demande d'en rester là.

Rechargez, gentlemen.

Bon. Ben, allons-y.

Are you ready? PRÊTS.

Un instant.

C'était pour rigoler.

"Pour rigoler" ?

Mais où est la différence ? Vous avez prouvé votre courage.

Je considère tout ceci comme une offense.

Vous m'en rendrez compte,

et selon les droits des Frères de la côte.

Ça va pas ?

Disons 6 h, sur votre pont. Au sabre d'abordage.

C'est malin.

Betty !

Oh, mes bébés ! Mes amours à quatre pattes.

Que penses-tu de la mise en scène ?

Ils ont de l'avenir

dans les rôles de méchants.

- Ce sera un bon film.

- Ou un très mauvais projet.

- On repart de zéro.

Evans a une idée sensationnelle pour toi.

Tes aventures chez ces pirates. C'est idiot.

C'est génial. Des milliards.

- Adios, capitân.

Wilky…. Si, capitân.

Il faudrait quelqu'un pour s'occuper de la Lady,

alors…

Peut-être que…

Elle est à toi.

Ben, quoi ? C'est pas un beau bateau ?

Où tu vas, comme ça ?

Je vais faire un tour du côté d'Hollywood.

Histoire de voir, quoi.

Je rêve ! Voilà le mari de ta femme.

Oh là là…

Vous avez fui. Mais on ne m'échappe pas.

Je lui tire dessus, cet empaillé ?

Laisse tomber, va.

Vous n'êtes qu'un lâche, Van Zeelinga !

Selon les droits de la flibuste.

Nous sommes bien d'accord, capitaine ?

Wilky, va-t'en, maintenant.

Non, capitaine.

Taille-toi. C'est un ordre.

Allez, casse-toi.

Il y va de votre honneur, capitaine.

Bon. D'accord.

Prêt ? Oui. Prêt, prêt.

En garde.

Hé ! Hé !

C'est pas fini, vous ?

Entre nous, milord,

à quoi il vous sert, votre bandeau ?

C'est en souvenir de celui qui est mort à Trafalgar.

Milord, t'entends ?

Allons, monsieur, un peu de courage.

Où est mon sabre ?

Mon sabre !

Ils chantonnent.

Ho !

Pour moi, ça sera une bière.

- Par ici, la bière.

- Santé !

À la tienne.

Ça fait 8 ans que j'attends ce moment-ci.

Eh oui.

Tout de même, vous êtes un beau salaud.

Un salaud de Frenchy italien.

Ça va ?

Ça, c'est pour Diana.

Ça va ?

Hé, il faut pas exagérer.

- Hé!

- England for ever!

England for ever!

Encore une autre.

Excusez-moi, s'il vous plaît.

Monsieur !

Enfin.

À votre service.

S'il vous plaît…

Ça ne va pas recommencer.

Qu'est-ce que tu lui veux ?

Il chantonne.

Et merde. Tiens-moi ça.

Une place.

Pardon.

*Je l'aime, milord.

J'aimerais l'oublier mais c'est impossible.

Je l'aimerai toujours.

*- Vous avez déshonoré votre amant. Vous devez réparer avec moi.

J'ai décidé de me saborder avec mon bateau. Vous m'accompagnerez.

*- Vous ne pourrez pas tuer mon amour.

*- Je vous laisserai votre chance.

Selon la loi des Îles.

Dans cette purée, il faudrait un miracle pour tomber sur l'épave.

Allez, souquez !

Souquez !

*Linda fredonne.

Oh !

Plaisir d'amour

Ne dure qu'un moment

Chagrin d'amour

Dure toute la vie

Plaisir d'amour…

NE DURE QU'UN MOMENT

CHAGRIN D'AMOUR

DURE TOUTE LA VIE

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