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UNE FILLE POUR LE DIABLE
"L'insens� a dit en son c�ur :
"Non, plus de Dieu ! Tout est corrompu,
"leurs actions sont abominables.
"Il n'est plus d'honn�te homme.
"Tu es suspendu de tout culte divin
"ainsi que de l'office sacerdotal
"et excommuni� de l'union des fid�les.
"Sans repentir ni absolution."
M'excommunier !
Je ne suis pas un h�r�tique.
Et je n 'abjurerai pas !
"Tu n'as aucun espoir de revenir dans cette union."
BAVI�RE Vingt ans plus tard
Tes bagages sont pr�ts, Catherine ?
Alors allons-y.
Merci, ma s�ur.
Catherine.
C'est la derni�re fois que nous nous voyons ici.
Catherine !
Bonjour, p�re Michael.
Oh Catherine, mon enfant !
Ma ch�re enfant !
Ce n'est plus une enfant.
Margaret vient cet apr�s-midi. Tout est pr�t.
Avec votre talent d�vou� et la gr�ce de notre Seigneur,
notre mission d'aujourd'hui sera un succ�s.
Londres a d� bien changer en 20 ans.
On aurait aim� venir mais Kollde veillera sur toi.
Et ton p�re sera � l'a�roport, tout ira bien.
J'allais oublier !
Le p�re Michael a dit que �a te plairait.
Mais ne l'ouvre pas avant le jour J.
Il faut y aller.
Si tu veux t�l�phoner, c'est automatique, maintenant.
Le temps passe trop vite.
Ma vie ressemble � la sienne :
Silencieuse et vide.
C'est tout ?
Je suis pleine d'espoir.
Tu as l'air d��u ?
J'ai toujours pens� � toi.
Une t�che importante m'attend. Peu importent mes �tats d'�me.
Je m'occupe de l'avion ?
Oui, v�rifie tout.
- Je t'appelle plus tard. - D'accord.
Mme Lane est morte. C'est un soulagement.
Elle avait baiss� les bras.
M. Conrad cherche sa femme. Il la croyait � la clinique.
Il �tait d�cha�n�.
- Se doute-t-il de quelque chose ? - Je crois...
L'essentiel, c'est Margaret.
Je l'installerai dans l'aile priv�e.
Biblioth�que de recherche
Cocktail pour le nouveau roman occulte de John Verney
autour d'une exposition d'art moderne - Sur invitation
John, o� �tais-tu pass� ?
D�sol�, je suis en retard.
Il a un autre espace temporel.
- Quoi ? - Bonjour.
- �a va ? - Tr�s bien.
Merci, parfait.
- Est-ce l'auteur du livre ? - Oui, Roger.
- Dis-lui que je d�teste. - Il entend.
C'est atroce.
- Va-t'en, tr�sor. - Je veux lui parler.
Toujours la m�me recette :
le sensationnel. - �a rapporte.
Je peux y aller maintenant ? Qu'attend-on de moi ?
- Tu le sais pertinemment. - Quoi ?
Jouer le jeu d'�tre d�vor� tout cru par d'influents requins.
C'est tr�s int�ressant. Le sujet est passionnant.
Il est absolument fascinant.
C'est un th�me sur lequel il ne cesse pas de retravailler.
On dirait une sorte d'obsession personnelle.
- Avez-vous vu la grande toile ? - Non.
Veuillez m'excuser un instant.
Bonjour. Puis-je vous aider ?
C'est priv� mais nous ouvrons tous les jours.
Je voudrais acheter un tableau.
L'un de ceux-l� ?
Euh, non. Je voudrais...
Avez-vous d'autres tableaux ?
Nous avons s�rement ce qu'il faut.
Vous voulez un verre ?
Oui, merci.
Navr� de faire irruption ainsi, je voudrais parler � John Verney.
Je comprends. Il est tr�s demand�.
Vous vous connaissez ?
Oui, absolument.
Dans ce cas, essayons de le trouver. Je le vois l�-bas.
Venez.
Voici la version ult�rieure.
Vous avez s�rement remarqu� celle en couleur dans l'entr�e.
Excusez-moi. Qui est cette �pave qui tient la jambe � John ?
�a dure depuis 20 minutes. Le type du Daily Express enrage.
C'est ta faute.
�a vaut six Ave ou les mines de sel ?
C'est d�lirant.
Ces gens sont peut-�tre dangereux.
Il ne faut pas s'en m�ler.
Peut-�tre bien.
Mais �a peut aussi �tre int�ressant et m�me lucratif.
Tu n'es qu'un sale calculateur.
Ne t'inqui�te pas, tu auras tes 10 %.
N'y va pas, John.
Je vais voir.
� plus tard.
Margaret. Nous sommes presque pr�ts et vous ?
L'enfant est ma seule pr�occupation.
Vous le voyez ?
J'appelle le manoir.
Restez pr�s des valises s'il arrive.
Excusez-moi.
Catherine Beddows ?
- Oui. - Je suis John Verney.
Votre p�re m'envoie.
- Il a eu un emp�chement. - Ah bon ?
Vous allez devoir vous contenter de moi.
C'est de sa part.
Inutile de l'attendre.
D�p�chons, on va m'enlever ma voiture.
O� est-elle ? Elle est partie ?
- Le vol s'est bien pass� ? - Je crois.
Vous n'en �tes pas s�re ?
Je n'avais jamais pris l'avion.
Je comprends.
Vous �tes au couvent depuis longtemps ?
Depuis ma naissance.
Et toujours en Allemagne ?
Notre communaut� y a �t� cr��e.
Comment s'appelle-t-elle ?
Les enfants de notre Seigneur.
Je ne m'attendais pas � �a.
Je ne m'attendais pas � vous non plus.
Le commissariat de Radleigh ?
Ici Henry Beddows, au manoir.
Non, aucun probl�me.
Je veux juste signaler mon d�part
et mes employ�s �tant en cong�,
il n'y aura personne � la propri�t�.
Exactement. J'aimerais que...
Pouvez-vous y jetez un �il, si possible.
C'est entendu ? Merci beaucoup.
Au revoir.
All� !
Trop tard.
C'�tait mon p�re ?
Si c'�tait lui, il rappellera.
Entrez.
Faites comme chez vous.
Alors, que pensez-vous de ma petite retraite ?
- C'est tr�s joli. - Merci.
Voulez-vous enlever votre voile ?
Non.
Vous voulez boire quelque chose ?
- J'ai plut�t faim. - Tr�s bien.
Je m'en occupe. Le chef est � votre service.
C'est votre nom sur le livre.
Il ne vous plairait pas.
Allons faire � manger. Vous savez cuisiner ?
Des choses simples.
Alors on mangera simple. Venez.
Juste � droite.
Elles sont en de bonnes mains.
Je ne me fais aucun souci pour elles.
Qu'est-ce qui vous tourmente ?
De ne pas pouvoir admirer notre �uvre.
Rien ne peut s'y opposer.
Dans deux jours, j'aurai accompli tout ce qu'il m'a demand�.
Vos amis sont aussi dans la communaut� ?
Mes amis sont Maman, George et le p�re Michael.
Vous voyez votre p�re ?
Une fois par an seulement, pour mon anniversaire.
Mais votre m�re est avec vous ?
Non, elle est morte � ma naissance.
Qui est Maman, alors ?
Une amie, je vous l'ai dit.
Maman Eveline et George m'�l�vent comme leur fille.
Pourquoi avoir quitt� votre p�re ?
Il voulait que la communaut� m'�l�ve.
Les enfants y sont confi�s aux meilleurs parents possibles.
Je vois. Excusez-moi.
Oui, M. Beddows. Tout se passe � merveille.
Elle est ici. Quand venez-vous ?
- Je veux lui parler. - Je vous la passe.
Papa ? Que se passe-t-il ?
Une affaire impr�vue me retient pour un jour ou deux.
Puis-je rentrer � Munich ? Maman et George seront d'accord.
Peu importe mon anniversaire.
Quand pourras-tu te lib�rer ?
Mais qui va s'occuper de moi ?
�coute Verney.
Fais tout ce qu'il te demande.
�a para�t bizarre mais tu dois m'ob�ir.
Je n'ai pas le temps et tu ne comprendrais pas.
Je n'ai pas pu faire autrement.
Ne cherche pas � me joindre et ne r�ponds pas au t�l�phone.
Reste l� jusqu'� ce que je vienne.
Promets-le-moi.
Je te le jure.
Passez-la-moi.
Esp�ce de cingl� !
Tous ces jouets sont � Catherine.
Tout ce qui est ici lui appartient.
B�nis soient ces rubans.
Je dois rester avec vous jusqu'� ce qu'il vienne me chercher.
Je lui ai promis. J'ai jur�.
Pourquoi veut-il que je reste ici ?
Ses associ�s menacent de lui jouer un mauvais tour.
Il veut vous mettre en s�curit�.
Il sait ce qui est bon pour vous, croyez-le.
Et vous allez peut-�tre vous plaire ici.
Allez, vous avez besoin de dormir.
George !
Non.
Montrez-la-lui.
Dites-lui ce que c'est.
C'est de la morphine.
R�pondez.
Non.
Personne ne r�pond au manoir. O� sont-ils ?
- Du calme. - Il est arriv� quelque chose.
On ne peut rien lui donner ?
Elle sait comment le mettre au monde.
Ce ne sera ni facile ni agr�able.
Tenez, �a va vous aider � dormir.
Allez-y.
Quand est votre anniversaire ?
Apr�s-demain.
O� �tes-vous n�e ?
Au manoir de Radleigh, pr�s de Guildford. Pourquoi ?
Juste comme �a. Je m'int�resse � l'astrologie.
Dormez bien. A demain matin.
�a fait 5 ans qu'il est divorc�, non ?
Il lui faut quelqu'un.
Une femme lui passerait ce go�t pour l'occultisme.
Tant que �a rapporte, aucune femme ne l'en d�tournera.
Je vais l'appeler.
Laisse-le tranquille. Concentre-toi sur la partie.
Je veux savoir ce qui s'est pass�.
Il n'a pas d� y aller.
Salut, John. Comment �a s'est pass� ?
Quoi ?
C'est une bonne s�ur. Oui, une bonne s�ur.
Elle n'a pas l'air d'en savoir long mais elle est adorable.
On dirait ma fille.
Elle est l� ? Je croyais qu'il venait la chercher.
Qu'a-t-elle � voir avec ces histoires de magie noire ?
Elle ignore ce qui se pr�pare.
Je n'ai pas pu dire que des satanistes menacent son p�re.
Cette histoire est malsaine.
Oui, je sais ce que tu penses.
98 % de ces satanistes ne sont que de pauvres illumin�s
qui prennent leur pied � danser nus dans des cimeti�res glac�s
et utilisent le diable comme pr�texte pour des orgies.
Mais il y a aussi les 2 % restants.
Je m'en m�fie.
Enfin, si Beddows dit vrai,
en veillant sur sa fille, je tiens un roman d'enfer
s'il me donne l'information promise.
Je crois qu'on devrait venir t'aider demain.
Volontiers, votre aide sera utile.
Venez pour le petit-d�jeuner. Parfait.
D'accord, � demain. Bonsoir.
J'ai h�te de voir cette nonne.
Je savais que tu �tais un peu bizarre.
Ah oui, tu me trouves bizarre ?
Tr�sor, ne te m�le pas de �a.
Je ne m'en m�le pas, je suis juste curieux.
Laisse John s'occuper de �a.
On termine la partie ?
Non, je pr�f�re jouer � autre chose.
Mon p�re ?
Vous devez mourir maintenant.
Tout est pr�t pour le voyage.
Parfait.
- Bonjour. - Bonjour.
- D�sol� de vous r�veiller. - �a ne fait rien.
Vous avez s�rement faim.
- Merci. - Je vous en prie.
Voil�.
Vous avez bien dormi ?
J'ai fait un cauchemar atroce.
- J'ai r�v� de ma naissance. - Que se passait-il ?
J'arrachais le ventre de ma m�re avec des griffes.
J'�tais hideuse, une cr�ature inhumaine.
Ils �taient horrifi�s et d�go�t�s en me voyant.
Qui �a ?
George et Maman.
Mais le p�re Michael
Il n'�tait pas horrifi�.
Il jubilait.
Je ne veux plus y penser.
N'en parlons plus. Mangez tranquillement.
Que vous a-t-on appris dans votre communaut� ?
Tout ce qui concerne notre Seigneur.
Les probl�mes du monde et les langues.
- Les langues sont ma sp�cialit�. - Qu'avez-vous choisi ?
On choisit pour nous sinon ce serait la pagaille.
Chacun est choisi pour �uvrer dans une partie du monde
et communiquer � tous les hommes le jour venu.
Le jour venu ?
C'est pour bient�t, d'apr�s le p�re Michael.
Les jeunes n'ont plus de rep�res. Ils sont dans le vide.
Ils ont besoin de croire, de suivre quelque chose.
Une chose nouvelle et puissante que nous leur apporterons.
Tr�s bient�t.
Qu'allez-vous apporter ?
Je ne sais pas.
Je me contente de croire et d'ob�ir.
Je vois.
Qui est le p�re Michael ?
Vous n'y connaissez rien.
Pas grand-chose.
C'est le p�re Michael Rayner, notre chef.
Il est aussi mon parrain.
C'est un grand privil�ge.
Oui, certainement.
Excusez-moi.
- Bonjour ! - Bonjour.
- Comment vas-tu ? - Bien.
Content de vous voir.
- Comment �a se passe ? - J'ai un truc � vous raconter.
Alors ?
Eh bien...
Je crois avoir affaire aux 2 % restants.
De quoi tu parles ?
Je crois que Beddows m'a roul�.
Ce n'est pas lui qu'ils veulent.
C'est Catherine.
Il faut la trouver.
Henry a perdu la t�te. Il faut retourner au manoir.
Non, pas au manoir.
Henry veut se r�tracter, c'est trop tard.
Il a sign� un pacte, il y a 18 ans.
Vous savez tout.
Et demain, c'est aussi Veille de Toussaint.
C'est quoi ?
La plus grande f�te sataniste, l'�quivalent de No�l.
Ils auraient amen� Catherine ici pour cette f�te ?
Je ne sais pas.
Mais ce p�re Michael est son parrain
ainsi que le chef de leur communaut�.
Elle doit donc avoir une valeur particuli�re pour eux.
Supposons qu'ils aient un projet sp�cial pour elle,
pour demain, le jour de ses 18 ans et Veille de Toussaint.
Son p�re est tellement terroris�,
alors qu'il est des leurs, qu'il vient me voir.
D'accord, mais pourquoi toi ?
Je suis un expert en la mati�re et il est d�sesp�r�.
C'est une histoire � dormir debout.
Mais m�me si c'est vrai, elle est en s�curit� ici.
Personne ne te conna�t.
Si, Beddows
et Catherine aussi.
Je croyais qu'elle ne savait rien.
Consciemment, elle ne sait rien
mais pourquoi a-t-elle fait ce r�ve ?
Elle s'est vue na�tre sous les traits d'un monstre,
c'est inqui�tant.
Arr�te !
C'est juste un cauchemar freudien.
Je l'esp�re sinc�rement.
- Je vous pr�sente Anna Fountain. - Bonjour.
Et David Kennedy. Ce sont deux grands amis.
Je dois sortir un moment.
- S'ils vous tenaient compagnie ? - Avec joie.
- C'est d'accord ? - Bien s�r.
- Pas de probl�me. - Je me d�p�che.
- David ? - Excusez-moi.
- Ne la quittez pas d'une semelle. - Entendu.
- Je ne serai pas long. - D'accord.
Henry aurait d� appeler.
Et Kollde, que lui est-il arriv� ?
Appelle Henry Beddows.
Non, attends.
La corde !
Nous avons toujours �t� tr�s proches.
En ce moment plus que jamais, tu le vois ?
Si proches que j'entends ton c�ur battre.
Il bat tr�s vite, Henry. Trop vite.
Il ne te reste plus longtemps � vivre. O� est Catherine ?
Avec Verney. John Verney.
Je ne t'entends pas bien, Henry.
John Verney.
Verney. Merci, Henry.
Catherine est chez cet homme ?
- O� est-il ? - Je vais le trouver.
- Beddows lui a tout racont� ? - Il semblerait.
Verney doit habiter � Londres.
Trouve son num�ro de t�l�phone et son adresse.
Beddows lui a tout racont� ?
Henry veut se r�tracter mais il est trop tard.
Il a sign� un pacte, il y a 18 ans.
Au nom de notre Seigneur v�n�r�,
que cette �me soit b�nie
et vou�e � notre Seigneur.
Je pr�nomme cette enfant Catherine
et la baptise dans la communion
de notre divin Seigneur. Qu'il la ch�risse et la prot�ge
afin que le jour venu,
sa grande �uvre � lui et son grand destin � elle
s'accomplissent l'une par l'autre.
- Qui est cet homme ? - Son mari.
Vous l'avez tu�e ?
Elle est morte comme elle l'a choisi.
Vous n'�tiez rien pour elle
et un ivrogne ne profanera pas ce sacrement. Regardez-moi !
Il n'y a en vous, Henry Beddows,
pas une once de force, de gr�ce ou de valeur.
Soyez donc heureux d'�tre le p�re de cette enfant.
Maintenant, regardez derri�re vous.
Non, Henry,
je ne veux pas que tu meures.
Prends ceci.
Le feu est mon embl�me.
Son symbole est grav� l�.
Ne nous trahis jamais.
Si tu le fais,
ce pacte prendra feu
et tu mourras instantan�ment par les flammes.
Mais rien n'arrivera si tu respectes le pacte.
Tiens bien ta parole.
Respecte le pacte.
Isabella !
Elle est l�.
Vous ma�trisez mal la r�alit�.
Je vais conserver ceci. Vous �tes d�sormais des n�tres.
L'enfant saura que vous �tes son p�re.
Vivez dans la crainte, Henry Beddows. Amendez-vous.
Je surveille scrupuleusement mes serviteurs.
Bienvenue dans notre maison.
Excusez-moi, je dois me tromper d'adresse.
Je peux vous aider ?
- Je cherche les Enfants du Seigneur. - Nous le sommes tous.
Oui, mais le groupe que je cherche r�sidait ici.
- Ils ont d�m�nag� l'an dernier. - Ah bon ?
Faute de payer le loyer, sans doute.
Nous avons r�cup�r� ce local pour une mis�re.
- Les voies de Dieu sont �tranges. - Oui.
Mais restez pour �couter et chanter avec nous.
Une autre fois, avec joie.
Les enfants du Seigneur.
Les enfants du Seigneur !
Cherchez- vous les enfants du Seigneur...
J'ai toujours r�v� de voir comment je suis avec une guimpe.
Je peux l'essayer ?
Je promets d'�tre sage le temps que je la porterai.
- D'accord. - Merci.
Ch�ri ?
- �a irait bien avec des bottes ? - En plastique ?
Viens vers ton ma�tre, viens, je t'en conjure.
Catherine !
Catherine !
Laissez-moi !
- Dieu merci ! - Ferme la porte.
On la cherchait partout. Pourquoi...
� nous deux !
Qui vous a donn� �a ?
George. C'est un cadeau.
- Qui est-ce ? - Astaroth.
- Le diable. - Non, notre Seigneur.
- C'est le mal. - Non, le bien.
Je veux faire le bien pour servir le Seigneur.
Ils vous ont choisie, n'est-ce pas ?
Astaroth t'a choisie et baptis�e
selon ses rites.
Que voyez-vous ?
Qu'avez-vous vu ?
Je dormais
mais d'un sommeil �trange.
Comme si on m'avait drogu�e.
On aurait dit que j'avais beau �tre inconsciente,
je voyais tout ce qui se passait
comme si j'�tais en chacune des personnes pr�sentes.
Astaroth t'a choisie
et baptis�e selon ses rites.
Prot�ge-la
et aide-moi en envoyant ton esprit sur nous
en cette nuit.
Je te v�n�re
et t'invoque.
Catherine est � moi !
Catherine est � moi !
C'�tait Margaret, c'�tait son visage,
mais c'�tait moi !
Le corps d'Astaroth m'a touch�e.
Son esprit est entr� en moi.
Je suis Catherine. Catherine est � moi.
Catherine est � moi. Je suis Catherine.
Laisse-le faire !
- Quoi ? - Il sait ce qu'il fait.
- Que se passe-t-il ? - Occupe-toi d'elle.
Allez-y, je vous en prie.
- Puis-je parler � Mlle Beddows ? - Qui �tes-vous ?
Son p�re semble avoir eu un grave accident.
Il veut la voir au plus vite.
Il est � l'h�pital Sainte Margaret.
D�sol�, vous vous trompez de num�ro.
Je parle bien � M. John Verney ?
C'est bien le bon num�ro.
Je ne connais aucune Mlle Beddows.
Je sais qui vous �tes et que Catherine est chez vous.
Je sais aussi qui vous �tes. Michael Rayner, n'est-ce pas ?
Oh pardon ! P�re Michael Rayner.
Pourquoi retenez-vous Catherine ?
Son p�re me l'a demand�.
Vous avez s�rement une id�e des forces en mon pouvoir.
�a devrait vous motiver � me ramener Catherine.
Oui, je suis au courant mais Catherine reste ici.
Tr�s bien, monsieur Verney.
� vos risques et p�rils.
Vas-tu nous dire ce qui se passe ?
- On a des ennuis. - Je vois.
Appelle ces num�ros.
J'ai quelqu'un � voir.
- D'accord. - Merci.
Tu es s�r de ce que tu fais ?
J'esp�re.
Elle va bien ?
Je crois.
Reste pr�s d'elle.
Je ne comprends rien � tout �a.
Peu importe ce qui se trame, d�barrasse-toi d'elle.
Oui, mais surveille-la un moment. Je reviens.
D'accord. Fais vite.
Merci, Anna. Tu vaux bien tes 10 %.
L'h�pital Ste Margaret ? J'appelle � propos d'Henry Beddows.
Le p�re Michael Rayner.
Ne me dites pas que vous travaillez avec lui ?
Non, pas vraiment.
On dirait plut�t que je me retrouve oppos� � lui.
Ce n'est pas une situation � souhaiter.
Je m'en rends compte.
Vous avez des probl�mes ?
Moi, je ne sais pas mais d'autres, oui.
Il y a des ann�es,
on m'a confi� la t�che de convaincre le p�re Michel Rayner
d'abjurer son h�r�sie.
Quelle h�r�sie ?
L'�glise a foi en la toute-puissance de Dieu.
Le p�re Michael voulait v�n�rer
la toute-puissance de l'homme.
C'est tout ?
C'est... Comment dit-on aujourd'hui ?
L'�mancipation.
Mais l'homme est une aberration de l'�volution.
Son cerveau est programm� pour cr�er un cataclysme
et sans le secours de Dieu,
c'est �a, la toute-puissance de l'homme.
Le cataclysme.
Le chaos final dirig� par...
Astaroth.
O� en �tes-vous avec le p�re Michael ?
Je ne sais pas.
Il a une volont� redoutable.
Pourquoi a-t-il �t� excommuni� exactement ?
Son objectif ultime
�tait de cr�er un avatar.
L'incarnation d'un dieu
qui renouvellerait l'esprit vital du monde.
L'incarnation du diable, plut�t.
Lui disait dieu.
Je n'ai pas pu lui faire dire le mot...
"diable".
Monseigneur,
permettez-moi de lire le grimoire
d'Astaroth.
Je sais qu'il y en a un aux archives.
- Vous savez �a ? - Oui.
Je vous en prie.
Je crois qu'une vie en d�pend.
Que puis-je pour vous ?
Le grimoire d'Astaroth, s'il vous pla�t.
- Quelle page ? - Comment ?
Comme Monseigneur a d� vous le signifier,
personne n'est autoris� � feuilleter les ouvrages.
M. Verney comprend l'importance de votre travail.
Soyez aimable de l'aider au mieux.
Oui, Monseigneur.
Vous notez toutes les consultations ?
Nos fiches remontent jusqu'en 1603.
- Page par page ? - Absolument.
Vous seriez tr�s aimable de me montrer les pages
lues par le p�re Michael Rayner.
�a devait �tre vers 1950.
Des vers, M. Pardoe.
C'est peut-�tre aussi bien.
Le manoir est vide et vous ignorez o� il est.
Oui, merci. Merci beaucoup.
Ch�rie ! Te voil� enfin.
Oh, mon Dieu !
Mon Dieu.
Ne t'approche pas d'elle.
La fille a fait du beau travail.
O� est-elle ?
Partie.
Oh, David. Je suis tellement d�sol�.
Tu es d�sol� ?
Ordure !
C'est ta faute. Tu as amen� ce monstre ici.
Tu dois �tre content, maintenant.
Charognard ! Cette histoire va te rapporter gros.
Pardonne-moi.
Je ne savais pas dans quoi je m'embarquais.
Tu sais maintenant.
Oui,
je sais.
Mais ce n'est pas la faute de Catherine ni la mienne.
C'est la leur.
Je me fiche compl�tement de ces gens.
Ils l'ont r�cup�r�e.
Je dois la retrouver.
Il faut faire vite.
Je viens avec toi.
Non, ne va pas plus loin.
Je veux retrouver Catherine.
Ne la touchez pas !
Tout ce qu'elle va faire doit �tre de sa propre volont�.
Tu as compris l'avenir qui t'attend ?
Oui et je m'en r�jouis.
Seigneur !
Eva.
Monsieur Beddows.
Monsieur Beddows.
Vous me reconnaissez ?
Verney.
C'est �a.
On est venu vous aider, vous comprenez ?
Vous me comprenez ?
Oui.
Ils ont Catherine.
- Vous entendez ? Ils l'ont. - Catherine est avec vous ?
Non, ils l'ont reprise.
On doit la retrouver avant qu'il soit trop tard.
O� sont-ils ?
Il ne t'entend pas.
O� sont-ils ?
Je ne peux pas le dire.
�coutez-moi, �coutez-moi attentivement.
Je sais ce que le p�re Michael veut faire avec Catherine.
Vous m'�coutez ?
Oui.
Il va la baptiser une seconde fois
dans le sang d'Astaroth.
Si on ne la retrouve pas,
elle sera Astaroth pour le reste de sa vie.
O� sont-ils ?
Tu perds ton temps.
D'accord. Je vous dis o� trouver Catherine
si vous rapportez le pacte.
- Quoi ? - Le pacte.
Je vous en ai parl� � Londres. Je dois le r�cup�rer.
Il me le faut.
O� est ce pacte ?
Dans un creux
Derri�re le panneau central
de la fa�ade de l'autel de l'�glise de Radleigh.
S'il vous pla�t.
Je vous reconnais.
Allez me le chercher. Il me le faut.
Pauvre minable !
- Ces conneries vont vous aider ? - Du calme.
O� est-elle, bon Dieu ?
- O� est Catherine ? - Arr�te.
Ce n'est rien.
Calmez-vous. Calmez-vous. Tout va bien.
�a va mieux ?
Monsieur Beddows ?
Dites-nous o� ils sont ?
Monsieur Beddows ?
Beau travail, f�licitations !
On ne pourra plus rien en tirer.
Essayons la piste du pacte.
C'est quoi, ce rituel ?
Ils baptisent une petite fille dans le sang de sa m�re morte.
Ensuite, ils l'�l�vent en cl�ture, comme une nonne.
Puis ils la rebaptisent en tant que diable.
Ne bouge pas.
Je suis l�.
Je suis l�, Henry.
Prends-le, Henry.
Ne l'�coute pas.
Tiens-le bien.
Reste ici.
Avez-vous
d'autres
tableaux ?
Je voudrais acheter des tableaux.
S'il vous pla�t.
Allez me chercher le pacte.
- Je dois le r�cup�rer. - David.
- Allez me le chercher. - Doucement.
- Je... - Assieds-toi.
Je dois r�cup�rer le pacte.
Reste l�. Ne bouge pas.
�a va aller.
Ne t'en fais pas.
- Donne-le-moi ! - Non !
Ordure ! Allez au diable !
Elle a donn� son sang pour la r�alisation de notre �uvre.
Monsieur Beddows.
Voici votre pacte.
Regardez-le.
Allez, regardez-le !
- Prenez-le. - Je ne peux pas.
Prenez-le !
Le pacte est rompu.
O� est Catherine ?
Ils vont l'emmener au mausol�e, c'est leur temple.
C'est o� ?
Sur la colline apr�s Warberton, route de Farnham, � 10 km.
R�veille-toi.
Monsieur Verney.
Monsieur Rayner.
Pourquoi nous infliger � tous deux
ces ennuis et cette perte d'�nergie ?
Profitons plut�t de la vie.
Pourquoi ne pas profiter de Catherine ?
Vous connaissez mes pouvoirs.
Imaginez ceux qu'elle va avoir et ceux que vous pourriez avoir
si vous lui ob�issez.
Une fois cette c�r�monie achev�e, je vous d�truirai.
Toutes ces choses vous d�passent.
J'ai lu le livre d'Astaroth.
Vous avez �gorg� Astaroth.
Les d�mons vous en veulent. Ils vous attendent.
Le cercle de sang me prot�ge comme vous le savez,
si vous avez lu le livre.
Astaroth va bient�t vivre en cette enfant, tout ira bien.
Non, je l'emm�ne.
Entrez dans le cercle pour venir la chercher.
Vous �tes s�r que ce cercle va vous prot�ger.
- C'est une erreur. - Non.
Il repose sur une colline de silex,
et le silex est la pierre sacr�e d'Astaroth.
Mais cette pierre d'Astaroth porte le sang d'un des v�tres.
� pr�sent, les d�mons
vont me prot�ger, moi.
Dans la lumi�re, tout s'�panouit et fructifie.
Dans l'obscurit�, tout fl�trit et meurt.
C'est pourquoi il faut suivre les le�ons des seigneurs de lumi�re.
Adaptation : C. Henry
Sous-titrage TVS - TITRA FILM
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