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VAQUERO

Crétin !

Et toi, mégère !

Aussi stupides que des animaux !

approchez x

J'ai quelque chose d'important à dire.

La guerre entre les États a pris fin.

Les Américains ne s'entretuent plus.

Alors ils vont s'attaquer aux Indiens

et aussi aux hors-la-loi comme nous.

Ils sont en route, ils viennent s'emparer des terres et du bétail.

Avec eux, c'est la loi qui vient jusqu'ici, et l'armée.

Ils construisent déjà des ranchs.

Eh bien, on va les brûler !

Rio ! Mon frère !

Viens à l'intérieur.

Par quel miracle tu recraches du vin ?

Aucun miracle, juste une rage de dent.

Je vais aller chez le dentiste à Brownsville.

Pourquoi brûler les ranchs ?

Tu es le seul à me poser autant de questions, Rio.

Je suis Jose Esqueda, leur chef.

Le plus fort et le plus rusé. Et ils m'obéissent.

Mais toi, tu me questionnes.

D'autres sont morts pour moins que ça.

Tu crois que je te tuerais pas ?

Que je t'aime trop ?

Comment oses-tu me dire ça ?

Tu ne sais tuer... que ce qui est vivant.

Je suis pas bon tireur, peut-être ?

- L'un des meilleurs. - Mais pas le meilleur!

Excuse-moi, je suis ridicule.

La douleur me fait divaguer.

Je veux que tu me rendes un service.

Le père Antonio arrive par bateau, aujourd'hui.

Donne-lui ça de ma part.

Tiens.

Tu brûles les ranchs et tu fais un don au curé.

Tu es étrange.

Pas du tout.

Je fais ce que je veux, je...

Prends cet argent.

Apporte-le au curé.

Pourquoi tu le fais pas ?

Il me le jetterait au visage.

D'accord.

Il le jettera au mien.

Voilà, madame. Merci.

Que désirez-vous, M. Cameron ?

Je ne sais pas trop.

Moi si.

Votre femme arrive et vous cherchez un cadeau.

J'ai ce qu'il vous faut: de la dentelle.

Ça ravit les dames.

Ça se met sur les rideaux, les taies d'oreillers

et même sur la lingerie intime.

Et c'est moins cher qu'un bijou.

C'est pas idéal, ici, pour une femme civilisée,

Pas vrai ?

Je sais pas, je n'en ai jamais rencontré.

Et voilà, monsieur.

Avec ça, elle en aura pour un moment.

- Autre chose ? - Servez-le.

- J'ai le temps. - Non, allez-y.

Je dois rester en ville.

Encore un petit moment !

Vous désirez ?

- Des balles ? - Du 45.

Du 45.

C'est un homme de Jose Esqueda. Rio.

"Rio“ comment?

Personne le sait. Et je lui demanderai pas.

Que voulez-vous dire ?

On sait ni son nom ni d'où il vient.

On sait juste qu'il est toujours avec Esqueda.

Comme son ombre.

Autre chose ?

Oui. Je vais prendre aussi des balles.

C'est ce que je vends le plus.

Voilà.

Cam !

Bonjour, Delia.

Cam, voici le père Antonio.

- Elle m'a parlé de vous. - En bien ?

Toujours.

Tu es prête à voir ta maison ?

Elle ne pense qu'à ça !

Au revoir, mon père. Merci.

- Passez nous voir, mon père. - Dès que possible.

C'est Cordelia Cameron et son mari. Cesse de la regarder.

- Bonjour, mon père. - Bonjour.

J'ai un cadeau pour vous de la part de Jose Esqueda.

Je ne peux rien accepter de lui, comprends-le.

Je le comprends, lui pas.

Alors explique-le-lui.

Très difficile.

Parlez-moi d'elle, mon père.

Son histoire est moins jolie qu'elle. Elle est du Sud.

Elle a perdu sa maison et son frère dans la guerre.

Ensuite, elle a rencontré Cameron, que tu viens de voir.

Il a combattu aussi. Mais il est riche.

Il a voulu venir ici pour refaire sa vie.

Elle l'a épousé pour refaire aussi sa vie.

Ils vont dans la maison qu'il a construite pour elle.

Le cadeau.

C'est de l'argent.

Volé.

Faites-en du pain. Le pain ne se vole pas.

Réfléchissez jusqu'à la venue d'Esqueda.

Vous pourrez me le rendre et je le lui jetterai au visage.

Non. Rendez-le-lui gentiment.

Dix mille hectares, Delia.

Tous vendus par l'Espagne.

J'en ai acheté certains 3 fois, pour être sûr.

Et des milliers de vaches qui n'attendent que d'être marquées.

Regarde cette fumée, Là-bas.

Je serai rapide.

Où est le shérif?

Me voici.

Bonjour, Cameron.

Des ennuis, on dirait.

Ils ont brûlé mon ranch.

Quel dommage.

Vous trouvez ?

Comptez-vous agir?

Quand comptez-vous agir?

- Qui l'a fait? - Esqueda, bien sûr.

- Vous l'avez vu ? - Non.

Mais je sais qui commet les crimes et les incendies, par ici.

Et je sais qui commande, à la frontière : Esqueda.

- Exact. - Il commande ici aussi ?

Vous devez être l'épouse de cet homme furieux.

- Asseyez-vous. - Non, merci.

Je ne vous en veux pas pour cette remarque.

Je vais l'oublier. Faites-en de même.

À votre arrivée,

je vous ai mis en garde contre la région et ses hommes.

La partie est truquée, mais vous avez voulu la jouer.

Vous l'avez perdue, mais il vous reste une contrepartie.

Laquelle ?

La vie.

N'ayez pas peur !

Garde les chevaux.

Vous me saluez pas ?

Shérif...

Señora , veuillez excuser mon intrusion.

Je suis Jose Esqueda, le shérif le sait.

Je le sais aussi, et j'ai une chose à vous dire.

Vous avez brûlé mon ranch,

mais je vais en reconstruire un,

au sommet d'une colline.

Et je reconstruirai à chaque fois, jusqu'à ma mort.

Dire ça devant une jolie femme...

"Les morts ne parlent pas“, c'est ma devise.

Lâche ou brave, on finira tous par se taire.

Même les jolies femmes.

Suis-je homme a brûler des cabanes, a attaquer des maisons vides ?

Parker, je ne suis pas là en ennemi. Ne craignez rien.

Jose Esqueda vient se faire arracher une dent.

Ça vous va ?

Si un de vos hommes...

Rio le tuera immédiatement.

Vous voyez ? Je suis ici pour le bien de Jose Esqueda.

Voilà le fameux Esqueda ?

C'est lui.

Le meurtrier et le shérif.

Je suis seul et Esqueda est le chef de toutes les bandes du pays.

Comment puis-je...

En effet. Vous êtes seul.

En tant que citoyen, je pourrais simplement le tuer,

mais je suis aussi shérif et il me faut des preuves.

C'est la loi.

Moi, je pourrais le tuer.

Oui. Mais je devrais vous arrêter.

Vous le feriez ?

C'est mon devoir.

On m'a retiré 6 balles du corps.

C'était une partie de plaisir, comparé à ça !

Tu aurais pas dû être forgeron, plutôt?

Va voir.

C'est quoi ?

Lis-le, boucher.

Tu dois savoir lire.

"Avis.

Que les citoyens honnêtes voulant réagir à la menace de...“

"Jose Esqueda.“

"...se rendent à la paroisse à 20 h. King Cameron.“

Il est en colère et courageux ?

Idiot, plutôt.

Mais toi, tu es un citoyen honnête.

Je l'espère.

Tu iras donc à la réunion de ce soir, pas vrai ?

Paie-le.

Assieds-toi.

Ça Suffit x

Je veux ni bagarres ni morts.

Celui qui cherche des ennuis trouvera Esqueda,

celui qui en insulte un autre insulte Esqueda.

Sers ceux qui veulent boire.

Allez, on va s'amuser !

On va tous manger ! Venez !

Hé ! Du vin!

Un pichet de vin !

Alors, ce vin !

Tu veux quoi ?

Tu es étrange, Rio, tu as aucun vice.

Ni le vin, ni les femmes,

ni une parole de trop.

Une balle dans le cœur te tuerait pas.

Touche pas !

Même moi, tu me regardes avec mépris.

Si c'était un autre, je le...

Mais tu dégaines si vite...

Je me demande si tu es aussi rapide que moi.

Mais on le saura jamais, pas vrai ?

Cameron organise une réunion.

Je sais.

Un courageux qui devient téméraire, c'est dangereux.

"Les morts ne parlent pas“, c'est ta devise.

Je le tue ?

Je n'ai pas d'opinion.

Tu en as une sur la señora.

Allez, file.

Chéri !

Parler beaucoup m'empêche pas de voir.

Elle est superbe, mais aussi dangereuse que le feu.

Elle brûle comme de la glace, Rio.

Elle est d'un monde qui méprise le nôtre.

Elle nous a giflés du regard.

Tu Pas senti ?

J'ai pas raison ?

Tu as raison sur un point, Jose.

Tu parles beaucoup.

Il faut que tu admettes que tu as perdu, Cam.

Je n'ai pas perdu.

D'autres sont dans mon cas, on doit s'organiser.

Et tu penses qu'une réunion va suffire ?

Je l'ignore.

Mais je sais qu'ils ont brûlé ce que j'ai construit.

Ils veulent me chasser.

Mas 3e reste.

Tu risques ta vie, en allant à cette réunion.

Il arrive un moment où il faut réagir.

Que fais-tu de moi ?

Tu ferais mieux de repartir.

C'est mon combat, tu n'as pas à en pâtir.

Ne va pas à cette réunion.

Tu paries qu'il viendra pas ?

Dix contre un.

Bonsoir.

Tu paries qu'il passera pas la nuit?

Je préfère pas.

Merci d'être venu.

Bonsoir, mon père.

C'est risqué, de venir ici.

Vous y êtes bien.

C'est ma place.

Mon père... Si ça tourne mal, rendez-moi un service.

Assurez-vous que ma femme reparte sans danger.

Bonsoir.

Señor Cameron.

Mesdames et messieurs...

Je suis venu ce soir pour vous parler de quelqu'un.

J'ai du mal à me résoudre...

à parler de lui comme d'un homme.

Il s'agit de Jose Constantino Esqueda.

Notoirement connu comme...

un meurtrier, un voleur et un lâche.

Cet... animal qui se fait passer pour un homme

a rôdé dans tout le pays,

étendant son pouvoir et son odieux renom

jusqu'à devenir le chef de la moitie des criminels de la frontière.

Et tant qu'on le laissera faire,

le Texas ne sera...

qu'un cirque,

dirigé du fond d'une cage à singes.

J'avais prévu un plus long discours

sur la manière de s'organiser pour éliminer ce vaurien,

mais je suis mauvais orateur, je l'ai oublié.

C'est une église, Esqueda.

Construite au nom de Dieu pour le bien des hommes.

Et pour leur bien, je suis venu vous éliminer.

Tout en respectant la loi.

Mas ça n'a pas marché.

Cette réunion s'est transformée en spectacle raté.

Nous revoici face à face, Esqueda.

Seulement vous et moi.

Cam !

Tu n'aurais pas dû venir.

J'y tenais.

Tu as enfin trouvé un homme aussi bavard que toi.

Trop bavard.

Jose.

Bénissez-moi, mon père.

Ma bénédiction est à la mesure de ton intention.

Ça te fait sourire ?

Je vais te dire ce que ça me fait : rien.

Ils montent comme de vieilles femmes.

Rio ! Je veux ce cheval. Va le débourrer.

Tu m'entends ? Vas-y !

Débourre-le toi-même.

Tu as peur de tomber, d'être la risée ?

Avant, tu aurais été le premier à monter dessus.

Tu n'es plus le même.

Tu y tiens vraiment ?

Débourrer un cheval, c'est rien. Attaque-toi plutôt à un homme.

- C'est plus difficile ? - Quand il s'appelle Cameron, oui.

Il a construit un nouveau ranch.

Il est déterminé. Il l'a conçu comme un fort.

Tu t'ennuies, en ce moment. Ça va te distraire.

Je te laisse le brûler.

Pourquoi ?

Tu sais comment je répondrais à un autre que toi.

Je ne suis pas un de tes hommes.

C'est vrai.

Tu es hors du commun.

Je veux qu'on brûle son ranch.

Mais pas qu'on le tue.

Un jour, je le tuerai moi-même.

Maintenant, on met le feu pour rien, comme des enfants.

Pas pour rien !

Il a acheté de la terre.

S'il peut s'y établir, d'autres suivront.

Ils deviendront puissants, nous chasseront !

Si on échappe à leurs balles, ils nous pendront.

C'est ce que tu veux, Rio ?

Tu crois que j'ai peur?

Seulement de la potence.

Qu'importe la façon dont on meurt.

Ils pendent des tas de gens et ils en pendront encore,

mais pas Jose Esqueda !

Le cheval est débourré.

Occupe-toi de Cameron !

Bienvenue chez les Cameron.

Content d'être chez nous.

Dis donc, c'est devenu civilisé.

Une table fleurie...

D'une grange, tu as fait un château.

Buvons à notre château.

À notre château.

Heureuse ?

Que vois-tu, dehors ?

La prairie me rappelle la mer.

Silencieuse, lointaine,

infinie et solitaire, car elle durera toujours.

Mais pas telle quelle.

Je vais changer son allure.

Un jour, elle sera pleine de bétail, clôturée,

il y aura des routes et des cultures.

C'est ainsi que je la vois, que je la rêve.

La table est jolie, mais y sert-on quelque chose ?

Juan et moi avons préparé un bon dîner.

Juan!

Il n'est pas là.

Ils prennent la fuite.

Tous.

Pourquoi ?

Ils savent quelque chose, ils ont été prévenus.

Pourquoi? Par qui ?

Notre ami Esqueda.

Pourquoi t'a-t-il épargné, à l'église ?

Me tuer comme ça ne l'intéressait pas.

Il a préféré me laisser m'installer.

- Il a l'esprit tordu. - Que va-t-on faire ?

S'il veut brûler mon ranch, il me brûlera avec.

Mais j'aurais voulu t'épargner ça.

Tu oublies que c'est aussi mon ranch. Je ne pars pas.

H Y a quelqu'un.

Éteins la lampe.

C'est le père Antonio.

- Entrez. - Bonsoir.

Bonsoir. Vous êtes seuls ?

Oui.

Ils sont tous partis.

Sans crier gare.

Sans un mot.

C'est Esqueda.

Vous le savez ?

Je suis prêtre, on me confie le bien comme le mal.

- Esqueda arrive. - Vous venez me prévenir?

J'ai d'abord envoyé quelqu'un avertir l'armée.

Merci, mon père. Maintenant, repartez vite.

Il est trop tard. Drôle d'hospitalité !

Vous avez fait tout ce que vous pouviez.

Vous avez tort.

Je peux prier.

Reste à couvert et recharge les carabines.

Mon père, continuez à prier.

Vim vi repellere licet.

"Répondre à la violence par la violence est légitime.“

Munitions.

C'est calme.

Il y a pas de lumière.

Il y en aura bientôt.

Mettez le feu.

Tirez pour vous couvrir, mais sans les blesser.

- Tu les veux vivants ? - Faites ce que je dis. Allez.

On y va, les gars ! Ouvre !

L'armée !

C'est bien elle.

Rio, l'armée arrive.

Rappelle les hommes.

J'avais jamais chuté de cheval ou perdu mon arme.

Je viens de faire les deux.

Je vais te ramener.

Pour être pendu ?

En selle.

Vous tuez que les hommes à cheval ?

Si je te livrais, on te pendrait, c'est tout.

- Ce serait suffisant. - Pour la loi, peut-être.

Mais ça ne me servirait à rien.

- Qu'attendez-vous de plus ? - Toi.

Faisons un marché.

Vous êtes fou.

Il faut l'être, quand on n'a plus le choix.

C'est mon cas.

Et le tien, à cet instant.

À cause de vous.

Tu n'as plus le choix.

En selle.

Vous devriez manger un peu.

Ne vous en faites pas.

Poursuivre Rio ici, c'est vouloir attraper un feu follet.

Votre mari va revenir vite.

Ne voit-il pas que c'est inutile ?

Qu'ils ne nous laisseront jamais en paix ?

Expliquez-le-lui.

Vous êtes un homme d’Église, empêchez-le de se tuer.

Je lui parlerai.

C'en est trop, je n'en peux plus.

Tous ces morts pour des terres, des cultures, des rêves !

Ça finit et ça commence toujours dans le sang ?

Nous ne sommes donc capables que de cela ?

Pas vous.

Et vous non plus.

Ma main est peut-être cassée. Examinez-la.

Viens à la lumière.

Pourquoi ne le livres-tu pas à l'armée ?

- J'ai mon idée. - Il a essayé de nous tuer !

Et il reviendra !

Que voulez-vous ? Ces terres sont à nous.

Même une bête ne tue pas pour le plaisir !

Calme-toi. Je veux lui parler.

Puis-je avoir de l'eau ?

- Je vais être direct. - Je l'espère.

J'ai du travail pour toi et pour d'autres.

Rejoins-moi, tu seras bien payé.

Et tu auras la vie sauve.

- Je peux aussi mourir, si j'accepte. - Sûrement.

Être tué par l'un ou l'autre, quelle différence ?

Je te laisse une chance.

Vous me tueriez vraiment.

Ta réponse ?

Je dois saisir ma chance.

Ta seule chance.

Pourquoi me faire confiance ?

Je cours le risque.

Si tu acceptes, on part demain acheter des chevaux au Mexique.

Ma chance est aussi mince que la tienne.

Je vois.

- Il t'aurait laissé une chance, lui? - Sûrement.

Ton poignet va bien.

Merci, mon père.

Merci, señor .

J'accepte.

Installe-toi dans le dortoir.

Ton arme.

- Vous partez au Mexique ? - Il me faut des chevaux.

Que vais-je faire ?

Tu vas rester en ville jusqu'à mon retour.

Si tu reviens.

Ne t'inquiète pas, je reviendrai.

On campe ici, cette nuit?

Traversons la rivière, d'abord.

Très bien. Allons-y.

Gardons-les serrés. Là-bas, c'est plus profond.

Si j'avais su, on aurait traversé ailleurs.

Difficile d'avouer qu'on ne sait pas nager.

Mourir par fierté, c'est idiot.

Je suis trop fier, Rio ?

Bêtement fier.

Là, tu m'as vu bien humble.

On peut arriver ce soir?

Facilement.

Tu fais tout facilement. Même me sauver.

C'était rien, de vous sauver.

Votre vie est très importante.

Pourquoi ?

Parce que vous le croyez.

Pourquoi je croirais ma vie importante ?

Parce qu'elle l'est.

Si je fais tout facilement,

c'est parce que je me limite aux choses simples.

Vous êtes différent.

Autour de moi, je vois seulement un paysage.

Vous y voyez des clôtures, des ranchs, des villes.

Il y a toujours eu des hommes comme vous,

et des hommes comme Esqueda pour les briser.

C'est la civilisation.

On m'a dit que c'était important.

Mais tu n'y crois pas.

“Ne crois qu'en ton chien et en tes ennemis.“

Mais tu m'as sauvé.

Vous m'avez sauvé aussi.

On ne se doit plus rien.

On est quittes.

Sors de là !

Je lui avais dit de m'attendre en ville.

Autant dire au vent où souffler.

Parler d'autre chose que d'amour à une femme,

c'est inutile.

Cordelia !

Excusez-moi, señor. J'ai rien à faire ici.

La señora me l'a déjà dit,

et ses insultes m'ont déchiré le cœur.

- Vous m'avez appelé comment? - Un porc.

- À moi, maintenant. - Laissez-le parler.

Merci, mon ami.

Je cherchais juste Rio.

J'ai pensé que vous pourriez me mener à lui

ou à sa tombe.

Si vous l'aviez tué...

je vous aurais tué.

Ça vous étonne ?

Ce qui m'étonne, c'est que vous soyez venu seul.

Tu viens avec moi, Rio ?

Tu l'as rejoint?

Félicitations, señor.

Rio est le meilleur de tous.

Je détesterais le perdre.

Je détesterais ça.

Quand tu m'as dit non,

j'aurais pu te tuer.

Mais j'ai compris que si tu restais,

c'était pas pour Cameron,

mais pour la señora.

Alors tu m'as épargné.

Te fâche pas. C'est pas toi qui me fais rire.

C'est de savoir que quelque chose te touche.

Vicente !

Si tu reviens pour lui,

je serai là aussi.

C'est comme ça ?

Tu as besoin de temps.

Je t'en laisse un peu.

Après ça, je reviendrai.

Le temps pour toi de faire l'idiot,

et pour moi, de réfléchir.

Ne te presse pas.

J'aimerais pouvoir t'en dire autant.

Il est parti ?

Pour l'instant.

Demain, tu iras a Dodge City acheter du matériel.

On a maintenant 35 000 hectares à clôturer.

Une fois les bêtes marquées, on les mènera au Kansas.

Je vais créer une piste de Brownsville à Dodge City.

On va bâtir un empire, Rio.

Toi, moi... et Delia.

Un empire bovin,

sous le nez d'Esqueda.

Je rentre les chevaux.

Vous avez sauvé la vie de Cam.

Il est heureux et fier de vous avoir fait confiance.

A-t-il raison ?

Vous et moi avons du mal à faire confiance.

J'ai confiance. En Cam.

C'est facile de croire en lui.

Il fait partie de ceux qui déplacent des montagnes.

Et vous ?

Certains sont nés pour commander, d'autres pour les suivre.

D'autres encore ne commandent ni ne suivent.

J'en fais partie. Ils sont difficiles à définir.

On n'a pas confiance dans ce qu'on ne connaît pas.

Que voulez-vous dire ?

C'est très simple.

Je sais que vous vous méfiez de moi.

Et voilà. C et D.

Cam, Delia.

Votre marque.

Non, merci.

Infect.

Demain, j'irai en ville kidnapper un cuisinier.

Et ces vaqueros , vous les avez kidnappés ?

Oui. Avec l'argent de votre mari.

Il l'avait avant, ça n'y faisait rien.

Ce sont vos hommes ?

Aujourd'hui, peut-être. Demain...

Ici, on sait seulement que demain est un autre jour.

Dites-moi, Rio,

quand reviendra-t-il ?

- Il attend l'arrivée du... - Pas mon mari. Esqueda.

Difficile à dire. Il est imprévisible.

Il oublie tout, sauf ce qui reste gravé à jamais.

- Il ne nous oubliera pas ? - Non.

Pourquoi avoir empêché Cam de le tuer ?

Esqueda aurait été plus rapide que lui.

Votre mari est courageux et fort,

mais contre Esqueda, son arme ne lui sert à rien.

Et vous, contre Esqueda ?

Ça l'intrigue aussi.

Un jour, il essayera, pour avoir la réponse.

Et ça vous amuse ?

Cette tuerie gratuite, ça vous amuse ?

Señora , je n'ai pas créé le monde.

Et vous n'auriez pas pleuré, si j'avais tiré et tué Esqueda.

Vous auriez dû.

Je n'ai pas envie d'essayer pour avoir la réponse.

Je la connais.

D'où vous vient ce nom ? Vous n'êtes pas mexicain.

- D'une Mexicaine. - Et celui donné par votre mère ?

Les Indiens ont tué mes parents. J'étais bébé.

Une Mexicaine m'a trouvé près du Rio Grande et m'a élevé.

Ils dansent pour vous.

Pourvu qu'ils se battent avec autant d'ardeur.

Oui.

Pour Cam et moi.

Qu'y a-t-il au-delà de ces montagnes ?

Esqueda.

Menez-moi à lui.

Vous le pouvez, non ?

Je connais le chemin.

Vous avez peur?

Pas pour moi.

Je n'ai pas peur non plus. Je veux lui parler.

Lui dire qui nous sommes, ce que nous voulons faire.

C'est aussi mon ranch.

Vous en faites partie. C'est toute notre vie.

Faites ça pour moi.

D'accord.

J'aurais pu être un artiste

si j'avais pas grandi entouré de porcs.

Eh bien, ces porcs n'en peuvent plus.

Ils ont rien fait depuis des semaines.

- Ils grossissent et s'ennuient. - Et alors ?

Ils disent que c'était différent quand Rio était là.

Ça les fait rire, qu'il travaille pour le gringo.

Tu me ris au nez, Barton.

Tu rirais au sien ?

Chef.

Rio est là, il veut te voir.

Avec une femme.

Fais-le venir.

Une femme.

Tu as de la chance.

Tu vas pouvoir lui rire au nez.

Dégage.

Carmen !

Viens ici !

- Qu'y a-t-il ? - On a des visiteurs.

Va-t'en ! Du balai !

Regarde, ils arrivent ! Allons voir.

Assez ! Retournez travailler.

De quoi vous vous mêlez ? Faites vos tortillas !

Je suis honoré, señora, et surpris.

- Asseyez-vous. - Non, merci.

Alors excusez-moi...

On est gros et fainéants, depuis ton départ, Rio.

Barton m'a dit qu'on jasait,

qu'on se moquait de toi.

Même Barton.

Tu imagines un rire sur son visage ?

Le seul endroit où un rire est laid.

Deux miracles le même jour.

D'abord Barton qui rit.

Ensuite...

une jolie femme me rend visite.

Que voulez-vous ?

Pourquoi l'amener ici ? A quoi tu joues ?

Tu te ridiculises.

Tu veux me ridiculiser aussi ?

On a pas toujours été comme ça ?

Unis comme un seul homme ?

Comprenez-le, señora.

Il aime être insolent.

Il aime être insolent.

Il se cache derrière son mépris comme une femme derrière sa beauté.

Mais je le comprends.

Vous, pas.

Essayez, au moins.

Ça, c'est irrésistible.

- Je suis venue vous demander... - J'écoute.

Ne soyez pas notre ennemi.

J'ai vu les horreurs de la guerre entre le Nord et le Sud.

Au point que je voulais mourir.

- Et maintenant? - Je veux vivre, pour Cam.

Je ferai tout pour l'aider.

Tant pis si vous trouvez idiot que je vienne ici.

Pourquoi le briser?

N'attendez aucune humanité de moi après m'avoir traité d'animal !

Rio vous l'aurait dit: ce pays est à moi ou à votre mari.

Un homme garde un bien à ses risques,

que ce soit un pays ou une femme.

C'est aussi simple que ça.

Après lui, c'en sera d'autres.

Je les attends.

Le fort combat le fort pour prendre la terre du faible.

Ça n'a rien de personnel.

Et l'humble n'a pas de terre ?

Si, au cimetière.

Redites ça, que je vous tue pour l'avoir dit.

- Qui est l'animal, maintenant? - Moi.

Ni moi ni vous n'aurez ma terre.

Mes hommes sont dehors.

Vous mourrez aussi.

Peu importe.

Rio aussi.

Ça n'a pas d'importance.

Je comprends mieux, maintenant.

Mais toi, Rio, tu comprends ?

Tu l'aurais laissée faire ?

Ou tu savais ?

Comment savoir ?

Je dois ma vie à ses sentiments pour toi.

Et elle va devoir la sienne à...

mes sentiments pour toi.

Je vous épargne, pour la dernière fois.

Quand on se reverra,

ça sera différent.

J'aime pas ça.

C'est ta faute, tout ça !

Et?

Et je t'ai donné du temps. Mais il est écoulé !

Garde-la pour moi.

Manuel !

Apporte du café.

C'est fichu, n'est-ce pas ?

Répondez-moi !

J'ai fait tout ce que j'ai pu.

Je ne peux pas l'aider.

Vous pouvez lui dire à son retour.

Lui dire d'abandonner son rêve ?

Lui dire de tout détruire et de retourner d'où il vient ?

Pensez-vous qu'il m'écoute ? Qu'il me voit?

Qu'il a autre chose en tête que sa prairie et que son bétail ?

Je ne suis pas là pour penser à ça.

Vous êtes là pour quoi ?

Pourquoi Esqueda nous a laissés partir?

Vous n'êtes pas du genre à travailler pour un autre.

Vous n'êtes pas un vulgaire cow-boy.

Que suis-je ?

J'ignore qui vous êtes et pourquoi vous êtes ici,

mais quelque chose ne va pas.

Vous avez sauvé la vie de Cam, ça lui suffit pour avoir confiance.

Ça ne me suffit pas.

Vous avez sauvé la mienne.

Comment ça ?

Vous seriez mort, si j'avais tué Esqueda ?

Vous l'avez pensé.

Tout à l'heure, oui.

Mais maintenant...

Vous auriez peut-être pris sa place.

Ça aurait pu être vous au lieu de lui.

C'est peut-être même le cas.

Vous aimeriez que je vous aie sauvé.

Que pensez-vous que ça signifie ?

Ma vie compte peu pour les autres,

et encore moins pour moi.

Répondez. Que pensez-vous que ça signifie ?

Pour moi, ça ne signifie rien.

J'ai eu peur...

Je n'ai pas eu le courage de tirer, c'est tout.

Je t'ai déjà vu. Où ça ?

Dans une bande.

Possible.

Je connais toutes les bandes de vauriens.

Rien de personnel, amigo. Je suis aussi un vaurien.

Prends cet argent. Mise tout sur le 13.

File !

Faites vos jeux.

Tout le monde a sa chance.

- Sur le 13. - Le 13.

Mesdames et messieurs, rien ne va plus.

Il est là.

Assurons-nous qu'il est seul.

C'est le 13 noir qui est sorti.

Chihuahua !

On a gagné !

On a gagné !

Regarde ça ! Le 13 !

Alors faisons un pari.

Je parie tout que je tire dans ta cigarette à 10 pas,

sans te tuer.

Et je gagne comment?

Si je gagne, tu seras riche.

Si je perds, tu n'auras plus besoin d'argent, de toute façon.

Que demander de plus ?

Le shérif veut te voir, Rio.

Tu m'excuses, amigo ?

Avec plaisir.

Garde-le.

Tiens. Garde ton arme.

Attendez dehors.

Tu traînes un peu en ville, non ?

Un peu.

Je te croyais chez Cameron.

Croyez ce que vous voulez.

Je peux aussi faire ce que je veux. Comme te mettre en cabane,

ou même confisquer ta quincaillerie.

Que serais-tu, ici, sans ton arme ?

Un mort sans intérêt.

Parfaitement.

Je t'ai laissé tranquille car tu as travaillé pour Cameron,

et jusqu'ici, tu avais l'air d'être devenu honnête.

Mais maintenant, tu joues et tu bois.

Je te demande pourquoi.

Vous me le demandez.

Même si l'idée ne me séduit guère,

si tu es devenu honnête, on peut faire équipe.

Le nouveau chef de l'armée est arrivé.

Il va nettoyer le pays pour de bon.

Et?

Et tu pourrais nous conduire à Esqueda.

À son repaire.

Voilà mon idée.

Je suis peut-être à côté de la plaque.

Exact.

J'en ai donc terminé.

Retourne te soûler.

Je te donne disons 12 heures,

car 3e dors beaucoup,

pour quitter la ville.

Et si je reste ?

Je m'occuperai de toi.

J'ignorerai la loi, comme toi, et je te pendrai sans raison.

Je suis à côté de la plaque.

On voit bien le ciel, d'ici.

Le mieux possible.

Marchons un peu. J'ai quelques questions.

Tu as quitté Cameron ?

Oui.

De retour chez Esqueda ?

Je retourne jamais nulle part.

Tu t'es déjà moqué de moi ?

En voici l'occasion.

J'ai prié pour toi, pour que tu restes avec Cameron.

- Pourquoi ? - C'est un honnête homme.

- N'est-ce pas ? - Oui.

Ce n'est pas lui, que tu as quitté.

Non, mon père.

Tu avais trouvé un ami,

et je priais pour que Cameron en ait trouvé un.

Vous savez, mon père...

vous servez bien Dieu.

Tu arrives si vite juste pour m'appeler ?

- Je l'ai vu ! - Qui ?

- Rio. À Brownsville. - C'est un miracle.

Au saloon Rio Grande, seul, jouant tout à la roulette.

Tu entends ça ?

Il revient !

Il attend un peu parce qu'il est fier.

- Et '? “E?

Je vais le voir !

Aller à Brownsville est une folie.

Je vais où je veux !

On t'y attend avec une corde.

Le nouveau chef de l'armée

te poursuivra jusqu'en enfer.

Vous entendez ? Je dois pas aller à Brownsville.

Je vais pas seulement y aller, je vais m'en emparer !

Et tout vous donner ! L'argent, le vin et les femmes !

Et le nouveau chef de l'armée '?

On fera en sorte de l'envoyer en enfer.

Rassemble tous les hors-la-loi d'ici à la rivière Pecos.

Vas-y 1

Bien !

On peut y aller. On est des hors-la-loi !

- Qu'est-ce qu'il a ? - Il est devenu fou.

Pour un poisson, il s'empare de la mer.

On va pêcher ?

On prendra peut-être quelque chose.

On va voir ce que vous avez dans le ventre !

Suivez-moi !

En avant !

Par derrière. Essayez de prévenir l'armée.

Au nom de la loi, je m'empare de la ville.

Quelle loi ?

Celle du plus fort.

Ça suffit pas 7

Non, jamais.

- On est pas d'accord. - Ah ?

Je dois vous convaincre.

Parfait.

Barton.

Maintenant, la loi, c'est Jose Esqueda !

Allons-y l

Pedro !

Ferme la porte.

Barton.

Remplis ça. Demande tout l'argent.

Fais de mal à personne, toi !

- Qui est le caissier ? - Moi.

Tiens.

C'est une demande de retrait.

C'est exact.

Pour la totalité de l'argent?

Encore exact.

Toi. Tiens.

Tiens.

Tiens, Pedro.

Vous avez oublié de signer.

Barton. Signe pour moi.

Voleur! Bandit !

Combien aviez-vous à la banque ?

306 S. Qui ne m'appartiennent pas.

C'est l'argent pour la nouvelle école. Je suis la trésorière.

Pedro, le sac.

Avec mes félicitations.

Barton, l'éducation est une chose magnifique.

Vous auriez été à l'école, brigands, vous en seriez pas là.

- C'est de toi ? - Oui, général.

Tu es avec moi.

Avec la force, général. Toujours.

"Général" !

Tiens.

Tournée générale !

Buvez! Prenez ce que vous voulez !

Et toi, viens ici.

- Elle est truquée ? - Pas jusqu'ici.

- La mise est limitée ? - A vos moyens.

Le 13 noir.

Pourquoi une bille ?

Désolé.

Et c'est le 13 noir.

Tenez, vous tous !

C'est un cadeau !

Et toi, tu viens ici. Allez, viens...

Alors ?

On a cherché partout. Pas de Rio.

Cherchez mieux que ça et trouvez-le !

S'il est reparti,

s'il m'a encore trahi, je le tuerai !

Je tuerai Cameron aussi !

Et cette femme.

C'est nous, qu'on tuera, si on part pas.

Tu regardes quoi ? Dégage !

Dégagez tous !

Dehors !

Trouve-le, Barton.

Trouve Rio.

Ça m'échappe.

S'emparer d'une ville entière...

Esqueda n'est pas si stupide.

Et pourquoi te risquer à aller le voir?

J'ai cru bien faire.

Il t'a ri au nez, c'est tout.

Et pourquoi t'a-t-il laissée partir?

À cause de Rio.

C'est à lui que Rio appartient, pas à toi.

Ne vois-tu pas qu'ils jouaient tous les deux la comédie ?

Ça n'a aucun sens.

À tes yeux, car tu es aveuglé par ton rêve.

Pourquoi Rio est parti ?

Je l'ai renvoyé.

Je t'en prie, repartons.

Rentrons.

Je sais, tu détestes fuir, mais ce n'est pas si grave.

Cam. On doit repartir.

Et faire beaucoup d'autres choses.

Vous vouliez me voir?

Jose Esqueda est à Brownsville.

Et ça nécessite l'armée ?

Certainement, car sa propre armée s'empare de la ville.

Allons la reprendre.

Ce nouveau chef de l'armée,

il faut s'en méfier.

Je l'ai combattu une fois, ça me suffit.

Bois pour avoir du courage.

À la tienne.

Écoute. La ville est prise, pillée, on s'est amusés.

Mais on pourra rien face à l'armée. Si tu...

Personne boit à ma bouteille.

Des nouvelles de Rio ?

T'as intérêt à le trouver.

Il te cherche, Rio.

Il a pris tout ce qu'il pouvait, mais ne part pas.

Il sait pourtant que l'armée arrive.

Il ne partira pas sans t'avoir trouvé.

Oui.

Pourquoi, Rio ?

Il m'aime comme un frère.

Sa mère m'a trouvé, m'a élevé, m'a appelé Rio.

Comme un deuxième fils.

Jose m'a toujours considéré comme son frère.

On a dormi ensemble, monte les mêmes chevaux,

tiré avec les mêmes armes.

Sans jamais aucun conflit. Jamais.

Jusqu'à ce soir.

“Ce soir“ ?

Ce soir, l'un de nous deux tuera l'autre.

"Tu ne tueras point.“

Même s'il est dangereux et a fait des horreurs.

- Il continuera à brûler, à tuer... - Non, c'est fini.

Il n'ira plus qu'à un seul endroit.

Je ne fais pas ça pour moi.

Vous le savez.

Ce serait bien...

si elle le savait aussi.

Elle le saura.

C'est drôle. La chose la plus précieuse ne vaut rien.

La vie.

Seulement quand elle est sans amour.

Il en va ainsi de la vie

et de Dieu.

Ça ne peut pas être autrement.

C'est une belle nuit pour la vie.

Elle vous garde et me perd.

Adieu.

Là...

Qu'es-tu écrit sur moi ?

Que vous avez mis la ville à sac,

qu'on n'avait jamais connu d'acte si scandaleux,

et que votre tête explose sous votre sombrero de vaurien.

Monsieur le rédacteur,

l'Histoire sera toujours écrite à l'encre et au sang.

Tu as écrit la mienne à l'encre.

Écrire la tienne au sang serait trop d'honneur.

Ramène-le,

qu'il puisse ajouter ça à ma légende.

Mets-ça dans ton article !

Oui ?

C'est fini.

Bouge pas.

- Qu'y a-t-il ? - Laissez-le ! Il est fou.

L'armée arrive !

Allez-vous-en !

- On pourrait résister. - Pour ce fou ?

Si on reste, on aura toute l'armée sur le dos. Filez !

Avance.

Je pouvais te tuer d'une seule balle.

Mais c'est trop facile.

J'ai attendu trop longtemps.

Alors je veux te tuer balle après balle.

Je veux te voir ramper. Tu rampes un peu ?

Il reste deux balles.

Où je tire la prochaine ?

Tu as entendu ?

Où je tire la prochaine ?

Gardes-en une pour moi.

Je t'ai cherché partout.

Tu me cherches aussi ?

Tu veux me tuer aussi ?

Pourquoi ?

Pourquoi ?

On a pas toujours été des frères ?

Depuis la mort de notre mère, Maria Esqueda ?

Tu as connu une autre mère ?

Non.

J'ai pleuré et je lui ai juré de te protéger,

comme un frère.

Tu me tuerais pas si elle était là.

Elle te tuerait elle-même.

Je le ferai pas !

Je peux pas le faire !

Tiens.

Tu veux pas me tuer pour ce que je suis

ou ce que j'ai fait.

Mais à cause d'une femme !

Je pourrai mourir de bien des manières,

mais pas à cause d'une femme.

Halte !

À gauche...

gauche !

Un médecin, vite.

Que puis-je faire pour que tu me pardonnes ?

Je peux pardonner ce que tu peux oublier.

Je te ramène au ranch.

"Au nom du Père et du Fils,

"en vertu des pouvoirs qui me sont conférés,

"je t'accorde le pardon éternel

“et la rémission de tous tes péchés.

"Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen.“

Adaptation : Fanny Mendil pour TELETOTA

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