All language subtitles for 2-13창백한말

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean Download
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Bonsoir.

Je suis un petit peu en avance, hein ?

S'il vous plait !

Je ne veux pas attendre dehors.

Merci.

Je ne crois pas en la justice des hommes.

Et je ne crois pas a la justice divine.

Autre chose, mon pere ?

"Bevilacqua, Van der Gluck, Delafontaine, Petit et Marchal."

"Marchal" avec un point d'interrogation.

Bien. Et...?

Toutes ces ames ont ete rappelees a Dieu.

Est-ce qu'elles auraient ete rappelees

d'une facon pouvant interesser la police ?

Je reponds a la derniere volonte d'une mourante

qui dit etre responsable de leur assassinat.

Et elle dit comment ?

Mme Millet a la fievre.

Elle delire.

Elle parle de la maladie qui a frappe ces maisons...

apres sa venue.

Rien dans ce qu'elle dit ne semble etre coherent, mais...

elle pense etre touchee par le meme mal.

Et vous n'y croyez pas.

J'ai fait mon devoir de citoyen.

Le reste ne me regarde pas.

Il y a un homme...

brun...

autoritaire.

Ah oui !

Charismatique.

Ah oui !

Je ne vois pas bien. Il...

Elle ne va pas bien.

Irene peut ouvrir les portes de l'au-dela.

- Elle navigue sur le Styx. - Sur un stick ?

Le fleuve infernal, affluent de la haine.

Ce qu'elle voit est terrible.

C'est un brun.

Il est lie a la mort.

Oui, bien sur. Je sais deja tout ca, mais...

Est-ce qu'il m'aime ?

Il vous aime.

Mais il y a un obstacle :

une autre femme.

Ah, je ne suis pas la.

Les morts peuvent attendre.

Je me demandais si tu...

Vous croyez en Dieu ?

C'est une crise mystique ou une methode de drague ?

La, j'ai pas le temps.

Ah oui, bien sur ! J'ai vu un type avec des fleurs.

On ne peut rien vous cacher.

Debut de calvitie, pieds en dedans,

ce qui denote un manque de confiance.

Ongles ronges, nervosite... Il tiendra pas deux jours.

C'est pas ce que je lui demande.

Oh, merci !

Merci beaucoup !

Elle a le don.

Tu es prete ?

Sibylle, s'il te plait...

- Est-ce que tu es prete ? - Oui.

Oui, je suis prete.

Je l'ai vu. J'ai vu l'assassin.

Lucien Cornille, pharmacien herboriste.

Pardon.

Je l'ai vu. Il est passe devant moi.

Il faisait nuit, M. Cornille, et vous etiez loin.

- J'ai une bonne vue. - Surement.

Vous avez vu un homme dans une voiture vous fixer.

Sa voiture roulait au pas. Il avait une tete d'assassin.

Attention !

Je le reconnaitrais. Je n'oublie jamais un visage.

Chaque client est inscrit dans ma memoire.

Tous des meurtriers !

Tout le monde peut tuer,

mais je veille, je suis la !

Ce soir, la police a enfin besoin de moi.

Martin !

Merci, M. Cornille. On va prendre votre deposition.

Oh !

Je bosse ! Je cree, moi !

Salut !

- Entre. - Euh... Non, non.

Je voulais seulement...

C'est pas pour vous emmerder, mais vous faites beaucoup de bruit.

Si vous pouviez juste un petit peu, je ne sais pas...

Petite bourge a la con !

J'ai trop bu !

J'ai trop bu. Et toi, pas assez.

- Non, mais j'ai pas dit "Entrez". - Tchin !

- Francine. - Alice.

Alors a la liberte !

Et puis a la vie sans cette conne, pouffiasse, salope.

Morue.

- Truie. Truie, c'est... - Truie, ouais.

- Tu l'aimes pas. C'est qui ? - Ma belle-mere.

T'as couche avec lui !

T'as couche avec Alain !

Aie ! Mais ca va ! Il saute sur tout ce qui bouge, ton mec.

T'es chez moi. Tu te barres !

Tout le monde dehors !

Attends. Reste pas la.

Assieds-toi.

Ca va ? Ca passe ?

Ouais.

Bon. Allez, couche-toi.

T'es vachement sympa.

Vraiment ?

Oui. La, surtout, je cherche l'idee.

La bonne idee.

Je veux un tueur, mais...

qui ressemble a personne d'autre.

Commissaire !

Alice ecrit un roman.

- Sans blague ? - J'ecris a mes heures perdues.

La nuit.

Formidable !

Et la, par exemple, je fais mon vrai boulot.

- J'enquete sur le meurtre du cure. - Et...?

Des conclusions, Avril ?

- Un mobile ? Un indice ? - Ben, je comptais sur vous.

C'est un creve-coeur, de vous decevoir.

Dommage qu'il ne nous ait rien dit.

Quoi ? Il est venu ici ?

Oui, juste avant...

On aurait pu le sauver.

Ouh la ! Vous avez merdouille ?

Oh ! Quel style, Avril !

Le prix Goncourt ne peut pas vous echapper.

Y a une couille dans le potage.

Ah, la fille spirituelle de Balzac ! Que dis-je ? Flaubert !

Et vous, vous etes qui ? Rouletabille ? Sherlock ?

Il n'etait pas en danger.

Il m'a raconte une histoire farfelue.

Le delire d'une mourante.

Et lui aussi, il delirait.

La mort qui frappe aux portes !

"Bevilacqua, Van der Gluck, Delafontaine."

Tous morts de mort naturelle.

Pareil pour la femme, Mme Millet, assassinee par une grippe.

Ne venez pas m'apprendre mon boulot. J'ai verifie.

J'y ai passe la matinee, nom de Dieu !

Ramassis de conneries pour illumines.

Il voulait pas d'aide. Il se sentait pas menace.

Ca existe, les forces du mal.

C'est vrai.

Il y a des gens qui peuvent tuer a distance.

Non, Marlene, par pitie.

Je le sais.

Je l'ai vu.

On doit tout mettre d'un coup ou juste une petite goutte ?

Est-ce qu'il est en toi ?

Il est en moi.

Ce soir, il faut donner la mort.

Peux-tu donner la mort ?

Oui.

Je suis ta servante. Accepte mon offrande.

Marlene ?

Marlene !

- Et apres ? - Oui...

La bestiole, elle l'a gnaquee ?

Je ne sais pas.

Je me suis enfuie.

Je ne me rappelle pas comment je suis rentree.

Vous ne me croyez pas ?

Vous etes sensible. Trop sensible.

Qu'est-ce que vous alliez faire dans un endroit pareil ?

C'est personnel.

Vous ne comprenez rien !

Sibylle a un pouvoir diabolique.

Elle peut appeler la mort.

Je l'ai entendue.

C'etait horrible !

Bon. Alors... Oui.

Donc, nous, on a trois morts de mort naturelle.

Fichez le camp d'ici.

Les autres, Petit et Marchal, on sait pas ?

Dehors.

Il y en a une flopee, avec ces noms-la.

Il y avait un point d'interrogation apres Marchal. Vous avez vu ?

Il ne lui a laisse aucune chance.

C'est brutal, propre, net.

Non, c'est du beau travail.

Perforation du foie,

et le 2e coup a la gorge lui a ete fatal.

Carotide tranchee.

Quoi d'autre ?

L'arme est un couteau a lame incurvee. C'est pas courant.

Et vous ?

Une piste ?

Rien.

Il etait tres apprecie dans sa paroisse.

Rien de trouble dans son passe. Un homme de bien.

Aucun mobile apparent.

Pas de justice, mon pere.

Ni ici, ni la-haut.

Mais je vais gratter, creuser, chercher un mobile.

N'importe lequel.

Il y a toujours un lien.

Et je vais le trouver.

Je vous offre un verre, commissaire.

Ca vous amuse, de vous comporter comme un mec ?

Picoler, draguer, fumer...

- Vous allez clore l'enquete ? - Non.

Alors, ca vous apporte quoi ?

Je n'ai jamais su etre l'epouse qu'on exhibe dans les soirees.

Divorcer a ete ma meilleure decision.

- C'etait pas la bonne personne. - Faux : mari ideal.

Prevenant, rassurant...

Non. Je m'emmerdais. L'ennui est un vide incommensurable.

Voila. C'etait pas la bonne personne.

Fiche le camp.

Aucune chance pour un restaurant, ce soir ? Cinema ?

Bal populaire ? Lampions ? Java ? Non ?

Non.

- Cornet de frites ? Une gaufre ? - Essaye ca.

Chastete et penitence.

"Alors je vis un cheval de couleur pale.

"Celui qui le montait etait la Mort, et l'Enfer le suivait."

L'Apocalypse, chapitre 6, verset 8.

- Et c'est souligne. - Il s'interessait au diable, lui ?

Non, pas lui.

La bible appartenait a la mourante.

- Tenez. - Merci.

Merci.

- T'as vu le train fantome ? - Je deteste ca.

Il y a des toiles d'araignee et des types qui vous tripotent.

J'ai pas assez.

Tiens.

Merci.

J'irai pas, Alice.

T'aimes pas les trains fantomes, c'est pas grave.

Non, je...

J'ai gagne !

J'irai pas la-bas.

- La-bas ? - Chez Sibylle.

J'irai pas.

Hein ?

Marlene ?

Les gris-gris, les mediums, c'est trop marrant.

Les prieres sataniques.

Je peux en faire un chapitre.

T'excuse pas surtout, hein !

Bonjour, bonjour.

Avez-vous utilise mon philtre d'amour ?

Euh... Non, pas encore.

Marlene, t'as achete une potion ?

Je ne le crois pas !

Dites...

C'est normal ?

Je veux dire, le coq ?

C'est pour le diner, hein ?

Et elle, elle fait quoi ?

Ouh la ! Ca va mieux, hein ?

Irene a voyage aux portes de la mort.

Oui, je comprends, oui.

Arrete de plaisanter, Alice !

Irene, va prendre l'air, marcher un peu,

respirer.

Je veux plus faire ca.

C'etait la derniere fois.

Qu'est-ce que vous voulez ?

Le desir de mort existe en chacun de nous.

On peut le provoquer par suggestion.

S'emparer d'un cerveau est chose facile.

Pour mon roman, ca fait un peu gros.

Non, personne peut croire ca.

Et en meme temps...

C'est une idee pour mon tueur.

Il n'y aura jamais de preuve. Non, il n'y en aura pas.

On peut y aller, la, Alice ?

C'est quoi, le truc. Hein ?

Comment ca marche ?

On peut le faire, la ?

La mort n'est pas un jeu.

Souhaitez-vous la mort de quelqu'un ?

Ben, la, tout de suite, non. Je vois pas.

Ah si ! Si, si.

Je connais un type detestable,

odieux. Je lui jetterais bien un sort.

Ne pense a personne ! Arrete ! Ne dis pas son nom !

D'accord. Tant pis.

- On y va. - Oui, oui.

- Je vous enverrai mon bouquin. - N'ouvrez pas une porte...

que vous ne pourrez pas refermer.

Ah, c'est bien, ca ! Je vous le pique.

"75 CM 59."

Desolee. J'ai que des verres a moutarde.

T'as braque l'epicerie du coin ?

Non, c'est du bas de gamme.

Tu peux preparer les toasts de caviar ?

Ouais.

C'est de chez ma belle-mere.

Elle achete ce qu'il y a de mieux.

Profite, connasse. Profite.

Ca va. Je m'en fous, de ton caviar. En plus, il pue.

Non, je pensais a Lucille, la garce.

Elle a reussi a epouser mon pere.

Il la baisait, mais c'etait pas un idiot.

Elle a pense a avoir le fric.

Il me l'a laisse, apres sa mort.

Dans 2 mois, je suis majeure. Et qui s'en va ?

La truie ?

Ca s'arrange pas, ton rhume.

Ca va passer.

Ben, dis donc, ca vaut pas un sauciflard.

Il est moche, lui.

C'est genial. J'en ai jamais eu.

Ben, moi, j'ai que ca.

Des trucs moches ou casses.

Une turne pourrie, des fringues pas cheres et la bouffe de l'epicerie.

Je suis desolee pour toi.

Ben, non. Pourquoi ?

Tout ce qui est ici, c'est moi qui l'ai gagne.

Ben, en fait, toi, tu vis la, mais tu pourrais etre dans un palace.

Tu es juste une pauvre petite fille riche.

Ouais. T'es la 1re prolo que je rencontre.

Aux prolos !

Ca va ?

Ouais, ca va. C'est bon.

Bonjour, Marlene.

Tout va bien ?

Oh oui ! C'est une journee formidable.

Un petit cafe ?

Oui.

Voila.

Merci, Marlene.

Mais laissez-moi passer !

Monsieur Cornille.

Je l'ai vu ! Le meme type. C'est incroyable.

Il etait la, devant moi, l'assassin. Je l'ai reconnu.

Je vais lui faire couper le cou.

Vous avez 30 s pour vous calmer.

Pardon, commissaire.

C'est tellement inespere : coincer un assassin.

Il etait la, l'homme qui suivait le cure.

Et vous savez quoi ?

J'ai note son numero d'immatriculation.

Vous allez pouvoir avoir son nom.

Formidable, non ?

Rien ne prouve que ce soit un assassin.

Je veux temoigner.

Merci. Ce sera tout. On vous contactera.

Mais comment, commissaire ? Vous avez besoin de moi.

Vous etes cingle, Cornille. Au revoir.

Ne me regardez pas comme ca.

- Il ne me plait pas du tout. - Moi non plus.

Il est tres petit, avec des pantalons trop courts.

Et cette espece de grimace.

Oui, ca s'appelle un sourire.

Ce n'est pas comme si vous deviez l'epouser.

Dites, pour un poison, il y a toujours un contrepoison ?

Oui, j'imagine.

Passez-moi le service des immatriculations.

Merci.

Et donc, pour les...

Enfin, les...

Je veux dire... Il y a toujours un "contre" pour chaque "pour".

Oui, commissaire Laurence.

Alice ?

Alice, t'es la ?

Ouvre !

Commissaire, asseyez-vous.

Apparemment, votre ami ne m'aime pas beaucoup.

C'est un ami de la 1re heure.

Vous auriez ete le temoin d'un assassinat.

Si c'etait le cas, je ne serais pas reste sans rien faire.

Ou peut-etre avez-vous vu un pretre,

peu avant sa mort, mardi soir, vers 20 h ?

J'ai lu cette histoire dans le journal.

On l'a poignarde. C'est ca ?

Desole, mais je ne peux rien pour vous.

Quelqu'un parait certain de vous avoir apercu

a peu pres a la meme heure, M. Dacosta.

Eh bien, ce quelqu'un s'est trompe, commissaire.

- Il me faut un alibi ? - Vous en avez un ?

Ce sont les assassins qui ont toujours un alibi.

Moi, j'ai passe la soiree ici, seul. Je sors tres peu.

Et vous n'avez pas d'objection a une confrontation avec le temoin ?

Aucune.

Je vais vous raccompagner, commissaire.

Sclerose en plaques.

Ce detail n'a certainement pas du echapper a votre temoin.

Pardon de vous avoir derange.

Je trouverai le chemin tout seul.

C'est l'argent des morts. J'en veux pas.

T'etais d'accord.

Et j'ai besoin de toi.

Je suis fatiguee.

J'ai tellement mal a la tete.

C'est trop tard.

Tu comprends ?

Viens avec moi, ce soir.

Regarde.

Tu vas oublier tous tes soucis.

Oui, j'ai besoin du dossier medical de Dacosta.

Mais je n'ai aucune raison officielle.

Et je ne peux pas le demander non plus a son medecin.

Il parlerait, a une consoeur.

En gros, tu me demandes de transgresser le code medical.

En gros, oui.

Ca concerne la mort du pretre ?

Tu m'emmerdes, Swan.

Je sais, mais je n'ai rien d'autre.

Tu m'emmerdes pour plein de raisons,

qui ne sont pas toutes professionnelles.

C'est pas grave.

Je me debrouillerai autrement.

Salut. J'en ai pour une seconde. J'ai une idee sensas.

Mais t'as une tete a faire peur.

Ca va ?

Arrete de faire semblant.

Tu ne viens que quand ca t'arrange.

Je peux crever, tu ouvres pas.

Mais j'etais pas la.

- Je bosse toute la journee. - T'etais pas la.

T'es comme les autres, une profiteuse.

Arrete. Je vais appeler un medecin.

Tu veux quoi ? Mon fric ?

Vous etes tous pareils : des sangsues.

Saloperie de sangsue.

Tu sais quoi ? Je les comprends, tes potes.

T'es odieuse.

T'es la, tu mendies de l'amitie.

Mais tu payes pour tout.

Et t'es pas capable de donner.

Je t'emmerde.

- Non... - Fous-moi la paix.

Vous en etes ou ?

Ce n'est pas lui.

C'est pas possible. Il ment.

Vous etes une plaie, un mythomane. Allez vous soigner.

Il y a ce qu'il faut dans votre pharmacie. Foutez-moi la paix !

Il ment, il ment, il ment.

Dacosta est infirme. Il a des bequilles.

Rentrez-vous ca dans le crane !

J'ai votre dossier.

Ca pouvait attendre demain.

Mais c'est une affaire tres urgente, non ?

Tres urgente.

Dis-moi tout.

Les deux jambes sont touchees.

Sclerose a evolution rapide,

Je suis meme etonnee qu'il tienne encore sur ses bequilles.

Il est costaud.

Ca ne durera pas.

La femme avait beau crier, personne ne l'entendrait.

Elle savait qu'elle allait mourir.

C'est bon, ca. Ca fout les jetons.

Elle savait qu'elle allait mourir.

Alice.

Desolee, ma vieille, je suis pas un bouche-trou.

Oui. Mais comment il la tue ?

Il faut un truc sanglant, un truc bien...

Alice ! La laisse pas !

Tire-toi.

Charmant.

Desolee.

Vous devez savoir que Francine adore etre au centre des attentions.

Ah non.

Bon. Ca suffit, Francine. Tu rentres. On y va.

Merde !

Ne sois pas ridicule.

C'est embarrassant.

- Vous voyez bien qu'elle est malade. - Oui. Je m'en occupe.

Va-t'en.

Degage tout de suite.

La laisse pas m'emmener. Je veux pas y aller.

Tu vois, mon coeur, tu es malade.

Tu vas pas rester toute seule.

Le medecin nous attend a la maison.

- J'y vais pas. - La discussion est close.

Le chauffeur va t'aider a descendre.

Ah ! Tu laisseras toutes tes affaires crasseuses.

On en achetera d'autres ensemble, si tu veux.

Ah ben, t'avais raison.

Elle est imbuvable.

Mais il faut te soigner.

Je veux pas.

Je veux pas y aller.

Je viendrai te voir. Je te laisse pas tomber.

- Tu promets ? - Ben oui. Bien sur que oui.

On est copines.

Non.

Je viendrai.

Merci, mademoiselle. Vous etes charmante.

Je pourrais faire un chapitre entier, dessus.

T'excuse pas.

Dacosta faisait un suspect interessant.

Drole de type.

Avec un visage particulier,

difficile a oublier ou a confondre.

Tu fuis, Maillol ?

Je ne dors jamais chez mes amants.

Pas d'exception ?

Mais tu n'es pas une exception.

Petite lecon d'humilite. Merci.

Ce Dr Legendre, tu le connais ? Il est fiable ?

Dacosta aurait pu l'acheter.

- Il faut demander une expertise. - Comment ?

Je peux pas l'obliger.

Si je te demandais de rester ?

Si je te disais que...

tu comptes beaucoup pour moi ? - Le dis pas.

Je peux meme me rendre plus ridicule en ajoutant que je suis amoureux.

Je la hais.

L'emmerdeuse chronique.

Charmeur.

Oui, j'ai pas... C'est pas ma faute, si elle est partie ?

Laurence, j'ai peur.

Oui, j'hesite entre vous etrangler et vous noyer.

C'est comme un mauvais pressentiment.

J'ai peur pour Francine.

Ca m'est venu comme ca. Ca m'a fait un truc a l'estomac,

un coup de poing, quand je l'ai reconnue.

Un Valium, peut-etre ?

La belle-mere de Francine etait chez les voyantes.

- Vous vous fichez de moi ? - Elle y etait.

Et maintenant, Francine tousse.

Et l'autre l'a emmenee.

Et moi, je pouvais rien faire.

Arretez d'ecrire. Ca vous grille la tete.

Vous debarquez la nuit pour me parler de sorcieres et de grippe.

C'est quoi, votre probleme ?

Y a que moi a emmerder ? Votre vie est un desert ?

Pas un seul pauvre type sur qui tomber ?

Oui, c'est bizarre.

Avec vous, tout redevient normal.

Je me suis emballee, c'est sur, oui.

Ca peut pas exister, ces trucs-la. Hein ?

Non.

Qu'est-ce que vous faites la ?

J'ai ete prevenu du drame.

Excusez-moi, mais...

quel rapport avec vous ?

Le lieu m'appartient.

C'est la 1re fete que j'ai installee.

Elle ne rapporte rien, mais...

C'est sentimental.

Et je connaissais Irene.

"Irene" ?

La jeune femme qu'on a assassinee.

Elle etait a la baraque de voyance avec Sibylle.

Un medium remarquable.

- Je viens voir Francine. - Desolee, mais elle dort.

Le medecin a prescrit du repos et du calme.

- Elle va mieux ? - Oui, elle va s'en remettre.

A force de trainer et de coucher avec n'importe qui...

Ben, je vais pas rester longtemps.

C'est pas bon, de rester tout seul, quand on est malade.

Ah, mais elle n'est pas seule.

Oui, mais elle ne vous aime pas.

Et c'est reciproque, non ?

C'est gentil, de vous etre deplacee, mais ne le faites plus.

He !

Donnez-lui ca.

C'etait qui ?

Personne.

Le facteur.

Je pensais que c'etait peut-etre Alice.

Qui ?

Alice, ma copine.

Mais enfin, Francine, tu n'as pas d'amis.

Dans 2 mois, je suis majeure, et toi, tu fous le camp.

Mais oui.

Ce serait bien, que tu liberes le salon.

C'est embarrassant, pour les visites.

- T'as pas le droit de vendre. - Mais si.

Tu crois que je vais moisir dans ce trou ?

C'est a moi.

Pas encore.

Tu vois, tu t'agites. La fievre monte.

Je suis en train de mourir.

Qu'est-ce que tu peux etre ordinaire, sans maquillage !

Et Sibylle ? Ou est-elle ?

A Paris.

Pour un colloque sur les sciences occultes.

Je crois qu'Irene devait l'accompagner.

Bien.

La voyante a donc un alibi facile a verifier.

Et vous ?

J'ai recu quelques amis, qui sont partis peu apres minuit.

Je vous donnerai les noms.

Van der Gluck,

Bevilacqua,

Delafontaine...

Ca vous dit quelque chose ?

Ca devrait ?

Ces trois personnes sont mortes a quelques mois d'intervalle.

Elles n'ont rien en commun.

- Mais elles vous interessent. - Elles interessaient surtout,

et a chaque fois, un ou une heritiere qui avait un cruel besoin d'argent.

Leur mort est arrivee juste a point.

Alors vous soupconnez ces heritiers d'avoir...

Insoupconnables.

Aucun d'eux n'etait present.

Je n'aimerais pas etre a votre place.

Petit ? Marchal ? Personne de vos connaissances ?

Peut-etre en cherchant bien.

Ce sont des noms courants.

Je vous dis qu'il y a un truc qui tourne pas rond.

J'y crois pas, mais je veux en avoir le coeur net.

La belle-mere a vu Sibylle. Il y a une raison.

- Pourquoi vouloir la tuer ? - Irene ne voulait plus.

Elle l'a dit, quand on y etait.

"Je ne veux plus."

- Elle ne voulait plus quoi ? - Ensorceler,

faire le mal, tuer.

Tuer qui, nom de Dieu ? Le pere Francois ?

Non ! Vous etiez avec elle quand il est mort.

Ou les trois de cette liste ? Tres bien.

Trois certificats medicaux, des toubibs irreprochables,

permis d'inhumer.

Vous en voulez un autre ?

Genevieve Millet.

Cause du deces ? Un virus.

Alors on fait quoi, maintenant ? On les deterre a la pleine lune ?

Vous etes contrarie, commissaire. C'est normal.

- Vous luttez contre le diable. - Ah non ! Stop.

Il n'y a pas de magie noire. J'ai deux cadavres,

qui ont ete assassines, eux, et pas une piste. Rien !

Que dalle !

- N'empeche que... - Epargnez-moi

le recit de vos angoisses, de cette femme

ou de sa belle-fille qui tousse.

Merci.

Alice !

Regarde.

C'est la potion magique.

Il va m'aimer.

Oh ! Waouh ! Ca pue.

C'est quoi ?

- Des couilles de crapaud ? - Il va m'aimer.

J'avais besoin de voir une femme cartesienne, athee...

Oui, mais j'ai pas termine. Je...

Et de preference, sans emotions.

C'est mon dernier cadavre.

En tout cas, ici. Je...

J'ai une proposition qui ne se refuse pas.

- C'est formidable. - Oui.

Et...

Tu pars loin ?

Washington.

Ah !

Ah, quand meme !

Je devrais te feliciter.

- Ah, Swan... - Mais...

je ne pense qu'a moi. Je n'imprime qu'une chose :

je ne verrai plus Maillol.

Je ne te verrai plus.

Le...

La mort remonte a 22 ou 23 h.

Elle a ete empoisonnee a l'opium. Incapable de se defendre.

Alibi parfait pour Dacosta et Sibylle. Ca ne m'avance pas.

Alors, j'en suis pas certaine,

mais je crois que le...

que la meme arme a tue cette femme et le pretre.

Il y a un lien. Un lien rationnel.

Meme tueur.

Qui est cette fille ?

Celle qui est malade et qui habite sur le meme palier que vous ?

Ca t'amuse, de me faire peur ? Imbecile.

Qu'est-ce que tu veux ?

Irene est morte.

On l'a egorgee.

Salut.

Salut.

T'as vu ? Je perds mes cheveux.

Mais c'est pas grave.

Ca repousse mieux, apres.

Plus fort.

Mais t'es en nage. Ca va pas mieux ?

Non.

Je suis pas trop en forme.

- Vas-y, raconte ton roman. - Non. Je vais t'emmener a l'hopital.

Il y a un telephone, la ?

Il y a une fille comme moi, dans ton livre ?

Ouais, une fille super.

Vachement jolie.

Une heritiere.

Elle en bave, mais ca s'arrange.

Ouais.

Je suis la. Francine, ca va aller. Je suis la.

Francine.

Regarde-moi.

Que faites-vous la ?

Appelez une ambulance !

Mais tout de suite !

Francine.

Francine !

Il faut prevenir Mme Marchal.

Qui ?

Sa belle-mere, Lucille Marchal.

Vous savez pourquoi il y avait un point d'interrogation apres Marchal ?

Elle etait pas encore morte.

- Qui est mort ? - Ma voisine.

Francine Marchal.

Avant sa majorite. Comme ca, la belle-mere herite de tout.

Et aucune preuve d'assassinat.

Ben non, bien sur.

Ca va aller.

On avance, malgre tout. Tout tourne autour de cette fete foraine,

de 2 mediums et d'1 patron infirme.

Et on fait quoi, alors, avec Sibylle ?

- On la met ou ? - Les prieres sataniques,

les forces occultes, tout ca, c'est du cinema,

un ecran de fumee qui fait partie de la mise en scene.

Il n'y a que Marlene pour croire a tout ca.

On a affaire a un genie du crime.

Son equation est capable de derouter toutes les polices.

C'est grandiose

et c'est insupportable.

J'ai pris ca chez Francine. Elles sont peut-etre empoisonnees.

Bien joue, Avril.

Je les fais porter a Maillol. On aura les resultats demain.

Ca va aller, ca va aller.

Sous quel pretexte, enfin ?

- Mon intime conviction. - Alors, la, on nage en plein delire.

Mme Marchal connait tout le gratin de la ville.

Et vous voulez autopsier sa belle-fille ?

- Vous n'aurez jamais l'autorisation. - Je m'en passerai !

Et apres ? Il y a de quoi !

Le pretre a ete tue a cause de la liste.

Et Irene, parce qu'elle menacait de parler.

Et Francine Marchal

aussi est morte. Et vous me dites de ne rien faire ?

Rien qui soit illegal. La loi est la loi. Pas d'autopsie.

- Un cafe, commissaire ? - Non, merci.

Merci, Marlene.

Vous etes toujours aussi parfaite.

- Alors ? - Normal.

Des pilules contre la grippe et un antibio.

Et merde.

Vous voyez qu'on ne peut rien faire.

Bon. Moi, je prendrais bien un cafe.

Ah, il n'y en a plus.

Je...

Quelle salope !

- Alors ? - J'ai meme pas pu la voir.

Elle m'a pas prevenue pour l'eglise.

Ne me dites pas que Francine a deja ete enterree ?

Non. Lucille a fait mieux.

Elle l'a fait incinerer. Et maintenant, elle vend la baraque.

Merci de me recevoir dans ces circonstances

si tragiques.

- La vie continue. - Oui.

C'est sublime.

Tout est sublime : les marbres,

les marqueteries.

Et vous vendez ce tresor ? C'est inespere.

J'y ai trop de mauvais souvenirs, M. Dumoulin.

Oui, je comprends.

Disons que c'est une somme tres importante.

Bon. Comprenez-moi. Ca les vaut totalement, mais...

Comment dire ? Je...

Vous ne les avez pas.

Bien.

Je ne vais pas vous faire perdre votre temps ni le mien.

Non. Attendez, s'il vous plait. Je...

J'attends...

une rentree d'argent tres importante, suffisante pour conclure la vente,

mais il nous faudrait un peu de patience.

Voyez-vous, j'ai...

Ma tante, ma chere vieille tante - oh, je l'aime comme une mere -,

est tres agee et tres riche.

Elle est malade.

Elle souffre le martyre.

Elle appelle la mort de tous ses voeux.

- Quelle tristesse ! - Oui. Un vrai calvaire.

Sa fin serait un soulagement pour tous les deux.

Non, elle n'arrive pas a mourir.

Grabataire.

Incontinente.

Une femme qui etait si belle.

Mais que faire,

a part attendre la delivrance ?

Pardonnez-moi. J'ai abuse de votre temps.

Il m'est arrive une chose, lors d'une soiree.

On y faisait allusion a ce genre de choses...

la souffrance des etres chers,

et quelqu'un pretendait pouvoir soulager ces personnes,

les aider a partir.

- Quelque chose d'illegal ? - Non, je ne crois pas.

Non. Il etait question de forces occultes, de pouvoirs...

Oui. En Afrique, mais ici, j'en doute.

Bien sur. J'etais sceptique, comme vous,

mais j'etais plutot curieuse

et cette personne a mentionne quelqu'un

qu'il suffisait de rencontrer

pour regler le probleme.

- Personne ne peut y croire. - "Personne."

- Et vous avez retenu son nom ? - Je l'ai meme note.

Et j'ai meme son numero de telephone.

Cela m'amusait. M. Bonnet.

J'aimerais rencontrer cette personne.

- Simple curiosite, evidemment. - Bien sur.

Et comment procede-t-on, ensuite ?

Je crois qu'il suffit de prononcer une phrase au sujet d'un cheval pale.

Oui ?

"Je vis un cheval pale.

"Celui qui le montait etait la Mort,

"et l'Enfer le suivait."

Merci. Je prends note, je prends note.

C'est...

un endroit sinistre.

C'est un endroit discret.

- Vous etes monsieur... - Pas de nom, je prefere.

Oh...

Tres bien.

Dans ce cas, faisons les choses dans l'ordre.

Qui vous envoie ?

Un ami,

qui a un ami qui vous connait.

Vous savez donc que je m'occupe de chevaux ?

D'un cheval en particulier ?

"Je vis un cheval pale.

"Celui qui le montait etait la Mort,

"et l'Enfer le suivait."

Tres bien.

J'ai agi sur un coup de tete. Je ne suis plus sur de vouloir.

- Je vous ai derange pour rien. - Oh, je comprends !

Mais tout ca est legal. Vous ne faites rien de mal.

Moi non plus, d'ailleurs. J'enregistre seulement votre pari.

- Un pari ? - Oui.

Mais...

apres ?

Je ne sais pas. Mon role est de parier avec vous.

Sur ce que vous voulez. Je suis tres joueur.

Imaginons...

Je dis n'importe quoi.

Vous pariez sur la vie de quelqu'un, et moi, je parie sur sa mort.

Eh bien, je vous assure que d'ici une semaine il sera mort.

- Vous voyez, c'est sans risque. - C'est impossible, voyons.

Mais si c'est impossible,

vous gagnez votre pari et je vous paye.

Mais si vous perdez, c'est vous qui me payez.

- Et la, la cote est de 5 000 %. - "5 000 %" ?

C'est enorme.

L'enjeu est la vie ou la mort.

Ca n'a rien d'excessif.

Mais...

Reflechissez et ne precipitez rien, parce que...

bien sur, on ne revient pas en arriere.

Merci.

- C'est le cerveau ? - Non, un intermediaire.

Il se contente de collecter les fonds.

Il ignore ce qui se passe avant et apres.

- Mais c'est Sibylle qui tue. - Certainement pas.

Mais elle est melee a la combine.

Mme Marchal voulait la mort de Francine.

Elle a parie avec Bonnet et elle est allee chez la voyante.

- On ne peut rien lui reprocher. - C'est horrible.

C'est genial.

Il y a quelqu'un qui manipule dans l'ombre

et qui agit. Il tue, car il faut bien que quelqu'un tue.

Francine, et combien d'autres encore ?

Avec douceur et sans preuves.

Mais il tue avec violence, quand il se sent menace.

Un cerveau detraque.

Dacosta ?

Peut-etre, oui.

Il a un lien avec la fete foraine.

Il y a chez lui un tableau avec la Mort sur un cheval.

- "Sur un cheval" ? - Oui.

Un cheval pale.

L'enquete est dans une impasse. Rien ne tient devant un tribunal.

Alors on arrete ?

Non.

On joue le jeu jusqu'au bout.

On va parier sur la mort de quelqu'un.

- C'est de la folie. - On regle tout dans les details

et on avance masques.

- Marlene, j'ai besoin de vous. - Oui.

Vous connaissez Sibylle, vous serez ma maitresse.

Oh...

Ce n'est pas tres convenable, commissaire.

- Je prefererais etre votre femme. - Non, c'est trop dangereux.

C'est elle qu'on va tuer.

Moi ?

Merci.

Je n'avais pas le choix.

Oui.

J'ai epouse cette femme il y a des annees.

Elle est plus jeune que moi. J'ai vecu un enfer.

Bien sur, je comprends. Elle vous a fait souffrir.

Un vrai calvaire.

Elle m'a trompe le jour meme de notre mariage.

Ensuite elle s'est enfuie avec un homme de son age.

Aujourd'hui, je suis enfin apaise, enfin heureux,

heureux avec une autre.

Cette garce vous empeche de vivre.

C'est elle qui m'oblige a...

Bien. Ecoutez, il me faudrait l'adresse de cette dame.

- 12, rue des Petits-Champs. - Parfait.

- Eloignez-vous quelques jours. - Une sorte d'alibi ?

C'est un terme policier. La police ne se mele pas de ca.

C'est juste une precaution.

Bien. Merci.

Merci.

Le commissaire n'est pas la.

Je sais, je sais.

C'est assez difficile a dire.

Je...

J'ai recu un hurluberlu pharmacien qui voulait absolument entrer ici.

- Il m'a donne une lettre... - Je n'en veux pas !

- Mais c'est pour Laurence. - Ah...

Je recupere des dossiers pour le commissaire.

Il travaillera chez lui. Il a besoin de moi.

- J'ai besoin de vous aussi. - Non !

Vous avez deja une secretaire.

- Je vous aime ! - Je sais.

Mais en fait, c'est une illusion.

Ah, mais non ! Je n'y peux rien. Je ne peux plus lutter.

Le cafe, il ne fallait pas le boire.

"Le cafe" ? Quel cafe ?

Ne me repoussez pas. Je...

Je souffre.

- Je deviens fou ! - Reprenez-vous !

Je sais pas ce qui m'est arrive. C'etait completement deplace.

Vous allez rentrer et realiser

que vous ne pouvez pas m'aimer

et que je ne peux pas vous aimer.

On se retrouvera demain,

vous, divisionnaire et moi, secretaire. Voila tout.

A demain, alors.

Je ne sais pas.

Je me sens un peu patraque, moi aussi.

Oui, j'ai donne mon adresse.

Non, mais c'est une blague ?

Non ? C'est vraiment vrai ?

Je vais habiter la ?

C'est trop la classe !

- Il y a une baignoire ! - Vous ne touchez rien, Avril.

- Non, Avril ! - Non, c'est juste...

un truc.

Quelle plaie, cette fille !

Et ce lit ! Deux places !

Merci !

Vous allez partager votre lit, puisque Alice est votre femme.

Mais non, mais non.

On pourra pas tuer Avril si je suis la.

- J'irai a l'hotel. - Oh !

Avec votre maitresse.

Bon...

Et vous, vous restez la ! Vous ne bougez pas une oreille !

Je peux pas sortir ?

Vous etes une cible ambulante. Il faut vous le chanter ?

Bon. D'accord.

Enfin... C'est bourge, ici.

Je denote.

Il me faut de nouvelles fringues.

Si l'assassin debarque, il faut que je sois sapee.

Et j'ai besoin d'un ou deux trucs perso, ouais.

Vous avez tout ? Attention !

La machine a ecrire est fragile.

Et la porte, vous l'avez fermee ?

- La cle, vous l'avez pas oubliee ? - Tres spirituelle.

Mais je vais pas bouffer que des fayots !

Je voulais pas trop vous depayser. Il y a aussi des raviolis.

Vous ne mangez que ce qui est scelle. Vous buvez l'eau du robinet.

Si quelqu'un se presente, vous le suivez comme son ombre.

Et surtout, ne sortez pas de l'appartement.

- Sous aucun pretexte. - Mais je suis pas niaise, non plus.

He !

Un tribut a Lucifer.

Commissaire.

Attendez. Ca ne va pas du tout.

Soyez juste vous-meme, Marlene.

Sibylle sait que vous etes sensible, influencable...

J'ai peur que...

Quoi ? Il y a un souci, Marlene ?

...elle vous trouve pas credible en amoureux.

Il faudrait que...

- Et comme ca, ca va mieux ? - Oh oui.

Bien.

Ainsi, le voici,

l'homme brun charismatique, ensorcele et pret a tout pour vous.

Vous avez choisi une femme extraordinaire.

Une femme qui a le don.

- Ah bon ? Je ne savais pas. - Irene n'est plus la.

Nous utiliserons votre amie pour toucher les forces obscures.

L'autre femme est toujours la.

Elle fait obstacle.

Il faut la detruire.

- Vous avez ce que j'ai demande ? - Oui.

Les emanations physiques sont tres fortes.

C'est bien.

Posez vos mains.

Je demande le silence.

Fermez les yeux.

Pretre vaudou, prince des tenebres,

je t'appelle.

Es-tu la ?

Je suis la.

Veux-tu employer ta force pour mes desseins ?

Je le veux.

Aie ! Ca fait mal ! S'il vous plait, ca fait mal.

Laisse-le entrer.

Il est la.

Veux-tu utiliser ce corps pour transmettre la mort ?

Je le veux.

Alors, va.

Va !

Je marche dans la ville,

dans le monde des vivants.

Je marche jusqu'a la femme.

Je suis devant la porte.

Je suis la.

Je la vois.

Je prends possession de son corps.

Je la penetre. Je suis la.

Je suis en elle.

Cherche l'endroit faible dans sa chair.

Trouve-le et frappe ! Tue-la !

La mort, lentement.

La mort ineluctable.

Ordonne la mort.

La mort !

Le sang.

Le sang du sacrifice.

Marlene, Marlene, vous etes...

Mais c'est incroyable !

Je trouve pas les mots. Mais vous avez ete phenomenale !

Ah bon ?

Oh ! Et modeste avec ca.

On va les coincer grace a vous.

La facon dont vous avez berne cette sorciere ! Mais quel talent !

Et cette voix ! D'ou sortez-vous cette voix ?

- Quelle voix ? - Ah non, vous me faites marcher, la.

Je ne sais pas de quoi vous parlez.

Je ne me rappelle pas.

Je ne me rappelle rien.

A part cette femme surgissant avec ce sang.

J'ai failli me mettre a hurler.

Que s'est-il passe, commissaire ?

J'ai tellement mal a la tete.

Tout va bien, Marlene.

Il faut vous reposer, maintenant.

Venez.

Dites-moi, commissaire.

Dans ce bol,

ce n'etaient pas les cheveux d'Alice, hein ?

- C'etait une perruque. - Evidemment. Elle se porte bien.

Elle se paye du bon temps chez moi, bien au chaud.

Quoi ?

Ca va pas, de debarquer comme ca ?

Non, mais attendez. Vous vous croyez ou ?

Hein ?

Vous etes chez moi. C'est pas une porcherie.

Vous allez ranger ce souk immediatement !

On avait dit 3 coups lents et 2 rapides, Marlene.

Vous prenez en photo tous les gens qui entrent et qui sortent.

Il y a 1 Thermos de the et 1 de cafe aussi.

Commissaire, cette femme, l'obstacle dont parlait Sibylle...

Oui. Eh bien ?

Rien. Enfin...

Je pensais...

Ce n'est pas Alice ?

Avril est un obstacle permanent, mais dans le cas present, non.

J'ai appris que le Dr Maillol s'en allait.

Oui, moi aussi, oui.

Une promotion.

Ca ne se refuse pas.

J'ai du mettre des biscuits quelque part.

Ah, voila !

Vous avez de la peine.

Je le sais. Voulez-vous que nous en parlions ?

Ceci est un telephone. Avril peut nous joindre, et nous aussi.

On se relayera toutes les 4 heures.

Et la nuit, c'est moi qui planquerai.

Une question ?

Vous l'aimez vraiment beaucoup ?

Bonjour. Vous avez 5 minutes a m'accorder ?

C'est pour une maison de sondage.

C'est une enquete. Ce ne sera pas long.

Bonjour.

Oui. Enfin, la, non, parce que je suis tres occupee.

Quelques questions seulement. Tout le monde me claque la porte.

Je dois en faire au moins 30, sinon je suis viree.

Ah !

- Et la creme pour le corps ? - La moins chere.

D'accord.

Pour le visage ?

Le savon de Marseille.

C'est super pour le corps aussi. Et la lessive.

J'essayerai.

J'ai les pieds en compote.

Ca doit pas etre marrant, ce boulot.

Non. En plus, ils sont mefiants. Ils verifient tout.

Bon, alors...

Ah oui... Le dentifrice ?

Alors le bicarbonate de soude.

Oui, c'est degueu, mais ca fait un sourire de star.

Et ca marche quand on est barbouille. Oui, egalement.

On a presque fini.

Il y a encore la case "produits menagers".

Ah !

Avril au rapport, chef.

Une femme va quitter l'immeuble.

Une femme va quitter l'immeuble.

Arretez de faire l'andouille.

- Elle est venue vous voir ? - Pas moi personnellement.

J'ai juste rempli un questionnaire.

Genevieve Millet faisait des sondages.

- C'est qui ? - Celle qui a donne

la liste au pere Francois. Elle a fait quoi ?

Elle est entree ? Vous lui avez donne a boire ?

Hein ? Ah non ! Non, non.

Elle a enleve ses tatanes. Elle a pas moufte.

Je l'avais a l'oeil.

Le poisson a mordu. C'est parti, Avril.

Elle a fait 1 ou 2 sondages.

Rigoureusement les memes questions.

Et elle est rentree au bureau.

Elle travaille pour un groupe de publicistes.

J'ai rencontre le patron.

- Et alors ? - Il m'a pas plu.

Il a les mains moites.

Genevieve Millet travaillait la pendant 2 ans.

Ca a l'air sain,

mais je jurerais que le patron a quelque chose a se reprocher.

Ca prendrait des jours, d'enqueter sur ses clients.

- Ca fait pas lerche. - Non.

Des questionnaires et des statistiques. Rien de probant.

C'est pas franchement anonyme.

Moi, j'avais le numero 117.

Elle le note dans un carnet,

et de l'autre cote, elle met le nom et l'adresse.

C'est pour verifier le boulot.

C'est surtout une facon d'approcher leurs cibles.

- Et apres, ils font quoi ? - Soyez prudente.

Ils bougent tous tout le temps.

On peut passer un coup de fil a Alice avant que je m'en aille ?

Allo ?

Non. RAS, tout va bien.

Quoi ?

Enfin, tout va bien...

Je vais craquer. Dis-le a Laurence. J'ai envie de sortir.

Je suis toute palichonne.

Je vais peter une Durit.

Attends. Quoi ? Qu'est-ce qu'il a dit ?

D'ouvrir une fenetre ?

Tu sais ce que je lui dis, a Laurence ? Tu...

Ca y est ? Elle a fini ses caprices ?

Elle tousse.

Non, mais...

D'accord, je tousse, mais faites pas cette tete.

Ca me grattouille. C'est normal.

C'est juste un rhume.

Je pete la forme. Il y a pas de quoi flipper.

Un suppo et c'est reparti.

Bon. Euh... Vous avez raison.

Puisqu'on est la, on va faire un point.

Bien. Alors, euh...

Hier, la concierge a 10 h.

Pour le courrier, oui.

Elle est pas rentree.

Tres curieuse, la vieille.

Oui.

Ensuite, deux temoins de Jehovah, a 12 h 30.

Oui, y en a un qui a mis son pied dans l'ouverture de la porte.

- Ils sont pas entres. - On aura les photos.

Oui.

Et le gazier a 16 h 20.

C'etait prevu.

La pipelette m'avait prevenue,

Il fait chaud, ici.

Il est entre 2 min.

Il est entre ?

Ben, Laurence, oui.

Gazier, compteur.

Compteur, gazier.

Il est entre et il est sorti.

J'etais en pleine creation.

Respirez fort.

Par la bouche.

Les poumons sont encombres. C'est une bronchite.

Oh non !

C'est une bronchite.

On va faire tomber la fievre et vous prendrez des antibiotiques.

Est-ce que quelqu'un peut m'expliquer ?

La fievre augmente malgre le traitement.

Il va falloir l'hospitaliser.

Je comprends pas.

Alors c'est ca.

"C'est ca" quoi ?

Ils l'ont fait. Ils ont assassine Avril.

Franchement, je sais pas.

Tout ca va trop vite pour moi.

Elle dort, mais...

Ca siffle fort, quand elle respire.

Elle est en nage.

Ca va aller, Marlene. Le Dr Maillol est la.

Tu vas l'aider a s'en sortir, oui ?

Ce sont les morts, ma specialite.

Vous avez fait n'importe quoi. T'es inconscient !

- J'avais pas le choix. - Arrete un peu.

C'est ton metier, de prendre des risques, pas le sien.

Et puis ca t'a servi a quoi ?

Tu n'as rien. Tu n'as rien !

On etait d'accord.

Il y a quelqu'un qui orchestre ca. Et ca va continuer.

Mais j'ai fait n'importe quoi.

Alice ?

J'aime bien quand vous dites Alice.

- J'ai mal la. Et j'ai soif. - Je vous apporte de l'eau.

Ca fait vachement mal.

Oh !

Oh ben, merde, alors !

Comme Francine.

Francine aussi,

elle perdait ses cheveux.

C'est du thallium.

Oui, c'est ca. Elle a ete empoisonnee au thallium.

Ca provoque entre autres la perte des cheveux.

Appelle une ambulance.

Tout de suite.

Elle vit !

Elle va vivre.

- Je derange ? - Non. C'est grace a vous !

Oh la !

On a trouve du thallium dans le dentifrice et le savon.

Oui, c'est logique.

Ils connaissaient les gouts d'Avril.

Le gazier a echange les produits.

C'est imparable.

Merci.

Tu me diras, quand tu l'auras arrete.

Tu sais quoi ?

Je meurs de peur en avion.

C'est phobique.

C'est plutot une bonne raison pour rester.

Salut.

Oui, Marlene.

J'ai les dernieres photos.

Et aussi une lettre du petit pharmacien.

Oui.

"Tandis que la police n'avance pas, je continue mon travail de citoyen.

"En faction chez M. Dacosta,

"j'ai vu son sbire cacher un sachet. J'y ai trouve une poudre

"que j'ai pu analyser.

"Il s'agit du thallium, un poison qui peut evidemment tuer."

Vous voyez, l'assassin n'est pas plus fort que vous.

Vous allez l'arreter.

C'est grace a vous aussi, Marlene.

Excellente photo.

Irene et le pere Francois menacaient l'organisation.

Et il les a tues.

C'est un cerveau, une intelligence redoutable.

Un maitre du crime ! Quel talent !

C'est un manipulateur, avide d'argent. Et il s'est cru plus fort.

- Vous ne l'avez pas encore arrete. - Je vais le faire.

J'en reviens pas. Et je suis la, avec vous.

Mais je le savais.

Je savais que ca arriverait.

Je ne veux pas entendre un mot.

Je dirige les operations, et vous la fermez. C'est compris ?

Sibylle, une criminelle ? C'est absurde. Je la connais.

- C'est impossible. - Si vous le dites.

C'est comme un puzzle. Chaque piece a sa place

et ignore ce que fait l'autre.

- Passionnant. - C'est surtout diabolique.

Pas de lien.

Pas de prise.

Mais vous avez fait le lien.

En effet.

Avec l'aide de M. Cornille.

Au debut de la chaine, un homme,

appelons-le Bonnet,

qui enregistre un pari sur la vie ou la mort d'une personne.

- C'est legal. - Jusque-la, ca l'est.

La personne en sursis, disons la cible,

est contactee par une agence de sondage.

Bonjour. Vous avez 5 minutes ?

La cible repond a des questions concernant ses habitudes.

La, notre sorciere entre en jeu.

Je demande le silence.

Sorcellerie et magie noire. Elle ne fait que jeter un sort.

Aussi incroyable que cela paraisse, ca marche.

C'est genial.

Une sorciere criminelle...

Sibylle n'a pas ce pouvoir. Je n'y crois pas une seconde.

Moi non plus.

Et vous, monsieur Cornille ?

Vous y croyez ?

Moi ?

Oh ben non, commissaire. La science, les faits.

Vous avez surement une explication rationnelle.

Les intermediaires touchent de l'argent. Tres peu,

vu ce que le crime rapporte a leur chef.

Combien, d'apres vous ? Un million ? Plus ?

Oh, je dirais beaucoup plus. Le genie a un prix.

Tout a bien fonctionne jusqu'a ce que Mme Millet,

qui transmet les formulaires, ne fasse le lien entre les sondes

et leur mort rapide.

Elle devient un danger, tout comme le pretre.

Le tueur les elimine. Ils mettent en peril sa strategie.

C'est machiavelique.

Et bien sur, vous avez des preuves.

Aucune.

Mais je suis tetu, Dacosta.

Il reste une derniere cible :

Alice Avril, empoisonnee au thallium, comme les autres.

"Au thallium" ?

- Finalement, c'est presque banal. - Oui.

La vie est toujours plus simple qu'on ne croit,

et plus laide aussi.

Apres le sondage, apres Sibylle,

quelqu'un se rend au domicile de la cible.

Un employe du gaz, peut-etre.

Il connait ses gouts et fait l'echange de produits.

La mort est en place.

Il suffit d'attendre. Une grippe,

une paratyphoide, une encephalite...

- Donc il ne s'agit que de poison. - Oui, soluble

et tres facile a se procurer en pharmacie.

On en a retrouve, monsieur Dacosta,

chez vous, dans votre jardin.

Quoi ? Bien sur que non. C'est impossible.

Menteur ! C'est moi qui l'ai trouve.

Je vous ai coince. Vous serez decapite, imposteur.

- Alors quelqu'un l'y a mis. - Oui, le tueur l'a cache chez vous.

La meme personne qui est allee chez Alice Avril pour la tuer.

Combien en avez-vous tue, Cornille ? Combien ?

Comme tout tueur intelligent,

vous avez voulu jouer au chat et a la souris avec moi,

me prouver votre superiorite.

Et vous m'avez servi

un coupable ideal.

Et vous avez cache du thallium chez Dacosta.

Vous etes un minable, Dacosta !

L'histoire retiendra mon genie, et vous, vous resterez une loque !

Une loque, vous entendez ?

Emmenez-le.

Merci pour votre aide.

Je vous en prie.

On a retrouve l'argent, entasse chez lui.

Avare et obsede par le crime parfait.

Une ordure.

Ca fait froid dans le dos.

- Un porto ? - Juste un doigt.

- Moi aussi. - Non, Avril, non.

C'est pas serieux. Vous etes convalescente.

J'aurais voulu voir la tete de la belle-mere de Francine.

J'ai mis la pression. J'ai ete tout a fait ignoble.

Elle a tout avoue, comme les autres.

Je ne lache jamais mon os.

A propos, il faut recuperer votre prose, Avril.

Mais ou allez-vous chercher tout ca ?

Ce flic immonde, trouillard, leche-cul, bete a pleurer...

Comment s'appelle-t-il deja ?

Ah oui ! Le commissaire Rancelot.

Et la journaliste...

Mademoiselle Mars.

- "Mars", comme le mois de mars. - Oui. Juste avant le mois d'avril.

Une femme tranchante,

aussi affutee que futee. J'aimerais beaucoup la rencontrer.

Mais je vais retravailler le concept.

Allez ! Cul sec ?

Quoi ?

Rien.

Sous-titrage : Eclair Media

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.