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Original subtitles

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LE CHIEN DES BASKERVILLE

D'après le roman de Sir Arthur Conan Doyle

Quatrième épisode

Sir Henry !

Seigneur !

Je ne me pardonnerai jamais sa mort.

Je suis plus coupable que vous, Watson.

Afin d'avoir un dossier complet et bien établi,

j'ai sacrifié la vie de mon client.

Où est ce foutu chien qui l'a fait mourir ?

Nous n'avons vu aucun chien !

Nous ne savons même pas s'il existe.

Rien n'est encore prouvé, rien !

Watson !

Ce n'est pas sir Henry !

Une barbe, il a une barbe !

C'est mon voisin le forçat !

Pourquoi porte-t-il ce costume ?

Sir Henry a donné un de ses costumes à Barrymore.

Ce pauvre gars est mort à cause de ses vêtements.

C'est un chien...

c'est donc un chien

qui tue comme dans l'histoire tous les Baskerville.

Ce chien doit encore tuer un Baskerville :

- Sir Henry ! - Mais pourquoi ?

Plus de questions !

Comment, c'est vous ?

Vous êtes bien la dernière personne que je pensais rencontrer sur la lande.

Mon Dieu, qu'est-ce là ? Quelqu'un est blessé ?

Oh, c'est sir Henry !

C'est Selden, le forçat évadé.

Comment est-il mort ?

Il a dû se rompre le cou en tombant de cet escarpement.

Mon ami et moi nous promenions sur la lande

quand nous avons entendu crier.

J'ai entendu ce cri moi aussi.

J'étais inquiet pour sir Henry !

Pourquoi sir Henry, en particulier ?

Parce que je l'avais invité à venir à Merripit ce soir.

Je commençais à m'alarmer...

lorsque j'ai entendu ce cri.

Il ne me l'avait pas dit.

Watson, vous ne pouvez pas tenir un homme comme sir Henry en laisse.

Non !

- Et vous, Mister Holmes ? - Oui ?

Nous vous attendions depuis que le docteur Watson est arrivé.

Et vous êtes arrivé juste pour la tragédie.

Oui, demain je retournerai à Londres avec un souvenir plutôt déplaisant.

- Vous repartez demain ? - C'est mon intention !

J'espère que votre séjour vous a permis de résoudre ces énigmes

qui nous avaient intrigués ?

On ne peut pas toujours gagner ni obtenir le succès espéré.

Non !

Je proposerais bien de le transporter dans ma maison.

- Mais ma sœur... - Laissons cette tâche aux policiers.

Watson, nous devons partir.

Eh bien, je retourne auprès de ma sœur.

Bonne nuit, Docteur Watson !

- Au revoir, Mister Holmes ! - Au revoir !

- Vous imaginiez ça ? - Oui, j'avais de bonnes raisons pour ça.

Oh, Watson...

- Pas un mot à sir Henry, du chien. - Oh, bien sur !

Eh bien, Holmes...

sur cette affaire, avec Watson, qu'ignorons-nous ?

Il y a quelques points qui sont encore couverts de ténèbres.

Nous avons entendu le chien sur la lande...

ce n'est donc pas une superstition.

Si vous le muselez et l'enchaînez,

je vous considèrerai comme le plus grand détective du monde.

Je le musellerai et l'enchaînerai, si vous m'aidez.

- Je ferai tout ce que vous me direz. - Très bien !

Mais je vous demanderai de m'obéir aveuglement,

sans poser de questions.

Comme il vous plaira !

Et maintenant, si je peux me permettre, je vais me retirer.

Oui, bien sûr, Sir Henry.

Quoi, qu'y a-t-il, Holmes ?

Vous avez une très belle collection de portraits, Sir Henry !

Je m'y connais peu en peinture, je suis meilleur juge en chevaux.

Cette dame en robe de soie bleue et ce gentleman en perruque

sont des membres de votre famille ?

Tous, Barrymore m'a appris leur nom.

Ce gentleman avec le télescope ?

C'est le vice-amiral Baskerville,

il a servi sous Rodney aux Indes occidentales.

Et ce chevalier, avec le pourpoint de velours noir et dentelle ?

Ah, c'est lui le responsable de tous les maux.

Le méchant Hugo,

à qui l'on doit la légende du Chien des Baskerville.

En apparence, il a l'air très calme, mais un démon allume son regard.

Le portrait est authentique, aucun doute.

Le nom et la date,

mille-six-cent-quarante-sept,

est écrit derrière la toile.

- Si vous permettez... - Je ne vous retiens plus !

Bonne nuit !

Watson !

Regardez, Watson, ne vous rappelle-t-il pas quelqu'un ?

Dans la mâchoire, il y a quelque chose de sir Henry...

Oui, il y a quelque chose, tenez ça !

Et maintenant ?

- Dieu du ciel ! - Maintenant, vous voyez ?

Stapleton !

C'est incroyable, on dirait son portrait !

Oui, nous sommes en présence d'un cas intéressant d'atavisme,

aussi bien physique que moral, Stapleton est un Baskerville !

- Et a des vues sur la succession. - Exactement !

Ce portrait nous fournit le chaînon manquant.

Maintenant, Watson, nous le tenons !

Demain soir, il se débattra dans notre filet

comme un de ses papillons.

Une épingle, un bouchon, une étiquette

et nous l'ajouterons à la collection de Baker Street.

Il ne faut lui laisser aucune chance, il est très rusé.

Savez-vous qui est ce Stapleton ?

Oui, le fils de Rodger Baskerville.

Il s'est enfui en Amérique du Sud où il serait décédé célibataire.

En réalité, il s'est marié et a eu un enfant.

- Stapleton... - Laissez-moi finir !

Stapleton, après un vol, changea son nom en Vandeleur,

et s'enfuit en Angleterre, dans le Yorkshire où il ouvrit une école.

Il découvrit que deux vies seulement le séparait du grand domaine.

Alors il décida de devenir l'ami de sir Charles,

il fit passer sa femme pour sa sœur.

Sa femme ?

La dame que vous prenez pour miss Stapleton

est en réalité sa femme.

Mon Dieu, Holmes, comment avez-vous découvert cela ?

Grâce à vos excellents rapports.

Il vous a dit qu'il dirigeait une école,

et il est facile de retrouver des directeurs d'école.

J'ai trouvé un certain Vandeleur qui a fait faillite

et s'est enfui avec sa femme.

J'ai trouvé une photo du couple prise dans le Yorkshire.

Comment il a laissé sir Henry flirter avec sa femme ?

Allons, Watson, ne dites pas que vous ne comprenez pas.

En tout cas, elle l'a averti.

Et c'était lui qui le suivait à Londres,

et sa barbe était fausse !

Il se peut que Stapleton ait d'abord pensé à le tuer

avant qu'il n'arrive dans le Devonshire

mais heureusement il manqua de chance à Londres.

Et le chien ?

Sir Charles lui-même lui raconta l'histoire,

et fraya ainsi le chemin pour sa propre mort.

Stapleton savait que le vieil homme avait le cœur fragile

et qu'un choc émotionnel pouvait le tuer.

Ce fut un sacré choc !

Comment l'a-t-il attiré sur la lande ?

Je vous l'ai déjà dit et je le répète.

Nous avons croisé le fer avec un adversaire digne de nous.

Arrêtons-le immédiatement !

Mon cher Watson, nous ne pouvons rien prouver,

son plan est diabolique pour cette raison.

Si les chiens pouvaient parler, il aurait un nœud coulant autour du cou.

- Mais il est impliqué dans un crime. - Rien de tel !

Tout cela n'est que supposition et spéculation,

on rigolerait à la cour.

- Sir Charles est mort... - Sans traces de violence !

Où sont les traces du chien ? Où sont les marques de ses crocs ?

Qu'allez-vous faire ?

Le piéger !

- Dans les 24 heures ! - Mais comment ?

Pour commencer...

en rendant visite à une dame en qui je mets beaucoup d'espoir.

Missis Lyons,

j'enquête sur les circonstances

qui ont entouré la mort de sir Charles Baskerville.

- Merci Alice ! - Merci !

- Puis-je m'asseoir ? - Je vous en prie !

Watson ?

Mon ami, le Dr Watson, m'a informé de ce que vous lui avez dit,

et aussi de ce que vous avez tu concernant cette affaire.

- Qu'ai-je donc tu ? - Vous aviez prié sir Charles

de venir au portillon à dix heures et il est mort à cette heure-là.

Vous avez nié qu'il existait un lien entre ces deux faits.

Il n'y a pas de lien entre eux.

Missis Lyons, je serai franc avec vous,

nous pensons qu'il s'agit d'un meurtre !

Et les preuves sont telles, que non seulement votre ami

mister Stapleton et sa femme seraient mis en cause.

Sa femme, il n'a pas de femme !

Prouvez-le-moi !

Voici une photo du couple prise il y a quatre ans dans le Yorkshire.

Au verso, l'inscription : « Mister and missis Vandeleur »

mais vous n'aurez nulle difficulté à le reconnaître et elle aussi !

Voici trois documents signés par des témoins de bonne foi

certifiant que Mr et Mrs Vandeleur dirigeaient autrefois

l'école privée Saint Oliver !

Mister Holmes...

cet homme m'avait promis le mariage

à condition que je puisse divorcer.

Ainsi, il me mentait tout le temps !

Pourquoi !

Pourquoi !

J'imaginais qu'il faisait ça par amour pour moi.

Et je réalise à présent que j'étais un outil entre ses mains.

Pourquoi devrais-je être loyale envers lui

alors qu'il ne l'a jamais été avec moi ?

Pourquoi cacherais-je ses turpitudes ?

Demandez-moi n'importe quoi.

Mais je jure que lorsque j'ai écrit cette lettre,

je ne savais pas que cela nuirait à sir Charles, mon meilleur ami !

Je crois ce que vous me dites, si vous préférez j'en ferai le récit,

et si pour quelque chose d'important je fais une erreur, vous me reprendrez.

L'envoi de la lettre vous a été suggéré par Stapleton ?

- Sous sa dictée. - Vous a-t-il dit que sir Charles

assumerait tous les frais de la procédure de divorce ?

- Oui ! - Puis, quand la lettre a été envoyée,

il vous a dissuadée d'aller au rendez-vous ?

Il a dit que sa dignité serait froissée

si quelqu'un d'autre me procurait l'argent pour mon divorce.

Ensuite, vous n'avez plus rien su avant de lire dans le journal

- la nouvelle de sa mort ? - Rien !

Et il vous a dit de ne pas parler de votre rendez-vous avec sir Charles.

En effet !

Il a déclaré que cette mort était très mystérieuse,

et que je serais soupçonnée si le rendez-vous était connu.

Il m'a terrorisée et m'a fait promettre de me taire.

Bien sûr, mais vous aviez des soupçons.

Je le connaissais...

mais s'il avait été loyal avec moi, je serais restée loyale avec lui.

- Vous vous en tirez bien, Mrs Lyons. - Moi ?

Vous le teniez entre vos mains depuis quelques mois

et il le savait parfaitement.

Et vous êtes toujours en vie.

Vous ressemblez à un général qui prépare son plan de bataille.

C'est exactement ça, toujours prêt à nous aider, Sir Henry ?

- Prêt ! - Parfait !

Vous avez promis de dîner ce soir avec vos amis les Stapleton ?

Vous venez, Mister Holmes, ils en seront très heureux.

J'ai peur que Watson et moi devions rentrer à Londres.

- À Londres ? - Oui !

J'espérais que vous resteriez jusqu'à la fin.

Mon ami, faites-moi entièrement confiance

et agissez exactement comme je vous dis.

Vous assurerez vos amis que nous aurions aimé vous accompagner,

mais un problème urgent, hélas, nécessite notre présence en ville.

N'oubliez pas de leur dire.

- Ce sera fait ! - Je n'ai pas le choix, je vous assure.

- Quand partez-vous ? - Juste après le petit-déjeuner.

Watson laissera ses affaires ici en gage de son retour.

Watson, vous enverrez un message à Stapleton

pour nous excuser de ne pouvoir venir.

J'ai bien envie de partir avec vous, pourquoi devrais-je rester seul ici ?

Parce que c'est votre devoir.

Parce que vous avez juré de faire ce que je vous dirais,

et je vous demande de rester.

Eh bien, je resterai !

Une directive : Faites-vous conduire à Merripit House,

puis renvoyez la calèche et dites-leur que vous rentrerez à pied.

- À pied à travers la lande ? - Oui !

Mais c'est la promenade que vous m'aviez déconseillé de faire.

Si je n'avais pas totalement confiance en votre courage,

je ne le suggérerais pas, mais il faut que vous le fassiez.

- Je le ferai. - Et si vous tenez à la vie

ne traversez la lande qu'en suivant le sentier

qui mène de Merripit House à la route de Grimpen.

C'est d'ailleurs l'itinéraire habituel.

J'agirai comme vous avez demandé.

Au revoir, Sir Henry !

Watson !

- Je lui remettrai ! - Sir Henry...

Watson, dépêchez-vous, nous devons retourner en ville !

- Holmes ! - Oui ?

- Il n'y a pas de train pour Londres. - Je sais, Watson.

Alors pourquoi sommes-nous ici ? Expliquez-moi !

Vous allez comprendre, voici notre train, juste à l'heure.

- Notre train ? - Celui qui vient de Londres, mon ami.

Voici notre ami de Scotland Yard.

Je lui ai écrit le matin.

- Merci d'être venu, Inspecteur ! - Rien de bon, Mr Holmes !

Vous le dites depuis des années.

Je dois récupérer le mandat dans ma valise.

Lestrade, nous allons chasser le brouillard londonien de vos poumons

grâce à l'air pur du Dartmoor.

Vous savez, Lestrade, j'ai fait appel...

- Êtes-vous armé, Lestrade ? - Je ne m'en sépare jamais.

- À quoi jouons-nous ? - À attendre !

- Je vois que vous êtes sérieux, Holmes. - Il l'est toujours !

Nous allons faire le guet ?

Merripit House !

Watson ?

Oui !

Faufilez-vous jusqu'à la maison et voyez ce qu'ils font.

Mais pour l'amour de Dieu, en silence !

Bien !

Ne faites aucun bruit !

- La femme n'est pas avec eux ? - Non !

Il n'y a pas d'autre lumière, où est-elle alors ?

Je ne sais vraiment pas, Holmes.

Holmes, le brouillard.

Il tombait déjà sur la lande de Grimpen alors que nous la dépassions.

- Est-ce grave ? - Oui, très grave !

C'est la seule chose qui pourrait faire échouer mon plan.

Nous ne pouvons attendre plus longtemps.

Sortez maintenant, sortez avant qu'il ne soit trop tard !

Je l'entends arriver !

Il n'est pas blessé. Dieu merci, nous sommes arrivés à temps.

Il est mort !

Pour l'amour de Dieu, qu'est-ce que c'est ?

Il est mort !

Nous avons abattu le fantôme qui hantait votre famille.

Du phosphore !

Une préparation spéciale.

Inodore pour ne pas gêner son odorat.

Sir Henry...

je suis désolé de vous avoir exposé à cette épouvantable épreuve.

- Mr Holmes, vous m'avez sauvé la vie. - En la mettant en danger.

Que faisons-nous maintenant ?

Stapleton a dû suivre le chien, pour le remmener.

Il nous a probablement entendu tirer et sait qu'il a perdu la partie.

J'espère qu'il n'y a pas eu un drame dans le manoir.

- Nous allons vérifier, Lestrade ! - Oui ?

Occupez-vous de sir Henry ! Watson, suivez-moi !

Holmes !

- Holmes, montez ! - Je viens !

Il y a quelqu'un ici !

Verrouillée !

Watson !

Un fauteuil !

Ici, Holmes, un fauteuil !

Parfait !

Vite, Holmes, apportez-moi de l'eau !

Il a fait ça avec une cravache.

Le bâtard !

Est-il sauf ?

- Est-il sauf ? - Il ne nous échappera pas !

Je ne parle pas de mon mari.

- Je parle de sir Henry ! - Il est en sécurité.

Merci mon Dieu !

Le misérable !

Voyez ce qu'il m'a fait !

Mais ce n'est rien...

rien !

C'est mon esprit, mon âme, qu'il a torturés, avilis !

J'aurai pu tout endurer, tout supporter...

si j'avais vu qu'il m'aimait toujours.

Mais il m'a menti...

et je n'étais qu'un instrument...

et sa dupe !

Madame, vous n'avez aucune raison de lui laisser une chance.

Mettez-nous sur sa piste, je vous en prie !

Il ne peut se cacher que dans un seul endroit.

Au cœur du bourbier dans l'ancienne mine d'étain.

C'est là qu'il gardait le chien il le lâchait parfois comme cette nuit.

Nous avions planté des jalons pour repérer le chemin.

C'est ainsi qu'il se dirigeait.

Ce soir, il ne pourra pas traverser le bourbier.

Il trouvera un moyen, mais il ne reviendra pas !

La police le retrouvera, Madame.

Attention !

Le brouillard...

il ne verra pas ses repères cette nuit.

- C'est vous qui avait envoyé la lettre ? - Oui !

Je savais comment sir Charles était mort.

J'avais refusé de le séduire, je ne voulais pas sa mort,

et mon mari m'a frappée pour avoir refusé.

Il ne voulait pas me laisser seule et m'a emmenée avec lui à Londres,

où nous avons séjourné au Mexborough Private Hotel.

Il me tenait enfermée dans la chambre...

mais j'ai réussi à envoyer une lettre...

pour avertir sir Henry...

pour le sauver.

Holmes ?

Lestrade ?

J'ai installé sir Henry en bas.

- Excellent ! - Quoi ?

Excusez-nous, Missis Stapleton, nous partons à sa poursuite.

Mais, Holmes, et sir Henry ?

Watson, nous n'avons pas le choix, il n'y a pas de temps à perdre.

N'allez pas dans le bourbier, vous mourez !

Reposez-vous, Madame.

Nous vous enverrons le docteur Mortimer dès que possible.

Bourbier ou pas, le chasseur suit sa proie, là où elle va.

Venez, Watson !

Nous ne le trouverons pas avec ce brouillard.

Le voilà !

Stapleton !

Vous êtes en retard, Mr Holmes !

Arrêtez, de courir c'est inutile !

Holmes !

Holmes !

Venez à mon secours !

Surtout ne bougez pas !

Oh, mon Dieu !

Holmes...

Nous ne pouvons pas continuer.

Holmes...

- Il n'est plus ! - Watson...

Qu'est-ce, Holmes ?

- Une chaussure ? - La chaussure volée !

Stapleton en avait besoin,

pour que le chien connaisse l'odeur de sir Henry.

Quelle être perfide !

L'homme le plus dangereux que nous ayons attrapé, Watson.

Et ça l'a conduit là.

- Cigare ! - Merci !

Je dois avouer que j'avais deviné qui était le criminel

avant de quitter Londres.

Comment ça, Mr Holmes ?

Watson, vous souvenez-vous du message

avec les lettres découpées dans le Times ?

J'ai examiné le papier, pensant voir un filigrane,

et j'ai senti l'odeur de jasmin blanc.

Il existe 75 variétés de parfums qu'un détective doit distinguer.

J'ai lu votre traité sur le sujet, Mister Holmes.

Le parfum signifiait qu'une femme était impliquée.

Parmi les personnes énumérées par Mortimer,

mon attention a été éveillée par les Stapleton.

Et puis... il y avait un chien.

Comment ça, un chien ?

Voler une chaussure usagée

après le vol et la restitution d'une neuve,

a finalement confirmé que nous avions affaire à un vrai chien.

Il l'a acheté chez Ross et Mengles...

- Sur Fulam Road ? - Oui !

Et il ramena le chien par des chemins détournés

pour ne pas être vu avec.

Watson, je suis arrivé juste après vous, et j'ai vécu à Coombe-Tracey.

Je n'utilisais la cabane que lorsque c'était nécessaire.

J'ai observé Stapleton et sa femme.

Je n'oublierai jamais le regard de cette pauvre femme.

- Il avait attaché sa femme ? - Oui !

Et même battue violemment

quand elle a refusé de participer à l'assassinat de sir Henry.

Une seule question reste...

- Ah ? - Si Stapleton avait réclamé l'héritage,

comment aurait-il expliqué qu'il vivait sous un nom d'emprunt...

sans éveiller de soupçons ?

Il pouvait aller en Amérique du Sud et réclamer son héritage depuis là-bas.

Sa femme a dit qu'il pensait faire appel à un complice,

et ainsi, ne pas être reconnu.

Donc, tous les fils sont démêlés.

Lestrade...

nous ferez-vous le plaisir de dîner avec nous ?

Merci, Holmes, mais je dois retourner à Scotland Yard.

Eh bien allons changer de vêtements,

et prendre un repas léger au Marcini.

Ensuite à l'opéra...

j'ai loué une loge pour Les Huguenots.

Le dénouement parfait, n'est-ce pas ?

Oui, tout à fait !

Bien sûr, tout devient évident avec la chaussure !

Oh, oui, Docteur, oh, oui !

Bonne nuit !

Alors, Holmes ?

® Le 19/11/2019

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