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LE CHIEN DES BASKERVILLE

D'après le roman de Sir Arthur Conan Doyle

Troisième épisode

Je te le demande encore,

qui est ton complice et que faisais-tu ?

Allez, explique-moi !

C'est mon affaire, pas la vôtre ! Je ne dirai rien.

Alors je vous chasse, toute de suite !

C'est honteux, depuis plus de cent ans nos ancêtres ont vécu ensemble.

C'est moi la responsable, Sir Henry, moi seule.

Mon mari a fait ceci pour moi, à ma demande.

- Assez, Eliza, arrête ! - Je t'en prie, pardonne-moi mon chéri.

Mon... pauvre frère...

meurt de faim sur la lande.

- Nous ne pouvons pas le laisser mourir. - Votre frère ?

C'est le forçat évadé, Sir.

Selden, le meurtrier.

- C'est vrai, Sir Henry. - Oui, Sir !

Mon nom de jeune fille est Selden.

C'est mon plus jeune frère.

Nous devons partir, Eliza, va emballer nos affaires.

Pour moi, Sir...

c'est toujours le petit garçon bouclé

avec qui je jouais et que je dorlotais comme une sœur.

Quand il s'est traîné ici, une nuit,

épuisé et affamé,

les gardes à ses trousses...

que pouvions-nous faire ?

Et la lumière à la fenêtre ?

C'était un signal, Sir.

S'il répond, mon mari lui apporte du pain et de la viande à l'endroit convenu.

Nous espérions qu'il partirait, mais tant qu'il sera là...

nous ne l'abandonnerons pas.

Aussi vrai que je suis une bonne chrétienne,

et s'il y a quelqu'un à blâmer ici, ce n'est pas mon mari.

Il le fait par amour pour moi.

Est-ce vrai, Barrymore ?

Oui, Sir Henry, chaque mot.

Eh bien...

je ne saurais vous blâmer d'avoir aidé votre femme.

Oubliez ce que je vous ai dit.

Rentrez chez vous tous les deux, nous reparlerons de cela demain matin.

- Sir Henry... - Pas un mot de plus !

C'est lui, le signal !

Je me demande pourquoi il n'a pas peur.

La lumière n'est probablement visible que d'ici.

Fort possible, à combien estimez-vous la distance ?

Pas plus d'un mile ou deux.

C'est près du roc fendu,

je suppose !

Nom d'un tonnerre, Watson, je vais y aller

et je capturerai cet homme, je le jure !

Non !

Pas sans moi !

Alors prenez votre revolver !

Baissez la tête !

Nous devons le prendre par surprise.

Dites, Watson, que dirait Holmes de cela ?

Grand Dieu, Watson, qu'est-ce ?

Je ne sais pas, mais j'ai...

- je l'ai déjà entendu une fois. - C'était le hurlement d'un chien.

Stapleton m'a dit que les butors hurlent ainsi.

C'était un chien !

Ça venait de loin !

De la grande tourbière de Grimpen.

Mon Dieu, y aurait-il du vrai dans toutes ces histoires ?

Non, non, non, bien sur que non.

Nous sommes en danger.

Que fait-on... demi-tour ?

Non !

Nous sommes venus pour attraper ce forçat et nous le ferons.

Même si ce cerbère est derrière nous.

Venez !

- Et maintenant ? - Chut !

C'est lui !

Trop tard !

Watson !

Là-bas !

Le voilà, sur le pic.

Mais Selden est parti vers là !

Un garde, probablement !

Depuis l'évasion, ils fourmillent sur la lande.

Venez, rentrons !

Mon cher Holmes...

je vous écris ce rapport car j'ai vu sur un pic,

un homme éclairé par la Lune.

Je suis convaincu que c'est l'homme qui a suivi sir Henry à Londres

et qu'il y a un chien.

Si je pouvais attraper cet homme, je pense que les soucis seraient finis.

Et voici un fait nouveau et imprévu,

avec les Stapleton,

mais je vous précise de suite qu'il n'y a là rien d'alarmant,

Sir Henry a été séduit par miss Stapleton dès sa première rencontre,

et semble très épris.

Si je ne m'abuse, ce sentiment est réciproque,

ce qui n'a rien d'extraordinaire.

Mon devoir est de veiller sur vous et de vous protéger.

Eh bien, vous avez vu !

Désolé, mon ami !

Toute la région semble avoir voulu assister à mes fiançailles.

Où étiez-vous ?

- J'étais sur la colline. - Donc, au balcon.

Et son frère aux premières loges !

- L'avez-vous vu foncer sur nous ? - Oui je l'ai vu !

Ne pensez-vous pas qu'il est fou ? Je veux dire son frère !

Non... ça ne m'est pas venu à l'esprit, non.

Il me semble qu'il devrait porter une camisole de force.

Suis-je vraiment si indigne ?

Dites-moi et soyez franc...

qu'est-ce qui m'empêcherait de faire un bon mari pour cette dame ?

À mon avis, rien ne l'empêche.

Votre titre, votre situation,

votre âge, votre apparence, et...

oui... votre caractère.

Tout est en votre faveur.

Elle était heureuse quand elle était avec moi.

Dans les yeux d'une femme il y a des lumières

qui en disent plus que des mots.

Pour la première fois j'ai eu l'occasion de lui parler sans témoin.

Elle n'était pas venue pour parler d'amour,

et elle m'en aurait empêché si elle l'avait pu.

Elle ne cessait de dire

que la lande était dangereuse et que je devais m'en éloigner.

Je lui ai dit...

que je ne partirais que si elle devenait ma femme.

Mais avant qu'elle puisse répondre...

son frère s'est rué sur nous avec le visage d'un fou furieux.

Il a demandé ce que je faisais avec la dame.

Et comment j'osais lui témoigner des marques d'attention.

J'ai essayé de m'expliquer...

mais vous avez vu le résultat.

Dites-moi ce que cela signifie, Watson.

J'aimerais bien le savoir...

Mister Stapleton est ici, Sir.

Dieu me damne !

Sir Henry...

je dois vous parler en privé...

ma sœur est tout pour moi...

Asseyez-vous, Watson.

Mon ami le Dr Watson n'ira nulle part, je n'ai rien à lui cacher.

Comme vous l'avez vu, Sir Henry,

j'étais très contrarié.

Et je venais vous présenter mes m'excuses.

Des excuses ?

Je suis un homme solitaire, Sir Henry,

et j'ai eu très peur de la perdre.

Je n'avais pas compris votre attachement...

pour elle.

- Ni qu'il était si fort... - Pas capable de le comprendre ?

Je regrette vraiment ce qui s'est passé.

Et je comprends à quel point

c'est stupide et égoïste d'imaginer

que je puisse garder une femme aussi belle que ma sœur

toute ma vie.

Si elle me quitte...

s'il vous plaît, croyez-moi, Sir Henry...

je vous le dis du fond du cœur, si elle part avec quelqu'un,

que ce soit vous et nul autre.

Mister Stapleton...

c'est une décision courageuse de votre part.

Serais-je pardonné ?

Exactement !

Je vous remercie pour votre honnêteté et votre confiance en moi.

Bien sûr, cela reste difficile et dur pour moi.

Il me faudra un peu de temps pour m'y préparer.

Oh mon cher Stapleton, il suffit de nommer la date.

Je promets d'oublier toutes les protestations

et les paroles qui ont été prononcées...

si vous promettez de ne pas aborder cette question dans les trois mois.

- Trois mois ? - Et de vous contenter de son amitié.

Et tout au long de cette période sans solliciter son amour.

- Pourrais-je venir pour la voir ? - Bien sûr, bien sûr !

En fait...

j'allais vous inviter à dîner...

dimanche prochain ?

Je vous donne ma parole de gentleman...

et j'accepte les conditions !

Un nouveau mystère était éclairci, et avions pied là où nous pataugions.

Nous savons pourquoi

Stapleton regardait d'un mauvais œil le courtisan de sa sœur

et pourquoi missis Barrymore sanglotait la nuit.

Félicitez-moi, mon cher Holmes,

et dites-moi que je ne vous ai pas déçu dans le rôle de votre représentant.

Ceci est la fin de mon rapport.

J'ai besoin de votre avis, Watson.

Barrymore considère qu'il a un reproche à nous faire.

Sir...

j'ai été surpris de vous entendre rentrer à l'aube

et de découvrir que vous avez tenté de capturer Selden.

Je ne pensais pas que vous utiliseriez mes aveux.

Il demande de ne pas informer la police.

Selden est un danger pour la société.

Les maisons sont isolées sur la lande et il ferait n'importe quoi.

Dans quelques jours, les mesures nécessaires seront prises,

il se rendra en Amérique du Sud, de grâce, Sir, ne le dénoncez pas.

Qu'en dites-vous, Watson ?

S'il quitte le pays,

ce sera se sera un soulagement pour le contribuable anglais.

C'est sûr !

- Bien ! - Soyez béni, Sir !

- Merci du fond du cœur. - Très bien, Barrymore.

Puis-je vous demander quelque chose, Sir ?

- J'écoute ? - Il a besoin de vêtements propres.

Vous saviez que je ne refuserai pas ?

- Prenez un de mes costumes. - Merci, Sir !

Merci beaucoup, merci !

Sir Henry...

Vous avez été bon avec nous, Sir,

j'aimerais vous payer en retour.

Que voulez-vous faire ?

Je sais quelque chose, Sir Henry, concernant la mort

de l'infortuné sir Charles.

- Tudieu ! - Vous savez comment il est mort ?

- Non, Sir, cela je ne le sais pas. - Que savez-vous alors ?

Je sais pourquoi il était près du portillon ce soir-là.

C'était pour rencontrer une femme.

- Rencontrer une femme ? - Oui !

- Le nom de cette femme ? - Je ne sais pas...

mais je peux vous donner ses initiales : L. L.

Comment le savez-vous ?

Eh bien, ce matin-là, votre oncle a reçu une lettre.

Elle venait de Coombe-Tracey, et l'écriture était celle d'une femme.

Et ?

Ma femme en nettoyant le bureau de sir Charles,

il ne l'avait pas été depuis sa mort,

a trouvé les cendres d'une lettre en partie brûlée

sous la grille de la cheminée.

Le texte de la dernière page était toujours lisible.

C'était un post-scriptum, on pouvait lire :

« Je vous prie, je vous prie, si vous êtes un gentleman,

brûlez cette lettre, et soyez au portillon à 10 heures. »

Pourquoi avez-vous dissimulé cela jusqu'à présent ?

C'était juste après nos ennuis,

et dévoiler cette histoire aurait pu nuire à notre pauvre maître.

Il vaut mieux agir avec prudence lorsqu'une femme est impliquée.

- Et le meilleur... - Cela aurait pu nuire à sa réputation ?

- Oui ! - Très bien, Barrymore !

Merci !

Eh bien, Watson...

que pensez-vous de cela ?

Il me semble que les ténèbres sont encore plus obscures qu'auparavant.

Mais si seulement nous pouvions retrouver L. L.

Avertissons Holmes,

ou je me trompe grandement ou cela va le conduire ici.

J'ai presque fini mon rapport, je vais l'envoyer immédiatement.

- Le docteur Mortimer, Sir ! - Mon cher ami !

J'ai décidé de venir vous voir et savoir comment ça se passait.

- Avez-vous progressé ? - Quelques détails éclaircis.

Mortimer !

Vous devez connaître tout le monde dans la région.

- Je le pense ! - Connaissez-vous une femme

dont les initiales sont L. L. ?

Non, je ne pense pas.

- Attendez un instant... - Hein ?

Si... Laura Lyons !

- Mais elle habite à Coombe-Tracey. - Qui est-ce ?

- La fille de Frankland ! - Qui ça ?

Le vieux cinglé !

Souvenez-vous docteur Watson,

Je vous ai déjà parlé de ce vieux monstre.

Oui, oui...

que pouvez-vous dire d'elle ?

Elle a épousé un artiste du nom de Lyons, il était venu peindre sur la lande.

C'était un triste sire et il l'a abandonnée.

Son père a refusé de s'occuper d'elle

car elle s'était mariée sans son consentement.

Il lui verse une petite rente,

mais ses propres affaires vont assez mal.

Quel est le rapport avec votre enquête ?

Euh... peut-être aucun,

j'essaye de faire la lumière sur certains mystères.

Désolé de vous faire perdre votre temps, Mortimer.

Bien sûr !

Docteur Watson...

nous ne nous sommes jamais rencontrés ?

Non, Missis Lyons,

mais je connais votre père.

Je pense que je n'ai pas à discuter de cela avec vous.

Non, Mme Lyons...

je suis venu vous parler de Charles Baskerville...

Que voulez-vous savoir exactement ?

- Le connaissiez-vous ? - Oui !

C'est grâce à sir Charles que j'ai réussi à me relever,

contrairement à mon père.

Avez-vous...

correspondu avec sir Charles ?

Quel est le but de ces questions ?

Le but...

éviter un scandale public.

Avez-vous correspondu avec lui ?

Oui, deux fois, pour le remercier de sa générosité et de sa délicatesse.

Vous souvenez-vous des dates de ces lettres ?

Non !

L'avez-vous rencontré ?

Oui, une fois ou deux.

Si vous lui avez peu écrit, et l'avez rarement rencontré,

il en savait assez sur vos ennuis pour vous aider, cependant ?

Ils étaient plusieurs à connaître ma triste histoire.

Sir Charles était voisin et ami de l'un d'eux : Mr Stapleton.

Il est d'une gentillesse exceptionnelle.

C'est par son intermédiaire que sir Charles a été mis au courant.

N'avez-vous jamais écrit à sir Charles une lettre demandant un rendez-vous ?

Bien sur que non !

Même pas le jour où sir Charles est mort ?

Votre mémoire est sûrement défaillante.

Je pourrais même vous citer un passage de votre lettre.

Il disait :

« Je vous prie, je vous prie, si vous êtes un gentleman,

brûlez cette lettre, et soyez au portillon à 10 heures. »

Donc, ce n'était pas un gentleman ?

Vous êtes injuste avec sir Charles, il a bel et bien brûlé cette lettre.

Mais parfois, vous pouvez, quand même, lire une lettre brûlée.

Reconnaissez-vous lui avoir écrit ce jour-là ?

Oui, je lui ai écrit, je n'ai pas à en rougir.

En le rencontrant, demander son aide me semblait plus facile.

Mais pourquoi un rendez-vous dans le parc

et non dans le manoir ?

Croyez-vous, qu'à une heure aussi tardive

une femme seule puisse rencontrer un célibataire.

Que s'est-il passé lorsque vous êtes arrivée ?

Je n'y suis pas allée !

- Missis Lyons ! - Non, je le jure sur le Livre Saint !

Je n'y suis pas allée, j'en ai été empêchée.

Par quoi donc ?

C'est une affaire privée !

Missis Lyons...

vous prenez une lourde responsabilité,

en refusant de dire la vérité.

Madame Lyons, vous lui aviez donné rendez-vous à l'endroit même

où sir Charles est mort.

- C'est la pure vérité. - Vous devez parler maintenant.

Vous savez que je me suis mariée sans réfléchir

et que j'ai eu toutes les raisons de le regretter.

Lorsque j'ai écrit à sir Charles,

j'avais appris que je pouvais recouvrer ma liberté,

si j'avais de l'argent pour assumer les frais.

Cela signifiait pour moi...

beaucoup de choses.

La générosité de sir Charles était bien connue,

et j'ai songé que si, en personne, je lui racontais mes soucis,

il ne refuserait pas de m'aider.

Alors pourquoi n'êtes-vous pas allée à ce rendez-vous ?

Parce que entre-temps, j'avais reçu l'aide d'une autre main.

Pourquoi n'avez-vous pas écrit à sir Charles pour vous excuser ?

Je l'aurais fait,

si je n'avais appris sa mort en lisant le journal le lendemain.

Est-ce tout, Docteur Watson ?

Sir...

mister Frankland est ici, il souhaite vous rencontrer.

Ne vous inquiétez pas pour ça, Barrymore, faites-le entrer.

Êtes-vous le docteur Watson, l'associé de Sherlock Holmes ?

- Je vous demande pardon... - Mon nom est Frankland !

- Ravi de faire votre connaissance. - Oh, de même, Sir !

Que puis-je pour vous, Mister Frankland ?

C'est pour moi un grand jour, Sir, à marquer d'un trait rouge.

J'ai remporté deux procès.

J'entends montrer au gens d'ici que la loi est la loi

et que quelqu'un ne craint pas de l'invoquer.

J'ai établi un droit de passage dans le parc du vieux Middleton,

à travers le parc lui-même, Sir !

Et fait interdire l'accès au bois où les gens vont pique-niquer.

Et en quoi... cela me concerne, Mister Frankland ?

Oh, non, non, il s'agit d'une affaire plus importante !

- Et... et quelle affaire ? - Le forçat sur la lande !

Vous connaîtriez donc sa cachette ?

J'en sais bien plus !

Imaginez, la nourriture lui est apportée par un enfant.

Chaque jour, je vois ce gamin dans mon télescope.

C'est peut-être le fils d'un berger qui porte le déjeuner à son père.

Votre hypothèse est ridicule.

C'est l'endroit le plus rocailleux du marais.

Qu'est-ce qu'un berger ferait là-bas ?

Non, Sir, c'est à lui qu'il porte son repas.

Mon opinion repose sur des bases solides,

venez, vous le verrez de vos propres yeux !

Eh bien, vous m'accompagnez ?

J'irai dès que possible, évidemment.

Je vous attendrai, Sir !

Maintenant je dois observer avec mon télescope.

- Passez une bonne journée, Sir ! - Bonne journée, bonne journée...

Barrymore !

Barrymore !

Pourquoi n'avez-vous pas reconduit mister Frankland ?

J'étais dans une autre pièce, je suis désolé.

Vous devez avoir entendu la fin de notre conversation.

J'ai entendu mister Frankland prononcer le nom de Selden

lorsqu'il a parlé du forçat.

Docteur Watson, ce garçon porte la nourriture...

non pas à mon beau-frère,

mais à une autre personne !

Une autre personne ?

Il y aurait quelqu'un d'autre sur la lande ?

Oui, Sir, c'est ce que je voulais dire.

- L'avez-vous vu ? - Non, Sir !

- Alors comment le savez-vous ? - Il m'a parlé de lui !

Mais celui qui se cache sur la lande

n'est sûrement pas un forçat évadé.

Je n'aime pas ça, Docteur Watson, vraiment je n'aime pas ça !

Selden vous a dit où vivait cette personne ?

Dans une cabane près de la lande.

Le garçon lui apporte tout ce dont il a besoin.

Très bien, Barrymore.

« Le docteur Watson... est allé à Coombe-Tracey ».

Qu'est ce que cela signifie ?

C'est une soirée magnifique, mon cher Watson.

Je pense que vous devriez sortir.

- Holmes ! - Soyez prudent avec ce revolver.

Holmes !

Nulle autre rencontre ne m'aurait fait plus plaisir.

- Et en même temps surpris ? - Oui, je l'admets !

Je ne me doutais pas

que vous aviez découvert mon refuge ni vous trouver ici.

- Vous avez reconnu mes empreintes ? - J'ai suis incapable, Watson.

Si, à l'avenir, vous souhaitez me duper,

changer de marque de cigarettes.

Car si je vois un mégot avec la marque « Bradley, Oxford Street »...

je devine de suite que mon ami Watson est à proximité.

Connaissant votre admirable ténacité,

j'ai deviné que vous étiez en embuscade un revolver à la main.

Alors vous pensiez que j'étais le criminel ?

J'ignorais qui vous étiez, mais je voulais le découvrir.

Excellent, Watson, mais comment m'avez-vous trouvé ?

Vous m'avez probablement vu lors de la poursuite du forçat,

quand j'ai laissé la Lune briller dans mon dos ?

Votre garçon m'a mis sur la piste, quelqu'un le surveille !

Ah, Cartwright !

Le vieux gentleman au télescope, je parie !

J'ai vu luire le soleil sur la lentille.

Cartwright est déjà venu !

Et que dit-il ?

- Alors vous êtes allé à Coombe-Tracey ? - Oui !

Voir missis Laura Lyons pour la questionner ?

- Exactement ! - Parfait !

Nos recherches ont évidemment suivi des voies parallèles.

Je suis vraiment heureux que vous soyez là, Holmes !

Ma responsabilité et le mystère devenaient trop lourd pour mes nerfs.

Mais comment êtes-vous arrivé ici,

je vous croyais, menant une enquête, à Baker Street.

C'est ce que je voulais que vous croyez.

Oh, vous...

vous servez de moi...

mais ne me faites pas confiance, c'est injuste, Holmes !

Mon ami, vous avez été pour moi un précieux auxiliaire

dans cette affaire et de nombreuses autres.

Je vous prie de me pardonner !

- Mes rapports ont été rédigés pour rien. - Voici vos rapports, cher mon ami !

Soigneusement étudiés, soyez-en sûr.

J'ai pris d'excellentes dispositions,

je ne les reçus qu'avec un jour en retard.

Je vous complimente pour votre zèle

dans cette enquête si difficile.

Je préfère ceci !

Maintenant...

parlez-moi de votre visite chez missis Laura Lyons.

La nuit est tombée sur la lande !

Ce que vous m'avais dit est très important.

- Et quelle est votre conclusion ? - C'est un meurtre, Watson !

Un meurtre raffiné, de sang-froid et soigneusement planifié.

Mais je ne puis encore vous donner de détails.

Un seul danger peut nous menacer...

c'est qu'il frappe avant que nous soyons prêts,

nous, à frapper !

Mais jusque-là, remplissez votre tâche comme une mère veille sur son enfant.

Et j'aimerais que vous ne le quittiez pas même d'une semelle.

Qu'est-ce ?

Seigneur !

Qu'est-ce donc ?

Ça venait de là !

Le chien !

Pourvu qu'il ne soit trop tard.

Venez, Watson !

Sir Henry !

Il est mort !

® Le 19/11/2019

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