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NIKKATSU
- J'y vais. - Mademoiselle, attendez un peu.
J'aimerais bien voir les dés.
Monsieur,
ces dés sont bons.
Ah bon ? Je t'ai vu les changer.
Avec ceux cachés là.
Accuser de tricher est très grave.
S'il vous plaît constatez par vous-même.
Je ne ferais pas ça à la légère.
Si je cache quelque chose,
je vous demanderais de bien chercher!
THE WOMAN GAMBLER
Scénaristes : Kenzô ASADA Kazuo NISHIDA
Directeur de la photographie : Kazue NAGATSUKA
Musique: Tomokazu KAWABE
CASTING
(Yukiko EGUCHI) Yumiko NOGAWA (Seiji ASANO) Hideaki NITANI
Tatsuya FUJI (le rôle titre dans L'EMPIRE DES SENS)
Ryûji KITA - Fujio SUGA Ichiro SUGAI
Réalisateur : Hiroshi NOGUCHI
Je suis Yukiko Eguchi.
Mon défunt père fabriquait des dés truqués.
C'est ce qui l'a fait tomber.
J'ai alors choisi de sortir du droit chemin.
Qu'est-ce que vous feriez si je triche ?
T'as pas mal de courage. Trop jolie pour être abimée.
Je te ramènerais juste avec moi.
C'est un peu tôt pour dire que les dès sont pipés,
juste parce que c'est une fille.
Vérifiez les dés d'abord.
Cet homme aussi était croupier.
C'était la première fois qu'il me sauvait la mise.
Je lui ai fait confiance.
Shoji Ito.
Je ne pourrai jamais l'oublier.
Les femmes peuvent seulement compter sur leur sexe appeal pour y arriver.
D'abord tes jambes.
Pas trop écartées. Dissimule, mais sans trop dissimuler.
Tente-les. Attire leur attention là. Prends le coup.
Compris ?
Quand tu les as complètement captivés, retourne le pot.
Puis, le jour du grand tournoi.
Eh un moment.
Ces dés sont pipés.
Une fausse accusation ! Comment oses-tu ?
Ce sont des dès pipés faits par feu Kinjiro Eguchi, spécialiste de l'ivoire.
Pourquoi est ce que Goryukai les a ?
Ito , ressaisis-toi !
Ito, ne meurs pas !
Avant de mourir...
Les dès de ton père.
Mais ne les utilise plus jamais.
Ito n'est plus.
Notre bonheur fut bref,
et ne reviendra pas.
Je ne ferai pas comme mon père, de jouer avec ça.
C'est ce que j'ai promis à cet homme.
Lui qui m'a marquée pour toujours de son tatouage.
Indélébile.
SALON DE MASSAGE VENUS
Tu y vas trop fort!
Voilà, j'ai terminé.
Sœurette, tu masses aussi mes habits ?
Tu me faisais les poches ?
Non, je ne vous faisais pas les poches !
- Je t'ai prise la main dans le sac. - J'étais juste?
Juste quoi, en train de remettre ce que tu venais de sortir ?
La réponse classique.
Ça ne se fait pas ici !
Si j'en parle au patron Kowakai, il ne sera pas ravi.
Kowakai.
Il ne m'en voudra pas si je m'amuse un peu,
C'est son territoire après tout.
Qu'est-ce que vous faites ?
Comme si tu ne comprenais pas ! Je vais profiter de toi.
Etje ne dirais rien.
On peut nous voir.
Mais qu'est-ce que tu racontes ? Personne ne viendra nous déranger.
- Et puis tout le monde le fait. - Moi je ne le fais pas !
Ne te la joue pas, j'aime pas ça !
Tiens, c'est ce que tu cachais sous ta blouse !
Tu sais maintenant quel genre de femme je suis.
Pas que j'aie eu envie que tu le saches.
Désolé... C'est moi le plus embêté !
Ton mec est en prison,
donc tu dois travailler ici. Ah, désolé pour toi !
- Il est tombé pour meurtre ? - Et oui.
- Dans quelle guerre des gangs ? - Je te laisse imaginer.
Il est dans la prison d'Abashiri ?
Abashiri? Ah, dur!
- Ça te rappelle quelque chose ? - Oui, j'y ai passé trois ans.
Mais tu dois arrêter de voler.
Si ça se sait comment tu vas faire ?
C'est d'autant plus pénible venant d'une femme.
Surtout qu'en prison, on ne pense qu'à sa copine.
S'il revient et que tu es enfermée...
Alors toi !
Contente de t'avoir rencontré !
On a des histoires en commun.
En commun ?
Tiens, une petite prime. J'ai été un peu fort.
C'est pas beaucoup mais c'est tout ce que je peux.
- Tetsu, qu'est-ce que tu fais ? - Je cherche quelqu'un.
- Qui ça ? - Viens donc, tu verras.
C'est qui ?
Toi, Ito!
Incroyable.
Je suis poursuivi, je t'expliquerai plus tard.
Cette fenêtre est bizarre, allons voir.
Bienvenue.
Un sale type a essayé d'entrer, on va jeter un coup d'oeil.
Qu'est-ce que vous voulez ?
A ne pas se gourer, c'est bien Yukiko !
Tu ne te souviens pas ? Tetsu, j'étais chez Goryukai !
Ah, Tetsu ! Comment se fait-il ?
- Tu connais cette fille ? - Oui je la connais.
Elle est incroyable. Sur dix lancers, elle peut sortir dix fois l'as.
J'étais une petite frappe à l'époque.
Je la regardais de mon coin de tapis.
Mais dis, pourquoi tu travailles dans un endroit pareil ?
Tous les humains doivent manger.
D'accord, mais c'est pas de ton niveau ici.
Reviens chez nous.
Grand frère, son homme est à Abashiri pour meurtre.
De quoi, Abashiri ? Matsu, ne dis pas n'importe quoi.
Mais quoi, il est vraiment à Abashiri !
Attends, je vais te féliciter à ma façon !
Elle n'a pas de mec.
Sinon il doit être au paradis, il n'est pas prêt de revenir.
Je ne sais pas, mais on dirait que ça lui a fait de la peine.
Je vais aller parler à mon patron, si tu veux travailler chez Kowakai.
Si tu venais, tu augmenterais mon prestige.
Je me suis jurée de ne plus jouer.
Pourquoi ?
Matsu te l'a dit,
il y a des choses qu'on ne peut dire à personne.
Donc tu bosses chez Kowakai ?
L'époque de Goryukai est bien terminée,
donc j'ai été recruté.
Kowakai était dans une mauvaise passe,
ils m'ont proposé un poste de cadre !
Tu es un exécutif maintenant!
Au fait, tu n'aurais pas vu un sale type passer ?
Un type ? De quoi tu parles ?
Il s'est passé quelque chose.
Matsu, on s'en va. Mais où est passé ce type ?
Pardon de t'avoir dérangée.
Si jamais tu le repères, préviens les Kowakai, en souvenir du bon temps.
J'ai compris. C'est votre territoire, je ferai ce qu'il faut.
Passe donc chez Kowakai, le patron sera ravi de te voir.
Merci.
C'est bon, tu peux sortir.
Merci. Cette chaleur, j'ai cru mourir!
Qu'est-ce qui t'arrive ? Ressaisis-toi.
Il lui ressemble.
La copie conforme d'Ito.
Mais qui est-ce ?
J'aurais tellement aimé que ce soit Ito.
Ito...
Je suis contente que tu ailles mieux!
Je me suis inquiétée !
Tout va bien.
Le futon n'était pas très frais, c'était celui de mon père.
Pour moi c'était mieux qu'en prison !
J'ai tué quelqu'un pendant une guerre de clans,
etj'ai fait trois ans à Abashiri.
Trois ans à Abashiri ?
C'est exactement ce que disait ce Matsu, hier!
Tu te moques de moi ?
Pas après que tu m'aies sauvé la vie.
Quelque part il y a une femme qui t'attend ?
- Non ce n'est pas ça. - Tu n'as personne ?
Personne.
Je ramène du thé.
Ce serait dangereux de sortir maintenant. Tu peux rester.
Merci. Je m'appelle Seiji Asano.
Yukiko Eguchi. Tu as déjà dû entendre mon nom aux bains.
Quand je suis tombé, tu as dit des choses bizarres.
Tu m'appelais Ito.
Ça je ne peux pas t'expliquer.
On a cherché dans tout le quartier.
Vous l'avez pas trouvé.
On ne sait pas à quoi il ressemble.
On l'a aperçu mais... il était trop rapide.
- Il t'a volé quoi ? - Non, rien.
Je pense plutôt qu'il cherchait quelque chose.
Tu n'as pas vu son visage ?
Non, il faisait sombre dans les bureaux,
je n'ai vu que sa silhouette.
Mais qu'est-ce qu'il pouvait bien chercher ?
Peut-être de la came ?
Non ce n'est pas ça. Ce n'est pas le genre.
Tetsu.
Si on ne le ramène pas ça va mal aller.
- Yukiko ! - Tiens, commissaire Kinoshita !
Comment ça se passe aux bains turcs ?
Comment vous savez que je travaille là-bas ?
Je suis détective, si je ne savais pas ça !
- Vous n'aimez pas les bains turcs ? - Ça n'est pas pour tout le monde.
Je n'aime pas que tu sois là-bas, il s'y passe des choses bizarres.
Je ne suis pas ce genre de femme.
A part si c'est vous qui venez!
Ne te moque pas d'un vieil homme!
- Alors ? - Pas terrible. Il n'a pas parlé.
Bonjour.
Bonjour, heureuse de vous rencontrer.
A l'époque, vous m'aviez dit que vous ne comptiez pas sur la police
pour retrouver le meurtrier de votre père.
Pardon, je ne pensais pas de mal de la police.
Mais je ne veux pas que l'on sache que mon père fabriquait des dés truqués.
Je comprends.
Bon, à plus tard.
Il va tourner par là.
Ne t'enfuis pas!
Qu'est-ce qu'il y a ? Laissez-moi !
Pas de ça !
Quand tu ne veux pas nous rencontrer, pas la peine de s'enfuir.
Tu fabriques quoi ?
Je suis dans le coin, je fais pas grand chose.
Ce n'est pas vrai. Tu es dans les flingues.
Non, trop bruyant, je touche pas à ça.
Je ne parle pas de vendeurs. Je cherche un Beretta calibre 32.
Je cherche quelqu'un qui en a un.
Commissaire, Sakamaki en a.
Chez les Kowakai, c'est sûr.
Comment ça se fait ?
Le patron des Tempu, Sakamaki, s'est fait tuer,
à cause de la guerre avec les Kowakai.
Au début, il y a trois ans,
Otaki de Kowakai a perdu Matoba, son meilleur homme.
Et ?
Otaki n'est pas un type bien, et il ne vaut rien sans Matoba.
Otaki en voulait à Sakamaki de la perte de Matoba.
Vous en pensez quoi ?
On a déjà eu ce genre d'hypothèse.
Mais on ne peut pas se fier aux apparences, c'est plus compliqué.
Mais le motifjustifie bien des choses.
Je ne pensais pas recevoir de leçons d'enquête par lui.
Je vous fréquente depuis longtemps !
On voulait savoir pour le flingue,
et toi tu parles aussitôt du meurtre de Sakamaki, pourquoi ?
On n'a jamais parlé de l'arme du crime.
Je suis un informateur, si j'en sais pas un minimum je ne mange pas.
- Tiens, bonjour! - Bonjour. Comment tu te sens ?
Ça va, merci.
Remettez-vous bien, je repasse bientôt.
- C'était qui ? - Le patron des Akatsuka.
Il connaissait bien père.
C'est le patron des Akatsuka ?
Il a lancé plusieurs affaires qui marchent,
contrairement à père.
Ta gentillesse me touche.
On est pareilles!
Mais quand père est mort,
les jeunes du clan sont partis, même les plus fidèles.
Pourtant on s'occupait bien d'eux!
Ne t'en fais pas.
Ce sont les soucis qui t'empêchent de guérir.
Quand tu iras mieux, tout ira mieux!
- M. Seiji vient d'arriver. - Quoi, Seiji ?
Seiji !
- Tu connais Yukiko ? - Oui.
- Je lui dois un dîner et une soirée. - Un dîner...
C'est mon devoir! J'ai à discuter avec toi.
- Tu veux bien sortir ? - Qu'est-ce qui se passe, Seiji ?
Ne t'en fais pas.
Viens !
Qu'est-ce qu'il y a ?
Ça fait combien de temps que tu viens ici ?
- Pourquoi je te dirais ? - Réponds.
Tu travailles pour les Kowakai.
Qui a tué notre patron ? Toi tu le sais.
- Qu'est-ce que j'en sais ? - Tu le sais forcément.
Je ressemblais à quelqu'un et tu m'as caché.
Et tu ne savais pas que j'étais de ce clan ?
Tu te trompes sur toute la ligne.
Mais bientôt il faudra que l'on parle de certaines choses,
tu dois m'aider.
- De quoi tu parles ? - Je ne peux rien te dire.
D'ailleurs pourquoi les gars de Kowakai te cherchaient ?
J'étais allé chercher un Beretta 32 caché dans le bureau des Kowakai.
Tout le monde savait où il était.
Mais... il a disparu.
BRIGADE CRIMINELLE
Les journalistes nous accusent de ne pas chercher bien loin,
car la victime était yakuza.
On est coincés.
Que ce soit un yakuza ou un moine, on ne fait pas la différence!
Tant qu'on ne l'identifiera pas, ils seront sur notre dos.
Et s'il apparaissait comme par magie, ce serait trop facile !
DOSSIER DU MEURTRE SAKAMAKI
Je cherche le pistolet duquel est sortie cette balle.
Il ne peut y avoir d'erreur,
c'est cette balle qu'on a retiré du corps de la victime.
Pourtant, on l'a trouvé là.
Mais on aurait pu le tuer ailleurs et l'emmener là.
En voiture, je dirais.
Commissaire, on a bien enquêté sur place.
Des témoins ont entendu les coups de feu,
et les enquêteurs pensent que le sang est parti dans les égouts.
C'est sûr, pourtant...
Je n'imagine personne dans un endroit aussi glauque.
Et on peut tirer une balle après pour brouiller les pistes.
Si on l'a transporté, il y aurait du sang dans le véhicule.
Donc on ne cherche plus seulement une arme, mais la voiture aussi.
Si on se limite aux voitures des yakuzas, ce n'est pas tant que ça.
Vous avez raison.
Nos spécialistes vont en vérifier quelques unes.
Seiji ?
Salut. Tu es sorti quand ?
Vingt jours.
Patron Akatsuka, merci pour tout ce que vous avez fait en mon absence.
Ce n'est rien.
Le clan Tempu et nous, sommes comme frères.
Tu as dû être surpris d'apprendre le décès
de Sakamaki en sortant de prison.
J'aurais jamais imaginé le meurtre de mon patron,
même en rêve.
On a l'impression qu'Otaki lui en voulait beaucoup.
Ce n'est pas vrai.
Il y a trois ans, mon patron a cherché à arranger les choses.
Otaki a mis de l'huile sur le feu, il fallait s'y attendre.
Etj'ai planté Matoba pour protéger mon patron.
Le patron ne m'en a pas voulu.
S'ils devaient en vouloir à quelqu'un, ce serait à moi.
C'est bien vrai, mais Otaki n'est pas si simple.
C'est bien dit, mais je veux retrouver son flingue.
J'ai compris. On va y travailler ensemble tant que possible.
Merci.
A plus tard, j'ai à faire.
Attendez un peu, j'ai quelque chose de très important à vous dire.
Tu as encore des choses à voir ?
Patron Akatsuka,
je voudrais récupérer le territoire des Tempu,
que vous avez gardé pour Mademoiselle.
Qu'est-ce que ça veut dire ?
Seiji, tu ne t'excites pas un peu trop, là ?
La fille de Sakamaki n'arrivait plus à gérer ce territoire et me l'a confié.
Et maintenant je dois le rendre, ce n'est pas convenable.
Pas convenable ! Le clan n'a plus d'activité.
En plus je suis revenu, il faut y penser.
Je peux y penser, mais il n'y a rien à penser.
Pour moi tout est en ordre.
On m'a demandé de le garder, je ne vais pas le rendre comme ça !
Chaque mois j'ai donné un pourcentage à Mademoiselle Mitsue Sakamaki.
Tu n'as rien à me dire.
- Les bénéfices des jeux sont... - Seiji !
Tu veux récupérer le territoire par le biais de Mitsue ?
Je ne me tairais pas! Je suis Seiji Asono, du clan Tempu.
Et alors ? Je suis Tetsuo Akatsuka, tu n'as rien à me dire.
D'accord ?
Taketo, raccompagne notre invité.
C'est malhonnête.
Ne vous dérangez pas. Je suis Seiji Asano des Tempu, rappelez-vous.
Le patron Akatsuka a dit ça ?
Oui.
C'est bizarre.
C'est lui qui nous a proposé de nous occuper du territoire,
et il te l'aurait rendu à ton retour.
C'est bien son genre ! Dès le début il pensait le garder.
Seiji, tu es sûr de ne pas exagérer ?
M. Akatsuka n'est pas ce genre d'homme.
Il est venu me rendre visite tous les mois.
Il a fait bonne figure, mais ce n'est que de la comédie.
- Ce n'est pas de la comédie ! - Mademoiselle,
vous faites trop confiance aux gens.
J'ai vu clair dans son jeu. Il ne veut pas rendre le territoire.
Je peux régler ça tout seul.
Akatsuka a pris le territoire de notre clan.
En mémoire de notre patron, je ne peux laisser faire cela.
L'héritière du clan Tempu, c'est moi !
Je ne veux pas que l'on se batte.
"Tu veux récupérer le territoire par le biais de Mitsue ?"
Moi aussi, pair.
Je mise tout.
Tiens, je ramasse tout ça aussi ?
Akemi, tu vas trouer la couette avec ta cigarette.
Yukiko, ne t'inquiète pas pour nos couettes.
Tant pis pour les couettes, toi qui sais tout!
Mais ça ne t'a pas empêchée de perdre.
Parce qu'Akemi a triché.
Triché ?
Qui triche ?
Yukiko, comment tu peux dire ça ?
Tu n'as pas triché ?
Akemi,
je vais te montrer ce que c'est que la triche.
Tu as gagné toutes les manches, on mise tes gains.
Prête ?
Pair, impair, comme tu veux.
Pair!
Jeu !
4-1, impair.
Merci pour la mise.
Quand on débute, on n'essaye pas de faire comme les grands,
la triche c'est pour les pros.
Que les débutantes s'amusent gentiment.
Tiens, partage.
- Yuki, téléphone ! - J'arrive!
Merci.
Allô, c'est Yukiko.
Ce n'est pas un enfant qui fait des bêtises.
Ça ira.
J'ai compris. Au revoir.
Merci.
Pour Yukiko.
- Je peux être ton client ? - Bien sûr, je t'attendais.
S'il vous plaît!
Tu n'es pas venu pour un massage, n'est-ce pas ?
Qu'est-ce que tu fabriques ?
Je cherche un pistolet.
Monsieur le truand ! Je n'en ai pas.
Tu as bien ça, que j'ai découpé.
Maintenantje cherche un vrai.
Avec Mitsue qui est malade,
ils cherchent à récupérer le territoire Tempu.
Donc je veux que tu me dises tout.
Akasaka ne veut pas rendre le territoire,
mais je n'y suis pour rien.
- Comment tu peux savoir ça ? - J'ai reçu un coup de fil.
Mitsue s'inquiétait parce que tu veux les affronter tout seul.
Tiens...
A entendre ça, je vois que tu es très proche d'elle !
Une sœur, ça ne ment pas.
Une sœur ?
Tu es la sœur de Mademoiselle ?
Depuis que je la connais, je n'ai jamais entendu ça.
C'est sûr.
Jusqu'à ce que mon père meure,
je ne savais pas que Mitsue était ma sœur.
Donc je me serais trompé.
Si vous êtes sœurs, as-tu une preuve ?
Je n'en ai jamais parlé à personne, il n'y a qu'à toi.
Écoute.
Les journaux ont parlé du meurtre de mon père.
Ce jour là...
Je viens d'apprendre que Kinjiro avait disparu.
Veuillez me pardonner,
d'être venu aussi tard.
Veuillez m'excuser,
mais quelle était votre relation avec mon père ?
Yukiko,
tu connais l'histoire de ta mère ?
Oui.
Quand j'étais petite,
elle a dû quitter mon père...
qui était alcoolique.
Yukiko,
tu savais que tu avais une grande sœur ?
Oui...
Je savais.
Petites, mon père s'est efforcé de nous élever ensemble.
Quand ma mère est partie,
elle a emmené ma grande sœur.
Avez-vous un lien avec ma mère ?
Oui.
Vous la connaissez ?
S'il vous plaît, dites-moi tout.
Vous allez vous rencontrer.
C'est pour cette raison que je suis venu.
Où sont-elles ?
Avant ça,
j'ai des choses à te dire.
Quoi ?
Tu ne pourras rencontrer que ta sœur.
Ta mère n'est plus de ce monde.
Elle est morte ?
Avant de décéder, elle s'inquiétait beaucoup pour toi.
Quoi qu'il en soit, elle n'a pas voulu venir te voir.
C'était ce genre de femme.
Peut-être à cause de moi.
De vous ?
Donc, ta mère s'est remariée avec mon dernier patron.
J'étais vraiment contente.
Sakamaki s'est fait tuer dans une embuscade.
Avec la tristesse de la perte de mon père,
je sais la blessure que cela provoque.
Je peux comprendre la tristesse de ma sœur
etj'ai voulu me venger.
Pourquoi votre lien est un secret ?
Pour retrouver le meurtrier.
Ce n'est pas si facile.
C'est aussi pour cela que j'ai commencé à travailler dans ce salon.
Il fait partie du territoire de Kowakai.
En plus,
c'est facile de fouiller les affaires des clients dénudés.
Je comprends. Tiens, je te rends ça.
Je ne t'ai rien dit et toi tu me dis tout,
- je suis désolé. - Ne t'inquiète pas.
Je ne voulais le dire qu'à toi.
- Pourquoi ? - Pourquoi pas ?
On a le même but.
De plus, pour ma part...
Quoi donc ?
J'ai une autre raison aussi importante.
Aussi importante ?
Oui, pour oublier cet homme.
Cet homme que tu m'as rappelé.
Seiji...
Qui est-ce que tu voulais oublier ?
Celui qui a dessiné ceci.
Est-ce que je lui ressemble tellement ?
Non, c'est toi que j'aime !
Je t'aime !
Mais ce tatouage me gène,
Il ne s'effacera jamais.
Jamais...
Je voudrais être avec toi.
Je voudrais que tu le redessines de tes mains.
Moi aussi je t'aime.
Pour ça mes soupçons envers toi,
me rendaient fou.
Je t'aime.
Voilà,
j'efface l'ancien,
etje le fais renaître de mes mains.
Non, je n'ai jamais eu de voiture avec des traces de sang.
Merci.
Il y a plus de garagistes que ce que je pensais.
C'était peut-être pas une bonne idée.
Et ils ont plutôt nettoyé la voiture chez eux,
pas dans un garage.
Je suis venu en urgence pour entendre ça ?
A ce moment-là,
il était convenu que Seiji aurait la situation à son retour.
C'est pour ça que vous deviez le garder.
J'avais bien dit ça,
mais, il ne fallait pas me prendre au mot.
Prendre au mot ?
Jusque là,
je ne voulais pas vous en parler.
En fait,
votre défunt père m'avait emprunté une forte somme d'argent.
Il m'a fait une promesse de dette avec le territoire Tempu en gage.
Mais c'est ridicule !
Évidemment une clause prévoyait que vous ne soyez pas au courant.
Il avait peut-être des raisons personnelles.
Voici le document.
Je ne voulais pas vous le dire,
mais je n'avais pas le choix, ne le prenez pas mal.
Mademoiselle,
montrez-moi s'il vous plaît.
C'est signé de son nom,
je n'arrive pas à y croire.
Vous avez son sceau ?
Tu m'accuses de produire un faux ?
Tu ne connais pas mes relations avec Sakamaki ?
Tu peux vérifier.
Kenkichi, va chercher le sceau.
Il n'y a pas de doute sur le sceau, pardon.
Seiji !
Ce serait le moment de te couper un doigt.
Je n'irai pas jusque là,
mais je ne veux plus entendre parler de toi et des Tempu.
Je ferai prospérer ce territoire.
Sois heureux d'être bien entouré.
Remettez-vous vite de votre maladie.
Kenkichi,
assieds-toi.
Devant la stèle du patron.
Kenkichi,
c'est toi qui a utilisé le sceau,
alors que Mademoiselle te faisait confiance ?
- Jamais ! - Avoue !
L'écriture était fausse mais le sceau était authentique.
Tu étais le seul à y avoir accès.
Tu agis comme un voyou,
mais tu trembles comme une fillette !
J'espère que tu mesurais...
les conséquences sur le clan Tempu.
Tu savais ?
Seiji, arrête!
Si tu le tues, tu disparaitras à ton tour.
Qu'est-ce que je vais devenir ?
As-tu pensé à ça ?
Pardon...
Je n'ai pas la force...
Kenkichi,
si tu vas te réfugier chez Akatsuka, ils vont te faire disparaître.
Yukiko !
J'ai entendu la conversation.
Le territoire Tempu,
c'est surtout les salles de jeu, n'est-ce pas ?
Ce ne sont pas des magasins classiques,
il ne peut pas les revendre.
S'il ne nous les rend pas, il faudra se battre.
Je vais essayer d'arranger cela moi-même.
Ma sœur, qu'est-ce que tu racontes ?
Akatsuka ne doit pas être sous-estimé. Il est prêt à tout,
même utiliser des faux.
Ma sœur, j'aimerais que tu connaisses mieux les choses de ce monde.
C'est le patron qui n'a pas voulu qu'elle sache,
ce n'est pas sa faute.
Et moi je ne lui ai rien dit.
Grande sœur,
laisse-nous régler ça...
avec Seiji.
Toi tu dois guérir avant tout.
L'angoisse est le pire poison pour le corps.
Je sais que je suis bonne croupière.
Vous pouvez demander à Tetsu des Kowakai,
il vous le confirmera.
Je me disais bien que je t'avais déjà vue quelque part.
Tu connais les Tempu ?
C'est possible.
Je lance les dés pour un peu tout le monde,
ici et là.
Depuis que le patron des Tempu est mort,
les affaires ne marchaient plus, je n'y suis pas allée.
Par ici il n'y a plus de bons endroits.
C'est bien triste de ne plus sortir!
Je comprends.
On va avoir plein de parties très intéressantes!
Vous vous êtes décidé.
Ce tatouage n'était pas sorti depuis longtemps,
c'est un vrai oiseau de tapis vert!
J'y vais.
S'il vous plaît.
Les jeux sont faits.
Jeu !
2-6, pair.
J'y vais.
S'il vous plaît.
Les jeux sont faits.
Jeu !
5-6, impair.
J'y vais.
Patron !
S'il vous plaît.
Les jeux sont faits.
Jeu !
5-3, pair.
Excusez le dérangement.
Il est venu en tant que client, il voulait juste jouer un peu.
Laisse-le jouer.
M. Seiji, s'il vous plaît.
Désolé de vous interrompre, mais je m'arrête là pour aujourd'hui.
Au revoir.
J'y vais.
S'il vous plaît.
Impair.
Les jeux sont faits.
Jeu !
6-1, impair.
J'y vais.
5-2, impair.
4-3, impair.
6-6, pair.
5-5, pair.
Ça me fait mal que tu le laisses gagner autant!
Ce n'est pas une blague.
Après le départ de ce client, je n'avais plus personne à faire gagner.
Je lançais normalement,
il a eu de la chance. Je n'ai rien à me reprocher.
Je t'arrête !
C'est vous, commissaire.
On dirait vraiment que tu es en prière au temple, c'est surprenant!
J'ai la gueule de bois, je me remets un peu.
Boire autant, ton affaire marche bien ?
Non, c'est l'informateur qui m'a invité.
Kamei fait de bonnes affaires on dirait.
J'aimais bien cette fille, Michi.
Mais Kamei est parti avec quand j'ai été saoul.
Que Kamei ait tellement d'argent est surprenant.
Il a trouvé une information qui rapporte.
Ça a un rapport avec notre affaire.
Michi, des policiers voudraient te voir.
La police ?
Tu es bien Michi ?
Oui.
- Qu'est-ce qu'il y a ? - Tu connais un certain Kamei ?
Oui, il était toute la nuit avec moi.
Les affaires vont bien pour lui !
Attendez un peu. J'ai encore un numéro
etj'ai terminé.
Endo !
J'ai trouvé cette balle dans tes affaires, tu vas avoir de gros soucis.
Vous voulez rire ! Je ne faisais que la garder.
Tu la gardes pour qui ?
Tu la gardes pour Kamei, non ?
Jeu !
6-1, impair.
J'y vais.
S'il vous plaît.
Impair.
Les jeux sont faits.
Jeu !
2-6, pair.
4-4, pair.
J'y vais.
S'il vous plaît.
Attendez!
Elle triche.
Seiji, comment tu veux t'en sortir ?
On ne me la fait pas, vous avez échangé les dés.
Taketo!
Laisse-le vérifier tant qu'il veut.
Attends,
je ne sais pas ce que tu vas faire de tes mains.
Ça va, je n'ai besoin des mains de personne !
Vérifiez d'un bout à l'autre !
S'il n'y a rien, que comptes-tu faire ?
Je suis une professionnelle, faites ce que vous avez à faire.
Eh bien dis donc! Tu penses que tu vaux tant que ça ?
Ce n'est pas toi qui rembourse.
Bon, on fait comment ?
Je veux une manche face à face.
En face à face ?
Tu veux plaisanter ? Tu n'as plus d'argent.
J'ai encore ma vie.
- Quoi ? - Je mise ma peau.
Contre quoi ?
Ma vie et cette salle, anciennement Tempu.
Ta vie et la salle ? Allez, jouons.
Une fois qu'on a réglé cette histoire de triche.
S'il n'y a pas de fraude, ce n'est même pas la peine de jouer.
Seiji,
d'une façon ou d'une autre, tu es un homme mort!
Quand vous aurez fini de parler vous pourrez me fouiller.
On va pouvoir passer à la suite ?
Qu'est-ce que tu fais ?
Les habits seuls ne suffisent pas, il faut voir le chignon.
Akatsuka, ce n'est pas de la triche ?
Comme convenu, on jouera la partie en face à face.
Ici, on est à la salle de jeu des Tempu.
On jette un œil ?
On a été repérés.
On va d'abord à l'appartement de Kamei.
On a été dérangés.
Désolé.
Voici des dés honnêtes. Vérifiez.
C'est bon.
Je lance.
S'il vous plaît.
C'est moi qui ai fourni les dés, c'est à vous d'annoncer.
Pair.
Impair.
Jeu !
3-6, impair.
Pour être sûrs, vérifiez.
Comme promis, vous rendez cette salle aux Tempu.
Akatsuka, rien à dire ?
Bonsoir, Kamei !
Qui me dérange ?
Qu'est-ce qui se passe ?
Je vous emmène au poste pour l'enquête sur cette balle.
C'est du Beretta 32.
Tu savais que c'est le même calibre qui a tué Sakamaki ?
Selon les conclusions des experts.
Alors...
Parle !
- J'en sais rien. - Ne dis pas n'importe quoi !
Tu t'en es servi pour du chantage.
Ou bien c'est toi qui l'a tué ?
Mais non !
Je vais te boucler.
Tu as fait chanter qui ?
Je n'ai menacé personne.
Et l'argent ? Il est tombé du ciel ?
Kamei !
En réalité,
j'ai trouvé un portefeuille.
La balle y était aussi.
Trouvé ?
On sent l'ancien journaliste.
Entre ça et le meurtre, ce n'est pas la même sentence.
C'est un beau portefeuille !
Un peu trop beau pour toi.
La balle en était tombée. Je pensais m'en servir.
Mais il contenait aussi beaucoup d'argent.
J'ai remis le chantage à plus tard.
Pourquoi pas.
Ça tient.
Combien d'argent il y avait ?
130.000 yens.
C'est une faute assez grave.
On sait à qui il appartient,
voici sa carte.
AKIYOSHI TOMURA On va aller voir.
Il a fourni des dés normaux,
je ne pouvais pas sortir tout ce que je voulais.
Il a eu de la chance, je n'y peux rien.
Ce n'est pas ce que je voulais dire.
C'est parce que tu as raté qu'on a dû jouer.
Si tu avais réussi on aurait évité cela.
Ah, c'est ça !
Tu prends ça à la légère.
Je n'ai plus rien à faire avec toi, va-t'en !
Très bien.
Mais j'ai une chose à dire,
pour ma fierté de joueuse.
Je ne me suis pas déshabillée pour le plaisir.
Quelqu'un d'autre n'aurait pas posé de problème.
Mais lui c'était un professionnel.
Il a su chercher où il fallait.
Ce que je veux dire, pourquoi vous ne m'avez pas prévenue avant ?
Ça suffit les excuses.
Si c'est ainsi.
Mais il y en a peu qui peuvent gagner face à un pro.
Dites-moi de sortir si vous n'avez rien d'autre à dire !
Sur ce,
au revoir.
Attends !
Comment tu t'y es prise ?
Comme ça.
Je ne me suis pas servie de mes mains.
C'est clair. On va jouer une autre partie.
Mais ce type garde la tête froide, il faudra que tu assures.
Désolé Aniki, je n'ai pu ramasser que ça.
Que trois billets ? Pas terrible.
Oui, c'est bien le portefeuille que j'ai perdu.
Il contenait une balle de revolver!
Une balle de revolver ?
Elle est liée à une affaire de meurtre.
Une affaire de meurtre !
Je l'ai trouvée dans une décharge.
Une décharge ?
C'est par ici.
Je suis dans le recyclage, donc je ramasse aussi de la ferraille.
Il y en a beaucoup ici donc je suis venu voir.
Etj'ai aperçu quelque chose qui brillait.
Comme je manipule des machines, j'ai cru que ça pouvait m'intéresser.
Mais que ce soit une balle liée à une affaire de meurtre,
je n'en reviens pas !
- Cette usine était déjà fermée ? - Oui.
Récemment beaucoup ferment à cause de la crise,
ça ne m'a pas surpris.
Une trace de balle !
En regardant sa direction, elle a été tirée de là-bas.
Endo ! Une douille !
On dirait que ça s'est passé ici.
Je ne veux plus que ta sœur et toi soyez atteintes par cette affaire.
C'est gentil que tu penses à moi.
Si tu faiblis, qu'est-ce que je vais faire ?
Je ne faiblirai pas, pour toi.
Si tu ne peux pas,
que deviendrait ta sœur ?
Je m'en occupe. Il y a d'autres manières d'y arriver.
Seiji,
je ne veux pas être responsable. N'essaye pas par la force,
jamais.
Tu vas retourner en prison.
Si tu y vas,
qu'est-ce que je ferai avec ma sœur ?
Seiji, tu es le seul sur qui on puisse compter.
Une femme pour succéder à la tête d'un clan,
n'est pas honorable,
mais elle ne peut pas abandonner maintenant.
Même s'il n'est pas son vrai père, il l'a bien élevée.
Il s'est fait assassiner d'une manière horrible.
Si elle veut rendre le clan Tempu légal,
les affaires seront plus faciles.
C'est peut-être ce qu'elle pense.
- Et je la comprends très bien. - Je comprends aussi.
En sachant ça,
tu comprends que je ne peux pas abandonner ma sœur.
Je sais ça aussi.
Mais je ne veux plus t'exposer au regard des autres.
Je suis contente. Tu sais.
Si je suis avec toi je peux patienter.
Seiji, sois aussi patient.
Ils ne se gênent pas ces deux-là, ils vont faire rougir le ciel !
Ce ne serait pas Yukiko ?
Si, c'est bien elle !
Et avec elle, c'est Seiji des Tempu.
On l'a trouvé ici. Il a donc été déplacé.
La question est donc,
pourquoi est-ce qu'ils l'ont déplacé ?
Le lieu donnerait un indice sur l'assassin ?
Exactement.
Nous devons savoir si le patron de la décharge est impliqué.
Il doit cacher quelque chose.
Les jeux sont faits.
Jeu !
3-2, impair.
S'il vous plaît chers invités, j'ai une demande à vous faire.
Nous devons nous séparer exceptionnellement ce soir.
J'ai une partie privée en trois manches.
Je suis vraiment désolé.
Nous devons fermer la boutique,
merci de votre compréhension.
Directeur,
le nom du propriétaire de la décharge est bien Akatsuka.
Ça nous suffit pour avoir un mandat.
Il faut être vigilants, ce n'est pas un type facile.
Ça ira, laissez-moi faire.
Je suppose que c'est pour récupérer la salle de jeu, cette partie.
- Mais c'est la dernière fois. - Ne t'énerve pas.
On tient nos engagements. On joue la partie en trois manches.
C'est moi qui annonce en premier.
Ça me va.
Je vous préviens,
pas de triche cette fois.
Je la laisse lancer les dés, mais je les vérifie d'abord.
Encore une chose,
si je gagne, le territoire entier revient chez les Tempu.
Bien. Et si tu perds ?
Je te rends ce que j'ai récupéré.
Que ça ?
Qu'est-ce que tu veux de plus ?
Avant qu'elle ne vaille plus rien, ta vie.
Compris.
Et pour que ça ne nous attire pas plus d'ennuis,
ce sera à toi d'en finir.
Oui, d'accord.
Bon, on s'est compris.
J'y vais.
S'il vous plaît.
Tu annonces d'abord.
Pair.
- Impair. - Jeu !
2-2, pair.
Au premier elle le laisse gagner, au second c'est notre tour.
Le troisième se passe comment ?
Au troisième les deux dés sortent empilés. On ne voit qu'une face.
- Une seule ? - Oui, une seule.
Quand elle retire le pot, la seconde se dévoile.
C'est la spécialité de cette fille.
Jeu !
5-6, impair.
C'est la manche décisive.
Le dernierjeu.
La dernière manche! Le clou du spectacle.
Regardons bien ce qui se passe.
Moi aussi je voudrais bien devenir croupier!
Tu vas voir,
un des dés va disparaître.
Troisième manche.
Vous êtes prêts ?
Je lance.
Attendez!
- Qu'est-ce qu'il y a encore ? - Il n'y a qu'un seul dé dans le pot.
Yukiko, tu as encore fait quelque chose ?
Pas du tout.
Tu avais dit que cette méthode ne pouvait pas être vue par le joueur!
De quoi vous parlez, patron ?
Tu te moques de moi ?
Tu avais dis que tu étais la seule à tricher de cette manière,
et que personne ne pouvait le déceler.
Rater au moment le plus important... Imbécile !
Patron,
est-ce qu'il n'y en a qu'un seul ?
Ils sont comme il faut, quand il faut.
C'est vous qui avez vendu la mèche, vous avez perdu contenance.
C'est un vrai patron, ça ?
Je vous explique.
Un escroc professionnel dit n'importe quoi pour perturber l'adversaire.
Avoir tout dévoilé vous-même,
et de le mettre sur mon dos, ça ne se fait pas.
J'ai fait ce que je m'étais engagée à faire.
Patron,
maintenant c'est à vous de vous débrouiller n'est-ce pas ?
C'est donc moi qui gagne, comme promis.
Tu l'as volé avec un faux document,
donc c'estjuste de le rendre.
Qu'est-ce qu'il y a, connard ?
Arrêtez! Ça a été réglé proprement.
Vous allez être la risée de tout le monde.
Patron,
regardez, Seiji est avec elle !
Je vous ai vus à votre petit rendez-vous,
vous n'étiez pas censés vous connaître !
C'est vrai,
Akatsuka,
mais on n'était pas en train de comploter.
Tiens !
Vous êtes complices ?
Eh, faites-leur payer!
Je me suis fait avoir. Tuez-les ! N'hésitez pas.
Ça suffit!
C'en est fini de vous.
Un Beretta 32 !
C'est lui qui a tué mon patron !
Oui.
Je voulais son territoire, j'ai dû m'en débarrasser.
- Akatsuka, sale lâche. - Pour mon ancien patron !
Seiji !
On se calme ! Sakamaki, je t'arrête.
La déchèterie appartient à Jiro Harikawa qui est ton vrai nom.
Tu l'as emmené avec ta propre voiture.
On n'est pas des aveugles !
Je déteste les yakuzas !
Yukiko...
- Seiji ! - Ma sœur!
Seiji ! Tu n'as pas le droit de mourir!
Accroche-toi !
Si tu meurs, commentje vais faire ?
Je ne peux rien faire...
... sans toi !
Si tu n'es pas là,
plus rien ne m'intéresse!
Je vous en prie, docteur.
Sauvez-le s'il vous plaît!
- Seiji ! - Ça va aller,
dans trois semaines il sera sur pieds.
Il n'y a plus à craindre pour sa vie.
Vraiment ?
Je suis contente.
C'est mieux comme ça.
Je t'aimais, Seiji.
Ça fait mal !
Commissaire !
Ça ne se passe jamais comme on veut.
Seiji !
Rends-la heureuse.
Seiji,
ce n'est pas parce que tu ressembles à Ito,
c'est vraiment toi que j'aime!
Quoi qu'il se passe,
mes sentiments ne changeront pas.
Mais...
Ma sœur?
Je m'en vais.
Quelque part loin,
où je ne connais personne.
Adieu...
Seiji.
FIN
© Bach Films 2018
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