All language subtitles for Robert Parrish - The wonderful country

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Original subtitles

Les betes sentent la riviere.

De l'autre c�t�, le vent souffle sur les �tats-Unis

Ici, il souffle sur le Mexique.

Mais il est aussi violent sur les deux rives.

Les gringos appellent cette riviere le Rio Grande.

Elle est bien �troite pour un nom aussi grand.

Ou est Sterner? Il est en retard.

Il va venir, ne t'inquiete pas.

Ce que nous transportons l'int�resse.

�a le fera venir.

Brady?

- Qui etes-vous? - Pancho Jil.

Je repr�sente Don Cipriano Castro au nord.

Je m'occupe du relais de diligences du nord.

Je vous attendais.

Ou est Sterner?

Il est occup� ailleurs.

J'emmenerai le chariot a Puerto et je ferai la livraison.

Don Cipriano m'a ordonn� de faire la livraison moi-meme.

Les ordres ont chang�.

J'emmene le chariot.

Vous d�sob�issez a Don Cipriano?

C'est a vous que je d�sob�is.

Tu traverses?

Reste sur cette rive, Martin.

Pablo gardera le chariot.

J'irai a Puerto

et je livrerai au senor Sterner.

Je veux y aller.

C'est un risque inutile.

Et si on te reconna�t?

Je veux aller sur l'autre rive.

Ne bouge pas.

Reste tranquille.

Va chercher Sterner.

�a va, monsieur?

Vous parlez anglais?

On va vous aider. Ou habitez-vous?

Je ne suis pas d'ici. J'ai envoy� chercher de l'aide.

Votre cheval,

il a eu peur du buisson.

C'est pas un cheval pour un Mexicain!

Il a du le voler.

Stark, faites appeler un docteur.

Je vais chercher le docteur Stovall.

Il s'est cass� la jambe.

Oubliez votre arme.

Vous parlez anglais?

Oui.

Je suis Doc Stovall.

Buvez de �a, vous en aurez besoin!

C'est une r�ussite!

Et la livraison?

Le chariot est a la douane.

R�glez �a plus tard, j'ai du travail.

Quel est votre nom?

Brady... Martin Brady.

Cette fracture est aussi vilaine que l'odeur que vous d�gagez.

Vous avez voyag� longtemps?

26 jours.

A l'odeur, j'aurais dit plus.

Buvez encore.

Moi, je vais le faire.

Vous pouvez me soigner?

Bien sur. Mais �a prendra du temps.

En m�decine, on appelle �a "palper".

�a fait mal, hein?

Vous avez de la chance.

Vous avez de la chance que je sois la pour vous soigner.

Allez, on y va.

Tenez-le.

Vous, aidez-moi.

Apportez des attelles.

Faites exactement ce que je vous dirai.

Une de chaque c�t�.

Tenez-le, on y va...

Ne bougez plus.

Arretez! Arretez!

Je dois vous parler.

Ludwig, montre-leur ou ils doivent mettre les sacs.

Il va rester longtemps?

Quelques mois.

Quelques mois!

On ne peut pas le transporter.

Il faut attendre.

Doc...

comment �a se pr�sente? J'ai un travail a finir.

Je devais rester une heure ou deux

et me voila bloqu� dans cet entrep�t!

Il fallait y penser avant de vous casser la jambe.

Vous n'avez pas perdu de sensibilit�.

Vous travaillez au Mexique?

�a fait longtemps?

Qu'est-ce que vous faites...

comme travail?

Je monte a cheval.

Avec un cheval pareil, on ne va pas a pied.

Vous travaillez pour qui?

Les Castro.

�a vous permet de vous payer un cheval pareil?

Je ne l'ai pas vol�.

- Non, bien sur. - Je sais ce que vous pensez.

Il est a moi. Les Castro m'en ont fait cadeau.

C'est tout ce que je possede, alors...

laissez tomber.

Quel est son nom?

Lagrimas.

�a veut dire "larmes" en espagnol...

Entre nous, Brady,

qu'est-ce que vous avez fait pour avoir ce cheval?

On n'a pas un �talon andalou pour rien.

D'accord, c'est un cadeau mais...

en �change de quoi?

Doc, comment...

je vous paierai?

Faites comme mes autres patients: ne vous inqui�tez pas.

Je veux vous payer.

J'ai une id�e:

j'ai une jument baie du Kentucky.

Votre �talon pourrait la couvrir.

�a serait �quitable.

- Les Castro n'aimeraient pas �a. - Ils n'en sauront rien.

C'est d'accord.

Rendez-moi service, Doc. En sortant,

donnez-lui un bon coup sur les naseaux.

Je lui r�p�terai �a.

Ou est le chariot?

Et ou est Diego?

Il a pris la diligence pour le sud.

J'attends les ordres des Castro.

Le chariot est avec Pancho Jil,

sur l'autre rive.

Et les armes?

Avec Jil.

C'est dans quels sacs?

Dans ceux dont le cordon est d�chir� au bout.

Comme �a?

C'est lourd!

C'est le poids de 500 pesos, en pieces d'argent.

�a me va...

C'est beau.

On peut faire passer du minerai,

en toute tranquillit�! Aucun probleme a la douane.

J'ai l'argent,

et les Castro ont les armes.

Un bon arrangement...

Tout le monde est content.

Quelqu'un!

Que personne n'entre.

C'est le capitaine Rucker.

Bonsoir M. Sterner.

Bonsoir Capitaine.

Vous devez etre Brady.

Je suis le capitaine Rucker, des Rangers texans.

On m'a racont� votre accident.

Je me suis d�ja cass� une jambe. Je sais ce que c'est!

Qu'est-ce que c'est, Ben?

C'est du minerai d'or.

C'est a mon client mexicain.

Il l'envoie jusqu'ici!

Les Mexicains l'extraient

mais le faire fondre la-bas revient cher.

Alors mon client essaie ici.

Hein, Brady?

J'ai parl� de vous avec le major Colton,

au fort.

C'est le commandant.

Il a vu votre accident.

Il voit peu d'Am�ricains qui vivent sur l'autre rive.

Il veut vous rencontrer.

Ah, oui?

Il aimerait vous demander conseil sur le Mexique.

Allez le voir.

Quand vous pourrez vous d�placer.

Ce n'est pas urgent.

Venez me rendre visite aussi.

Je suis en retard.

A bient�t.

Au revoir, Ben.

Du caf�? Il est chaud.

Vous allez mieux aujourd'hui?

Non, Chico.

Je suis d�sol�.

Chico, tu t'appelles Sterner comment?

Ludwig, Ludwig Sterner.

Tu es arriv� quand?

Le mois dernier. Je viens d'Allemagne.

Tu es nouveau ici, toi aussi.

Mais toi, tu n'as pas de fracture.

Ludwig...

J'aime mieux Chico.

Chico Sterner.

�a veut dire "petit" en espagnol.

Ludwig, viens!

Tu vois Brady trop souvent.

Mon oncle!

Il est gentil, c'est mon ami.

Tu es venu ici pour apprendre le m�tier.

Qui te l'apprend?

Vous, mon oncle.

�a n'a rien a voir.

C'est un homme bless�, triste.

Tu sais ce qu'est un pistolero?

Quelqu'un qui a une arme?

Un assassin?

M. Brady?

Au Mexique,

on a besoin de lui.

Mes clients, les Castro,

ont besoin de lui.

Mais je n'aime pas qu'il reste chez moi.

Tu as le mal du pays?

Qu'est-ce que �a veut dire?

�a veut dire que tu voudrais etre chez toi,

et pas au loin.

Je comprends.

�a te manque?

Je crois que si.

Vous, vous voulez rentrer chez vous.

Tu as tort. Je ne suis nulle part chez moi.

Brady! Content de vous voir sur vos jambes.

Au moins sur une jambe!

Vous venez au fort avec moi?

J'en avais l'intention.

Je ne voudrais pas para�tre grossier mais si je dois vous pr�senter

a un commandant de l'arm�e am�ricaine

ou si vous voulez vous montrer en soci�t�

il faut agir.

Il y a une baignoire

chez le barbier.

L'eau sera chaude

quand vous arriverez.

Ludwig, mets �a sur mon ardoise et porte-le chez le barbier.

�conomisez l'eau du bain, je n'en veux pas.

Le logement du major est par la.

Je dois passer au dispensaire.

Je vous attendrai.

Ou vous m'attendrez.

Je peux vous aider?

Gardez-moi �a.

Faites attention s'il vous pla�t.

Attention en passant la porte!

Placez-le contre le mur du fond.

Je suis Brady. Je viens voir le major Colton.

Vous avez rendez-vous?

Il veut me voir.

Je viens du Mexique.

Attendez a l'int�rieur.

Il vous verra dans un instant.

Il fait toujours attendre ses visiteurs.

Je suis Mme Colton.

Excusez-moi de vous regarder ainsi.

Je n'arrive pas a reconna�tre l'homme

qui est tomb� de cheval.

J'�tais la.

Je sais.

Comment?

Je m'en souviens.

Asseyez-vous.

Excusez-moi

pour le d�sordre. Nous nous installons.

Cette piece est jolie.

Merci.

Elle n'est pas encore finie.

Nos meubles viennent du Missouri.

- Je suis du Missouri. - Vraiment?

Nous avons �t� cantonn�s la-bas.

Vous en etes parti r�cemment?

Je vis au Mexique.

Je ne connais personne vivant au Mexique.

Aucun Am�ricain.

Il y en a peu.

Vous vous plaisez ici?

Quand on �pouse un militaire, on n'a pas le choix.

On fait avec ce qu'on a.

Vous ne pouvez peut-etre pas comprendre �a, M. Brady?

Je crois que si.

Vous restez a Puerto?

Non, je ne crois pas.

Vous avez de la chance.

Excusez-moi, je parle peu.

Ou alors...

a mon cheval.

Venez, M. Brady.

On d�jeunera a midi pile.

Avec le capitaine Stocker et M. Hyte.

D�sol� de vous avoir fait attendre.

Comment va votre jambe? C'�tait une mauvaise chute.

�a s'arrange...

Tres bien. Asseyez-vous.

Je voudrais vous poser quelques questions.

Oui, major.

Je sais que vous travaillez pour les Castro,

comme garde du corps.

C'est un bon poste d'observation,

d'information.

On m'a rapport� que les Apaches du sud,

dirig�s par leur chef, Fuego,

doivent se r�unir au sud de la frontiere.

Quelque part entre la riviere et la ville de Carmen.

Est-ce exact?

Possible.

Sans plus?

- Oui. - Je vois.

Qui repr�sente les autorit�s la-bas?

�a d�pend.

De quoi?

Du gouverneur.

Et les Castro?

Ce sont les plus gros propri�taires.

Quel genre de famille sont les Castro?

Il y a Don Cipriano, l'a�n�. C'est lui qui dirige.

Son frere Marcos est g�n�ral.

C'est tout.

C'est int�ressant.

Ce que je vais vous dire est confidentiel.

Un secret militaire en quelque sorte.

Mais je crois que vous pouvez m'aider.

Et aider votre pays

de fa�on consid�rable.

Notre plan est tres simple.

Nous voulons discuter avec les responsables mexicains,

c'est-a-dire probablement les Castro,

pour organiser une action militaire commune.

Au Mexique?

Au Mexique ou aux �tats-Unis,

la ou il y aura des Apaches.

Vous croyez qu'ils admettront vos troupes sur le sol mexicain?

Sous contr�le mexicain,

bien sur.

Qu'en pensez-vous?

Major,

vous connaissez le mot "gringo"?

Bien sur.

Ce mot exprime ce qu'ils pensent de vous.

C'est votre seul commentaire?

Oui, monsieur.

Tant pis.

Merci de vous etre d�rang�.

Les Apaches attaquent depuis le sud

parce que c'est ce que veulent les Castro.

Il leur faudrait une bonne raison pour laisser tomber Fuego.

Comment s'est pass�e votre visite, M. Brady?

Assez bien.

Vous reverrons-nous?

Peut-etre.

Bient�t, j'espere.

Et en un rien de temps,

nous serons au sud,

au milieu du Mexique et de son or.

Hogan, donnez-moi a boire.

�coutez-moi messieurs...

Une nouvelle ere commence

pour notre belle ville.

Et les Apaches?

Les Apaches...

Cher monsieur,

puis-je vous faire humblement remarquer

que certains projets pourraient disperser les ressources

de notre magnifique pays, les �tats-Unis,

mais ils ne sont rien pour une institution

telle que les chemins de fer "Continental and Southern Railroad".

Vous me suivez?

Que va-t-il se passer

quand les Castro toucheront de l'argent des chemins de fer?

Qu'en pensez-vous, M. Brady?

Vous connaissez bien les Castro et les Mexicains.

Entre les Apaches et l'argent,

que choisiront-ils?

C'est �a.

Je n'aimerais pas etre apache.

Bien dit, M. Brady.

Personne ne r�siste a l'argent.

Levons nos verres a cet �v�nement.

Lequel?

Peu importe, levons nos verres!

Merci M. Hyte.

Je dois y aller.

Bonjour Brady.

On a ramen� votre cheval.

Et ma jument m'a demand� de vous payer a boire.

A votre service.

Et ma visite?

Je voulais venir...

Je voudrais vous parler.

Bien.

Je suis content que vous puissiez marcher.

Comment va votre jambe?

�a va.

J'ai connu votre pere.

Si vous le dites...

James Brady s'est battu dans le r�giment de Joe Shelby,

un r�giment du Missouri.

Il a �t� tu� par un certain D. M. Follet.

Tu� au cours d'une bagarre.

Le lendemain, on a retrouv� Follet avec une balle dans la tete.

Qui l'a tu�?

On ne l'a jamais su.

Brady n'avait pas d'ami.

Juste un fils.

Je pense que c'est vous qui avez tu� Follet.

Je vais quitter la ville.

Peu de gens ont regrett� la mort de Follet.

Il �tait recherch� partout, d'ici jusqu'au Montana.

Vous auriez du rester.

Je voudrais que vous serviez les Rangers au lieu des Castro.

J'ai besoin de quelqu'un qui parle espagnol.

Les simples soldats touchent 40 dollars par mois.

L'�tat fournit les munitions.

Cheval, arme et vetements sont a votre charge.

Les Rangers?

C'est �a.

Que ferez-vous quand les Castro en auront assez de vous?

Ou que vous en aurez assez d'eux?

Recommencez une nouvelle vie, chez vous, sur cette rive.

A bient�t.

Je vous fais une coupe?

M. Brady, mon oncle veut vous voir. C'est important.

Je viens, Chico.

Les fusils ont disparu.

Jil les a envoy�s mais le g�n�ral ne les a pas re�us.

Le chariot a disparu.

Les fusils ont disparu.

Mais comment?

Peut-etre que l'homme employ� par Pancho Jil les a pris.

Ou les Apaches. Ou des bandits.

Ou peut-etre le g�n�ral Marcos.

En tout cas, ce n'est pas moi.

Cipriano Castro vous en tient responsable.

C'est vous qui deviez ramener les armes.

Vous avez �chou�.

Il doit savoir que j'avais une jambe cass�e.

Les Castro ne s'int�ressent pas aux fractures.

Ils s'int�ressent aux erreurs.

Votre erreur,

c'est cette fracture.

"Revenez imm�diatement.

"Des que vous pourrez monter a cheval.

"Tant que vous serez bloqu� a la frontiere,

"t�chez de recueillir toutes les informations

"qui me seraient utiles."

Vous voyez?

Je ne vais peut-etre pas repartir. Je resterai ici.

Vous etes fou!

Pourquoi? Je suis n� ici.

�a, je m'en fiche.

Le Mexique est votre pays. Vous etes aux Castro.

Alors ne dites pas de betises.

Retournez chez vous.

Des que vous pourrez.

Partez.

Tous ensemble!

Attention!

�a va, Chico.

Ramene le chariot sinon gare a ton oncle!

Je vais vous attendre M. Brady.

Bonsoir Mme Colton. Major.

Bonsoir M. Brady.

Je n'avais jamais vu une telle fete!

- Il n'y en a pas au Mexique? - Si, mais...

c'est diff�rent.

�a, c'est une fete am�ricaine.

Au fait, quand retournez-vous au Mexique?

Je ne sais pas encore.

Je me plais ici.

Je comprends.

Dansons.

Non, il y a trop de monde.

C'est la premiere danse.

Excusez-nous, M. Brady.

Une belle femme.

Oui, c'est vrai.

Il y a peu d'aussi jolies femmes ici.

Et elles ne sont pas longtemps jolies

quand elles vivent ici.

Elle, elle est belle.

A vous tourner la tete.

Vous viendrez me voir pour vous engager?

J'y r�fl�chis.

Vous etes des n�tres... si vous �vitez les ennuis.

Quels ennuis?

Il en existe plusieurs sortes.

Ceux qui vous ont fait partir par exemple.

Ou ceux qui ne semblent pas etre des ennuis,

et parfois sont meme tres jolis.

Ah, vous voila. Je vous ai cherch� partout.

Vous ne pouvez pas avoir votre mari pour vous seule.

S'il vous pla�t, major.

Vous etes tres jolie.

Puis-je vous parler?

Mais bien sur.

C'est personnel.

Allons dans un endroit un peu plus calme.

Vous faites bien des mysteres, M. Brady.

Voulez-vous m'accorder la prochaine danse?

Je suis d�sol�e, je l'ai d�ja promise.

Je voudrais m'expliquer.

Ce n'est pas n�cessaire, M. Brady.

J'en ai entendu beaucoup sur vous mais je n'y crois pas.

J'ignore ce qu'on vous a dit et �a n'a pas d'importance.

J'aimerais y croire...

- �a vous rend... - Je vous en prie!

�coutez-moi.

J'envisage de rester a Puerto.

C'est une excellente d�cision.

Mais je ne veux plus avoir d'ennuis.

C'est simple: rangez votre arme.

Des ennuis comme vous.

Que voulez-vous dire par la?

Je peux tenter ma chance ici.

On m'offre une nouvelle vie. Je ne veux pas g�cher �a pour...

Pour quoi?

Vous me comprenez.

Ne faites pas semblant de l'ignorer.

Ce que je sais, c'est que vous etes grossier avec moi.

Vous croyez que parce que j'�tais d�sol�e pour vous...

J'ai vu la fa�on dont vous regardez votre mari.

Vous ne l'aimez pas.

Vous ne le connaissez pas.

Vous ne l'aimez pas.

C'est faux.

J'ai des yeux et je m'en sers.

Il n'y a pas...

Je l'aime.

C'est un homme bon.

Vous ne le valez pas.

Il est tres courageux.

Il est gentil, intelligent et je l'aime.

Vous mentez.

Elle est trop bien pour moi!

Mais �a ne l'empeche pas de se promener avec ce tueur!

On dit que �a ne l'empeche de se promener avec d'autres que lui!

Enfin, avec le mari qu'elle a! Autant �pouser un m�t!

C'�tait comme �a au Missouri,

tout le monde sauf le m�t.

Et maintenant elle a un porteur d'arme mexicain.

C'est toi qui l'as conduit ici?

Qui?

Le serpent a sonnettes a la solde des Mexicains.

Brady.

Il est mon ami.

Tu choisis dr�lement tes amis, bonhomme.

Je te parle et tu ferais mieux de m'�couter.

C'est un brigand d'op�rette.

Lui et la femme du major, on devrait les exp�dier loin d'ici.

Arretez de dire du mal de lui.

On est en colere?

C'est mon ami.

Il ne fallait pas faire �a.

Tu peux faire tes prieres, bonhomme.

Que voulez-vous?

J'ai eu des ennuis.

Mon cheval est au Texas.

On a jou� de la g�chette? Avec les gringos?

On a eu droit a une fusillade, nous aussi. Avec des bandits.

Ils ont attaqu� la mairie et ont brul� mon relais.

Ils ont emport� le vin et les femmes.

Mais le senor Jil,

il est parti. Il a toujours un pied au bord de la riviere,

pret a sauter!

Et mon cheval?

Il faut le r�cup�rer?

Vous avez besoin de nous...

�coutez, Brady...

Nous avons pour mission

de porter un message urgent aux Castro.

Avec votre cheval, vous irez plus vite que nous.

Je vais le chercher si vous portez le message.

Je le ferai.

Attendez ici.

En silence.

"En ce qui concerne les armes, j'ai le regret de vous informer

"que je n'ai moi-meme aucun autre...

"renseignement."

Portez cette lettre imm�diatement

a l'hacienda Val De Penas, pour les Castro.

C'est urgent.

Sterner vous conseille de rester sur cette rive.

De ne pas revenir.

Les lois du pays des gringos sont tres s�veres.

L'homme est mort?

Un joli coup de g�chette! Il est mort.

Comme le neveu de Sterner.

Deux gringos de moins!

Le neveu de Sterner est mort?

Mort.

Il a perdu tout son sang.

J'ai un message pour le g�n�ral.

Pr�venez-le que Martin Brady est la.

Je vais avertir les autorit�s.

Te voila sur tes deux jambes!

Vous le connaissez?

Tu es sergent!

Oui, je suis responsable des vivres.

La guerre m'a donn� ma chance.

Nous allons manger et boire ensemble.

D'abord, je dois voir le g�n�ral.

Le g�n�ral a du pouvoir. Il a gagn� des batailles.

Il m'a fait sergent.

Tout a chang�.

Don Cipriano est gouverneur dans la capitale.

Tu peux te faire une situation.

Le g�n�ral m'a port� chance.

Va le voir, il t'aidera toi aussi.

Le g�n�ral va recevoir Brady.

Le g�n�ral vous attend. Laissez-nous votre arme.

Je m'en occupe.

N'oublie pas le cheval.

Ou sont les fusils?

A Puerto, je me suis cass� une jambe.

Je suis au courant.

Ou sont les fusils?

Ce n'est pas moi qui m'en suis occup�.

Retirez votre chapeau.

Vous �tiez responsable des armes.

Votre fracture, c'est votre probleme.

On m'a dit que vous ne reviendriez pas.

C'est un mensonge.

Je vous ai apport� un message de Pancho Jil.

Donnez-le-moi.

Pendant que vous �tiez au Texas, on m'a propos�

d'associer mes soldats a l'arm�e am�ricaine pour combattre Fuego.

Vous etes au courant?

Oui.

Je n'ai pas r�pondu.

C'est quoi, ce march� de dupes?

Ils veulent juste combattre Fuego.

Les gringos!

Mon frere Cipriano, votre patron,

vous a demand� de prendre des renseignements au Texas.

L'arm�e de Puerto est importante?

Il y a un bataillon de cavalerie compos� de Noirs.

On me l'avait dit mais je ne le croyais pas.

L'officier est noir aussi?

Non. Il s'appelle Colton.

Vous l'avez vu?

Trois fois.

C'est cet officier qui dirige Puerto?

Il repr�sente uniquement l'autorit� militaire.

Vous voulez dire qu'il n'a pas d'autorit� civile?

Il y a une police?

Les Rangers texans font parfois la police.

Et qui achete ces assassins?

Qui a le pouvoir?

On ne les achete pas. Ce ne sont pas des assassins.

Un pistolero qui juge qui est un assassin!

Maintenant, allez voir votre patron,

mon frere, qui est install� dans la capitale.

Mon frere qu'on appelle maintenant "Son Excellence

le gouverneur".

Dites-lui ce qui est arriv� aux armes.

Martin, bois un coup.

Ensuite nous feterons ton retour.

Je n'ai pas eu de chance, Diego.

J'en aurai peut-etre plus avec le gouverneur qu'avec le g�n�ral.

Je vais a la capitale.

Et ma petite fete?

On verra plus tard.

Au revoir, Diego.

Don Cipriano...

Vous boitez a peine.

Ma jambe

est gu�rie maintenant.

Tant mieux.

Que voulez-vous?

Je viens faire mon rapport sur mon voyage.

Je dois vous parler des fusils.

C'est inutile.

Je comprends.

Asseyez-vous.

Merci, Patron.

Comment c'�tait, au nord?

Vos services m'ont manqu�,

ma s�curit� n'�tait plus assur�e.

Les temps sont difficiles.

Mais votre pr�sence m'a �galement manqu�.

Merci, Patron.

Comment va mon horrible frere?

Ne dites rien.

Votre r�ponse risque de m'attrister.

Une r�volution permettrait d'occuper Marcos au loin!

Je dois vous dire quelque chose.

Lorsque j'ai personnellement pris le pouvoir,

j'ai fait ce que ma famille aurait du faire il y a 200 ans.

Mais nous n'avions jamais le temps...

jamais l'occasion.

Il y avait nos taureaux, nos livres,

la chasse, l'alcool, les femmes,

l'insouciance... ou autre chose.

Et maintenant, je l'ai fait.

La famille Castro est enfin en s�curit�.

Et qu'arrive-t-il?

Un autre Castro, plein d'ambition.

Je crains que Marcos ne veuille devenir gouverneur.

Aussi je suis ravi de vous voir.

Vous devez rester a mon entiere disposition.

Pr�venez que vous restez avec votre cheval.

Vous serez log� et nourri ici jusqu'a nouvel ordre.

Compris?

Oui, Patron.

Le senor Brady s'en va.

Je n'ai pas �t� pay� depuis mon d�part.

Il me faut un papier de votre main.

J'ai besoin d'argent.

Je n'ai ni papier ni plume a ma disposition.

Excusez-moi.

Je m'en occuperai plus tard.

Votre habillement...

il est texan.

Habillez-vous a la mexicaine.

M. Martin Brady!

Prenez cet argent.

Eh bien, �a alors! Martin Brady!

Depuis quand etes-vous la?

Bonjour. Quelques semaines.

Vous etes malin!

Vous etes au pays de l'or, ici.

Que faites-vous ici? En dehors de...

Vous n'etes pas au courant?

J'ai r�ussi a organiser un voyage

entierement financ� par le gouvernement.

Quel voyage?

C'est un �v�nement!

Quatre diligences amenent des notables du nord.

Un pr�sident des chemins de fer,

quelques l�gislateurs �minents,

et un brillant officier de notre arm�e

vont arriver ici.

Ils ont �t� officiellement invit�s

a participer a la fete en l'honneur d'un grand saint,

le saint patron de cette ville magnifique.

Qui est l'officier invit�?

Un homme de Puerto, le major Stark Colton,

et son �pouse.

Impressionnant, n'est-ce pas?

Oui, tres.

Je ne voudrais pas etre en retard chez le gouverneur...

Oh, mais bien sur. Bien sur.

Pendant que vous discuterez avec le gouverneur,

j'aurai le plaisir de tenir compagnie a ces dames,

si vous le permettez.

Messieurs!

Vous avez la chance d'avoir M. Hyte avec vous ce soir.

Eh! �a rime!

Attention! Attention!

Comment allez-vous, M. Brady?

Je vous pr�sente M. Brady.

M. Martin Brady.

Il vit maintenant au Mexique mais il est du Missouri.

Vous connaissez Mme Colton?

Mme Colton, vous souvenez-vous de Brady?

Je me souviens de lui.

Joignez-vous a nous et guidez ces dames.

Ce serait avec plaisir mais...

Vous devez absolument venir,

vous connaissez si bien la ville.

Venez mesdames, suivons M. Brady.

Partons.

Votre tete a �t� mise a prix.

A combien?

A 200 dollars.

Je croyais valoir plus que �a.

Vous deviez le tuer?

Il allait tirer.

Je vous ai fuie une fois d�ja,

dans votre pays.

Mais ici, je ne fuirai pas.

Et ici, dans votre pays, vous tuez aussi?

Quand il le faut.

Pour les memes raisons qu'a Puerto?

Pour l'argent.

Dans ce cas, c'est permis!

C'est pour �a que c'est votre pays.

Vous croyez qu'on vous veut pour votre arme.

Le capitaine Rucker me voulait pour mon arme et rien d'autre.

Pas moi.

Je veux vous dire quelque chose.

Ce que cet homme disait de moi,

cet homme que vous avez tu�,

c'est vrai.

Aucun homme n'a compt�.

Aucun ne compte.

Pas meme Stark.

Personne.

Vous non plus.

Vous n'etes pas un homme.

J'ai cru que vous, vous �tiez un homme.

Un vrai.

Mais vous ne l'etes pas.

Pas sans votre machine a tuer.

Mais on se trompe toujours soi-meme.

Je suis la...

encore trahie par mes espoirs.

J'espere toujours que je me trompe.

Vous ne le laisserez pas ici...

Messieurs, je voudrais maintenant porter un toast

a notre invit� d'honneur,

le major Colton,

commandant des forces arm�es am�ricaines.

Et a mon frere bien-aim� Marcos,

je pr�sente tous mes voeux pour sa campagne contre les Apaches.

Qu'il connaisse une victoire rapide et complete.

Excusez-moi de vous d�ranger mais j'ai une mission pour vous.

Asseyez-vous.

J'ai appris que mon frere voulait me tuer.

Etre g�n�ral ne lui suffit pas.

Il veut etre gouverneur.

Il lui faut toujours plus.

Savez-vous pourquoi vivre est difficile?

La vie nous force a faire des choix en permanence.

Si nous ne les faisons pas,

quelqu'un les fait pour nous.

Je ne veux pas tuer Marcos.

Il faut etre r�aliste.

Affronter ses responsabilit�s, ses devoirs.

Je ne tuerai pas un ami.

Vous devez le savoir.

Marcos n'est pas mon ami.

Faites le tuer par quelqu'un d'autre.

Je n'ai confiance qu'en vous.

Je ne veux pas le faire.

Et moi, je ne veux pas etre tu�.

D'homme a homme, dites-moi ce qui est

plus important?

Quelle d�licatesse!

C'est tres touchant,

mais ce n'est pas r�aliste.

Ce sont des fa�ons de gringo.

Pour vous, je suis un gringo?

On n'efface pas ais�ment ses racines.

Oublions cela. L'important est que vous me serviez,

et bien.

Vous emmenerez trois hommes. Ils vous attendent a l'�curie.

Comment �a "non"?

Vous voulez plus d'argent?

Ne soyez pas cupide!

Je n'irai pas, senor.

Vous n'irez pas?

Et que ferez-vous?

Je ne sais pas, senor.

Mon arme �tait a votre service,

mais je ne veux plus l'utiliser.

Je comprends.

C'est vrai, je comprends.

Moi-meme, je n'aime pas le meurtre.

Apres cette mission, nous discuterons de vos projets,

de votre avenir.

Je n'irai pas.

Connaissez-vous nos lois, Brady?

La loi n'autorise pas un employ� a quitter son ma�tre

tant qu'il a des dettes.

Je ne vous dois rien.

Vous devez 3000 pesos.

Pour les fusils, Brady.

Les fusils que vous avez laiss� dispara�tre.

- Je n'y suis pour rien. - Selon la loi, si.

Vous en �tiez charg�.

La loi pr�cise que si vous essayez de partir avant de me rembourser,

je peux vous tuer.

Et, contrairement a mon frere Marcos,

j'observe la loi.

Ce sont vos lois...

Ici, vous etes chez vous.

Non, senor.

Plus maintenant.

Alors, vous etes de nulle part.

Tout doux...

Tu vas pouvoir te reposer.

Les Castro sont tetus!

Mais nous aussi.

Je m'appelle San Diego Santos.

Et voici ma fille, Maria.

Je suppose que vous ne vous souvenez pas de mes fils.

Comment va mon cheval?

Il a une blessure au sabot.

Dans trois semaines, il n'y para�tra plus.

Les juments s'inquietent d�ja.

Trois semaines!

Senor Santos, je dois aller au nord.

Trois semaines, trois mois de plus, quelle diff�rence?

Vous etes ici chez vous.

Mangez.

Et reposez-vous.

- Merci. - De rien.

Votre cheval est gu�ri. Tant mieux!

Vous allez nous quitter?

Oui, mais je n'en ai pas envie.

Restez avec nous.

Restez!

Nous en avons discut� entre nous.

Augustin, Andreas, Maria,

tout le monde est d'accord.

Je ne comprends pas.

Pourquoi etes-vous si bons avec moi?

Vous savez pourquoi je suis ici?

On peut �valuer un homme en une minute.

Les Apaches!

Vingt ans de paix...

Vingt ans!

Il fallait s'y attendre!

Ils veulent repousser les Apaches.

Certains passeront par la sierra.

Les gens du ranch sont des n�tres,

je dois les aider.

Je viens avec vous senor Santos.

Augustin restera avec Maria.

N'y allez pas. �a ne servirait a rien.

Il nous faut des pelles pour les tombes.

Neuf... neuf de mes soldats...

et le lieutenant Scanton...

Tous morts.

Je ne sais plus quoi faire, ni ou aller.

Rien.

Combien y avait-il d'Apaches?

Une vingtaine.

Et Fuego?

Leur chef �tait Magus.

Vous l'avez eu?

Si je l'ai eu! Je ne l'ai meme pas vu!

Ils sont partis vers le nord. Ils �taient nombreux.

Vous savez ou?

Non. Je ne sais meme pas ou je suis.

Qui commande?

Moi, je suppose.

Le major est bless�. Il ne s'en sortira pas.

Restez ici, senor.

Je vous enverrai de l'aide.

Montrez-moi ou est votre camp.

Je m'appelle Brady.

Oui, je m'en souviens.

Je suis venu vous dire

que les Santos vont vous h�berger...

J'ai rendez-vous avec le capitaine Rucker et l'arm�e mexicaine

a El Pulpito.

Et je serai a ce rendez-vous.

Major, vous etes a 160 km de la frontiere am�ricaine.

Vous devrez suivre la route de Magus.

Et vous ne pouvez pas le combattre.

Vous ne pouvez pas traverser la sierra sur un brancard.

C'est a moi d'en d�cider.

Merci, sergent.

Nous pouvons partir.

Bien, major.

C'est de la folie!

Ou est le rendez-vous?

A El Pulpito.

Mais je l'emmene au fort Jefflin. Il ne le verra meme pas.

De toute fa�on, vous y arriverez avec un cadavre.

Attaquez-les.

Vous ne pouvez...

J'enverrai qui je veux.

Aussi longtemps que je commanderai.

C'est a peine s'il respire.

Que faisons-nous?

Allons voir ce qu'ils transportent.

Comme le veut le major.

Allons-y.

Vous avez eu Magus, M. Brady.

J'ai eu autre chose aussi. Regardez �a!

Des fusils du gouvernement am�ricain.

C'est du vol qualifi�.

Nous y sommes?

A El Pulpito, sergent?

Pas encore. Peut-etre demain.

Je n'aime pas etre en retard.

Fuego est dans les montagnes.

On a tu� Magus.

Oui, nous l'avons eu, major.

Ma femme est...

au fort Jefflin, sergent.

Si je...

ne survit pas,

donnez-lui cet anneau.

Vous allez a Puerto?

Ou vous restez ici?

Je ne sais pas.

Restez un peu a Puerto...

Ce n'est pas bien.

Ce que nous ressentons?

Ce n'est pas bien,

ce que nous avons fait

et, Dieu me vienne en aide,

ce que je ressens pour vous.

Mon mari n'est pas encore enterr�!

Tout est dit,

nous n'avons plus rien a attendre.

Si vous me voulez, il faudra venir me chercher.

Sur l'autre rive.

Merci pour l'anneau.

Nos actes �taient peut-etre injustes,

pas nos sentiments.

Notre vie est jug�e sur nos actes,

pas sur nos sentiments.

Qu'est devenu Magus, capitaine Stocker?

Brady l'a eu.

Et nous avons 96 fusils et 8000 cartouches,

qu'il vous avait vol�s.

Nous les avons pris a Fuego. Ils sont dans votre camp.

Tres bien, capitaine.

Les forces am�ricaines quitteront El Pulpito

dans les douze heures.

Et le territoire mexicain, dans les 48 heures.

Je ne comprends pas.

Votre frere et le major...

Ou est le major Colton?

Il est mort.

Quel dommage!

Mon frere aussi.

Le gouverneur est mort?

Malheureusement, oui.

Il a donc fallu que je devienne gouverneur.

Encore une chose, capitaine Stocker:

dans votre camp, vous cachez le hors-la-loi Martin Brady,

recherch� par mon gouvernement.

Martin Brady est avec moi, dans ma compagnie.

Quel corps d'arm�e repr�sentez-vous?

Aucun. J'appartiens aux Rangers texans.

La police n'�tait pas inclue dans notre accord,

juste l'arm�e.

Votre pr�sence ici est ill�gale.

Vous avez 12 heures, capitaine Stocker,

pour quitter le territoire avec vos alli�s ill�gaux.

Avant de partir,

vous me livrerez l'assassin,

le meurtrier, le pistolero Martin Brady.

Je dois partir.

Impossible! C'est une question d'honneur.

Occupez-vous de votre honneur, je m'occupe de moi,

j'ai l'habitude.

Des t�moins ont dit qu'il s'agissait de l�gitime d�fense.

Si vous revenez, je vous aiderai.

Lagrimas...

ton nom signifie "larmes"...

Sous-titrage: T�l�tota

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