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Zulu
…
Musique calme
…
Chant religieux
…
Il se mit à laver les pieds des disciples.
Il les essuya avec le linge qu'il portait autour de la taille.
Le Seigneur n'est pas venu pour être servi mais pour servir.
Il chuchote.
Il se mit…
Il les essuya avec le linge qu'il portait autour de la taille.
Le Seigneur n'est pas venu pour être servi mais pour servir.
Bientôt, j'aurai des sabots.
Chant religieux
…
Cris
…
- De la place ! - De l'eau, vite !
Paix à son âme.
Un prénom ?
Il faut combattre.
Avec des pics, des fusils, des canons, des marteaux…
Combattre pour se défendre, ce n'est pas un crime.
Vous avez libéré quoi ?
7 pauvres diables, un fou, 4 faussaires
et un voleur de poules ?
- Au diable, les prisonniers. - On a la poudre !
300 barils !
Pour nos fusils !
Clémence !
Tu perds la tête ? Et toi, à tes seaux.
On va manquer d'eau !
Toussaint, Grossère…
Place pour Prosper !
Passe l'eau et passe la fortune.
Pardon.
- C'est bon, Françoise. - Va voir ta fille.
Cris de bébé.
Paris résistera aux troupes du Roi.
Paris a fait tomber la Bastille !
Cris de joie.
Moi, j'ai perdu un frère !
J'avais mon canif à la main.
Le gouverneur, il bougeait plus trop.
Un coup de coude, et voilà le canif qui se plante dans son cou.
- À d'autres ! - Tu as tranché la tête
- au gouverneur de la Bastille ! - J'ai réagi à un coup de pied.
Depuis le temps que ces tours infâmes nous glacent le sang.
Je ne dis pas, vous avez été magnifiques.
Enfin !
Magnifiques comme des hommes sans Dieu.
Alors on a décidé que le Desnot, il garderait la tête jusqu'au matin.
Vous savez ce qu'il répond ?
"Si j'amène la tête toute poisseuse du gouverneur chez moi,"
"cela risque de faire une révolution avec ma femme."
Une révolution !
- Vous en avez fait quoi ? - La tête ?
Ben, comme toi, tu aurais fait.
Tu veux voir, Clémence ?
Il avait la tête dure.
C'est pas lui !
On chantonne.
…
On vient de remporter.
Le fort de la Bastille.
Ah, la belle journée.
La belle journée.
Où Saint-Antoine a pris.
Ces tours infâmes.
Et moi, Reine Audu.
Je pourrai dire "j'ai combattu".
Avec le temps, tout se fera.
Du sel et du pain, on aura.
Après l'épine, la fleur viendra.
De l'eau-de-vie à plein pot.
Alléluia.
Alléluia.
Souffle.
Souffle.
Souffle.
Suffit.
Tonin !
Venez voir !
Venez voir le chantier !
- Le chantier de la Bastille ! - Enfin la lumière !
Brouhaha.
Solange !
C'est la 1re fois que je vois le soleil dans cette rue !
- Françoise, viens vite ! - Les pierres tombent !
Françoise !
Bruit de pas.
Musique intrigante
…
Lumière ! Lumière !
Acclamations.
Ils ont tombé la Bastille !
…
Allez, viens là, toi !
Regarde, si c'est pas beau !
Musique grandiose
Solange, ils font tomber les pierres !
Touche le soleil et fais un vœu.
Musique douce
…
Musique intrigante
…
Grondement de tonnerre
…
Tambour
…
Arrêtez !
Arrêtez !
Femmes de la Halle,
femmes des faubourgs, nous toutes,
écoutez ! Nous voulons
que le Roi quitte Versailles et sa cour infâme.
Nous voulons du blé,
du pain et des droits !
Nous voulons que le Roi quitte Versailles.
À Paris ! Dans nos murs !
La liberté nous donnera du pain et des ailes.
Nous voulons que le Roi quitte Versailles.
Et sa cour infâme.
NOUS VOULONS QUE LE ROI QUITTE VERSAILLES
ET SA COUR INFÂME
Hier, piétinez la cocarde.
DEMAIN, LA MITRAILLE
NOUS ALLONS À VERSAILLES CHERCHER NOTRE ROI
NOUS ALLONS À VERSAILLES CHERCHER NOTRE ROI
NOUS VOULONS DU BLÉ ET DU PAIN DU PAIN ET DES DROITS
Que le Roi quitte Versailles.
À PARIS, DANS NOS MURS
QUE LE ROI QUITTE VERSAILLES À PARIS, DANS NOS MURS
LA LIBERTÉ NOUS DONNERA DU PAIN ET DES AILES
LA LIBERTÉ NOUS DONNERA DU PAIN ET DES AILES
Nous avons des choses à vous dire.
Qui a accordé le veto au Roi ?
C'est l'Assemblée, ici !
Faites que les farines échappent aux accapareurs
- et nous soient redonnées. - Faites que la cocarde
ne soit pas insultée.
- Le pain est rare. - Il faut se lever tôt pour en avoir.
Le pain, les bonnes lois, c'est pareil, c'est de l'espoir.
Les nouveaux droits,
l'égalité…
- Écoutez-nous ! - C'est ça que nous voulons.
- Une seule voix à la fois ! - On a faim !
Qui d'entre vous porte la parole ?
Citoyen Maillard, patriote
et vainqueur de la Bastille.
Rires.
Messieurs, Paris souffre.
Paris a faim !
Combien de sacs sont entrés en ville ces derniers jours ?
53.
- Balivernes ! - Oui, messieurs.
53 sacs et 500 setiers de blé.
Mensonges !
Pour tout Paris !
On ne fait pas du pain avec de la poussière.
Messieurs,
ne voyez-vous pas que c'est une manœuvre ?
On a faim !
Ces femmes sont manipulées par le duc d'Orléans.
Je ne suis pas autrichienne !
Je suis de la Halle.
Je suis Reine Audu, et j'ai une pierre dans le ventre.
Et toi, l'emplumé, t'as quoi, dans le ventre ?
Des rôtis ?
Des pintades ?
Cette lavandière a enterré son bébé il y a 6 jours.
Raconte-leur. Faut qu'ils sachent.
Président,
sommes-nous obligés d'écouter ces gens de peu ?
Foutre !
- Gredin ! - Ce sont vous, les gens de peu !
Respectez ce lieu !
Nous avons une Constitution à écrire pour la France.
Ce qui nous sauvera,
c'est que le Roi vienne faire son séjour à Paris,
qu'il chasse les accapareurs et les affameurs.
La place d'un roi n'est pas d'être loin de son peuple.
Louis XVI à Paris !
Le Roi à Paris !
- LE ROI À PARIS ! - LE ROI À PARIS !
Louis XVI à Paris !
Louis XVI à Paris !
Le goût de la liberté leur passera.
Le Roi à Paris, jamais !
La place du Roi est à Versailles !
Vous ne verrez jamais le Roi à Paris.
Messieurs, messieurs.
Président,
allons au Roi, en délégation,
porter au château la position de Paris.
Nous obtiendrons sa signature pour les décrets
de septembre. Le pays les attend
et le pays les espère.
Le Roi sera touché par ces femmes.
Musique énergique au clavecin
…
Allons obtenir ces signatures.
…
Tu l'as signé ?
C'est les droits qu'il faut signer, c'est la déclaration.
- Merci ! - Oh, du pain !
Merci.
Claquement de porte.
Margot, ils reviennent du château !
Tu m'as fait peur.
J'ai attendu trois heures dans le salon de l'Œil de Bœuf.
Puis un valet est venu.
Il m'a accompagné
à la salle du Conseil.
Le Roi…
Le Roi…
Monsieur Mounier, vous avez mon acceptation.
Merci, Majesté.
Si Votre Majesté pouvait me donner son accord par écrit.
Musique énergique
…
Sonnerie d'horloge
…
"Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen,."
"Article 1er :."
"Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits."
"Les distinctions sociales"
"ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune."
Cri d'enfant.
Hé !
"Article 2."
Va au diable !
"Le but de toute association politique"
"est la conservation des droits naturels l'Homme."
"Ces droits sont la liberté,"
"la propriété, la sûreté"
"et la résistance à l'oppression."
"Le principe de toute souveraineté réside essentiellement"
"dans la Nation."
Le Roi a signé !
VIVE l'ASSEMBLÉE NATIONALE !
VIVE LE ROI, RESTAURATEUR DE LA LIBERTÉ FRANÇAISE !
Musique grave
…
Prenez bien soin de mon pauvre Versailles.
…
ENFIN VOILÀ DONC QUE LE ROI
SAPARGUE, QUITTE VERSAILLES
POUR VENIR À PARIS TOUT DROIT S'INSTALLER LOIN DE LA CANAILLE
LA REINE EST VENUE AUSSI ACCOMPAGNÉE DE LEURS PETITS
ACCOMPAGNÉE DE LEURS PETITS
Paraît qu'il refusait de venir.
Et dansait sur nos cocardes.
ALORS IL FALLUT QUÉRIR ET ABATTRE QUINZE OU VINGT GARDES
À LA VUE DE NOS CANONS LE ROI DEVINT DOUX COMME UN MOUTON
LE ROI DEVINT DOUX COMME UN MOUTON
Maintenant qu'il est à Paris.
ET QU'IL BOIRA l'EAU DE LA SEINE.
LE ROI TOUT RAGAILLARDI FERA l'AMOUR À NOTRE SOUVERAINE.
- Pour lui mettre… - Comme dit le curé.
UN ENFANT DE CHŒUR DANS LE BÉNITIER
UN ENFANT DE CHŒUR DANS LE BÉNITIER
Nos députés, eux aussi, quittent Versailles.
L'Assemblée s'installe dans l'ancien manège du Roi, à deux pas des Tuileries.
Musique calme
…
Messieurs,
le comité de constitution vous propose une division du royaume
en 80 départements.
…
La cause que je défends touche de si près l'intérêt du peuple
qu'elle mérite toute votre attention.
Brouhaha.
Le mode d'élection censitaire que vous défendez
est un crime.
En l'état actuel, l'égalité politique est détruite.
Jetez vos yeux sur cette classe,
qu'on désigne avec mépris par le nom de "peuple".
- C'est son nom ! - Son nom véritable.
C'est comme ça qu'on l'appelle.
Voulez-vous qu'un citoyen soit
- parmi vous un être rare ? - C'est qui, lui ?
Je l'ignore.
- Je ne connais que Mirabeau. - Un avocat. Il défend l'égalité.
"Robers-Pierre" au "Rabesse-Pierre"…
Vous qui dégradez vos concitoyens
par les mots de "canaille", "populace",
cette multitude d'hommes ont des droits qui ont la même
origine que les vôtres. Pourquoi les leur ôter ?
M. De Robespierre, vous êtes un prédicateur de l'anarchie.
Voulez-vous une assemblée de mendiants ? D'orphelins ?
Silence, dans les tribunes !
Silence, les tribunes !
Silence, les marquis !
Silence, les marquis !
Brouhaha.
C'est inouï, ce foin-là.
C'est ici qu'on fait les lois ?
Laissez parler "Robert-Pierre", bon sang !
Silence !
Silence, les tribunes !
Il n'y a pas deux manières d'être libre.
Rire.
Il faut l'être entièrement ou redevenir esclave.
Brouhaha
…
Vous pouvez donner des lois aux citoyens, mais pas les anéantir.
Vous vous égarez, comme d'habitude !
- Sage décision ! - Retournez à Arras !
Il n'y a pas deux manières d'être libre.
- Il n'y en a qu'une. - La nôtre.
Mes chers fidèles,
je vous ai réunis pour vous parler des avantages de la Révolution.
Autrefois, nous étions captifs,
timides,
faibles, comme des esclaves.
Aujourd'hui,
l'encens et le parfum de notre liberté se font sentir
dans toute l'Europe.
Le nom "français" sera désiré
de l'univers entier.
Oui, je vous le dis, mes amis.
Applaudissements
…
Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.
Amen.
Pardonnez-vous, oubliez les offenses,
les remords, les regrets.
Cessons ce temps de querelles et de jalousie
au pied de cet arbre de liberté.
Il en resterait encore un ?
Comment t'appelles-tu ?
Tout homme a un nom.
Même toi.
Je suis un âne !
Rires.
Basile, tu te souviendras de ce jour.
De quoi accuse-t-on cet enfant de Dieu ?
Il a volé ma montre.
Si ce Basile travaille pour toi,
ce que tu estimeras juste…
- Accepte. - Pardonne-moi.
- Allez, Julien, pardonne-lui. - Allez, Julien, pardonne-lui.
Allez.
Julien, pardonne-lui.
Applaudissements.
Musique au violon
…
Clémence !
Il gèle à pierre fendre.
Ça va, Tonin ?
Tiens, voilà notre Molière !
- Qu'as-tu fait aujourd'hui ? - Je suis pas sorti.
Et je me suis lavé les pieds.
Rire.
Pour fêter la nouvelle machine.
Guillotin, médecin.
Politique.
Imagine un beau matin Que pendre est inhumain.
Et peu patriotique.
Guillotin dit :
"La mécanique…."
Coup de tonnerre.
"Tombe comme la foudre."
"La tête vole Le sang afflue, jaillit."
"L'homme n'est plus."
Sacredié !
Devinez ce qu'ils ont voté à l'Assemblée.
La Constitution ?
On la voit quand ?
Ils y travaillent.
Ils y travaillent encore et encore.
Les biens de l'Église reviennent à la nation.
Déjà fait.
Des comédiens citoyens.
- Déjà fait. - Des juifs citoyens.
Déjà fait.
Dis !
Je sais, je sais !
Des femmes actives. Des femmes qui seraient citoyennes.
Quoi, tête creuse ?
La Bastille est pas tombée toute seule !
J'y étais.
On y était toutes.
- Moi, je suis active. - Ça s'entend dans toute la cour.
Jamais fatiguée.
Son Landelle est tordu comme du bois vert !
Rires.
Ils ont voté !
Aujourd'hui, samedi 12 février 1791. Il est permis à tous
de cultiver le tabac.
On pourra dire "vive le tabac libre".
Sacredié, non ?
Au tabac libre !
Au tabac libre !
Pourquoi Janis voterait et pas nous ?
Les comédiens ont des droits
- civiques maintenant. - Janis, il votera jamais.
Il est trop pauvre.
T'en sais quoi ?
Et moi, je suis trop femme ?
"Trop pauvre" … - Janis,
seront actifs ceux qui paient des impôts.
Le vote censitaire, c'est celui des riches.
- C'est des scélérats ! - Faut les changer !
On a le nez dans la poussière.
De rien, on est devenus des pas grand-chose.
Mais moi, j'y crois !
Qu'as-tu fait de mon royaume ?
Hein ?
Grincement.
Majesté ?
C'est vous ?
Le grand Louis !
Encore dans ton lit ?
Paresseux !
Coup de tonnerre.
Tu as perdu ton rang, ta place et ton peuple.
Qu'as-tu fait de mon royaume ?
Réponds à ton Roi-Soleil.
J'entends aussi que tu as abandonné Versailles.
"Abandonné Versailles" ?
J'en ai été chassé !
- Misérable ! - Roi fainéant !
N'as-tu point d'autre distraction que ton oreiller et tes rêves ?
Je vous explique,
Henri de Navarre. On me retient aux Tuileries.
Je fais de la politique.
Tu fais surtout honte.
Mes ancêtres ?
Un veto ?
Qu'est-ce que c'est que cette coutume, un veto ?
C'est tout ce qu'il me reste.
- Suffit ! - Tu nous affliges.
- Tu nous ruines ! - Non !
Tu n'as donc rien appris ?
L'histoire ne nous fait pas.
NOUS FAISONS l'HISTOIRE !
Et ne te vante plus d'être un Bourbon.
- Tu n'es qu'un bouffon. - Un dégénéré.
Tu nous ruines, Louis le terne.
Louis le zéro.
Fantôme !
Adieu.
Restez. Ne me laissez pas.
Seul un sursaut d'orgueil te sauvera.
Comment ?
La guerre.
Claquement de sabots de cheval.
Le Roi a fui !
Le Roi a fui !
Le Roi a fui !
- Quel lâche ! - Nous laisser comme ça…
- C'est honteux. - Plutôt mourir que de souffrir
une invasion étrangère.
Vive les patriotes !
Fidélité à l'Assemblée !
Fidélité aux députés !
Vive l'Assemblée !
AH, ÇA IRA, ÇA IRA, ÇA IRA
MALGRÉ LES COQUINS TOUT RÉUSSIRA
Je jure fidélité à l'Assemblée nationale.
AH, ÇA IRA, ÇA IRA, ÇA IRA
ÇA IRA MALGRÉ LES MUTINS
TOUT RÉUSSIRA
AH, ÇA IRA, ÇA IRA, ÇA IRA
Fidélité à l'Assemblée nationale !
Il faut faire alliance avec nos députés.
Comme l'eau et la terre.
Fidélité à la nation !
- Vive la liberté ! - Vive la loi !
Fidélité à l'Assemblé nationale !
- Fidélité à l'Assemblé nationale ! - Fidélité à la Nation !
Fidélité à nos députés !
Vive l'égalité !
ET QUAND ON LES AURA TOUS PENDUS
ON LEUR FICHERA LA PAILLE AU CUL
AH, ÇA TIENDRA, ÇA TIENDRA ÇA TIENDRA
ET DANS 2000 ANS ON S'EN SOUVIENDRA
Les femmes fredonnent un air.
…
Regardez !
Ils ont arrêté le Roi !
Le Roi est pris ?
Ils ont arrêté le Roi !
À Varennes ! Avec la Reine.
- Non, c'est pas le Roi. - Notre Roi ne fuit pas.
C'est un gros peccata !
Le Roi a fui !
Gredin !
- Hé, la Révolution ! - Je m'en vais voir mon Roi.
Tu me dois encore 50 jours de corvée !
Ah !
Halte !
Halte !
Bois.
J'ai soif.
Hé, le gros Louis sans cervelle,
- j'ai 2 dindonneaux pour toi ! - Ta bouche !
On respecte son Roi.
Ce gros cochon fugitif ?
Tu veux la guerre ? Tu veux la nation déchirée ?
Sans Louis, tout l'édifice s'effondrerait.
Ton calme, Barnave, m'étonne.
Où vas-tu, citoyen ?
Musique douce
…
Le 25 juin,
tout Paris est sur la place Louis XV
pour voir le retour du traître.
Musique grave
…
Français,
reprenez vos droits.
Sentez vos forces.
Sentez votre dignité.
Français, aujourd'hui, c'est à vous de dicter les lois.
Même Marat est sorti de son trou.
Le voilà ramené dans nos murs, ce brigand couronné.
Parjure, traître et conspirateur.
Ne vous laissez toucher ni à ses larmes,
ni à ses promesses.
S'il a déserté son poste une fois,
il le désertera 10000.
Maintenant, silence pour le traître.
…
Lui ?
Citoyen !
Mange. Ça fait plaisir à voir.
Tu n'as rien vu, à Varennes ?
Tu n'as rien vu, à Varennes ?
Laissez-le. Mange !
Tu n'as rien vu ?
Sais-tu ce qui se passe ici ?
Sais-tu pourquoi le Roi est parti et pourquoi on l'a ramené ?
- Tu as une famille ? - Arrête !
Tu as un clocher ?
- Voilà qu'il a de la peine, le héros. - l'ami,
- d'où viens-tu ? - Laissez-le,
avec vos fichues questions. C'est pas de ça dont il a besoin.
(- Il paraît qu'il a vu le Roi.)
J'ai pas de père, pas de mère.
Je vais, je viens, j'avale la poussière.
J'ai pas de clocher.
J'ai personne dans les yeux.
Alors, il reste ?
Il reste.
Le Roi est-il un simple citoyen, punissable comme un autre ?
- Il a trahi ! - Il a déserté !
Un roi est à la fois un homme, un citoyen,
un fonctionnaire.
Dans les faits, le Roi a trahi.
Il a été enlevé !
Oui, enlevé.
Peut-être non pas par une contrainte de corps.
On l'aurait forcé par une contrainte de l'esprit.
Rires.
Le Roi allait en terre étrangère
pour changer nos plaines en océan de sang,
et vous le défendez ?
Cloche.
- Silence, les tribunes ! - Président…
Une révolution ne doit exister que par l'ordre.
Le désordre l'anéantirait.
La parole est à M. Prugnon.
Le jour où la France aura des représentants perpétuels
et point de roi
sera le dernier jour de la liberté.
Tout pouvoir finit presque toujours par corrompre les hommes.
L'usage de l'autorité engendre l'ambition de l'autorité.
L'histoire de toutes les révolutions présente des êtres de pouvoir
qui finissent par exercer le plus terrible de tous les despotismes,
celui qui porte le costume
de la liberté.
Quand il y a dans un État un corps qui dit "je veux",
il en faut un autre qui puisse dire
"je ne veux pas".
Mais s'il y a réunion de pouvoirs dans un seul corps,
il y a despotisme.
Nous avons donc besoin et d'un roi
et d'une Assemblée pour que l'État soit assis sur ses deux jambes,
debout, en équilibre.
La Nation grandira.
Bien parlé !
Achetez mes rubans !
Rubans rouges !
Elle est très bien, la hauteur.
Voilà.
Venez lire !
Tu me prends la main ?
Et ton linge ?
- Tu rigoles ? - Non, pas avec les hommes.
Ami, j'en connais Des qui ont pris la Bastille.
Et moi…
J'en connais une…
Tu dis quoi ?
… qui va prendre le Basile.
Je dis…
Ami, j'en connais des Qui ont pris la Bastille.
Et moi, j'en connais une.
Qui va prendre le Basile.
Il y aura des suites.
Dehors !
J'aime pas les voleurs de poules !
Dégage.
- C'était avant. - Ils ont aucune parole.
Dégage !
Avant le temps des pardons.
- Tu vas partir avec la nuit ? - Non.
Je veux ma chérie.
Je veux ma chérie.
Musique douce au violon
…
Achetez La Grande Colère du Père Duchesnes !
…
Achetez La Grande Colère du Père Duchesnes !
…
J'ai vu le soleil.
Il m'a touché la main.
- J'ai vu le Roi. - Il m'a touché la tête.
Un jour, j'ai vu la Reine aux Gobelins.
Et elle a lancé un mouchoir.
Elle est étrange…
ta lèvre.
Basile !
Tu crois qu'on va réussir ?
Françoise, ils veulent faire mourir la Révolution !
Monsieur Barnave, vous avez la parole.
Applaudissements.
Messieurs, tout gouvernement,
pour rendre le peuple heureux, doit le rendre libre.
Tout gouvernement, pour être bon, doit renfermer en lui
les principes de sa stabilité.
Tout changement est aujourd'hui fatal.
Tout prolongement de la Révolution est aujourd'hui désastreux.
Allons-nous terminer la Révolution ? Allons-nous la recommencer ?
- Infâme ! - Vous voulez enrayer la Révolution !
Si la Révolution
fait un pas de plus, elle ne peut le faire sans danger,
car pour prolonger la liberté,
le 1er acte qui suivrait serait l'anéantissement de la royauté.
Car pour prolonger l'égalité,
le 1er acte qui suivrait serait l'attentat à la propriété.
Monsieur Barnave,
vous êtes attaché à la propriété
- comme un esclave à son maître. - Marat, calmez-vous.
Messieurs, si la Révolution est faite pour la Nation,
elle doit épargner la propriété.
Elle doit s'arrêter au moment où la Nation
- est libre et tous les Français égaux. - Foutaises ! On n'est pas égaux !
L'égalité balbutie, l'égalité est juste en marche !
Silence, ou j'interromps la séance !
Si la Révolution continue dans les troubles,
dès lors elle est déshonorée
et dès lors nous le sommes nous-mêmes.
Aujourd'hui…
Aujourd'hui, tout le monde doit sentir que l'intérêt commun
est que la Révolution s'arrête.
Écoutons ceux qui nous disent de toute part :
"Vous avez été courageux. Vous êtes puissants."
"Soyez aujourd'hui sages et modérés."
"C'est là que sera le terme"
"de votre gloire !"
Oui, messieurs.
Il est temps de terminer la Révolution.
D'en terminer avec vous !
Et ce temps est venu,
ce temps est aujourd'hui, le 15 juillet 1791.
En conséquence, j'adopte la proposition de M. Salle
partisan de l'inviolabilité du Roi.
Fossoyeur de la liberté ! Parjure !
Fossoyeur du peuple ! Fossoyeur de la Nation !
- Parjure ! - Parjure !
C'est quoi, l'inviolabilité ?
- Ils ne feront rien contre le Roi. - Varennes, c'est une chimère.
Ces députés sont des…
Des scélérats.
- Ils nous lâchent. - Ils veulent qu'on reste des enfants.
Des bons enfants incapables de comprendre, sans yeux
et sans mémoire.
Musique nostalgique
…
Comment c'était ?
Triste. Mais on les aura.
…
Musique traditionnelle
…
C'est pire qu'en 1789.
Un pacte entre Barnave et l'Autrichienne.
- J'en ai des larmes de sang. - On fait quoi, alors ?
- On prend un autre roi ? - Je veux pas d'un autre Capet.
Pour qu'il nous trahisse et se ligue avec l'Autriche, l'Espagne ?
Dis ce que tu penses, citoyen.
- J'y connais rien, aux lois. - Mon métier, c'est faire des verres.
Un poète !
Monsieur fait des rimes.
L'Oncle fait des verres, des flacons pour le vin.
Pour l'ivresse.
Viens, viens… Venez.
Venez.
…
Déclarons que la France n'est plus une monarchie.
- Pour devenir quoi, alors ? - Une République. Comme à Rome.
C'est aller vite en besogne.
C'est ce que les cordeliers répandent partout.
- C'est nous, les cordeliers. - C'est pas votre quartier, ici.
On pétitionne.
On a déposé 17 pétitions depuis juin,
signées par 30000 citoyens et citoyennes.
Hier, on s'est fait désavouer.
"République" est un mot abstrait pour le peuple.
J'en connais qui défendraient la monarchie jusqu'à la mort.
Défendre la monarchie ?
Pourquoi ?
C'est la Révolution qu'il faut défendre.
Dimanche, on pétitionnera.
Au Champ-de-Mars. Venez sans armes, en famille.
Ce sera un beau jour pour la liberté.
Si c'est pour la liberté, tu m'y verras.
L'Oncle.
Antoine-François Momoro, imprimeur, graveur, libraire.
Varlet, Jean-François.
Candole, Françoise.
Margot Laforce.
Tu nous y verras aussi.
- Quelle section ? - l'Arsenal.
- St-Antoine. - l'Arsenal a pétitionné ?
- Passez le fleuve. - Venez aux Cordeliers.
Les femmes sont admises.
Surtout les jolies femmes comme vous.
Hé, les Cordeliers !
- C'est pas un club d'épousailles. - Les jaloux font
- de bons républicains. - C'est ça !
On se promenait.
Les cocardes étaient sur toutes les poitrines.
On parlait.
On était bien.
Quand il y a eu le drapeau rouge,
celui de la loi martiale.
Dispersez-vous, loi martiale !
Dispersez-vous !
Tirez-moi du plomb dans le cul de cette canaille !
Assassin !
La Fayette bourreau !
Tonin !
Margot !
Armes à la main !
Non !
Non ! Non !
Coups de feu
…
Un chœur chante un air triste.
…
Seigneur, donne-leur le repos éternel.
…
Et que sur eux sans fin brille Ta lumière.
Par la miséricorde de Dieu,
que reposent en paix les âmes des fidèles défunts. Amen.
AMEN.
- Je vous salue, Marie. - Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pêcheurs,
maintenant et à l'heure de notre mort.
Amen.
Ange de Dieu, toi, mon gardien,
à tout instant veille sur moi.
La nuit, le jour et le matin,
toute ma vie, sois mon soutien.
Garde-moi de tout mal et guide-moi vers la vie éternelle.
- Amen. - AMEN.
On les mettra ensemble dans la boîte.
… que Ton nom soit sanctifié, que Ton règne vienne,
que Ta volonté soit faite sur la Terre comme au Ciel.
Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés.
- Marat a fui. - Ils arrêtent du républicain.
J'ai vu Robespierre à St-Honoré…
"Louis-Joseph Henri, dit 'L'Oncle',."
"Françoise Candole,."
"Yanis ou Janis, fils de Nicolas Berrucaud, comédien."
Vous êtes en état d'arrestation.
"Louis-Joseph Henri,
"dit 'L'Oncle'." - C'est moi.
Respectez les morts.
"Yanis ou Janis,"
"fils de Nicolas Barrucand, comédien."
"Françoise Candole."
C'est moi.
Citoyenne,
t'es-tu rendue au Champ-de-Mars ce dimanche 17 juillet 1791 ?
Oui. Comme d'autres.
Nomme.
Nomme !
Tonin.
Margot.
Pourquoi tu t'y étais rendue ?
Pour signer la pétition,
comme tout bon citoyen.
On est venus sans armes, sans cannes, ni bâtons.
Elle parlait de quoi, cette pétition ?
Le vœu de citoyens.
Vivre libre et point de Louis XVI.
Tu as signé pour la déchéance du Roi ?
J'ai signé pour la justice.
Pour la Révolution.
La liberté ou la mort.
La liberté ou la mort.
As-tu lancé ou vu lancer des pierres ?
Non.
Tu es membre d'un club ?
Non.
Quels journaux lis-tu ?
Je ne sais pas lire.
Vous avez compté combien de morts ?
Désolé, c'est moi qui pose les questions.
400.
Vous avez jeté 400 patriotes à la Seine.
Que nenni !
De mémoire d'homme,
a-t-on déjà vu des policiers jeter des hommes à la Seine ?
- Marat le dit. - Marat est un rat.
Je l'écoute pas.
Bailly a ordonné de faire lever les filets de Saint-Cloud.
Pour que la mer avale tous ces morts.
Voilà ce que vous cachez.
- Remettez-la en cellule ! - J'ai pas fini.
Moi, si.
Les enragés me fatiguent.
La Garde nationale a tiré sous les ordres de La Fayette, non ?
C'est bien des citoyens,
comme toi et moi.
Depuis le 14 juillet, les citoyens défendent Paris.
Alors dis-moi, citoyen,
comment des citoyens ont pu tirer sur d'autres citoyens ?
Pour moi, le mot de "citoyen" a une valeur.
Y a pas plus lâche, y a pas plus ignoble comme trahison.
La Fayette, tu as tué ma sœur Margot.
La Fayette, j'irai cracher sur ta tombe.
La Constitution garantit comme droits naturels et civils
la liberté à tout homme d'aller, de rester,
de partir, sans pouvoir être arrêté ni détenu,
que selon les formes déterminées par la Constitution.
La liberté à tout homme de parler, d'écrire,
d'imprimer et publier ses pensées.
La liberté aux citoyens de s'assembler paisiblement, sans armes.
De la royauté et du Roi.
Article 1 :
"La royauté est indivisible"
"et déléguée héréditairement à la race régnante,"
"de mâle en mâle,"
"à l'exclusion perpétuelle des femmes et de leur descendance."
Musique angoissante
…
Article 2 :
"La personne du Roi est inviolable et sacrée."
"Son seul titre est 'Roi des Français'."
Monsieur Thouret nous apporte de la lecture.
Article 3 :
"Le pouvoir législatif est délégué à une assemblée nationale"
"composée de représentants librement élus par le peuple."
Eh bien, messieurs les ministres, nous allons lire.
Oui, avant le déluge !
Rires.
Mardi 13 septembre
1791.
Messieurs, le Roi accepte. Il fera exécuter la Constitution.
VIVE LE ROI !
Le Roi demande un pardon général pour tous.
C'est le plus beau jour que la France ait connu.
"Jamais la cour ni ses serviteurs"
"ne vous trahiront dans le sens grossier et vulgaire."
"Ils vous tromperont,"
"ils vous endormiront,"
"ils vous épuiseront."
"Ils vous trahiront avec art,"
"avec modération, avec civisme."
"Avec patriotisme."
"Ils vous trahiront lentement,"
"constitutionnellement,"
"comme ils ont fait jusqu'ici."
"Le siège du mal n'est pas en Europe,"
"à Varsovie ou de l'autre côté du Rhin."
"Le danger est à deux pas d'ici."
"Il est aux Tuileries."
"Il est au Manège."
"Le danger est aussi…."
On frappe à la porte.
"… au milieu de nous."
Musique intrigante
…
Elle halète.
Courage !
…
Allez, crie, ma fille. Libère-toi.
Lâche. Allez, crie !
- Crie ! - Allez.
Elle crie.
…
Il va faire chaud dans mon atelier.
Libère-toi.
…
Souffle.
T'es la plus belle.
Encore un effort.
Madame sainte Marguerite,
digne vierge de Dieu, ayez pitié de nous.
Halètements.
Reste assis.
Bois.
Elle crie.
Lâchez pas le drap.
Tirez. Tirez, bon sang !
Halètements.
Celle-là, elle s'est pas fait prier.
Et voilà !
Solange, c'est toi qui vas chercher l'eau !
Allez, viens avec moi, toi.
Basile, la vie donne à tous les hommes.
Musique calme
…
Maintenant, emmène-la à l'église.
…
Le pays est en guerre.
Les armées amies du Roi menacent de détruire Paris
si l'on porte atteinte à Louis XVI ou à sa famille.
Les sections sont dans la plus forte fièvre.
Certains disent que le devoir le plus saint, la foi la plus chérie,
c'est d'oublier la loi pour sauver la patrie.
L'Assemblée nationale débat et l'ennemi s'approche.
Citoyens des sections de Paris,
frappons le colosse effrayant du despotisme,
qu'il tombe, qu'il se brise en éclats,
et que le bruit de sa chute fasse pâlir les tyrans
jusqu'aux extrémités du monde.
Unissons-nous.
Disons d'un accord commun :
"Louis XVI n'est plus Roi des Français."
La France ne sait pas vivre sans roi.
Ne peut-il pas y avoir d'autre Roi que ce Louis,
que ce traître ?
La Fayette prépare un coup d'État.
Nous demandons le droit de suspendre la loi pour sauver la patrie.
Pourquoi les députés vous écouteraient ?
Ils sont libres de le faire ou non.
Et après ?
Tu connais la réponse.
Elle est écrite dans la Déclaration des droits.
- C'est vrai. - l'insurrection,
c'est un droit
qui appartient à tous.
Soyons pas étonnés si nos ennemis
invoquent avec ardeur la Constitution.
Vous oubliez un peu vite
que tous les despotes de l'Europe se sont coalisés
pour faire la guerre à la France
et sauver le Capet !
Ne te plains pas, porte plainte.
- On peut le faire. - On peut pas.
La Constitution est sacrée,
- vous le disiez. - C'est ça.
T'as peur ?
Ici, on est francs.
Il y aura le chaos
et l'anarchie !
Il dit vrai !
Je ne signe pas pour le chaos.
Où vous arrêterez-vous ?
Tu parles, comme l'infâme Barnave ?
L'idole est pourrie.
Il faut la renverser, c'est tout.
Mieux vaut un roi gâté qu'un nouveau tyran.
Ça, non ! Jamais !
Écoute-moi, la Constitution, c'est un contrat comme un autre.
Elle nous met en danger.
Alors on la déchire et on en fait une autre.
Où est le problème ?
Ce n'est pas de l'anarchie, c'est de la justice.
Émile, signe avec moi.
Je n'ai pas peur du chaos.
Du chaos sont nées de grandes choses.
Moi, je ne signe pas
pour la guerre civile.
Quand il y aura plus les lois, il y aura quoi ?
La vie.
Il y aura la vie, après.
Tu auras la mort.
- Vous me voyez ? - On est ni aveugle ni borgne.
Oui, on te voit.
Tu veux nous dire quoi ? Parle.
Vous me voyez ?
C'est qui, ce drôle ?
Moi, je signe.
Regardez tous !
Regarde, toi.
Une heure de la vie d'un homme libre
vaut mieux que 100 ans de la vie d'un esclave. Je signe.
Nous avons dormi pendant des siècles.
Moi, je signe.
- La liberté ou la mort, Émile. - Signe !
Pas tous. Il me faut les noms.
Émile, t'es vraiment un lâche.
Barrucand, Janis.
Françoise Candole.
Basile.
Liberté !
Asseyez-vous là, s'il vous plaît.
Notre seul et unique espoir n'est plus que dans la résistance.
Nous demandons que Louis XVI abdique la couronne.
Président !
La levée de 400000 hommes
pour réquisitionner le blé dans les campagnes.
Qu'il soit fait des lois sévères contre tout accaparement.
L'usure, le monopole sont des assassinats moraux.
Le peuple se lasse.
Citoyen Varlet, vous oubliez vite que la souveraineté
appartient à tout un peuple, non à une section.
"Si justice et droit ne sont pas faits au peuple"
"par le corps législatif jeudi à 23 h,"
"le même jour à minuit, le tocsin sonnera…."
"La générale sera battue et tout se lèvera à la fois."
Silence ! Procédons au vote.
Assis ou levé, qui appuie la motion d'accusation
de M. La Fayette ?
Vous souillez l'honneur de La Fayette.
Qui appuie la motion inverse ?
Huées.
Honte sur vous !
Parjure ! Vous êtes tous des scélérats.
Il n'y a pas lieu à accusation contre M. La Fayette.
Brouhaha.
Nous demandons l'appel nominal.
- Traîtres ! - Sortez !
Paris ne fait pas la loi à la France
et ne le fera jamais.
Louis est notre rempart.
"Mon ami, j'attends avec inquiétude des nouvelles de votre santé."
"Nous touchons ici aux plus grands événements."
"L'Assemblée a hier absous La Fayette."
"Et tout semble présager pour cette nuit"
"la plus grande commotion."
(- C'est maintenant.)
(Réveille-toi.)
Les cloches sonnent.
(Basile !)
(C'est là.)
…
C'est maintenant.
C'est le signal.
…
Saint-Antoine se lève.
Saint-Marcel se lève.
…
Les 48 sections de Paris se lèvent.
Oh, l'Arsenal, on bouge !
…
Philippin !
Philippin, il dort ou il est aux cerises ?
Oui, Philippin !
Foutre, c'est la chemise de Tonin.
L'insurrection,
c'est pas le jour de la vengeance nationale.
J'ai pas encore signé.
…
Sans-culottes ! Citoyens !
C'est simple :
Ce sera la liberté ou la mort.
Vous allez connaître une journée plus terrible
de toutes celles que vous avez connues.
Debout !
En formation.
La liberté ne se trouve pas sous le sabot d'un cheval.
…
Hé, toi !
Rentre chez ta mère.
- J'en ai pas. - Chez ton père, alors.
- Non plus. - Fous-moi le camp, petit !
- Capitaine ! - Le Val-de-Grâce s'oppose
à la sortie des canons.
Leur section résiste.
Je me ferai hacher en morceaux, mais les canons partiront.
…
Déchéance !
Allez, l'Arsenal, on vous attend.
- Mort au tyran ! - Mort au tyran !
À bas le tyran !
Je veux pas que tu meures.
Je veux pas perdre ma vie à la gagner.
…
On chante "Ah, ça ira !"
…
Les cloches sonnent.
…
J'aimerais mieux me faire clouer aux murs de ce palais
que de me réfugier au Manège.
…
Les insurgés arrivent par milliers des faubourgs.
Il n'y a de sûreté que dans l'Assemblée.
Mais enfin, monsieur, où sont nos troupes ?
Il n'y a pas assez d'hommes pour garantir votre défense.
Sire, ce n'est plus une prière que nous venons vous faire,
mais un devoir.
Monsieur Roederer,
répondez-vous de la vie du Roi ?
Oui.
L'Assemblée sera votre refuge.
…
Soit.
Marchons.
…
Fidélité !
FIDÉLITÉ À NOTRE ROI !
FIDÉLITÉ À NOTRE REINE !
En allemand - Feu !
Reculez, bon Dieu !
Poussez le canon !
Nous sommes tous citoyens,
tous frères !
La liberté est pour tous !
N'y allez pas !
Non !
Poussez-vous !
Ça brûle !
Il crie.
- En provençal. - À moi ! Ils massacrent nos frères.
Son aigu
…
Battements de cœur
…
Sons étouffés
…
Musique lyrique tendue
…
P'tit Prosper ?
Louis XVI est en cage.
Qu'il mange, qu'il mange du fromage.
Comme un oiseau sauvage.
IL FAUT LE CONSERVER
IL FAUT LE CONSERVER
SANS LE LAISSER SE SAUVER
AINSI QUE SA FEMELLE
ANTOINETTE HYPOCRITE ET CRUELLE
GROS LOUIS SANS CERVELLE
PAR ELLE EST ATTRAPÉ
PAR ELLE EST ATTRAPÉ
ET LE PEUPLE TROMPÉ
SE LÈVE ET PREND LES ARMES
POUR CESSER POUR CESSER LES ALARMES
LOUIS DANS CES VACARMES
CROYAIT ÊTRE VAINQUEUR
CROYAIT ÊTRE VAINQUEUR
ET LES SUPPÔTS SANS CŒUR
Musique lyrique
…
Basile !
Basile !
…
…
Brouhaha
…
Je demande que l'Assemblée nationale veille
sur la sûreté des prisonniers suisses, 30 officiers,
en les mettant sous la sauvegarde de la loi
et de la loyauté de la France.
Président, ce Suisse fut mon ennemi.
Je veux le loger et le nourrir.
Fraternité !
Fraternité !
Ton nom apparaîtra au procès-verbal de la séance.
Faites place ! Place !
Citoyen président, je demande la parole.
Législateurs !
Citoyens !
Les nouveaux magistrats se présentent à votre barre.
Les nouveaux dangers de la patrie
ont provoqué notre nomination.
Que les traîtres frémissent à leur tour.
Ce jour verra le triomphe des vertus civiques.
Article 1er :
"Le peuple français est invité à former une Convention nationale."
OUAIS !
C'est la fin des traîtres !
Article 2 :
"Le chef du pouvoir exécutif est suspendu de ses fonctions"
"jusqu'à ce que la Convention nationale"
"ait prononcé sur les mesures qu'elle croira devoir adopter"
"pour assurer la souveraineté du peuple"
"et le règne de la liberté et de l'égalité."
Article 3 :
"La commission extraordinaire présentera"
"un mode d'organiser un nouveau ministère."
Article 4 :
"La commission extraordinaire présentera"
"un projet de décret sur la nomination"
"du gouverneur du prince royal."
Article 5…
Venez voir les enfants pleurer leurs pères.
À qui attribuez-vous ce malheur ?
Au pouvoir exécutif. Ces traîtres !
- Le Roi est suspendu ! - N'est point déchu !
Le Roi n'est point déchu !
Courage, ma fille.
L'Oncle est salement blessé. Basile me l'a dit.
- T'as vu Basile ? - Oui.
Musique calme
…
Que valent nos combats comparés à nos victoires ?
Que valent nos blessures comparées à nos conquêtes ?
Jusqu'ici, on a agité le peuple,
parce qu'il fallait lui donner l'éveil contre les tyrans.
Maintenant, il faut que les lois soient aussi terribles
contre ceux qui y porteraient atteinte
que le peuple l'a été
en foudroyant la tyrannie.
Il faut que les lois punissent tous les coupables,
pour que le peuple n'ait plus rien à désirer.
Nous t'écoutons, Danton !
Il faut faire justice au peuple
pour qu'il ne se la fasse pas lui-même.
Que la loi soit terrible, et tout rentrera dans l'ordre.
Oui.
Applaudissements
…
Citoyens !
Prouvez que vous voulez le règne des lois,
mais prouvez aussi
que vous voulez le salut du peuple.
Et surtout,
surtout épargnez le sang des Français.
- Oh ! - Bien dit !
Bravo ! Bien parlé !
Messieurs, écoutez ceci.
"À voir la trempe"
"de la plupart des députés à la Convention nationale,"
"je désespère du salut"
"public."
"50 ans d'anarchie vous attendent."
"Ô peuple babillard, si tu savais agir !"
Cet appel au crime est signé de Marat.
Écoutez Marat !
Laissez Marat parler !
J'ai ici un grand nombre d'ennemis personnels.
TOUS !
Je demande que ce monstre soit arrêté sur-le-champ !
Je supplie.
L'Assemblée de ne pas se livrer à un excès de fureur contre moi.
J'atteste que cet écrit est fait depuis dix jours.
Dix jours.
Avant même l'ouverture de la Convention.
Alors j'étais indigné de voir triompher
cette faction de la Gironde qui me poursuit aujourd'hui,
une minorité de ces hommes-là.
Oui !
J'ai demandé que le peuple se nommât un dictateur…
- Faites taire ce rat ! - … un tribun militaire.
Si le peuple avait pu sentir la sagesse de cette mesure,
tout aujourd'hui serait tranquille.
Les traîtres auraient frémi.
100.000 patriotes n'auraient pas été égorgés.
Faites-le sortir !
100.000 patriotes
ne seraient pas menacés de l'être.
Des flots de sang
vous feront un jour sentir votre erreur.
Mais la preuve incontestable
que je veux marcher avec vous,
vous, les véritables amis de la patrie,
cette preuve, la voici.
Le 1er numéro du journal de la République
française.
Tu l'aurais vu…
Et si par une folle négligence de mon imprimeur,
je n'avais pas eu ce journal, qu'auriez-vous fait ?
Incroyable.
Vous m'auriez donc voué au glaive des tyrans ?
Un fauve.
Cette fureur est indigne d'hommes libres.
Je ne crains rien
sous le soleil !
Si l'acte d'accusation eût été lancé contre moi,
je me brûlais la cervelle ici.
Solange !
Voilà le fruit de 3 ans de tourments essuyés pour sauver la patrie.
Solange !
Voilà le fruit de mes nuits blanches,
de mes travaux,
des dangers que j'ai courus.
Eh bien, je resterai parmi vous
pour braver vos fureurs !
Ouais !
Marat !
J'appuie la proposition de Barère :
Décrétons que la République française
soit une et indivisible.
Quand je suis revenue à moi, j'ai entendu…
Il est décrété que les actes publics
porteront la date de l'An premier de la République française.
Vive la République !
Vive la République !
République. La République.
Nous y sommes.
Il faut qu'ils nous écoutent, sinon c'est Danton qui aura raison.
Et demain sera toujours plus terrible.
Lève la tête.
Tu fais quoi, avec le four ?
Le fou ?
Marat est fou, mais sans lui, la Révolution serait de l'eau tiède.
Je te parle du four.
Il s'éteint.
On fait quoi ?
Je ne suis pas le mieux placé pour voir dans l'avenir.
C'est un couillon.
Mon Joseph,
tu crois que Dieu…
Quoi "Dieu" ?
Tu crois que Dieu nous approuve ?
Il soutiendrait les tyrans et les contre-révolutionnaires ?
Ces vermines qui complotent,
mettent du verre pilé dans les farines et nous attaquent.
Évidemment que Dieu approuve la Révolution.
Il ne soutiendrait pas les nouveaux droits ?
Solange, tu verras.
Grondement de tonnerre
l'ivresse de la liberté se répandra dans tous les cœurs.
Et les morts de septembre ?
Ceux-là…
Ceux-là, paix à leur âme.
…
Je passe la commande du bois.
Musique tendue mystérieuse
…
…
Approche.
1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
8.
Tu n'es pas prêt.
Je te croyais plus dur.
La parole est au citoyen Saint-Just.
Je dis que le Roi doit être jugé en ennemi,
que nous avons moins à le juger qu'à le combattre.
De peuple à Roi, je ne connais pas de rapport naturel.
Les citoyens se lient par le contrat, le souverain ne se lie pas.
Pour moi, je ne vois point de milieu.
Cet homme doit régner ou mourir.
Détrompez-vous.
Juger le Roi serait la moindre des dignités.
Il opprima la Nation,
il se déclara son ennemi,
il abusa les lois.
Il doit mourir pour assurer le repos du peuple.
Il voulait accabler le peuple pour assurer le sien.
On ne peut régner innocemment.
Tout roi est un rebelle et un usurpateur.
Il est le meurtrier de la Bastille,
de Nancy, du Champ-de-Mars, des Tuileries.
Quel ennemi,
quel étranger nous a fait plus de mal ?
On cherche à remuer la pitié.
On achètera bientôt des larmes.
On fera tout pour nous intéresser, pour nous corrompre.
La parole est au citoyen Fauchet.
Ici, j'invoque cette même justice éternelle de la nature,
dont les lois sont antérieures à toutes les lois sociales.
Vous nous promettez le repos de la patrie
dans le crime national ?
Monsieur Saint-Just, votre repos de la patrie
est une sanglante infamie qui ferait horreur à toute la terre.
Tu dois pouvoir tenir 20 secondes.
20 secondes, c'est quoi, comparé à tes années de misère ?
20 secondes pour manger à ta faim.
11,
12,
13,
14,
15,
16.
Va boire.
Citoyens, l'Assemblée a été entraînée
loin de la véritable question.
Il n'y a point ici de procès à faire.
Louis n'est point un accusé. Vous n'êtes point des juges.
Vous n'avez point une sentence à rendre
pour ou contre un homme,
mais une mesure de salut public à prendre,
un acte de providence nationale à exercer.
Applaudissements.
Le procès du tyran,
c'est l'insurrection.
Son jugement, c'est la chute de sa puissance.
Dictateur !
Sa peine, celle qu'exige la liberté du peuple.
Qu'il tue les rois,
mais qu'il ne s'érige pas en roi lui-même.
Silence,
les amis de Brissot !
Les peuples ne jugent pas comme les cours judiciaires.
Ils ne rendent point
de sentences,
ils lancent la foudre.
Ils ne condamnent pas les rois,
ils les replongent dans le néant.
Pour moi, vous le savez,
j'abhorre la peine de mort prodiguée par vos lois.
J'ai demandé l'abolition de la peine de mort
à l'Assemblée que vous nommez encore constituante,
et je n'ai pour Louis ni amour,
ni haine.
Je ne hais que ses forfaits.
Je prononce à regret
cette fatale vérité.
- Louis doit mourir. - Non !
Parce qu'il faut que la patrie vive.
Je demande que la Convention nationale
le déclare traître à la nation française,
criminel envers l'humanité.
Je demande qu'à ce titre,
il donne un grand exemple au monde
dans le lieu même où sont morts le 10 août
les généreux martyrs de la liberté.
Applaudissements
…
Alors ?
Ça donne quoi ?
C'est raté.
Recommence.
Doucement.
Pas trop.
Pas trop, je te dis.
Et pour connaître les traîtres,
car il y en a, dans cette assemblée.
Nommez-les !
Et pour connaître les traîtres,
pour les connaître avec certitude,
je vous propose un moyen infaillible.
C'est que la mort du tyran
soit votée par appel nominal.
Et que cet appel nominal soit publié.
Le jour du jugement approche.
Ayez le courage de dire la vérité.
La vérité brûle en silence dans tous les cœurs,
comme une lampe ardente dans un tombeau.
L'appel nominal peut commencer.
La question est posée en ces termes.
Quelle peine Louis, ci-devant Roi des Français,
a-t-il encourue ?
Le tirage au sort ayant décidé de la lettre G,
le département de la Garonne se prononcera en premier.
Je crois que le tyran
nous nuira plus par sa mort
que par la continuation de sa honteuse existence.
Je conclus pour la réclusion jusqu'à la paix
et pour le bannissement à cette époque.
Citoyens,
je descends dans ma conscience…
Le peuple
n'a pas le droit
d'égorger un prisonnier vaincu.
On dit que les cours d'Europe, les Autrichiens,
la Prusse, l'Angleterre, l'Espagne,
ont envoyé à Paris de belles putains pour corrompre les députés.
Tout le monde est maître de son lit,
personne de son tombeau.
Je craindrais que la tête de Louis
n'ouvrît, en tombant,
l'abîme des passions
et les volcans de l'ambition.
Je crains l'anarchie,
et cela suffit pour écarter de mon esprit toute idée de mort.
Régulier.
Doucement.
Chez…
une nation libre et généreuse,
la mort est un outrage à l'humanité.
Je n'ai ni père, ni fils à venger,
mais 100000 de mes concitoyens.
La mort.
Pour faire quelque chose de solide, il faut mieux que du temps.
Il faut y mettre de la douceur.
La douceur du geste, tu comprends ?
Je n'aime point
les longs discours dans les questions évidentes.
Ils sont d'un sinistre présage
pour la liberté.
Je vote pour la mort.
Je ne suis pas de cette foule d'hommes d'État
qui ignorent qu'on ne compose point avec les tyrans.
Qui ignorent qu'on ne frappe les rois qu'à la tête.
Je vote pour la mort du tyran.
La mort dans les 24 heures.
Manuel, dans son avis du mois de novembre, a dit :
"Un roi mort, ce n'est pas un homme de moins."
Je vote pour la mort,
trop tard pour l'honneur de la Convention.
Huées.
Dans l'intime conviction où je suis,
que Louis est le principal auteur des forfaits
qui ont fait couler tant de sang le 10 août
et de tous les massacres qui ont souillé la France
depuis la Révolution,
je vote pour la mort du tyran
dans les 24 heures.
Uniquement occupé
de mon devoir,
convaincu que tous ceux qui ont attenté ou attenteront
à la souveraineté du peuple méritent la mort,
je vote pour la mort.
- Le monstre ! - Son parent, son propre sang !
"L'arbre de la liberté",
a dit un ancien,
"croît lorsqu'il est arrosé du sang de toute espèce de tyrans."
La mort de Louis XVI
est, dans mon intime conviction,
le tombeau de la liberté publique
et le triomphe des ennemis de ma patrie.
Je vote pour le bannissement.
La mort.
Puisque Louis XVI
fut l'ennemi du peuple,
de sa liberté et de son bonheur,
je conclus à sa mort.
La peine contre les conspirateurs est la mort.
Cette peine est contre mes principes.
Je ne la voterai jamais.
Je suis convaincu que Louis est coupable.
Mais sa mort, quoique juste,
me paraît avoir des dangers que n'a pas sa conservation.
Je vote pour la mort, mais en adhérant au sursis.
Nous allons procéder au dépouillement.
Je proteste !
Il manque un député ! Nicolas Bourgeois
- est malade. - Il manque un député !
Brouhaha.
Musique calme
…
370 voix pour la mort immédiate de Louis,
319 pour le bannissement.
Je déclare
que la peine qu'elle prononce contre Louis Capet est la mort.
Vous vous repentirez !
Tu n'es pas encore roi, Danton !
Elle est parfaite.
Parfaite.
On y est.
On a réussi, pardieu.
Tu vas te taire ?
La folle ! À moi !
Tais-toi !
Parjures ! Je plains vos âmes.
Vermine !
Véroleuse !
Bouffarde ! Pisse pierre !
- Assez ! - Tu vas te taire ?
Allez, assez. Assez !
Je plains vos âmes.
Qui lavera les pieds des pauvres au jeudi saint ?
On sera tous sans-culottes et sans tête.
La Révolution leur donnera des sabots.
La belle blague.
Vous êtes des monstres,
des criminels.
Tuer notre Roi,
mais de quel droit ? Par quel orgueil ?
Quelle honte ! Quelle tristesse !
Tu mérites la danse à bascule.
Landelle, il est où, le mal ?
- Le mal, il est aux nostalgiques. - Toi ?
Dans mille ans, vous vous en repentirez encore.
Béni soit mon Rocher.
Qu'il triomphe, le Dieu de ma victoire,
ce Dieu qui m'accorde la revanche,
qui soumet à mon pouvoir les nations.
Tu me délivres de tous les ennemis,
Tu me fais triompher de l'agresseur,
tu m'arraches
à la violence de l'homme.
Aussi, je Te rendrai grâce parmi les peuples,
Seigneur, je fêterai Ton nom.
Musique tendue mystérieuse
…
Vous n'avez qu'à m'exécuter comme je suis là.
Je crains la chose impossible.
Faites attention, ça glisse.
♪ Musique tendue mystérieuse Tambours
… …
…
Il est gros !
Il est grand.
…
Où est mon peuple ?
Mon bon peuple !
Taisez-vous. Taisez-vous !
Je meurs innocent.
Bourreau, ne tremble pas !
L'univers te regarde !
Vive la Nation !
…
C'est trop rapide !
C'était mieux avant !
Avant, ils lui auraient broyé les os et jeté ses cendres au vent.
…
Musique grandiose
…
OUAIS !
…
VIVE LE SON, VIVE LE SON
DANSONS LA CARMAGNOLE
VIVE LE SON DU CANON
…
Pour mon jugement dernier.
En République, le sang d'un roi porte bonheur.
DANSONS LA CARMAGNOLE VIVE LE SON, VIVE LE SON
DANSONS LA CARMAGNOLE
VIVE LE SON, VIVE LE SON
Elle chantonne.
…
Marie-Pique.
Marie, Marie-Pique, égalité.
Une enfant de 1792.
Musique douce au violon
…
Musique angoissante
…
Sous-titrage : HIVENTY
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