All language subtitles for 1962 - Tomorrow at ten (de Lance Comfort)

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Original subtitles

Jonathan !

Encore !

Voil�.

Encore ! Encore !

Non, la voiture attend

pour l'�cole.

Je ne veux pas y aller, papa

Je sais.

Je veux aller en ville avec toi.

Et quand tu auras l'�ge de venir avec moi.

Tu regretteras l'�cole.

Bonjour M. Chester.

Bonjour Robbie.

Allez, en route !

Jonathan, travaille bien.

Viens, ne fais pas attendre Tom.

O� est Tom ce matin ?

Chez le dentiste

Je n'aime pas le dentiste, et vous ?

Non pas beaucoup.

Tom me laisse d�marrer la voiture.

�a le fait aller � l'�cole le matin.

D'accord mademoiselle.

Tom ne prend pas ce chemin.

Celui-ci est plus rapide.

Pourquoi ?

Moins de circulation.

J'aime �tre en retard.

Mais pas ta ma�tresse, je parie ?

Non elle d�teste.

Elle t�l�phone � chaque fois.

- Tu es souvent en retard ? - Pas depuis des mois.

Zut !

Quoi ?

J'ai fait tomber ma cl�.

Quelle cl� ?

La cl� du garage, je ne peux pas ranger la voiture sans.

Tu peux la chercher ? Elle doit �tre l�.

- J'ai trouv� quelque chose. - Quoi ?

Une demi-couronne.

Tu peux la garder mais continue � chercher ma cl�.

Viens.

Ce n'est pas l'�cole.

Non, je dois prendre une autre cl�.

Tu veux m'aider � la trouver, veux-tu ?

- Oui. - Oui.

Quelqu'un vit ici ?

Pas en ce moment.

La cl� est en haut. Tu veux voir en haut ?

- Oui. - Oui.

Belle chambre, hein ?

- Oui. - Oui.

Tu veux un bonbon ?

- S'il vous pla�t. - Par ici, tu vas en avoir un.

Tiens.

Je t'en donne un.

C'est bon ?

Merci.

Je vais te laisser...

pour aller chercher cette cl�.

Tu seras bien l�, non ?

Je vais �tre en retard � l'�cole.

Non, tu le seras pas.

Regarde le pantin.

Allez !

Prends-le.

Il te pla�t ?

- Oui. - Oui.

- Il fait tic-tac. - Il est sp�cial.

Je vais chercher la cl�.

- Moi aussi. - Non.

Je veux mon papa.

Oui.

Oui, c'est moi.

Vous �tes s�re ?

� l'heure habituelle.

Tu veux parler � ton papa ?

Oui.

Qu'y a-t-il Robbie ?

Jonathan n'est pas arriv� � l'�cole.

All�.

All�.

Tu veux dire bonjour � ton papa ?

Oui.

All�.

Coucou, papa.

Jonathan !

O� es-tu ?

Papa...

Allez, rends �a � tonton.

Il est en s�ret�.

Qui �tes-vous ?

Je viens vous voir.

Je serai l� dans une demi-heure.

Papa !

H�, Papa !

Papa !

Papa !

O� est-il ? Qu'en avez-vous fait ?

Dites-le-moi ou j'appelle la police !

Ce serait stupide de faire �a.

Marlow ?

Entrez.

Ne vous inqui�tez pas, �a va aller.

Par ici.

Votre femme ?

Tu�e dans un accident en �cosse, c'est �a ?

Sachez que...

je ne vous ai pas choisi au hasard dans l'annuaire.

Combien voulez-vous ?

Un homme d'affaires qui parle argent, normal.

Combien ?

Je surveille la maison depuis un moment.

C'est comme �a que j'ai su pour le chauffeur.

Je l'ai appel� ce matin.

Je lui ai dit que Jonathan n'allait pas � l��cole ce matin.

Tr�s simple.

Inutile d'�taler votre g�nie.

Je veux r�cup�rer mon fils au plus t�t.

Combien voulez-vous ?

50 000 livres.

O� est-il ?

Il est en s�curit�.

Viens regarder par la fen�tre.

Poste d'Hampstead.

Il est toujours dans la maison ?

Votre adresse ?

Votre nom ?

Robin... son.

Bien.

Restez calme

On envoie quelqu'un tout de suite.

- Jackson ! - Oui, monsieur.

Remplacez-moi ici un instant.

D'accord.

Oui.

Un possible enl�vement, monsieur.

L'adresse ?

Chester ?

- Anthony Chester ? - C'est lui.

- Il l'a signal� ? - Non, la nurse, Mlle Robinson.

Elle �tait hyst�rique

Le ravisseur �tait dans la maison.

Passez-moi Scotland Yard.

Bewley.

Oui.

Il y a combien de temps ?

Donnez-moi l'adresse.

Oui.

D'accord, j'envoie quelqu'un tout de suite.

De votre c�t�, envoyez une patrouille.

Qu'ils n'entrent pas !

Qu'ils surveillent la maison. Envoyez deux voitures.

Si quelqu'un quitte la maison. qu'on le suive.

Oui monsieur ?

Qui est l'inspecteur de service ?

L'inspecteur Parnell.

Passez-moi son bureau.

Oui.

Parnell est l� ?

Non, il est � Kenan Road pour un vol.

14 Winnington Road � Twoe.

Possible enl�vement.

La police locale surveille la maison.

Que Parnell y aille tout de suite.

Oui monsieur.

Kenan Road.

L'inspecteur Parnell, tout de suite !

C'est urgent !

Bon sang !

Une voiture maintenant, au pas de course !

Alors, ta m�moire. Smiley ?

Elle se r�veille ?

On va la stimuler un peu, d'accord

Tu faisais le guet.

Tu �tais devant la boutique, la voiture est arriv�e.

Elle �tait vol�e.

Par toi, Smiley ?

Non.

Mais vol�e n�anmoins, c'est �tabli.

Au volant, c��tait Jerry Saunders.

L'autre ?

Je n'avouerai rien.

Jerry Saunders a �t� vu.

On l'arr�tera t�t ou tard.

En attendant, tu vas nous aider � reconstituer tout le puzzle.

Celui qui est descendu de la voiture...

celui qui a fracass� la vitrine et vol� ces bijoux tr�s chers...

c'est lui qu'on veut, n'est-ce pas ?

Quel est son nom, Smiley ?

Tu as peur, Smiley ?

De quoi ?

Il avait un imperm�able gris avec le col relev�, des cheveux noirs.

C'est de lui que tu as peur, hein ?

Il a promis de te tuer si tu parlais ?

Dis-nous qui c'est, on l'enverra en prison.

Enferm�, il ne pourra rien te faire.

Il a des amis.

On te prot�gera.

Inutile de t'inqui�ter pour eux.

Vraiment ?

Ils me d�moliront avant que vous r�agissiez.

Tu n�es pas press�, Smiley ?

Tu n'es pas attendu ?

J'ai tout mon temps.

Quand je veux savoir une chose, je continue jusqu�� ce qu�on r�ponde.

Acharn�, voil� ce que je suis.

Cigarette ?

Qui �tait l'autre, Smiley ?

Celui qui t�effraie, son nom !

Tu perds du temps ! Qui est-ce ? son nom !

Tu le crains ? Crains-moi davantage !

Son nom, Smiley ! Son nom !

Tu veux partir Smiley ?

Tu peux partir.

Tes copains...

ceux dont tu as si peur...

ils doivent t'attendre dehors.

Tu penses qu'ils croiront que tu n'as rien dit ?

Ils savent que celui qui ne parle pas, on le garde ici.

Seuls ceux qui parlent sont rel�ch�s.

Ils savent que tu sais qui c'est.

Ils penseront qu'on le sait aussi.

Tire-toi Smiley.

Tom Laker

Tom Laker, demandez un mandat d'arr�t. Qu'on l'arr�te.

- Occup� ? - J'ai fini.

- Un tour � Hampstead ? - Je d�jeune avec ma femme.

Et lui ?

Refus de coop�rer, enfermez-le.

Tu mangeras un sandwich, une voiture nous attend dehors.

� moins d'un meurtre, je d�jeune.

Un enl�vement.

Deux poulets, un salami. Dans la voiture.

C'est toujours urgent.

Riverside 1-7-O-7

All� ?

Maggie ? On remet le d�jeuner � demain.

J'ai d�j� entendu �a.

Hier, cette fois. c'est promis si je mens je vais en enfer.

Pas d'enfer avant ce soir.

Nous avons un d�ner, je compte sur toi.

Pr�pare le caviar, je serai l� � 18 h

- Au revoir. - Au revoir.

Merci.

- C'est du poulet ? - D'apr�s le vendeur, du jour.

Tu parles...

- Coriace ? - Pire que �a.

Parle-moi de l'affaire.

Suspicion d'enl�vement. La police locale surveille la maison.

c'est tout ?

Pour le moment.

- Qui m'a mis sur le coup ? - Bewley.

C'est tomb� quand ?

Une sale affaire.

Bewley les balance toujours comme �a.

Esp�rons que cette fois, il me laissera diriger.

Tu ne le verras qu'� la conf�rence de presse.

Pour �a, il s'y entend. C'est un policier qui pose bien.

Suivez-nous.

- C'est la maison ? - Oui.

Et la voiture du ravisseur.

Il a emmen� le petit ce matin en pr�tendant �tre chauffeur.

Il l'a laiss� quelque part et est revenu encaisser.

Le nom du gamin ?

Jonathan, fils d'Anthony Chester.

Chester a quitt� la maison il y a quinze minutes.

On l'a suivi jusqu�� une banque.

On l'a appris par radio, il a retir� 50 000 �.

C'est pas un pourboire.

Qui a appel� ?

Robinson, la nurse.

- � l'insu de Chester ? - On dirait bien.

Au fait, le ravisseur a dit qu'il s'appelait Marlow.

Retournez � Scotland Yard, on a une voiture

Trop facile Marlow attend l�, Chester va chercher l'argent

- Et s'il �tait all� voir la police ? - Pourquoi venir � la maison ?

Bonne question.

Je pr�f�re la demande de ran�on jet�e � travers la fen�tre.

Ou le coup de fil d�une cabine.

�a je comprends.

Il prend trop de risques.

Les escrocs sont fain�ants, c'est leur nature.

Il se donne trop de mal.

Analyse de caract�re.

Industrieux, malin, courageux. convaincant, mais c'est un escroc.

�a ne colle pas. Il devrait �tre patron.

c'est sa voiture. Qu'on l'emm�ne pour l'examiner.

J'ignore si �a aidera, mais je vais voir M. Marlow.

Sors ton insigne, il avouera

Il est cens� l'avoir d�j� fait.

Ce qui m'int�resse, c'est comment il pense s'en sortir.

Inspecteur Parnell, C.I. D.

S'il vous pla�t, entrez.

Il est l�, dans le bureau.

- Il sait que la police a �t� appel�e ? - Non.

Poste des hommes derri�re, des fois qu'il veuille filer en douce.

Faites-moi entrer, ne dites rien et allez � la cuisine, d'accord.

Vous attendez Chester ?

Je l'attends aussi.

Pour une affaire.

�a ne devrait pas �tre long.

Vous n'�tes pas press� ?

Je partirai quelques minutes apr�s son retour.

Mon affaire est confidentielle.

Je r�fl�chis.

Oui.

Sur un probl�me.

Vous aimez les probl�mes ? Vous pourriez m'aider.

Enlever un enfant est facile.

Sortir dans la rue, s'en saisir. le cacher quelque part,

c'est simple.

Ce qui est difficile...

c'est d'encaisser et dispara�tre.

Soyons pr�cis.

Comment �changer l'enfant contre l'argent et �chapper � la police ?

Pas besoin de la police

Ni de cet argent M. Chester

Vous devez laisser Marlow partir.

Dites-lui

Son fils est dans une chambre quelque part � Londres

Il joue avec un pantin.

� l'int�rieur, il y a une bombe � retardement.

Comme celle-ci.

La bombe doit exploser demain � 10 h pr�cises.

Je vais r�gler celle-ci...

sur une minute.

J'ai un billet pour Rio.

Une fois l�-bas, je serais intouchable

Je prends l'argent.

J'embarque dans l'avion du soir.

J'atterris demain � 7 h, heure d'ici.

Je vous dirai par t�l�phone o� est le petit.

Vous pourrez le sortir de l�...

et d�samorcer la bombe.

Le principe de la bombe est simple

Elle fonctionne comme un r�veil.

Au moment choisi pour la d�tonation,

le m�canisme lib�re de l'acide sur une fine plaque m�tallique.

L'acide ronge la plaque...

le contact �lectrique se produit...

la charge est activ�e.

L'acide a �t� lib�r�.

Il mettra...

20 secondes � ronger le m�tal.

Esp�ce de salopard !

La v�ritable bombe aurait fait sauter la maison

Voil� pourquoi il faut le laisser partir

Grey, viens voir un moment.

Envoie �a au labo pour examen.

Je veux tout savoir sur la minuterie et le syst�me d�tonation.

Je veux l'origine des composants.

Asseyons-nous, messieurs, on en a pour un moment.

Marlow s'en va.

Il prend l'argent et il s'en va.

Il reste.

Sans plainte de ma part, vous ne pouvez pas l'arr�ter.

Ni l'emp�cher de quitter le pays.

Inutile d'impliquer la police.

On est impliqu�s, c'est notre boulot.

Cet homme a commis un crime.

En tant que policier, �a me d�pla�t,

il ira en prison

Quand il aura dit o� est votre fils, et je peux l'arr�ter quand je veux.

Quant � quitter le pays...

il ne quittera m�me pas cette maison.

Je n'ai pas le temps de discuter avec vous.

Je vous fais retirer cette affaire.

Allez-y.

Votre grade ?

Inspecteur principal.

Scotland Yard ?

Je veux le commissaire adjoint Bewley.

De la part d'Anthony Chester.

Bewley ?

Chester � l'appareil.

Tr�s bien.

Dites � Parnell que j'arrive tout de suite.

Merci.

Le commissaire adjoint est en chemin.

Les empreintes dans la voiture sont celles de Marlow et du petit.

Marlow n'a pas de casier.

La voiture a �t� lou�e il y a une semaine � Nottinghill.

Il a donn� le nom de Marlow, une fausse adresse et il est parti.

Le loueur ne se souvient pas de lui, car il loue 50 voitures par jour.

Je te r�p�te tout ou je te r�sume ?

R�sultat pour la voiture, que dalle !

Marlow a enferm� le gosse dans une maison de Londres.

Il lui a donn� un pantin.

Tr�s gentil de sa part.

Le pantin contient une bombe,

qui explosera demain � 10 h.

Marlow compte s'envoler ce soir et nous dire de Rio o� est le petit.

Il emporterait l'argent.

Chester veut payer et le laisser filer. Pas moi, conflit.

Chester passe au-dessus de ma t�te.

Il conna�t quelqu'un � Scotland Yard.

Une relation mondaine.

Essaie de deviner qui est-ce.

Un commissaire adjoint photog�nique ?

Lui-m�me.

Il est en route en moment.

Chester veut me faire, dessaisir.

Classique.

Je l'arr�te quand il se gare pour d�faut de stationnement ?

Emm�ne-le derri�re, et tords-lui le cou si tu veux m�aider.

Je vais te dire, Grey.

Bewley m'a d�j� retir� une affaire.

Il ne me fera plus jamais �a.

Un instant, je veux voir Chester seul.

Je vous appellerai au besoin.

C'est ce que j'aime dans la police.

Les relations informelles entre grades.

Un de ces jours, je lui dirai ma fa�on de penser.

On le signalera au comit� d'�thique, notre sup�rieur est un arriviste.

Il grimpe si vite qu'il devrait avoir ses initiales sur ses semelles.

Et pour Marlow ?

C'est un cingl�, non ?

Ne le sous-estime pas, il est malin.

Un criminel normal prend peur.

Ce type est pr�t � toute �ventualit�.

Tu le feras parler ?

Il a une faiblesse sous sa belle assurance.

Il faudra du temps pour la trouver, mais il y en a toujours une.

On peut interroger quelqu'un des heures sans r�sultat...

reposer toujours les m�mes questions...

chercher le mot ou la phrase qui le fera r�agir.

Quand on le trouve, c'est radical. Il s'ouvre.

Il se met � te hurler la v�rit�.

Tu n'as plus qu'� dire au sergent de prendre la suite.

Int�ressant comme boulot. Tu embauches ?

Marlow craquera, avec le temps.

On a peu de temps.

Parnell !

Tu dois savoir une chose.

Je suis avec toi, quoi que tu d�cides de faire.

Mais ne te braque pas.

En retenant Marlow, tu prot�ges qui ? Le petit ?

Ou tu affrontes Bewley ?

Vous croyez � cette bombe ?

Oui, j'ai vu la d�monstration de Marlow.

Merci

Nous avons un fait av�r�.

Chester a vu son fils une demi-heure avant que Marlow arrive,

le gar�on ne peut, pas �tre loin.

�a fait quand m�me une zone tr�s vaste.

Aucun moyen de le trouver avec les m�thodes habituelles ?

Pas sans un coup de chance.

Marlow parlera ?

Oui.

Vous en �tes certain ?

Non, pas certain, mais je le crois.

- C'est un sacr� risque. - Je le ferai parler, il le faut.

On pourrait le laisser partir.

Je ne suis pas pr�t � �a.

- Mais il le faudra peut-�tre. - Je le ferai parler.

Comprenez bien une chose.

J'ai un travail � faire aussi et il n'est pas facile.

Je dois penser avant tout � l'enfant.

Chester vous a dit de dire �a ?

C'est votre ami, non ?

Un ami influent.

Le genre d'ami que vous avez cultiv� toute votre vie.

Laissons la vie priv�e en dehors.

On ne peut pas.

C'est le fils de Chester.

Peu importe de qu'il est le fils.

Laissez Marlow partir.

Vous m'en donnez l'ordre ?

Faites-le.

Si vous �tes s�r.

Mais sachez, Bewley...

que t�t ou tard, cette histoire fera la une.

Je vous laisserai la presse.

Qu'est-ce que �a veut dire ?

Imaginez les titres.

"Violez la loi en toute impunit�".

Passez donc une annonce.

"Prenez une bombe et un enfant."

Vous aurez toute l'aide de la police.

"Elle vous escortera � l'a�roport avec 50 000 �."

Vous allez laisser Marlow partir.

Et quand �a se reproduira ?

Vous donnez un permis de kidnapper � tous les malfrats du pays.

S'il s'en tire. ils feront la queue pour l'imiter.

Que ferez-vous Bewley ?

Vous les laisserez partir ?

�a s'arr�te o� ?

On musellera la presse.

Longtemps ?

Vous connaissez bien la presse, vous ne la ferez pas taire.

En dehors de ceux qui savent, la police, la nurse, il y a Chester.

Son, fils est en danger, l'argent ne compte pas.

Mais plus tard, s'il r�cup�re son fils indemne...

L'argent commencera � le travailler... il voudra r�agir.

Si riche qu'il soit, il voudra r�cup�rer sa mise...

et �a se saura.

Je suis d�sol�, Parnell...

on doit prendre ce risque.

C'est la vie du petit qu'on ne peut risquer.

C'est l�-dessus qu'il compte.

C'est pour �a qu'il agit ainsi.

C'est pour �a qu'il attend � c�t� que vous preniez les commandes.

- Il sait que vous prendrez peur. - Le garder est trop risqu�.

Prendre des risques c'est notre m�tier.

Entrer dans une pi�ce sans arme face � un revolver, c'est un risque.

Ce gar�on est un innocent.

Notre travail est de le sauver.

C'est pour �a qu'on nous paie.

On ne fait pas �a pour 15 � par semaine, il y a autre chose

�coutez Bewley, je suis flic depuis 20 ans,

pas pour l'argent, mais pour d�fendre la loi.

J'emp�che les gosses de jouer au foot dans la rue pour faire respecter la loi.

C'est le code selon lequel on vit.

Le laisser violer la loi et s'en tirer, ce serait affaiblir chaque policier.

Ils croiront moins en ce qu'on fait.

Ils prendront moins de risques...

parce qu'on aura dit � un criminel,

"Vous avez kidnapp� et viol� la loi, mais vous pouvez vous en aller."

R�fl�chissez � �a.

Je connais la loi comme vous.

Mais parfois il faut ignorer la loi...

et faire ce qu'on croit juste.

Mais cette fois, vous �tes face au revolver.

Voulez-vous faire taire la presse parce que cette fois elle vous ennuie ?

La loi dit que Marlow est un criminel.

Votre travail est de lui faire dire o� est le petit.

Pas de vous d�filer en choisissant la solution facile.

Tr�s bien, Parnell.

Vous avez parl�...

je vous ai �cout�, maintenant, en tant que sup�rieur,

j'ai pris ma d�cision.

- Laissez partir Marlow. - J'ai pris ma d�cision aussi.

Tant que je serais sur l'affaire, je ne laisse pas partir Marlow.

Je vais �tre clair, Bewley.

Votre seule possibilit� est de me retirer l'affaire.

Je suis d�sol� de cela, Parnell.

Inutile, vous l'avez d�j� fait.

Vous vous �vitez beaucoup d'embarras pour vos prochains d�ners avec Chester.

Vous faites aussi autre chose, Bewley.

Vous prenez la responsabilit� de la vie de son fils.

Ce n'est peut-�tre pas la solution facile.

Marlow joue peut-�tre serr�...

il a peut-�tre d�j� tu� le petit.

Vous ne le croyez pas ?

Beaucoup de ravisseurs deviennent des meurtriers.

On retrouve trois enfants morts pour un vivant.

Ils s'agitent, se mettent � pleurer, reconnaissent les lieux et les gens.

Je crois ce qu'a dit Marlow...

mais n'ignorons pas cette �ventualit�.

Je ne peux pas garantir que je ferai parler Marlow.

Mais pouvez-vous garantir qu'il appellera de Rio ?

Une fois hors du pays, il n'aura rien � perdre.

Rien � gagner non plus.

J'ai appris une chose tr�s t�t,

ne pas croire qu'un criminel pense comme vous.

Ces gens sont d�nu�s de raison. Prenez cet homme pr�cis�ment.

Il a enferm� un enfant avec une bombe � retardement.

�a vous semble sens� ?

C'est l'�uvre d'un d�ment.

Qui sait ce qu'il pourrait faire ?

Je ne parierais pas sur le fait qu'il appellera.

Je vous ai ordonn� de le laisser partir.

Pour moi, c'est le bon choix.

Vous refusez ? Tr�s bien !

Agissez � votre guise.

Mais comprenez bien une chose.

Vous prenez la responsabilit� de la vie du petit.

Si les choses tournent mal...

vous en serez personnellement responsable.

S'il y a du nouveau, contactez-moi sur-le-champ.

Oubliez Rio, l'argent retourne � la banque.

Vous restez.

Vous changerez d'avis.

Peut-�tre.

En attendant, je vous pr�viens, je vous arr�te officiellement.

Ce que vous direz sera retenu comme, preuve.

Vous �tes accus� d'enl�vement. Une d�claration � faire ?

Vous esp�rez des aveux ou quelque chose ?

Non, juste une d�claration.

Vous parlez comme si c'�tait fini, �a ne l'est pas.

Le petit est avec une bombe qui le tuera demain � 10 h.

Alors on vous accusera de meurtre.

Vous n'avez pas compris, rel�chez-moi, je vous dirai o� est le petit.

Votre offre a �t� rejet�e.

Ne faites pas de d�claration si vous n'en avez pas envie.

- Je n'en ferai pas. - Bien.

�a m'�vitera la peine d'avoir � tout noter mot � mot.

Mais sachez que si le petit meurt, vous serez pendu.

Vous le laisserez mourir ?

� vous de voir.

Vous seul savez o� il est.

Je ne vous le dirai pas.

Je l'ai compris.

Vous savez...

j'ai surveill� cette maison, un certain temps.

J'ai pr�vu � l'avance ma r�action si quelqu'un appelait la police.

J'ai d�cid� de rester ferme.

Soit vous me laissez partir, soit le petit meurt...

c'est aussi simple.

Une maison agr�able, hein ?

Cette pi�ce en particulier.

Tout �a a �t� pens�.

Il faut reconna�tre, Chester a du go�t.

Il faut...

avoir l'�il pour le mobilier comme �a.

Oui.

Et avoir de l'argent.

C'est vrai.

Combien peut co�ter ce bureau ?

C'est une antiquit�.

Je ne m'y connais pas en antiquit�s.

Devinez.

100 � ?

Je ne sais pas.

Pour tous les meubles de la pi�ce, vous diriez combien ? 750 ? 1000 � ?

Je n'en ai aucune id�e.

Combien vous a co�t� ce costume ?

Il a bien 8 ou 9 ans

Je tente le coup � 10 �. J'ai raison ?

- C'est du bon tissu. - C'est le probl�me

Le tissu peut �tre bon. si la coupe est m�diocre...

Prenez le costume de Chester.

Il est cousu main, bien coup�, il tombe parfaitement.

Eh bien...

il peut avec son argent.

�a vous d�pla�t... qu'il ait autant d'argent ?

Grand bien lui fasse.

Et le fils de Chester ? Avoir cet argent le corrompt ?

- Je m'en fiche - Pourquoi un pantin ?

Mon avion est � 17h30.

Dans environ...

3 heures et demie.

Billet achet� ou juste r�serv� ?

R�serv�. Je paierai � l'a�roport.

Avec l'argent de Chester ?

Oui.

O� avez-vous appris � fabriquer une bombe � retardement ?

Ne vous bilez pas.

Elle fonctionnera.

Je n'en doute pas.

Mais o� avez-vous appris ?

Je l'ai fabriqu�e, c'est tout

Pourquoi dans un pantin ?

Pas de raison particuli�re.

Il y en a toujours une.

- Pourquoi dans le pantin ? - Je ne sais pas.

Vous avez d� en chercher un.

- Il doit y avoir une raison. - Non, je suis tomb� dessus.

Vous nous avez pr�cis� que c'�tait un pantin.

Vous pouviez nous parler de la bombe sans nous parler du pantin, mais non.

Et alors ?

Je cherche une explication.

Il aurait �t� plus simple et plus s�r de la cacher quelque part.

Vous avez dit qu'elle ferait sauter la maison

Pourquoi vous donner ce mal ?

J'aime les pantins.

Vous ne devriez pas les aimer.

Alors je ne les aime pas.

Vous en aviez un quand vous �tiez tout petit ?

Vous pensez que comme vous, le fils de Chester ne le quittera pas.

Si vous le dites.

Vous �tes bizarre.

Qui vous l'avait donn� ? Votre m�re ?

Pourquoi en voulez-vous au fils de Chester ?

Pourquoi lui en voudrais-je ?

Parce qu'enfant, vous �tiez pauvre.

Vous n'habitiez pas ce quartier.

Qui vous l'avait donn� ?

Votre m�re ?

Je ne sais plus.

- Votre m�re pour votre anniversaire ? - J'ai oubli�.

Vous refusez de parler de votre m�re, pourquoi ?

Oh, l�chez-moi.

Vous avez honte d'elle ?

Ma m�re et mon p�re sont morts...

durant le Blitz.

Vous �tiez � Londres pendant la guerre ?

- Oui. - O� viviez-vous ?

- Dans l'ouest de Londres. - Une bombe est tomb�e sur la maison ?

Oui.

- Vous n'avez pas �t� tu� ? - J'�tais chez un ami.

- O� ? - � la campagne.

- Le m�tier de votre p�re ? - Les affaires.

- Votre m�re l'aidait ? - Oui.

Dans quel genre d'affaires ?

Vous n'aimiez pas leurs affaires.

C'�tait leur vie, pas la mienne.

- Votre p�re vous ressemblait ? - Oui, assez.

- M�me carrure ? - Oui, m�me carrure.

Votre m�re dirigeait et votre p�re aidait ?

J'ai oubli�.

- Elle vous l'a donn� ? - Je ne sais plus.

Quelqu'un vous l'a donn�. Votre m�re non ?

Allez donc le lui demander !

Je la croyais morte.

Mon avion est � 17h30.

Veillez-y si vous voulez sauver le petit.

Je ne peux rien faire, je suis policier.

Je dois suivre la loi.

La loi dit que vous resterez pour �tre jug� pour enl�vement.

Peine maximale, 12 ans.

Oh...

Merci.

Fils unique ?

Ouais.

J'ai eu une enfance heureuse.

- Vous aviez d�j� vu Chester ? - Non jamais.

- Comment l'avez-vous connu ? - Par la presse.

- Comment avez-vous eu son adresse ? - Dans l'annuaire des directeurs.

Vous travaillez seul ? Sans aide ?

Je n�ai pas besoin d'aide.

Quel est votre m�tier ?

Comptable.

- En ville ? - Oui, mais vous ne saurez pas o�.

Vous devez �tre tr�s dou�.

Minutieux, pr�cis, bien organis�.

Mais mal pay�.

Alors vous, prenez votre retraite aux frais d'un autre ?

C'est comment d�tenir entre vos mains...

la vie d'un enfant inconnu ?

Il ne vous a rien fait et vous faisait confiance.

Mon avion d�colle � 17h30.

Je dois y �tre � 17 h pour embarquer.

C'est la m�re du petit.

Oui, je le sais.

On compare toujours sa m�re � celles des autres,

mais elle ne les surpasse jamais.

Parce qu'on conna�t bien sa m�re.

Regardez ce portrait, Marlow.

Allez-y, regardez-le.

Votre m�re a d�j� pos� pour un portrait ?

Non.

Pourquoi ?

Mettez votre m�re dans ce cadre.

Imaginez-la ici, maintenant.

A-t-elle la m�me �l�gance, la m�me pose, la m�me dignit� ?

Etes-vous fier de la voir assise l�-haut � vous juger ?

Que vous dit-elle ?

Ses yeux sont froids et amers ?

Elle a honte de vous ?

Sa bouche est dure ? Elle vous condamne ?

Qu'est-ce qui vous frappe ?

Sa bienveillance ou son d�go�t ?

Son affection ou sa r�pulsion ?

Dites, moi, Marlow.

Elle s'en ficherait.

Pourquoi ?

Mains calleuses, v�tements de travail, elle vous a �lev�, nourri, habill�.

Elle trimait pour gagner sa vie.

Elle d�pensait tout ce qu'elle gagnait pour boire.

Mais elle vous a donn� ce pantin.

Oui, elle me l'a donn�.

Elle est venue dans ma chambre.

Elle avait achet� ce cadeau dans un pub.

Elle puait l'alcool.

J'ai d� l'embrasser pour l'avoir.

Puis elle m'a emmen� voir ses amis, qui riaient tous et puaient l'alcool.

Certains vomissaient, ils vomissaient sur moi.

Oui...

elle m'a offert ce pantin..

Le petit n'a rien fait.

Ne vous vengez pas sur lui.

Allons le chercher, d'accord ?

On ne retiendra rien contre vous, j'y veillerai.

O� est le gar�on, Marlow ?

� quelle adresse ?

Tr�s bien, vous avez eu assez de temps.

Laissez-le partir.

Je veux mon fils.

Dites-lui qu'il peut partir.

Regardez, y a 50 000 � dans cette sacoche.

Si vous le laissez partir, je vous en donne autant.

T�l�phone

Parnell !

Parnell !

Apprenez une chose, Chester.

Vous pouvez acheter Marlow, Bewley, m�me moi,

mais pas la vie de votre fils.

Si Marlow d�colle, l'avion peut arriver en retard ou s'�craser

Il peut avoir un accident de voiture. Vous avez une assurance contre �a ?

Tout peut arriver quand il sera parti.

Lui seul peut sauver votre fils. Tant qu'il est ici, on a une chance.

Il nous dira o� est le petit.

Je peux encore avoir cet avion.

Vous ignorez ce que fera la vraie bombe.

J'ai fait mon service militaire � Chypre.

J'�tais dans un bureau.

Je devais noter la position des troupes.

Les chars, les bombes,

les munitions et tout le reste.

Il y avait de grandes r�unions.

Quand �a allait le plus mal, ils ont fait une r�union.

Elle devait commencer apr�s le d�jeuner.

Deux g�n�raux ont �t� retard�s, la r�union aussi.

Un terroriste avait plac� une bombe dans la salle.

Une ordonnance �tait l� quand �a a saut�.

Il ne restait rien � enterrer.

O� est-il ?

O� est mon fils ?

Docteur, connaissant la situation, vous ne pouvez pas le ranimer ?

Je ne sais pas encore.

Il est impossible de le ranimer par injection.

Il souffre d'une grave commotion.

Je veux qu'on l'emm�ne � l'h�pital au plus vite pour faire des radios.

Je crains une fracture du cr�ne et des dommages c�r�braux.

Docteur, je suis riche, tr�s riche.

Je veux que le meilleur chirurgien du pays op�re cet homme.

Faites ce qu'il faut pour le ranimer ce soir.

Je peux arranger une consultation avec le meilleur sp�cialiste.

Si n�cessaire, je peux le faire op�rer d�urgence.

Mais on ne pourra peut-�tre pas le r�veiller en si peu de temps.

Je me moque de ce que �a co�tera, juste...

ramenez-le � l'�tat conscient.

On fera de notre mieux.

Dans combien de temps saura-t-on ?

Je ferai les radios tout de suite. O� puis je vous contacter ?

Je retourne � Scotland Yard. On saura me trouver.

- Je vous appellerai. - Je ferai surveiller Marlow.

S'il d�lire, pourrait-il parler de l'enfant ?

Oui, oui il pourrait.

Donne �a � tous les journaux.

Que ce soit � la une de chaque quotidien du matin.

Qu'on examine bien ses v�tements, on pourrait appendre son vrai nom.

- Jenkins va le faire tout de suite. - Bien.

Il a d� louer l'endroit o� est enferm� le petit.

C'est forc�ment dans la r�gion de Londres.

Qu'on voie chaque bailleur.

Qu'on voie si la description de Marlow correspond, avec sa photo s�il le faut.

- �a prendra des semaines - On n'a que quelques heures.

- Demande toute l'aide n�cessaire. - D'accord

Passez-moi M. Bewley.

Il n'est pas dans son bureau.

Trouvez-le-moi.

Oui.

L'inspecteur Parnell est parti ?

C'est ta femme.

Je ne serai pas l� pour le d�ner, ne sais pas quand je rentrerai.

D�sol�e, docteur, un visiteur.

Ce n'est rien.

Entrez, M. Chester.

- J'ai les radios. - C'est grave ?

Tr�s grave, je le crains.

Voici la fracture.

Un �clat d'os appuie sur le cerveau.

On va devoir l'enlever...

mais il est trop t�t pour rep�rer.

Le sp�cialiste l'a vu ?

Non, je l'attends.

�a vous ennuie que je reste ?

Non, bien s�r.

Scotland Yard, s'il vous pla�t...

Ici Parnell.

D'accord, merci docteur.

Du nouveau ?

On attend sp�cialiste. Il y a peu d'espoir.

V�rifiez...

� toutes les voitures � proximit� du quartier ouest...

Un d�ment aurait...

Quelque chose pour vous du labo.

- Et les patrouilles ? - N'esp�rez pas trop.

Comment chercher un gar�on enferm� quelque part � Londres ?

Essayez de faire mieux.

- On a d� vous enlever deux voitures. - Pourquoi ?

L'une roulait depuis plus de 10 heures, l'autre est all�e sur un suicide.

- Il y a d'autres affaires. - On est la priorit� !

Comme tout le monde !

C'est une excuse pour faire travailler les gens 24 heures sur 24.

Je vous rends cette voiture au plus vite.

Formidable !

Vous avez pu avoir M. Bewley ?

Il n'est pas chez lui.

Quand doit-il rentrer ?

On ne sait pas.

Essayez encore, voulez-vous.

On a le rapport sur la bombe, le labo l'a test�e.

Les composants ?

On les trouve n'importe o�.

Une pr�cision mortelle, hein ?

Et elle doit exploser � 10h demain matin.

- Quand reviendra-t-il a lui ? - Difficile � dire.

Peut-�tre tout de suite, peut-�tre jamais.

Une chose est s�re...

il peut pas �tre op�r� dans son �tat actuel.

- On ne peut qu'attendre. - Oui.

Je le dis � Chester

Scotland Yard, s'il vous pla�t.

All�.

Merci quand m�me, docteur.

Bonne nuit.

D'apr�s le sp�cialiste...

il n'y a rien � faire pour l'instant.

M. Bewley n'est toujours pas chez lui.

D'accord.

Tu devrais le savoir.

Je suppose que oui.

L'affaire tourne mal. Bewley reviendra quand ce sera fini.

Grey...

Qu'en penses-tu ?

Marlow est un l�che. Il aurait craqu�.

� ta place...

je l'aurais ramen� ici et tabass� pour qu'il me dise o� �tait le petit.

Oui.

Combien ?

17 ?

Ne quittez pas.

Bien.

Prenez cet appel.

Sergent Grey !

Une �tiquette de teinturier a parl�. Mme Maddox, 137 West Road.

- Ouvrez la porte. - Trop tard.

- Ouvrez la porte. - Trop tard, c'est ferm�.

Oh...

- On cherche Mme Maddox. - Que voulez-vous ?

- Vous �tes Mme Maddox ? - C'est moi.

On m'appelle Masie, mais mon nom est Dorothy.

- Un verre ? - Un scotch, s'il vous pla�t.

Bien, que voulez-vous ?

Cinq shillings, s'il vous pla�t.

Ce sont nos invit�s, il est trop tard pour vendre � boire.

Ne faites pas, attention. c'est mon mari, Freddie

C'est �a, comment allez-vous ?

Vous le connaissez ?

Bien s�r, c'est notre fils George.

Tout � fait.

Il habite ici ?

Non.

Non, depuis longtemps...

des ann�es.

Il passe ?

Quand il veut quelque chose.

Non, il n'a pas toujours �t� comme �a.

Il m'amenait des cadeaux, pas vrai Freddie ?

Tout � fait.

Il n'oubliait jamais sa maman.

Puis il a arr�t�.

Quels cadeaux ?

Des pantins.

� chaque visite, un nouveau.

- Toujours ces pantins ? - Il les adorait.

Je lui en avais offert un � No�l, avec Freddie on �tait dans un pub.

Un type avait ce pantin et j'ai pens�...

que �a ferait un cadeau pour George, vu que c'�tait No�l.

Au d�but, l'homme a refus� de le vendre.

Mais je lui ai dit que je le voulais, quel que soit le prix.

Je l'ai eu.

J'ai toujours ce que je veux, pas vrai ?

Tout � fait.

On est rentr�s tard.

Je suis mont�e dans sa chambre.

Il n�a jamais oubli�.

Il adorait les pantins

Vous l'avez vu r�cemment ?

Il y a trois mois.

Vous savez o� il vit ?

Aucune id�e.

Je crois qu'il habitait vers Highgate Way, mais, il y a 3 ou 4 ans.

Il vient souvent ?

Pas trop.

On ne sait jamais quand.

Il passe boire quelques verres.

Certains offerts, d'autres qu'il paye, ensuite il s'en va.

Il n'a jamais beaucoup bu.

Il s'en passe tr�s bien.

Il cherche plus de la compagnie, des amis.

Il avait des amis ici ?

Je ne crois pas.

Des petites amies ?

Pas que je sache.

Vous sauriez o� il habite maintenant ?

Non.

Si jamais il passe, je lui dis que vous le cherchez ?

Pas la peine.

Un autre verre ?

Non merci.

Je vous l'offre ?

- Curieux... - Quoi ?

Ils n'ont pas demand� pourquoi.

Marlow !

�coutez-moi.

Dites-moi o� est mon fils.

Je vous aiderai � vous enfuir si vous me dites o� est Jonathan.

Marlow o� est Jonathan ?

Mon Dieu !

Dites-moi o� est Jonathan, dites-moi !

Marlow !

Marlow !

Marlow ?

Il ne peut ni entendre, ni r�pondre. Il est dans le coma.

Il est tr�s gravement atteint.

Il ne peut pas vous aider.

Je veux retrouver mon fils.

Oui.

Continuez � chercher.

Et alors ? On est tous fatigu�s !

Docteur !

Docteur, venez vite !

Vous cherchez � me joindre ?

Vous vouliez �tre inform�.

J'ai re�u directement tous les rapports.

Bien, dans ce cas, vous connaissez la situation.

- Oui, et je n'en suis pas ravi. - Qui le serait ?

Chester a eu le commissaire.

Le commissaire m'a demand� de mener une enqu�te.

Parfait ! Commen�ons !

Je n'aime pas votre attitude.

Vous ne r�alisez pas que c'est grave ?

Grave, je sais que c'est grave, je me d�m�ne depuis ce matin,

le temps passe, on n'a pas le petit.

J'ignore si on le retrouvera. Voil� � quel point c'est grave.

Que dit l'h�pital ?

Il ne pourra pas parler.

Alors que faire ?

J'ai tous les hommes disponibles qui font un quadrillage complet.

J'ai trouv� les parents de Marlow, je leur ai parl�.

Eh bien ?

Aucun r�sultat.

On ne peut qu'attendre et compter sur le quadrillage.

Quelqu'un quelque part doit conna�tre cet homme.

Si quelqu'un le reconna�t, pouvait avoir une piste.

Jusque-l�, on attend.

C'est dur pour Chester.

Je suis d�sol� pour Chester.

Je le suis aussi pour son fils.

Je suis d�sol� pour tous ceux impliqu�s dans cette affaire.

J'�tais sur le point de m'apitoyer sur moi-m�me.

All�, Parnell.

Oui.

Oh, Dieu...

Oui, j'en suis certain docteur, merci.

Marlow est mort il y a 2 minutes.

Sans reprendre conscience.

Maintenant vous ne retrouverez jamais le petit.

Vous r�sumez bien la situation.

Comment vous sugg�rez que je l'annonce au commissaire ?

C'est votre probl�me, pour ma part �a ne m'int�resse pas.

Vous devriez vous y int�resser.

Et vite !

Il m'a demand� de lui expliquer pourquoi vous aviez retenu Marlow.

Pourquoi vous l'aviez laiss� seul avec Chester.

Pourquoi la situation vous avait �chapp�.

J'ai conduit l'enqu�te de mon mieux.

J'ai interrog� Marlow l�-bas pour une bonne raison.

Quelle raison ?

Peu importe maintenant.

Je pensais le briser plus facilement dans la maison qu'au poste.

Vous vous consid�rez comme un psychologue Parnell ?

L'homme qui fait parler tout le monde.

C'est bien tant que �a marche.

Mais quand �a tourne mal...

il faut en subir les cons�quences.

J'aimerais en parler plus tard.

Quand on aura retrouv� le petit, ou pas.

Si vous devez voir le commissaire, allez donc vous changer.

Il n'aimera pas vous voir en smoking de si bon matin.

Que fait le playboy ici ?

Il r�de.

LE FILS D'ANTHONY CHESTER ENLEV� AVEZ-VOUS VU CET HOMME ?

All� ?

On a quelque chose ! Un agent immobilier !

Je l'ai reconnu dans le journal, il est venu il y a 2 semaines.

Je suis s�r c'est le m�me homme.

Il a lou� une maison ?

Je crois, M. Tamplin s'en est charg�.

O� est-il ?

Il arrivera 9h45

Son t�l�phone ?

West Lo 5-4-5-6.

Appelle-le.

Si ce Marlow ou Maddox vous a lou� une maison, il doit avoir un dossier.

C'est ferm� � cl�.

- Vous avez la cl� ? - Oui, mais M. Tamplin...

Ouvrez-le.

Tamplin est en route.

Voil� les derni�res locations.

Marlow ou Maddox, c'est �a ?

Oui.

Il n'y a rien � ces noms.

Et d'apr�s la date de sa venue ?

�a plusieurs semaines... �a fait beaucoup de maisons lou�es ?

Je ne peux pas vous dire.

- Un appartement ? - Essayez.

Ah... voil� M. Tamplin.

M. Tamplin, avez-vous lou� quelque chose � cet homme ?

Oui, � Abbots Mead.

Une maison � �tages � Wimbledon.

- Conduisez-moi. - Oui.

Suivez les instructions de M. Tamplin.

C'est encore loin ?

� 5 minutes � cette vitesse.

Par ici !

Grey !

Tu n'as rien mon grand ?

- Une d�claration Bewley ? - Plus tard.

- M. Chester voudra ramener son fils. - Absolument.

Tout va bien, mon grand, on y va.

�cartez-vous. Je ferai une d�claration plus tard.

Merci beaucoup monsieur.

Regarde qui est l�.

Oh Bewley, remerciez l'inspecteur Parnell pour moi.

Beau travail, Parnell.

Vous parlez � la presse ?

Je rentre dormir. Parlez-leur, vous faites �a bien.

Mais il nous restera quelques points � �claircir

Allez au diable.

Je vous attends dans mon bureau demain matin.

Pouvez-vous faire une d�claration, M. Bewley ?

Oui, oui.

Bonne nuit.

Je te sers un petit-d�jeuner.

Papa !

Papa !

Sous-titres : �ric Leblanc

Sous-titrage vid�o : C.M.C. Recopiage zundertaker.

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