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...
...
-FROUFROU, FROUFROU.
CERTAINEMENT LA FEMME..
..SEDUIT SURTOUT..
..PAR SON GENTIL FROUFROU.
-La femme ayant l'air d'un garçon ne fut jamais..
..très attrayante.
C'est le froufrou de son jupon..
..qui la rend surtout excitante.
Lorsque l'homme entend..
..ce froufrou,
..c'est étonnant tout ce qu'il ose.
Soudain il voit la vie en rose.
Il s'électrise, devient fou.
Yahou ! Froufrou,
..froufrou...
-Jeannine ? Va changer les draps.
-PAR SON JUPON LA FEMME,
..FROUFROU, FROUFROU,
..DE L'HOMME TROUBLE L'AME.
-C'est un plaisir de vous voir. -Où est-elle ?
-Dans sa chambre.
-Seule ? -Evidemment.
Je vais aller la chercher.
Valentine ?
Tu as vu Valentine ?
-Elle peut bien crever, je m'en fous.
-Je ne comprends pas.
Raymond ? -Nous avons..
..un accord, Pandora.
-Je sais.
Valentine doit être disponible pour vous..
..et elle l'est.
C'est impossible, elle est forcément là.
...
-Mademoiselle ?
-Strangulation.
Pas de traces de lutte. Sale affaire.
Le crime a eu lieu entre 22 h et minuit. La victime n'a..
..guère plus de 18 ans.
Bien.
On peut faire enlever le cadavre.
-Commissaire,
..vous l'avez étranglée ?
-Je sais pas, je me rappelle plus.
-Vous devez bien vous rappeler quelque chose ?
-C'est un trou noir !
Je me suis réveillé avec la gueule de bois, je sais pas qui c'est !
-C'est une enquête normale, il faut donc enquêter normalement.
D'abord les témoins. Celle fille ne devait pas..
..passer inaperçue, elle a quand même une allure..
..particulière.
-Je sais ! C'est ce salopard qui l'a étranglée et foutue..
..dans mon lit. -Qui ?
-Froment !
Charles Froment ! Il vit avec cette brune !
Ouvrez !
Police !
-Quoi ?
-Où étiez-vous..
..la nuit dernière ? -Ca vous regarde pas.
Rhabillez-vous.
-Commissaire !
-Arrêtez. -Où étiez-vous ?
-A une fête ! Je me plaindrai.
-Jusqu'à quelle heure ?
-1 h. En quoi ça vous intéresse ?
-La brune est rentrée avec vous ?
-Josie ? -Josie, notez ça.
Lampion, Josie !
-Elle est pas venue. J'ai beaucoup de succès avec les femmes.
Pour ma carrière, je préfère..
..me présenter comme célibataire. -Banale histoire d'adultère.
Josie lui fait une scène, il la tue.
Il met son corps chez moi.
-Voilà.
-Mademoiselle.
-Je suis désolé.
Bonne journée.
-Avec l'alibi de Froment confirmé, il faut trouver une autre piste..
..et identifier la victime. -Inspecteur, je voulais dire...
-Pas maintenant, Ménard.
Sortez-moi les cas de disparitions de femmes signalées..
..depuis 15 jours. Merci.
-Froment nous cache quelque chose.
Je le sens, je vais vérifier ses dires.
Quelle est l'adresse où il a passé la soirée ?
-Euh...
-Quoi, Lampion ?
-Désolé, c'est difficile, mais...
Vous êtes impliqué..
..dans cette affaire.
-En effet. Et alors ?
-Vous pouvez pas enquêter.
-Accusez-moi tant que vous y êtes.
-J'ai pas dit ça. -Vous le pensez.
Je le vois. Traitez-moi en coupable !
-Commissaire !
-Asseyez-vous.
Prenez ma place. Vous avez raison, je suis coupable.
Je dois soulager ma conscience.
J'ai ramassé..
..une inconnue dans la rue. Je l'ai attirée dans ma chambre.
Je l'ai étranglée.
Comme ça, voyez ?
Comme ça.
Aahh !
Quoi ?
-Des aveux, parfait.
C'est limpide.
-Que faites-vous là, Deville ?
-Commissaire Deville. Le préfet m'a promu pour diriger..
..l'enquête pour éviter le scandale.
-Le scandale, c'est vous dans la police.
Le préfet a perdu la tête.
-C'est vous qui risquez de la perdre ! Emmenez-le.
Inspecteur... ?
-Lampion, monsieur. -Bon travail, Lampion.
-A vrai dire, le commissaire n'a pas vraiment avoué.
Il s'agissait d'un jeu.
D'une plaisanterie.
-Voilà. Je n'ai tué personne.
-Rappelez-moi les faits, inspecteur ?
-Lampion.
Ce matin, à 8 h 15,
..le commissaire nous a prévenus après avoir découvert..
..le cadavre d'une inconnue dans sa chambre.
-Il l'a découvert..
..en rentrant chez lui ? -A son réveil. Elle était couchée..
..à ses côtés. -Dans son lit.
Qu'en déduisez-vous ? -Rien.
L'enquête ne fait que commencer.
-Le principal suspect se trouve devant nous.
Il doit être placé..
..en garde à vue, immédiatement.
-Allons-y.
...
Je ne peux compter que sur vous, Emile.
Ce butor me hait depuis l'école de police.
C'est un imbécile.
Il n'y a rien de plus dangereux qu'un imbécile avec des relations.
-Je suis désolé.
-Au contraire, c'est parfait. Il y a tout le confort.
J'ai besoin de calme pour réfléchir.
Si je mets le tabouret là,
..je pense que je vais même apercevoir le ciel.
"Le ciel est, par-dessus le toit, si bleu, si calme."
-Normalement, je dois vous retirer..
..votre ceinture, commissaire. -"Un arbre, par-dessus le toit,
"..berce sa palme." -Vos lacets aussi.
-"Dis, toi que voilà, dis, qu'as-tu fait de ta jeunesse ?"
-Qui aurait pu imaginer ? Mais le commissaire est un sanguin.
Il aurait pu, dans un mouvement de colère...
-Ménard, je me passerai de votre psychologie.
Où est Deville ?
-Il avait un rendez-vous au golf.
-Bien, ça m'arrange. Donnez-moi la liste des disparitions récentes.
-Je l'ai remise au commissaire.
Il l'a emportée. -Bien sûr.
-Un appel pour Larosière. -Commissaire Larosière !
Je le prends dans mon bureau.
-La police a retrouvé une jeune femme.
-Vivante ?
-On m'attend pour l'identifier.
-Je savais qu'il s'était passé quelque chose.
-Vous vous sentez bien ?
-Je vais vous accompagner. -Non. Evitons..
..un scandale.
Il s'agirait d'un meurtre. -Un meurtre ? Mon Dieu.
Faites que..
..ce ne soit pas elle.
Je vous attends ici.
-C'est Valentine.
C'est bien elle.
-Je plais aux hommes, madame. Je sais ce qu'ils veulent.
-Ils veulent tous la même chose. Tu es jeune pour savoir..
..de quoi ils sont capables.
-J'avais 13 ans quand mon père me l'a fait comprendre.
-Tu es nourrie, logée,
..blanchie. C'est moi qui te paye.
-Ca me va. Je resterai pas longtemps ici.
-Jeannine te montrera..
..ta chambre.
Valentine ?
Ici, les rêves restent à la porte..
..et l'avenir aussi. Tu ferais mieux..
..de te résigner.
Je sais..
..de quoi je parle.
-Elle avait de la famille ?
-Valentine était seule.
-Avez-vous remarqué..
..quelque chose d'anormal, hier ? -Non, soirée habituelle.
Beaucoup de passage. J'ai remarqué son absence vers minuit.
-Vous n'avez pas vu si elle est sortie avec un client ?
-Les filles n'ont pas le droit de quitter la maison.
Elle le font en cachette par la porte de derrière.
-Ca arrive souvent ? -Non.
Elles respectent le règlement.
-A part peut-être Valentine hier soir ?
-Mes hommages, chère madame.
Inspecteur, j'ai découvert l'identité de la victime.
Il s'agit de Vareille Léonie,
..18 ans. Une paysanne qui n'est pas rentrée chez elle hier.
Convoquez la mère. Je vais manger. -La victime est Valentine Lebrun.
Elle avait 19 ans. Elle travaillait depuis 6 mois à L'Oiseau Bleu.
-Vous vous trompez.
-La morte n'a pas l'allure d'une paysanne.
La patronne de L'Oiseau Bleu,
..Mme Pandora, ici présente, l'a identifiée.
-Je suis formelle, hélas.
-Une roulure !
En effet, ça cadre mieux avec la nature perverse du suspect.
Qu'attendez-vous, inspecteur !? Confrontation !
-Certainement.
Madame.
Porte.
-Regardez cet homme, était-il à L'Oiseau Bleu..
..samedi soir ?
-Je ne crois pas.
Je peux m'en aller ?
-Tenez-vous à notre disposition. -Pas de problème.
C'est la devise de la maison.
-Au revoir,
..Pandora.
-Vous êtes témoin ? Le coupable ne nie pas la connaître.
L'étau se resserre.
C'est un habitué des lieux dépravés.
Une preuve de plus. -C'est pas une preuve, ce n'est..
..qu'une supposition. -Méfiez-vous,
..votre partialité me déplaît. Vous êtes un pervers.
Un pervers violent !
La luxure vous a conduit..
..au meurtre ! -Vous n'êtes qu'un aigri,
..un bigot.
Je vais au bordel, et après !?
-Le prochain vote du Sénat les fera fermer.
Je vais débarrasser les honnêtes gens de la pourriture !
-Fiche-moi le camp.
-Il faut que je fasse la chambre, mademoiselle.
-Pourquoi tu me reluques comme ça ?
-Pour rien. Vous êtes belle.
Petit rire.
-Tu devrais partir d'ici..
..pendant que tu peux encore.
-Il se passe des choses..
..ce matin. -Hum ?
-Raymond, tu sais ce qui se passe ?
-Il se passe rien. -Sans blague.
Pourquoi le vieux est encore chez la patronne tout seul ?
-Il peut pas se lever.
-T'es un comique, toi.
-Elle fait quoi ? -T'as assez bu, Ninon.
Pandora te mettra à l'amende.
-La teigne est sortie. Je me fous de ce qu'elle pense.
Je m'en fous.
J'ai pas peur d'elle.
-La patronne est dehors à cause..
..de Valentine, c'est ça ?
-Si on te le demande !
-Cette souillon..
..a les oreilles qui traînent.
-Jeannine ? Elle t'a dit quoi ?
-On lui aurait réglé son compte, à cette garce de Valentine.
-Ah !
Du nouveau, Emile ? -Non.
Je vais à L'Oiseau Bleu interroger les filles.
Valentine avait peut-être un client attitré ou un amoureux ?
-Elles ne diront rien. On est discret dans les bordels.
Si Pandora donne les noms de ses clients, elle peut fermer.
-Ca va être pratique. -Toutes les femmes,
..même les putes, parlent sur l'oreiller..
..une fois comblées. Oubliez que vous êtes policier.
Allez à L'Oiseau Bleu comme client.
Oubliez vos penchants naturels. D'accord ?
-C'est bien parce que c'est vous.
-Merci beaucoup.
-Pff !
-Tu l'as ?
C'est tout ce qu'il t'a donné, Henri ?
-L'opium est cher, la montre valait pas grand-chose.
-Elle était en or ! Tu essaies de me rouler ?
-Non. Je veux plus faire ça.
Débrouillez-vous toute seule. -Comment ? Je suis surveillée.
Tu dois m'aider, Valentine est plus là.
-J'ai la trouille. -Faut pas.
Elle te voit pas, Pandora. Personne te voit.
-C'est vrai. Mais moi, j'ai des yeux.
Je pourrais parler.
-Oublie ce que tu sais.
-Commissaire !
Raté.
Vous vouliez me voir ?
-Vous en avez mis du temps.
Je voudrais faire un point. -Juste faire un point ?
-C'est moi qui dirige l'enquête.
-Je devais aller voir le légiste. Il m'attend pour l'autopsie.
-Non.
-Pardon ?
-La fille a été étranglée entre 22 h et minuit par Larosière.
Un point, c'est tout.
-Commissaire !
-Merci, inspecteur, ce sera tout.
-Bien.
Il jette la balle dans l'eau.
Air de bastringue.
...
-Tiens-toi un peu, Ninon.
T'as recommencé à fumer ?
...
-Tu t'en vas, mon chou ?
Tu veux pas offrir un verre à ta Ninon ?
-Une autre fois.
-Regardez ce que j'ai trouvé.
-La place est chaude !
-Bonsoir, mesdames.
-T'es nouveau ?
Ton p'tit nom ?
-Emile. -T'aimes quoi, Emile ?
-Laisse-le-moi, faut que je bosse. -Pas question.
C'est moi qu'il veut, hein, mon lapin ?
Rires.
... ...
Tu m'enlèves mes bas ?
-Si vous voulez.
-J'en ai qu'une paire.
Faudrait pas que je me fasse..
..une échelle.
...
-On n'a rien mangé.
Ca passe pas ?
-Ménard,
..vous allez traverser la rue, entrer dans la brasserie des Arts,
..et me ramener le plat du jour, sans oublier la carafe de rouge.
-C'est la pitance des suspects. Y a pas de traitement de faveur !
-Répétez, j'ai pas bien entendu. -Enfin, c'est les ordres.
-Oui. -Du commissaire Deville.
-Barrez-vous !
Sortez d'ici !
Eteignez..
..la lumière !
-Désolé, c'est la première fois que ça m'arrive.
-Ca me repose.
C'est toujours mieux qu'un tordu.
-Y a beaucoup de types louches ? -Ah ça ! Oui, y en a.
Seulement, ça se voit pas sur leur figure.
-Tu penses que Valentine a pu en croiser un ?
-Comment tu sais ça ? -J'ai un ami qui travaille..
..à la morgue.
-Ah...
Elles doivent être gaies, vos conversations.
Tu me dois 100 francs. -Combien !?
-Ben...
Ben !
T'allais quand même pas oublier mon petit cadeau !?
Toujours pas ?
Elle soupire.
-Ha, ha, ha, ha !
Ha, ha, ha, ha !
-Vous fermez ? -Oui.
C'était calme, ce soir.
Ca te dit, un dernier verre ?
-Si tu me l'offres, je suis ratissé.
-Tu viens ?
J'habite à deux pas.
Il marmonne.
-Ha, ha, ha, ha !
Ha, ha, ha, ha !
Ha, ha, ha !
Hurlement.
Rire. Hurlement.
...
Rire.
Elle rit et hurle en même temps.
-Aahhh !
Aahh !
Qu'est-ce que j'ai bien pu faire ?
Qu'est-ce que j'ai fait ?
-T'es pas obligé de partir, tu peux dormir ici.
-C'est gentil, mais j'ai du travail.
Demain, je me lève tôt.
-C'est ta maman qui te tricote tes gilets ?
Tu regrettes ?
-Non, c'est juste que je suis pas...
-Homo ?
-Non, enfin si, mais euh...
Je suis pas...
Je suis pas habitué à agir sans réfléchir comme ça.
-Tu devrais, ça me plaît bien.
-Tu penses que ça peut être un maniaque..
..qui en voudrait aux filles ?
-Je sais pas, mais les filles ont la trouille maintenant.
-Et Valentine, t'as vu..
..si elle était avec quelqu'un ? -Non.
Avant le boulot, elle est sortie avec son puceau.
-Qui ça ?
-Tes questions m'emmerdent.
Tu aimes le macabre ?
Ou autre chose ?
-Je suis inspecteur.
J'enquête sur ce crime. -T'es là pour ça ?
-Non.
-Alors, plus de question.
-D'accord, excuse-moi.
Et lui, le commissaire Larosière, il vient souvent ?
-Il vient, mais c'est pas un habitué.
Une fois par mois, pour Esméralda.
Tu le soupçonnes ? -Non.
Bon, ben, je vais y aller.
-Le puceau qui s'est entiché de Valentine voulait la racheter..
..à Pandora. Elle l'a largué..
..pour le vieux. -Quel vieux ?
-Chut, plus de question.
Il s'appelle Anatole Deschanel.
Il est en fauteuil roulant. Il est riche. Il la voulait..
..pour lui seul.
-Merci.
-Je l'aimais bien, Valentine.
Allez, file.
...
-Le commissaire Deville a appelé.
Il sera absent aujourd'hui. -Etonnant.
-Une dame attend.
C'est la mère de la petite..
..qui a disparu.
-Madame ?
S'il vous plaît.
Léonie va réapparaître.
Un garçon a dû lui tourner la tête.
-Non.
Ma fille n'est pas comme ça. Elle est sérieuse. Elle rentre..
..chaque soir en car à la ferme.
Je voulais pas qu'elle travaille en ville.
-Elle est domestique ? -Chez des bourgeois.
La dame a rien su me dire.
Léonie est partie comme d'habitude, samedi soir.
-Bon.
Quelqu'un va prendre votre déposition.
Je garde la photo.
Je lance une recherche. Je suis sûr que tout va bien.
-Je vous en prie, retrouvez ma petite fille.
-Je vais prévenir monsieur.
-Inspecteur Lampion. -Théodore Deschanel.
Je crois qu'on se connaît ? -Je ne pense pas, non.
-Votre visage ne m'est pas inconnu. Vous venez voir mon père ?
-Une prostituée a été tuée et votre père la connaissait.
-Nous sommes très liés, mais je ne me mêle pas de ses affaires.
Il n'écoute personne. Ne me dites pas que la police..
..le suspecte ? -On ne suspecte personne encore.
-Mon père est fragile, ménagez-le.
Depuis l'accident qui l'a laissé handicapé et qui a tué..
..ma soeur, sa fille chérie, il n'est plus le même.
-Vous fréquentez L'Oiseau Bleu ? -Ah !
Je savais bien que je vous avais vu quelque part.
-Où en êtes-vous ? Avez-vous un coupable ?
-Non.
Où étiez-vous samedi soir entre 22 h et minuit ?
-Au cercle de jeu, vérifiez. J'ai joué au bridge avec des amis..
..et mon fils Théodore.
Eugène m'a ensuite conduit à L'Oiseau Bleu.
-Nous y étions..
..vers minuit et demi.
-Valentine aurait dû être là. Elle n'y était pas.
-Quelle était la nature..
..de vos relations ? Celles d'un client ?
Petit rire.
-Un client bien inoffensif, alors.
Qu'est-ce qu'il y a ?
On n'aime plus son vieil Anatole ?
-Il y a que je m'ennuie, tout le monde fait la fête en bas.
Moi, j'attends monsieur !
-Je ne suis pas venu hier,
..j'ai eu un malaise.
-Pauvre chou !
Tu pourrais mourir et je ne le saurais pas.
C'est comme si j'existais pas. -Tais-toi.
Tu es ma lumière,
..mon soleil.
-C'est gentil. Je vais te soigner.
Quelle chaleur, j'ai perdu mon éventail !
-Oh !
-Pour vous, monsieur.
Pour vous seulement.
Voici l'unique, la prodigieuse Valentine !
♪Gramophone.
♪-Les mains des petites femmes sont admirables..
♪..et toutes semblables à des oiseaux.
♪Elles agitent leurs doigts mignons..
♪..et frêles comme des ailes de passereaux.
♪La fine menotte, coud, pique, tricote.
♪Quand elle se coiffe aussi..
♪..en faisant comme ceci.
♪Leurs gestes sont toujours jolis...
-Ah, monsieur !
Vous me gênez.
-Je ne suis qu'un homme,
..mais j'ai de quoi..
..me faire pardonner.
-C'est pour moi ?
C'est vraiment pour moi ?
-Je voulais en faire ma fille.
-Pardon ?
-La mienne est morte, elle me manque tous les jours.
Valentine..
..me réchauffait le coeur.
Je comptais l'adopter et lui léguer la moitié de ma fortune.
Trouvez celui qui a fait ça.
-Qu'est-ce que vous faites ?
-Il va à la maison d'arrêt.
-Pourquoi ?
-Ordre du commissaire.
-Attendez-moi dehors,
..c'est un ordre !
Allez !
-Merci, Emile.
Ma méthode a réussi ?
Vous avez eu..
..des informations ? -Oui.
-Laquelle est-ce ? Esméralda, la lionne ou Mimi, la plantureuse ?
-Raymond.
-Le fils Deschanel a un mobile.
Epluchez ses comptes.
Renseignez-vous sur le testament..
..de Deschanel père. -Désolé, Théodore Deschanel..
..a un alibi, il jouait aux cartes..
..avec son père.
..d'en vouloir à Valentine ?
-Il faut l'heure du décès.
Secouez Verdure pour l'autopsie.
-Deville refuse l'autopsie, il veut votre peau.
-Je suis fait comme un rat.
-Stop ! Arrêtez le fourgon !
Arrêtez !
Arrêtez ce fourgon, c'est un ordre.
-Arrête.
-Posez vos armes, vite.
Posez-les ! -C'est de la folie !
-Montez.
J'ai pas le choix !
-Vous aggravez votre cas !
-Je n'irai pas en prison !
-Commissaire !
Commissaire ?
-Sous la menace d'une arme ! Quelle arme ?
-La mienne. Je pouvais pas savoir...
-Il fallait vous méfier !
Vous me rendrez des comptes,
..je vous le garantis.
Il n'ira pas loin.
Je veux..
..des renforts, toutes les polices de France. On tire à vue.
Je le veux mort ou vivant.
Bougez-vous ! Retrouvez-moi Larosière !
-Ninon ne fait plus recette, il faut s'en séparer.
-Elle traverse une mauvaise passe.
-Je lui ai dit de se reprendre. Les hommes ne veulent plus jouer..
..avec elle. -Elle les fait rire.
-Vois si tu peux trouver une fille.
Ninon part à la fin de la semaine.
T'en fais pas, elle trouvera une maison d'abattage.
...
-Pandora, j'ai besoin de toi.
-Ha, ha, ha, ha !
Oh, fais voir !
Zut alors !
Elle en avait de la chance, Valentine. J'ai que des radins.
-Ca devrait être à moi.
-Y en a peut-être d'autres ?
Essaie ça pour voir.
-Les affaires d'une morte, ça porte la guigne.
-Tu le regretteras,
..une fois dehors. -T'es une chienne.
-Moi non plus, personne me fera de cadeaux.
Elle s'en fiche.
-Je suis recherché, je comprendrais que tu refuses.
-Sans ton aide il y a 3 ans, L'Oiseau Bleu..
..serait fermé. -Mes relations..
..ont joué.
-Sans toi, je serais dans la rue. -Tu ne me dois rien.
Rien du tout.
-Possible, mais je n'oublie rien.
Je ne te considère pas comme un client mais comme un ami.
Personne n'abandonne un ami.
Pas même une ancienne pute. Je vais parler aux filles.
Elles tiendront..
..leur langue. Il y a une chambre de libre..
..au premier. -Merci.
Dis, est-ce que je suis venu samedi soir ?
J'ai tout oublié.
J'imagine tout..
..et son contraire, je deviens fou.
-Je ne sais pas, Jean.
Vraiment.
Je te connais,
..tu n'as pas pu faire ça.
♪French cancan.
Rires.
♪...
-Je dois..
..parler à Valentine.
-Je savais que je te manquerais. Je vais bien m'occuper de toi.
-Inspecteur !
Vous voulez faire..
..fuir mes clients ?
-Je veux le nom du jeune amoureux de Valentine.
-Hector Maurel.
Il ne sait rien encore.
-Y a-t-il un endroit discret ?
-Laissez-moi une minute.
L'inspecteur va venir.
-Cet homme-là m'intéresse.
-Il vient de temps en temps. Les filles adorent..
..ce bellâtre.
Il se prétend artiste, metteur en scène.
Il est toujours fauché.
Elles n'ont pas la vie facile, il les fait rêver.
Même Ninon rêve d'être une star en l'écoutant.
-Et Valentine ?
-Elle aussi, oui.
Surtout elle, peut-être. Elle en pinçait pour lui.
Elle le faisait monter gratuitement.
Va te cacher derrière le paravent.
-Pourquoi fais-tu ça ? -Peut-être parce que..
..je suis sensible au charme des hommes.
-Tu te fiches de moi ?
-Je te taquine. Mais oui, tu aurais pu me plaire.
-Bah...
-Mimi, la nouvelle Louise Brooks !
Et sans maquillage ! Cette poitrine crèverait l'écran.
-Ha, ha, ha, ha !
-Merci.
Sanglots. -C'est pas possible.
-Vous êtes le dernier à avoir vu Valentine vivante.
Quelle heure était-il ?
-Je sais pas.
Peut-être 20 h.
Oui, sûrement 20 h.
Elle était encore en peignoir. On a discuté dans l'impasse.
-Pourquoi là-bas ?
-A l'intérieur, bavarder est interdit.
Tu m'avais dit oui.
Tu étais d'accord pour partir et Pandora aussi était d'accord.
Tu disais que tu m'aimais. -J'ai dit ça ? Tu m'as crue ?
Tu m'ennuies, ne reviens plus.
-Pourquoi ? -J'ai trouvé mieux.
La poule aux oeufs d'or.
Un vieux qui me touche même pas.
Et gentil en plus.
J'aurai tout ce que je veux. J'aurai même un amant.
-Elle a été méchante.
-Vous étiez blessé, malheureux, en colère.
Vous êtes revenu avec l'envie de faire mal,
..vous avez serré sa gorge... -Non, c'est faux !
Jamais j'aurais pu...
Elle est rentrée, je suis partie.
-Et entre 22 h et minuit, où étiez-vous ?
-Je sais pas, j'ai déambulé sans but.
J'ai bu quelques verres aussi et je supporte mal.
Je suis rentré à pied. Ma voiture a disparu.
-"Disparu" ? -On a dû la voler dans l'impasse.
C'est celle de mon père.
Il va être furieux.
La police va la retrouver ?
-Déposez plainte demain.
-Vous m'arrêtez pas ?
-Non, pas encore.
Ne quittez pas la ville.
-Vous avez pris des risques pour moi.
Merci, Emile.
-Gardez-le.
Deville ne décolère pas. Ne vous montrez pas.
-Je n'en ai pas l'intention.
Tout s'est joué ici, et c'est ici que nous trouverons la vérité.
-Vous avez entendu Maurel ? -Oui, quelqu'un ment.
Il y a trop d'innocents dans cette affaire.
-Larosière serait innocent parce qu'il est flic ?
-Il connaissait à peine Valentine, il a pas de mobile.
Par contre, Deschanel et Maurel la voulaient tous les deux.
Il y a Froment aussi, il est client..
..et il habite là où le corps a été trouvé. Coïncidence ?
-T'es pas au jeu.
Dame.
Le vieux Deschanel déteste le cinéaste.
Morceau lent.
...
-Tu as un visage incroyable, exactement ce que je cherche.
-Vrai ? -Je t'avais sous les yeux en plus,
..je suis aveugle !
Mon producteur doit te voir. Mais avant...
Tu auras les hommes à tes pieds.
-Et des fourrures ?
-Et des draps en satin.
Tu m'excites, Valentine. Je suis un peu juste, mais..
..je te paierai..
..la semaine prochaine.
-Flûte, c'est pas son heure.
Attends..
..Anatole !
Je savais pas que tu viendrais.
-Je vois.
-Pandora m'oblige. Si tu savais comme ça me coûte.
Je voudrais être rien qu'à toi. C'est pas une vie, je te jure.
Soupir.
-Elle en pinçait pour Froment.
Elle lui a fait ses yeux de biche. Il était pas dupe, il a pardonné.
-Il aurait pu la tuer ? -Oui, mais..
..la transporter après, non.
-Avec l'aide du majordome ?
-Ca s'arrête jamais, là-dedans, tourne et retourne.
-J'arrête de penser. C'est une histoire de fous,
..ils ont tous un alibi.
-T'as perdu.
-J'ai jamais aimé..
..les dames !
...
-Je l'avais garée derrière L'Oiseau Bleu.
-M. Maurel, on a retrouvé votre voiture.
-Ca tombe bien, mon père y tient beaucoup.
-C'est tout ?
-En cherchant, je trouverai..
..sans doute les dents.
-Deville va économiser une autopsie.
-Femme.
Revenus modestes, petits pieds.
...
-"Léonie" ?
Ouais.
Maurel ?
Maurel ?
Il est sous le choc, il délire.
-Vous l'avez arrêté ?
Maurel, le fils de l'avocat ? -Oui.
-Son père est membre de ce club.
-C'est une simple garde à vue. Je cherche des preuves.
-Et Larosière ?
-Aucune piste, il s'est volatilisé.
-Il a pu aussi tuer la petite bonne,
..qui sait ?
-Rien ne le prouve..
..non plus.
-J'en veux une centaine. Placardez-les..
..sur tous les murs.
-Bien. Je peux vous trouver ici ? -Non.
Je veux la tête de Larosière.
Je n'ai guère confiance en vous.
Je vais mener ma propre enquête.
-J'ai faim, ça sent bon !
-Tournedos Rossini !
-Pour moi ? -Pour nous, ma jolie. Assieds-toi.
-Hum ! -Voilà. Et trinquons !
A nous.
-Et nous, alors ? -On partage ?
-Tiens.
-Je te ferai un prix, mon chou.
-Merci, mais c'est inutile. -Si tous les michetons..
..étaient comme toi. -Dis donc !
Y a des généreux !
-C'était à Valentine.
-Deschanel devait être à moi.
..une fille noire !
-Voyons, mesdames !
-Elle a mérité ta raclée.
On vole pas un client. -Vous vous êtes battues ?
Esméralda, vous vous êtes..
..battues ?
-Resserre-le, tu veux.
-C'était comment ?
-Trois jours à me faire reluquer par les bigotes qui veillaient..
..ma mère. Elle m'a rien laissé. -Tu devais me prêter 100 francs.
-Oublie.
-Je te les rendrai ! -Comment, pauvre cloche ?
Tu fais même pas 3 passes par nuit.
-Je ferai ce que les autre filles..
..font pas. Prête-moi 50.
-Non. Resserre, Anatole aime ça.
Serre encore. -Toi aussi, t'es finie.
Il aime autre chose.
Plus blanche et plus jeune.
-Ca veut dire quoi ? -Que t'es remplacée. Plus blanche..
..et plus jeune !
-Il était aussi généreux avec toi ?
Il paraît qu'il en a soupé de l'exotisme !
-Garce !
-Négresse.
-Tu le paieras, je te crèverai !
-Oh ! -Oh !
Ca suffit !
Viens ici, toi.
-50 francs d'amende pour vous deux.
-Elle a commencé. -Tais-toi.
Monte..
..te recoiffer !
...
-Et le samedi d'après,
..elle était morte.
-Tant mieux, mais c'est pas moi.
J'ai turbiné toute la nuit,
..avec Pandora sur le dos. Pas de pause cigarette.
-Tu finis pas ?
-Je sais pas..
..qui c'est, je l'ai jamais vue. Je veux appeler mon père.
Vous pouvez pas me garder ici. J'ai rien fait.
-Il s'agit d'un malentendu.
Quelqu'un a volé votre voiture et s'en est servi pour faire le mal.
-Vous me croyez ?
-Deux jeunes femmes ont trouvé une mort horrible, ce même soir.
Regardez cet homme, c'est important.
Vous l'avez déjà vu ?
-Oui, je crois. C'est un client..
..de L'Oiseau Bleu.
-Il en pinçait..
..pour Valentine ? -J'en sais rien.
-Bien.
Il était là samedi ?
-Peut-être, oui. C'est lui ?
-Dans votre déposition,
..vous dites que vous êtes allé à L'Oiseau Bleu avant l'ouverture.
Vous y seriez donc retourné plus tard ?
-Non.
Je n'y suis pas retourné.
-Vous n'avez pas pu y voir..
..cet homme, alors.
-En effet, je l'ai pas vu.
-Relâchez-le, inspecteur.
Je veux interroger les prostituées.
La maquerelle aussi.
-Tu me crois coupable ?
-Non, tu avais un mobile. D'autres aussi.
-Je croyais que le vieux m'aiderait à m'en sortir.
Valentine était vernie, elle était même pas là depuis six mois.
-Tu bois un coup ? -Non.
Je vais à la messe.
Ca brouille le teint. -Oui, mais ça réchauffe.
La maison chauffe que pour ces messieurs.
-Un doigt, pour trinquer.
-Moi, je trinque..
..à un tas de charbon.
-A ma nouvelle vie.
Je pars.
Anatole a parlé à Pandora.
Il m'installe chez lui.
-Menteuse.
-Sa fille est morte, il est malheureux.
Je prends mes affaires..
..et je m'installe chez lui. Alors ?
Mlle Valentine Deschanel ! J'irai où je veux.
Dans la rue, on me saluera comme une dame.
Et un jour, je ne me rappellerai même plus d'où je viens.
-Je finirai comme Ninon,
..à prier pour qu'on me jette pas dehors.
-"Songe à la douceur d'aller là-bas vivre ensemble.
"Aimer à loisir, aimer et mourir au pays qui te ressemble.
"Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
"..luxe, calme et volupté."
Partons en voyage, Esméralda. Partons en voyage.
Version très lente de "Froufrou".
...
-Votre père se remet ?
-Il est très affecté par ce drame.
Je m'inquiète, le moindre choc pourrait le tuer.
-Dites-lui de venir nous voir, j'attends une petite nouvelle..
..pour la semaine prochaine. -Pourquoi pas ?
...
Il roucoule.
...
-Tout le monde se retrouve ici.
-Je me suis renseigné sur Deschanel fils.
Il est fauché, c'est un joueur. Il vit chez son père et espère..
..un héritage. -Valentine a contrarié ses plans.
-Ca fait un coupable idéal avec un alibi inattaquable.
-Deville est comme un chien avec son os !
-Il veut vous mettre le meurtre de Léonie sur le dos.
Pourtant, elle a brûlé dans la voiture de Maurel.
-Les deux crimes sont sûrement liés.
Enquêtez sur Léonie, son travail.
Ses fréquentations.
-Deville veut interroger les filles.
-Parfait.
J'aimerais que l'une d'elles..
..affirme que je n'étais pas là samedi.
-Vous deviez connaître Valentine, elle était là depuis 6 mois !
-J'ai dû la voir, mais les brunes ne m'attirent pas.
Je viens pour Esméralda !
La compagnie des autres clients ne m'intéresse pas.
Je fais mon affaire et je pars !
-C'est pas un interrogatoire. -Simplement une question.
Encore une sans réponse.
Elles tournent dans ma tête et rien ne vient.
J'ai besoin de savoir, même si je suis coupable. Pas vous ?
-Je sais pas.
-Grandeur et décadence ! Je ne peux pas m'offrir mieux.
Mais quand l'envie vous tient. -Mauvaise main au poker ?
-Non.
Elle était excellente, mais pas suffisante.
Mon père me déshéritera si je ne m'achète pas une conduite.
J'aime le jeu et les femmes. -La chance tourne.
Parfois le destin fait bien..
..les choses. Il paraît que la mort de Valentine tombe à pic.
-Les filles d'ici aiment les ragots.
La garce l'avait bien embobiné.
Elle a failli rafler la fortune de mon père.
Elle est morte de façon horrible,
..mais je ne m'en plaindrai pas.
Quand je pense que j'ai failli refuser d'aller au cercle..
..le soir de sa mort.
On m'aurait certainement accusé.
-A qui profite le crime ?
-En effet.
On sait tous que la police n'a aucune imagination.
Bonsoir, monsieur. -Bonsoir, monsieur.
-Encore une envie, mon trésor ? -Toujours, Esméralda, toujours.
Le fils Deschanel vient souvent ?
-Oui. C'est un client bizarre.
-Pourquoi ? -Il aime pas ça.
-C'est impossible.
-Il n'a pas de favorite. Un jour, il m'a appris à jouer aux cartes.
-Ah bon ? -Du moment qu'il paye.
Il était furieux quand son père a commencé à voir Valentine.
Pour ne pas le croiser, il filait par-derrière. Je dois bosser..
..ou je vais me prendre une amende. -Vas-y, mais reviens vite !
-Tu as appris quelque chose ?
-Deschanel prétend être un grand fornicateur.
Pourtant, il ne l'est pas. Pourquoi il vient chez toi ?
-C'est un bon client. Le reste, je m'en fiche.
-Qu'est-ce qu'il mijote ?
-On a déjà eu un inspecteur. Les filles sont fatiguées.
-Je n'ai pas de temps à perdre.
Ca vous dit quelque chose ? -Ils se ressemblent tous.
Je fais même plus attention. -Aidez-moi.
-Si vous étiez venu une nuit,
..je vous remettrais même pas. -Je suis jamais venu ici.
-Commissaire ?
Que puis-je faire pour vous ?
-Madame.
-J'ai fait un effort pour vous, commissaire.
-Vous le connaissez ?
-Je le connais,
..ça, c'est sûr.
-Il était là samedi soir ?
-C'est tous les jours pareil. Même le dimanche, on turbine.
Si ça se trouve,
..je l'ai vu hier. -Ninon ?
Tu as encore bu ?
-Un peu.
-Dégagez.
Toi, là, viens ici !
Alors, tu sais quoi ?
-Je change les draps, je fais les chambres.
Je n'ai rien vu et je ne sais rien.
-Vous savez pourquoi Deville refuse l'autopsie.
Il veut la peau de Larosière. -Navrant,
..mais Larosière est en fuite et je reçois les ordres de Deville.
Je ne prends pas d'initiative. De la tarte ?
-Personne n'en saura rien. Si l'heure du crime est erronée...
-Que dites-vous ? Vous êtes insultant.
Blessant. Inutile de découper..
..son cadavre pour avoir une certitude.
Elle est morte entre 22 h et minuit.
Si ça ne vous arrange pas, tant pis. Au revoir.
Il soupire.
-Deville est parti ? -Oui, mais c'est un acharné.
Pandora veille au grain, tout le monde l'a bouclé.
Hé, je travaille pas, ce soir.
-On se retrouve chez toi ? -Hum.
-Alors ?
Du nouveau sur Léonie ?
-J'ai interrogé sa patronne. C'était une fille sans histoire.
Elle a quitté son travail comme d'habitude..
..pour prendre le car. -Elle était fiancée ?
-Sa meilleure amie s'est absentée.
Je l'interrogerai dès son retour.
..devant L'Oiseau Bleu.
-Et cette nuit-là, Léonie voit quelque chose..
..qu'elle ne devrait pas.
L'assassin se sent menacé,
..il la tue et la cache avant de la mettre dans la voiture d'Hector.
-Ca se tient, c'est logique.
-J'ai besoin d'un verre, Jean.
-Tiens.
Tu fais confiance à ton pianiste ?
-Raymond ? Il est réglo.
-Il est pas tenu aux mêmes règles..
..que les filles ?
-Il ne cherche pas les ennuis.
Il en a eu sa part,
..et c'est fini.
Faut que j'active les filles.
-De quels ennuis tu parles ?
-Des erreurs de jeunesse.
Une bêtise et on passe quelques mois à l'ombre.
-Ouais.
Quoi, Lampion ? C'est un suspect comme un autre.
Fouillez son passé.
-Il n'a pas pu tuer Valentine,
..il n'a pas quitté L'Oiseau Bleu.
..pendant une heure.
Qui s'en soucie ? -Il n'a aucun mobile !
-Je sais, je suis coincé ici à y réfléchir. Ils ont tous un alibi !
Tous !
-Tous sauf vous.
-Au moins, je sais ce que vous pensez. Arrêtez-moi,
..vous serez promu.
-Ne me culpabilisez pas !
Je sais plus quoi penser.
Mes pistes sont des impasses qui finissent..
..dans votre chambre.
On réfléchira mieux le ventre plein.
-Bon appétit, Lampion.
-Vous en voulez ? -Non.
-Commissaire !
-Tu comptais sortir ?
-Bonsoir, père.
Oui, je sors. Mes amis m'attendent.
Tu m'avances un peu d'argent ? -Pour te faire plumer ?
Non, ce n'est pas un service à te rendre.
Ta soeur était raisonnable, la tête sur les épaules.
-Elle était parfaite.
-Tu m'obliges à prendre des décisions pour ton bien.
J'ai rendez-vous..
..avec le notaire pour revoir mon testament.
Je vais être clair. Tu n'auras rien à ma mort,
..si tu ne changes pas de comportement.
Bien.
Passons une soirée entre père et fils.
Apporte-moi l'album de photos.
Et tu dois rompre avec cette femme.
Oui, je sais beaucoup de choses.
Je sais que Mlle Delerme est amoureuse de toi..
..et que c'est un bon parti.
-Et qu'elle est laide..
..à faire peur.
-Tu ne trouves pas que Valentine ressemblait à ta soeur ?
-Toutes les brunes se ressemblent.
-Tu m'écoutes pas.
-Si, si. -Non.
T'es ailleurs. Je t'ennuie ? -Non.
T'avais quel genre..
..de relations avec Valentine ? -Aucune en particulier.
-Samedi soir, t'as quitté..
..L'Oiseau Bleu ?
-Tu m'interroges, là ?
-Je fais mon boulot.
-Chez moi à 11 h du soir ?
-Tu préfèrerais..
..être convoqué au commissariat ? -Ce serait plus franc.
Je serais le tueur ? -J'ai pas dit ça.
-Je pouvais l'étrangler sans être soupçonné, c'était si facile.
-C'est pas..
..la peine de revenir !
Je sais, j'ai rien à faire là, je rentre.
...
-T'écris pas ? Je veux signer mes aveux.
-C'est ridicule. -Pourquoi ?
Parce que je n'ai aucun mobile ? On en trouvera un.
-Dans ton passé ?
T'as fait de la prison.
-Tu t'es renseigné sur moi ?
J'ai pris 2 ans pour escroquerie.
Et après ? C'est une raison pour tuer des filles ?
Dégage, Emile. Je t'ai assez vu.
Il claque la porte.
-Couchez mon père.
Donnez-moi les clés de la voiture. -Je sers monsieur,
..pas vous.
Je ne suis pas votre domestique.
-Rappelez-moi de vous virer dès que mon père sera mort.
Cris de joie.
...
-Santé !
-Hé, mon chéri ! Tu nous as manqué !
-Pourquoi je pourrais pas en faire du cinéma ?
-Jeannine, musique !
-Allez, Jeannine !
-Je te fais passer des essais. Allez, danse ! Danse, Ninon !
♪Charleston.
♪...
-Qu'est-ce qui se passe ?
-Deschanel offre le champagne.
Le Sénat a rejeté la loi, les maisons restent tolérées.
-Tu ne fais pas la fête ? -Ce n'est qu'un sursis.
Dans quelques années, les filles seront dans la rue.
-La prostitution..
..ne s'arrêtera pas. Les hommes paieront toujours.
-Oui. Je serai sans revenus et âgée.
Pas de quoi faire la fête.
Je vais me coucher.
-Tu voulais me parler ?
-Non, pourquoi ?
-Je te connais depuis des années.
Quelque chose te tracasse.
Tu es différente, lointaine, inquiète.
Je suis ton ami.
-Tu es passé ici samedi soir.
Tu étais très soûl, mais ça ne veut pas dire...
-Tu m'as vu avec Valentine ? -Esméralda était en main.
Je t'ai accompagné au salon, je suis partie.
-Je vais partir.
Une de tes filles parlera.
Deville ne me lâchera pas.
Je veux pas qu'il t'accuse de complicité.
-Que vas-tu faire ?
-Je sais pas.
Faut que je réfléchisse.
-Bonne nuit.
-Bonne nuit.
Musique. Rires.
... ...
-C'est la fête !
... ...
Ronflements.
...
-Vous êtes devenu fou !
-Je vais me rendre.
-Vous n'y pensez pas ?
Vous êtes innocent, j'en suis sûr.
-Non.
J'étais à L'Oiseau Bleu cette nuit-là.
Vous avez raison, je n'ai pas d'alibi.
Cette femme était dans mon lit, étranglée.
Ce que j'ai fait est tellement horrible..
..que mon cerveau l'a occulté.
-Et Léonie, vous l'auriez tuée aussi ?
Ca tient pas debout.
-Je ne sais pas, je ne sais plus.
J'y étais, j'y étais.
-Si vous voulez, mais ça fait pas de vous un meurtrier.
Tout le monde était à L'Oiseau Bleu ce soir-là.
C'est l'un d'entre eux. -L'un d'entre nous.
-Reprenez-vous ! Vous n'êtes pas coupable.
Si on inverse le raisonnement,
..ce serait la mort de Léonie qui aurait entraîné la mort..
..de Valentine.
Valentine aurait vu quelque chose...
-Vous parlez tout seul ?
-Je réfléchis à haute voix, ça m'aide.
-Théodore Deschanel a appelé, il a découvert son père mort.
Ce serait une mort naturelle.
-A quand remonte le décès ?
-Monsieur se réveillait de bonne heure.
Il n'appelait pas, ça m'a inquiété. -Le médecin est arrivé vite.
Il était trop tard.
Il est mort en dormant.
Il n'a pas souffert.
Je lui disais de se ménager.
-Je vous présente toutes mes condoléances.
-Vous étiez ici hier..
..soir ?
Question de routine.
Il y a des témoins. Je m'en veux..
..d'avoir fait la fête cette nuit.
Papa s'en allait et si j'avais été là, peut-être que j'aurais pu...
-Merci de venir signer..
..votre déposition au poste. -Dès que vous irez mieux.
-Merci, mais le plus tôt sera le mieux.
Je vous accompagne.
-Patientez ici, l'inspecteur ne devrait pas tarder.
Pleurs.
...
-Mademoiselle ?
Racontez-moi ce qui ne va pas. Venez.
-J'étais à la campagne avec mes patrons.
Je viens d'apprendre pour Léonie, c'est horrible.
-Prenez votre temps, Louise. Elle était votre amie ?
Aidez-nous à arrêter celui qui a fait ça.
Elle se confiait à vous ?
Elle vous a dit quelque chose qui nous mettrait sur la voie ?
-Elle croyait tout ce qu'on lui racontait.
Je lui disais de se méfier. Elle a rencontré cet homme un soir.
Après le travail. -Quel homme ?
-Roman.
Ou quelque chose comme ça.
Il voulait lui faire passer une audition et l'emmener à Paris.
Il disait qu'elle était le personnage..
..qu'il voulait pour son film.
Elle devait le retrouver samedi et n'en parler qu'une fois engagée.
C'était louche.
Je lui ai dit, on s'est disputées. Elle a cru que j'étais jalouse.
-Merci, Louise.
Nous allons l'arrêter, grâce à vous.
-Je vous en prie.
-Ah !
-Vous le connaissez ?
-Je l'ai croisé chez Pandora.
-La nuit de la mort de Valentine ? -Non, après. Avant-hier soir.
On a échangé quelques mots.
-Ménard !
Je veux tous les hommes disponibles, tous !
-D'abord Valentine, maintenant Deschanel.
Mon collègue a conclu à une mort naturelle.
Que voulez-vous de plus ? -J'ai un doute.
J'assume la responsabilité d'une autopsie.
Si c'est un meurtre, on pourra sortir Larosière de ce guêpier.
Faites-le pour lui. -Venez, Lampion !
-Merci.
-Froment était là ce matin.
Allez.
Halte !
Vous êtes fait !
-On tient le coupable !
Arrêtez, il est innocent !
-Debout, Froment !
Debout !
-Encore vous ? C'est un cauchemar.
-Je vous arrête pour le meurtre de Valentine et de Léonie.
-Vous êtes fou ou quoi ?
-En effet, c'est fini.
Rendez-vous, Larosière.
-Froment, j'ai un témoin qui vous accable.
Vous avez attiré Léonie pour abuser d'elle.
Les choses ont mal tourné.
-Laissez-moi partir. -Laisse-toi faire.
C'est comme ça dans le métier. Faut coucher pour arriver.
Espèce de garce !
Alors ?
...
-Charles ?
-Valentine a réalisé plus tard..
..ce qu'elle avait vu. Elle vous aimait. Elle est venue vous voir..
..et vous l'avez étranglée. -C'est faux.
Je ne connais pas de Léonie. Je n'ai pas tué. Je séduis..
..des filles, c'est tout.
Je n'ai violé personne !
-Avouez, Froment. Tout vous accuse. Avouez !
-D'accord, je vais vous dire ce qui s'est passé.
Qu'est-ce que c'est que ça ?
-Hou, la vache !
Ha, ha, ha, ha !
La vache.
Oh !
...
Vous l'avez déposée..
..sur mon lit ?
-J'avais bu aussi.
Je n'ai même pas vu que c'était..
..Valentine.
J'étais paniqué, j'ai pas réfléchi.
-Foutez-le au trou !
-Tu saignes.
-C'est une égratignure. Vous avez tiré sans sommation..
..sur un officier de police. Votre carrière est finie.
-Je suis témoin.
-Vous vous vous êtes acharné..
..sur un innocent.
Faites-vous oublier.
Faites-vous tout petit.
Aïe !
-Commissaire ?
C'est tellement absurde que c'est peut-être vrai.
-Faire porter le chapeau..
..à Froment, mais pourquoi ?
Ah, Verdure !
-Messieurs.
Alors, voyons ça.
Inspecteur, j'ai fait du zèle.
Le rapport d'autopsie..
..de Valentine.
-Ah !
-Bon.
La balle a fait un petit trou dans le gras du bras.
-Vous me faites mal. -Désolé, je n'ai plus l'habitude.
Mes clients ne remuent pas.
Ne bougez pas ! -Et l'autopsie de Deschanel ?
-Ca va piquer un petit peu.
-Aïe ! Un petit peu, oui. -L'autopsie a révélé l'injection..
..d'une dose létale..
..de poison.
On l'a assassiné. -Mon Dieu.
-Un 3e meurtre.
-Un 3e ? -Une jeune fille..
..a brûlé dans une voiture, et Deschanel fils a encore un alibi.
-Docteur,
..ça veut dire quoi, "virgo intacta" ?
-Ca veut dire..
..vierge. -Oui.
Une prostituée vierge.
Etrange, non ?
-J'espère que vous ne m'avez pas dérangé pour rien ?
-Deux mortes, deux jeunes femmes que tout sépare.
Une bonne de la campagne.
Et une pensionnaire de L'Oiseau Bleu qui connaît la vie..
..et les hommes. -Passionnant.
En quoi ça me concerne ?
-J'y viens. Laissons Léonie de côté pour l'instant.
A qui profite la mort de Valentine..
..sinon à vous ? -Et après ?
Ce n'est pas nouveau.
J'étais furieux contre elle. Il y avait de quoi.
-Votre père ne payait plus..
..pour vous. -Il est mort, problème réglé.
-En effet,
..il a été assassiné.
-Pardon ? Le médecin a délivré le permis d'inhumer.
-C'était avant l'autopsie. -Alors, arrêtez l'assassin.
Vous comptez me mettre aussi sa mort sur le dos ?
-Vous allez encore me fournir un alibi irréfutable.
-Je perds mon temps à écouter vos élucubrations.
-Pas si vite !
Si vous n'avez pas commis ce meurtre, vous en êtes..
..sûrement le cerveau.
-Ah, vraiment ?
-Oui.
Il vous suffisait d'avoir un complice.
Une main qui tue..
..pour vous. Téléphone.
...
-Allô ?
Soupir.
Oui.
Jean ? C'est pour toi.
-Oui ?
Merci, Dr Verdure.
Merci bien.
C'est pire que tout ce que j'avais imaginé.
-Mes filles..
..doivent se préparer.
-Vous n'ouvrirez pas ce soir.
..avant qu'on découvre l'assassin. -En effet.
Il fallait que Valentine meure et il fallait vous innocenter.
-Ce n'est pas un film, c'est une farce.
Continuez, je m'amuse.
-J'ai noté quelques détails.
Des questions sans réponse.
Pourquoi passez-vous..
..tant de temps à L'Oiseau Bleu ?
-Ha, ha, ha ! A votre avis ?
Pourquoi les hommes..
..viennent ici ? -Parce que c'est tous des cochons.
Rires.
-Sans doute. A part M. Deschanel..
..qui semble s'ennuyer..
..et préfère..
..jouer aux cartes avec Esméralda.
-Celui-là, c'est un peine à jouir.
-Ninon !
-Il joue un rôle pour cacher..
..une liaison pour laquelle..
..vous êtes prêt à tout, pas vrai ?
-Le majordome ne vous aime guère.
Il nous a parlé..
..de vos causeries téléphoniques..
..enflammées. -Des ragots ? Pitoyable.
-Vous préférez les faits, en voici un de surprenant.
D'après le rapport d'autopsie, Valentine était "virgo intacta".
-C'est une maladie ?
-Elle était vierge.
-Impossible.
Tout le monde lui est passé dessus.
-Pourtant la morte qui repose..
..à la morgue est vierge.
-On peut en déduire..
..que ce n'est pas Valentine.
Mme Vareille..
..a identifié sa fille, à l'instant, Léonie.
-Vous êtes celle que je cherche.
Je dois convaincre la production.
-Je dois faire quoi ? -Des essais, mon petit.
Vous allez les subjuguer.
Et je serai là.
-Mes parents ne voudront pas, M. Froment.
-Ne dites rien à personne pour le moment.
Les parents veulent le bonheur de leurs enfants.
En voyant le contrat, ils seront fiers de vous.
-Vous avez observé Froment ici et sa façon de séduire.
Il faisait un coupable idéal.
Vous avez choisi Léonie pour monter votre alibi.
Elle avait la même apparence que Valentine.
Vous l'avez choisie sans pitié, vous et votre maîtresse.
Comment tu as pu en arriver là ?
Préméditer la mort d'une jeune fille naïve.
-Alors ?
Qu'est-ce que tu en penses ?
-Elle est parfaite.
-Le rôle de Valentine est fait pour elle.
-Vous le pensez vraiment ? -Hum, hum.
-Tu es magnifique mais pas encore irrésistible.
Trop nature. Ces cheveux sont impossibles.
-Je n'ai pas les moyens d'aller chez le coiffeur.
-On va arranger ça.
Laisse-nous, ça ne concerne pas les hommes.
-Qu'est-ce que tu veux ?
Victor tout à l'heure et maintenant toi.
Tu vas aussi me supplier de renoncer au vieux ?
-Je te paierai, Valentine, beaucoup.
-T'es trop mignon. Anatole adore les bas.
Bon, écoute...
Je vais me tirer d'ici, m'installer chez ton père.
J'attendrai pas longtemps l'héritage.
C'est comme ça, t'auras rien à y changer.
Aaahhh...
Aahhh...
-A 20 h 15, vous tuez Valentine.
A 20 h 30, vous quittez L'Oiseau Bleu..
..pour rejoindre votre cercle. Un alibi qui sera confirmé..
..par votre père.
Quel cynisme !
-Je rejoins mon père. -Je n'y arriverai pas.
-Bien sûr que si. Après, nous serons libres et riches.
-Léonie est encore vivante..
..pour quelques heures. J'ai essayé de ne pas y croire.
Vraiment.
-Mets ces bas.
-C'est pour moi ?
-Change-toi.
On va boire un verre.
-Je vais vraiment être actrice ?
-Pourquoi pas ?
Ecoute, Jean...
-Tais-toi ! Il n'y a rien à ajouter.
Tu as joué à la poupée avec la petite jusqu'à 23 h..
..pour assurer un alibi à ton amant.
Qu'est-ce que tu as ressenti en transformant une paysanne..
..en fille de joie !?
-Il revient quand, M. Froment ? -Il va pas tarder.
-Je mets les gants aussi ? -Oui, oui.
Ca suffit avec les questions.
Trinquons.
-A ma nouvelle vie.
...
-Mais c'est absurde !
Vous délirez !
-La ferme, Deschanel !
Voici le dernier acte..
..de ce que vous appelez une farce.
-Raymond est parti et les filles sont couchées.
-Il y a une voiture dans l'impasse, dépêchons-nous.
-Vous avez incendié la voiture de Maurel..
..pour qu'il ne reste aucune trace de la vraie Valentine.
Impossible de l'identifier. -Vous avez mis Léonie chez Froment.
La ressemblance était frappante.
Valentine n'avait aucune famille.
Qui d'autre que toi pour l'identifier ?
Pour la police,
..Valentine était morte entre 22 h et minuit pendant que Deschanel..
..jouait au bridge, un crime parfait, diabolique !
Et tu as presque réussi à me faire croire que j'étais l'assassin.
Je ne suis pas venu ce soir, n'est-ce pas ?
Tu as semé le doute dans mon esprit.
Un regard, un silence, une phrase.
Tout était parfait.
Dis-moi, tu as fait tout ça..
..par amour pour ce minable ?
-Ce n'est pas la 1re fois que je couche pour l'argent.
Vous êtes tellement orgueilleux, les hommes.
Tellement misérables à mendier de l'amour là où il n'y a rien..
..qu'un commerce. Théodore voulait m'épouser.
Il allait hériter.
-Espèce de pute !
-Valentine..
..a tout gâché. -Pourquoi..
..attendre la mort naturelle de Deschanel ?
Même technique. Pour l'alibi ? Ici même.
-Après une discussion..
..avec moi, entre vieux amis, Pandora quitte L'Oiseau Bleu.
Facile, tout le monde fait la fête.
Le vieil homme dort.
Là aussi, c'est tellement facile.
-Je n'ai rien fait.
Vous n'avez rien contre moi !
Aucune preuve ! Je suis respecté !
J'ai une fiancée, Mlle Delerme.
Je voulais pas les tuer. C'était ton idée.
Théodore m'a remis les clés de chez lui.
Je savais où trouver Anatole.
-Cette pute ment !
-Emmenez-le vite.
Toi qui t'inquiétais pour ton avenir.
-Pourquoi vous m'avez traîné ici ? Je déteste le golf !
-Je vous emmène au grand air dans un cadre magnifique..
..et vous vous comportez en bonnet de nuit !
Vous me déconcentrez. -Excusez-moi, je me sens mal.
J'ai douté d'un ami, je l'ai soupçonné.
-C'est fini, tout ça, je ne vous en veux plus, Lampion.
-Je parlais de Raymond. -Je ne veux rien savoir là-dessus.
Moins on en parle, mieux ça vaut.
-Je devrais en avoir honte ? -Je n'ai pas dit ça.
-Je sais ce que vous pensez.
-Je suis vieux jeu, vous filez un mauvais coton.
-C'est le comble, ça ! Qui passe sa vie..
..dans les maisons closes et qui boit comme un trou..
..un soir sur deux !?
-J'ai compris.
-Je file un mauvais coton, moi !? -Ca va, vous avez raison !
-Ah bon ? Vous êtes d'accord avec moi ?
-Personne n'est parfait, même pas moi.
Allez !
Sous-titrage MFP.
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