All language subtitles for [ OxTorrent.com ] La.Cage.Aux.Folles.1978.FRENCH.BRRiP.XViD-Ox

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Original subtitles

Allez, mes chéries.

Très bien, mes cocottes.

Et voici maintenant la merveilleuse Mercedes.

- 80000 francs ce soir. - Mais qu'est-ce qu'elle fait?

Je vais la chercher.

Monsieur Baldi?

Oh, le salaud.

Monsieur Baldi.

Il faut qu'elle descende. Mercedes vient de commencer.

Occupe-t'en.

Moi, j'en peux plus. Je vais la tuer.

Ça marche bien ce soir, M. Baldi.

- On a fait combien? - 12000 de plus qu'hier.

On fait quelque chose pour I'addition du prince?

- Plus de réduction. Grosse I'addition? - 5000 environ.

- Et combien ils sont? - Deux.

Bon, tu compteras pas les cafés pour cette fois.

- J'y arrive pas, y a rien Ă  faire. - Insiste, nom de Dieu.

Mais j'ai insisté, ça sert à rien.

Dis Ă  Mercedes de me remettre quatre chansons.

- Renato, c'est très réussi. - Vraiment très amusant.

M. Baldi. Je prends ma trousse.

Navré de vous déranger, mais elle ne veut pas se lever.

- Vous dîniez, bien sûr? - Oui.

Il faut qu'elle entre en scène dans 10 mn et elle n'est pas maquillée.

- C'est moi, Zaza. C'est le docteur. - Je ne suis pas visible.

- Zaza. - Non.

- Zaza. - Non, écoutez...

On va se montrer, hein, Zaza...

On va vite se montrer pour que le docteur voie Zaza.

Non, je suis affreuse!

Zaza, votre public vous attend et mon dîner refroidit.

Soyez raisonnable, je vous en prie.

Docteur, je suis si malheureuse, si vous saviez!

Non, c'est un petit coup de dépression. Ça va se passer.

J'ai envie de mourir, docteur...

Vous étiez en train de dîner? Ça se réchauffe au moins?

- Du lapin à la moutarde. - Ça se réchauffe bien, tant mieux.

Voilà ce que vous faites. Faites réduire la sauce dans la sauteuse.

Faites ça dans une sauteuse en cuivre.

Je le dis toujours Ă  mes amis: "Surtout la sauteuse en cuivre, sinon..."

- Tu meurs ou tu cuisines? - Tais-toi. C'est Ă  cause de toi que j'en suis lĂ .

Regarde ce que je suis devenu par ta faute. Une vraie loque humaine.

Une épave, un déchet.

Quand je pense qu'avant de te rencontrer j'avais des épaules ravissantes...

C'est tous les soirs la même chose. Je t'ai enregistré hier.

Voyez Ă  quoi il joue pendant que je souffre.

- Tu veux continuer en play-back? - Je lui fais une piqûre.

- Non, docteur. - Demandez Ă  sa doublure de jouer.

Non, non, je serai raisonnable.

Bon.

Alors, on va descendre travailler?

- Il lui reste des calmants? - Il doit en rester un ou deux.

Deux comprimés, comme d'habitude après le spectacle.

- Je vous laisse. - Au revoir, docteur.

On commence Ă  peine la saison.

Qu'est-ce que je fais s'il tombe malade? Je ferme?

Ce n'est pas grave. C'est un petit coup de fatigue.

Soyez gentil avec lui, ménagez-le et tout se passera bien.

- Bonsoir, M. Baldi. - Bonsoir... Et encore merci.

Tu sais I'heure qu'il est?

Tu veux couler I'affaire ou quoi?

Tu le fais exprès.

Pourquoi tu te maquilles les cuisses? On les voit pas en scène.

L'indifférence, c'est la chose la plus horrible.

J'ai fait deux mois de régime,

et tu n'as même pas remarqué que j'avais maigri...

Je me suis détraqué la santé pour toi avec tous ces coupe-faim, ces diurétiques

et rien, pas un mot, pas un encouragement.

Tu ne me vois pas. Tu ne m'aimes plus.

L'autre jour, j'ai acheté un petit ensemble.

Je I'ai mis, pour te faire plaisir...

et rien.

Albin, je vais tomber malade, si tu continues.

C'est possible.

Tu ne m'aimes plus, Renato.

Après tant d'années de vie commune, tu me regardes comme un pot-au-feu,

plus comme une reine de théâtre.

- Tu me trompes, Renato. - Et voilà, ça recommence.

- Il y a un homme dans ta vie, je le sens. - Non, il n'y a aucun homme.

Seulement, il y a 250 personnes qui attendent que la diva entre en scène.

Ils se sont déplacés pour toi, pour t'applaudir.

Pour applaudir la grande Zaza Napoli.

Qu'est-ce que tu fais quand je suis en scène? Où tu traînes

pendant que je me tue en scène?

Vas-y, frappe-moi.

Frappe-moi.

Alors?

T'inquiète pas. Ça ira très bien, ma Toutoune.

J'ai plus mal, regarde, c'est rien du tout.

- Tu t'es fait mal avec tes petits poings. - Non, allez, dépêche-toi!

- Tu m'aimes toujours, alors dis? - Mais oui. Dépêche-toi.

- Qu'est-ce qu'il y a? - Mon éventail.

- Vas-y. Jacob va te le descendre. - Je peux pas chanter sans mon éventail.

- Jacob. Apporte I'éventail de Zaza. - Mon éventail.

- Bonsoir, mes chéries. - Bonsoir, Zaza.

Non, ça suffit maintenant, allez, va.

Et vous, taisez-vous un peu.

Envoie I'annonce.

Albin, arrĂŞte avec les chocolats, je t'en prie.

Zaza. Zaza. Zaza.

J'en ai marre, on est toutes ses bonnes à cette pétasse.

- Tu le prends de moins haut. - Pourquoi elle est descendue?

- J'aurais pu finir la soirée. - Ça commence à bien faire!

C'est quatre chansons ou huit? Ce soir j'ai chanté huit chansons.

- Demain, on discutera de ça. - On règle ça ce soir.

Je ne veux pas dépendre des humeurs de madame. Ce gros veau...

Je ne veux pas que tu parles comme ça d'Albin.

- Dès demain, tu t'habilles en homme. - Pas ça, c'est trop méchant.

J'ai dit en garçon. Tu I'as cherché, Henri.

- Mon éventail. Merde. - Tout de suite.

Jacob.

Je t'ai dit que je ne voulais pas te voir Ă  poil ici.

Tu n'aimes pas? Pourquoi tu ne veux pas que je danse?

- Qu'est-ce que j'ai de moins qu'elles? - Tu as quelque chose en plus.

Tu sais faire la cuisine. Allez, dépêche-toi, j'ai besoin de toi.

Qui m'a foutu une bonne pareille?

C'est pas vrai.

Je peux te voir une seconde?

C'est la demie. J'ai un rendez-vous. Faut me foutre la paix.

Qu'est-ce qu'il y a?

Qu'est-ce qu'il y a?

Pétunia. Qu'est-ce que tu m'as encore inventé?

- J'attends un enfant. - Comment?

- J'attends un enfant. - Tu as fait un autre enfant Ă  ta femme?

- Oui. - Mais c'est le septième.

Oui.

Comment peux-tu espérer faire une carrière?

Viens, regarde-toi dans la glace.

Là. Tu t'épuises à procréer. Tu vois bien que tu vieillis de jour en jour.

C'est vrai.

Je parlerai au comptable. Il te versera I'allocation maternité.

- Oh, merci! - Non, ça va. Va travailler.

- Tu es gentil, Renato. - Tu sais que tu me coûtes cher, toi!

Enlève-moi cette perruque, ou je vais dire à Albin que tu portes ses perruques.

Je lui dirai que tu fais des soupers d'amoureux quand elle travaille.

Fous-moi le camp. À la cuisine, crétine.

Viens, viens ici.

Tu es de plus en plus beau.

Tu m'offres un verre?

- Scotch, champagne? - Champagne.

- Il est en scène? - Il en a pour deux heures.

- Ça va bien, on est tranquille. - Et Jacob?

Je lui ai donné sa soirée.

Nous sommes complètement seuls.

T'es en forme, toi aussi.

Mais non...

Je suis tout gonflé, le boulot.

Je travaille trop, je m'énerve, alors je gonfle.

- C'est vrai, tu me trouves en forme? - Très.

Tu es gentil. En effet, la silhouette, ça peut encore aller.

- J'ai quelque chose d'important Ă  te dire. - Oui?

C'est pas facile.

Je vais me marier.

Non.

Je voulais te I'écrire, mais, dans une lettre...

C'est une fille formidable, elle te plaira.

T'es contrarié?

Non, au contraire. Je devrais être très content.

J'ai toujours espéré que... tu tomberais amoureux d'une fille.

Je devrais ĂŞtre content.

Non, ça va bien.

J'élève un garçon pendant 20 ans, mon fils,

et puis une fille arrive et elle me le pique.

Une salope.

Une salope, oui, une salope.

- Papa. - Excuse-moi.

Écoute-moi. Si tu épouses cette fille, tu remets plus les pieds chez nous.

Je te donne plus un centime. On ne se revoit plus jamais. Choisis!

Au revoir, papa.

Pauvre petit imbécile. Viens ici.

Allez. On va fĂŞter cette catastrophe.

- Tu as cru que ça marcherait? - Non, mais on peut toujours essayer.

Commençons les agapes.

Un mariage, bon Dieu de bois, ça s'arrose.

Et vive la mariée!

- Elle s'appelle comment la salope? - Papa...

- Elle s'appelle comment cette jeune fille? - Andréa.

Alors tu vis depuis un an à Paris avec un garçon

et tu nous apprends ça aujourd'hui...

Réponds.

Eh bien, réponds.

Tu lui fais peur, Simon. Ne la brusque pas comme ça.

Maman, hein, ça va.

C'est un gentil garçon, vraiment sérieux.

C'est lui qui a parlé le premier de mariage.

Que font ses parents?

Que font ses parents?

AllĂ´.

Ne quittez pas.

C'est pour toi.

Oui, allĂ´?

Oui, je leur ai parlé, oui, et toi?

Oui, moi aussi. Il est ravi.

Salope.

Il a sorti le champagne. On allait fĂŞter la nouvelle.

Oui, j'ai mon verre dans la main. Écoute.

À notre amour, Andréa.

Je vais te le passer.

Papa.

- Papa. - Non. Non.

Allô? Je bois à votre bonheur, Andréa.

Merde.

Excusez-moi, je viens de casser mon verre.

C'est pas grave. Ça vous portera chance.

Tiens.

Une salope, cette fille.

Il est sympathique, ton père.

Écoute, je suis avec mes parents.

Je te rappelle demain matin.

Non, rien, ne t'inquiète pas.

Moi aussi, Ă  demain.

Ça s'est très bien passé. Je suis contente.

Et tu as vu comme on entendait bien? À croire qu'il appelait de la pièce à côté.

C'était d'une clarté.

Bien. Je... Il est tard, je monte. Bonne nuit.

Andréa, on t'a demandé ce que faisaient les parents de ce jeune homme.

Ses... ses parents?

Rien. Enfin si, c'est-Ă -dire qu'ils sont en vacances sur la cĂ´te.

Mais enfin, ils ne sont pas toujours en vacances?

Non.

- Alors que fait le père? - Le père, il...

- il a des activités artistiques. - Artistiques?

Enfin, plutĂ´t culturelles en somme.

Il est attaché culturel, c'est ça. Attaché culturel à I'ambassade italienne.

- Ah bon, il est dans la carrière. - C'est bien la carrière.

Tu ne crois pas que c'était la première chose à nous dire!

- Et la maman travaille? - La maman?

Non, la maman elle s'occupe de ses enfants. Elle en a des tas.

Bonjour! Bonjour!

- Ah tiens! Bonjour M. Albin. - Bonjour. Le petit est arrivé.

- Je vous mets un rĂ´ti? - Je passe tout Ă  I'heure.

D'accord.

- Ça va, M. Albin? - Des pâtes fraîches et du parmesan.

- Alors, le petit est arrivé? - Oui. Il faut que je me dépêche.

- Bonjour, M. Lafargue. - Bonjour, M. Albin. Comme d'habitude.

- Une nougatine, et vous écrivez... - "À mon Lolo. Sa tatie."

"Ă€ mon Lolo. Sa tatie."

Merci pour le pain. Je me sauve.

- Je vous la livre la nougatine? - Non. Jacob viendra la chercher.

Je vous prends un chocolat. Merci. Au revoir.

Jacob.

Qui j'ai vu là? Qui j'ai vu qui était là ce matin?

Le petit maître blanc.

Ton café est franchement dégueulasse.

Vous les Français, vous faites un café de merde.

On m'a déjà traité de nègre, on m'a déjà traité de tante,

mais jamais de Français.

C'est I'épicière.

- Bonjour, toi. - Bonjour, maîtresse.

- Tu as passé une bonne nuit? - Très bonne.

Fais attention aux commissions. J'ai les fraises au fond.

N'oublie pas la nougatine chez Lafargue Ă  midi.

Bonjour, toi.

Mon Dieu, que tu piques.

Il dort encore? Je suis allé le voir, mon Dieu qu'il était beau.

T'aurais pu me prévenir que Laurent arrivait.

Ça t'aurait évité une scène.

Seulement la vérité voilà: Tu ne supportes pas de partager ton fils.

Alors tu me le caches. Tu me gommes. Tu m'évinces.

J'ai une faim.

T'en fais une tĂŞte, ce matin. Qu'est-ce que tu as? Hein?

II se marie.

- Comment? - Mon fils, il se marie.

Tu es bête. Je lui ai acheté des soles. Il adore les soles. Moi aussi.

Je voulais prendre des langoustes, mais c'est un peu cher. J'ai pris des soles.

Mais c'est drĂ´le ce que tu viens de dire,

parce qu'il y a huit jours, j'ai rêvé qu'il se mariait le petit.

On était tous à I'église. Et on pleurait, et on pleurait.

C'est... c'est pas vrai, Renato?

Une espèce de fille qu'il a rencontrée à I'université. Ça devait arriver.

Avec une fille. Quelle horreur!

Pauvre petit bonhomme. C'est pas possible, il est trop... jeune.

Il est tout petit encore. Il va gâcher sa vie.

Je lui ai dit. Bien sûr que je lui ai dit.

Mais, ça n'a servi à rien.

Il croit qu'il sera heureux. Peut-ĂŞtre...

Il n'y a rien eu Ă  faire.

Tu sais, sur le moment, ça fait mal.

Je m'attendais pas à ça, c'est dur.

Je me sentais bien. Et d'un seul coup, j'ai une crise de foie. Ça va passer.

La salope, cette bonne femme.

Je vois que tu I'as mis au courant.

La voilĂ , la sale bĂŞte.

- On embrasse tout de mĂŞme sa tatie? - Bonjour, Binbin.

On va nous le prendre, Renato, et on n'en aura plus d'autre.

Ă€ moins d'un miracle.

J'ai beaucoup pensé à ce mariage, Simon.

Mlle Corre, dans le discours du président, remplacez le mot "crapule" par "voyou".

"Voyou."

La tête de Mme Simonot, si nous épousons le fils d'un diplomate.

Non, Mlle Corre, à la place du mot "voyou", mettez "dégénéré".

"Dégénéré".

Quand on sait vos origines, Simon, quelle alliance.

- Vous êtes fils de gendarme, après tout. - Non! Écoutez!

Vous n'allez pas recommencer avec ça!

Y en a marre, "fils de gendarme".

Y en a marre, Ă  la fin, vous comprenez?

VoilĂ  ce que vous me faites faire.

Andréa est trop jeune pour se marier.

Je ne reviendrai pas lĂ -dessus.

AllĂ´?

Lui-mĂŞme.

Non.

Mon Dieu.

Mon Dieu.

Ho lĂ  lĂ .

- Qu'est-ce qui se passe, Simon? - Le président Berthier est mort.

Le président, mon Dieu!

Dans les bras d'une femme.

- Une prostituée. - Dans les bras d'une...

- Et mineure, en plus. - Non.

- Mineure et noire. - Comment?

Une prostituée mineure de couleur...

Ma carrière est foutue.

Mais pourquoi, Simon?

Vous n'ĂŞtes pas responsable.

Vous m'entendez? Vous n'êtes pas responsable de la vie privée du président.

Louise, je suis le secrétaire général d'un parti qui s'appelle

I'Union pour I'Ordre moral.

Dont le président vient de mourir dans les bras d'une prostituée.

Vous allez voir les journalistes.

Je mangerais bien un petit bout de chocolat.

Oh, non. Ils ont écrit sa tati "i".

C'est pas sa tati "i". C'est sa tatie "e".

"À mon Lolo. Sa tatie." Sa tati "i", ça veut rien dire.

C'est sa tati "e". Bon ben, j'agace.

Ça sent bon.

Ça va mieux, hein?

II viendra nous voir.

Il viendra nous voir avec la petite.

Il faudra faire quelque chose pour la chambre. Pour un couple, c'est juste.

Et on aura des petits-enfants.

Oh, non! Regarde-moi, toi.

Je te vois.

Je te vois en grand-père.

En train de pousser le landau avec tes gourmettes.

- Je te casse un œuf? - Je t'en prie, tu me lâches.

- Dans la cuisine, c'est moi le patron. - La cuisine, c'est votre domaine?

Tu fais la vedette sur la scène, ici tu me laisses.

C'est ça. Eh bien, je vais sur la scène.

Vas-y, c'est ça.

Ne vous arrĂŞtez pas. Faites le tour.

M. Charrier n'est pas là. Je ne pense pas qu'il rentre déjeuner.

Ça n'a pas arrêté ce matin.

Et ton père qui n'arrive pas.

Maman.

Je... Je...

- Je voudrais te dire quelque chose. - Oui?

VoilĂ ...

C'est au sujet des parents de Laurent.

Ne t'inquiète pas.

On va en parler tout à I'heure avec ton père.

- Non, c'est ce qu'il faut éviter. - Si. Tu vas avoir une bonne surprise.

- Mais qu'est-ce que vous faites lĂ ? - Vous avez vu devant la porte?

- J'ai préféré I'échelle. - C'est dangereux!

- Vous pouviez tomber. - Mais je suis tombé.

Et voilà, vous imaginez ce qu'a été ma vie ce matin?

Je vous préviens, moi je m'en vais.

Ces journalistes qui appellent sans arrĂŞt, qui ricanent.

- Moi, je n'en peux plus. - Mais tout le monde ricane.

Tout le monde se tord. Tout le monde hurle de rire.

Et de qui on rit? De qui on se fout?

De moi. Grâce au président Berthier, I'Ordre moral est devenu une rigolade.

Alors, merci Monsieur le Président. Merci, vieux cochon, va.

Il y a une solution, Simon.

Un grand mariage en blanc.

- Quoi? - Et le plus vite possible.

Pour retrouver votre image de marque. Morale, famille, tradition.

Votre fille épouse le fils d'un attaché culturel.

Le président et la prostituée, terminé.

Vous mariez Andréa et vous demandez la bénédiction du pape, s'il le faut.

Écoutez, Louise. Je suis déjà complètement perdu.

Si en plus vous dites n'importe quoi, moi je coule.

Il faut la marier, et en grande pompe.

Et vous incarnerez Ă  nouveau la tradition.

Les parents de ce jeune homme, oĂą habitent-ils?

Car je suis une professionnelle.

Engage des débutantes si tu veux, mais qu'elles ne gênent pas les vraies artistes.

Tu vas voir ce que Salomé se permet de faire pendant que je danse.

- Play-back, Francis. - Vous avez toujours été exigeant.

Je répète en costume et dans les lumières. Les autres... Basta! Honteux!

Arrivez, mon petit.

J'aimerais que Renato règle vos mouvements pour La Reine de Broadway.

Vous faites n'importe quoi, on en a plein le dos de vous...

- Papa, il faut que je te parle. - Une seconde.

Avoir 20 ans et la cuisse longue, ça ne suffit pas pour donner du talent.

- C'est important. - Tu vois bien qu'ils répètent.

Stop.

- Tu as vu ce qu'il fait? - Non, je parlais avec Laurent.

- Il fait des bulles. - Non.

Il fait des bulles pendant que je chante.

Il n'a pas Ă  faire des bulles quand je chante.

Et pourquoi il fait des bulles? II a raison. C'est gĂŞnant les bulles.

Ce n'est pas parce qu'on fait une revue de travestis que ce n'est pas dramatique.

Il faut te concentrer, penser Ă  ton personnage.

Tu sais ce que c'est ton personnage? Ce bel inconnu superbe.

Qui se promène dans Broadway. La démarche virile.

Tout Ă  coup, il se trouve devant cette apparition.

Tu la regardes et tu ressens comme un appel sensuel qui t'électrise le bassin.

Comme ça. Essaie un peu.

C'est un peu exagéré comme appel sensuel.

- Papa. - Qu'est-ce qu'il y a encore?

Je reviens tout de suite. Continuez sans moi.

- Je peux te parler? - Qu'est-ce qu'il y a?

Viens là-haut. Andréa arrive avec ses parents.

- Et alors? - Ils veulent te connaître.

Tu as besoin de me déranger pour ça?

Elle a dit que t'étais attaché culturel et Albin mère de famille.

- Elle est malade, celle-là. - Tu sais ce que tu m'as dit à I'école?

- Non. - Moi, je m'en souviens très bien:

"À 'profession des parents', réponds 'commerçants'."

J'imagine que le père de ta camarade a les idées plus larges que ton professeur.

Non. PlutĂ´t moins.

Charrier. Le député. L'Ordre moral. Tu connais?

Alors elle leur a dit que tu étais attaché culturel et Albin mère de famille.

On fait quoi? Je vends la Cages aux Folles, je deviens diplomate?

Et Albin? II fait quoi? Crac! II se fait opérer?

Si son père apprend qu'elle a menti, ça va finir en drame.

Essaie de nous aider, ce serait sympa.

De quelle façon?

D'abord, si on pouvait éloigner Albin.

Albin? Tu t'en occupes d'éloigner Albin.

Et puis il faudrait virer quelques trucs ici.

- Par exemple? - Ben ça, par exemple.

Ha, puis, je sais pas moi...

- Et ça aussi. - Le Grec? Pourquoi?

Et puis ça.

- C'est tout? - Je sais pas...

Essayer de faire plus simple, un peu plus dépouillé.

- Tu vois ce que je veux dire? - Il faut aussi modifier le décor?

Un endroit de rêve photographié par Maison et jardin.

Écoute, on ne touche à rien ici. C'est bien compris?

- Il faudra que tu fasses un petit effort. - Pourquoi?

Essaie de corriger ce qu'il y a d'un peu... spécial dans ta façon d'être.

- J'ai quelque chose de spécial, moi? - Papa!

Je viens de faire repeindre ce mur il y a Ă  peine un mois.

Entrez.

Albin et Salomé se tapent dessus, il veut lui retirer son chewing-gum.

Oui, je mets du fond de teint. Oui, je vis avec un homme. Oui, je suis une tata.

Mais j'ai trouvé mon équilibre. J'ai mis plus de 20 ans pour ça,

et c'est pas ton con de député qui va tout démolir.

Je m'en tamponne de ton député.

Je I'emmerde ton député.

Vous partez en voyage?

Saint-Tropez.

- Qu'est-ce que vous faites? - Je ne veux pas les voir.

- Sortez par la porte et parlez-leur. - Non. Lâchez-moi.

Il faut annoncer la nouvelle. On avait décidé.

- Faites-le. C'est votre idée. - Oh, Simon.

Je descends. Dites au chauffeur de faire le tour.

- Vous nous quittez? - Vous allez Ă  I'enterrement?

Quel est I'avenir de I'Union de I'Ordre moral?

Je ne peux vous dire qu'une chose.

Je m'absente pour m'occuper d'un événement

qui s'inscrit très exactement dans I'esprit de notre mouvement.

Il est de mauvaise humeur le petit maître blanc.

Il m'a dit: "Tu t'habilles comme une pute".

Il a raison.

Dès ce soir, tu t'habilles comme un vrai maître d'hôtel.

Et ça, tu me le descends à la cave avec ce tableau.

Je ne veux plus voir toutes ces fanfreluches, ces coussins. Virés.

Ce truc en priorité, dehors, à la cave.

Non, c'est plus la peine.

- Merci, papa. - Laurent, ne me casse pas les pieds.

Je dois parler Ă  ce pauvre Albin. J'en suis malade.

Qu'est-ce que je vais lui dire? Qu'est-ce que je vais lui dire?

"Va-t'en, grosse vache"? "Tire-toi, vieille tante"?

T'es pas obligé de lui dire comme ça.

- Ça va? - Ça tape.

- Tu ne devrais pas te mettre au soleil. - C'est bon.

Non, pas du tout. Dans ton état, le soleil n'est pas recommandé.

- Pourquoi me dis-tu ça? - Tu t'es regardé dans une glace?

- Qu'est-ce que j'ai? - Tu es vert.

- Je suis tout bronzé. - Oui, tu es vert bronze.

C'est bien ça qui m'inquiète.

Je pense que tu as besoin de quelques jours de vacances.

Pourquoi quelques jours de vacances? Je me sens très en forme.

Bien. Je n'ai rien dit.

Renato, tu me fais peur.

On t'a fait des réflexions?

- Le Dr Deslandes t'a dit quelque chose? - Non, il ne m'a rien.

Non. C'est moi qui pense que comme tu es plutôt nerveux, disons dépressif,

peut-ĂŞtre que 2 ou 3 jours de vacances ne te feraient pas de mal.

Je ne suis peut-être pas très fin, mais quand on me met les points sur les i,

je finis par avoir des lueurs.

Tu cherches à m'évincer.

Je n'ai plus 15 ans. Je commence à connaître tous les trucs.

Ce n'est pas bien ce que tu fais lĂ . Non.

Ce n'est pas digne de toi.

- Tu sais quel jour nous sommes? - Non.

- Le 25 juin. - Ah.

"Ah", comme vous dites.

Le jour de notre anniversaire.

20 ans de vie commune.

Ça fait plaisir!

Vous avez attendu ce jour-lĂ ,

pour me mentir de la façon la plus ignoble et pour me tromper.

- Albin, tu veux le bonheur de Laurent? - Quel rapport, je vous prie?

Si tu veux le bonheur de Laurent, tu vas t'en aller.

- Jacob. - Le petit maître blanc m'a appelé?

ArrĂŞte tes conneries et sors-moi le Grec.

- Tout de suite? - Oui. Il faut plus traîner.

On me rejette. On m'exile comme un lépreux. On a honte de moi.

J'ai passé des nuits au chevet de ce gosse.

Je lui ai tout sacrifié. Je lui ai donné ma vie.

- Albin, écoute-moi. - Non. C'est toi qui vas m'écouter.

Ou je reste ici Ă  ma vraie place, pour recevoir ces gens,

ou je ne remets plus les pieds ici.

Qu'est-ce qu'il y a?

Tu crois pas que tu aurais pu attendre un peu.

Ce n'est rien. J'ai compris.

On m'exclut. On me chasse de ma maison.

Ça n'a pas d'importance. Je vais partir.

Je vous laisse. Le monstre...

Le monstre s'en va.

Ça y est, tu es content?

Viens.

Rentre.

- Viens pleurer Ă  la maison. - Non.

Albin. Albin.

Arrête de faire I'imbécile.

Je ne veux plus te voir. Je te déteste. Tu as tout brisé.

Ça va bien. C'est d'accord. Tu restes.

Je ne me sens pas bien du tout.

J'ai plus la santé. Toutes ces émotions. C'est trop.

Je suis dans un état. Touche mon pouls. C'est la fin.

- Viens. On va aller chez Marcel. - C'est la fin. La fin.

C'est de la faiblesse. Tu n'as rien mangé de la journée.

Allez, assieds-toi.

- Bonjour, Renato. Bonjour, Albin. - Bonjour. Deux thés et des biscottes.

- Ça ne va pas? - C'est un peu de fatigue.

- Allongez-vous un moment. - Il va boire son thé et ça ira mieux.

Sans sel, les biscottes.

Qu'est-ce qu'on fait pour ce soir?

II y a un problème. Qu'est-ce qu'on va leur raconter? Deux hommes comme nous?

T'es gentil. Ça fait du bien sur le cou.

Je pourrais ĂŞtre quelqu'un de la famille.

Non?

Je pourrais ĂŞtre son oncle?

On pourrait dire que je suis son oncle?

D'accord. J'ai pas une tĂŞte d'oncle.

De toute façon pour toi, c'est pareil, c'est pas gagné.

- Il a dit que tu étais attaché culturel. - Oui. Hé bien?

Attaché culturel. Ben dis donc...

On n'est pas sorti de I'auberge.

Et voilà. Le thé au lait et les biscottes.

- Ça va mieux? - Oui.

Oh lĂ  lĂ .

Attaché culturel. C'est distingué ta façon de manger.

On dirait une pelleteuse.

Ton doigt. Qu'est-ce qui fabrique en I'air? Regarde un peu ton doigt.

- Et alors? II se redresse tout seul. - Ah oui?

Tu raconteras ça au député ce soir.

Commençons à le viriliser ce cher oncle. On essaie, hein?

II faut que tu apprennes comment un homme doit tenir une biscotte.

Et étaler le beurre avec la même puissance.

Et le thé se boit paisiblement, en surveillant son petit doigt. Allez.

- On se tient droit... - Qu'est-ce qui te prend?

Ne pleurniche pas Ă  chaque fois que je te fais une observation. C'est pour ton bien.

- Je veux que tu sois présentable ce soir. - Oui, bien sûr.

Reprenons Ă  la biscotte et au beurre.

Viril. N'aie pas peur d'appuyer. Comme ça. C'est bien.

Tu le fais exprès. Tu m'en veux.

- Ça va. Prends une autre biscotte. - Je n'y arriverai jamais. Jamais.

La pleurniche, encore. C'est fini, oui?

Tiens cette biscotte fermement dans ta menotte. Avec mesure et décision.

- Une main de fer dans un gant de velours. - D'accord.

- C'est ça. La biscotte de I'homme. - D'accord.

- On passe Ă  plus difficile. - La confiture?

- Oui. Prends la cuillère. - La petite cuillère?

Non. Pas comme ça. Qu'est-ce que c'est?

On dirait une clochette que tu secoues. C'est une cuillère.

- Tu la tiens sans trembler, franchement. - D'accord.

Si tu veux me tuer, tu le dis carrément. Vise les yeux, c'est plus sûr.

Je n'y arriverai jamais.

- J'ai cassé ma biscotte. - Tu as cassé ta biscotte.

C'est un désastre. Mais il faut savoir réagir en homme. Tu as compris?

Oui, bien sûr. Oui, tu as raison.

Tu dois te dire, calmement: "Albin, tu I'as cassée."

Ce n'est pas si grave. Pense que ta vie n'est pas finie pour ça.

- Essaie encore. Prends-en une autre. - Tu as raison. Ça n'est pas très grave.

Quand mĂŞme, j'ai encore d'autres biscottes.

Sur le moment...

- Attention, le petit doigt. - Il se relève tout seul.

Ça suffit.

Souffle là-dedans. C'est ça.

- Et on rentre à la maison. - Attends. Je vais me rafraîchir un peu.

- Non, non, non. - Qu'est-ce que j'ai fait?

- C'est quoi cette façon de marcher? - Qu'est-ce qu'il y a?

Marche comme ça ce soir et adieu Berthe.

- Mais qu'est-ce que je vais faire? - Viens ici.

- Qu'est-ce que tu veux? - Essaie de marcher comme John Wayne.

- Le cow-boy? - Oui. John Wayne.

Tu descends de cheval, tu t'avances vers le saloon.

Envoie valser la porte et crac!

- Tu peux essayer. - John Wayne?

Ça c'est John Wayne, jeune fille.

Alors pédé.

Il y en a un qui m'a traité de pédé.

Il va voir.

C'est toi qui as traité mon copain de pédé?

Là, ça dégonfle déjà. Ça ne sera rien du tout.

Tu étais magnifique. Merveilleux.

Je suis fier de toi.

Il était ridicule ce grand type, quand il s'est assis sur toi

pour te cogner la tĂŞte contre le carrelage.

Il m'a fait pitié. Une grande brute qui ne savait pas comment s'occuper.

Pauvre type.

Non, laisse. Je vais aller chercher de la glace.

Je reviens, mamour.

J'ai une mauvaise nouvelle Ă  t'apprendre.

- J'ai craqué. Je lui ai dit de rester. - Pourquoi?

Parce que j'ai cru que je le ramènerais sur un brancard.

Parce que c'est mon vieux compagnon.

Et parce qu'il a 80 pour cent des actions de la boîte.

- Tu vas le présenter comment? - Comme ton oncle.

- Ouais, c'est foutu, quoi. - Ce que tu es nerveux.

Quel caractère de cochon. On peut discuter un peu?

Ce serait mieux si on avait une femme avec nous.

C'est drĂ´le, non? Pour une fois, il manque une femme ici.

Pourquoi on ne demanderait pas à ta mère?

- Pas question. - Pourquoi?

Elle m'a laissé tomber il y a 20 ans. Je ne veux rien lui demander.

On ne peut pas dire que tu nous facilites les choses.

Très bien. Je vais m'en occuper, va...

Je vais m'en occuper.

Tu ne parles pas sérieusement? Tu ne peux pas aller chercher cette femme.

- Tu as perdu la tĂŞte, Renato. - Pourquoi?

Pardon. Mme Deblon.

Demandez au secrétariat.

- Entrez. - Je pourrais voir Mme Deblon?

- Vous avez rendez-vous? - Vous lui dites que c'est Renato Baldi.

Si vous n'avez pas rendez-vous, ça m'étonnerait qu'elle vous reçoive.

Essayez, c'est urgent. Je ne la retiendrai pas. Renato Baldi.

Attendez dans le hall.

Madame la présidente va vous recevoir.

- Je viens avec toi. - Non, je t'en prie.

Je ne te laisserai pas seul avec elle. Je sais de quoi elle est capable.

- Madame la présidente vous attend. - Je viens.

C'est toi que j'aime, ne t'inquiète pas. Tout ira bien.

Renato Baldi.

Chère Présidente.

Pour une surprise, c'est une surprise.

Assieds-toi.

Je ne bois jamais le matin, mais lĂ ...

Qu'est-ce qui a pu te pousser Ă  venir ici?

Laurent.

- Rien de grave? - Ben si. Il veut se marier.

Déjà? Mais quel âge a-t-il grand Dieu?

Quel âge? Bien plus que ça! Ça va faire 20 ans que tu ne I'as pas vu.

Je sais. C'est pour me le reprocher que t'es venu?

Non, ne crois pas ça. Mais pour la première fois, il va avoir besoin de toi.

Aucun problème. Je décommande mes rendez-vous et je suis là ce soir.

- Merci. - Ça me fait plaisir.

Je n'ai pas fait beaucoup pour cet enfant en 20 ans.

- Je me le reproche souvent. - Mais qu'est-ce que tu dis!

Je ne suis pas très maternelle.

Moi, si.

C'est vrai. Il a eu de la chance.

Bon. À quelle heure ce soir?

8 h. Ils arrivent, on leur joue notre pièce en un acte

et on les renvoie dans leur province et on se repose.

- Tu te souviens de ta revue? - Si je me souviens!

Ce que tu étais beau. Je n'ai jamais vu un corps pareil.

Ça me gêne que tu parles comme ça.

- Tu te souviens comme tu as eu peur? - J'ai cru que j'allais avoir un infarctus.

J'entre dans la chambre, et dans le lit, qu'est-ce que je trouve? Une femme.

J'avais donné 50 francs au concierge. Tu te rends compte à I'époque?

J'étais complètement parti, sinon j'aurais jamais osé me dire:

"On peut voir, non? Dans la vie il faut tout connaître."

"On m'a tant parlé de ce truc. Qu'est-ce que je risque?"

"Allez, j'y vais, je plonge."

Ça a duré combien de temps, nous deux?

Je peux te le dire précisément.

De 2 h 30 Ă  3 h 45. Deux fois.

Il fait chaud ici, non?

- T'as pas changé, tu sais. - Non?

T'as pris un peu de poids. Dans le bon sens.

Tu es plus viril.

Qu'est-ce que c'est que ces poils? T'en avais pas quand je t'ai connu.

- Je me les rasais pour la scène. - Il se rasait, celui-là.

Oui.

- Et maintenant il se rase plus. - Attention, Simone.

- J'aime bien quand il y a des poils. - Attention. C'est une chemise de crĂŞpe.

Avec tes ongles, tu vas... Regarde.

Regarde, tu m'as tiré un fil.

Ça veut dire quoi la lampe rouge?

Qu'on ne doit déranger Madame la présidente sous aucun prétexte.

Albin.

Merci.

Vous n'avez pas mes lunettes? OĂą sont mes lunettes?

Ah, voilĂ .

"La mort du président Berthier." II n'y a rien.

Il n'y a rien. C'est parfait.

"Carrière exemplaire..."

"Arrêt du cœur..."

Toujours rien. C'est parfait.

Toujours rien. C'est très bien.

C'est parfois utile d'avoir des amis dans la presse.

Je le savais. J'en étais sûr.

Le torchon. Deux colonnes.

"La mort joyeuse du président Berthier." Ah, les voyous!

- Calmez-vous. - Écoutez ça.

"La dernière phrase entendue par Berthier serait: 'n'oublie pas mon petit cadeau."'

Les charognes. Les charognes. Les charognes.

Oubliez toute cette boue, Simon. Pensez au but de ce voyage.

Je I'ai emprunté à I'antiquaire. Faudra lui rendre demain.

J'ai aussi remeublé tout le living.

J'espère que tes amis apprécieront.

Mais qu'est-ce qui se passe?

Merci, Jacob.

J'aurais aimé connaître tes enfants.

Ne pars pas, maîtresse.

Mon bon Jacob.

Qu'est-ce que vous jouez? La case de I'oncle Tom?

Je sais... Je sais ce que tu penses.

On rit de moi.

Pas seulement dans la boîte.

Dans la rue aussi. Partout.

Je me rends compte que je suis ridicule.

Il n'y a qu'un seul endroit oĂą on n'est pas ridicule.

Et j'y vais.

Adieu, Renato.

Maîtresse, ne pars pas.

Je te laisse ma chaîne stéréo, mes bottes rouges et mes perruques.

Mais oĂą tu vas? OĂą tu vas?

- À Foissy. - Foissy?

II y a rien à Foissy, juste un cimetière.

C'est pour ça que je prends le minimum.

Et tu vas dans ton caveau avec une brosse Ă  dents?

- Adieu, Renato. - Maîtresse.

- C'est fini, Jacob, oui. - Je prie, maître.

Tu sais, mon cimetière est en Lombardie.

C'est le plus beau cimetière du monde.

Il y a des arbres. Le ciel est bleu.

Il y a des oiseaux.

Le tien, à Foissy, c'est vraiment de la merde à côté.

Les morts à Foissy, ils sont enterrés dans de la merde.

Excuse-moi de dire ça, mais tu n'es qu'une vieille emmerdeuse aigrie.

C'est vrai que tu n'excites plus personne. Que tu es devenu grotesque.

Que tu fais rire tout le monde.

Pourtant, je suis toujours avec toi.

Parce que tu me fais rire.

Alors, tu sais ce que je vais faire?

Je revends mon caveau en Lombardie et je viens avec toi dans la merde Ă  Foissy,

pour rire encore.

Chaque fois que tu te retrouves seul avec elle, c'est la mĂŞme chose.

En 20 ans, c'est juste la deuxième fois.

Justement. Tu te vois à ton âge, avec un deuxième enfant?

Tu sais, ma vieille, pour le bébé, tu te serais retrouvé seul.

Je n'aurais pas supporté une deuxième maternité.

On peut savoir ce qui vous amuse?

J'ai de nouveau envie de t'étrangler.

- Papa. - Oui?

Je peux te parler un instant?

Je sais qu'en ce moment tu as des problèmes, et que...

et que les journalistes vont s'occuper de nous encore quelques jours.

Je voulais te dire que

- les personnes chez qui nous allons... - Attends un peu.

- Maître d'hôtel. - Oui, tout de suite.

Monsieur?

- Elle n'est pas fraîche votre viande. - Nous allons la changer.

Je ne vais pas attendre des heures que vous fassiez cuire un autre morceau.

C'est un scandale de servir de la viande avariée dans un tel établissement.

Si vous refusez que je la remplace, qu'est-ce que je peux faire?

Moi, je sais ce que je vais faire: Écrire au Michelin.

Ça m'étonnerait que vous gardiez vos étoiles.

Vous pouvez disposer.

Très bien, Simon.

Tu disais, que les gens chez qui nous allions...

Non, rien. Ça n'a aucune importance.

Très bien. Très bien. Le maître d'hôtel.

Jacob.

Il te manque pas quelque chose, lĂ ?

Je ne peux pas mettre de chaussures. Je n'en ai jamais mis. Ça me fait tomber.

Va, va. File. Va mettre des chaussures.

Et reprends ta voix normale, c'est mieux.

C'est la voix du vrai mâle noir, comme le petit maître blanc m'a demandé.

- Fous-moi le camp. - Magnifique, papa.

Tu crois?

Tu sais qui ce costume me rappelle? Ton grand-père.

Il s'habillait exactement comme ça.

Il s'est suicidé quand il avait 30 ans.

Papa, rappelle-toi: Le moins de gestes possible.

Tu bouges pas. Tu parles pas.

- Enfin, le minimum. - Le minimum.

Ben, ça ne va pas?

Pourtant, je me suis habillé comme vous.

J'ai retiré toutes mes bagues.

J'ai... J'ai rien sur le visage.

Et sur les pieds?

Là, évidemment, il reste une petite note de couleur.

Bon.

Vous avez raison.

C'est encore comme ça que je suis le plus choquant.

C'est ce que vous pensez? Moi aussi.

Eh bien...

Je vous laisse.

Je m'en vais.

J'aurais tellement voulu t'aider mon chéri.

Allez.

- AllĂ´? - Je voudrais parler Ă  M. Baldi.

- De la part de qui? - Simone Deblon.

C'est ma mère.

- M. Baldi n'est pas lĂ . - Qui est Ă  I'appareil?

C'est Laurent?

Laurent, je voudrais que tu saches que

depuis la visite de ton père, je me suis posé un certain nombre de questions.

C'est peut-ĂŞtre un peu tard.

Laurent, écoute-moi. Je crois que ton père a raison.

Vous vous en sortirez mieux avec une femme.

Alors, voilĂ . Je suis sur la route dans une station-service.

Si vous voulez encore de moi, je viens.

Venez.

Comment "venez"? T'es devenu fou?

- On s'en sortira mieux avec elle. - Tu as pensé à lui?

Tu sais ce qu'il est fichu de faire si elle met les pieds ici?

II a dit qu'il voulait m'aider. Il va se tenir tranquille.

Allez. Détends-toi. Ça va s'arranger.

Touche. Touche ça vite.

L'antiquaire qui t'a prêté est un voleur, mais si tout va bien,

je suis disposé à t'acheter et je balance la corne,

tiens, je te la donne tout de suite. LĂ .

Jacob.

Tu as tes chaussures? Va ouvrir.

- Laurent. - Enchanté.

- Très heureux. Je vous en prie. - Merci.

Mon père.

- Enchanté. - Ma fille.

Très heureux.

- Mon mari. - Infiniment honoré.

Ma mère est désolée, elle sera en retard.

Elle a été voir mes frères et sœurs qui sont chez mes grands-parents.

Oui.

Andréa nous a dit que vous aviez une très nombreuse famille.

Assez nombreuse.

Combien Laurent a-t-il de frères et sœurs?

- Six. - Six.

- Six. - Nous ne faisons plus assez d'enfants.

Notre mouvement est très préoccupé par cette dénatalité.

Permettez-moi de vous féliciter. Votre famille doit être citée en exemple.

Je vous en prie, asseyez-vous. Un, deux, trois.

- AllĂ´? - C'est le chauffeur de Charrier.

Ne quittez pas, je vous prie.

- Le chauffeur de Charrier. - Oui? Alors?

Ils dinent chez les patrons de La Cage aux Folles.

- Comment? Vous êtes sûr? - Certain. Je viens de les déposer.

Appelle-moi Moreau Ă  Toulon. Vite.

Charrier chez les Folles. C'est trop beau.

Vous avez fait bon voyage?

Très bon. Un temps superbe,

I'autoroute, enfin aucun problème.

Nous avons dormi près de Lyon, chez mon ami Bouchard.

C'est un garçon que j'ai connu pendant mon service militaire.

Et que j'ai retrouvé quelques années plus tard dans I'hôtellerie.

Il a... il a hérité de I'établissement de son père.

Il a formé un hôtel moderne, confortable.

Confortable. Très agréable.

C'était bien. Bien.

C'était une étape plaisante.

C'était... c'était... plaisant...

J'aime la rigueur de cet endroit.

Pour mon père, cette maison est plus un lieu de travail et de recueillement

qu'une véritable maison de vacances.

Un monastère.

Je suis très sensible aux ambiances.

Quand j'entre chez quelqu'un, je sais tout de suite Ă  qui j'ai affaire.

Il me plaît de vous dire, que je me sens bien chez vous. Très bien.

Vous avez séduit mon mari, M. Baldi.

Je I'ai rarement entendu faire ce genre de compliments.

Je dois avouer que bien que faisant un métier public, je suis plutôt...

Vous voulez peut-ĂŞtre autre chose que du champagne? Du porto, du whisky?

- Madame? - Oh, non, non. Juste un peu d'eau.

Moi non plus, je ne bois jamais, mais aujourd'hui on peut faire une exception.

Fais attention Ă  ce que tu fais, idiote.

C'est pas grave, ça porte bonheur.

Merci. Nous ferons le service nous-mĂŞmes.

- Je peux t'aider? - Oui.

Jacob est très gentil, mais pour le service, c'est pas encore ça.

C'est un vrai problème, les domestiques à notre époque.

Si je vous disais combien de chauffeurs j'ai essayé cette année.

Vous... vous devez avoir d'autant plus de mal que vous voyagez beaucoup.

Heu... VoilĂ .

C'est moi. C'est maman.

Je vous prie de m'excuser. Je suis navrée, cette circulation...

Ces bouchons vraiment... Ça devient impossible.

Bonjour, cher Monsieur.

Je suis furieuse de vous connaître.

Le papa de la vilaine, qui va me voler mon grand fils.

La vilaine. Pardon.

Pardon, chère Madame, bonjour. Mais je plaisante.

Vous savez, je I'aime déjà cette petite. Elle est si mignonne.

Eh bien? On m'embrasse?

On embrasse maman?

Approchez, mon petit.

Je I'aime déjà cette petite. Elle est adorable. Elle est intimidée.

Venez. Je vous fais peur?

Le petit bouchon. Qu'elle est mignonne! Une petite fille.

Tu as une cigarette?

Tu vas essayer d'arrêter ta mère. Tu lui expliques.

Merci.

- Veuillez m'excuser un petit instant. - OĂą va cet enfant?

Monsieur est servi.

- Jacob. Qu'est-ce qui vous prend? - Rien. Rien du tout.

- Ces domestiques, quel problème. - Nous en parlions à I'instant.

C'est quasiment impossible d'être servi à notre époque.

À qui le dites-vous! Vous n'imaginez pas les bonnes qui se sont succédées ici.

Toutes aussi godiches.

Pas méchantes, mais maladroites. Je pourrais vous en citer une demi-douzaine.

- Roger, Marcel, Lucien, André, Michel... - À table.

- Quoi? - À table.

Bon. Ce n'est pas une raison pour être désagréable.

Oh, mais dites-moi.

- Il est beau ce christ. - Oui, c'est mon père.

- Comment? - C'est mon père qui I'a restauré.

C'était un connaisseur, mon père. Un grand passionné d'art.

VoilĂ . M. Charrier Ă  ma droite.

Renato se mettra lĂ , Ă  ma gauche. Mme Charrier.

Et la petite, en face de sa maman.

Je vous en prie.

Elles sont curieuses ces assiettes.

Ce sont des jeunes gens qui jouent ensemble, non?

II y a tellement d'assiettes dans cette maison, je ne peux pas vous dire.

Ce sont des Grecs. J'ai I'impression que ce sont des Grecs.

En effet, des Grecs - des Grecs dans mes assiettes. C'est bizarre.

- Vous voulez le voir? - Oui, oui.

Je ne vois plus rien sans lunettes.

Ce sont des garçons.

Vous avez des garçons? Vous n'avez pas de filles?

Oh, si. Je crois en avoir vu une.

Qu'elle est mignonne la gosse. Naturellement, elle a raison.

Voyez, là, vous avez une fille. Ça, c'est une fille, non?

II y a longtemps que vous n'en avez pas vu.

Ce sont des garçons. C'est pas difficile, ils sont tout nus.

OĂą sont mes lunettes?

Tenez-le. Je reviens tout de suite.

Il met le couvert, et il ne remarque rien. Donne-moi la casserole.

Je ne les trouve jamais.

Voyons, Ă  quoi jouent-ils ces Grecs?

Soupe paysanne à la martiniquaise, une spécialité de Jacob.

- M. Baldi. - Excusez-moi, Madame.

Jacob, continuez le service. Cette pauvre Mme Charrier a le seigneur sur les bras.

Encore pardon, Madame. Que de problèmes aujourd'hui! Désolé.

VoilĂ , lĂ .

Par ici, s'il vous plaît.

- Bon appétit. - Merci.

Il n'y a que deux entrées.

Morin et Chauvet, devant la boîte. Nous, on reste là.

Vous comptez rester un peu sur la cĂ´te?

Non, je n'aime pas rester trop longtemps éloigné de ma circonscription.

- De? - Ma circonscription.

J'avoue que I'ambiance de ce pays, le laisser-aller, la légèreté des mœurs,

ça me soulève le cœur.

À propos, ça ne vous gêne pas cette boîte de nuit en dessous de chez vous?

Une boîte... de nuit?

Oui, cette espèce de night-club...

- La Cage aux Folles. - Ah, oui, la Cage aux Folles.

Oh, non.

Mais vous partagez les murs avec ces gens-lĂ ?

Seulement les murs.

On ne les fréquente pas du tout. C'est un autre monde.

- Qui est propriétaire des murs? - Nous.

Vous louez votre cave Ă  un patron de night-club?

Oui. Oui, bon. Oui.

Nous ne savions pas que c'était un patron de night-club.

Naturellement, nous ne le savions pas.

C'est un homme qui parle très peu. Il est taciturne.

Juste bonjour et au revoir.

Mais pas du tout le genre Ă  vous dire: "Ben tiens,

je vais installer un night-club dans votre cave."

Pardon.

On pourrait peut-ĂŞtre parler de ce mariage?

Laurent n'est pas lĂ , mais...

Ce sont des choses dont les parents doivent parler.

Bien que ces chers petits aient de plus en plus tendance Ă  se passer de nous.

Alors, que pensez-vous de la décision de nos enfants?

Je dois vous dire qu'au début, j'étais un peu réticent.

Mais ce que ma fille m'a dit de votre famille, de son honorabilité...

Ce que votre fille vous a dit de notre famille?

Oui. Ça m'a... un peu rassuré.

Je pensais qu'Andréa était trop jeune pour se marier. Et votre fils aussi.

Mais, puisqu'ils s'aiment et que nous ne pouvons pas les raisonner...

Puisqu'ils se sont choisis...

Puisqu'ils se sont choisis...

Il faut bien avouer que nous aussi, au départ,

nous étions un peu hostiles à ce mariage. Surtout moi.

Pour une maman, c'est toujours très difficile

de voir son grand fils la quitter pour une autre femme.

Vous me direz: "C'est la vie." Certes, c'est la vie.

On sait qu'un jour ou I'autre, les enfants doivent s'en aller. C'est notre lot.

- Quand mĂŞme, c'est difficile... - Vous nous excusez...

- Viens, chérie, viens. - Il a certainement un mot à me dire.

Excusez-moi.

- Qu'est-ce qui t'arrive? - Tu t'es vu?

Regarde-toi dans la glace.

D'accord, elle est un peu tournée.

- Qu'est-ce qui t'est passé par la tête? - Ils y croient, Renato.

Ils ont été charmants avec moi. J'ai fait une grosse impression.

Qu'est-ce que tu me chantes? On va se casser la gueule.

C'est pas pour toi que je le fais. C'est pour Laurent, et ça marche très bien.

Au théâtre, oui - mais pas dans la vie. Tu t'es regardé les poignets?

Quand il t'a baisé la main, tu crois qu'il a pas vu tes poils?

- Ils vont se demander ce qui se passe. - Albin. Albin. Reste lĂ .

Pardon.

- Ma perruque. - Non.

- Renato, rends-moi cette perruque. - Non.

- Rends-moi cette perruque. - Non, non.

20 ANS DE BONHEUR

lls ne s'y attendent pas. Ça va être une surprise.

- Madame? - M. Baldi.

C'est au-dessus, il faut faire le tour.

Je suis la maman de Laurent.

Venez avec moi, Madame.

Joyeux anniversaire

Joyeux anniversaire

Qu'est-ce que ça veut dire de nous laisser seuls?

Et leur fils qui disparaît avant le repas!

II avait peut-ĂŞtre une course urgente. Je ne sais pas.

Cette femme est bizarre. Je ne sais pas ce que tu en penses...

Mais moi je la sens pas, c'est pas net ça.

Moi, je la trouve gentille.

On a frappé, non?

- Oui. - OĂą est le domestique?

- Qui est lĂ ? - C'est la maman de Laurent.

La maman de Laurent?

C'est moi, Renato. Ouvre-moi.

La maman de Laurent?

- Qui est lĂ ? - La maman de Laurent.

M. Baldi s'est absenté, je n'ai pas la clé.

La clé est dans la niche, près de la porte.

- Il dit que la clé est dans la niche... - À gauche.

M. Charrier, sans doute. Simone Baldi.

Je suis très heureuse de vous connaître.

Vous avez une fille adorable. Je vous félicite.

Elle est ravissante. Je savais que mon Laurent avait du goût, mais à ce point-là.

Votre fils, M. Baldi, il a combien de mamans?

Voulez-vous répéter la question?

Je vous demande combien de mamans a votre fils.

Une seule. Albin.

Enchanté, Monsieur.

Joyeux anniversaire

Joyeux anniversaire

Joyeux anniversaire

La Cage aux Folles.

C'est La Cage aux Folles.

Papa, est-ce que je peux te parler?

Mais qu'est-ce que tu m'as raconté?

Attaché culturel? Mère de famille?

- Bon, ben maintenant, ça suffit. - Hein?

Cent fois j'ai voulu te dire, mais ça fait 18 ans que j'ai peur de toi.

- Simon. - Monsieur, s'il vous plaît.

Partons.

C'est ça. En route.

- Non. Je reste. - Eh bien, reste.

Je n'ai plus de fille.

Les journalistes. Les journalistes.

C'est le comble.

C'est beau, un mariage en blanc?

En grande pompe. Avec la bénédiction du pape. Bravo!

Qu'est-ce que vous allez foutre de cette photo?

Qu'est-ce qu'on va voir? Une porte, et Charrier derrière cette porte?

À quoi ça servira?

Je vois les titres demain dans les journaux.

"Après le président Berthier et sa putain,

le député Charrier à La cage aux Folles".

Je vous prie de considérer cette porte:

Elle n'a pas d'enseigne au néon "La cage au Folles".

Vous pouvez sortir tranquillement...

- Les salauds, ils ont bloqué la porte. - Elle est bloquée?

Lls veulent vous empêcher de sortir par là pour vous forcer à passer par la boîte.

- Par la boîte? - Fallait le trouver.

Par la boîte? C'est pas possible.

- On va appeler la police. - Non. Pas la police.

Une échelle. Vous n'avez pas une échelle?

Vous n'allez pas recommencer.

C'est foutu.

Tu vois Renato, il a raison le bonhomme.

Et la pauvre femme aussi. Ils sont dans un pétrin. Ça fait plaisir à voir.

Bon. Il va falloir que je sauve la situation, une fois de plus.

Vous voulez sortir d'ici, c'est bien ça?

Sans scandale, sans publicité.

Oh, écoutez.

La première fois, ça surprend toujours.

Mais non, vous allez vous y faire. Quel physique! Vous ĂŞtes extraordinaire.

- C'est affreux, Simon. - Le blanc me grossit. Je voulais du noir.

Laissez-le tranquille. Il a du charme - ça lui suffit.

Allez, dépêchez-vous.

Mercedes, danse. Emmène-la danser.

Allez, ma grosse, I'air naturel.

Allez, allez ma choute!

Ă€ I'hĂ´tel. Vite, Ă  I'hĂ´tel.

- C'est combien? - Quoi? C'est moi.

- Madame... - Quoi "Madame"?

Simon. Simon.

Bonjour!

C'est elle. Elle est venue, ça je le savais.

- Je t'avais dit que je ne voulais pas. - C'est quand même la mère de mon fils.

- C'est normal qu'elle soit lĂ . - Justement, ce n'est pas normal.

Joli de jouer les mères exemplaires après tant d'années.

Si elle reste ici, je ne reste pas au déjeuner.

Vous ne m'aurez pas au repas.

- Je t'en prie, Albin... - Je m'en irai.

C'est comme ça et pas autrement.

- Je t'en prie. - Je t'en prie aussi. On en a par-dessus.

Et tu lui diras Ă  Laurent. Il comprendra parce que c'est un enfant qui m'aime.

Il comprendra que sa tatie, le jour de son mariage, elle est partie,

elle est rentrée à la maison toute seule, comme un chien...

Il y a quand mĂŞme des choses qu'on ne peut pas supporter.

Done by (c) dCd / June 2011

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