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Apr�s tout,
ce n'est qu'un mar�cage.
C'est ce qui le rend diff�rent,
diff�rent de n'importe quel autre endroit.
Un mar�cage.
Au fond de ces eaux,
sous cette boue,
se cachent des choses, et le simple fait d'y penser
est terrifiant.
Ce qui s'y trouve est source de cauchemars,
et c'est sur �a que repose notre ville.
Tous ces �difices,
tout ce qui existe, est b�ti sur un mar�cage.
Pensez-y :
une cit� enti�re construite sur des eaux sombres,
sales et immobiles.
Cette ville, C'est New-Orleans.
On y enterre m�me les gens
d'une fa�on diff�rente. Hors de terre.
Pour que les morts soient hors du mar�cage.
En tous cas, c'est ce que l'on dit.
En ce moment, ils enterrent un homme
qui s'est enlis� dans un mar�cage,
et qui n'en est jamais revenu.
Son mar�cage
�tait une femme superbe.
Une femme si belle
que tout homme en aurait hurl� de joie
et pour l'avoir, aurait pris le risque de se noyer,
se faire arracher le cerveau, ou se laisser d�vorer vivant.
Tellement elle �tait belle.
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S E D U C T I O N F A T A L E
Okay...
On cherche les filles.
- J. A. ! - Bonjour !
- Comment �a va ? - Bien.
Bonjour.
Je peux vous aider, M. Leblanc ?
Est-ce que je peux parler avec tes gars ?
Bien s�r !
Mais ce ne sont pas des grands travailleurs !
Mais il y en a qui savent y faire avec les femmes ?
Qui savent y faire avec les femmes ?
Si on les �coute ce sont tous des playboys !
Il doit bien y en avoir un qui le soit vraiment !
Si je devais en choisir un, je vous dirais...
L�, vous voyez le gars avec le tricot bleu ?
Lui il a un sacr� tableau de chasse !
- Merci. - De rien !
- Eh, comment �a va ? - Bien... et vous ?
Tu t'appelles comment ?
Carl.
Carl, je te pr�sente Dot.
- Qui ? - Dot !
Il s'appelle comme �a ?
Oui ! Il s'appelle vraiment: Dot !
- Quel nom idiot ! - Eh oui...
Au plaisir.
Tout le plaisir est pour moi, chef.
Agressif !
- J. A... - Oui ?
Lui, c'est qui ?
Lui, c'est Jimmy Mulate. Il travaille ici � mi-temps.
Il est charpentier.
Il n'est pas �tabli ici. Il va et il vient,
il �tudie le droit aux cours du soir, et...
Le droit ?
Oui, le droit. Il vient juste quand il a besoin d'argent.
Je voulais l'embaucher � plein temps,
mais il ne veut pas. Il a d'autres projets.
- Comment �a va ? - Bien, merci.
On m'a dit que tu es charpentier.
Oui, il para�t.
Tu peux arr�ter un instant, je voudrais te parler.
On me paie pour travailler, pas pour parler.
Dis, �coute un peu...
Tu ne sais pas � qui tu parles, pas vrai ?
- C'est Charles Leblanc... - Arr�te !
C'est le propri�taire de cette boite, toi y compris !
Donne !
Autrement dit c'est lui qui paie ton salaire.
Tiens. Voil� 100 $.
Je t'invite � d�jeuner. D'accord ?
Tr�sor... tu nous am�nes une bi�re ?
J'arrive.
Alors,
dis-moi...
Ta m�re habite o� ?
Elle est partie, quand j'�tais petit.
Des choses qui arrivent !
Des choses qui arrivent...
Et mon p�re,
il est... dans une maison de sant�,
il a eu une sorte d'AVC.
Je ne voudrais pas sembler malpoli,
mais vous pourriez me dire ce que vous voulez ?
Tu veux devenir avocat, c'est �a ?
Alors, tu devrais t'y conna�tre...
en accord verbal !
Ca fait une demi- heure qu'on est l�.
Pour 100$, tu me dois...
- tu me dois 15 minutes. - Le temps passe,
et je ne veux pas vous faire perdre du temps.
Exact. J'appr�cie, tu sais.
Ecoute,
je veux te faire disons... une proposition de boulot.
J'ai une tr�s belle femme.
Tu ne peux pas imaginer.
Tu vois,
j'ai appris que j'ai...
une excroissance dans la t�te. Une tumeur, quoi.
Et �a,
�a me fait venir un tas d'id�es terribles.
La premi�re id�e qui m'est venue, c'est que...
je dois penser � tout. Si jamais...
en fait, bient�t je ne serai plus l�.
Alors, je veux savoir si elle est fid�le,
je veux avoir la confirmation qu'elle m'aime.
Mais elle est si belle que j'ai du mal � my croire.
Je suis touch� que vous me disiez tout �a, Monsieur.
Mais je ne vois pas ce que vous attendez de moi.
J'ai encore 10 minutes pour parler !
J'ai le temps. OK ?
Ce que je voudrais que tu fasses,
c'est que tu essaies de s�duire ma femme.
Je te payerai 10 000$ pour �a.
Juste pour essayer un peu avec elle.
Et si elle...
devait succomber � ton charme,
si tu arrives � la s�duire,
et bien alors, je te donnerai 50 000$.
Vous testez mon int�grit� professionnelle, M Leblanc !
Non, non, non !
Voil� le num�ro de ma maison,
et sa photographie.
Maintenant, penses-y, mais pas trop longtemps,
mon gar�on, il ne me reste pas beaucoup de temps.
Et surtout, tu n'en parles � personne.
Personne.
En fait, votre offre est all�chante, M Leblanc,
mais je crois que je vais prendre les 100$
que vous m'avez offerts pour le repas
et retourner au travail.
Mignon, mais pr�tentieux.
Moi je pense qu'il est aussi un peu p�d�.
Bonjour, ch�ri.
Eh, tu es magnifique ! Viens l� !
Alors,
il est arriv� ?
Qu'est-ce qui est arriv� ?
Mon cadre !
Ton cadre, oui. Il est arriv� cet apr�s-midi.
Tout emball�.
Ils l'ont ouvert, ils l'ont pos� sur le mur, et...
et... il est o� ?
Il co�te peut �tre un demi million de dollars,
mais il est pas mal, pas vrai ?
Je le trouve magnifique.
Evidemment...
Comment s'est pass�e ta journ�e ?
J'ai mang� chez Mister Bim.
- Avec qui ? - Toute seule !
Et puis j'ai pass� un tr�s bon apr�s-midi.
Tu as vu... ton amie ?
Elle m'a racont� l'histoire de son a�eule
qui poss�dait plein de journaux.
Toi aussi tu vas devenir c�l�bre, non ?
Tu vas �crire
un film merveilleux, et puis tu iras � Hollywood.
L� tu vas rencontrer
des beaux gar�ons, tous bien pomponn�s,
� la Brad Pitt.
Je n'irai nulle part. Ma place, c'est ici.
Ils viendront me chercher s'ils veulent.
Ils seront tous bien plus jeunes que moi.
Ta ta ! Ca va, l'avocat ?
- Et toi, cow-boy ? - Je suis mort.
Ah... je suis crev�.
C'est quoi ? Pour ton apprentissage ?
Non, j'ai �crit mais je n'ai pas de r�ponses.
- Et toi tu as �t� sage ? - Bien s�r !
Tu me connais !
Je t'ai dit que Polly est revenu en ville ?
Polly ? Mon Dieu !
Et ce salaud ne m'a m�me pas appel�.
C'est plut�t une bonne chose.
Il doit se taper quelqu'un d'autre.
Et il va lui transmettre le virus.
Ted... tu ne dois plus le voir.
C'est fini, non ?
Oui. C'est fini.
C'est fini, c'est tout. Tu as quoi l� dedans ?
Ecoute plut�t ce qui m'est arriv� aujourd'hui.
Qu'est-ce qui s'est pass� ?
Si quelqu'un t'offrait...
50 000 dollars,
pour coucher avec elle,
tu ferais quoi ?
Mais tu sais qui c'est ?
C'est un ancien mod�le de chez Calvin Klein !
Merci, mais �a ne me facilite pas le travail !
Ah, vraiment ? OK...
Je vais te faire un exercice de maths.
Tu travailles 14 heures par jour,
6 jours par semaine, et tu gagnes...
8 dollars de l'heure, c'est �a ?
Juste pour terminer tes �tudes de droit.
Le soir tu es si crev� que tu n'arrives plus � �tudier.
Avec 50 000$, tu paies tous tes frais d'inscription
en un seul coup. Et c'est r�gl�. Boum !
Mais je ne sais m�me plus comment on fait !
Ca va faire 6 mois que je ne suis pas sorti avec une fille !
Et puis je suis si crev� que j'arriverais pas � bander !
Le pauvre... Jimmy !
C'est quoi ? Tu as un probl�me moral ?
Tu veux �tre avocat, oublie la morale !
Tu n'as aucune raison d'avoir des remords !
Maintenant, prends le t�l�phone, appelle ce gars,
et dis-lui :
Apr�s une �tude attentive de votre offre, M. Leblanc,
je crois que malgr� ma grande d�sapprobation,
j'accepterai de baiser la magnifique ex-mod�le
- votre femme actuelle - pour 50 000 dollars.
Et je propose de le faire gratis la 2�me fois.
Ah... merde !
Allo ?
C'�tait qui ?
- Ca a raccroch�. - Mais c'�tait qui ?
- Ca a raccroch� ! - Oui, mais c'�tait qui ?
Tu ne crois pas que �a serait mieux comme �a ?
Oui, peut-�tre.
On pourrait tout abaisser de quelques millim�tres...
et d�placer la porte, pour qu'elle ne g�ne pas.
On pourrait commencer les travaux rapidement.
Bonjour, ch�rie.
Tu te souviens de J. A. ?
- Bonjour ! - Bonjour.
Jimmy Mulate
- Enchant�. - Enchant�e.
Voil� les plans des nouvelles portes.
C'est lui qui les a faits.
Pas mal, hein ?
C'est �a que tu voulais me montrer ?
Oui !
Je voulais ton approbation !
C'est beau.
Ce jeune homme est tr�s dou�.
J. A. ...
Je pensais les faire faire en cypr�s sinker.
Qu'est-ce que c'est ?
Le cypr�s sinker, c'est...
un cypr�s qui est tomb� par accident dans le mar�cage,
et qui est rest� sous l'eau pendant plus de cent ans.
Alors il est plus lumineux que les cypr�s normaux.
Parfois �a lui donne des veinures qui le veillissent.
Il faut draguer le mar�cage pour les attraper, mais
c'est probablement...
le plus beau bois que j'aie jamais vu !
Je peux y aller ?
- Tu vas faire du shopping ? - Oui mon amour.
Ca a �t� un plaisir. Au revoir.
Si je ne me trompe pas vous avez dit 10 000 $.
Je suppose que c'est en liquide ?
Bien s�r.
Mais d'abord il faut fixer quelques r�gles.
Elle a un signe...
� un endroit tr�s intime.
- Un signe ? - Oui...
Comme un grain de beaut�, vous voulez dire ?
J'ai dit un signe.
A toi de le trouver,
et de me dire de quelle forme il est.
Je ne crois pas que tu arriveras jusque l�,
mais si c'�tait le cas tu devras me le dire.
Et tu auras les 40 000 dollars restants.
Int�ressant.
Alors, comment vous voulez proc�der ?
Je dois m'en aller pour environ une semaine.
Tu viendras chez moi pour des petits travaux.
Votre femme a...
des centres d'int�r�t, des hobbies ?
Elle fait du yoga 3 fois par semaine, vers 9h30.
O� �a ?
Au centre de fitness pr�s de Lakeside Mall.
Elle aime la musique,
elle adore John Lee Hooker. Le blues, quoi.
Parfait ! C'est mon style pr�f�r� !
Un point de plus pour moi.
Bien.
J'esp�re ne pas vous d�cevoir, Monsieur.
Charlie... Je crois que tu d�raillles.
Ta femme !
Et tu sais que je ne m'occupe pas d'infid�lit�,
uniquement de l'espionnage industriel.
Ne joue pas avec �a. C'est un ancien appareil photo.
Merci.
Tu sais la seule chose que j'aime chez toi, Blades ?
C'est que quand tu pars faire un tour,
tu �coutes la merde qui se dit sur les autres,
sans jamais attraper un peu de merde sur toi.
Tu ne te salis jamais.
Oui, mais comme �a que je t'ai fait gagner
un tas de fric.
Les petites annonces au rabais,
les terrains constructibles...
Je ne suis pas venu ici pour jouer.
Tu vois ce bonhomme silencieux derri�re toi ?
Tu le vois ?
Si tu refuses de faire �a pour moi,
chaque jour restant de ta vie,
il arrachera un petit morceau de toi.
C'est un service personnel que je te demande.
Pour 150 $ de l'heure, tu pourras reste assis
dans ta voiture en les �coutant s'essouffler.
Oh mon Dieu...
- 250 $ de l'heure. - Qu'est ce que tu dis ?
250 $ de l'heure.
Si tu veux que je le fasse c'est 250 $ de l'heure.
Et juste parce que je te rends un service personnel.
C'est bon.
Accord conclu ?
Oui.
Tr�s bien.
Alors, tu veux que je fasse quoi ?
J'enregistre les voix ou tu veux des images ?
Il existe une camera de la taille d'un criquet.
Tu peux regarder dans le cul d'un ver pour savoir s'il va chier.
Elle d�marre automatiquement, tu peux la mettre n'importe o�,
mais je n'en ai que trois.
Bien...
- Tu veux les mettre o� ? - Dans le bain � remous.
Dans le bain � remous, oui !
Moi je ferais �a l�, si je devais me taper quelqu'un.
Je lui apporterais quelques bijoux,
et du champagne, pas trop cher.
Oui, moi je ferais �a dans le bain � remous.
Je te remercie.
De rien.
Il a la classe !
Je dois aller � Dallas pour quelques jours.
On va entamer la 2�me phase d'une nouvelle construction,
- alors... - Oui, oui, je sais.
Mais tu vas revenir vite ?
Bien s�r !
Ah, quelqu'un a forc� la porte derri�re,
je viens de trouver la cuisine ouverte.
Ca doit �tre des enfants.
Quand �a ?
Je ne sais pas, je pense cet apr�s-midi.
J'enverrai quelqu'un du chantier pour la r�parer.
Quand tu n'es pas l�,
je d�teste qu'il y ait du monde � la maison.
Oui, je sais, ma ch�rie. Je sais...
S'il t'arrivait quelque chose, je ne me le pardonnerais jamais.
Ne d�placez rien, laissez tout comme vous l'avez trouv�.
Voil�, comme �a, c'est parfait.
Je t'appelle ce soir.
Oui. Bon voyage.
Je t'aime !
Je peux vous aider ?
Mme Leblanc, je suis Byron Blades.
Je travaille pour votre mari dans le domaine de la s�curit�.
Il nous a dit qu'il y avait un probl�me �lectrique,
alors on est venus, mais c'est une fausse alarme.
Tout marche bien, on s'en va.
Vous savez,
en r�alit�, vous �tes encore plus belle qu'en photo !
- Merci. - Au plaisir, Mme.
Qu'est-ce qui ne va pas ?
Oh... rien !
Je dois aller chez cette femme,
pour faire ce truc.
C'est tellement...
artifiel ! Je veux dire...
D'habitude ces choses ne se pr�voient pas.
Elles te tombent dessus, c'est tout.
Qu'est-ce qui pourrait t'arriver ?
Elle pourrait se moquer de moi,
ou me frapper !
Je ne sais pas ce qui est le pire !
- Bonjour ! - Bonjour.
Votre mari m'a dit qu'il y a une porte � r�parer.
Je suis Jimmy Mulate.
- On s'est vus hier. - Oui, je me souviens.
Vous avez une belle maison, Mme Leblanc.
Tu peux m'appeler Lilly. Viens, suis-moi.
Voil� la porte. Je crois qu'elle a �t� forc�e.
Oui. Ils l'ont bien arrang�e.
Ca doit �tre des gamins. Ils font plein de d�gats.
Ils ont essay� d'entrer?
Je pense, oui.
Tu veux du caf� ?
Oui, merci.
Par hasard, tu n'aurais pas travaill�
dans la publicit�, pour les magazines ?
Tu as bonne m�moire.
C'est difficile d'oublier ces photos.
J'�tais jeune.
C'est comme �a que tu as rencontr� ton mari ?
Non.
On s'est connu ici.
Du lait ?
Oui, merci.
A une oeuvre de bienfaisance.
On �tait assis l'un � c�t� de l'autre,
et on a commenc� � parler. On a oubli� les autres invit�s.
Tu n'es jamais all� voir un match de boxe ?
De boxe ?
Il m'amenait souvent voir des matchs de boxe,
parce qu'il a fait de la boxe comme amateur.
Il �tait capable de me dire ce que pensaient
les boxeurs � chaque instant,
La psychologie qui les liait avec leur entra�neur...
J'aimais beaucoup, �a m'int�ressait !
Le sang et la sueur...
- Du sucre ? - Oui...
Vous n'y allez plus ?
Pas aussi souvent.
Ca se passe toujours comme �a, pas vrai ?
Qu'est-ce que tu veux dire ?
Quand quelqu'un te fait la court,
il est capable de t'emmener sur la lune,
Et quand il a r�ussi,
au mieux il t'am�ne dans le jardin devant la maison.
Quelqu'un a d� te laisser de mauvais souvenirs !
Le caf� est pr�t, tu peux te servir.
Si tu as besoin de moi, je suis en haut.
Madame Leblanc ?
Lilly ?
Excuse-moi !
Je venais te dire que j'ai fini en bas.
Quelle genre de musique tu �coutais ?
La musique d'une femme de 84 ans.
Je peux �couter ?
C'est g�nial.
Tu penses � quoi, pour avoir les couilles
de venir jusqu'ici et d'essayer avec moi ?
Je peux rester... ou m'en aller.
Je ferai ce que tu voudras.
Qu'est-ce que tu ferais si je te disais oui ?
Il suffit de dire oui et tu verras.
Oui...
Et maintenant, sors de ma chambre et va-t-en !
Merci pour le caf�, Mme Leblanc.
Et puis, cette femme est si intense, tu comprends ?
Mais tu sais... Pour moi,
�a a �t� une exp�rience tr�s int�ressante.
Je te l'ai d�j� dit ?
Ah, va te faire voir.
Quand tu la regardes dans les yeux,
c'est comme un aimant.
Jimmy...
Ne cherche pas � faire aussi compliqu� !
Combien de fois je dois te le dire ?
Je ne veux pas t'�couter !
Ah, tu ne veux pas m'�couter, mais bien s�r !
Tu ne me donnes que des mauvais conseils !
Ah oui ? Et celle-la ?
Celle-la, tu l'�couterais ?
Mais qu'est-ce que tu fais avec cette arme ?
Il vaudrait mieux que tu perdes sur ce coup,
- c'est un bon conseil ! - Enl�ve �a d'ici !
J'ai vu assez d'armes pour aujourd'hui.
- Don ? - Oui ?
Tu as entendu ce que Charlie a fait avec ce gars...
Jimmy, c'est �a ?
C'est d�goutant !
Il lui a donn� 50 000 $ pour coucher avec sa femme !
Tu sais, ch�rie,
je vais te dire un truc pour ton bien :
tu ne racontes � personne cette sale histoire,
ou tu vas finir dans la rivi�re.
Tu as bien compris, j'esp�re .
Heather !
Je voulais m'excuser pour mon comportement hier.
C'�tait...
inopportun et d�plac�. Je suis d�sol�.
J'esp�re que tu ne diras rien � ton mari.
Ca serait embarrassant.
Tu te moques de moi ?
Merci de ton aide. J'ai d� laisser les phares allum�s.
Ca arrive.
On peut essayer d'�tre juste amis ?
Amis ?
- Tu aimes le blues ? - Oui, beaucoup.
Ce soir, il y a Burnside qui joue au Maple Leaf.
C'est juste sur invitation, mais...
j'ai peut-�tre un moyen d'entrer.
Burnside... Je l'adore !
On peut se retrouver � Napoleon House, � 8h ?
Pourquoi pas � 8h30, au bar Saturn ?
Au bar Saturn ?
Tu aimes bien cet endroit crade ?
Le Napoleon House est trop fr�quent� pour moi.
N'oublie pas que je suis mari�e...
Mais on ne va rien faire de mal !
Alors � ce soir.
Une autre bi�re !
Ca vient.
Tu sais quelle heure il est ?
Oui, mon petit. Il est l'heure de t'acheter une montre.
- Je l'am�ne � table. - Oui...
Salut.
La voiture est encore en panne ?
Excuse-moi pour le retard.
J'ai eu du mal � me garer.
C'est pas grave.
Je changerais bien, mais c'est un cadeau de Charlie.
Un cadeau !
J'ai jamais re�u un cadeau pareil !
- Tu m'offres un bloody Mary ? - Bien s�r.
Comment on fait pour avoir un Bloody Mary ici ?
Il suffit de le commander, abruti !
500 $.
J'ai jamais d�pens� plus pour une voiture.
Et tu fais quoi quand elle tombe en panne ?
Je la r�pare.
Toi, tu sais tout faire, pas vrai ?
Il faut, quand tu dois payer tes �tude de droit.
Tu �tudies le doit ?
Oui. Le soir.
Quand tu seras un grand procureur,
tu d�penseras plus pour ta voiture.
Je deviendrai peut-�tre avocat,
mais je n'aurai jamais beaucoup d'argent.
J'ai lu quelque part
que Brad Pitt garde tout ce qu'il poss�de dans un sac.
Ca doit �tre une trouvaille colport�e par son agent,
mais l'id�e me pla�t.
Garder tous mes biens mat�riels dans un sac.
Tant que ce n'est pas un sac de hockey sur glace.
Pourquoi ?
Parce qu'ils sont �normes !
Tu es en train de dire que tu ne poss�des rien ?
Non.
Je veux une vie simple.
Trop d'attaches, �a ralentit et c'est tout.
Qu'est-ce que tu dis des liens humains ?
La m�me chose. Ca complique la vie.
Mais je suis li�e. Et ma vie n'est pas compliqu�e.
Mais toi, tu es mari�e !
Tu dois suivre des r�gles de vie.
A quelles r�gles tu penses ?
Des r�gles de possession.
Ca repr�sente 9/10�mes des crimes.
Il ne me poss�de pas.
C'est l'heure d'y aller. On prend ma voiture.
Et le Bloody Mary ?
Je prendrai quelque chose plus tard.
Merci � tous.
C'est le meilleur !
Quoi ?
- Je sors ! - Pourquoi ?
Je dois partir.
Attends, ralentis !
Qu'est-ce qui s'est pass� ?
J'ai vu la secr�taire de mon mari.
Il est tr�s jaloux. Il faut que j'y aille.
Bie s�r.
Je connais un local en dehors de la ville.
La musique est bonne, on peut danser.
Tu peux boire tout ce que tu veux.
L�-bas personne ne te conna�t, je t'assure.
- Une autre fois. - D'accord.
Tu vois, comme tu es prisonni�re de ces r�gles ?
Qu'est-ce que tu veux dire par l� ?
Les si�ges chauffants te plaisent ?
Oui...
Je peux les chauffer un peu plus.
Non, merci, il fait d�j� assez chaud.
Tu vois la petite rue, l�-bas ?
Etroite et sale ?
J'ai une petite cabane � 500 m�tres de l�.
Alors tu poss�des bien quelque chose.
Oui. C'est pas grand chose, mais c'est � moi.
Mon p�re me l'a l�gu�e.
Alors tu as h�rit�. Tu as de la chance.
Mais qui voil� ! M. Mulate !
- Salut, �a va ! - Bien...
Ca faisait des si�cles !
Je me cachais ! Eh, salut !
Tu veux essayer ?
Viens.
Il y a juste deux pas,
suis-moi !
- S'il vous pla�t ! - Tout de suite.
- Double ? - Vous servez � boire ?
- Je vous sers quoi ? - Un double whisky.
On boit quelque chose ?
Je vais d'abord aux toilettes.
OK
Je peux avoir un Bloody Mary et un whisky ?
Tout de suite.
Mets-les sur mon compte.
- Bien s�r - Merci.
Ted ! Tu m'as fait peur !
Qu'est-ce que tu fais l� ?
Mais qu'est-ce que tu as ?
Ted ! Putain de merde, attends !
Qu'est-ce qui s'est pass� ?
- Ne touche pas ! - Montre-toi.
Montre-moi, j'ai dit !
Jimmy... J'ai tu� quelqu'un.
Quoi ?
Oh, Ted...
Tu es fou... Compl�tement fou !
Jimmy...
je...
je n'avais nulle part o� aller !
OK.
C'�tait au moins de la l�gitime d�fense ?
C'est Polly...
Pourquoi tu ne m'en as pas parl� ?
Pour quoi faire ?
Tu m'en aurais emp�ch� ?
Oui, idiot, �videmment.
Tu as tu� le fils du gouverneur !
Tu connais la peine pour homicide dans cet �tat ?
Il a fil� le sida � un gamin de 14 ans, tu piges ?
C'est lui l'assassin !
Qui l'aurait arr�t� ? La police ?
C'est pour �a que tu l'as fait,
ou parce que tu �tais jaloux ?
On n'�tait pas diff�rents des autres, au contraire.
Votre p�re aussi travaillait dans les plantations ?
Oui, mon p�re travaillait pour le chef de ces plantations,
- il �tait surveillant, lui... - Excusez-moi
Lui, c'�tait un homme...
Allo ?
Bonjour !
Oui, pourquoi pas, on peut se retrouver !
Mme Leblanc, j'avais...
j'avais peur de venir vous parler,
parce que Doc m'a menac�e.
Pourquoi ?
Cette histoire est tellement...
d�goutante,
que j'ai pens� qu'il fallait vous le dire,
de femme � femme.
A propos de quoi ?
Votre mari a pay� un jeune homme,
pour qu'il essaie de vous s�duire.
Il veut savoir si vous le tromperez,
il veut vous mettre � l'�preuve.
Je parle s�rieusement !
C'est ce gar�on, le charpentier,
Il lui donnera 50 000 dollars,
s'il arrive � coucher avec vous.
C'est pour �a qu'il est parti,
pour vous laisser le champ libre !
je suis d�sol�e.
Excusez-moi.
Salut, Jimmy, c'est Lilly Leblanc.
Je voulais savoir si tu peux passer cet apr�s-midi,
j'ai une fen�tre qui a besoin d'une r�paration.
Tu peux venir � n'importe quelle heure,
je t'attends. Merci, et salut !
La fen�tre est par l�.
- C'est laquelle ? - Celle-l�.
Je suis d�sol�e pour hier soir.
Oui... moi aussi.
J'ai pens� que si je restais...
Quoi ?
Ca arriverait.
C'est pr�tentieux de votre part, vous ne croyez pas,
Madame Leblanc ?
Baise-moi...
Baise-moi ! Baise-moi !
Ne t'arr�te pas... Ne t'arr�te pas !
Comment �a s'est pass�, la baise � 50 000$ ?
Quel con !
J'ai oubli� de chercher le signe...
Je crains que tu doives y retourner une 2�me fois.
C'est de la folie, tu ne trouves pas ?
Qu'est-ce qu'elle fout avec ce mec l� ?
Ne commence pas � parler comme �a,
ne te laisse pas, s'il te pla�t !
Tu es pay� pour faire un boulot,
tu y vas, tu le fais et tu t'en vas, c'est tout.
Tu veux savoir les nouvelles � pr�sent ?
Le fils du gouverneur retrouv� mort.
On pril�gie un crime homosexuel.
Maintenant, Jimmy,
Tu dois juste rester calme.
Il y a des dizaines de personnes dans cette ville
qui avaient de bonnes raisons de tuer ce salaud.
Ils ne pourront pas remonter jusqu'� nous,
en aucune fa�on.
Bonjour, M. Mulate.
Je suis David Crabe, du Cabinet d'avocats
Hammerstein, Tabbel and Boeb.
Nous avons re�u votre demande d'apprentissage,
et nous voudrions vous rencontrer.
Appelez-moi � mon bureau, au 66 94 477.
F�licitations ! Vous avez d'excellents r�sultats !
Merci.
Et vos r�f�rences sont...
vraiment tr�s satisfaisantes.
Merci.
Nous savons r�compenser ceux qui travaillent dur.
Vous avez d�j� entendu parler...
de notre formation en apprentissage, Jimmy ?
Non.
Nous en sommes tr�s fiers.
Nous prendrons en charge vos frais d'inscription,
vos d�penses scolaires, et si la p�riode d'essai se passe bien,
nous vous emploierons pendant 3 ans apr�s votre diplome.
C'est une offre tr�s int�ressante, M. Crabe.
Bien , bien.
Je fais �tablir le contrat dans les jours qui viennent,
et je vous l'exp�die chez vous.
- Merci infiniment. - Parfait.
Je vais peut-�tre vous sembler impatient, mais
j'aimerais commencer le plus t�t possible.
Je l'esp�re aussi.
Jimmy Mulate ? Inspecteur Cavelli,
et John Ducass, de la Brigade Criminelle de New-Orleans.
J'aimerais vous poser quelques questions
sur le meurtre du fils du gouverneur Merchants.
Alors, qu'est-ce qu'il y a ?
Qu'est-ce qui se passe Ted ?
Des policiers sont venus pour me parler,
tu m'expliques ce qui se passe ?
Calme-toi... Ils sont aussi venus me parler.
D'accord ? Tout va bien se passer.
J'ai dit que j'�tais avec toi hier soir,
c'est pour �a qu'ils sont venus te parler,
il n'y a pas de quoi t'inqui�ter.
Ils sont venus au cabinet o� j'avais rendez-vous,
�a veut dire qu'ils m'ont suivi !
Ils ne t'ont pas suivi, OK ?
Ils m'ont demand� o� tu te trouvais.
Tout va bien, fais-moi confiance.
Attends ! Et toi, qu'est-ce que tu as dit ?
- Ce que j'ai dit ? - Oui !
J'ai dit que tu l'as tu�, et qu'on a jet� le corps
dans la rivi�re.
Qu'est-ce que tu crois que j'ai dit, Ted ?
J'ai menti pour toi !
Non... C'est pas �a, j'ai menti pour nous.
- Souviens t'en ! - Jimmy !
- Jimmy... - Quoi ?
Je suis d�sol�. Merci.
Tu as quelque chose pour moi ?
Je suis d�sol�, Charlie.
C'est pour �a que je ne veux pas m'occuper
des cas d'adult�re.
Tu as mis ce gamin dans la merde.
Et alors ?
Je n'aurais pas accept� ce boulot si j'avais su.
Elle ne devait pas baiser avec lui.
J'ai l'impression d'avoir du fil barbel� dans la t�te.
J'ai pass� une sale journ�e.
Alors,
arr�te...
de me parler, Blades.
Oui. Excuse-moi.
Tu sais, c'est normal.
On a tous ce probl�me. Par exemple, tu connais
ma bonne vieille Poach, que Dieu la b�nisse,
elle pr�pare des sandwich
elle s'occupe bien de la maison,
et le seul homme
qui pourrait se la taper, c'est Richards.
Je ne veux pas te manquer de respect,
et je n'ai personnellement contre les femmes,
mais...
elles sont
elles sont tellement diff�rentes de nous,
tu ne trouves pas ?
Je veux dire que
elles sont infid�les d�s leur naissance.
Elles devraient... Oui, elles devraient
rester enferm�es, certains jours.
Elles sont hyst�riques, on ne peut pas parler !
C'est toujours "Range �a ici, mets �a par l�..."
Elles croient que tout tourne autour d'elles.
Ce sont des cr�atures si egocentriques !
Elles n'en ont pas,
elles ne peuvent pas penser comme nous.
Je ferais n'importe quoi pour toi,
je te donnerais mon �me,
je te le jure ! Sur mon propre Dieu !
Pour moi la r�alit� est au dessus de tout.
Mais j'ai envie de tuer ce petit con.
Etrange...
J'aurais jur� que c'�tait un petit p�d� de rien du tout,
je pensais qu'il ne s'int�resserait pas � elle,
et que quand il �tait l� il fermerait les yeux
pour penser � Ricky Martin ou � Brad Pitt, tu piges...
Moi je dirais de le payer et d'oublier cette histoire.
Laisse le sortir de ta vie, Charles,
au lieu de passer ton temps � ruminer...
Exact. Je vais le payer et on oubliera tout.
Voil� en quoi tu diff�res de ce monde de merde.
Tu es un homme d'honneur. Tu tiens ta parole.
C'est pour �a que je t'adore.
Moi aussi je t'adore, Dot.
Merci.
M. Leblanc...
Ecoutez,
je vous demande de m'excuser, M. Leblanc,
parce que
j'ai essay� de plusieurs fa�ons, mais elle...
elle n'a pas c�d�.
J'ai fait tout ce que je pouvais,
� part l'obliger, �videmment,
mais il n'y a pas eu moyen.
Tu dis que tu ne t'es pas tap� ma femme ?
Non, Monsieur.
On est juste sortis pour danser, un soir,
mais �a s'est fait tr�s innocemment,
et en plus,
elle a pass� la soir�e � parler de vous.
Tu dis que tu ne t'es pas tap� ma femme ?
Non, Monsieur.
Vous pouvez me croire,
vous pouvez rentrer chez vous rassur�.
Votre femme est
pure comme la neige qui vient de tomber.
Et tu n'essaies plus de la toucher, salaud !
Bonjour, mon amour. C'�tait comment, � Dallas ?
Bonjour, Lilly !
Dallas, c'�tait bien. Et ta semaine ?
Ca s'est bien pass�.
Et tu sais,
ce jeune,
il est venu ici.
Qu'est-ce qu'il a fait ?
Je dirais, le boulot pour lequel tu l'as engag�.
C'est � dire ?
ll s'est occup� de 2 ou 3 choses � r�gler.
Bien.
Il est mignon, tu ne trouves pas ?
Oui, c'est un bon gars.
C'est vrai ?
Il est bon, dans tout ce qu'il a fait.
Merci de me l'avoir envoy�.
Pourquoi tu m'as menti ?
Quoi ?
Dis-moi pourquoi tu as menti ?
Quoi ?
Mets-lui la t�te dans l'eau
jusqu'� ce qu'il ressemble � une m�duse morte !
- Attendez ! - Petit merdeux !
Je me suis senti comme une pute...
- Tu es une pute ! - Non !
Tu crois �tre meilleur que moi, c'est �a ?
Mais tu n'es pas meilleur que moi !
Et en plus tu es un putain de voleur !
Je vais vous rendre vos 10 000 $ !
- Je ne veux pas ces 10 000 $. - Alors vous voulez quoi ?
Tu t'es tap� ma femme !
tu t'es tap� ma femme.
Tu t'es tap� ma femme !
Alors, maintenant, c'est toi qui vas la tuer.
Je n'ai jamais tu� personne.
Je m'en fous !
Et � pr�sent, �coute-moi :
Toi,
moi, et Dot,
on va aller � Lafayette.
Ensuite toi et moi on va regarder,
pendant que Dot s'amusera beaucoup
avec ton papa, vieux et malade,
surson fauteuil roulant.
Alors, toi,
tu vas feras ce que je te dis,
et tu arr�teras de me prendre pour un con !
Dot te donnera les d�tails.
Tu connais le cimeti�re de Lafayette, Jimmy ?
Ils vont arriver par ce sentier.
Ils veulent que je me cache derri�re une des tombes,
et que �a ressemble � un vol.
- A quelle heure ? - Vers 10h et demi.
Tu as une arme ?
Celle de mon p�re.
Mais elle est vieille, je ne sais pas si elle marche.
Peut-�tre que je devrais appeler la police.
Et tu penses qu'ils vont te croire ?
Tu veux que je te donne un petit conseil ?
Quitte cette ville.
Prends ta caisse pourrie, et pars !
N'importe o�, mais pars !
R�fl�chis, Jimmy.
Tu as les 10 000 $ que t'as donn�s cet abruti.
Ils ont menac� de tuer mon p�re.
Si je pars, ils la tueront en premier,
apr�s ils tueront mon p�re,
et ils finiront par me chercher moi.
Tu ne connais pas cet homme.
Qu'est-ce qui t'est arriv� ?
Et toi, tu vas bien ?
Il sait, Lilly.
Charlie sait.
Je suis d�sol�, Lilly.
Je suis vraiment d�sol�.
Tu sais ce que ce qu'il te reste � faire, maintenant.
Ce soir, tu dois aller au cimeti�re,
et le tuer, Jimmy.
Parce que si tu n'y vas pas,
et si tu ne le fais pas ce soir,
si tu n'y arrives pas, apr�s il sera trop tard.
et
et tu apprendras ma mort dans un journal.
Non,
ne parle pas comme �a.
Tu ne le connais pas aussi bien que moi.
Tout va bien se passer.
Je te le promets.
C'est promis ?
Oui.
Viens l�.
OK, on y va.
Toi tu vas dans la chambre � coucher.
Fais attention.
- Merci. - Je vous en prie.
Tu sais ce que ce qu'il te reste � faire, maintenant.
Ce soir, tu dois aller au cimeti�re,
et le tuer, Jimmy.
et si tu ne le fais pas ce soir,
si tu n'y arrives pas, apr�s il sera trop tard.
Hey !
Au secours !
Quelqu'un... Aidez-moi !
Madame Leblanc ? Inspecteur Cavelli,
et voil� Ducass, de la BrigadeCriminelle
Quand mon coll�gue lui otera son masque,
je voudrais que vous le regardiez bien.
Vous l'avez d�j� vu avant ?
Non.
S'il vous pla�t, �a fait 2 heures que j'attends l�.
Vous savez si Cavelli et Ducass reviennent bient�t ?
Je suis d�sol�, ils ont eu un autre appel :
un meurtre au Cimeti�re Lafayette.
Vous voulez voir quelqu'un d'autre ?
Messieurs, restez en retrait.
Laissez le passage, s'il vous pla�t.
Messieurs, �loignez- vous, s'il vous pla�t !
Tu as appel� le central ?
Oui. On a besoin de plus de sang !
Qu'est-ce qui s'est pass� ?
Ce gars a essay� d'agresser la dame,
elle a pris une arme et lui a tir� dessus deux fois.
Qu'est-ce que tu voulais faire, Charlie ?
Moi je te voulais toi, juste toi.
je n'avais pas besoin d'autres hommes.
Qu'est-ce que tu as essay� de faire,
avec tes id�es d�goutantes ?
Comment tu as pu imaginer tout �a ?
Pourquoi tu n'�tais pas content
de ce qui existait entre nous, pourquoi...
tu n'as pas essay�
Tu ne pouvais pas vivre heureux
et me faire confiance ?
Je me suis sentie si sale
Tu m'as utilis�e...
Pourquoi ?
Charlie, pourquoi tu as voulu tout gacher ?
Pourquoi tu as fait �a ?
Madame Leblanc,
Je suis d�sol� de ce qui est arriv� � votre mari,
et des d�rangement occasionn�s.
Il va bien ?
Nous avons besoin de vous au poste,
pour votre d�position. Merci.
Madame Leblanc,
L'homme arrive,
vous l'entendez et vous vous retournez.
Il ne dit rien et votre mari l�ve les mains,
mais l'homme tire 3 fois.
Vous ne pensez pas que c'est � ce moment
qu'il aurait fallu tirer sur lui, quand il tirait ?
Mais elle vient de dire...
Excusez-moi...
Vousd avez entendu ce qu'elle a dit ?
Elle a attendu qu'il s'occupe d'elle ?
Qu'il pointe son arme sur elle, et alors seulement
elle a sorti son arme...
Vous pourriez avoir du respect pour Mme Leblanc ?
- Son mari vient d'�tre tu� -Ma�tre...
Non, je n'ai rien attendu du tout.
J'ai plong� ma main dans mon sac,
j'ai sorti l'arme,
pendant qu'il regardait Charlie en face.
Vous avez dit...
Je n'ai pas attendu.
Au d�but quand il s'est approch�,
vous avez cru qu'il voulait vous d�valiser,
vous n'auriez pas entendu...
Vous voulez m'�couter un intant ?
Ma cliente a agi en l�gitime d�fense,
d'un geste tout � fait raisonnable,
vu la situation.
Vous posez sans arr�t les m�mes questions,
vous ne croyez pas qu'il serait temps...
Ecoutez, Ma�tre, je comprends que vous...
J'appr�cie votre courtoisie.
Si vous souhaitez d'autres d�clarations,
rappelez moi quand vous le voudrez.
Je serai heureux de fixer un rendez-vous
avec ma cliente.
Ma�tre, tout ce que nous voulons,
c'est d�couvrir la v�rit�.
Pour le moment...
Nous y arriverons, croyez-moi !
Nous y arriverons.
- J'en serais heureuse. - C'est une promesse.
- Merci encore. - Bonne nuit.
- Au revoir. - Bonne nuit, messieurs.
Elle a tout le temps de tirer, mais elle attend.
L'homme pointe son arme sur elle,
mais elle n'a pas peur de mourir.
Elle attendait quoi ? De faire connaissance ?
Pourquoi elle n'a pas tir� tout de suite ?
Pour moi elle raconte des bobards.
On se prend une bi�re.
Je n'ai pas envie de rester seule.
Tu veux boire quelque chose ?
Charlie est venu me voir au bureau,
il y a quelques jours.
Il allait mal.
Je ne l'avais jamais vu aussi agit�.
C'est �trange qu'il soit venu te voir au bureau.
Il avait des papiers � signer.
Ah bon... Mais quels papiers ?
Il a chang� les clauses du testament.
J'ai devin� ?
Je m'en doutais.
Je pensais bien qu'il allait le faire.
O� est le testament modifi� ?
Dans mon coffre.
Je ne l'ai pas encore enregistr�.
Alors tu es le seul � savoir qu'il existe.
Je le sais, moi, tu le sais, toi,
et Charlie �videmment.
Mais Charlie est mort.
Je peux boire quelque chose ?
Alors ?
Jimmy Mulate...
Dr�le de nom, mais j'aime bien, tu sais.
Ca va, Jimmy ? Je m'appelle Blades,
un nom tr�s simple : Byron Blades.
D�tective priv�.
Ca, c'est un gadget pour localiser les voitures,
c'est comme �a que je t'ai trouv�.
Mignon, hein ?
Je peux te raconter une petite histoire ?
Un de mes clients, M. Charlie Leblanc,
m'a donn� un paquet de fric pour filmer
ta belle gueule, pendant que tu baisais sa femme
dans sa belle maison.
Tr�s belle femme,
Vraiment splendide.
Je disais donc que j'ai fait ce qu'il voulait,
Oh, excuse-moi, j'oublais pour ton ami,
Ted, c'est bien �a ?
Ted, oui. Terrible...
Vous vous connaissiez depuis si longtemps !
J'ai un rapport complet sur vous deux,
�a parle de votre �cole,
et des centres de correction que vous avez fr�quent�s.
Il �tait homosexuel, c'est bien �a ?
Je suis d�sol�...
Alors,
moi j'ai cette fameuse cassette vid�o,
et dessus j'ai enregistr� pas mal de saloperies.
Si tu le vendais, tu pourrais faire fortune !
Mais tu devrais d'abord regarder la fin du film,
parce que je crois qu'elle essaie de te forcer...
Oui, c'est le mot exact : elle essaie de te forcer
� tuer son mari.
Maintenant, je ne suis pas avocat,
mais je crois que �a pourrait t'�tre utile.
Bien s�r, c'est juste mon point de vue.
Ecoute, tu t'es plant� et tu l'as bien compris.
Moi aussi �a m'est arriv� quand j'avais ton �ge,
et je n'avais personne qui puisse m'aider,
ou me donner des conseils, amicalement,
ou me pousser dans la bonne direction.
Tu peux faire comme tu veux, mais...
On peut avoir quelque chose � boire, ici ?
Je te laisse d�cider.
Tu feras le bon choix.
Une derni�re chose, mon cher Jimmy.
D'apr�s moi, Lilly Leblanc voulait te tuer toi, hier soir.
Et je crois qu'elle va ressayer.
Alors, ne lui tourne jamais le dos.
Tu sais ce que ce qu'il te reste � faire, maintenant.
Ce soir, tu dois aller au cimeti�re,
et le tuer, Jimmy.
Parce que si tu n'y vas pas,
et si tu ne le fais pas ce soir,
si tu n'y arrives pas, apr�s...
Tu dis que �a a �t� film� par un d�tective priv� ?
Oui.
Et moi je fais quoi ?
Comment tu voudrais que j'utilise ce film ?
Excusez-moi, je suis sur les nerfs, M Crabe.
Je n'ai pas beaucoup dormi ces deux derniers jours.
Ce que j'aurais voulu,
c'est pouvoir utiliser cette cassette pour faire accuser
Mme Leblanc de meurtre.
Elle a tu� mon ami.
Et elle a organis� le meurtre son mari.
Mais il faut que �a soit bien clair, Jimmy.
Dans cette cassette, tu t'engages � tuer.
Oui, Monsieur, je sais.
Et qu'est-que tu veux que je fasse ?
Que plaide non coupable ?
C'est �a que tu me demandes ?
Oui. Si c'est possible.
Laisse-moi la casette vid�o.
Tu sais, Jimmy,
il vaut mieux ne pas faire ton apprentissage ici.
Je m'y attendais, Monsieur.
Tu as une id�e de nos honoraires ?
Tu crois que tu vas pouvoir payer ?
Oui Monsieur. J'ai un peu d'argent.
J'esp�re, petit.
M. Crabe ? Mme Leblanc est sur la ligne 2.
Arr�te !
Arr�te !
Appelez la s�curit�, vite !
Tu vas o� ? Arr�te-toi !
- Va te faire foutre ! - Calme-toi !
Qu'est-ce qui se passe ?
Appelle la s�curit�, vite !
Arr�tez-le, vite !
Prends le prochain ascenseur.
Toi tu viens avec moi. On y va !
Bonjour, Lilly.
Oui, il faut qu'on parle.
Mon Dieu
Qu'est-ce que tu veux, Lilly ?
Tu veux encore du jambon, ch�ri ?
Je pars travailler.
Ch�ri,
tu ne veux pas que je te fasse un autre sandwich ?
Non merci.
C'�tait qui, Jimmy ?
Ca n'a aucune importance pour toi.
Ce n'�tait pas moi.
C'est pourtant toi qui m'as envoy� l� ?
J'�tais s�re que ce n'�tait pas toi.
D�s que j'ai regard� dans ses yeux.
Arr�te, Lilly.
Tu crois que je suis si stupide ?
Arr�te de plaisanter avec moi.
J'esp�re que tu comprends que je ne l'ai pas fait pour l'argent.
Alors, tu savais ?
Et tu sais que je n'ai pas accept� l'argent ?
Les 40 000 $, je ne les ai pas accept�s.
Pourquoi ?
Parce que je t'aimais, Lilly.
Je t'aimais vraiment.
Je croyais...
Je ne sais pas...
Je suis tomb� amoureux de toi.
Fantastique.
Tu avais la possibilit� de me dire ce que tu faisais,
mais tu as continu� � me mentir. Pourquoi ?
Je ne peux plus avoir confiance en toi.
D'accord.
Tu as plus confiance en moi, et je n'ai plus confiance en toi.
Qu'est-ce qu'on fait alors ?
Je veux la cassette vid�o.
Rends la moi, je te donnerai de l'argent.
Un demi million de dollars, d'accord ?
Un demi million de dollars...
Donne la moi,
je la d�truis et on sera libres tous les deux.
Nous reprendrons nos vies,
Tu pourras �tre avocat, ou ce que tu veux,
et tu auras un demi million de dollars sur ton compte.
On peut tout effacer, repartir � z�ro !
Oui.
Ce n'est pas le moment d'�tre sentimental, Jimmy.
Le soleil est lev�, l'air est chaud, il faut te r�veiller !
Si je coule, je t'entra�ne avec moi.
Et �a ne sera pas pour 5 ans avec libert� conditionnelle
pour bonne conduite, mais pour le reste de notre vie !
Donne-moi la cassette
et je m'en d�barrasserai.
OK.
Tu as dit que tu as une cabane dans les marais ?
On se retrouve l�-bas ce soir � 8h00.
J'am�nerai l'argent, toi tu am�nes la vid�o.
Donne-moi l'adresse.
J'ai fait du caf�. Tu en veux ?
Voil� l'argent.
La cassette...
J'ai repens� � ce que tu disais.
Il y a une chose...
que je n'arrive pas � comprendre.
Continue...
Je veux savoir si tu as �t� amoureuse de moi,
ou si tu m'as juste...
utilis�,
pour tuer ton mari.
Tu ne comprends rien � la nature humaine.
Alors pourquoi tu ne me l'expliquerais pas ?
La premi�re fois que je t'ai vu,
tu ne repr�sentais rien pour moi.
Rien.
Et puis, quelque chose s'est pass�.
Pourquoi tu voulais le tuer, Lilly ?
Pour moi,
ou pour l'argent ?
Pour toi,
et pour moi aussi.
Pour me sentir propre � nouveau.
L'argent, �a aide.
J'aimerais tellement te croire...
Ton odeur me manque...
Parfois, j'en r�ve.
Qu'est-ce que tu caches, ici ?
J'ai peur, Lilly.
Il n'y a pas de quoi avoir peur.
On y va !
Jette ton fusil !
J'ai dit : Jette ton fusil ! Jette...
Jette ton fusil ! Vite !
Vous �tes encore plus belle que sur vos photos !
Je peux vous aider, Madame ?
Tu m'as eue.
Tu as pr�venu la police !
Je pensais pouvoir te faire confiance, Jimmy.
Tu es un gars bien.
Pour en revenir � l'histoire du mar�cage,
un coup d'oeil rapide suffit pour se rendre compte
qu'on n'en sort jamais parfaitement propre.
Il n'y a pas d'�chappatoire.
Ces eaux froides et sales t'emprisonnent.
Vous qui vivez, et qui passez votre vie
en essayant de rester � l'�cart de ces mar�cages,
sachez qu'ils sont partout autour de vous.
Peu importe o� que vous pensiez aller,
le mar�cage vous appelle.
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