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To begin, began, begun.
To give, gave, given.
Fly, I flew, flown.
To eat, I ate...
eaten.
Merci.
100 g de saint-nectaire, 100 g de chaumes.
On est jeudi.
Ah, excusez-moi...
*I am, you are...
he is, she is...
it is...
We are, you are...
they are.
What is your name ?
How old are you ?
What do you do ?
Chapter four. Chapitre quatre.
Et maintenant, la phrase enti�re. C'est � vous.
Cris d'oiseau.
*Je t'aime.
Ta gueule.
*Je t'aime !
Vous �tes qui ?
My name is Victor Meynard. I am 55.
And l work as a professional killer.
Would you like some tea ?
*- Vous �tes qui ?
Cris du perroquet.
*Je t'aime !
Cri d'effroi.
Qui �tes-vous ?
Je suis le coursier.
J'attendais mon re�u. J'ai rien vu, je vous jure.
J'ai m�me d�j� oubli� votre nom.
*- Victor Meynard !
�a ne se tient pas comme �a.
Hein ?
Surtout pas comme �a.
Beaucoup plus bas. Pardon ?
Le couteau... Pas comme �a.
En poignardant quelqu'un, vous vous blesserez.
Vous permettez ? Je... je vous en prie.
Comme �a.
L�. En portant le poids du corps vers l'avant.
Comme dans du beurre.
Je vous propose un stage de formation de 6 semaines comprenant:
Tir � balles r�elles, arme blanche, maniement d'explosifs,
17 m�thodes de strangulation et empoisonnements neutres.
Vous ne pourrez, h�las, b�n�ficier d'une couverture sociale.
Mais vous serez log�, nourri, blanchi et...
vous b�n�ficierez d'une carte Orange 3 zones.
Si vous �tes performant,
votre 1 er contrat se fera sous ma surveillance.
Si ce dernier test est probant, je vous engagerai.
Pour 14 ans au terme desquels...
je vous c�derai ma place, mon mat�riel et ma client�le.
Nos rapports seront francs. Mon attitude sera s�v�re, mais...
non d�pourvue, � l'occasion, d'une certaine affection.
Nous sommes en retard.
O� on va ? Dans une maison de retraite.
On va tuer des vieux ? C'est plus compliqu� que �a.
Les hommes rest�s longtemps
chez leur m�re deviennent, dans un faible pourcentage, p�d�rastes.
Victor,
tu ne serais pas p�d�raste dans un faible pourcentage ?
Je ne vais pas tarder.
Prends un g�teau.
�a change de la cantine. Ce cuisinier
est un fumiste. Je n'aime pas les g�teaux.
Il faut que j'y aille.
J'ai re�u ta carte postale du Japon avec l'article.
Quarante m�tres en pleine rue avec silencieux...
C'est habile.
Ton p�re aurait �t� fier de toi.
Je vous remercie. Je repasserai jeudi prochain.
Pour ton anniversaire.
Je ne sais pas si je te reverrai d'ici l�. Regarde.
Ils y sont tous.
Du premier... au dernier.
Merci, maman.
Je t'ai tricot� des gants pour cet hiver.
Au revoir, maman.
Moi aussi, je vous ai apport� un cadeau.
Je n'aime pas les animaux. C'est un perroquet.
Il s'appelle Roger. Roger le perroquet.
Il est tr�s affectueux.
*Je t'aime !
Vous voyez ? Au revoir, maman.
*Je t'aime !
Au revoir, monsieur.
Ils sont contents.
Leur cuisinier a eu un accident. Pardon ?
On l'a retrouv� dans la chambre froide.
Tenez, votre journal. Merci.
Un petit-four ? Juste un.
C'est le dernier. Je vous le laisse.
Le dernier ? Impossible !
Je vous en prie. Si vous insistez.
Le dernier, c'est le meilleur.
Maman va vous r�gler, j'ai plus de monnaie.
On avait dit 900 000.
900 000. N'insistez pas. C'est �a ou je le garde !
Vous l'avez voulu...
Je le garde.
C'est bon... Vous f�chez pas, je voulais juste essayer.
Parfait. Rigoureusement authentique.
- Parfait, mademoiselle.
Barnab�, la mallette.
Voil�, 800 000.
On avait dit 900 000.
On avait dit 800 000. - 900 000.
800 000.
900 000.
800. 900.
- 800. - 900.
- Huit.
Neuf.
OK, 900 000.
900 000 ou je le garde.
Pardon ?
Bon, allez !
Vous l'avez voulu... Mademoiselle...
J'ai dit OK, pour 900 000. Vous me laissez ce tableau.
- Un million.
Qu'est-ce qu'elle dit ? Elle est dingue ?
Si c'est comme �a...
je le garde !
Mademoiselle... je ne suis pas un gangster.
Mais j'ai travaill� 10 ans dans l'immobilier, je suis pr�t � tout.
Pr�parez-vous � une d�ception. Barnab�, Manu...
Donnez-moi ce tableau. Ne vous f�chez pas.
Je voulais juste essayer.
Barnab�.
Manu,
suis-la. T�che d'un savoir plus sur elle.
Mon petit Pierrot ! M�me sans toi, je l'aurais achet�.
Tu sais pourquoi, monsieur Microscope ?
Le flair.
Vous avez une tache sur le nez.
C'est un faux... Un faux.
C'est un faux !
Et grossier, qui plus est.
Si vous observez bien les ocres... Toi, ta gueule.
Qu'est-ce qu'on fait ? Ce qu'on fait ?
Trouve-moi un t�l�phone.
R�gle n.1: Je ne connais pas mon employeur, il ne me conna�t pas.
R�gle n.2: Je change tous les jours de cabine.
R�gle n.3:
Je n'oublie surtout pas de r�server ma cabine.
Et r�gle n4: J'arrive toujours � l'heure pile.
�a sonne.
Allez-y, d�crochez.
Voil�, jeune homme. Notre 1�re collaboration.
3 autres copies. Pourquoi tous ces faux ?
- Enfin, G�rard ! De quoi je me m�le ?
Ne forcez pas trop la chance.
Qu'est-ce qui peut m'arriver ?
Marie-Jeanne, qu'est-ce que tu fous ?
Alors ?
�a m'est jamais arriv�, j'ai jamais �chou� !
O� est-elle pass�e ? Elle est partie par l�.
- C'est une voleuse.
Elle vole tout ! C'est honteux.
Madame, bonjour. 2 billets, un moins de 20 ans.
Tickets, monnaie.
Merci. De rien.
M. Meynard, elle est ressortie ! Par l�.
Bonsoir. Bonsoir.
Si vous avez besoin de quelque chose, vous me sonnez.
� votre service.
Vous pesez combien ?
Quand le tir est bien ajust�, la t�te n'explose pas.
- �a change quoi, qu'elle explose ou pas ?
Je crois que vous me portez malheur. J'aurais d� vous tuer.
J'ai senti que vous preniez sur vous.
On dort ici, je l'aurai demain matin.
Il soupire.
Si je la rate demain, je tirerai sur vous.
Pour voir si j'ai attrap� la poisse.
On a un vent d'est, ce soir.
Faites attention.
Vous avez le vertige ?
�a m'arrive quelquefois, oui.
C'est pas de bol, pour votre boulot.
Vous jouez aux �checs ? Bof...
C'est comment, le cheval ?
Deux cases en avant, une de c�t�.
�chec, et... et mat.
Avec ce bouton, on d�roule, et avec celui-ci, on rembobine.
Voil�.
En prenant appui sur la colonne avec le genou.
45 secondes de pression.
C'est le top.
C'est suisse.
N'ayez pas peur. On s'entra�nera � la maison avec un gigot d'agneau cru.
Claquement.
Vous �tes rest� comme �a
toute la nuit ?
Tu as eu tort, Victor.
�coutez... - Je n'�coute rien !
Je tiens � ce que tu aies une femme et 2 enfants.
Mais avant, regagne la confiance de tes employeurs !
� l'heure qu'il est, t'es d�j� hors course.
Ils ont d�j� d� engager un concurrent meilleur que toi.
Ou plus jeune.
Que me conseillez-vous de faire ? T'excuser.
Remplir ton contrat. Pour rien, gratuitement.
Tue-la et d�pose sur le corps l'argent d�j� vers�.
Il tire 3 coups de feu.
Les clefs ! Vite, les clefs !
Qu'est-ce que je fais ? - D�marrez !
Allez, allez ! D�marrez, d�marrez !
Marche arri�re !
On bouge plus ! On bouge plus !
Barnab� ! Barnab� ! Mais, Barnab�, nom de Dieu !
Mais vous l'avez but� ?
Dehors ! Tous les deux !
Je savais que je pouvais le faire.
C'est un m�tier, jeune homme.
Coup de feu.
Oh l� l�...
�a fait mal ? - Vous deviez attendre dehors.
- Je l'ai vu entrer par la sortie.
Qu'est-ce qu'elle a ? - Elle s'est �vanouie.
Vous deviez pas la supprimer ?
Vous ne l'avez pas tu�. Je l'ai rat�.
� 1 m�tre ? 1,50 m�tre.
Je fais quoi ?
Essayez de plus pr�s. - J'y arriverai pas.
Main gauche sous le poignet.
- Je peux pas.
Ne visez pas l'homme mais un rep�re sur l'homme.
Chez le maquereau, la pochette est sur le c�ur.
Chez le politicien v�reux, le n�ud de cravate est sur...
Sur quoi ? Je sais plus.
La trach�e-art�re. Je crois que je vais vomir.
Sur l'homme de main minable, la tache de graisse sur le poumon gauche
et sur les parties g�nitales de l'individu.
- Je ne peux pas.
C'est quand m�me pas sorcier !
Les pieds, hop ! La main, hop ! Le poignet, hop, hop !
Si on a le temps, on se d�tend. J'ai le temps, je me d�tends.
Je bloque ma respiration, je ne fais qu'un avec le canon.
Vous faites quoi ?
Je le menace. Vous allez le tuer ?
Absolument pas. - Si. Il voulait me tuer.
On va manger une glace ?
Oui... Oubliez tout ce que vous venez de voir.
On tue tout le monde, on repart sur des bases saines.
D'accord. Commencez par ce type.
Pardon ? Il nous a vus.
C'est facile, il est d�j� � moiti� assomm�.
Et moi, je vais la descendre illico.
- Monsieur...
Oui ?
Je crois qu'on cherche � me tuer.
Il faut que je fasse pipi. Oui, bien s�r.
Vous avez un type � finir.
De gauche � droite. Prenez appui sur le menton. Comme un compas.
Vous tuez pas la v�tre, je tue pas le mien.
Mais je vais la tuer. J'y vais.
Vous pouvez me passer un Kleenex ?
Vous me rappelez mon oncle.
Sauf qu'il avait un pied-bot et pas de moustache.
On peut pas me tuer pour �a, c'est pas grave.
Les gens sont tellement susceptibles !
Oh !
Bien, nous allons partir.
Vous avez fini ? - Oui... oui, oui.
Vous lui avez pris ses bottes ? Oui. Il en a plus besoin.
O� allez-vous ?
Aidez-moi. J'ai besoin de protection !
Vous savez tirer. Vous l'avez eu pile dans l'oreille.
Je peux vous payer.
Je vous fais une avance. Monsieur !
Monsieur ! Elle nous suit ?
Je crois. Mais �a va pas, non ?
Vous m'abandonnez dans un parking sombre ?
Vous avez pas la t�te � �a.
Pourquoi moi ? Je suis tr�s mal plac� pour vous prot�ger.
Vous �tes calme et rassurant comme un saule pleureur.
20 000. 30 000.
Et je devrais vous demander plus.
Je suis d�tective priv�, pas garde du corps.
�a existe encore, d�tective priv� ?
Bien s�r. On est dans les Pages jaunes.
Je suis son assistant. Je vous ai sauv�s.
Oui. Taisez-vous.
Que faisiez-vous l� ? Je surveillais la femme d'un client.
Elle re�oit des hommes dans sa voiture.
Vous avez fait des photos ? �a ne vous regarde pas.
25 000, c'est suffisant pour une semaine.
Oui, c'est vrai. Taisez-vous !
Il est nerveux, le saule pleureur.
30 000. Je ne suis pas marchand de tapis.
C'est bon, 30 000. Vous me prot�gez nuit et jour.
Oh ! L'autre moiti� � la fin.
- Cette manie qu'ont les gens !
- Attention, couchez-vous !
Coups de feu.
Marche arri�re ! Vite, vite !
Acc�l�rez, on l'�crase. Allez ! Non mais �a va pas ?
Bon... Troisi�me � droite apr�s le parking.
O� va-t-on ? Dans un petit h�tel. Discret.
"Petit h�tel discret." Merci. �a va me co�ter cher.
Ils fouineront dans les h�tels borgnes.
Ils ne nous chercheront pas ici.
Disposeriez-vous de 3 chambres ?
Bien s�r. � quel nom ?
Morand... Moray et...
Morin.
Nous ne prendrons qu'une chambre. - Excusez-moi.
Je ne peux pas dormir avec quelqu'un.
Votre vie doit pas �tre folichonne.
Une chambre. Un instant.
Je vous assure que... Qui paye ?
- Une seconde !
R�glez ce diff�rend chambre 322. Bertrand !
C'est une des moins ch�res.
Vous deviez pas le ? Et elle, vous deviez pas la ?
Vous �tes s�r ?
Je ne fais rien au hasard. Aucun danger.
M. Le directeur. Bonjour. Vous avez vu Manu ?
Non. O� il est ?
Bravo, pour la discr�tion.
Quoi encore ?
3 adultes dans la m�me chambre de palace !
O� le moindre gamin fait une crise
s'il n'a pas 300 m2 pour ses Lego. Bravo !
Et ? Ils nous ont remarqu�s.
Et alors ? Mais comment �a ?
"Et alors ?"
Quand on a des tueurs aux trousses, on se cache.
On ne hurle pas � la r�ception.
On est discr�te. Mais bien s�r, vous ne pouvez pas.
Vous dormez de quel c�t� ? Je dors pas.
Je surveille !
Et je vous demanderai, � l'avenir, de respecter mon espace vital.
�a, c'est ma partie.
�a promet. Et ne me parlez pas sur ce ton.
Vous �tiez moins fi�re, dans le parking.
� pleurnicher sur un macchab�e.
Ce n'est pas moi qui vous ai suppli�.
Je vous ai pas suppli�.
Proposer � un type 30 000 F pour une semaine,
c'est le supplier.
Au bout de 3 heures,
il me faudrait 3 jours pour �num�rer ce que j'aime pas chez vous.
Je suis d�sol�, j'ai �t�...
d�sagr�able et... blessant, mais je ne suis pas comme �a.
Non, c'est ma faute. J'ai �t� agressive et contrariante.
Je suis comme �a. Non. Non, non.
Il vous arrive d'�tre agr�able. Ah oui ? Quand ?
Je n'ai pas un moment pr�cis qui me vienne � l'esprit, mais...
Vous voyez ?
Maintenant.
Maintenant, vous �tes agr�able. C'est vrai...
Vous ne m'�coutez pas.
Si. Qu'est-ce que vous disiez ?
Je disais que vous aviez �t� agr�able pendant 7 ou 8 secondes.
Vous m'�coutez pas, vous regardez le barman.
Oui.
�a vous emb�te ?
Oui. Pourquoi ?
Parce que je vous plais ? Pas du tout.
Il vous pla�t ?
Vous ne m'�coutiez pas.
Tapez-vous le barman, le serveur...
�a m'est �gal. Pour tout dire, je m'en contrefous !
Vous n'avez aucun tact.
D'habitude, les homosexuels sont d�licats.
Un triple whisky, un cognac, une vodka,
un Picon-bi�re, 2 kirs et des cacahu�tes. Et une bassine.
Vous pesez combien ?
Ah, Manu, Manu...
Au fond, il n'y a que toi d'authentique. T'es un vrai con.
C'est pas ma faute. C'est la mienne ?
C'est toi qui as voulu r�gler �a avec Barnab�.
R�sultat: J'ai plus qu'un garde du corps minable, le plus minable.
Arr�te de trembler, je vais pas te frapper !
Ce soir...
je suis plus triste qu'�nerv�.
Toi aussi, t'es triste ? Oui.
J'aime pas voir les gens tristes.
Va dans la salle de bains.
Elle se m�fie, ce sera pas facile de la retrouver. H� !
Bruit de serrure.
Je me suis tromp� de chambre. Je vous en prie.
Je vais devoir m'occuper de cette histoire personnellement.
Guitare douce.
Chanson corse.
Qui prend le 1 er tour de garde ?
Il y a peu d'excellents faussaires sur la place.
J'en questionnerai un au hasard. Vous auriez d� m'appeler avant.
On a essay� de r�gler �a, mais... Je vois.
Va m'acheter des cigarettes et des cachous.
Il vous faut rien ? Non.
Si. Remettre de l'argent dans le parcm�tre.
Une Alfa Rom�o. Gris anthracite.
Ben, vas-y.
Bien ! Le premier... La 1�re personne que j'avais engag�e
semble prot�ger la fille. Il a tu� un de mes hommes.
Il faudrait le... Lui aussi.
D�crivez-le. Manu !
D�cris le type du parking.
Taille moyenne, corpulence moyenne, physique moyen.
Moustache moyenne.
Victor Meynard...
Vous savez o� il est ?
Personne ne l'a jamais vu, pas m�me ses clients.
Il est de la vieille �cole.
Dans la profession nous sommes... Comment dire ?
Les deux plus chers.
Non. Il est un petit peu plus cher que vous.
Nous allons enfin savoir si c'est m�rit�.
*Commandant ! Je peux rien faire !
Jouet m�canique.
Nous coulons ! Linda ! Je vous aimais, Linda.
Je vous aimais. Adieu.
Il tente de crier.
Je vais parler ! Je t'ai rien demand�.
Pourquoi vous faites �a ?
Pour m'amuser.
Je vais te tuer. Et les deux autres aussi
Mourir noy�, il y a pas pire.
Non ! Je voulais pas vous blesser.
Je voulais vous tuer net.
Bouge plus ! Enl�ve tes fringues !
Enl�ve tes fringues ! ! Donne cette arme, petit.
Regarde-toi...
Tu cr�ves de peur.
Tu trembles comme une feuille.
Il suffirait d'un geste pour que tout s'arrange.
Donne. Arr�te !
Fais gaffe, je tire tr�s mal.
Je peux flinguer une couille en visant la t�te.
T'as essay� de me noyer. D�gueulasse !
Calme-toi. Respire...
Je suis calme !
J'ai pas fait expr�s.
J'ai pas fait expr�s, hein, je...
Essaye de trouver... ton oreille.
Si tu la mets au frais, ils pourront la recoudre.
Pour ton oreille, il y a des gla�ons dans le bar.
M. Meynard !
Il faut partir ! Il a voulu me tuer !
Le type avec un revolver !
Vite, il a failli me buter !
M�me pas le temps de piquer un peignoir !
Mon croissant ! Excusez-la.
Hurlement.
Mon oreille, enfoir� !
Dans des gla�ons !
Le compte y est.
Allez.
L'arnaqueuse et le tueur s'enfuient !
Il a flingu� mon oreille ! Par o� ?
Par l� !
Putain, ma bagnole !
Oh, merde !
Je connais un autre h�tel.
On va chez vous. Pas question.
J'en ai pas envie.
Et moi, j'en ai envie ? Ils nous suivent !
Acc�l�rez. Plus vite !
"Plus vite !" Connard, je sais pas conduire vite !
Passez-moi les p�dales.
Je glisse sous vous, prenez ma place.
D�gagez-vous. Vous r�duisez mon champ de vision !
C'est la seule chose que je r�duise.
Vous me g�nez. Vous aussi.
Doum�s ! Une poussette !
Fonce ! On est plus gros qu'elle.
Crash.
Les enfants rient.
Guitares.
Chanson corse.
Je crois qu'on les a sem�s. C'est s�r ?
Je crois !
Non. Essuyez vos pieds avant d'entrer.
Sinistre. C'est une planque ?
C'est chez moi. Satisfaite ?
C'est grand. Vous faites chanter vos clients ?
C'�tait � mon grand-p�re, � mon p�re, puis � moi.
Votre chambre est au premier.
Je suis pay� pour prot�ger, pas pour porter.
Petit con !
On frappe.
C'est une chambre de femme. Celle de ma m�re.
Vous couvrez tout de plastique !
Les capotes doivent pas vous g�ner.
Nous d�nons � 19 h 30.
(C'est pas vrai, �a... )
On est quel jour ? - Mercredi.
Si �a vous va, avec le r�ti, je prends du "vendredi".
Nous ne risquons rien, mais je vous rappelle quelques r�gles de s�curit�.
Ne pas quitter la maison.
Mettez le sel au milieu, s'il vous pla�t.
Aucun contact avec l'ext�rieur, aucun coup de fil avec l'ext�rieur.
Le vin �galement, au milieu.
Je vous souhaite un bon app�tit.
- Pratique. �a vient d'o� ?
- Cadeau de ma m�re. Voulez-vous...
un peu de sang ?
Pas dans le couloir.
Heurts.
Pas.
T�l�vision.
Faune tropicale.
Il est 5 h. Paris s'�veille.
Et que faites-vous ?
�a se voit. Je tourne mon lit.
Je dors plein sud. Vous pourriez m'aider, au moins.
Voil� ! Plein sud.
Pourquoi portez-vous des talons ? �a me rassure.
- Venez ! Il est jeune, moderne et excentrique,
et pourtant, � 5 h, il dort !
Musique rock assourdie.
Musique � fond.
C'est moi qui suis anormal ?
Bonjour.
Bonjour. Je peux vous aider ?
Je sais que vous faites des copies de tableaux.
Vous �tes nombreux � faire �a ? Oh, peu.
Je ne suis pas le meilleur.
Je fais surtout les Impressionnistes.
Mais vous vous connaissez tous.
Vous pourriez m'en conseiller un...
qui fasse ce genre de copie ?
Qui a fait �a ?
Rembrandt. Qui ?
Rembrandt. OK.
Son adresse. Et rapide.
- Il... il est mort.
- Merde... Merde !
Quand ? Quand ?
Il y a... 300 ans
environ.
Le nom du faussaire, et vite.
Ou je te mets la gueule fa�on Picasso.
Cette qualit�, c'est Roland Balletot.
20 bis, rue Hippolyte-Maindron. 1 er �tage gauche...
une petite porte en bois. C'est un copain � moi.
C'est bien. Un peu long, mais c'est bien.
Bonjour. Bonjour.
Quel bordel !
Coups de pioche.
Mais... qu'est-ce que vous faites l� ? !
Vous �tes dingue ! Je fais des trous.
Posez cette pioche imm�diatement ! Posez-la ! Arr�tez !
Je voulais planter des magnolias. Un l�, un l�...
Vous allez reboucher �a ! !
C'�tait pour faire plaisir. Je me suis lev�e � 6 h.
La 1�re fois que je faisais �a pour quelqu'un !
Et �a tombe sur moi !
Rebouchez �a imm�diatement !
Avec les mottes de gazon dessus !
C'est mon jardin. Il me d�prime !
Pas une haie qui d�passe, pas une feuille morte !
Et puis le gazon taill� en brosse !
Et puis il y a... il y a cette odeur !
�a sent quoi ? - Le propre !
�a pue la Javel. Comme � l'hosto !
Je supporte plus cette baraque.
J'�touffe.
Vous ne vous demandez jamais...
Quoi ?
Non, rien.
Certaines certitudes �thiques, morales ou religieuses
ne sont-elles pas une forme d'orgueil ?
G�rard ? Oui, Ren�e Dandrieux.
J'ai des soucis. Je dois quitter Paris.
J'ai besoin des tableaux.
2 semaines ? *Impossible.
Je vous paierai le triple. *OK.
Les copies dans 2 semaines. *Impossible.
Je paie le double. *OK.
Grands coups de ciseaux.
Oui ?
C'est moi.
Oui. Et alors ? Je peux entrer ?
Dans la salle de bains ? Heu, oui.
Je suis dans mon bain.
Oui. Je sais, oui.
C'est important ? Je crois.
Entrez, alors.
�a va ?
Oui.
Vous prenez un bain ?
Oui, on dirait.
Elle est bonne ?
Oui.
Votre m�tier vous pla�t ?
Je sais pas... Pas beaucoup.
Depuis votre arriv�e, cette histoire avec Ren�e,
je suis perturb�.
Je n�glige mon jardin, mon anglais,
je peux plus tirer sur personne.
J'h�berge la femme que je devrais supprimer.
Je viens d'�plucher mon ulmus nain.
Je pensais... je croyais que c'�tait vous qui me perturbiez.
Enfin, inconsciemment. Et j'ai pens� que vraiment, je...
Enfin, je ne sais plus.
- � quoi pensez-vous, l� ?
- � mon ulmus.
Je pourrais tenter une greffe sur l'h�v�a.
Je ne veux pas vous d�ranger plus longtemps.
Merci.
De rien.
Merde.
Je la tue.
Elle frappe.
C'est moi.
Je vous d�range ? Non, pas du tout.
J'arrive pas � dormir,
j'ai mal aux dents.
Je crois que j'en ai une de trop. Vraiment ?
Vous auriez des somnif�res ?
Non.
Je suis d�sol�, non.
Vous voulez que je vous masse les pieds ?
C'est excellent contre l'angoisse.
Vous aimez, sur le pouce ? Moyen.
Et l� ?
Oui... Vous massez tr�s bien les pieds.
32% des hommes et 36% des femmes ont d�j� eu
une crise d'angoisse nocturne.
Il faut pas vous en inqui�ter.
Je fais l'autre pied ? S'il vous pla�t.
Elle hurle.
Et merde !
- Antoine !
Antoine, c'est moi !
Antoine ! Non !
Laissez-moi sortir ! Qu'est-ce que vous faites ?
Non !
Allez !
Il y a une vieille en fauteuil roulant.
Elle voulait me tuer.
J'ai pas r�v�. Quelle horreur !
- Je vous jure que c'est vrai.
Je vous crois.
Il frappe doucement.
Maman...
Maman !
Victor Meynard !
Oui, maman.
C'�tait moi, derri�re la porte. Je sais.
Jamais de face derri�re une porte !
Tu te rends compte de la situation ?
Tu te grilles. J'aurais jamais d� te laisser seul.
Depuis que je suis partie tu fais n'importe quoi.
Tu couches m�me pas avec elle.
Nous avons un probl�me.
Je le pense aussi.
Il va falloir que nous en discutions.
Maman...
Pour mes 6 ans, vous m'avez offert une gravure de Parabellum.
� 7 ans, une de Winchester. � 8 ans, j'ai eu un Beretta.
Vous m'avez sauv� la vie.
J'ai pas fait expr�s. J'ai jamais eu tant la trouille.
Je suis amoureuse.
Ah oui ?
Il me pla�t, il me pla�t...
Il ? Mais "il" qui ?
Le grand, l�.
Quand sa m�re m'a r�veill�e, je r�vais de lui.
Ah bon ?
Qu'est-ce que vous me faites, l� ? Une fellation.
Ah...
J'enterre ma vie de jeune fille.
Vous avez raison.
Parlez-moi de lui.
C'est... c'est un type formidable.
G�n�reux.
Plein d'humour.
Cultiv�.
Avec une structure musculaire... remarquable.
"Fellation", �a prend un "L" ou deux ?
Berceuse de bo�te � musique.
Elle est intern�e depuis longtemps ?
- Oui.
�a fait...
longtemps.
Vous l'avez connue avant qu'elle soit... folle ?
Oui. C'est une femme douce... charmante.
Elle me faisait des... tartes au citron. Meringu�es.
Vous avez mal dormi ?
Non. Au contraire, merveilleusement.
Merveilleusement.
Je crois vous devoir une explication pour ma m�re.
Antoine m'a tout racont�, je suis d�sol�e.
Ah oui ?
Moi aussi, je suis d�sol�. Je... j'aurais d� me contr�ler.
Ah ?
J'ai eu un cousin...
lui aussi �tait compl�tement secou�. Enfin, il �tait malade.
Je l'adorais.
- N'y pensez plus.
Il ne faut pas entrer dans son malheur.
Il ne faut pas.
Vous avez raison.
J'ai honte. C'est pire pour vous.
Antoine s'�trangle.
Bon anniversaire, Victor.
Magnifique soir�e.
Chaude ambiance.
Bouchon de champagne.
JOYEUX ANNIVERSAIRE
JOYEUX ANNIVERSAIRE
Vous allez rire.
Aujourd'hui, c'est aussi mon anniv...
C'est pour moi ?
Oh, mais je suis tr... Je suis extr�mement touch�, c'est...
C'est tr�s gentil. Oui, je trouve aussi.
Comment vous avez su la date ? - C'est sur vos tableaux.
J'en d�bouche une autre.
Mais cette fois-ci, attention au carrelage.
Pas 2 fois la m�me connerie.
Musette.
Petits oiseaux.
Le chat miaule.
C'est rien, c'est du Mercurochrome.
C'est vous qui avez fait �a ? Non, c'est vous.
Bien dormi ?
Je suis coinc�. Je sais.
Je veux dire... je suis bloqu�, l�.
Mes chaussures.
Vous les avez toujours. Mes chaussures.
Ah oui, bien s�r.
Joyeux anniversaire...
C'est ma montre. Ma montre gousset.
J'�tais s�re que �a vous plairait.
Vous pesez combien ?
Que faites-vous ? Comment trouvez-vous le salon ?
�a manque de couleur.
Elle fredonne.
(De la couleur... )
Ah, de la couleur.
De la couleur.
Je vais la chercher. Elle aura une surprise.
Ren�e ?
Ren�e. Oui ?
Puis-je entrer un instant ? Non.
Je suis pas visible.
Ah ?
Tout va bien ? Tout va tr�s bien.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Vous venez ? J'aimerais vous montrer...
Enfin, venez voir.
L�, tout de suite ?
Oui.
�a va ?
Y a un probl�me ?
Venez.
Tournez-vous. Pourquoi ?
Tournez-vous. Mais pourquoi ?
Tournez-vous, faites pas l'enfant.
Oh, mon Dieu.
Que faites-vous ? Je vous bande les yeux.
On a une surprise.
Je vous tiens, n'ayez pas peur.
�a prendra deux minutes.
Vous allez tomber raide.
Mains en l'air !
Ce pistolet est vieux
et peu entretenu. Pourquoi le garder ?
C'est sentimental.
Vous n'�tes pas sentimental, vous �tes un maniaque de l'entretien.
Elle a raison.
Ne tirez pas ! Il peut
vous exploser au visage.
Vous ne savez pas vous en servir.
Si. J'appuie l�, la balle sort l� et rentre l�.
Vous �tes un menteur. Et vous, une voleuse.
Vous �tes faits pour vous entendre.
Vous �tes deux ordures ! Je vous plains !
To give, l gave, given.
*To choose, l chose, chosen.
To choose, l chose, chosen.
*To buy, l bought, bought.
To buy, l bought, bought.
*To feel, l felt, felt.
To feel, l felt, felt.
Reniflements.
Ben, G�rard, �a n'a pas l'air d'�tre la grande forme.
O� est-il ? Qui ?
Celui qui ne respecte pas ses contrats. Qui devait vous tuer.
Vous �tes qui ?
Son rempla�ant.
O� est-il ?
Je ne sais pas.
Parlez ou je coupe un doigt � mon assistant,
je vous le fais avaler, et je vous laisse seule avec lui.
O� est-il ?
Tony...
Passe-moi ta main gauche, s'il te pla�t.
Casse.
Allons faire un peu de cible.
4 coups de feu.
Formidable !
Bravo !
J'ai pas tir�.
Coup de feu.
Pose lentement le pistolet.
- Victor Meynard.
Enfin ! Vous �tes ?
Vous savez parfaitement qui je suis.
Dremyan.
Hector Dremyan. Comment vous �pelez �a ?
�coutez... ne l'�nervez pas,
la situation est suffisamment difficile.
Dremyan, Dremyan...
C'est vous qui h�ritez d'un contrat quand je ne suis pas int�ress�.
Ou n'arrivez pas � le faire.
Ils vont ont tortur�e ? Non.
Vous en faites pas, j'ai tout de suite donn� l'adresse.
- Pourquoi ne pas avoir ex�cut� votre contrat ?
Je vieillis.
- Contre le mur, tous les trois.
Vous m'avez manqu�, M. Meynard.
Je suis d�sol�.
Ex�cutez le contrat, et je ne tue pas le jeune.
Pardon ?
Vous la tuez, je vous abats, et j'�pargne le gamin.
Je ne peux pas.
On se calme, on se d�tend... Main gauche sous le poignet droit.
On ne bouge plus !
Les mains en l'air !
Plus haut ! Beaucoup plus haut !
Bravo, maman.
Je dois encore faire tes devoirs ! Vous...
Oui, madame.
R�cup�rez l'arme par terre. Oui.
Toi, fouille le petit gros.
- Maman, je sais pas quoi dire. - Je venais m'excuser.
Vous avez vu �a ?
Non.
Et vous ? - Non.
Et vous ? Avec l'�ge, j'ai plus de bons yeux.
Dites-leur, vous !
Merde !
On bouge plus !
J'�tais s�re qu'il en oublierait.
On jette tout �a.
- En plus, c'est l'arme de F�lix.
Adieu.
Antoine...
Regardez ce qui arrive quand on n'entretient pas son mat�riel.
Personne n'a vu le chat ?
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