Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Il est là.
Je peux le sentir.
Il y a un fantôme.
Qui hante cette maison.
Qui ?
Qui es-tu ?
Oui.
C'est une femme.
Non. Non.
Je ne veux pas de toi. Va-t'en !
Va-t'en !
- C'est ma regrettée Daniela. - Ne bouge pas.
Un esprit maléfique.
Non.
Va-t'en !
Je ne veux pas de toi.
Va-t'en, tu me fais mal !
Non, va-t'en.
Tu me fais peur.
Tu me fais peur.
- Que se passe-t-il ? - Tais-toi.
Laisse-moi. Je ne veux pas.
Sors de mon corps.
Porcs.
Vous n'êtes rien d'autre qu'une bande de porcs domestiqués.
Arrêtez de me regarder avec cet air idiot.
Ce n'est pas sa voix. Ce n'est pas Daniela.
Vous déshonorez le nom de notre famille.
Vous me dégoûtez !
Pervers, hypocrites, salopes.
Vous vous cachez derrière vos airs respectables
mais derrière le masque vous êtes pourris.
Pourris et corrompus.
Juste ciel !
Quelqu'un me touche.
Où ?
- À l'entrejambe. - Ne sois pas stupide.
Putain.
Que se passe-t-il ?
Arrête ! Andrea, fais quelque chose !
Arrête, arrête immédiatement. Cette farce a assez duré !
Non.
Cette fille m'inquiète.
C'était peut-être une erreur de la garder isolée dans cet espèce de monastère.
À son âge, elle a besoin de rencontrer d'autres jeunes.
On ne l'a jamais laissée aller plus loin que les jardins du château.
En grandissant, elle peut devenir insupportable et complexée.
Tu devrais être fier de ta fille, mon chéri.
Je ne m'attendais pas à avoir une petite-fille comme elle.
C'est une phase difficile dans la vie d'une femme.
On est toutes passées par là.
Dans des moments comme celui-ci, une figure paternelle est importante.
Elle doit s'habituer à vivre modestement.
Je vais vendre le château.
Tu ne peux pas faire ça ! Je suis ta mère et je ne le permettrai pas.
15 générations de Karolis ont vécu ici.
Et pour l'hypothèque ? Comment on va payer cette année ?
On a le temps d'y réfléchir.
Sois raisonnable !
Tu ne te rends pas compte de la gravité de la situation.
Tu vis dans le passé et tu ne veux pas voir la réalité en face.
- Laisse-moi faire, mère. - Tu as toujours été un faible.
Tu ne vendras pas cette maison, ton frère va nous aider.
Il est plein aux as.
Adolfo n'est plus que l'ombre de lui-même. Comment tu peux lui faire confiance ?
Tout ce qu'il possède est entre les mains de sa femme, comme tu le sais.
Malheureusement son soi-disant administrateur le sais très bien.
Ils ne dépenseront pas un centime dans cet endroit.
Pourquoi tu ne l'épouses pas ?
Quoi ?
Pourquoi tu n'épouses pas Nais ?
L'argent d' Adolfo resterait la propriété de la famille Karoli.
Mère, tu ne sais pas ce que tu dis.
Adolfo est paralysé mais toujours vivant.
Tu comprends, il est vivant.
Plus pour longtemps.
Triste mais vrai.
Tu m'étonneras toujours.
Comment peux-tu dire ça sur Adolfo ? C'est ton fils.
Et c'est notre famille et notre château.
Nous habitons ici depuis trois siècles
et ça continuera tant que je serai vivante.
D'accord, mais ne compte pas sur moi.
Désolé, mère.
Je ne me remarierai pas même si j'en avais l'opportunité.
Je ne changerai pas d'avis.
Pourquoi mon idée est absurde ?
C'est très simple, mère.
Daniela est morte, mais elle fait toujours partie de ma vie.
Je n'ai pas l'intention de combler le vide qu'elle a laissé. Pas pour l'instant.
Et ta suggestion d'épouser la femme de mon frère est inopportune.
Elle est parfaite pour lui, il a toujours aimé les salopes de bas étage.
Tu sais que je ne supporte pas la vulgarité.
Il faudra qu'on en reparle d'une façon qui sied à ton éducation.
Tu parlais de moi, n'est-ce pas ?
Parfois mère est déraisonnable.
Tu as des ennuis.
Ta mère est plus lucide que tu ne le crois.
C'est une femme qui a un sens pratique.
Mais tu n'as pas répondu à ma question.
Depuis quand es-tu aussi curieuse ?
Tu crois que c'était l'esprit d'un de tes ancêtres la nuit dernière ?
Je ne crois pas en ces choses-là.
Elle semblait très bien te connaître
et elle n'était pas très aimable avec les Karolis.
Mais elle était encore plus explicite avec toi.
Elle a dit que j'étais une putain.
Elle avait totalement raison.
Mais toutes les femmes sont des salopes, plus ou moins.
Et toi, plus ou moins ?
Je te laisse seul juge.
Alors ?
Je n'en sais pas assez pour en juger.
Peut-être que ton avocat pourrait m'aider.
Demande-lui, si tu veux.
Ou prend l'information à la source.
Je ne te cacherai rien.
À l'aide !
Papa !
Tu as toujours été différent de ton frère.
Parfois je me demande comment tu peux supporter
l'atmosphère lugubre de ce château.
Tu habites ici aussi.
Plus pour longtemps, ça c'est sûr.
Papa ! Papa !
Papa !
Que se passe-t'il ? Qu'est-ce qu'il ne va pas ?
Je me promenais dans le parc et j'ai entendu des bruits.
Rien d'étonnant. C'était sûrement le vent ou un écureuil.
Non, j'ai vu un serpent.
De quoi tu parles ? Il n'y a pas de serpents par ici,
- certainement pas dans le parc. Calme-toi. - Bimba, Bimba.
Excusez-moi.
J'ai entendu Bimba appeler, alors...
Il n'y a pas de quoi s'inquiéter.
Elle a entendu des bruits dans le parc et ça lui a fait peur.
Emmenez-là en haut, s'il vous plaît.
Repose-toi, ma chérie.
- Tu dois étudier demain, tu sais. - Tu ne me crois pas, mais j'ai...
Allons dans ta chambre et tu pourras tout me raconter.
Ne sais-tu pas que le Seigneur n'apprécie pas les mensonges ?
Eh bien, je vois que tu n'es pas d'humeur à discuter.
- On a rien à se dire. - Bien sûr que si, Andrea.
Tu devras bien m'écouter un jour ou l'autre.
À plus tard.
Je suis désolée pour l'incident d'ici soir.
Une morte violente a eu lieu dans cette maison.
L'esprit a dit s'appeler Lucrezia. Elle est de votre famille ?
Si on m'avait prévenue, j'aurais pris des précautions.
Une chose semblable est-elle déjà arrivée ?
On n'a jamais fait de spiritisme dans cette maison.
Je voulais juste que tu entres en contact avec l'esprit de ta défunte épouse.
Il ne fait aucun doute que l'esprit de Lucrezia était dans cette maison.
Elle a longtemps attendu pour s'exprimer. Tu pourrais m'en dire plus sur elle ?
Je préférerais changer de sujet.
Tu n'en sauras pas plus.
Lucrezia était la honte de la famille Karoli.
Personne ne sait si elle s'est suicidée ou si elle a été assassinée par l'un de ses amants.
S'il te plaît, épargne-nous tes sarcasmes.
Tu vois ? Il ne veut pas en parler.
Comment se fait-il que ma fille ne soit pas descendue pour le dîner ?
Je ne sais pas. J'ai frappé deux fois mais elle n'a pas répondu.
Bonsoir, tout le monde.
Bonsoir, grand-mère.
Papa, Nais, Giorgio.
Bonsoir, madame.
Te reposer t'a fait du bien.
Tu es très jolie ce soir.
Merci.
Maria, qu'y a-t-il pour le dîner ?
De la soupe, du poulet et des légumes.
Pas de soupe pour moi. Je vais prendre le plat principal.
Tu devrais prendre de la soupe, c'est très bon.
Quand j'avais ton âge, j'en mangeais des tonnes.
Quand tu avais mon âge, tu baisais déjà tous les amis de ton père.
C'est pas vrai, grand-mère ?
Qu'as-tu dit ?
Bimba, comment oses-tu ?
Je dis ce que je veux. Ne me fais pas chier ! Compris ?
Fais tes excuses à grand-mère immédiatement !
Non.
S'il vous plaît, mademoiselle, ne faites pas ça.
Je vais faire tomber le plat.
Et quand vas-tu arrêter de baiser Maria avec ça ?
- Porc ! - Ça suffit, Bimba !
Va dans ta chambre, effrontée !
Soeur Sofia, s'il vous plaît.
Je la rejoins tout de suite, comtesse.
C'est incompréhensible.
Qui a pu lui apprendre à parler aussi vulgairement ?
Allez, dis-le.
- Tu fais allusion à moi, pas vrai ? - Nais, s'il te plaît.
Voile-toi la face comme d'habitude et ferme-la.
Que ça te plaise ou pas, j'ai ma place dans cette honorable famille
et j'en ai assez de tes insinuations.
Ce n'est sûrement pas moi qui lui ai appris à parler ainsi,
encore moins ma mère.
Adolfo non plus. Pourquoi tu ne l'as pas mentionné ?
Tu penses que le monde est divisé en deux.
D'un côté, les Karolis et quelques élus, de l'autre, la plèbe.
Si l'esprit de Lucrezia ne t'avait pas déshonoré, tu aurais peut-être raison.
Pour toi, Adolfo est juste un Karoli qui s'est égaré et qui a épousé une putain, pas vrai ?
Mais cette putain a l'habitude de dire ce qu'elle pense.
Pour te décharger de ta responsabilité pour sa mauvaise éducation
tu m'accuses d'être responsable de son langage obscène.
Tu te fiches qu'elle traverse une crise.
Tu te désavoues toi-même pour
le grand nom de la famille. N'est-ce pas vrai ?
Je ne te laisserai pas me parler ainsi.
Tu n'offenses pas seulement ma mère et moi, mais aussi ton mari.
Mon mari...
Je n'ai pas eu de mari depuis cinq ans.
C'est comme s'il avait déjà sa photo sur le mur.
Comment oses-tu me dire comment le traiter ?
J'ai entendu le respect que tu as pour lui cet après-midi.
Pour toi, Adolfo est un mort-vivant.
Sa seule qualité est d'avoir triplé son patrimoine.
C'est la seule chose dont tu te soucies, mais je...
Je ne te laisserai pas avoir un centime.
On verra si tu dis encore qu'un Karoli reste toujours un Karoli.
Ils veulent que j'épouse ton frère, tu sais ça, Adolfo ?
Pour garder l'argent dans la famille.
Et c'est moi qui est immorale, qui est une putain ?
Vous êtes une bande d'hypocrites.
Voilà ce que vous êtes.
Et toi, arrête de mâchouiller ça comme un porc.
Où vas-tu ?
Voir ma fille.
Excuse-moi.
Arrête de pleurer maintenant et essaies de te reposer.
Tout le monde peut perdre son calme.
Tu verras, demain tout sera différent, ça se sera calmé.
Sois une gentille fille, maintenant. Arrête de pleurer.
Pourquoi ?
Pourquoi tu as fait ça ?
Pour te faire honte, putain !
Bimba, écoute-moi.
Je suis désolé de t'avoir giflée.
Je ne voulais pas mais j'ai perdu mon calme.
S'il te plaît.
Oublions ça, d'accord ?
Papa, pardonne-moi s'il te plaît.
Bien sûr, chérie, bien sûr.
- Calme-toi, tu t'en remettras. - Pardon, papa.
Bonjour.
Qu'est-ce que tu veux ?
Tu es malpoli. Comptes-tu te défaire de ces mauvaises manières ?
La chambre d'un homme n'est pas l'endroit approprié pour apprendre la bienséance.
Tu as certainement raison.
Mais pour moi, c'est une façon moralisatrice,
puritaine et dédaigneuse de voir la vie.
D'accord, je vais reformuler ma question.
En quoi puis-je t'aider ?
As-tu des somnifères ?
Je n'arrive pas à dormir.
Tu conviendras que c'était une mauvaise journée.
En effet.
Je vais voir s'il m'en reste dans la salle de bains.
- Désolé, je n'en ai plus. - Je vais compenser avec du Scotch.
Je suis sûre que tu en as.
Et voilà.
- Tu as besoin de quelque chose d'autre ? - J'ai besoin de le boire.
Tu pourrais le boire dans ta chambre.
Tu n'exagères pas un peu ?
Après tout, tu es mon beau-frère, je ne suis pas une étrangère.
Ou tu as peur que ça finisse comme ta mère l'a suggéré ?
Mère n'a rien à voir là-dedans.
- Qui alors ? - Laisse Daniela en dehors de ça.
- Et couvre tes jambes. - Ne sois pas bête.
Juste mes jambes ?
Et mes seins ?
Tu les as oubliés.
Les deux.
Tu as remarqué.
Je croyais que ces choses ne t'intéressaient plus.
Je t'ai dit de te rhabiller.
D'abord, regarde-moi.
Tu ne veux pas me toucher ?
Ne reste pas planté là.
Prends ton whisky et va-t'en.
C'était la dernière fois qu'une femme est entrée dans cette chambre ?
- Ça ne te concerne pas. - Non.
Ça concerne tout le monde. Tu es aussi tendu qu'un string.
Tu dois de détendre, tu ne crois pas ?
Et tu souhaites te sacrifier.
Je le ferais avec plaisir. Qu'est-ce que tu en dis ?
Non.
Ça suffit. Sors.
Tu es soit impuissant, soit fou.
Qui crois-tu être, Andrea ?
Cette nuit, tu penseras à moi, que tu le veuilles ou non.
Mon corps est imprimé dans ton esprit.
Tu ne pourras pas t'empêcher d'y penser quand tu seras seul.
Regarde mon corps, désire-moi.
Il est à toi si tu veux,
et si tu te retrouves tout seul à bander dans ton lit, essaye de ne pas te branler.
Je me sentirais coupable.
Bonne nuit.
- Où étais-tu passée ? - C'est pas tes affaires.
Qui t'as permis de venir dans ma chambre ?
Tu es allée voir ce petit minable invertébré d'Andrea.
Pourquoi tu t'inquiètes si c'est un minable ?
Tu es jaloux ?
Tu es une salope.
C'est vrai, et tu adores ça.
Allez ! Qu'est-ce que tu as à offrir ?
Ce soir, je suis à vendre.
Petite salope !
Il en faut plus pour me baiser.
Foutue masochiste ! T'en veux encore, pas vrai ?
Frappe-moi !
Encore !
Dégonflé.
C'est toi le minable invertébré,
pas Andrea.
Tu veux des préliminaires ?
Tu aimes ça ?
La ferme.
Tu as déjà fini de bander,
ça n'a pas duré longtemps.
Tu vois, tu es une lavette, rien d'autre qu'une épave.
Il ne te reste plus qu'à subir mes moqueries.
Qui est le masochiste maintenant ?
Oui, oui, j'aime ça.
- Comme ça ? - Oui, oui.
Arrête, s'il te plaît.
Vous êtes tous les mêmes.
Tous des lâches.
Tu en as déjà assez, pas vrai ?
Qu'est-ce que je fais maintenant ?
Je suis bien loin d'avoir atteint l'orgasme.
Je veux jouir aussi, bâtard.
Où as-tu appris à faire l'amour ?
Bâtard égoïste. Donne-moi ta main.
Fais moi jouir.
Comme ça.
Je sais que c'est ce que tu préfères.
Comme ça.
Comme ça.
Comme ça.
Encore, encore.
Tu jouis ?
Allez, vas-y, jouis.
Si tu continues comme ça, je vais me remettre à bander.
Tu es la pire pute au monde.
Salope !
Encore.
Encore.
Encore.
C'est bon, pas vrai ?
Qu'est-ce que tu fais ici ? Pourquoi tu m'espionnes ?
Espionner ? Moi ? Je ne ferais jamais ça.
Espionne, espionne, tu es une sale espionne !
Va t'en ! Va t'en, espionne !
C'est affligeant.
Comment une jeune fille peut-elle faire une chose pareille ?
On n'aurait jamais dû faire venir cette sorcière.
Nous ne sommes plus nous-même depuis qu'elle a mis les pieds dans cette maison.
Ne vous en faites pas, la sorcière va bientôt partir.
Comment osez-vous ? C'est vous qui m'avez fait venir ici.
Mère ne voulait pas vous offenser.
Votre mère n'a pas le droit de me traiter comme ça.
On m'a appelée pour un travail, et c'est ce que j'ai fait.
Une sorcière ? Ça 'existe pas.
Je suis juste le lien entre ce monde et le territoire des morts.
Maintenant que je vous connais, je préfère la mort à des serpents comme vous.
J'ai entendu que vous avez prévu une fête ce soir.
J'espère que quelqu'un me ramènera en ville.
Je vous enverrais la facture pour mes services. Adieu.
Vous faites toute une histoire pour pas grand chose.
Vous avez oublié comment vous étiez dans votre jeunesse. Personne n'est un saint.
Bimba a juste une puberté à retardement, c'est ce qui cause ses pulsions sexuelles.
Tu n'es pas d'accord ?
Nais a probablement raison, ne nous inquiétons pas trop.
C'est dur de prétendre que rien n'est arrivé.
Bimba sait que nous avons son ours en peluche
et elle sait sûrement qu'on l'espionne.
Andrea, tu m'écoutes ?
Je vais aller lui parler.
Je veux savoir ce qui se passe dans sa tête. C'est le moins que je puisse faire.
Tu as raison.
Où es-tu, petit singe ?
Qu'est-ce que tu fais ?
J'écoute les plantes respirer, tu le les entends pas ?
Alors tu n'as plus peur de rester seule dans le jardin ?
Tu as dit qu'il y avait des serpents dans les buissons.
J'ai tout inventé, il n'y avait pas de serpents.
- Bimba ? - Oui ?
- Tu veux avoir un petit chat ? - Je sais de quoi tu veux parler.
Tu as parfaitement raison.
Je suis une vilaine fille et je te cause beaucoup de soucis.
Je fais des choses étranges. Je ne sais pas ce qui m'arrive parfois.
- Bimba, tu vois, je... - Tu...
Tu es le meilleur père au monde, la seule personne que j'aime.
Tu me pardonnes ? S'il te plaît.
- Bien sûr, je t'ai déjà pardonné. - Alors fais-moi un bisou.
D'accord.
- Un apéritif, s'il vous plaît. - Merci.
- Je n'ai pas fait grand chose cette année. - Mais tu es toujours aussi active.
Moi aussi j'ai mes faiblesses.
- Vous avez été présentées ? - Comment allez-vous ?
- Vous avez vu Andrea ? - Il était là il y a un instant.
- Il a dû sortir prendre l'air. - Je vais aller voir dans le jardin, merci.
- Alors vous pouvez me ramener en ville ? - Où vous voulez.
Partons tout de suite, si ça ne vous dérange pas. C'est gentil de votre part.
Qu'est-ce qui ne va pas, Andrea ? Tu ne peux pas disparaître comme ça.
- Les invités vont être offensés. - C'est leur problème.
Je ne suis pas d'humeur à faire la conversation.
J'ai d'autres soucis en tête.
Tu t'inquiètes pour Bimba ? Tu lui as parlé ?
Ça n'a pas arrangé les choses. Bien au contraire.
Croyez-moi, on ne m'a jamais traitée comme ça. Ce sont des ordures.
Merci.
Elle s'en va, tant mieux.
Tu as remarqué que parfois Bimba parle avec la voix de la médium ?
Comme si elle était en transe.
Tu crois qu'elle essaie de nous effrayer ?
Je ne sais pas. Je ne peux pas l'expliquer.
Essaie de ne plus y penser.
Je suis désolé pour hier soir. J'ai été vraiment désagréable.
Ça peut arriver. J'espérais que ça finisse autrement.
Je traverse une phase difficile.
Je dois l'avouer, Bimba est un peu...
On devrait les présenter. Ma fille est célibataire.
C'est un dîner. Un mariage se prépare.
- Votre fille pourrait se joindre à nous. - Je demandais justement à ma femme...
Porcs !
Vous n'êtes qu'une bande de sales porcs.
Bimba, qu'est-ce que tu fais ici ? Je t'ai dit de rester dans ta chambre.
Hypocrites !
Regardez ! Regardez !
Bimba, rhabille-toi immédiatement !
Aucune raison de s'inquiéter.
C'est une phase tout à fait normale de son développement physique.
Juste quelques troubles psychologiques liés aux premières expériences sexuelles,
c'est typique de la puberté.
Elle a 16 ans après tout, ne l'oubliez pas.
Et elle est en excellente santé.
Mais ces exhibitions...
Vous n'avez pas vu ça. Elle semble complètement différente.
Elle parle avec une voix de femme.
C'est déconcertant.
Mon Cher Karoli, la mort de sa mère a dû fortement l'affecter.
Elle essaie probablement de s'identifier à une adulte
pour reprendre confiance en elle.
Restez proche d'elle et assurez-vous qu'elle passe du temps avec des jeunes de son âge.
Tout se passera bien, à la prochaine.
- Au revoir. - Au revoir.
Pas mal !
- Nais, que fais-tu ici ? - On a échangé les rôles.
C'est moi qui devrais être choquée, selon les règles du jeu.
Quelle honte !
Tu avais l'air mieux avant.
S'il te plaît.
Les hommes sont habituellement plus attirants habillés.
Tu es l'exception qui confirme la règle.
C'est une opinion purement féminine.
Je ne suis pas d'humeur à rigoler.
Tu devrais.
Depuis la mort de Daniela, tu n'es plus que l'ombre de toi-même.
Ne comprends-tu pas...
Je comprends ce que personne ne veut admettre.
Vous pensez tous que Bimba est la réincarnation de Lucrezia.
Si vous n'arrêtez pas ça tout le monde en pâtira.
Arrête de penser à sa puberté.
Pense à toi, ce sera aussi bien pour elle.
Regarde.
Et dis-moi franchement ce que tu en penses.
Que penses-tu de mon corps ?
Concentre-toi là-dessus et sur rien d'autre.
Tu n'arrêtes pas de m'allumer.
Tu te trompes si tu crois que tu me laisses de marbre.
Il y a un vide dans ma vie.
Tu es très belle.
Pourquoi tu ne veux pas de moi alors ?
Nais, s'il te plaît.
Tu ne dois pas... On ne peut pas.
Pourquoi pas, Andrea ?
C'est juste de l'hypocrisie.
Tu connais l'histoire de ma vie.
Je ne peux plus supporter ça, je deviens folle.
Mais Adolfo est mon frère.
J'aimais ton frère,
mais il est dans cet état depuis 5 ans maintenant.
Tu sais à quel point c'est long 5 ans ?
Je suis une femme, tu comprends ?
On se tourne autour depuis des mois.
On s'espionne, on se veut l'un l'autre.
On perdra le contrôle tôt ou tard.
On ne peut pas continuer comme ça.
Mais Nais, on ne peut pas faire ça.
On a le droit !
Le droit de s'aimer, de vivre.
Je veux vivre, Andrea, avec toi.
Ce soir, tu ne seras pas seul.
Je vais te tenir compagnie, d'accord ?
Ils croient que tu es une statue, mais je vais te faire bouger, tu vas voir.
Tu vas aimer ça.
Regarde.
Tu aimes ça, pas vrai ?
Regarde.
Tu aimes ça, pas vrai ?
Regarde bien.
C'est tout à toi.
Oncle Adolfo.
- Oncle Adolfo, réponds-moi. - Bimba, que se passe-t-il ?
Putain, tu n'es qu'une sale putain.
Oh, no !
Mon Dieu !
À l'aide, Sofia, s'il te plaît !
Bien sûr, ma petite. Calme-toi maintenant.
Ce n'est pas ta faute. Je vais t'aider.
Tu dois oublier tout ça.
Mettez-les au pied du lit.
Je ne comprends toujours pas comment c'est arrivé.
Elle a dû sentir qu'il allait mal et vouloir lui tenir compagnie...
Je l'ai entendue crier et j'ai couru...
Mais il était déjà trop tard.
Reste avec ton fils, ne t'inquiète pas.
Je m'occupe de tout.
Merci, soeur Sofia, vous êtes un ange.
- Bimba n'est pas descendue aujourd'hui. - On doit l'envoyer en vacances.
C'est trop tard pour ça, mère. Elle est bouleversée.
Elle s'en remettra. Elle est jeune, elle oubliera, ne t'inquiète pas.
Si Daniela était encore vivante, elle te dirait la même chose.
Dès que les documents pour l'héritage seront près,
j'espère que tu quitteras cette maison.
Je ne sais pas encore, je vais y réfléchir.
Qu'est-ce que tu veux dire ?
Tu ne veux pas pourrir dans ces catacombes, pas vrai ?
Je suis une adulte, au cas ou tu n'aurais pas remarqué.
Je n'en doute pas.
Mais je ne te trouve pas ton comportement sexuel très mature.
- Qu'est-ce que tu veux dire ? - Tu le sais très bien, ma chère Nais.
Tu as baisé avec cet idiot qui ne s'intéresse qu'à l'héritage d' Adolfo.
Tu es tombée dans le piège comme une idiote, tu ne comprends pas ?
Qu'as-tu dit ?
Je ne permettrai pas de telles insinuations !
Qu'est-ce que tu fais ?
- Arrêtez, maintenant ! - Lâche-moi !
Montre au moins un peu de respect pour le corps de ce pauvre homme.
En plus, tu n'as pas ton mot à dire.
Nais sait très bien ce qu'elle veut.
Et si, comme je l'espère, elle a l'intention de rester dans sa famille,
nous l'accueillerons à bras ouverts.
Sa famille ? Ne sois pas ridicule !
Vous n'êtes qu'une bande de requins uniquement intéressés par l'héritage du pauvre Adolfo.
C'est la vérité.
Pars de cette maison, immédiatement !
Tu n'as rien à faire parmi cette bande de requins comme tu l'appelles,
alors, va-t'en !
C'est ce que je vais faire, et avec grand plaisir.
Mais vous allez devoir payer mes services jusqu'au dernier centime.
Excusez-moi.
Ce n'est peut-être pas le moment, mais...
Je dois vous rappeler qu'on a un problème plus important.
Je crois que votre fille est malade.
Ses nerfs ont été mis à rude épreuve par les évènements récents.
On doit la surveiller.
Le docteur Salvi a dit que Bimba est en excellente santé.
Pourquoi devrait-on s'inquiéter ?
Il n'y a pas que le corps.
Parfois, l'âme aussi peut être malade.
Que voulez-vous dire, elle est folle ?
J'ai dit son âme, pas son esprit.
Et nous avons tous notre part de responsabilité,
pour notre négligence et pour le mauvais exemple que nous lui donnons.
Mauvais exemple ? Comment osez-vous ?!
Notre famille est éminemment respectable.
Du calme, mère.
Sofia a peut-être raison.
Qu'est-ce que vous nous conseillez ?
Malheureusement mon travail d'infirmière touche à sa fin.
Dans quelques mois je prononcerai mes voeux, si Dieu le veut.
D'ici là je vais me consacrer au salut de l'âme de votre fille.
- Si vous êtes d'accord. - Comment comptez-vous la guérir ?
Avec des "Avé Marie" ?
Avec de l'amour et de la compassion, deux qualités rares dans cette maison.
Je suis d'accord. Bimba est sous votre responsabilité à partir de maintenant.
Ouvre la porte, c'est Sofia.
Ouvre la porte.
Qu'est-ce que tu fais ?
Tu es malade ?
Ouvre, Bimba...
Bimba, qu'est-ce qui ne va pas ?
- Pourquoi tu pleures ? - Je ne me sens pas bien.
- Je ne sais pas ce qui m'arrive. - Allez, voilà l'oreiller.
Je ne me sens pas bien.
Couvre-toi, tu vas prendre froid.
Calme-toi.
- Aide-moi, aide-moi. - Je ne t'abandonnerai pas.
Je suis là pour que tu te sentes mieux. Tu peux me faire confiance.
On restera ensemble, tu verras.
Tu vas pouvoir surmonter tout ça.
Essaie de dormir maintenant. Ferme les yeux.
N'y penses plus.
Dors, ma petite.
C'est ça. Oui.
Dors.
Dors.
Où es-tu ?
- Viens immédiatement. - Non.
Jette un coup d'oeil aussi.
- Tu as perdu la tête ? - Pas du tout.
J'adore le voyeurisme.
Comment tu peux savoir si tu n'as pas essayé ?
Allez.
Juste un peu, tu vas aimer ça. Allez.
Allez !
Regarde.
- Non, je ne veux pas, je ne veux pas. - Tu dois regarder.
Tu le dois.
N'est-ce pas magnifique ?
Il est en elle.
Non.
Non, partons. Ce sera mieux pour tout le monde.
Partons, Bimba. Essaie d'oublier ce que tu as vu.
Maintenant, tu sais pourquoi je les espionne.
Non, pas possible.
Tu ne devrais pas.
Je n'aurais pas dû te laisser faire.
Ne sois pas stupide. On ne le dira à personne.
Ce sera notre petit secret.
Tu ne veux pas être mon amie ? Tu ne veux pas ?
Bien sûr que si. C'est tout ce qui me tient à coeur.
Je veux être proche de toi et te délivrer de ces étranges obsessions.
- Tu t'inquiètes vraiment pour moi ? - Bien sûr.
Tu es ma seule amie. Ne m'abandonne pas.
Jamais.
On restera ensemble, je te le promets.
- Tu peux compter sur moi. - Viens là, alors, à côté de moi.
J'ai peur de dormir seule. S'il te plaît.
- D'accord, je vais rester avec toi. - Merci.
Pourquoi tu n'enlèves pas ton voile ?
D'accord.
Enlève ta coiffe aussi, il fait chaud.
Je veux voir tes cheveux.
Tu es tellement belle comme ça.
Si seulement j'avais des cheveux aussi jolis !
Comme c'est doux !
Quelle belle peau, comme une pêche !
C'est doux.
Non. Tu ne devrais pas me dire de telles choses.
Pourquoi pas ?
C'est embarrassant.
Qu'est-ce qui est embarrassant ?
Je ne sais pas.
Je ne sais pas.
Alors tu ne sais pas ?
Tu as des seins aussi.
Dis-moi, ils sont comme les miens ?
Bien sûr, je suis une femme et nous sommes toutes pareilles.
Je n'ai jamais vu tes jambes. Tu peux me les montrer ?
Pourquoi veux-tu les voir ?
Parce qu'avec ces vêtements on dirait un pingouin.
Quelle idée. Regarde-les.
Tu es si douce.
Tu aimes ça, pas vrai.
Non ! Non !
Assez !
Assez !
Qui est là ?
J'ai entendu ce souffle auparavant.
Tu m'as rejetée, tu te rappelles ?
Mais maintenant, tu ne peux plus te sauver.
Ton Dieu t'a abandonnée parce que je t'ai montré la vérité.
Ce n'est pas vrai.
Je n'ai pas péché.
Je t'ai repoussée.
- Je t'ai repoussée. - Et tu as brisé tes voeux.
Tu as promis d'aider Bimba,
à la place, tu l'as laissée se languir seule sur son lit.
Pourquoi dis-tu des choses pareilles.
Avec cette voix ?
Tu n'es pas Bimba.
Tu es Lucrezia.
Ça ne fait aucune différence tant que je suis dans ce corps.
Tu es la seule à pouvoir me libérer.
Non, ne me tente pas.
Je ne veux pas pêcher, je ne veux pas. Non !
Le seule façon de sauver l'âme de Bimba est de perdre la tienne.
J'ai voulu te maudire pour toujours mais tu étais trop forte.
Maintenant, tu ne peux plus m'échapper.
Tu es sous mon contrôle maintenant.
Tu as promis à Bimba...
Lève-toi...
et déshabille-toi.
Maintenant.
Déshabille-toi.
Salope.
Oui.
Oui.
Je suis finalement en toi.
Je suis ton sang...
et ton souffle.
C'est comme si tu venais de renaître à cet instant.
Tu m'appartiens entièrement désormais...
ton esprit...
ton âme...
ton corps.
Je t'ai donné le savoir
et maintenant, tu sais ce qu'est l'amour.
Les tourments et la langueur des sens,
le subtil plaisir de l'extase,
la joie débridée du plaisir sexuel.
Tu ne pourras pas te débarrasser de moi aussi longtemps que tu vivras.
Petit à petit ton âme sera rongée par la luxure.
Tu prendras du plaisir encore et encore, chaque fois plus intensément,
jusqu'à ce que ton corps devienne un vecteur immodéré de concupiscence.
Dans un monde infernal de plaisir sans limites...
de péché.
Où es-tu ? Bimba !
Papa !
Papa !
- Bonjour, papa. - Bonjour.
- Comment vas-tu ? - Ça va.
Tu es très jolie aujourd'hui.
Laisse-moi te regarder.
Quelqu'un a cassé mon ours en peluche.
Tu peux le réparer ? Je l'aime beaucoup.
Bien sûr, je vais voir ce que je peux faire.
- Ne t'inquiète pas. - Merci, papa.
Je suis heureux qui tu ailles bien, nous étions tous très inquiets.
Soeur Sofia t'a vraiment aidée, pas vrai ?
Profite de la vie,
de ton corps,
de tes sens.
Non, ne fais pas ça !
Arrête ! Non ! Ne fais pas ça !
Non, n'y va pas ! Non !
Maintenant, tu es en sécurité mon enfant.
Viens, ma chérie.
Traduit par psykopeon pour LaTeam@TaMère https://lateamatamere.com
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.