All language subtitles for Lost.Continent.1951.DVD-Rip.V.O.by.Forfil.french

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Original subtitles

LE CONTINENT PERDU

BASE EXP�RIMENTALE GOUVERNEMENT DES �TATS-UNIS

Vitesse ascensionnelle, sergent ?

6000 m�tres/minute.

quelles sont l'altitude et la distance ?

Altitude : 15 kilom�tres.

Vitesse : 1500 km / h.

Elle a d�j� parcouru 150 km. On la perdra bient�t de vue.

Elle suit sa trajectoire.

Docteur Rostov,

votre moteur atomique supplantera le r�acteur.

- Nous verrons, g�n�ral. - Nous venons de la perdre.

Base du D�sert � Sommet du Monde. R�pondez.

Re�u. Le signal approche de Sommet du Monde.

Altitude : 35 km. Vitesse : 2700 km/h.

Elle va vers l'ouest en suivant sa trajectoire.

Elle nous survole et se dirige vers la mer.

- Contactez Base du D�sert. - Bien.

Neptune � Base du D�sert.

R�pondez, Base du D�sert.

� vous, Neptune.

Nous sommes � 1 500 km de la mer.

Altitude : 57 km. Vitesse : 3000 km/h.

La fus�e se rapproche de son point de retour.

�a a l'air de marcher.

Neptune, nous attendons. � vous.

Neptune, vous me recevez ?

ici, Base du D�sert. Nous attendons. Un probl�me ?

Neptune, vous me recevez ?

ici, Base du D�sert. Un probl�me ?

Nous n'arrivons pas � d�tourner la fus�e. Elle est hors de contr�le.

Elle ne revient pas. La fus�e ne revient pas !

La vitesse est incroyable. 150 km / h de plus.

175... 200... 225...

- 300 ! - Reprenez !

- Base du D�sert � Neptune. - � vous.

Ici Dr. Michael Rostov. Vos donn�es sont correctes ?

Il n'y a pas d'erreurs ?

Non. Elle est pass�e � l'heure pr�vue.

- La trajectoire est correcte. - O� est-elle maintenant ?

Par-del� l'horizon.

Elle a disparu.

Neptune � l'�coute.

Quels sont les ordres ?

- Qu'ils restent en ligne. - Bien.

Base du D�sert a Neptune.

Restez en ligne.

Nous restons en ligne. Termin�.

Dr. Briggs.

Trois heures � la m�me vitesse et sur la m�me trajectoire.

O� a-t-elle pu tomber ?

Dans ce p�rim�tre.

- Ce n'est pas bon. - Mais ce n'est pas un �chec total.

Il faut la retrouver pour savoir ce qui a �chou�.

Messieurs, vous �tes de l'arm�e. Vous savez ce que repr�sente ce test.

Pour l'instant, c'est un �chec.

Nous avons toujours �t� les plus en avance sur notre temps.

Nous l'avons d�montr� avec la bombe atomique.

Si nous ne r�cup�rons pas cette fus�e,

et que d'autres la d�couvrent,

vous savez ce qu�il adviendra.

Ce n'est pas pour l'argent,

mais pour le temps d'hommes comme Rostov, Philips et Briggs.

Toutes les heures de travail de leurs employ�s.

Toutes ces heures pour la s�curit� de notre nation.

Si nous ne la r�cup�rons pas,

toutes ces heures seront fatales � notre s�curit�.

Nous avons besoin de votre pleine collaboration.

Je vais former une �quipe de recherche.

Simmons, du bureau d'�nergie atomique.

La Maison Blanche, s'il vous pla�t.

Pour une exp�dition...

- Une autre tasse ? - Sans fa�on.

Le caf� est mauvais pour mon sens de l'humour.

Et avec toi, je dois rester charmant.

Je peux me d�sinhiber un peu ?

Vous �tes ici pour �a, major Nolan.

Mon nom, c'est Joe. Tu te rappelles ?

- Ne te laisse pas impressionner. - C'est normal.

Je suppose.

Toi aussi, tu fais la timide.

Bois ton verre, Joe.

- Maria, je... - C'est bien d'�tre instructeur de vol ?

Tes �l�ves, comment sont-ils ?

Ils sont g�niaux. Les temps ont chang�. Fini les M. Muscle.

Ils r�fl�chissent, eux. Fini les avions � propane.

Ils doivent tout savoir : ing�nierie, a�rodynamique, propulsion.

On requiert d'eux un quotient intellectuel aussi �lev� qu'au MIT.

Une minute...

Tu m'as fait pareil l'autre soir.

Exact, j'avais oubli�.

On en �tait �... � la porte pour nous dire bonsoir.

Je me rappelle.

Tu voulais rentrer pour me montrer comment tu simulais un atterrissage.

Oui, o� ai-je la t�te ? C'�tait mardi.

Mercredi.

Oui, bien s�r, mercredi. Atterrissage forc�.

Saut en parachute ?

D�colage ?

Ce soir-l�, tu m'avais laiss�e � la porte. J'�tais fatigu�e.

Ne bouge pas. Je vais changer le disque.

Un d�ner grandiose. Il ne faut pas rester assis apr�s un teI repas.

Accompagnons la musique.

Merci de t'inqui�ter pour ma silhouette. Les femmes appr�cient.

L'inqui�tude peut conduire � l'insomnie.

Quel dommage.

Tu pilotes aussi bien que ce que tu danses ?

Je me d�fends.

Ces simulations d'atterrissage...

Vous en avez mis du temps, major.

�a n'arrivera plus.

- La porte. - Je n'ai rien entendu.

- Tu devrais aller voir. - Si tu le dis.

- Oui ? - Pardon, le major Nolan est I� ?

Qu'y a-t-il, sergent ?

Vous devez regagner la base imm�diatement. Un avion vous attend.

- Imm�diatement ? - Exact, monsieur.

Bien, sergent.

Revenez vite, Joe.

- Comme un pigeon voyageur. - J'aimerais qu'on finisse...

notre conversation sur les atterrissages forc�s.

Oui.

- Quelle heure est-il ? - 2 h 30.

Pourquoi ne pas �tre venu � 3 h ?

- Ne le prenez pas mal, mais... - J'ob�is aux ordres.

Si je n'avais pas trouv� �a, je vous chercherais encore.

- J'ai �t� un peu distrait. - Tr�s distrait, monsieur.

Ne vous vexez pas, mais vous n'�tes pas facile � trouver.

Ne te plains plus, ch�rie. Tu as de nouvelles pi�ces. Sers-t'en.

Et toi. Une demi-heure juste pour toi et voici le r�sultat.

Pas la bonne taille.

Maintenant que c'est bon, sers-t'en et sois relax !

Sergent Tatlow. Le C.O. vous demande.

Et je la laisse � moiti� nue ?

Si vous voulez finir � l'asile, c'est votre probl�me.

Le mien c'est de vous emmener au C.O. Vous venez ?

Les ordres, ils connaissent que �a !

Ils les re�oivent, les donnent. Ob�is et ferme-la.

Et si tu refuses, couic ! Allez, on y va.

Pour les 30 jours � venir, oublie-moi.

Et ne me mal interpr�te pas,

mais j'ai toujours dit que je ne mourrai pas en voI.

Voyons...

Elle s'est mari�e le mois dernier.

Surveille ma veste pendant ma perm. On se voit � mon retour.

Lieutenant Wilson ?

Avec un L ou deux ?

- Lieutenant Daniel Wilson. - Oui.

Le C.O. vous demande. Imm�diatement.

Elle ne devait pas d�m�nager l'an dernier ?

Elle m'a peut-�tre menti...

J'�tais en perm, pr�t � me vautrer dans toutes sortes

de plaisirs, et voil� !

Un ami me demande de l'aider � pouponner des scientifiques.

Moi aussi, j'ai d� tirer un trait sur certains plaisirs.

- Pourquoi moi ? - Ta sale gueule me manquait, mon Dani.

Tu as tellement �t� agr�able pendant ces deux merveilleuses ann�es

o� nous avons v�cu dans cette romantique jungle.

Oui, largu�s dans cette �le, bastion de la r�bellion des gorilles.

Un pistolet dans une main, un couteau dans l'autre,

on te forme un commando en deux secondes.

- Quelle blague ! - On t'a Iib�r�.

Oui, on m'a lib�r�

- Pour mieux me rattraper. - La lib�ration, c'est quelque chose.

Portons un toast.

Sergent, on peut avoir un caf� ?

Tout de suite.

Pardon, doc. Un peu de caf� ?

Merci, sergent.

�a sent bon.

Dans cette poup�e, tout sent bon.

Regardez-moi ce fuselage. Et ces ailes, hein !

�coutez-la chanter. Une merveille. C'est mon amour.

- Si elle cuisinait, ce serait parfait. - Oui.

Allons, doc.

Vous n'avez pas beaucoup d'exp�rience avec les filles.

Premi�re le�on : Ne pas ab�mer son maquillage.

Et que vient-on de survoler, sergent ?

Ne me demandez pas � moi. Si je regarde d'aussi haut,

je vois plein de points noirs. J'ai le vertige.

Et vous �tes dans l'aviation !

Merci, doc.

Un peu de caf� ?

Du caf� ? Eh bien, merci.

- C'est juste ce qu'il me fallait. - Exact.

Oui, sergent ?

Je ne sais pas vous, mais moi, ces voIs m'endorment un peu.

- Un caf� nous r�veillera. - Merci, sergent.

Quand je me sentirais Ias, je vous avertirai.

Bien, doc.

QueIs personnages !

C'est pire que d'escorter des congressistes en visite au front.

Mais, Willie, comment tu parles ?

C'est une mission de luxe.

Nous accompagnons des V.I.P., d'imminents scientifiques.

Sergent, vous devriez leur servir de l'hydrog�ne liquide,

avec de la pur�e d'atomes et des biscuits.

Oui, je le ferai.

L'un fait des photos par le hublot, l'autre �crit une lettre � Einstein,

et ce Rostov s'amuse avec un plan. Pendant que nous on cherche cette fus�e.

Ce mot est interdit. Top secret.

Remplace-moi.

Je vais faire les boys-scouts pendant que vous vous taquinez.

Entretenez vos ulc�res.

Il parle d'ulc�res.

La mienne n'a jamais �t� aussi bien.

- Content de vous voir content, Philips. - On va atterrir ?

Dans trois heures, on descendra.

- Vous nous surveillez, Dr. Rostov ?

- Vous avez peur qu'on se perde ? - Oui, en partie.

Nous scientifiques, ne pouvons prendre aucun risque.

Nous devons prendre en compte tous les �l�ments.

M�me si parfois �a ne suffit pas.

Comme quand une fus�e ne revient pas o� elle aurait d� ?

Un �l�ment m�canique.

Une minuscule erreur de calcul.

Il y a toujours des impr�vus.

Je n'y connais rien.

Ma vie se base enti�rement sur le facteur humain.

Bon. � plus tard.

Nous descendons pour le ravitaillement en fueI

Attachez-vous. Il y a des trous d'air.

Je crois qu'on y est.

Nous approchons du point de d�part de la fus�e.

O� le radar de Neptune a perdu le contact.

Ouvre bien les yeux.

Si elle est dans la mer, on la verra � peine.

Je vais monter pour mieux voir.

Nous survolons la zone o� la fus�e a �t� � court de fuel.

Mauvaise piste. Mauvaise piste.

Une �Ie � gauche. Nous allons la survoler. Attention.

Rostov, Briggs ! Le compteur Geiger s'emballe.

- Que se passe-t-il ? - On perd de l'altitude. Un probl�me.

Les commandes magn�tiques et le syst�me �lectrique ne r�pondent pas.

Le tableau entier d�conne. Il faut sauter en parachute.

Occupe-toi d'eux. Je tente un atterrissage sur l��le.

Bien.

Vos ceintures ! On va atterrir.

On se voit en bas. C'est OK.

C'est bon, doc. Le major va vers l��le.

Prenez soin de cette poup�e. Rendez-moi-la en un morceau.

Soyez bon, elle ne vous trahira pas.

En douceur.

�a va, Willie.

Oui, mais elle, elle n'a jamais �t� aussi mal.

Briggs est bless�.

Bon boulot, major. Je nous croyais foutus.

Merci, mais j'aime la vie aussi.

- �a va un peu vous piquer. - C'est ce que je dis � mes gamins.

- Qu'est-ce qu'il y a eu ? - Je ne sais pas.

Les appareils magn�tiques, la radio... tout s'est arr�t�.

Bizarre. Juste avant le crash le compteur s'�tait emball�.

Qu'en pensez-vous ?

On est sur quelque chose d'important. Mais je n'en sais pas plus.

J'esp�re que le compteur ne s'est pas cass�.

Il marche encore, mais il n'y a rien.

Ma montre s'�tait arr�t�e, elle remarche maintenant.

- Allons jeter un oeiI � ce paradis. - �a va aller, Briggs.

Pas trop mal. �a a plut�t l'air paisible.

Dites �a � ceux qui tomb�rent en Nouvelle-Guin�e pendant la guerre.

Chasseurs de t�tes, cannibales...

On dirait un parc, mais j'ai pas confiance.

Essayons de r�parer la radio. On saura o� on est.

Il ne faut pas communiquer jusqu'� ce qu'on trouve la fus�e.

Super ! Chasseurs de t�tes, cannibales...

- Prends les armes et les munitions. - D'accord.

Rassemble toute la nourriture.

R�visez votre �quipement. Ne prenez que l�essentiel.

Il va falloir camper.

- Qu'en penses-tu ? - Je ne sais pas.

Ce pourrait �tre un pi�ge.

Cette permission ne va pas �tre si mal.

- Dommage qu'on ne parle pas sa langue. - Elle nous aurait aid�.

Je connais quelques dialectes, je peux essay�...

Qui �tes-vous ?

- Vous parlez anglais ? - De l'�cole de missionnaires.

Apprendre l�-bas, o� sont partis les miens.

- Pourquoi sont-ils partis ? - Oiseau de feu survoler le village.

- Cracher du feu et de la fum�e. - Ce doit �tre la fus�e !

- Quelle veine ! - Terre trembler.

Villageois avoir peur. Eux partir en bateau.

O� a atterri cet oiseau de feu ?

Dans montagne sacr�e, demeure des dieux.

Chef dire esprit en col�re et faire trembler la terre.

- Pourquoi n'�tes-vous pas partis ? - Rochers tomber.

Mon p�re bless�. Mon fr�re et moi rester

jusqu'� sa mort.

Qui �tes-vous ?

Nous venons emporter ce maudit oiseau de feu.

Vous pouvoir faire �a ?

- Si vous nous y conduisez. - Non ! Non !

Montagne sacr�e taboue.

Montrez-nous o� il s'est pos�. Nous romprons le sort, il ne volera plus.

- S�r ? - Les v�tres pourront revenir.

Moi montrer chemin de montagne sacr�e, mais c'est tabou.

Vous jamais revenir.

Ici montagne sacr�e, demeure des dieux.

C'est I� que s'est pos� l'oiseau de feu ? �a pouvait pas �tre une plage ?

Il fallait que ce soit en haut d'une montagne.

Pas de signaI.

Cette montagne doit emp�cher l'�mission de radioactivit�.

- Vous nous accompagnez ? - Non.

- Pas de danger avec nous. - Montagne sacr�e taboue.

Personne revenir de la demeure des dieux.

C'est la premi�re qui te laisse tomber.

Tu perds ton charme.

Il va falloir escalader. On n'a pas le choix.

Personne ne pourra dire qu'on a manqu� d'exercice.

Qui en a besoin ?

On ne voit m�me pas le sommet.

Si tu as le vertige, tu pourras toujours utiliser ton parachute.

Et s'il fait sombre ?

Tu ne te perdras pas. Craque des allumettes en descendant.

Qu'il tienne bon.

- Vous y arriverez, Briggs ? - Oui, �a ira.

J'ai mal ! - Allez, Willie.

Tu y es arriv�, mon grand.

Allez, docteur.

Passe-moi une cigarette.

On dirait que �a fait une �ternit� qu'on grimpe.

- Ce tas de rocher n'en finit pas. - Tu as rendez-vous ?

Un probl�me, doc ?

Non, je v�rifie le compteur Geiger.

- Un signal. - L�ger. Tr�s l�ger.

- De la fus�e. - Je l'esp�re.

- Doc, vous vous sentez bien ? - Oui.

Pas moi.

Bon, en avant.

- D�j� ? - Prenez vos sacs � dos.

- Tu as rendez-vous ? - Oui, avec la fus�e.

Allez.

Que s'est-il pass� ?

Un gaz toxique.

Je comprends pourquoi on n'en revient pas.

Un gaz corrosif qui sort de la terre.

G�nial, on a pris les parachutes mais pas les masques � gaz.

Il doit �tre le fruit de pressions internes.

Il y a une importante activit� volcanique.

Un pi�ge morteI.

- Vous pouvez continuer ? - Oui.

C'est juste un peu de gaz. Il doit y avoir un autre chemin.

Vous aurez assez de force ?

Vous ne devriez pas continuer.

Ne vous en faites pas pour moi. �a ira.

Tout pour nous emp�cher de dormir !

Depuis quand le bruit t'emp�che de dormir ?

Depuis que cette fus�e est entr�e dans ma vie.

Pense aux probl�mes qu'elle t'a �vit�s.

- Votre famille ? - Oui.

Une fille de 12 ans et un gar�on de 16.

Ils sont mignons.

Vous aurez une bonne histoire � leur raconter.

Oui.

Je l'esp�re.

D�sol� pour cette dure ascension.

Voil� comment on devient quand on con�oit des fus�e le cul sur une chaise.

J'aurais d� �couter ma femme quand elle me disait

de garder la condition.

Les indig�nes doivent penser que les dieux sont en col�re.

Vous avez �t� mari�, major ?

J'ai failli quelques fois.

Comment avez-vous r�ussi � l'�viter ?

Et qu'une femme lui dise avec qui sortir.

Pas Joe !

L�-haut, sur le rocher !

Qu'avez-vous vu ?

Un monstre comme je n'en avais jamais vu.

La proximit� de la fus�e doit le perturber.

Ce n'est pas le fruit de votre imagination ?

- Je pr�f�rerais. - Moi je ne vois que des petits points.

Reste avec moi, ma puce.

Rostov !

Rostov !

Rostov !

Nolan, c'est Briggs !

Que s'est-il pass� ?

Je n'en suis pas s�r.

- C'est son coeur, je crois. - Pourquoi n'avez-vous pas appel� ?

Je n'ai pas eu le temps. C'�tait si soudain, je...

J'ai essay� de l'attraper, mais je n'avais plus assez de force.

Encore un de vos...

impr�vus !

C'est une impasse.

C'est l'unique passage.

Tu crois que tu y arriveras ?

- Et toi ? - Ne t'en fais pas pour moi.

- J'y arriverai. - Il vaut mieux, c'est dr�lement haut.

Tu me la passeras.

Les gars !

C'est une impasse par-I�.

Vous allez devoir sauter.

Nous sommes au sommet.

C'est... le vrai sommet ?

Je sais ce que haut signifie maintenant.

Regarde �a.

Quoi ?

Regardez !

Je suis daltonien ou quoi ? J'ai pourtant 10 aux deux yeux.

Qu'en pensez-vous, docteur ?

Je ne sais pas.

�a me fait presque peur.

Je n'ai jamais �t� dans une telle jungle.

Et ne le serez jamais.

Un tel monde ne s'est pas vu depuis des millions d'ann�es.

C'est une sorte de continent perdu ?

On pourrait dire �a.

Au sommet d'une montagne qui touche le ciel...

De la poussi�re volcanique.

C'est comme si le temps avait oubli� cet endroit.

Tout semble surgi de la pr�histoire. Regardez ces feuilles.

Vous imaginez la pression interne qu'engendrent ces poches de laves

par leur constante activit� � cette altitude ?

Effrayant. Aussi puissant qu'un stock de bombes H.

Mais �a n'a pas de sens.

Il n'y a gu�re d'air, et pourtant on respire sans probl�me.

On est bien au-dessus du niveau de la mer.

Ce sont les plantes.

- Oxyg�ne pur. - Et ce voile ?

Pour avoir une lumi�re douce, un type aura mis une ampoule verte au soleil.

Comme dans une discoth�que, mais sans les filles.

Vous connaissez les effets de la bombe atomique sur l'atmosph�re.

C'est peut-�tre ce qui se passe ici.

Qui pourrait le dire ?

Si on retrouve la fus�e, on reviendra peut-�tre � un monde tel que celui-ci.

Je m'en inqui�terai le moment venu.

Philips, faites une v�rification.

Essayez de Iocaliser la fus�e.

Bien. Vous m'aidez, sergent ?

Oui, monsieur.

Il y a un truc qui te pr�occupe. C'est quoi ?

Des probl�mes personnels ? Avec ce monde de carte postale ?

Peut-�tre.

Que penses-tu de Rostov ?

Rostov...

Un vrai gla�on. Comme toutes ces grosses t�tes.

J'ai pig�.

- Tu crois qu'il l'a fait. - Je ne crois rien... pour l'instant.

Il ne m'a jamais plus. M�me avant le d�collage.

Pourquoi ?

Nous et Willie savons quelque chose sur la fus�e ?

Non.

Seuls trois types savent ce qui la fait marcher.

Rostov, Philips et Briggs.

Briggs n'y est plus.

S'il arrive quelque chose � Philips, il ne reste que Rostov.

Il pourrait revendre le projet. Et vouloir que la fus�e ne revienne pas.

Que pensez-vous de �a ?

Major, on a capt� un signal.

C'est �a, Philips.

- Quoi donc ? - Des signaux de radioactivit�.

Trop forts pour ne venir que de la fus�e.

Elle est par-l�.

On est peut-�tre sur un gros truc, major.

De l'uranium.

�a expliquerait pas mal de choses. La perte de contr�le de l'avion,

le compteur Geiger... On a d� entrer dans un champ radioactif.

Et quand on est descendu, au bas de la montagne, l'effet a disparu.

Ma montre s'est encore arr�t�. C'est magn�tique ce truc ?

''Ce truc'' est l'�l�ment le plus �trange de la plan�te.

Le plus dangereux, le plus instable, le plus pr�cieux.

Oui, on se l'arrache.

Notre objectif est la fus�e, pas l'uranium.

Sans carburant, la fus�e a d� �tre attir�e ici.

Si elle a vraiment �t� � court !

- Calme-toi, Joe. - Je m'excuserai si j'ai tort !

Puisque c'est notre unique piste, allons-y.

Vous l'avez eu ?

Je meurs de faim et voil� 4 heures qu'il se nourrit de moi,

comme si j'�tais le plat du jour.

Des nouvelles du front, docteur ?

Ils sont contents au Pentagone ?

- Que dites-vous ? - Rien. Je me demandais si...

le compteur continue de danser.

Vu son agitation, on entre dans une zone tr�s chaude.

Au moins, on ne se g�lera pas cette nuit.

Si la fus�e est tomb�e o� est l'uranium, elle n'est plus loin.

Il y a une concentration de 20.000 mR.

Vous pouvez traduire pour les esprits simples ?

- Milliradiants. - ''Mili'' quoi ?

C'est comme un thermom�tre qui indiquerait la radioactivit� de la zone.

- La zone est dangereuse ? - Pas de soucis, on est en s�curit�.

Si cet uranium �tait raffin�, on serait morts depuis longtemps.

En avant. Cette fus�e ne viendra pas vers nous.

C'est dans l'aviation que je me suis engag�...

Quinze minutes de repos.

- Quinze minutes ! - Distribue les rations.

Bien.

Joe !

On a de la compagnie.

Ces empreintes sont fra�ches. Elles n'ont pas plus d'une heure.

Tr�s bien, mais de quoi sont-elles ?

Du jamais vu. M�me mon sup�rieur n'a pas de tels pieds.

- J'en ai d�j� vu de telles. - O� ?

Dans un mus�e.

Empreintes de brontosaure.

''Bronto'' quoi ?

Incroyable, non ?

Mon calendrier est du XXe si�cle, pas de la pr�histoire.

Sauf votre respect, on ne peut changer ce que l'on voit.

Ni ce qui nous attend.

Levons le camp. Il faut y aller.

- C'est vraiment par ici ? - Je peux v�rifier.

- Oui, c'est par-I�. - Bien.

Regardez. Plus de brontos et d'empreintes !

- Ils vont dans la m�me direction que nous.

H�, doc.

Il n'y aurait pas un autre chemin ?

Peut-�tre.

Cherchez-le. Moi je suis l'aiguille.

D'accord.

Doc.

Je crois que je vais aussi suivre l'aiguille.

Un brontosaure !

En arri�re !

Monte sur l'arbre !

Ce truc est plus blind� qu'un tank.

Sortez-le de l� !

Partons.

Allons sur ce rocher.

Attention � ton nylon. Je pourrais encore avoir besoin de toi.

Dommage qu'on n'ait pas pu photographier cet animal.

Des photos ?

R�jouissez-vous d'�tre en vie.

Qu'est-ce que tout �a veut dire ? Il y a une explication ?

Aucune. Tout �a est si impossible.

Mais, on est en plein dedans.

Et c'est � moi que �a arrive.

L�animal que nous avons vu a disparu il y a des millions d'ann�es.

Bien avant que n'apparaisse l'homme.

Qu'est-ce qu'ils ont ? Ils ne veulent pas mourir.

Vous savez ce qu'est un miracle ?

- Oui. - Vous pouvez l�expliquer ?

Non.

Je ne peux non plus expliquer ce qui s'est pass�.

Merci de m'avoir �clair�.

J'allais dire exactement pareil.

Quelles vacances !

Bonne nuit.

Je vous dirai quand vous devrez faire le guet.

C'est �trange et assez effrayant.

Prenez un de ces rochers,

extrayez-en l'�nergie,

et recycIez-la dans une centrale.

Nous pourrions construire un monde nouveau.

Et d�truire celui que nous avons.

Ironique, mais nous sommes sur le champ d'uranium le plus riche au monde.

Que c'est r�confortant !

Si vous ne craignez pas les cauchemars.

Vous �tes cynique et suspicieux.

C'est possible.

Ch�rie...

tu es merveilleuse...

et ta silhouette�

parfaite...

Tout ce que tu as...

c'est beau, beau...

Tu n'as qu'un d�faut...

Si tu avais des h�lices au lieu de r�acteurs...

tu serais parfaite...

Sergent !

Rostov et Philips ne sont plus I�.

Tu �tais de garde ? Pourquoi tu ne les as pas surveill�s ?

- Qui ? - Rostov et Philips, ils n'y sont plus.

Je n'ai pourtant pas ferm� l�oeil de la nuit.

- Tu avais peut-�tre raison. - Je le savais.

Attendez-moi !

Qu'avez-vous fait ?

Il a un pied coinc� sous ce rocher. Seul, je ne pouvais pas l'aider.

- Et pourquoi �tes vous partis seuls ? - Un ton en dessous. Regardez.

Il est I� depuis des heures. Depuis que j'ai retrouv� Philips.

Baissez-vous, qu'il ne nous voie pas.

Le bruit des balles les attirerait. Il faut patienter.

C'est �a, crie !

�a vous fera du bien.

Vous nous avez mis I�-dedans, alors criez fort.

Une vie de plus ou de moins. Esp�ce de malade pour l'uranium !

Visez les yeux !

D�gageons ce rocher.

Surveillez-les, sergent.

D�gagez sa jambe.

C'est bon.

Vite, partons d'ici.

Vous les scientifiques, perdez parfois un peu la t�te.

D�sol� pour tous ces probl�mes.

Je me suis lev� t�t, je voulais prendre quelques photos.

Heureusement que Mike m'a suivi.

Je ne t'abandonnerais pas � ton sort dans une jungle pr�historique.

On est amis depuis trop longtemps.

Ma jambe va mieux. Continuons.

Merci.

�a ne vous d�range plus qu'on soit � la pr�histoire

- et plus au XX e si�cle ? - Non.

Je m'y suis fait.

Je devais aussi m'excuser si j'avais tort.

Pas la peine.

Ne me demandez pas pourquoi,

mais au d�but, je vous croyais dans le camp adverse.

Je sais.

Je suis russe. J'ai l'habitude.

J'ai presque toujours �t� victime de cette ''chasse � la sorci�re''.

�a a d'abord �t� Hitler et l'un de ses camps de concentration.

Puis ma femme enceinte est morte dans un autre,

entour�e de fils de fer barbel�s russes.

�a ne change gu�re.

Chaque jour, les

Le respect que j'avais pour mon pays est mort dans ces camps.

J'esp�re y retourner un jour et le r�cup�rer.

Aucune nation ne peut survivre

si elle perd le respect des siens et du monde.

Retournez-y, Mike.

De la fa�on que vous voulez.

Nous sommes nombreux � mener le m�me combat.

M�me si...

Dieu nous en garde, cela veut dire plus de fus�es comme celle-ci.

Dieu nous en garde, Joe.

Ce gaz inconnu s'�chappe aussi de la montagne.

Et avec une pression impressionnante.

Trop de pression pour ne pas avoir de valve de s�curit�.

S'il r�agit avec les champs d'uranium...

Ce sera le grand feu d'artifice !

- �a y est. - De quoi ?

On est au bout du chemin. Le compteur refuse d'aller plus loin.

�a veut dire qu'on est au centre du gisement d'uranium,

et que son �tendue est vaste.

- Et comment retrouver la fus�e ? - Si je savais...

Elle peut �tre n'importe o�.

On pourrait chercher pendant des semaines.

�loignons-nous de ce cimeti�re.

Joe.

Je ne sais pas s'ils tiendront longtemps.

- Ce retour au pass� a �t� si rapide. - C'est quoi qui te travaille ?

Tu as entendu ce Philips.

Tu connais nos chances.

On ne trouvera peut-�tre jamais ce qu'on cherche.

Et o� chercher ? Elle sera pourrie avant qu'on la retrouve.

Tu t'ennuies ?

Oui, je m'ennuie.

On n'a presque plus de munitions.

Mais je ne m'en soucie gu�re.

J'ai une arme secr�te.

Si je croise un de ces �vad�s du zoo,

je le tue en lui crachant dessus.

Quelle veine d'�tre un h�ros mort !

Tu parles pour toi ou pour eux ?

Je dis ce qu'ils pensent tout bas.

Le lieutenant pense que vous �tes pr�occup�s.

Faites sortir tout �a.

Vous n'avez rien � dire ?

Moi oui.

Nous n'avons presque plus de vivres, d'eau et de munitions.

Et le moral au plus bas. Mais je vous dirai

que j'�prouve les m�mes peurs que vous.

Moi aussi je veux partir.

Je n'ai pas demand� � entrer dans la course, mais j'arriverai au bout.

Que ceux qui le veulent se tirent.

�a va mieux ?

Ne restez pas plant� I�. On a une fus�e � retrouver.

Tu es de plus en plus lourde, ch�rie.

Je leur cracherai dans les yeux.

Un bout de cet oiseau nous ferait un bon d�ner.

On peut go�ter.

Il est tomb� par-I�, je crois.

Regardez !

- Mon amour, je t'adore. - Approchons.

Attention � ce truc, gros tas.

Pas si pr�s.

Parlez tout bas, et ne vous montrez pas.

Ils ne vont pas rester I� � jamais.

- Ils mourraient. - Il y a des si�cles qu'ils auraient d�.

Ils pourraient �tre ici depuis quelques jours.

Rostov.

Il vous faut combien de temps pour d�charger la fus�e ?

�a d�pend des d�g�ts.

Quelques 10 ou 15 minutes devraient suffire.

Et 5 de plus pour r�cup�rer les donn�es enregistr�es.

- Une demi-heure suffirait ? - De reste.

Je sais comment nous en d�barrasser.

Difficile, mais �a peut marcher.

Dani et Willie, contournez-les. Attirez-les vers les rochers et tirez.

�a devrait les �loigner de la fus�e. Philips et Rostov pourraient y entrer.

On aura besoin de toutes les munitions.

Si �a rate, on est perdus.

- J'esp�re qu'il te reste de la salive. - J'en ai plus.

Willie.

Incroyable !

Pic maximum enregistr� : 9,5.

J'avais tout pr�vu pour 2,5.

M�me un troupeau de ces b�tes n'auraient pu la faire revenir.

Quoi ? La course a valu la peine ?

Bien s�r. Avec �a, on saura comment programmer la suivante.

Fini les impr�vus.

Surveille s'ils reviennent.

Quelle fa�on de partir.

- Tu n'as pas pu m'aider. - �a va aller, mon grand.

Une cigarette.

Descendons avec prudence.

On a eu assez de pertes.

Je n'en veux plus.

Et votre jambe ?

J'y arriverai.

- Et vous, Mike ? - Bien.

Si Willie �tait I�, il aurait rajout� quelque chose.

Il dirait sans doute :

''Il va pleuvoir, et je n'ai m�me pas de parapluie.''

C'est quoi �a ?

Il faut se d�p�cher. La montagne est en �ruption !

Maintenant !

Joe !

Un monde qui dispara�t.

Il vaut mieux �a plut�t que d'avoir � vivre avec eux.

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