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Le gendarme et les extra-terrestres (1979) FRE 25fps 1CD SRT
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Mettez les bagages dans le coffre !
Pardon, ma biche.
Echappez-vous un jour ou deux. Perros-Guirec n'est pas loin.
Gis�le r�ve de vous conna�tre.
J'essaierai, ma biche.
Attention aux radars.
Il y en a un ici.
Un autre l�, et celui-l�...
Ma biche...
Victor 6500, ici 650, vous m'entendez ?
6500, parlez ! - 6500 ici, je vous �coute.
Faites un barrage sur la 559...
... interceptez voiture Oldsmobile 1919 RB 83.
Bien re�u. Termin�.
J'�coute. - Victor 6500, brigade de Toulon ?
Trouvez un �norme calicot et suspendez-le en travers de la route.
Et �crivez en gros caract�res tr�s lisibles...
Bonjour, madame. Voulez-vous descendre du v�hicule ?
Ludovic, quel amour. Vous �tes d�j� l�.
Allez, sortez de la voiture, vite.
Allez, plus vite.
Je vais aller � la plage.
Mon adjudant. - Que s'est-il pass� ?
On vient d'arriver. - Oui, mais avant ?
Mais on �tait parti.
Suivez-moi.
On en reparlera plus tard, Cruchot, Beaupied, en patrouille.
De la pin�de, prenez la route Pampelonne et de Gassin...
... ensuite � Paillas et Les Sellettes.
Maintenant que nous sommes seuls, appelez-moi mon lieutenant.
Bien, mon capitaine.
Que vous �tes joli, mon commandant ! Que vous me semblez beau !
Sans mentir, si votre ramage se rapporte � votre plumage,
Vous �tes le pho�nix des h�tes de ces bois.
Mais si, mon colonel. Mon g�n�ral...
- Qu'y-at'il ? - Aucune id�e.
Allez voir ce que c'est.
Je n'y comprend rien. Tout est normal.
Partez !
Partez !
Partez !
Partez, j'ai dit !
Partez !
Foutez le camp !
Chef...
Une soucoupe... une soucoupe volante !
Je l'ai vue. Elle �tait l� et elle...
Elle s'est envol�e.
- Je l'ai vraiment vue. - Oui, moi aussi.
C'�tait une soucoupe volante, chef. Elle �tait �norme.
Je l'ai vraiment vue. Je l'ai vue.
- Elle �tait sur le sol. - Combien de personnes � l'int�rieur ?
- Je ne sais pas. - Et sa longueur ?
- Tr�s longue. Elle �tait tr�s longue. - Et la couleur ?
Gris m�tallique.
Vous avez vu ? Il donne des conf�rences de presse.
Il nous ridiculise. Faites cesser cela !
Tout de suite !
Elle �tait comme �a !
Je vous pr�viens. Ne vous foutez pas de moi. Comment �tait-elle ?
- Trop�zoidale. - Trap�zoidale.
Oui, trap�zoidale, avec des hublots carr�s.
- Tant�t, ils �taient ronds. - Oui, ronds-carr�s.
Vous l'avez vu d'abord sph�rique, puis ovale, et maintenant trop�zoidale.
- Trap�zoidale. - Taisez-vous et tapez, Taupin.
Mon adjudant, la m�hari est pr�te.
Je vous laisse. Je veux un rapport.
Il n'a rien vu. C'est un pyromane.
Alors, fais un effort.
Ca ressemblait � une toupie.
Une toupie comme celle que mon grand-p�re m'a rapport� un soir de No�l.
Je ne l'oublierai jamais. Avec sa barbe blanche et sa robe rouge.
Il a march� 6 km pour me la donner, mon p�p�...
- Cruchot. - Oui, mon adjudant...
- Quel �ge avez-vous ? - Mardi, mon adjudant.
Non, je vous demande votre �ge.
- Mercredi. - Vous vous foutez de moi ?
Quel �ge avez-vous ? R�pondez !
- Un, deux, trois... - Trois ? Vous paraissez le double.
Que vous �tes joli, mon adjudant ! Comme vous me semblez beau !
Sans mentir, si votre pot-au-lait ressemble � votre fromage,
Quoi ? Pot-au-lait ? Vous vous foutez de moi.
Vous avez une permission ?
Elle est termin�e !
Quoi ? Qu'y-a-t'il ?
Allez voir !
Les bougies sont l�, les bielles aussi, ainsi que les pistons.
Tout est normal.
Laissez-moi faire.
Partez !
Partez !
Allez faire pipi !
Allez faire pipi !
Mon adjudant...
C'est reparti ! Il suffit que je sois l�.
Une soucoupe volante !
Une �norme...
- Quoi ? O� ? - T'as pas vu ?
T'as pas vu ? Viens voir.
L�. Elle �tait l�. Je le jure.
Mais je ne vois rien.
- Ecoutez, il y a rien. - Oui, car tout-�-coup...
Peut-�tre, mais l�, il n'y a rien.
- Puis-je �tre relev� ? - Qu'y-a-t'il ?
Ca ne vous monte pas � la t�te, tout ces publicit�s ?
Calmez-vous. Allez dans mon bureau.
Je l'ai vue. Il faut me croire.
Oui, on l'a vue, comme on vous voit.
Mais qu'avez-vous vu ?
Un Dubonnet non-identifi� en forme de T�fal sur le formica...
... avec des Aspro lumineux et �a faisait Bic, Bic, Bic,...
Attention, Cruchot, vous d�bloquez.
Non, j'ai chang� deux paquets de lessive contre un paquet d'Ariel...
... et c'est parti dans le Yoplait.
Vous avez des visions et en plus vous �tes de la publicit�.
Moi, mon Fixudant ? Pas un Omo m'a paru Ricard. Pas un Omo.
Je sais, Mr le Maire, mais �coutez.
Que veulent dire ces d�clarations � la presse. Vous �tes devenus fous ?
Ne dramatisons pas. Qui a dit qu'ils ont vu un Cinzano ?
Ce n'est pas tr�s Astra, mais la visibilit� �tait mauvaise.
On aurait pas distinguer un grille-pain Seb � travers un collant Dior.
La publicit�, c'est le fl�au des temps modernes.
Prenez un bain Obao et frictionnez-vous avec du paprika de Patenotre.
- Que faites-vous l� ? Que voulez-vous ? - La paix.
Nous avons pas de mauvaises intentions pour votre plan�te.
Aidez-nous et nous serons amis.
Nous avons envoy� ici un groupe de reconnaissance, pour �tudier les moeurs des Terriens...
... en nous m�lant � la population.
Vous avez le ros� imaginatif !
Nous avons choisi St-Tropez pour son �chantillonnage de races pendant les vacances.
Ca suffit. Allez cuver ailleurs, ou je vais vous coller un �chantillonnage de pv.
- Je vois que vous ne me croyez pas. - Allez, dehors !
O� il est ? O� il est ?
Prendre l'apparence et la voix d'un �tre humain...
nous est chose facile.
Nous pouvons plus. Beaucoup plus.
Ne nous obligez pas � jeter la confusion parmi vous.
Soyons amis, mon fr�re.
Chef, j'en ai un !
O� il est ? O� il est ?
Chef, chef...
Ils sont l�, ils sont l�.
- Qui ? - Les extra-terrestres.
J'en ai vu un. Ils peuvent prendre l'apparence de n'importe qui.
En bas, c'�tait moi !
Ils sont indestructibles. Ils sentent pas la douleur.
Quand on frappe dessus, �a sonne creux.
Vous m'avez effray�. Je vous croyait au lit.
- Qu'est-ce qu'il a ? - Je l'ai vu, mon adjudant.
- Allez coucher. - Ca sonne creux. Je l'ai vu.
- Il a d� r�ver. - Non, Mr Cruchot.
Nous lui avons parl�, mais c'est un esprit born�.
- J'esp�re de vous plus de compr�hension ? - Bien s�r, mon adjudant.
N'�bruitez pas que nous somme parmi vous. C'est une reconnaissance pacifique.
Vous avez tr�s bien parl�. Vous feriez un bon acteur comique.
Un verre de prunelle avant de regagner votre soucoupe ?
- Est-ce suffisant ? - Oui, mon g�n�ral.
Mr le Pr�sident, mon �minence, � vos ordres, mon �minence.
Restez calme et discret.
De l'huile... c'est de l'huile.
De l'huile...
D�j� de retour ? Et ta r�union ?
C'est demain. Je me suis tromp�.
- Tu dois �tre fatigu�. - Je suis bris�.
Je te pr�pare un petit remontant.
- Madame... - Mr Cruchot.
- Vous avez besoin de quelque chose ? - Ce n'est pas votre mari.
- Votre mari n'est pas votre mari. - Mais Mr Cruchot...
C'est un extra-terrestre qui a copi� ses traits.
- Vous n'avez pas de la fi�vre ? - Avez-vous un verre ?
Un verre � boire.
- Vous n'allez pas boire cela ? - Non, mais votre mari bien.
Vous verrez. Il est insensible � la douleur et il sonne creux.
Cruchot, que faites-vous l� ?
- Avalez, mon adjudant. - C'est quoi ?
Buvez, c'est une surprise.
- Vous �tes fou, Cruchot. - Vous �tes deux.
- L'autre sonne creux et il boit de l'huile. - J'ai peur.
Beaupied en a vu un, moi aussi et c'�tait vous !
Sortez ! On en reparlera demain quand vous serez normal.
Dehors, je ne veux plus vous voir.
Une brigade dont j'�tais si fier.
C'est la fin d'une �poque.
Garde-�-vous !
Repos. Je vais faire court, messieurs.
Les t�moignages sur les objets volants se g�n�ralisent dangereusement dans nos rang.
Ca tourne � l'hallucination collective.
Les d�clarations de certains sur les pr�tendus extra-terrestres...
... sont imaginaires et sans fondements.
- Mais j'ai en touch� un aussi. - Taisez-vous !
Cessez de nous ridiculisez.
Si vous avez du nouveau, venez me parler.
Rompez !
- Mais la patrie est en danger. - Silence ! On ne r�pond pas � un colonnel.
Je vous raccompagne, mon colonnel.
C'est un d'eux. Ce sont eux !
Non, pas le colonnel.
Venez. Ma femme va vous faire du th�.
Ce n'est pas r�glementaire, vous le savez.
Arr�tez-le. Arr�tez-le.
Saloperie...
Mon colonnel, excusez-moi pour lui, pour elle, pour moi. Excusez-moi.
C'est la d�prime, les champignons hallucinog�nes.
Ne tombez pas dans le panneau. C'en est un. Il faut le d�shabiller.
Enfermez-le dans sa chambre.
Par ici, mon colonnel.
Doucement. Je vais prendre une chaise.
Vite, une chaise.
Que lui arrive-t'il ? Qu'ai-je fait ?
C'est incompr�hensible.
C'est impardonible. Il est sorti sous le soleil sans son k�pi.
- Il a re�u un coup de marteau. - Oui, Gerber, mais...
En '17, en Champagne. Les mutineries devaient �tre mat�es !
Un doigt de Fleur d'Oranger va vous requinquer.
Elle est rugueuse, votre tisane.
Je vais songer aux suites � donner � cette affaire.
- Vous n'avez pas trop mal ? - Non, ce n'est rien.
Mon adjudant, Cruchot s'est �vad�.
Suivez-moi.
Mon Fils...
Attention, l'uniforme ne vous rend pas invuln�rable.
Roulez, ma M�re, roulez.
- Vous n'avez pas vu Cruchot ? - Non, je n'ai rien vu.
- Mais ce sont vos coll�gues. - Je suis en mission secr�te. Roulons.
Je roule pour vous, mon Fils.
Il y va du sort de l'Humanit�. Je suis seul.
Non, mon Fils, Dieu prot�ge ceux qui m�nent son combat.
L'adjudant !
Avez-vous vu Cruchot ?
- Il lui est arriv� quelque chose ? - Non, mais il a besoin de repos.
Je voulais vous pr�venir au cas o� vous le verriez.
Nous aidons et r�confortons ceux qui sont dans le d�sarroi.
Ne comptez pas sur nous pour vous aider.
Tr�s bien, ma Soeur. Au revoir.
Ma Soeur...
Avez-vous vu... attendez.
Laissez-moi vous aider. C'est trop lourd. Laissez-moi faire.
Vous l'avez trouv� ? Continuez � chercher.
Qu'y-a-t'il ? Vous �tes malade ?
O� voulez-vous aller ?
Vous avez mal ?
Vous souffrez ?
- Qui a fait �a ? - Ils m'ont frapp�e...
Qui ? La M�re ?
La M�re...
Elle est costaude, vous savez.
Continuez.
- O� c'est ? - Je ne sais pas.
Le linge est l�.
Monseigneur...
- Comment se porte notre communaut� ? - A merveille, Monseigneur.
Nous avons emm�nag� un nouveau jardin. Venez voir.
Ma M�re...
Regardez ce que j'ai trouv� dans la buanderie.
C'est l'adjudant Gerber. Il commande nos gendarmes.
Vous �tes encore l� ? Qui a demand� de faire �a ? C'est vous ?
- Non, ma M�re. - C'est moi qui me suis propos�.
C'est tr�s aimable, mais ce n'est pas une communaut� mixte.
Ceci est � vous ?
Monseigneur, ma M�re...
On a vant� les qualit�s de votre chorale. J'aimerais qu'elle soit l� � la proccesion de l'Assomption.
- Puis-je l'entendre ? - Bien s�r. J'appelle les soeurs.
C'est tr�s joli. Tr�s joli.
Qui est cette soeur qui a d�raill� quelque peu ?
- Qui est-ce ? - Soeur Cruchotte de Terre-Neuve.
Elle a pris froid en �vang�lisant les Eskimaus.
Ca a d� �tre une mission exaltante, ma Soeur.
Comment ses lointaines peuplades ont-elles re�u la Parole du Christ ?
Elle est aphone, mon adjudant... monseigneur.
Comment ont-elles re�u la Parole...
Au voleur ! Au voleur !
Qu'y-a-t'il mon Fils ?
Un type a piqu� un bidon d'huile � la station.
D'huile ? O� est-il ?
- Il s'est cach� dans la chapelle. - Allons voir.
Au Nom du P�re, du Fils et du Saint-Esprit.
La Gr�ce de J�sus, notre Seigneur, l'Amour de Dieu le P�re...
... et la communion de l'Esprit-Saint soit toujours avec vous.
Et avec votre Esprit.
Je confesse � Dieu-Tout-Puissant, Cr�ateur du Ciel et de la Terre...
... � J�sus-Christ, son Fils Unique, notre Seigneur...
... � la Bienheureuse Vierge Marie...
... � St Jean-Baptiste, � St-Michel l'Archange...
... � ses ap�tres, Pierre et Paul...
... � tous les Saints et � tous mes Fr�res...
... que j'ai beaucoup p�ch� par paroles, par actions et par omissions...
... c'est ma faute, c'est ma faute, c'est ma plus grande faute.
Je vais le restituer. Je ne suis pas un voleur.
Mon bidon.
C'est ma faute, c'est ma faute.
- Il m'en faut un. - Prenez celui-ci.
Mon adjudant...
Maintenant, il s'habille en bonne-soeur.
Rien ne vous arr�te, pas m�me le sacril�ge.
- Le Bon Dieu l'a puni. - Emportons-le dans la voiture.
En bonne-soeur...
L�, c'est le conseil de guerre.
Merci encore. Sans vous, on rentrait � pieds.
La plaque min�ralogique est illisible, il manque un phare et le clignotant gauche ne va pas.
Vous direz que ce sont des d�tails, mais je suis oblig�.
Rien de grave. 2 ou 3 refus de priorit� et un exc�s de vitesse. Au plaisir !
Il m'en faut un.
Taupin...
Tu embrasses si bien. Jamais j'ai rencontr� un type comme toi.
Taupin. On va en parlez � la Gendarmerie. Allez !
Attention !
O� peut-il �tre ?
On doit le retrouver avant ce soir, ou je devrai alerter les instances sup�rieures.
Beaupied, en ville avec moi. Le reste sur la plage.
Mon Fils...
Ma M�re...
- On se bronze ? - Je m'int�gre au milieu.
Comme les pr�tres ouvriers. Votre enqu�te avance ?
Ils se d�guisent en gendarmes et embrassent des filles pour nous discr�diter.
- Qui, mon Fils ? - Ce serait trop long. Au revoir.
Je les tiens. Il m'en faut un.
Ne partez pas.
Debout. Faut les rattraper. Garde-�-vous !
Des lampes languissantes sur de profonds coussins...
... tout impr�gn�s d'odeurs...
S'avan�ant plus calins que les Anges p�les, pour troubler le repos, mon �me �tait mise.
Et la candeur, unie � la lubricit�, donnait un charme neuf � ces m�tamorphoses.
Ses bras vaincus, jet�s comme de belles �mes...
... tout savait, tout para�t sa fragile Beaut�...
Dans quel �tat ils me les ont mis !
Entrez.
Je ne vous d�range pas, Mr Gerber ?
Mme Cruchot, entrez.
- Vous avez �court� vos vacances ? - Je suis sans nouvelles de Ludovic.
Vous avez bien fait de revenir.
Il croit voir des soucoupes, des extra-terrestres.
Il a molest� le colonnel et s'est d�guis� en bonne-soeur.
C'est terrible. O� est-il ?
En fuite. Aux derni�res nouvelles, il �tait pr�t de la plage de Pampelonne.
Excusez-moi.
Mes baisers sont l�gers comme des �ph�m�res qui caressent, le soir, les grands lacs transparents.
Je sens fondre sur moi de sombres �pouvantes et de noirs bataillons de fant�mes �pars.
Que nos rideaux ferm�s nous s�parent du Monde et que la Lassitude am�ne le Repos.
Elle cherchait, de l'oeil troubl� par la temp�te, sa na�vet� et le Ciel d�j� lointain.
Excusez-moi, je croyais que c'�tait ma femme.
Bonjour, mademoiselle.
C'est � �a que vous utilisez vos loisirs au lieu de me rejoindre.
Mais non, ma biche, je vais vous expliquer.
Tu vas me le payer. Attends.
Ce n'est pas votre femme. C'est une copie.
Go�tez �a et vous verrez.
Ce gendarme continue � nous suivre,
cela devient ennuyeux,
faites quelque chose.
Dieu merci, vous �tes l�. Je peux tout expliquer.
- Cette femme... - C'�tait une Martienne, oui.
Assez avec ces histoires !
Personne ne me croit, mais c'est vrai. Ils existent.
Mon pauvre Ludovic, vous avez besoin de tendresse et d'affection.
Ce que vous voulez, ma biche, mais ne me parlez plus de divorce.
Allons d�ner dans une petite auberge. La campagne vous sera tr�s salutaire.
A votre bon plaisir, ma biche.
C'est d�licieux, ces escapades. Je suis heureux, d�contract�.
- Regardez la route, quand-m�me. - Je la connais par coeur.
Vous avez eu un trou de m�moire...
Je me sens jeune, si jeune. Je veux vous embrasser.
Non, regardez la route.
Je connais le truc. M'attirer dans les bois apr�s toutes ces ann�es ?
- Je vous assure, mon Coeur... - Vous �tes comme un coll�gien.
C'est touchant et c'est flatteur.
Rien ne presse, pourquoi ne pas faire une promenade ?
- Ca nous ouvrirait l'app�tit. - Vous avez raison.
Profitons de ces instants trop rares.
Vous souvenez-vous de notre 1�re rencontre ?
Exc�s de vitesse. D�passement dangereux, refus d'obtemp�rer, vous m'avez pl� imm�diatement.
Rien n'a chang�. Il me semble que c'�tait hier.
Oui, Ludovic. Notre amour est incomparable.
Il doit rester fort et pur comme au 1er jour.
- Mon petit oiseau. - Mais quand je vous ai vu � califourchon sur cette femme...
Je l'ai prise pour une extra-terrestre.
M�me s'ils existent, Oubliez-les. Pensons � nous.
Mon Amour...
Jos�pha, je vous aime.
Fuyons, Jos�pha. Allez !
Montez l'escalier, Mr Cruchot.
- A l'int�rieur, Mr Cruchot. - Non.
Chef, vous �tes l� ?
Ce n'est pas vrai.
- O� �tes-vous ? - Ici.
Mes petits, je vous aime. Je vous adore.
Mes petits Tricard, Berlicot.
- On doit vous ramener. - Ma biche, o� �tes-vous ?
Dans les bois, chef.
Vous vous foutez de moi ?
Allons, ma biche, c'est un malentendu.
Non, nous n'avons plus rien � nous dire. Appelez mon avocat.
C'est entre eux et moi. Ou je prouve leur existence ou mon mariage est foutu.
Je vais faire un tour avec ma femme.
Cruchot, votre femme est boulevers�e. J'�tais �mu.
Vous m'entendrez. Pour l'instant, restez ici.
- Ils existent ! - Restez ici !
- Au revoir, messieurs. - Au revoir. Bon app�tit.
C'est moi qui commande, je suis le plus grand.
C'est moi qui commande, je suis le plus fort.
C'est moi qui commande, je suis le plus gros.
C'est moi qui commande, parce que j'ai le fauteuil.
Silence. Ecoutez.
C'est tomb� du sac d'une des filles sur la plage.
Ils �mettent un code.
Une salade pour le 1 et un makala pour le 8.
Ca vient du Cabanon. Le makala est leur sp�cialit�.
- Vous �tes aux arr�ts. - On ne peut pas y aller.
Je commande. Allez !
Suivez-moi.
Ils n'en finissent pas. Je peux partir ?
Ca va ?
Ils sont loufoques. Ils ne mangent que de la salade et vous savez ce qu'ils boivent ?
Je sais, merci.
Par l�, et agissez naturellement.
N'approchez pas ou vous cesserez d'exister.
Oubliez ce que vous avez vu. Oubliez notre existence.
La ville enti�re pourrait subir le m�me sort. Pensez-y.
Allez, on y va.
Que faites-vous ici ? Et en uniforme ?
- Vous �tiez aux arr�ts. - Une urgence.
- On peut savoir ? - Une fausse alerte.
- Des mauvais plaisants. - Ne tra�nez pas ici. Je vais manger.
- C'�tait pourtant ici ? - Quoi, mon adjudant ?
- Le restaurant, le Cabanon. - Il n'y rien ici.
- Comment ? - Il y jamais eu de restaurant.
Il y a toujours eu un restaurant ici.
- Jamais ? Ca fait des ann�es que je viens ici. - Jamais.
Mais �a fait des ann�es ! Je suis venu avant-hier.
J'�tais assis ici.
J'ai mang� un civet l�.
Je suis pas fou. Mais je ne suis pas fou.
Vous vous foutez de moi. Quelqu'un se fout de moi.
Mais non. Certains voient des extra-terrestres et d'autres des restautants.
Retournez � la Gendarmerie. J'�claircirai cela.
Mr Gerber...
Vous ne devinerez jamais ce qu'il m'arrive ? On a vol� mon restaurant.
- O� est le Cabanon ? - On l'a vol�.
Quelle �poque...
C'est vrai, c'est vrai.
On tourne en rond.
Et si, on... non, �a ira pas.
- Ou... - Non, rendormez-vous.
On en attrape un, on le d�cortique et on trouve le d�faut.
- Ce sera pas facile. - Surtout s'ils se d�guisent.
On doit avoir un signe de reconnaissance.
- Lequel ? - On porte les k�pis � la Bl�riot.
Non...
Il y en a l�-dedans.
Tout va bien.
Vous aviez raison.
Ils existent. Voil� ce qu'il en reste.
Vous avez vu ? Il est tout rouill�.
Voil� ! On les tient. Ils rouillent.
Ils rouillent. On les tient. Ils rouillent.
- Comment les reconna�tra-t'on ? - La douche...
Vous �tes tous devenus fous ?
Nous avons re�u 142 plaintes. 142.
On pers�cute les passants sans penser aux probl�mes ? Pitreries de poivrots !
Vous �tes des peigne-culs ? Mettez vos k�pis convenablement !
Pourquoi avez-vous mis vos k�pis � la Lindbergh ?
Comment est-ce possible ? Qu'en pensez-vous Mr le fonctionnaire ?
- Et vous, Bertier ? - Moi aussi.
J'en ai assez de vos singeries. On est dans le bordel � cause de vous.
Les Martiens sont parmi nous. Nous devons donc prendre des pr�cautions.
Alors, cessez de gueuler ! Nous savons comment les exterminer.
En arrosant les passants ?
- Les exterminer comment ? - Ils rouillent, mon colonnel.
De l'eau, et voil� ce qu'il en reste.
- Vous n'�tes pas convaincu, mon colonnel ? - Stup�fiant.
C'est inimaginable.
Attrapez-en un et ramenez-le-moi.
- On va les attirer. - Comment ?
Comme � la chasse. Avec un appelant, une fausse soucoupe.
Une fausse soucoupe et hop...
Allez-y, je vous couvre.
Mais c'est votre responsabilit�. N'est-ce pas ?
Je ne me mouille pas.
- Tout est pr�t. - Allons-y.
La lumi�re des �toiles est merveilleuse.
La plus proche est Proxima du Centaure, � environ 4 ann�es-lumi�re 1/3.
Et 1500 jusqu'� Deneb, pr�s de la Constellation du Cygne qui est plus loin.
C�, c'est la Grande Ourse.
- Celle qui brille, c'est Alta�r. - Et �a, c'est la Petite Ourse.
Oh, un petit ours...
- Ils doivent venir de l�. - La ferme !
Et �a, c'est la soucoupe !
- C'est vous, mon adjudant ? - C'est moi.
- C'est vous ? - C'est nous.
Je suis ici.
C'est eux.
Chacun sait ce qu'il doit faire ? Attendre le contact pour attaquer.
A l'attaque !
Nous sommes les derniers remparts de la civilisation. Au corps � corps !
Repliez-vous.
Regardez cette pagaille sur le port.
Revenons aux choses s�rieuses. Sortez vos calepins.
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