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L'AFFAIRE CICERON
Bienvenue � Ankara, capitale de la Turquie.
Nous sommes en 1944.
La Seconde Guerre mondiale s�vit depuis 5 ans.
La nuit, Ankara nous d�voile ses beaut�s orientales.
Mais sous cette magie se trament bien des trahisons.
C'est � l'ambassade d'Allemagne qu'ont lieu les rendez-vous secrets.
Aucun effort, aucune d�pense ne semblent trop grands
pour �viter la temp�te
qui se dirige sur l'Allemagne nazie.
Vous avez l'argent ?
Vous avez la pellicule ?
Donnez-la-moi.
Un instant.
Ne partez pas avant que j'aie d�velopp� la pellicule.
Si vous insistez...
Je n'ouvrirai � personne d'autre qu'� vous.
"Top secret : De l'ambassadeur d'Angleterre
"au minist�re des Affaires �trang�res,
"concernant la mise en place
"des futures op�rations militaires.
"Le gouvernement turc offre son aide
"et entre ainsi en guerre
"aux c�t�s des autres bellig�rants."
C'est Moyzisch.
Int�ressant, n'est-ce pas ?
Les documents ont l'air vrai.
Ne soyez pas si m�fiant, Moyzisch.
Mon gouvernement m'autorise � faire affaires avec vous.
J'imagine que vous avez inform� qui de droit
que tout clich� suppl�mentaire co�tera 15000 livres.
Vous n'en aurez que 10000.
Ne marchandez pas. Je risque ma vie pour vous donner ces documents.
15 clich�s � 1000 livres chacun.
C'est un prix raisonnable. Vous paierez.
Seulement si vous me donnez votre nom et ceux de vos sources.
Il n'est pas n�cessaire que vous sachiez tout �a.
- Pour mon nom... - Vous aurez un nom de code.
Cic�ron.
Cic�ron ?
Un homme magnanime, �loquent, jamais satisfait...
�a me pla�t.
- Quand aurai-je les autres clich�s ? - La semaine prochaine.
Que l'argent soit pr�t.
Et plus de marchandage.
C'est mal venu, de la part d'un homme de la race sup�rieure.
Le prix est fix� � 15000 livres.
Bonsoir.
AMBASSADE BRITANNIQUE
- Bonsoir. - La r�ception vous a plu ?
Je n'ai jamais vraiment appr�ci� les r�ceptions diplomatiques.
On y voit de jolis visages bien malintentionn�s.
A propos de joli visage...
N'avez-vous pas travaill� pour la comtesse Staviska ?
J'�tais le valet de son mari � l'ambassade de Pologne en Angleterre.
Elle �tait � la r�ception. Quelle femme charmante.
Apparemment, les Nazis lui ont confisqu� tous ses biens.
Cette nouvelle m'attriste. Elle �tait si riche.
Plus que quiconque, la comtesse Staviska
�tait un symbole vivant de son monde.
C'�tait le bon vieux temps.
Un temps qui est bien r�volu, j'en ai peur.
Esp�rons que non.
L'�tude sur le mangan�se turc est sur votre lit,
ainsi que votre journal et vos pilules.
Je suis s�r que vous ne vous remettriez pas d'un oubli.
- Vous avez raison. - Bonsoir.
Bonsoir, Votre Excellence.
Dites � Morrison que je l'attends dans mon bureau.
- Votre robe de chambre. - Merci, Diello.
Morrison arrive tout de suite, monsieur.
Allumez la lampe, s'il vous pla�t.
L'ampoule a grill�. Je vais la changer.
D�sol� de vous avoir r�veill�.
J'ai vu nos amis du minist�re turc des Affaires �trang�res...
- Des probl�mes ? - Si ce que je sais s'av�re vrai,
nous pourrions en avoir.
Je dois en informer Londres.
Inscrivez la mention : "Top secret et urgent."
D'apr�s les dires de nos coll�gues
du minist�re turc des Affaires �trang�res,
nous avons toutes les raisons de croire
que Von Papen est en possession de...
Fermez cette porte, Diello.
O� en �tais-je ?
- Entrez, mon ami. - Je vous d�range ?
Non. C'est toujours un plaisir de vous voir.
Enlevez votre veste, asseyez-vous et discutons.
Diello, je vous l'ai d�j� dit 100 fois :
vous travaillez pour l'ambassadeur, pas pour moi.
Asseyez-vous et racontez-moi tout.
Tout d'abord,
il para�t que la comtesse Staviska a encore prouv� qu'elle �tait
la plus belle femme d'Ankara � la r�ception de la semaine derni�re.
Encore une rumeur non fond�e.
Ma source n'est autre que l'ambassadeur d'Angleterre.
Il n'a cess� de vanter votre beaut�,
votre intelligence, votre hospitalit�.
A l'�poque, vous symbolisiez, pour lui, tout ce qu'on peut avoir de mieux.
Un symbole du bon vieux temps...
Ils parlent de moi comme si j'�tais morte
et semblent surpris, voire emb�t�s, que je ne le sois pas encore,
que je ne veuille pas l'�tre.
Ma derni�re pierre.
Avec un peu de chance, j'en tirerai 1000 lires.
Pourrez-vous l'emmener chez le revendeur, demain ?
Moi, je ne le supporterai pas.
Pourquoi ne pas y aller vous-m�me
et racheter ce qu'on vous a enlev� ?
Que voulez-vous dire ?
"Racheter" ?
C'est pour vous.
Il y a 5000 livres.
- Je vous les donne. - Vraiment ?
�a repr�sente les �conomies de toute une vie.
Ce ne sont pas des �conomies. Je ne suis pas �conome.
J'ai quelques affaires qui marchent tr�s bien, en ce moment.
�a, ce n'est que le d�but.
Pourquoi me donner cet argent ?
Je vous pr�te ces 5000 livres
contre quelques services.
Pour l'instant, cette op�ration doit rester confidentielle.
Sachez juste que je devrais en tirer de gros profits.
Je ne pourrai pas garder cet argent � l'ambassade,
et le d�poser � la banque �veillerait les soup�ons.
Mais vous pourriez le garder pour moi.
Continuez.
Vous pourriez quitter cet endroit sordide,
louer une jolie maison et vivre comme vous le souhaitez.
Et en quoi tout ceci vous rendrait-il service ?
J'aimerais mener mes affaires en toute tranquillit�.
Je continuerai � vivre � l'ambassade,
mais certains rendez-vous auront lieu chez vous.
Je vois.
- Quoi d'autre ? - Rien.
C'est bien peu demander pour 5000 livres.
Puis-je savoir d'o� vient cet argent ?
Un jour, peut-�tre. Mais pas maintenant.
A partir d'aujourd'hui, vous n'aurez plus � vous soucier de l'argent.
Parfois, il faut savoir se taire et profiter.
Vous avez raison.
Mais vous semblez oublier que j'ai de l'orgueil.
Votre orgueil me sera tr�s utile.
�a vous rend malade qu'un valet subvienne � vos besoins.
Je sais que vous n'en parlerez � personne.
Servez-moi un cognac.
Savez-vous pourquoi je vous ai renvoy� � la mort de mon mari ?
Car vous partiez en voyage et qu'un valet aurait �t� de trop.
Mais c'�tait un mensonge.
En fait, je vous attirais.
Mais vous ne supportiez pas d'avoir des sentiments pour un valet
et de savoir que ce valet �tait au courant.
Vous ai-je offens�e ?
Bient�t, vous serez tr�s riche.
Et vous voulez partager cette nouvelle vie avec moi.
Loin des guerres, des complots, des peurs...
De la pauvret�.
Et tout irait bien pour nous.
Parce qu'enfin, nous serions sur un pied d'�galit�.
O� allez-vous ?
Vous avez un d�ner de pr�vu et nous avons assez discut�.
J'annule le d�ner. Parlons affaires.
Bien, madame.
En ce qui concerne l'autre proposition,
rien n'est impossible, mais tout reste improbable.
Vous �tes d'une grande insolence...
Pour vous avoir parl� d'�gal � �gal ?
Non. Pour avoir essay� d'acheter
quelque chose que vous pensiez ne pas pouvoir obtenir.
Bien. Parlons affaires, maintenant.
- Bien, madame. - Appelez-moi Anna.
Bien, Anna.
Vous ne serez pas d�rang�s.
Colonel Von Richter ?
Asseyez-vous, je vous prie.
- Vous �tes le nouvel interm�diaire ? - C'est exact.
J'approuve ce changement.
Moyzisch est consciencieux, mais pas tr�s intelligent.
Je serai plus en s�curit� si je traite avec vous.
Nous attachons beaucoup d'importance � votre s�curit�.
Content de l'apprendre. Je partage votre point de vue.
Vous avez l'argent ?
Vous serez pay� apr�s que les clich�s aient �t� d�velopp�s.
Ces derni�res semaines, je vous ai fourni des clich�s originaux
et vous ai prouv� ma bonne foi. Donnez-moi l'argent.
Vous n'�tes donc plus int�ress� par le d�ploiement des troupes alli�es
dans la zone m�diterran�enne ?
Vous voulez parler du 2e front ?
Je ne connais pas le num�ro du front.
Mais je sais que dans ces documents, Churchill ne cesse de parler
du "ventre mou" de l'Europe.
Je pourrais aussi m'adresser � Von Papen.
Il serait ravi de donner ces clich�s au haut commandement.
Tr�s bien.
Vous l'aviez sur vous depuis le d�but...
Qui �tes-vous ?
Si je vous disais que j'�tais le valet de l'ambassadeur d'Angleterre...
- Vous me croiriez ? - S�rement pas.
Vous voyez...
J'aimerais que vous m'expliquiez quelque chose.
Pourquoi nous vendez-vous des informations ?
Je pensais que c'�tait �vident. Pour l'argent.
Ou peut-�tre parce que
vous avez entendu parler
d'une possible victoire de l'Allemagne.
Vous pensez vraiment que je crois que l'Allemagne gagnera ?
Je vous laisse aller retrouver vos amis.
La semaine prochaine, je vous donnerai d'autres clich�s.
La soir�e a �t� rentable ?
Assez pour nous permettre d'atteindre un total de 75000 livres.
6 ou 7 semaines de plus devraient suffire.
Pourquoi ne pas arr�ter ? Pourquoi prendre tant de risques ?
Vous vous inqui�tez ?
Pour votre s�curit�, oui.
La mienne d�pend de vous.
Pardonnez-moi.
Je me vois toujours comme un homme.
J'oublie que je suis un simple valet qui rapporte.
Diello, avant de partir,
servez-moi un verre.
Dites-moi, Diello...
Une fois parti, o� comptez-vous aller ?
- A Rio de Janeiro. - Je n'y suis jamais all�e.
Je ne pense pas que cette ville vous plairait.
Mais pour moi, il n'y a rien de plus beau au monde.
Les anses perdues tutoient les plages bond�es de Copacabana.
La v�g�tation court � flanc de montagne...
Quand avez-vous d�cid� d'y aller ?
D'y retourner, plut�t.
C'�tait lors de mon 1er voyage l�-bas, il y a de �a des ann�es.
A l'�poque, j'�tais mousse sur un paquebot.
Je me revois devant le bastingage,
admirant la montagne qui surplombait le port.
Au balcon d'une maison, un homme regardait le bateau.
Il portait un smoking blanc.
Il me semblait si proche
et pourtant, personne ne pouvait l'atteindre.
Et je me suis jur� qu'un jour, je deviendrais ce gentleman.
De quelle nationalit� �tes-vous ?
Je suis n� au Paraguay. Je suis anglais d'adoption.
L'ambassadeur va se demander o� je suis pass�.
Qu'allez-vous lui dire ?
Que j'ai �t� retenu par une femme de chambre turque.
- �a ne va pas lui plaire. - Et pourquoi �a ?
Seule une femme de mon standing m'emp�cherait de partir
et seul un homme comme moi le lui permettrait.
- Diello ? - Oui, Anna ?
Je suis s�re que Rio me plairait.
- Anna ? - Oui, Diello ?
Servez-moi un verre.
Votre Excellence, nous pensons que l'informateur des Nazis
travaille � l'ambassade.
D'apr�s vous,
ce manque �vident de s�curit� viendrait-il
d'une indiscr�tion faite au cours d'une soir�e ?
Je n'ai pas l'habitude de trop parler.
Je n'en doute pas, Excellence.
Mais nos informations passent entre de nombreuses mains...
D'apr�s MacFadden,
une de vos amies, une certaine comtesse Staviska...
Merci, Diello.
Vous disiez ?
Que d'apr�s MacFadden, la comtesse Staviska
a litt�ralement chang� de train de vie.
D'o� lui vient sa soudaine fortune ?
Je ne vois pas ce que la comtesse vient faire l�-dedans
et encore moins en quoi ses revenus nous int�ressent.
Vous avez raison. Je tire des conclusions trop h�tives.
Mais n'est-ce pas l� l'essence du contre-espionnage ?
Qu'y a-t-il sur ces clich�s ?
La preuve que la Turquie est toujours neutre.
Cette information vaut tout juste 20000 livres.
Les bonnes nouvelles ne vous int�ressent pas ?
Vous pr�f�rez payer pour conna�tre la prochaine catastrophe
que vous ne pourrez pas contrer ?
II existe une catastrophe que nous pouvons �viter.
C'est pour �a qu'il nous faut
le plus d'informations possibles dans les plus brefs d�lais.
�a a l'air important.
Le mot "overlord" appara�t sur plusieurs de vos clich�s.
Nous sommes convaincus qu'il s'agit l�
d'un nom de code pour parler de l'invasion de l'Europe de l'Ouest.
Nous voulons savoir o� et quand elle aura lieu.
La date et le lieu.
Je comprends votre curiosit�.
Vous avez photographi� un rapport venant de Londres.
Il y est dit que votre ambassadeur doit recevoir une copie
de la mise en place de l'op�ration sous 10 jours.
Je vous en offre le double.
Vous voulez dire 40000 livres ?
Si vous me donnez la date et le lieu.
Ceci vient de l'ambassade allemande ?
"Au ministre des Affaires �trang�res.
"Suite � votre demande sur la fiabilit� des clich�s remis par Cic�ron,
"je puis vous assurer de leur authenticit�.
"Cic�ron vit � l'ambassade d'Angleterre
"et a apparemment acc�s � des informations top secr�tes.
"Von Richter refusant cat�goriquement que je voie ces documents
"en provenance de Londres,
"il est de mon devoir d'en faire part au F�hrer."
Sign� : Von Papen.
Cic�ron ?
Le nom de code de leur informateur.
Je vous demande de bien vouloir faire la lumi�re sur cette affaire.
Je suis attendu au Caire, demain soir.
Prenez toutes les pr�cautions n�cessaires.
Nous avons d�j� fait installer un syst�me d'alarme.
En attendant les nouveaux codes, l'alarme prot�gera le coffre.
Si quelqu'un tente de l'ouvrir, elle se d�clenchera.
Pour l'arr�ter...
Aurez-vous besoin de vos uniformes ?
- Non. Merci, Diello. - Dans ce cas, vos valises sont pr�tes.
Nous sommes d�sormais citoyens argentins.
Beau travail, madame Antonini. Combien ?
5000 livres.
Et 1000 de plus pour les autres papiers :
nos certificats de naissance et de mariage.
Et 1000 de plus pour les aider � oublier tout �a.
De l'argent bien d�pens�. Et les billets ?
2 billets premi�re classe sur le lstanbul Express de demain soir.
Et le bateau ?
Je vous ai r�serv� un billet
lstanbul-Rio pour apr�s-demain.
Formidable. Et pour la banque ?
Le directeur de la banque s'occupera lui-m�me de transf�rer l'argent.
R�sumons...
En enlevant les 7000 livres que nous avons d�pens�es,
il nous reste environ 130000 livres.
Plus les 40000 de demain.
Non. J'ai annul� cette transaction.
Le march� �tait trop fluctuant.
- Je prends ma retraite. - J'en suis heureuse.
- Nous avons assez d'argent. - Regretterez-vous votre vie ?
Pas une seule seconde.
Pas une seule seconde.
Diello ?
- Veuillez trier le courrier. - Bien, monsieur.
Voici la correspondance officielle.
Les femmes utilisent du papier parfum�. Vous le saviez ?
Je le savais.
Nous devrions mettre ce courrier en s�curit�.
Comme vous voudrez.
J'aurais une autre question � propos de la comtesse...
A-t-elle des amis en Suisse ? Y �tes-vous souvent all�s ?
Tr�s souvent, monsieur.
La comtesse allait en Suisse tous les �t�s.
Ceci explique pourquoi elle s'est envol�e
vers la Suisse ce matin.
J'esp�re qu'elle y passera du bon temps.
Je n'en doute pas. Elle est partie avec 130000 livres.
Je suis all� faire un tour � la banque.
Ils transf�raient l'argent sur un compte suisse.
Oui, je peux joindre le colonel.
Je peux le joindre imm�diatement. Que se passe-t-il ?
Dites-lui que j'ai ce qu'il voulait
mais que je ne peux pas lui remettre ici.
Non, non. Je suis surveill� de tr�s pr�s.
Je dois raccrocher.
Dites-lui que je pars pour lstanbul ce soir.
Je vous rappellerai demain.
Johnson ne l'a pas l�ch� d'une semelle.
Il a t�l�phon�, puis est tout de suite rentr�.
Vous faites fausse route. Cet homme n'a rien d'un tra�tre.
Quelque chose chez lui me d�range, Mac.
- Ah bon ? - Pourquoi sortir pour t�l�phoner ?
Eteignez cette alarme !
Diello... O� est Diello ?
Nous devons le retrouver.
- Allez-y. - Je ne peux pas l'arr�ter !
Trouvez-le et suivez-le !
- Alors ? - Tout est l�.
Donnez-moi cette chemise.
- Combien de lettres y a-t-il ? - Quatre.
Il y en avait cinq !
La lettre parfum�e a disparu mais tout le reste est l�.
C'est �trange.
Suivez-moi.
Des photos !
Mettez l'ambassade d'Allemagne sous surveillance.
Nous devons l'emp�cher d'y arriver.
Nos amis turcs risquent de ne pas approuver.
Si nous ne pouvons pas l'arr�ter, nous devrons le tuer.
Siebert, vous et Steuben prendrez le train pour lstanbul ce soir.
Moyzisch et moi prendrons l'avion. Il sera dans l'un des deux.
- On prend nos armes ? - Naturellement.
Vous prot�gerez Cic�ron jusqu'� ce qu'on ait les clich�s.
Et apr�s ?
Cic�ron se retrouvera seul et devra se prot�ger...
de nous.
Rangez �a, MacFadden.
Il ne vous servira � rien entre ici et lstanbul.
J'esp�re que les Nazis n'ont pas les clich�s.
Ils ne seraient pas l� si c'�tait le cas.
Diello ne craint rien tant qu'ils ne les ont pas.
Il les leur donnera � lstanbul.
"Lorsque vous recevrez cette lettre, cher ambassadeur,
"je serai loin d'Ankara.
" Je commencerai une nouvelle vie en toute s�curit�,
"une vie digne de respect.
" Mais je ne pouvais pas partir
"sans vous remercier de l'amiti� que vous me portez.
"Vous m'avez bien souvent parl� de Diello,
"le valet parfait.
"ll a travaill� pour mon mari et pour vous.
"Pour vous prouver l'affection que j'ai � votre �gard
"et ma d�votion � la cause alli�e,
"je me dois de vous informer que votre cher Diello
"est un espion allemand."
Bonjour, messieurs.
Bienvenue � lstanbul. Bien dormi ?
Moi, j'ai tr�s bien dormi.
J'�tais surveill� de tous les c�t�s.
Vous �tes mes gardes du corps ou mes assassins ?
Vous n'�tes pas en danger.
Nous sommes l� pour vous prot�ger et vous mener au consulat allemand.
�a ira, merci.
Peu de personnes ressortent du consulat allemand.
Dites � Moyzisch de me retrouver chez Hakim ce soir, � 18 h.
Nous devons nous assurer que vous avez les clich�s.
J'aurais jur� que vous �tiez muet.
Voici la 1 re pellicule.
Les clich�s vous montreront les documents que veut Von Richter.
Vous aurez la 2e quand Moyzisch me donnera la somme de 100000 livres.
100000 ?
Ai-je oubli� de vous dire que les prix avaient augment� ?
- Alors ? - Impossible de le retrouver.
Et ici, du nouveau ?
Von Richter et Moyzisch sont arriv�s.
Mon cher coll�gue... Prenez un peu d'eau-de-vie turque.
Quiconque en boit est consid�r� comme un h�ros.
Parlons plut�t affaires.
Vous avez toute la somme ? Les 100000 ?
Si j'�tais un gentleman, je ne v�rifierais pas.
Mais je n'en serai un que lorsque j'aurai tout compt�.
Je cherche un ami. Il doit �tre dans une pi�ce priv�e.
Notre pi�ce priv�e est occup�e.
Tr�s bien. Nous attendrons ici.
Vous �tes compl�tement timbr�.
Notre ami ne sait pas que nous l'attendons.
Veuillez lui remettre ce mot.
Cher ami, comment te remercier de ton hospitalit� et de ta gentillesse ?
C'est toujours une joie de vous voir. �a me rappelle tant de choses.
RETROUVEZ-NOUS.
NOUS VOUS PROTEGERONS DES ALLEMANDS.
Merci. Pas de r�ponse.
- Voil� pour toi. - Toujours aussi g�n�reux.
Qui vous a �crit ce mot ?
Vous en voulez une photo ?
Avez-vous remarqu� que nos r�les sont invers�s ?
Que les Anglais pourraient vous tuer ?
Dans ce cas...
je vous prie de compter plus vite.
Ne soyez pas anxieux.
C'est le plus beau jour de votre vie.
A votre mort, Hitler donnera votre nom � une rue.
Je compte sur votre discr�tion.
Les Anglais m'ont appris qu'il faut toujours soigner son image.
Elle est � vous.
Votre offre me touche.
Je n'aurais jamais cru avoir un jour deux gorilles anglais.
Je pr�f�rerais vous �trangler.
Ce qui me rendrait incapable de vous dire ce que vous voulez savoir.
Ecoutez...
Nous vous prot�gerons de la Gestapo mais vous devez nous suivre.
Ce n'est pas dans mon intention.
Mais pour commencer,
allons dire aux Nazis combien ma s�curit� vous pr�occupe.
Vous �tes le pire des tra�tres
que j'ai jamais connus. Pourtant, j'en ai vu des ordures.
Quel dommage.
Moi qui ai toujours voulu �tre un gentleman...
Un pli urgent de l'ambassadeur, monsieur.
C'est Moyzisch !
J'ai le clich�. O� est l'autre moiti� ?
"Le lancement de l'op�ration "overlord"
"aura lieu sur les c�tes normandes
"et aux alentours."
Vous avez entendu ?
Oui. J'ai entendu.
Maintenant, �coutez �a.
Un pli urgent de Von Papen.
"Dans une lettre qu'elle m'envoie, la comtesse Staviska
"m'assure que Cic�ron est anglais.
"Je ne peux certifier ses dires,
"mais au vu de ses efforts pour s'insinuer dans nos bonnes gr�ces,
"je me vois dans l'obligation de croire cette accusation."
Je n'arrive pas � y croire !
Ces documents sont vrais.
On en a eu la preuve, non ?
Bien s�r !
II le fallait...
pour que nous croyions � l'incroyable.
A �a...
Je le savais !
Je l'ai toujours su.
Deux hommes vous demandent.
Votre banquier et un autre homme.
M. Da Costa ? A cette heure-ci ?
Tr�s bien. Faites-les entrer.
M. Da Costa. Quelle bonne surprise.
Excusez-nous de vous d�ranger.
Je vous pr�sente M. Santos, un ami.
Enchant�, M. Santos.
Tr�s heureux de vous rencontrer.
Asseyez-vous, je vous prie.
Un verre de vin ?
M. Antonini est connu pour �tre un grand amateur de vin.
- A la v�tre. - Sant�.
Vous travaillez dans la banque, M. Santos ?
Non, monsieur.
Je travaille au bureau d'investigation du Br�sil.
Il semble y avoir un probl�me
avec la traite bancaire qui vous a permis d'acheter cette villa.
Si je me souviens bien, j'ai r�gl� la somme en liquide.
25000 livres sterling.
C'est exact.
O� est le probl�me ?
L'argent nous est revenu.
Mais pourquoi donc ?
Les billets...
�taient faux.
Ainsi que ceux que vous avez chang�s en r�al.
Tous �taient faux.
J'ai ici les copies des billets dont vous disposiez.
Je n'ai jamais vu de fac-simil�s si bien r�ussis.
M. Antonini, je vous implore de coop�rer.
Nous savons que ces billets ont �t� fabriqu�s en Allemagne.
Les autorit�s britanniques en sont certaines.
Ces billets ont �t� vus dans 3 pays : ici, au Br�sil,
en Turquie et en Suisse.
En Suisse ?
Plus de 100000 livres y ont �t� confisqu�es r�cemment
chez un r�fugi� politique...
une femme.
En Suisse !
Anna.
Je ne vois pas ce qu'il y a de dr�le.
J'ai la lourde t�che de vous informer que vous �tes en �tat d'arrestation.
Pardon ?
Pauvre Anna !
Adaptation : Pascale Joncour
Sous-titrage CEDRA PRODUCTIONS
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