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[musique égyptienne enjouée]
"Bonjour, je suis Julius César, le chef de Rome.
Grâce à mes stratégies, j'ai gagné des guerres.
- Je suis tellement imbu de moi-même." - [il ricane]
Et un jour, Julius César rencontre :
"C'est moi, Diana, je suis une demoiselle fraîche,
jolie, intelligente et parfaite."
César tombe amoureux de Diana, parce qu'elle déchire.
Diana aime César, on sait pas pourquoi.
Mais, ils finissent par...
Tu as compris... ?
Ce que les adultes font quand...
Diana tombe enceinte, ils ont un enfant et il tombe malade.
César attrape la maladie et là, il devient stérile.
Ça lui apprendra. Il en veut au petit.
Et il est pas très sympa. Mais le petit grandit, tout va bien.
Il le vit bien et il est très heureux.
- C'est toi ça ? - Bah oui.
- Il est musclé, pas toi. - Moi, je suis pas musclé ?
Mon petit pote, regarde mieux, c'est évident quand même.
- Et pourquoi tu habites là ? - Parce que c'est bien.
Pas de voisins, c'est confortable.
- J'adore. - [craquement]
[des objets tombent]
[une cloche sonne] [des gens crient au loin]
- Tu vas accueillir ton père ? - Je peux pas, j'ai soirée compote.
Du coup, je vais rester me préparer et...
[la cloche sonne] [des gens crient au loin]
[percussions au tambour]
[un corps de trompettes retentit]
[la musique s'arrête sur des tambours]
Le retour de Julius César !
Et il a un cadeau pour Rome.
[musique intrigante] [cliquetis métallique]
À genoux.
- À genoux ! - [la musique s'arrête net]
- Non ! - [l'assemblée s'exclame de surprise]
À genoux.
[des oiseaux chantent au loin] [cliquetis métallique]
[l'assemblée murmure]
Moi,
Julius César,
déclare officiellement la capture de Vercingétorix.
Le taureau noir,
celui qui a tenté
de réunifier les Gaulois contre moi...
s'est fait trahir dans sa gueule.
[elle ricane]
Les Gaulois sont encore plus divisés
et mes légionnaires finiront le travail dans quelques jours.
- On est intouchables. - Excuse-moi César, une question.
Gaïus, tu sais que j'aime pas quand on me coupe la parole.
On n'est pas intouchables, il faut garder les frontières.
Je vais devoir te fermer ta gueule.
C'est bête, tu es un bon élément, tu sais.
Non, mais...
- [César] Au cachot. - Mais je ne critiquais pas...
C'était pour aider. César !
Moi, j'ai rien dit. César ?
Bon, attendez, les gars.
Je vous demande pas grand-chose quand même.
Juste, vous faites ce que je dis
et vous ne me coupez pas la parole. C'est pas compliqué.
[exclamation de surprise]
[il grommelle]
Mais... Non, je...
T'avais fini ta phrase.
J'allais peut-être rajouter un truc.
C'est une allergie, c'est pas contagieux.
Allez, c'est parti. Salut.
- [musique intrigante] - On en parle ce soir.
Alors... Bonjour. Moi, c'est Brutus.
Pff, c'est nul.
Salut, ravi de vous connaître.
[les insectes grésillent]
Vous faites quoi dans la vie ? C'est nul, putain.
[un chien aboie au loin]
[les insectes grésillent]
[il souffle]
[grincement]
[les insectes grésillent]
- Bonsoir. - Bonsoir.
C'est là, la soirée compote ?
- Mmh ? - C'est Rufus qui m'a invité.
Soirée complot.
Non, je crois qu'il a dit compote.
- C'est pas possible. - Je sais ce que j'ai entendu.
Il a dit quoi d'autre ?
Que c'était secret.
Que c'était interdit.
C'était dangereux.
Et d'amener une cuillère.
- Non, il a pas dit ça. - Non, il a pas dit ça.
[la porte grince] [musique intrigante]
Approchez-vous, merci.
[musique intrigante enjouée]
Alors, Rufus et moi-même
vous remercions de votre présence.
Car nous sommes de plus en plus nombreux et il faut agir.
Vite.
[ils acquiescent]
Ça ne peut plus durer, mes amis.
Amis ? Il a dit "amis" ?
- L'avenir est sombre ! - On est amis ?
Chut.
Ce n'est plus un guide, c'est un tyran.
[ils acquiescent]
Ouais. Oui, oui.
Personne ne se sent en sécurité. Vrai ou faux ?
[tous] Vrai.
C'est vrai ça, c'est vrai.
[il acquiesce]
- Mmh. - [musique enjouée]
Alors,
allons-nous continuer comme ça ? Non.
- Non ! - [tous] Non.
- Pas envie. - Alors bien sûr, vous allez me dire :
"Il a la plus grande armée."
Mais il y a un endroit
- où il est vulnérable. - La carotide.
Parce qu'on est tous vulnérables de la carotide. Du coup,
- c'est sûr que lui aussi... - Non.
- Non ? - Non, c'est le Sénat.
Car on ne peut pas entrer armé au Sénat, donc
c'est au Sénat qu'il est vulnérable.
Plus qu'à la carotide ?
- Rufus ? - Mmh ?
- On peut se parler ? - [il acquiesce]
C'est pas possible. Tu le sors d'où ?
C'est Brutus, le fils de César.
T'as pété les plombs.
J'ai dit "le fils de César",
pas que César était le père de Brutus.
[les insectes grésillent]
C'est qui César pour toi ?
Mon père.
Mais... quand César t'appelle,
il dit "mon fils" ?
Non, il m'appelle "l'autre".
"Il est où, l'autre ? Qu'est-ce qu'il veut, l'autre ?"
- Donc tu penses à sa mort. - Hein ? Pas du tout.
[musique grave]
Attends... qu'est-ce que tu fais là alors ?
Attendez... Parce que vous voulez tuer César ?
C'est quoi d'autre, une soirée complot ?
- Tu m'as dit compote. - Mais non, j'ai jamais dit compote.
Je me rappelle, j'ai une bonne ouïe.
Une soirée où on complote.
Ah ben oui, mais si t'articules pas.
Qui fait des soirées compote ?
Pourquoi ? Il y a des soirées raclette, des soirées crêpes.
[musique enjouée] [les insectes grésillent]
Les gars, je veux bien être votre ami.
J'aime l'énergie qui se dégage.
C'est feng shui. Mais je veux pas qu'on tue César.
- Là, tu ne nous laisses pas le choix. - [la musique s'arrête net]
[musique intrigante]
- On a pris une décision. - N'importe quoi.
Il en sait trop, il faut le tuer.
Réfléchis, Cassius.
Pense au symbole.
- Je m'en tape des symboles. - Non.
Tu veux le soutien du peuple.
Si son fils porte le premier coup, ça aura plus de poids.
- Ça devait être nous, les premiers. - Le premier se fera sans doute tuer.
C'est important, les symboles.
Pas de famille ni d'amis, personne le regrettera.
C'est le martyr idéal.
Qui est pour ?
[musique intrigante enjouée]
On ne peut pas prendre le risque que tu l'avertisses.
On te relâcha dès qu'on aura tué César.
C'est lui l'ennemi, pas toi.
Mais... il ne devait pas le tuer avec nous ?
Tu te souviens, Cassius ?
La première fois qu'on a vu César ?
Quand il est venu au Sénat ?
Quel courage !
Il fixe le Sénat sans sourciller et dit :
"Chaque Romain fait partie de Rome.
Quand tu tues un Romain, c'est Rome que tu blesses."
[musique grave]
Il a bien changé, c'est devenu un monstre.
C'est pour le peuple qu'on fait ça.
[il inspire] Donc il faut nous aider, Brutus.
[musique dynamique]
Brutus ?
Allez, Brutus.
Reviens !
Sors de ta cachette, c'était pour rigoler.
[les percussions continuent]
Il est introuvable.
On est morts.
- S'il le prévient... - On n'a plus le choix.
- [ambiances de la rue] - Il faut tuer César aujourd'hui.
[musique de suspense]
Tu comprends ? Faire des choses de toi-même
et pas toujours venir voir le grand César.
OK ?
Moi, quand j'ai faim où j'ai soif, je vous demande quelque chose ?
Eh bien non. Parce que je suis autonome. OK ?
Il faut que vous vous débrouilliez par vous-mêmes.
- Allez, suivant ! - César, il faut que je te parle.
[une épée tinte]
- Comment tu m'as appelé ? - César.
Et comment tu dois m'appeler ?
- Père ? - Empereur !
- Empereur ? - Père...
- T'as dit "Père". - Non.
Il a dit "Père". Non ?
- J'ai dit "Empereur". - Oh, ça suffit !
J'ai mis ta mère enceinte mais je pas suis ton père.
Hein, Antonia ?
[elle réagit, perplexe]
Doucement, pourquoi t'y vas si fort ?
Tu veux m'enrhumer ?
- Pardon, j'essayais juste... - Attends, attends.
- Tu veux me rendre malade ? - Non.
Mais oui, c'est ça.
- Tu veux me tuer ! - Non !
Non.
C'est incroyable, après tout ce que j'ai fait pour toi.
Je t'ai nourrie, je t'ai logée.
Je t'ai traitée comme ma propre fille.
- C'est quoi ton prénom ? - Albana.
- Si je te vois encore une fois... - César ?
Qu'est-ce que tu fais, toi ?
Vous avez fait le signe du plateau de fruits.
Alors toi, tu es le plus débile d'ici.
C'est fou ça.
Pour les fruits c'est ça, pas ça.
Comment tu les confonds ?
Ça y est, tu as gagné, toi. Garde, allez !
C'est pas possible.
Hop !
- Dégagez ! - Mais...
Emmenez-les au cachot.
- On les tuera demain. - Mais ils font partie de Rome.
C'est moi, Rome.
- Tu voulais me dire quoi ? - [les oiseaux chantent]
- Rien. - Dans ce cas dégage, hors de ma vue.
[musique tragique]
Suivant.
[la musique s'accélère]
J'en suis.
[ils parlent entre eux]
Excusez-moi, je suis là, je suis revenu.
Souvent tu dis "je fais" et tu fais pas.
Excusez-moi. Excusez-moi, je...
Je suis avec vous. Je suis d'accord.
Tu as pris la bonne décision, Brutus.
[il acquiesce]
Les autres sont pas là ?
Non parce qu'ils sont...
- Ils sont occupés. - Ils ont piscine.
On est en semaine B.
- Ils ont eu peur ? - [les insectes grésillent]
Oui.
Oui...
On agira en début de séance, quand ça bouge.
Brutus aura l'honneur de frapper en premier.
Tu surgis et tu poignardes.
[musique dynamique en arabe]
- Je pourrai crier un truc ? - Hein ?
Quand je le poignarde, je peux crier ?
Une phrase qui resterait dans l'Histoire...
Genre "Liberté !", et après je...
Non, tu ne cries rien.
C'est un travail d'équipe. Tu n'es pas en solo.
Tu surgis et tu poignardes.
[musique dynamique]
[les gens crient]
[ils s'exclament] [musique tragique]
[César suffoque]
Brutus.
Je suis désolé.
Tu as sauvé Rome.
Mon fils.
Ça me va.
Cassius ?
Tu as sauvé Rome.
[la musique s'intensifie] [l'épée tinte, il gémit]
Ça me va.
Bon, c'est clair pour tout le monde ?
Je peux pas, un tout petit cri ?
C'est bon là, arrête de forcer.
- Mes amis, allons écrire l'histoire. - [Cassius souffle]
[musique orientale dynamique]
Liber...
[musique angoissante]
[quelque chose grince]
Mais c'est une erreur.
- Je voulais juste faire des tartines. - Tais-toi.
[la porte grince]
- [musique tragique] - J'ai juste...
[la musique devient intrigante]
- Je t'ai traité comme mon fils. - [quelqu'un crie au loin]
Déjà, tu ne m'as jamais traité comme ton fils.
C'est bizarre car je le suis.
On attend les analyses.
Comment je m'appelle ?
- L'autre. - C'est le nom que tu me donnes.
Le nom affectueux que je te donne.
[Brutus souffle] Tu sais rien de moi.
Si, que tu es un traître et que tu vas mourir.
- Tu vas me tuer ? - Vivant, tu manquais à personne,
alors mort...
- Adieu, l'autre. - [cri au loin]
[une cloche sonne]
[musique tragique]
Va-t'en.
Pars !
Je ne veux plus te voir à Rome.
Ne te retourne pas, va-t'en.
Quand vas-tu comprendre que personne ne t'aime ici ?
Tu n'es pas le bienvenu.
[musique intrigante]
Vous allez me tuer ?
C'est nous : Cassius et Rufus.
Non...
Je connais un Rufus, qui est sénateur, pas garde.
Cassius, jamais entendu parler.
Il déconne là ?
Bon, Brutus, c'est nous !
Oh, Rufus ! T'es venu m'aider ?
Enchanté, Brutus.
File à la porte sud.
- Un homme t'attend. - Et après ?
Tu commences une nouvelle vie.
Mais César ?
Vu ton vol plané, on peut plus l'approcher.
Tu me rappelles quelqu'un.
C'est moi. Tu me reconnais comme ça ?
Brutus, quitte Rome le plus vite possible.
Mais moi, j'ai pas envie de quitter Rome.
Tu sais ce qu'il a prévu pour toi, ton taré de père ?
Il veut te sacrifier demain. Alors, tu choisis :
une vie ailleurs ou une mort ici.
- Oh, c'est bon ça. - Waouh.
- Ouh... - Ça...
C'est magnifique. Je... waouh.
C'est profond, puissant.
Ça m'est venu, mais... comme ça.
- Tu l'as déjà sorti ? - Du tout.
- Brutus ! Fuis, pauvre fou. - Oui.
[musique de suspense]
[quelqu'un crie]
[la musique s'intensifie]
[il gémit] [elle s'arrête net]
[un corps de trompettes retentit]
- Cassius. - Rufus.
On est en présidentielle.
Merci.
C'est pas votre style.
Mais on peut mettre 2 000 personnes. Vous imaginez ?
Et c'est qui eux, là ?
Ils veulent racheter.
Mais si vous voulez, vous pouvez couper la moitié.
On est prêts, c'est quand tu veux.
J'ai une surprise pour vous, peuple de Rome.
- Qu'on amène les sacrifiés. - [la foule crie et applaudit]
[elle les hue]
Pourquoi il est là ?
[musique d'action]
Ô toi mon peuple, chère Rome.
Pour toi, aujourd'hui,
ce sacrifice d'esclaves
qui m'ont trahi, déçu,
ou trahi/déçu, ou les deux.
- Ces attaqueurs, aujourd'hui... - Eh !
Oh !
- T'es pas le fils de César ? - Non.
Pas du tout, rien à voir.
- Ah bon ? - Bah non.
- Comment tu t'appelles ? - Brutus... Fructus.
Fructus... Gusbulz.
- N'hésitez pas à liker si vous aimez. - Fructus Gulbulz ?
Le Z est... c'est moitié romain et moitié turc.
Enchanté, Fructus. Spartacus.
Je veillerai à votre confort,
à votre beauté, et à votre pouvoir d'achat.
La chose positive, c'est qu'on mourra ensemble, frère.
Super.
Et maintenant...
- Que le sacrifice commence ! - [la foule crie]
[musique de combat]
[une épée tinte]
[la foule crie]
- Ouais, vas-y, c'est chaud. - Oui.
T'es debout ?
Ah, euh... ouais.
- Ça fait dix ans que je te pousse ! - Ça doit être un miracle.
Un miracle ? Je vais te niquer, tu vas voir !
[ils crient]
Cours Fructus, cours.
Je sais pas courir...
J'ai pas envie de me casser la gueule.
[ils crient]
Seul contre tous.
Quel courage !
[la foule crie]
Allez, allez.
Tu m'inspires.
[il crie]
[elle crie]
[la foule crie]
[il crie]
[elle force]
[elle crie]
[la foule crie]
[il crie]
[la foule crie]
[les cris de la foule s'estompent]
[un oiseau chante] [le vent souffle]
[musique tragique]
[la foule crie]
[la foule se tait] [la musique s'arrête net]
[le vent souffle]
- Vous avez donc... - Reviens ici !
Arrête-toi. Je vais te niquer, tu vas voir !
Vous avez donc survécu à mes gladiateurs. Bravo.
Bon, toi !
Tu es libre.
[l'oiseau chante] [le vent souffle]
Euh...
T'es trop loin, on voit pas à qui tu parles.
Toi, là, le fort.
Tu es libre.
[la foule crie]
Tu le mérites, camarade. Bravo.
Il parlait à toi.
Ah bon ?
Ça a été un honneur.
[musique mélancolique]
Toi, la fille.
Albana.
Tu es libre.
Merci.
[musique douce]
Quant à toi,
ô grand guerrier,
qui a su rester en vie sans lever le petit doigt,
qui a insufflé sa force et sa passion aux autres,
- j'aimerais te libérer, mais... - Oui ?
Ne préférez-vous pas voir cet homme défendre l'Empire ?
- Non. - Terrasser nos ennemis ?
Et devenir notre héros ?
Non, pas du tout. Pas du tout.
Baissez, c'est mieux. On préfère la liberté, comme les autres.
On préfère ça.
Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités.
J'ai décidé de t'envoyer
là où on aura le plus besoin de ton courage.
[la foule applaudit]
En Gaule.
Aider nos forces à terrasser ces sauvages Gaulois.
Je t'en supplie, pas en Gaule.
[la foule crie] [musique grave]
Ça fait quelques années.
J'ai été capturée dans une bataille.
- Et toi ? - Oh, moi...
Je suis né esclave, comme mes parents, mes grands-parents,
mes oncles, mes tantes, mes neveux. Enfin, tout quoi.
Bon, ben, bonne route.
Pardon, c'est pas trop mon truc, ça.
Enfin, je ne suis pas tactile.
- C'est pas contre toi. - Moi non plus.
- Bonne continuation. - Ciao.
Tu vas faire quoi maintenant que tu es libre ?
Je rentre chez moi.
- J'ai une dette à régler. - [musique douce]
C'est bien, une dette à régler.
J'ai pas de dette, moi.
Je vais faire quoi ?
En tant qu'esclave, t'as pas d'âme, donc tu comprends pas ce que je dis.
- Si, je comprends. - Non, ton cerveau
n'est pas adapté.
- Là, j'ai tout compris. - Non.
Mais... Pourquoi ?
L'information n'accède pas à ton cerveau
- à cause des molécules esclaves. - Mais qui dit ça ?
Ça va. Si je dis que tu ne peux pas, tu ne peux pas.
Allez, ne traîne pas, esclave.
- Eh ! - [musique enjouée]
Tu es heureuse avec lui ?
Ah ben grave, comme tu vois, c'est un vrai kif.
OK.
T'es con ? Évidemment, je suis malheureuse.
Tu as déjà vu des esclaves heureux ? Il est complètement con.
- Qui ça ? Moi ? - Non.
- Que ferait Fructus ? - On y va.
[musique enjouée]
[elle s'arrête]
Qu'est-ce que tu veux, toi ? Allez, bouge.
Tu vois, il comprend pas.
Il n'a pas d'âme.
- Hein ? Bah oui. - Ah.
On ne peut pas passer en même temps, il faut se décaler.
Libère-la.
- Libère-la ? - Libère-la ?
Il veut que tu libères la place pour passer.
Non, non.
Elle. Libère-la.
- Ça existe, ça ? - Non, ça n'existe pas.
[il suffoque] [musique grave]
- Lâche-moi. - [musique enjouée]
Ça fait mal.
- Quoi ? - Dis-lui de me lâcher.
Hein ?
Je comprends pas. Je ne comprends pas ce que tu dis.
J'ai pas d'âme en fait. Donc je peux pas assimiler les mots.
Oh là là.
C'est bon, je la libère. [il gémit]
[il suffoque] [musique enjouée]
[ils rient]
[ils crient de joie] [musique triomphante]
[il crie]
- Albana ! - Ça fait mal, quand même.
Je sais ce que je vais faire.
[il crie] [elle crie et rit, il crie]
[le vent souffle] [musique intrigante]
[tic-tac en fond, un loup hurle] [musique douce]
[la trompette retentit]
[chanson sentimentale]
Tiens, la suite.
[il ricane doucement]
Tiens, nettoie.
[un chien aboie au loin]
Ne leur en veux pas.
C'est que de la frustration.
Ça fait longtemps qu'ils sont là, alors ils chahutent les nouveaux.
[ambiances du campement]
C'est tellement violent dehors.
À force, on reproduit à l'intérieur.
Le plus dur, c'est pas les Gaulois, c'est de ne pas voir sa famille.
Elle te manque pas ?
J'en ai pas.
On a tous une famille, on est ici pour eux.
- [musique triste] - Pour les défendre.
Pour pas que ces barbares nous envahissent.
C'est pas nous qui les envahissons ?
Pour pas qu'ils nous envahissent.
Alors, tu n'as vraiment pas de famille ?
Une personne.
- Vous habitiez ensemble ? - Non.
Loin ?
Je pouvais pas être plus près.
Considère que t'as deux personnes, maintenant.
Toi et moi, on est frères, OK ?
- Frères ? - Tu diras ça si on t'embête.
- Claudius ! Rassemblement ! - Frères comme...
- Comme des frères ? Attends. - [musique enjouée]
Quand tu dis "frères", c'est comme des vrais frères ?
Oui.
- Frères, c'est plus qu'amis ! - [il acquiesce]
- Frères, c'est toute la vie. - C'est toute la vie.
Bon.
Il paraît qu'un de ces villages gaulois va nous attaquer.
Alors, vous y allez et vous l'attaquez en premier. OK ?
- OUAIS ! - Quel village ?
Ah bah... un de ces villages, là.
C'est pas compliqué, vous sortez,
et quand vous tombez sur un village, et bien c'est celui-là.
Ils vont nous attaquer quand ?
Euh...
Tout à l'heure, je ne sais pas, moi.
Entre 10 euh... 14...
En tout cas, sûr avant le goûter.
Ah ben...
- Faut se dépêcher alors ? - Eh bah oui. Allez !
[ils crient]
Allez, à demain, les gars. On est avec vous.
Ouais, allez les gars.
[musique triomphante]
Ils sont foutus.
Quoi ? Comment ça, ils sont foutus ?
Ne t'inquiète pas, ils le savent.
On fait tous semblant.
Comme ça, on ne se démonte pas le moral entre nous.
Non, ils vont revenir.
Bien sûr, oui.
Quoi ?
[musique intrigante]
Tu te rends compte ? Une toge toute neuve.
Il mélange le blanc et le rouge.
À dix ans, on fait la distinction entre le blanc et le rouge.
- Bien sûr. Tu as fait quoi ? - Douze coups de fouet.
- Non, pour la toge ? - Ah...
- Je l'ai jetée. - Fait chier.
César me considère comme son frère.
C'est Vercingétorix. Eh, t'es le chef gaulois.
- Pas du tout. - Si, je te reconnais.
Mais non, enfin. Les filles...
Allez vous prendre à manger, on se rejoint à l'intérieur.
[il rit]
- Qu'est-ce que vous voulez ? - Une explication.
[il souffle]
Je vous dis tout et vous m'oubliez ?
[ils acquiescent] [ambiances de la rue]
César m'a jamais vaincu.
[musique intrigante]
En Gaule, on est divisés, mais ensemble on est dangereux.
César le sait donc il a perdu exprès des batailles contre moi,
je suis devenu le héros, et c'est là où il m'a "capturé".
Mais...
Pourquoi tu as accepté ça ?
Tu as vu les meufs que vous avez ? [il rit]
Je suis à Rome, dans un palais, j'ai de l'oseille.
T'es sérieux ?
Allez... Ah, par contre...
Il n'y a plus de Vercingétorix. Maintenant, c'est Versus. OK ?
[il rit]
J'arrive, les filles, j'arrive.
[musique triste]
Ouvrez les portes !
[musique intrigante]
[musique douce]
Claudius, le rapport.
[il souffle]
Ils étaient beaucoup moins que nous.
Comme d'hab.
- Mais ils nous ont battus. - Comme d'hab.
On a essayé, mais...
Vous en avez tué combien ?
[musique enjouée]
On en a blessé deux.
- J'aurais aimé plus. - [il acquiesce]
Plus vite on vaincra ces villages,
plus vite on pourra rentrer chez nous.
Ayez ça en tête.
Va te faire soigner.
[musique douce]
Repose-toi.
Brutus, compresses.
Je croyais pas que t'allais revenir.
- Je comprends. Personne le pensait. - Ah, si.
Lui, il l'avait dit.
Normal, c'est mon frère.
Allez.
Oh, qu'est-ce que vous faites ?
Je lui coupe le bras. Si ça s'infecte, il peut mourir.
Je joue des deux mains.
Faut adoucir avec des feuilles d'eucalyptus.
[musique enjouée]
J'ai des notions en botanique.
- C'est pas trop serré, là ? - Non.
Tu fais plus rien, t'attends et ça devrait aller mieux.
Ça va se guérir tout seul.
Parlons-en au centurion Decimus. Il faut te transférer à l'infirmerie.
- Tu ne trouves pas ça honteux ? - Quoi, que t'aies sauvé mon bras ?
Mon père avait honte que je ne me batte pas
et que je préfère les plantes.
Il y connaît rien.
Si c'était un soldat, il saurait que ton savoir est précieux.
C'est un soldat.
Vite fait alors. Un chef, il sait ça.
C'est un chef.
Un chef comment ?
- Un chef, chef. - Plus que centurion ?
[il acquiesce] [musique enjouée]
- Genre ? - Genre César.
Dis rien aux autres, je veux pas qu'ils me détestent.
[les oiseaux chantent]
Tu peux me faire confiance.
[musique entraînante]
Brutus, fais pas ça. Laisse-moi faire.
Quoi ?
- C'est mon tour. - Non, tu te trompes.
- Tu es sûr ? - Oui, je suis sûr.
Je m'en occupe.
Bon appétit, Brutus.
C'est pour moi ? Ah bon ?
[il rit]
Claudius, tu veux ?
- Non. - Prends.
- Tu es sûr ? - Oui.
- Medicus ? - Oui, oui... Non.
- Allez ! - [musique dynamique]
- Allez ! - Allez, Brutus !
[ils crient entre eux]
- Brutus ! - Allez, Brutus !
[il crie]
Mais non, il joue le ballon. Allez, debout.
Voilà. Allez, Brutus.
Faute, faute !
- Ah bon ? - Oui.
Faute.
[ils rouspètent]
[musique joyeuse]
- Bla-bla-bla. - Bla-bla.
- Bla-bla-bla. - Bla.
Penalty !
[ils rouspètent]
Je tire, vous êtes sûrs ?
[musique de suspense]
[ils crient]
Ah, presque.
Ah, c'est...
- J'étais pas loin. - Non, mais...
[il inspire et souffle]
[musique entraînante]
[ils crient entre eux]
ALLEZ, BRUTUS !
ALLEZ, BRUTUS !
[ils crient] [roulement de tambour]
[ils crient]
[musique triomphante]
Ah, là, il y a du niveau.
Alors Brutus,
- ça va bien ? - Oui merci, Centurion.
Et merci à tout le monde, car tout le monde sympa est avec moi.
- Je m'attendais pas à ça. - Laisse, c'est normal.
Parce qu'on est une... ?
Garnison ?
- Une famille. - [musique douce]
Tu diras à ton père
qu'on s'occupe de toi, qu'on fait attention.
Qu'il nous envoie... des renforts.
Ça va être compliqué, il me déteste.
- Pardon ? - Il me déteste.
J'ai essayé de le tuer.
C'est pour ça qu'il m'a envoyé ici.
Quoi, il y a un problème ?
Tu as profité de nous.
Pas du tout, je pensais que vous étiez sympas par nature.
- Une armée romaine, sympa ? - Tu as essayé de tuer César !
Mais il y avait un contexte.
Ça m'a fait réfléchir : tuer, c'est pas pour moi.
On t'a gardé ici, protégé des Gaulois.
- Je t'ai coupé les ongles des pieds ! - J'ai dit merci !
T'inquiète,
on ne t'en veut pas.
- Si, on lui en veut. - C'est une ironie, putain.
T'inquiète pas Brutus, on t'en veut pas.
Dis-moi, tu n'as jamais fait de patrouille, toi ?
Euh... non.
Et bien c'est le moment !
- Il va se faire tuer. - Je m'en fous.
- Il n'a pas d'armes. - Pas mon problème.
[les insectes grésillent]
Pour la peine, garde-les, tes bâtons.
Frappe-toi toi-même.
- Eh, Brutus ! - [musique triste]
"Bon" chance.
Les gars...
[des oiseaux chantent]
J'ai joué, c'est à toi.
Ah.
Tu es contrarié ?
- J'ai peut-être été un peu dur ? - Tu peux revenir sur ta punition.
- Ils penseront que je suis faible. - Ou que tu es juste.
Qu'on le ramène.
Qu'est-ce que je ferais sans toi ?
Oh, le voilà, il est revenu.
Il était où, mon petit Poupou ? J'ai été méchant avec toi.
Tu as fait pipi dans le lit de papa.
Mais papa, il est content de te revoir.
Regarde à quoi il joue, papa.
Et papa, regarde ce qu'il va faire.
Hop, hop, hop...
Échec et mat ! [il rit]
J'ai encore gagné.
Il est fort, papa, quand tu es là.
Allez, tape.
[ambiances de la nature] [musique intrigante]
[la musique retentit]
[elle devient angoissante]
- La bouffe était comme d'hab ? - [quelqu'un acquiesce]
Je veux dire, c'était pas bon, comme d'habitude.
C'était pas moins bon ce soir.
Exactement.
- C'est quoi alors cet arrière-goût ? - La culpabilité, mon ami.
[musique intrigante enjouée]
Le dessert était vraiment dégueulasse.
- Tu déconnes, là ? - Ça reste son fils.
S'il lui pardonne, il sera content qu'il soit en vie.
- Et il t'en devra une. - C'est lui qui l'a envoyé ici.
Il n'y a pas 1 000 activités. À part tuer ou se faire tuer.
Moi, je suis d'accord avec toi, Centurion.
Mais César est connu pour être impulsif, non ?
[musique enjouée]
Je me demande à qui il en voudra si son fils meurt.
[la musique s'intensifie]
Allez, on se remue le cul, là !
Putain, dépêchez-vous.
Vous me le cherchez, partout :
dans les arbres, sous les buissons, sous les rochers !
Qu'est-ce que tu fous avec ton casque ?
Bordel de merde, et vous me le trouvez !
[les oiseaux chantent] [musique douce]
[la musique devient intrigante]
[des gens parlent au loin]
Putain.
[un animal bêle]
[il respire fort]
[ambiances de l'extérieur]
[un animal bêle]
[des animaux crient au loin]
T'es romain ?
- Non. - Je déteste les Romains.
- D'accord. - Un bon Romain est un Romain mort.
- OK. - Comment tu t'appelles ?
- Brutus. - La suite ?
Quand on se présente, on donne son nom et celui de ses parents.
Efna Epona Alorix.
C'est moi, Alorix. Tueur de Romains,
de père en fils.
Et elle, c'est ma fille.
Coria Efna Vercingétorix.
- T'es la femme de... - T'as compris ? Allez, à toi.
Brutus...
[des animaux bêlent]
Diana...
Ah mais vous allez pas aimer.
Allez.
Julius César.
[la musique s'intensifie] [des épées tintent]
Pourquoi tu es en Gaule ? T'es en éclaireur pour une attaque ?
Il m'a puni, j'ai essayé de le tuer.
Quoi ?
Mais non...
- BRUTUS, BRUTUS ! - [musique traditionnelle folklorique]
EFNA, EFNA !
C'est bon, on arrête.
Vous accueillez tous les Romains comme ça ?
T'es sérieux ? T'as pas vu la déco ?
[musique stressante]
- Moi, vous ne m'avez pas tué. - Pas encore.
[ils rient]
[les animaux crient]
- Quoi ? - Je doute que tu sois le bon gars.
- Comment ça ? - Tu connais ma philosophie :
- un bon Romain ? - ... est un Romain mort.
On t'a pas tué parce qu'elle l'a dit aux villages.
- Qui "elle" ? - Albana.
- C'est toi qui l'as sauvée, non ? - Albana ?
- Ça n'a pas l'air d'être toi. - Elle se rappelle de moi ?
Elle boirait le sang de celui qui te fait du mal.
Waouh !
Tu es touché ?
Et dégoûté, d'un point de vue gastrique.
Mais c'est le truc le plus beau qu'on ait fait pour moi.
Dis-lui.
[musique douce]
- Vous m'avez manqué. - Qu'est-ce qu'elle fait ?
- C'est bon de vous revoir. - On s'est vus il y a deux jours.
[musique douce enjouée]
- Tu fais quoi ? - Je dis bonjour.
Qui a validé ça ?
[musique douce]
[musique enjouée]
[Efna souffle]
- Ça va ? - Oh, je t'avais pas reconnu !
Tu nous as dit de le garder.
Qui a faim ? J'ai faim. On va manger ?
[musique intrigante]
- T'es sûr ? - Certain.
Quel traître !
Et dire qu'il m'a sauvé le bras. Comme je regrette.
On l'envoie mourir et il pactise avec l'ennemi.
On les attaque ?
Surtout pas.
Cet imbécile va nous faire gagner la guerre.
[des oiseaux chantent] [musique enjouée]
[musique intrigante]
Échec et mat. [il rit]
Et voilà, j'ai encore gagné.
Tu deviens redoutable.
Je connais même pas les règles. [il rit]
- Ah, César. - [musique intrigante]
[une épée tinte]
Lui, ici ?
Il devait pas disparaître ?
Effectivement. Tu veux quoi ?
Une rallonge.
- Qu'on l'écartèle ? - Il parle d'argent.
Je me disais aussi, c'était bizarre.
- César t'a donné de quoi tenir un an. - Oui, mais bon.
Vous savez, une charge par-là, une taxe par-ci,
un impôt à la source, le prélèvement auquel on s'attend pas.
Plus rien, à sec.
Dégage de ma vue si tu ne veux pas que je t'écartèle.
[un enfant crie] [musique folklorique]
[des animaux bêlent]
Je sais pas quel village nous trahit mais faut rester vigilant.
Regardez, écoutez.
La moindre information doit me revenir.
- C'est clair ? - On s'est fâché pendant deux ans.
Comment on s'est réunis ? Soirée compote.
- Vous avez des soirées compote ? - Tout le temps.
Quoi ? Il y a des soirées raclette, des soirées crêpes,
- pourquoi pas des soirées compote ? - Je suis d'accord.
Pardon, s'il vous plaît.
J'ai une annonce importante à faire.
Je viens d'apprendre que, d'après nos lois ancestrales,
lorsqu'une Gauloise est en danger
et que c'est un Non-Gaulois
qui lui sauve la vie,
la Gauloise doit
se marier avec le... Non-Gaulois.
C'est quoi cette loi ?
Je suis donc obligée d'épouser Brutus.
- Bon appétit. - C'est quoi ces conneries ?
Papa, vous avez voté une loi aussi primitive ?
- Je ne suis pas au courant ! - Comment ça ?
Ça doit pas te causer de problèmes, t'es pas forcée de m'épouser.
- Si, je suis obligée. - Non, c'est moi la cheffe du village.
J'annule cette loi misogyne et rétrograde.
Non !
Tu ne peux pas. C'est les traditions.
Jamais entendu parler de ça.
[ambiances du campement] [musique enjouée]
[musique joyeuse]
Alors ?
Hein ?
- Le mariage, elle est obligée ? - Qu'est-ce que tu dis ?
Le mariage, elle est obligée ?
Mais non !
C'est pas obligé... Si, si, c'est obligatoire.
J'avais pas vu, c'est écrit là.
Oh, la pauvre.
Et... Il faut que tu fasses la demande bientôt.
- C'est aussi écrit. - Ah bon ? Quand ?
- Bah euh... - [musique enjouée]
Je ne sais pas, dans le mois ?
Dans la semaine !
Quatre jours ?
C'est obligatoire.
[il soupire]
Elle va accepter, mais...
Mais elle est forcée.
[ambiances du campement au loin]
Oh, attends.
Il y avait écrit un truc que j'avais pas vu.
"Quand la demande sera prononcée,
la mariée aura le droit d'accepter ou de refuser."
- Il était écrit l'inverse. - "Même s'il était écrit l'inverse."
Bah c'est bien, elle va pouvoir dire non alors.
C'est bien.
Mais...
Est-ce que toi... ?
Tu aimerais qu'elle dise oui ?
Je ne sais pas.
Brutus.
Elle te plaît, Albana ?
[musique douce]
Un peu.
Qu'est-ce que tu aimes chez elle ?
Elle est belle, elle est gentille, elle est courageuse.
Elle sent bon.
- Qu'est-ce que tu n'aimes pas ? - La bagarre et elle boit du sang.
- Et alors ? - Bah, c'est dégueulasse.
C'est pas votre truc, l'hygiène.
L'hy... quoi ?
Voilà, c'est ça le problème.
Tu sais ce que tu vas lui dire ?
Pour demander la main d'une femme, il y a un rituel.
S'il faut boire des trucs chelou, c'est pas mon délire.
Mais non, c'est super simple.
Tu poses un genou au sol,
tu lui dis ce que tu possèdes, ce que tu es
et ce que tu comptes faire.
Pas de sang ?
Pas de sang.
[il force] [musique intrigante]
- Qu'est-ce qu'on fout là, putain ? - Brutus est sûrement mort en Gaule.
On doit trouver un autre symbole.
Et Spartacus sera parfait.
Alors ça, pour toi, c'est propre ?
Faut que tu te donnes à fond dans ce que tu fais.
C'est mon bracelet,
mais en le nettoyant, tu laisses un peu de toi.
Et cela devient notre bracelet.
Alors tu y retournes, allez.
[musique enjouée]
Vous devez être Erell.
Donne, vas-y donne.
Donne.
Allez.
Tout le monde paye pour lui parler ?
Oui, c'est pour la cause, pour le groupe...
le collectif du... qui permet le...
Bon allez-y, il vous attend.
Vous avez volé les habits de vos maîtres, c'est astucieux.
Non, rien à voir.
On est des sénateurs.
Ah.
J'ai une passion pour le dessin.
[les insectes grésillent]
Il est encore pire que l'autre.
Non, Spartacus, on est sénateurs.
- [musique intrigante] - Mais, comme vous,
on est esclaves de César.
- Aide-nous à le tuer. - Pourquoi ?
Vous avez des esclaves, vous aussi.
Mais nous, on est dans le respect des droits de l'homme.
Aucun esclave ?
- Non ! - Si.
- Non, on a des collaborateurs. - Voilà.
Qui nous aident dans nos tâches quotidiennes.
Et vous les payez ?
- Non. - Oui.
On les paye.
Qu'est-ce que tu racontes ? On les paye bien.
Bien au-dessus de la moyenne de ce que gagnent les autres.
- Les autres esclaves ne gagnent rien. - Ben voilà.
- Exactement. - C'est ça.
On va vérifier. Et si vous mentez...
[musique intrigante]
Sachez une chose :
les anciens esclaves, nous ne tuons pas pour notre gloire.
Mais pour notre liberté. [ils crient]
LIBERTÉ ! LIBERTÉ !
LIBERTÉ ! LIBERTÉ !
Il est bon.
Ah bah si.
- Ah si, il est bon. - LIBERTÉ !
[un coq chante]
Je voulais...
Comme j'ai pas eu l'occasion de te remercier,
quand tu as dit à tous les villages de...
de me protéger, tu m'as sauvé la vie.
- Bien sûr, oui. - Quoi ?
[elle rit]
Je t'ai vu contre les gladiateurs.
Je crois que là, il y a un vrai quiproquo.
- Ce que tu as cru voir... - Mais arrête, tu es trop humble.
Tu as un truc, tu fédères.
Les gens t'aiment.
[musique douce]
Efna.
Elle t'aime bien, alors qu'elle hait tous les Romains.
- Ah bon ? - Et là, le gars...
[elle force]
tu le défonces ! C'est compris ?
Vous devez être prêts, il n'y a pas d'âge pour se défendre.
Pourquoi elle les déteste ?
Vercingétorix.
D'accord.
C'était vraiment quelqu'un. Tous les Romains avaient peur de lui.
Un jour, je le rejoindrai.
- Tu sais où il est ? - Il est mort.
Mais...
je le rejoindrai au rocher des braves.
C'est quoi ?
La où reposent les âmes de nos guerriers.
[la musique devient joyeuse]
[il crie] [les enfants crient]
J'ai parlé à Alorix : je suis obligé de demander ta main.
Mais toi, tu peux refuser.
Ah d'accord, OK.
- Alorix t'a dit ça ? - Mmh.
Donc, voilà.
Et sinon, je voulais...
Moi, Brutus,
je possède un petit terrain en périphérie de Rome.
- Pourquoi tu me parles de Rome ? - Parce que j'habite là.
- Comment ça, tu restes pas ici ? - Bah non.
- Tu ne peux pas y retourner. - Pourquoi ?
Parce que je veux pas que...
Je pensais que tu voulais rester ici pour qu'on batte ton père ensemble.
- Je ne suis pas gaulois. - Tu peux le devenir, si tu m'épouses.
- On pourrait... - Non, désolé, je ne peux pas.
Non, moi il faut que je retourne à Rome.
Tu dormais dehors, Brutus. Qu'est-ce qui te retient ?
Déjà, c'est mieux que la Gaule. Tu le sais, tu y as vécu.
Mais j'ai été esclave.
Je préfère être esclave à Rome que libre ici.
J'ai été baladée de maître en maître, de maison en maison.
- Si tu n'avais pas été héroïque... - Je n'ai pas été héroïque.
Je ne sais même pas me battre.
Je sais que tu sais pas te battre, que tu t'es pas battu.
Tu nous as donné de l'espoir. J'aurais préféré ne jamais voir ça.
Retourne à Rome.
Attends.
Pourquoi tu dis pas juste "non" ?
Tu peux refuser.
[les oiseaux chantent] [musique triste]
Albana ?
Tu voudrais m'épouser ?
[Efna force] Il t'a dit ça ?
Ne lui parle plus.
D'un côté, je le comprends.
On est des sauvages.
Mais si je lui montrais qu'on est gentils et raffinés ?
Oui, c'est bien ça, montre-leur qu'on est raffinés.
- [un animal bêle au loin] - C'est quoi le problème ?
J'ai quelqu'un qui me retient là-bas et j'ai quelqu'un qui me retient ici.
Ah.
Un pied à Rome, un pied en Gaule.
[il acquiesce]
Exactement.
Attention à ton cul, il y a les Alpes.
[ils rient]
[musique enjouée]
Vous allez rire.
Un Ostrogoth et un Wisigoth entrent dans une épicerie...
De quoi on a l'air avec leurs conneries, franchement ?
Tu préfères mourir ou faire ta lessive ?
Un seul, on aurait pu en garder un.
Donc, on est contre l'esclavage, mais on n'aime pas les taches ?
Tu es sympa, la brouette pourquoi pas.
Mais pas dans la cheminée.
[il rit] [l'assemblée rit]
Tu ne ris pas, Publius ?
Si, mais comme tu l'avais déjà racontée.
- La deuxième fois, on rit moins. - Bien sûr.
[une cloche sonne]
Non, mais j'avais rigolé.
- Hein, j'avais rigolé ? - Il a rigolé.
Vraiment, on l'a entendu.
Je la trouvais super drôle.
[il se force à rire]
Attends César, je vais te donner des noms.
J'en connais !
Ceux qui ont organisé l'attentat...
Oh, ça va.
T'as pas rigolé, t'assumes.
Dites donc, on travaille ici, alors, un peu de respect.
- Non ? - [musique enjouée]
Par contre,
le soir où vous allez vous retrouver,
- tu bois ça pendant le dîner. - Ce truc ?
Comme ça, si elle t'empoisonne, tu ne risques rien.
Pardon ? Je crois que tu as dit "empoisonner".
Elle va accepter, mais pourrait essayer de te tuer.
Et ça enlève complètement l'effet du poison.
Et alors une heure après,
je bois ça.
- Ça ? - [il acquiesce]
- D'accord. - Oui, ça me permet de...
[il siffle]
[musique enjouée]
Pas compris.
[il hurle comme un loup]
- Ah, OK. Oui. - Paf, paf !
Waouh.
C'est très gênant. Je vais y aller, Alorix, au plaisir.
Je te laisse.
[il hurle]
[roulement de tambours]
Je m'excuse, ô César.
C'est qui, lui ?
Centurion Decimus. Quelques années que je me bats pour toi en Gaule.
- Toujours avec fierté et avec... - Super.
Je suis venu te dire aujourd'hui
qu'il s'est installé parmi nos troupes un doute.
Depuis que ton fils Brutus a rejoint l'ennemi,
désolé César, mais on l'a vu.
L'autre.
Il vit chez eux, il s'habille comme eux.
Il mange avec eux.
Il semble même qu'il soit très proche d'une Gauloise.
[il soupire] [musique intrigante]
Tes futurs petits-enfants risquent d'avoir du sang de Gaulois.
Tu vas retourner en Gaule.
Et tu vas tuer ce traître.
- Je te donne de 2 000 hommes. - On les a pas.
- Comment ça, on les a pas ? - Bah, c'est toi.
Tu as conquis le monde, notre armée est dispersée.
1 500, on peut ?
[elle soupire] Ils surveillent les frontières.
Bah...
je vais te donner ce que je peux.
- [César soupire] - On y va.
Où ça ?
- Chercher Brutus. - Ah bon ?
[un âne brait] [un mouton bêle]
- Vous vous êtes parlé ? - Mmh.
- Donc t'as rien décidé ? - Non, j'y arrive pas.
La seule question que tu dois te poser, fils,
c'est laquelle de ces deux personnes te rend le plus heureux.
[musique douce]
[les oiseaux chantent]
[il souffle]
[des insectes grésillent]
Il reviendra pas.
- Je sais. - Alors, pourquoi tu es là ?
- Pour en être sûr. - Tous les jours ?
Je ne suis pas romain, à la base.
- Tu es quoi alors ? - Arménien.
Tu es arménien, toi ?
Mais tu sais te battre alors ?
Viens sur le champ de bataille avec nous !
Savoir se battre ne veut pas dire aimer se battre.
Si tu ne tues pas tout ce qui bouge, tu n'es pas un homme.
C'est vrai que vous êtes sauvages.
Pas plus que vous.
Mais vous nous avez vaincus, alors j'ai dû choisir.
M'engager dans votre armée ou mourir.
Tu as choisi quoi ?
Réfléchis, Claudius.
C'est vrai que c'est con.
Je porte les couleurs de Rome et je ne suis pas à ma place.
Mais je ne tue personne.
Je soigne.
Donc je suis à ma place.
Eh bien lui, sa place est avec nous.
[musique triste]
"Je suis Claudius, le frère de Brutus."
"Et moi c'est Albana, je suis sa femme.
J'ai bien réfléchi, je suis d'accord.
Allons vivre à Rome. Fais-moi découvrir cette ville.
Mais tu vas voir, c'est génial Rome.
Moi j'ai plein d'amis qui...
qui...
[les insectes grésillent]
qui...
En fait, j'ai pas d'amis.
Je suis rassuré là-bas, je connais rien d'autre."
Et si je n'ai jamais pu partir,
c'est parce que...
Mais...
Mais maintenant, je préfère être avec toi.
N'importe où, mais avec toi.
C'est vrai ça ?
Oui.
Si tu acceptes de m'épouser,
je reste ici.
[elle soupire]
- Moi, Brutus, ce que je possède... - Attends. Plus tard.
J'ai soif.
- Tu veux de l'eau ? - Non, j'ai mieux.
[musique intrigante]
C'est notre meilleur vin.
- Tiens. - D'accord.
- Tu veux que je boive ? - [elle acquiesce]
À Rome, vous avez du bon vin,
- mais on peut être raffinés aussi. - Bah oui.
Oui, bien sûr.
Euh...
- Ça va pas ? - Si, super.
- Tu es sûr ? - Oui, carrément, bien sûr.
Quoi ?
On a juste un petit rituel à Rome.
Avant de goûter un nouveau vin, il faut faire une petite prière.
Je vais faire ma prière.
Je fais ma prière.
Sur le vin.
Et ensuite,
on laisse la prière se propager.
Voilà, et maintenant on peut boire.
Voilà.
- Tu bois ? - Je suis dedans.
Je suis en pleine dégustation.
C'est d'abord mental. Allez, à trois.
- 1, 2, ... - 1, 2, 3.
[les insectes grésillent]
[il déglutit]
[les insectes grésillent]
J'ai bu.
- Tu as aimé ? - J'ai aimé.
Et toi ça va, tu n'es plus fâchée ?
- Non. - D'accord.
Tant mieux alors.
Du coup, j'ai un truc.
- Je dois y aller. - Quoi ?
Des trucs à faire.
On se voit plus tard.
Non, attends, c'est pas du tout ça.
Putain, Alorix, tu fais chier !
[musique joyeuse]
Je suis désolé.
C'est pas de ta faute.
La bonne nouvelle, c'est que tu restes.
Mais je tuerai aucun Romain.
- Ni personne, d'ailleurs. - T'inquiète pas, on a le temps.
On verra plus tard.
On verra rien du tout, je ne tuerai personne.
- En légitime défense ? - Même en légitime défense.
- Un accident ? - Il n'y aura pas d'accident.
- Léger étouffement en forêt ? - Non.
- Une manchette dans la gorge ? - Oublie.
[ambiances de la nature]
On a le temps.
[musique enjouée]
[musique intrigante]
Debout.
Oh !
Tiens, ta rallonge. César a une mission pour toi.
Je dois faire quoi ?
Tous les tuer. Jusqu'au dernier Gaulois.
[les armures tintent]
[musique grave]
C'est toi, le spécialiste de la Gaule ?
J'ai rencontré tous les centurions envoyés ici
et toi, je ne t'ai jamais vu.
J'ai infiltré les Gaulois pour aider à capturer Vercingétorix.
- Non ? - Si.
Tu l'as déjà rencontré ?
Oui, je l'ai bien connu. Mais les Gaulois
ne doivent pas me voir, ils me reconnaîtraient.
Bien sûr, tant que tu nous aides à les tuer.
On lui a mis le pied à l'étrier.
- On le connaît depuis tout petit ! - Doucement.
Aïe, aïe.
Tiens, regarde.
- Tu les connais ? - Oui.
[ils gémissent]
- Qu'est-ce que vous faites là ? - Le temps presse, on y va.
On va où ?
- À Rome, finir le boulot. - C'est bon, j'ai plus envie.
Ah bah alors, s'il n'a plus envie...
Tu avais envie quand tu as crié "liberté".
On était un groupe.
Tu as pris des initiatives
personnelles et...
- Ça m'énerve, ça. - Brutus.
Tout le monde parle de toi à Rome.
Tout le monde, non.
Une petite minorité, oui.
Il est pas bien, César.
- Ah bon ? - Oui.
Ton élève lui fait du mal.
- Mon élève ? - Il dit que tu l'as inspiré.
D'accord, mais moi dans tout ça...
Tu es devenu un symbole. Voilà, dans tout ça.
On va te cacher à Rome
et finir ce qu'on a commencé :
tuer César.
- Tu peux le dire à haute voix, ici. - Je préfère.
- Hé, les gars. - OUI ?
- Ils veulent tuer César. - OK.
Ah mais...
- Nous sommes fiers, comptez sur nous. - Allons-y.
Qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi tu ne veux pas revenir ?
Je vais me marier.
Avec une Gauloise ?
[il acquiesce]
Tu veux finir comme Vercingétorix ?
[ils rient]
Voilà, maintenant on sait qu'il a des alliés au Sénat.
Je vous attends ici.
Allez les gars, on va nettoyer tout ça.
Attends.
[musique intrigante]
César ne veut pas de morts.
Tu es sûr ?
- Il préfère pas qu'on les tue ? - Non, il a besoin d'esclaves.
Une armée approche.
[la petite fille crie] [l'armée crie]
Attendez.
Attendez, on peut discuter.
En avant !
[des épées s'entrechoquent] [musique tragique]
[elle force] [il crie]
Prenez Brutus !
[elle souffle]
[les soldats crient au loin]
Venez !
[une foule crie et applaudit]
Ça sent, là.
Ça sent quoi ?
- C'est quoi cette odeur, là ? - [des vautours crient]
Ça ne serait pas l'odeur de la victoire, ça ?
[la foule crie et applaudit]
Ça sent bon le retour à Rome.
[il rit]
Hein, Versus ?
Il est où, Versus ? Versus ? Ah !
Allez, viens, mon ami, viens saluer, dire bonjour.
C'est grâce à toi.
Non, j'ai un truc à faire. Plutôt tout à l'heure.
Comme tu voudras.
Comme tu voudras, mon ami.
Qu'est-ce qui se passe ? Il n'y a plus d'applaudissements ?
Hein ? Allez.
[la foule applaudit mollement]
C'est toi, Claudius ?
- Comment tu sais ? - T'es le seul qui fait la gueule.
[musique triste]
Tu as peur pour ton frère ?
Ils l'ont pas eu.
[ambiances de la nature] [il soupire]
[la musique devient intrigante]
- Ils sont où les autres ? - Capturés.
- Albana ? - Qu'elle crève !
Sans elle, on t'aurait tué et ce serait pas arrivé.
On se calme !
- On est dans le même camp. - Gaulois ou romain ?
- Tue-le, Efna ! - Oh, ça va.
Oh, oh, hein ?
C'est pas nos histoires en plus. Nous, on est grillés.
C'est fini de vous chamailler ?
On est plus que cinq et vous continuez : Gaulois, Romains.
C'est pas nous.
Depuis le début, c'est à cause de vous.
Vous voulez tuer César, tuez-le,
vous-mêmes.
- Ils ont raison. - C'est des Romains.
- Toi aussi. - Mais on n'est pas que ça.
Je vais marier une Gauloise.
J'ai été marionnettiste.
- Légionnaire. - Et bientôt tueur de Romains.
- Pas du tout. - Une petite...
[musique enjouée]
C'est César, le responsable.
- Il n'y a pas que Rome qui lui obéit. - Un des villages nous a trahis.
Non, pas un des villages.
C'est ton mari.
[musique triste]
- C'est son mari ? - [il acquiesce]
- Voilà pourquoi il s'est barré. - Arrête.
Il est à Rome et il est bien vivant.
Efna, je...
Je peux pas imaginer ce que tu ressens.
Mais il est parti.
On peut pas le ramener.
Par contre, Coria...
Ta fille est encore là et ton village aussi.
Il faut les sauver.
[elle acquiesce]
Tu vas faire quoi pour nous ?
Te battre sans tuer ton ennemi ?
Il faut bien choisir son arme.
[musique de combat]
[ambiances du campement]
[ils discutent]
Je t'embrasse
et vais profiter de cette dernière belle journée en Gaule
qui s'annonce magnifique.
[le vent souffle] [les insectes grésillent]
[musique intrigante]
Un homme seul !
Un Gaulois !
Un Gaulois ?
[musique douce traditionnelle]
Il est armé !
[la musique devient grave]
Un seul Gaulois oserait, mais il est mort.
- Il se passe quoi ? - Vercingétorix !
- C'est Vercingétorix. - Quoi ?
C'est de la sorcellerie gauloise. On est foutus.
C'est son esprit.
Il est venu nous sauver.
Il s'approche !
Oh !
C'est quoi ces conneries ?
Vercingétorix ?
Il est tout près.
Poussez-vous, poussez-vous.
- On fait quoi ? - Il faut les libérer.
Levez-vous.
On libère personne.
- Tu veux nous tuer ? - C'est pas Vercingétorix.
- Comment tu sais ? - Taisez-vous, je réfléchis.
On va pas mourir pour des Gaulois.
On est à l'abri dans le camp. Si on sort, on est vulnérables.
N'importe quoi !
Tous sur lui ! C'est moi qui commande !
En tenue de combat !
[ils crient]
Casque, armure !
[musique dynamique et grave]
Putain, qu'est-ce que je fous là ?
[silence]
[l'épée tinte]
[musique intrigante]
[la musique s'intensifie puis s'arrête]
- Il faut charger ! - Qu'est-ce qu'on fait ?
[ils crient]
[ils crient] [tintements des épées]
Albana !
[elle crie]
[la musique diminue]
[il est essoufflé]
[elle s'intensifie]
[elle crie]
[tintements métalliques]
[elle crie]
[la musique s'atténue]
[elle s'intensifie]
[il gémit] [une cloche sonne]
[elle est essoufflée]
[musique mélancolique]
[musique grave dynamique]
[cris et tintements]
[la musique s'arrête net]
[cris et tintements des épées]
- [elle gémit] - Bah, bah, bah.
[musique grave intrigante]
[musique douce au piano sur fond de violons]
[il est essoufflé]
Moi, Brutus, je ne possède rien.
Je ne sais pas ce que je suis ni ce que je vais faire demain.
Mais ce ne sera pas sans toi.
- Est-ce que tu veux m'... ? - [musique triomphante]
[musique douce et joyeuse]
[des gens parlent au loin]
[ambiances de la nature] [musique enjouée]
Ils nous détestent.
Ça va être long, hein ?
Laisse-leur le temps, Cassius.
Vas-y, bouge, bouge.
[elle soupire]
- Tu mets quelque chose ? - C'est quoi ?
La cagnotte pour les mariés. Je l'ai inventé.
Chacun met ce qu'il veut : de l'argent, des bijoux, des robes.
J'ai rien, désolé.
C'est juste pour leur permettre d'être indépendants.
Plus...
Plus libres.
Plus libres ?
- [musique mélancolique] - Je vais chercher ça.
Génial. Merci.
Si vous pouviez...
Ça nous...
On ne voit plus très bien, Monsieur.
Merci, merci à tous d'être là.
Mes amis, nous célébrons aujourd'hui deux événements.
Le premier, c'est la création d'une coalition gauloise.
LE DRAPEAU, LE DRAPEAU !
Attendez, il y a un protocole.
Désormais, nos quatre drapeaux n'en feront qu'un seul.
Rideau !
[l'assemblée applaudit]
Mais... C'est qui... ?
[musique enjouée]
Bon, le deuxième événement,
et non des moindres,
c'est le mariage de nos deux chers enfants :
Brutus et Albana.
- Je voudrais... - [l'assemblée applaudit]
Attendez.
[musique douce]
[il rit]
Vive les mariés !
- C'est trop tôt. - Mais tu nous as appelés.
Il nous a appelés ? - Oui, mais...
Alors, ils sont là,
nous leur souhaitons beaucoup d'enfants et autant de Romains morts.
Voilà.
Commençons la cérémonie dans les traditions.
- Vive les mariés ! - VIVE LES MARIÉS !
VIVE LES MARIÉS !
Attendez, c'est trop tôt.
- VIVE LES MARIÉS ! - Pas maintenant.
VIVE LES MARIÉS !
[ils applaudissent et crient] [musique douce et joyeuse]
Les colombes !
Non, vous gâchez tout.
Liberté... pour les colombes.
Qu'est-ce qu'il y a ?
On ouvre la dernière cage.
[musique douce et grave]
Alors, ça y est ?
- T'es décidé à me tuer ? - Pourquoi je te tuerais ?
Tu es juste un messager, donc tu vas voir mon père.
Mais tu n'as pas de père, tu n'as pas de famille.
Pas de patrie, pas d'honneur. [il crache]
Jusqu'à son dernier souffle, César va te pourrir la vie.
Il faut qu'il meure.
Tu crois vraiment que toi, tu vas tuer César ?
- Je ne veux pas tuer César. - [musique intrigante]
Je veux tuer Rome !
[musique dynamique grave]
Tuer Rome ?
Antonia,
réquisitionne tout le monde,
on part en Gaule.
- Pourquoi tu as dit ça ? - Je ne sais pas.
Il devait lui dire de nous laisser tranquilles.
On ne s'occupe pas de Rome, Rome ne s'occupe pas de nous.
Je sais, mais il m'a provoqué. Après, j'ai bien senti la formule.
[ambiances de la nature]
César, je le connais.
Il a des trucs à faire, il va pas nous calculer.
- On est dans la merde. - Tellement.
[musique dynamique]
Sous-titrage : ECLAIR
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