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Original subtitles

Regarde mes mains. C'est une catastrophe.

Je vais faire disparaitre tout ca.

- Tu as pu en trouver ? - Oui. Ca n'a pas ete facile.

Donne-m'en, alors !

Tu as l'argent ?

Evidemment, quelle question !

Martial Marchetti.

De Jour de Paris.

Enchantee, cher Martial.

Emilie Beauregard.

Ravie de vous accueillir dans mon institut.

Mon associee, Eve Constantin.

Bienvenue.

Vous pouvez tout lui demander.

Pour l'instant, je donnerais tout pour un gin tonic.

Chez nous, ca sera un jus d'algues. C'est tres energisant.

La route vous a fatigue ?

Surtout ma nuit blanche.

Concert et troquet rue Fontaine.

Vous avez des clients hommes ?

Adrien, tu peux venir ?

Bonjour.

M. Marchetti vient faire un reportage sur Styles.

Tres honore.

Vous etes acteur.

Modele ! Je vous ai vu dans Vogue.

Non, ce n'etait pas moi.

Vous etes seul, ici ?

Non, non !

Il est avec moi. C'est mon mari.

Allo ?

Si ! Tu me deranges.

Je croyais que ma naissance avait ete le pire jour de ta vie.

C'est enfant, qu'il fallait me feter mon anniversaire.

Maintenant, je m'en passe.

Oh non ! Je suis ravi de vieillir, au contraire.

Je ne me suis jamais senti aussi en forme. Oui.

J'ai depasse les questions futiles pour me concentrer sur l'essentiel.

dont tu ne fais plus partie.

Voila. Moi aussi.

Bonjour, commissaire.

Bonjour, Marlene. Mon cafe.

Vous avez vu ce ciel ?

On dirait que le soleil a decide de briller pour vous.

Marlene, j'ai un dossier a lire. J'aimerais ne pas etre derange.

- Qu'est-ce que c'est ca ? - Joyeux anniversaire, commissaire.

Vous savez ce que je pense, des anniversaires !

Cette annee, ce n'est pas un age comme les autres.

Aucun age n'est comme les autres !

Ca n'a aucune importance. Reprenez-moi ca.

Allez.

Que ca ne se reproduise plus.

C'est tellement bon.

Je n'appuie pas trop fort, mon amour ?

Tu vas me faire mourir de plaisir.

- Emilie est la ? - Oui.

Je n'ai pas termine.

Ca fait 1 heure que je te cherche. On avait une reunion.

Tu es tendue comme un arc.

Tu sais ce qui te ferait du bien ? Un bon massage avec Adrien.

Je serais ravi, Eve. Quand tu veux.

Les massages vont sauver les finances de Styles ?

Je t'ecoute.

Devant lui ?

C'est mon mari. Je n'ai rien a lui cacher.

Ca, on le sait.

D'ailleurs, evite de l'embrasser devant les clients.

Je suis ici chez moi et je fais ce que je veux.

Elle a raison. On pourrait etre plus discrets.

Nous ne faisons rien de mal, mon amour.

Demain matin, 10 h, ca t'irait ?

J'ai rendez-vous.

Un massage !

Chez mon notaire.

- Ca concerne Styles ? - Non.

Mon testament.

Oui.

Je voudrais voir le commissaire Laurence.

- Vous etes ? - Je suis Eve Constantin.

- Directrice de l'institut de Styles. - "L'institut de Styles" !

Les cures de jouvence !

J'ai vu des photos dans une revue.

C'est un paradis !

"Cures de jouvence" ?

Et une potion magique pour devenir riche ?

Les soins marins ont des vertus spectaculaires.

Mais je ne vais pas en faire la reclame.

Je vous en prie.

J'ai peur pour une amie.

Elle s'appelle Emilie Beauregard.

Je ne la reconnais plus.

Elle a trop rajeuni ? Elle est redevenue un nourrisson ?

Elle est tombee sous l'emprise d'un homme,

beaucoup plus jeune qu'elle.

Et depuis, elle dilapide des fortunes.

Empecher les gens de depenser ne fait pas partie de mes fonctions.

Elle est riche.

Tres riche ! Et elle va modifier son testament.

- Vous avez des vues sur l'heritage ? - Je m'inquiete pour sa vie.

Vous pensez que le mari veut la tuer ?

Il a tisse sa toile autour d'elle.

Bientot, elle ne pourra plus s'en echapper.

Commissaire !

Cette femme avait l'air vraiment tres inquiete.

Il est urgent d'aller a Styles.

Je suis assez grand pour decider tout seul.

Si vous n'avez pas le temps, je pourrais y aller.

Vous connaissez mon instinct feminin, commissaire.

Si cette Emilie Beauregard est en danger,

je le sentirai tout de suite.

Et vous pourriez glaner au passage quelques conseils beaute.

Si l'enquete l'exige.

Marlene, l'Etat ne vous paie pas pour vous faire pomponner.

Il va ou ? T'es au courant d'un truc !

J'ai peut-etre quelque chose pour toi.

Une affaire de meurtre.

J'ai vendu a Jourdeuil un papier sur les soins de beaute.

C'est toi qui testeras tout. Je peux pas blairer ca.

Si ca peut te rendre service.

Comme ca, je pourrai m'occuper de la vioque et de son gigolo.

Regarde !

- On arrive. - Ah oui...

C'est encore plus beau que sur les photos !

Ca va etre le plus beau week-end de ma vie.

Merci !

Quel couple charmant.

Pourquoi penses-tu que c'est un couple ?

On va leur donner la 26. Elles auront une vue magnifique.

Mais j'ai deja prepare la 21, avec des lits separes.

Crois-moi, il leur faut un lit double.

Bon. Je m'en occupe.

T'es au courant qu'on reste que deux nuits ?

C'est pour ca que je n'ai presque rien pris.

Laquelle de vous est journaliste a La Voix du Nord ?

C'est moi.

Et Marlene est ma secretaire.

C'est la premiere fois ou je me trompe ?

La premiere fois ?

Cette petite escapade, toutes les deux !

C'est Alice qui a tout organise.

Je suis tellement contente !

Et moi, je suis ravie d'accueillir un aussi joli couple.

Non. Marlene et moi, on n'est pas... On est juste collegues.

On disait pareil avec Anais quand on allait a l'hotel.

Ou qu'on etait cousines.

Comme elle etait americaine, je prenais un faux accent.

Chere Anais Nin !

L'ecrivain ?

Vous l'avez lue ?

Elle parle de moi dans son journal. Une amante passionnee.

Il faut dire, qui connait mieux une femme qu'une autre femme ?

Ne soyez pas timide.

Il faut saisir le bonheur quand il vous tend les bras.

Pretes a visiter mon royaume ?

Je vous presente Adrien, notre prince

aux mains d'or.

Avec lui, vous verrez, tous vos soucis s'envoleront.

- Bonjour. - Bonjour.

- Enchantee. - Charme.

Laquelle veut s'envoler la premiere au paradis ?

- Moi. - Je devais pas faire les soins ?

Ne vous disputez pas. Il y en aura pour tout le monde.

En attendant, ma chere, que diriez-vous d'un petit bain

dans notre piscine d'eau de mer ?

Avec plaisir.

C'est pour l'enquete. Prise de contact avec les suspects.

A tout a l'heure, mon amour.

Veuillez me suivre.

Oui.

Oui, ca, c'est bien. C'est bien, ca.

C'est Marlene.

Qu'est-ce que vous fabriquez ici ?

Je vous avais dit qu'il allait se passer quelque chose de grave.

Alors vous avez enfile un costume de bain et plonge.

N'empeche qu'elle l'a trouve, le macchabee.

J'ai essaye de le reanimer mais c'etait trop tard.

- Vous etes qui ? - Pr Hoffmann, medecin de l'institut.

Quelqu'un connait la victime ?

Il s'appelle Martial Marchetti, journaliste.

Il venait faire un reportage sur Styles.

- Emilie Beauregard ? - Oui.

Comment le savez-vous ?

On m'a annonce votre mort, il y a du avoir une erreur de cible.

Qu'en dites-vous, madame ?

Tu es allee voir la police ?

Le mari tisse la toile autour de la victime ?

Quelle toile ? Quelle victime ?

Qu'est-ce que tu as ete raconte ? Tu es folle !

Non, Mme Constantin n'est pas si folle.

Il y a bien un assassin a Styles.

On l'a agrippe pour le noyer, vu les ecchymoses sur son poignet.

C'est affreux !

Les journalistes peuvent parfois etre exasperants,

a fouiner dans la vie des autres, a deterrer les secrets.

Avez-vous des secrets, madame Beauregard ?

Pourquoi aurais-je tue un client ?

Et vous, monsieur Sauvignac ?

Ou etiez-vous au moment du crime ?

Avec cette jeune femme.

J'aimerais comprendre ce que vous faites ici toutes les deux.

Bon.

Marlene, vous avez parle de la visite d'Eve au commissariat ?

Pas du tout.

On n'a pas besoin de votre permission.

Vous repondez a sa place ?

Elle est choquee.

Divulgation d'informations des forces de police.

Vous vivez dangereusement.

Sinon, en allant a la piscine, vous avez croise quelqu'un ?

Rien vu ? Rien entendu ?

Et vous, Avril ?

Je me faisais masser.

Et ?

"Et"... j'ai pris mon pied.

C'est pas des paluches qu'il a...

C'est comme des...

vagues !

Des petites vagues d'eau chaude qui vous caresseraient tout le corps.

Merci. Merci pour ce temoignage capital.

Donc, si je resume,

vous etiez a proximite du meurtre

et vous n'avez aucun indice a m'apporter.

Ben non.

Une derniere question :

pourquoi un lit double ?

A votre avis ?

Mon dieu !

Il va croire que...

Je sens qu'on va passer un super week-end.

- C'est ici. - Merci.

- Dorothee Mellul ? - Oui.

Commissaire Laurence. J'ai des questions a vous poser.

- J'ai pas termine le soin. - Votre cliente attendra.

Elle a paye pour son soin. Elle aimerait en profiter.

Moi, j'aimerais elucider un meurtre, si ce n'est pas trop demander.

Vous etes la derniere personne a avoir vu la victime.

Quelque chose de particulier a signaler ?

Il avait de la corne au niveau des talons.

Non. Je parle du comportement.

Il m'a dit ne pas avoir ferme l'oeil la nuit.

- Il vous a explique pourquoi ? - Sa memoire.

Elle lui jouait des tours.

Sa conscience. S'il lui en restait une.

- Vous le connaissiez ? - Une vraie commere.

Toujours a l'affut d'un ragot a rapporter.

Ou etiez-vous, a ce moment-la ?

Je suis Diane Clement-Roussel. Mon mari est ministre.

C'est votre alibi ?

J'etais dans ma chambre. Je me reposais.

Seule ?

Pas d'alibi, donc.

Et vous ? Ou etiez-vous ?

Ici. Je preparais la seance de ma cliente.

Ou votre crime.

Pourquoi avoir change votre testament ?

Pour designer comme heritier votre bebe nageur ?

Mon testament ne vous regarde pas.

Je comprends ce que voulait dire Mme Constantin.

Qu'est-ce que vous comprenez ?

A trop regarder le soleil, on devient aveugle.

Tout va bien, mon amour ?

- De quoi parlez-vous ? - De vous, monsieur Sauvignac.

Parlez-nous de votre rencontre avec Mme Beauregard.

C'etait en Inde,

dans un ashram, ou j'etudiais les massages ayurvediques.

Le coup de foudre, j'imagine ?

Deux ames soeurs.

C'etait evident, des le premier regard.

Et la difference d'age, ne vous a pas...?

Ce n'est pas la question.

- Question d'argent ? - Comment osez-vous ?

Quand j'ai rencontre Adrien, j'etais veuve depuis peu, fragile.

La proie ideale pour un predateur "angelique".

M. Marchetti s'est peut-etre inquiete de cette emprise.

Ca lui aura coute la vie.

Ne reponds pas, mon amour.

Desormais, vous vous adresserez a mon avocat, commissaire.

Commissaire ! Je voulais vous dire.

Tout a l'heure, quand Alice a dit que...

Tout ce que vous avez pu imaginer n'est pas vrai.

Je le jure sur la tete de tata Lucette.

Et qu'est-ce que j'imagine, Marlene ?

Je suis ici pour aider Alice,

pour tester de nouveaux produits de beaute.

- Vous faire belle pour votre amie ? - Mais pas du tout !

Dire que parmi toutes les femmes, vous avez choisi Alice Avril !

Franchement, Marlene, je pensais que vous aviez plus de gout.

Il faut que tu arretes de t'agiter.

C'est trop dangereux.

C'est bon, je peux y aller, la ? Tu me fatigues.

Tiens.

Achete-toi quelque chose qui te fasse plaisir.

C'est tout ?

Tu le sens bouger ?

Oui. On dirait qu'il le fait expres, pour me faire gerber.

Je peux ?

Bonjour, tresor.

- Oui ? - C'est Alice Avril.

Entrez, Alice.

- Dorothee, n'oubliez pas le plateau. - Oui, madame.

Que puis-je faire pour vous, ma petite Alice ?

M'aider a resoudre le mystere Marchetti.

Je reconnais que ce commissaire est extremement antipathique.

Mais je ne vois pas ce que je pourrais vous dire.

Ni sur ce meurtre, ni sur ce Marchetti.

Vous n'aviez rien remarque depuis son arrivee ?

A part qu'il etait tres interesse par les hommes, rien de particulier.

Comment vous savez ?

Si vous l'aviez vu avec mon mari... Il le devorait du regard !

- Vous connaissez bien votre mari ? - Je vous arrete.

Adrien n'a rien a voir avec ce meurtre.

Je ne supporte plus ces soupcons sur nous.

Je n'ai jamais ete aussi heureuse,

et je ne laisserai personne gacher mon plaisir.

Je suis desolee, je ne voulais pas...

Non, mais c'est moi qui suis desolee.

Tous ces evenements me perturbent enormement.

Coucou. C'est joli. Regarde.

- Vous la connaissez ? - Non.

Ca me fait toujours ca quand je vois un bebe.

Moi aussi, j'ai eu un enfant a son age.

Et j'ai commis la pire erreur de toute ma vie.

Qu'est-ce que vous avez fait ?

Je l'ai abandonne.

Si tu avais vu son regard !

On aurait dit que j'etais un monstre.

A cause de toi,

il ne me verra plus jamais comme une femme normale.

C'est tout ce que ca te fait ?

Pourquoi tu ne dis rien depuis tout a l'heure ?

Non, je pensais... a ma...

A celle qui m'a abandonnee.

Je pige pas comment on peut faire ca.

Elle devait etre dans une situation tres difficile.

Tu la defends ? On n'abandonne pas son mome !

Tu n'as jamais essaye de la retrouver ?

Pour faire quoi ?

Pour essayer de comprendre pourquoi elle a fait ca.

Je m'en fiche, de ses raisons.

Pour moi, elle est clamsee.

On ne pose pas de questions a une morte.

Tu dors toujours avec ca sur la tete ?

Oui, pourquoi ?

Je comprends mieux pourquoi tu trouves pas de jules.

Non, mais...

On se rattrapera. Je passe te chercher apres le boulot.

Comment ? Une pause dejeuner ?

Il faut que je te laisse, bebe. Je te rappelle. Bye.

Moi aussi, je t'aime.

Comme un dingue !

Excuse, mec ! Timothee Glissant.

Mes potes m'appellent Tim. Que puis-je pour toi ?

Me vouvoyer, m'appeler commissaire,

arreter ce vacarme et me dire ou est le medecin legiste.

Vous m'avez pris pour l'homme de menage, commissaire ?

Pour un collegien egare dans les couloirs.

C'est a cause de mon age.

J'ai cru que c'etait a cause d'autre chose.

Je n'ai rien contre les personnes de couleur, vous saurez.

Tres gentil de votre part.

Entre deux coups de telephone, vous avez eu le temps de travailler ?

J'ai des traces de cheveux arraches. Sans doute quand on l'a noye.

De l'eau salee plein les poumons. C'etait pas une piscine ?

A l'eau de mer.

A part ca ?

Alcool et cannabis dans le sang. Ce gars etait un vrai fetard.

Et ca, sur le bras droit !

Une piqure ?

Ca date du jour de la mort. Peut-etre une prise de sang.

Autre chose ?

Petit costard british, cravate en soie,

boutons de manchette, chaussures anglaises.

Un peu old school. Mais tres classe, commissaire.

Excusez-moi.

Il ne me semble pas vous avoir deja croisee.

Commissaire Laurence. J'enquete sur le meurtre.

Avez-vous vu quelque chose ?

Avec un tel sens de l'observation, vous ne trouverez pas l'assassin.

- Je n'ai pas mon masque d'argile. - Mme Clement-Roussel !

Comment me faire pardonner ?

En vous ecartant de mon passage.

Que diriez-vous d'une coupe de champagne ?

Vous vous trompez sur moi. Je ne suis pas ce genre de femme.

Je prefere les alcools qui enivrent des la premiere gorgee.

Je crois avoir ce qu'il vous faut. 18 h ?

Qui sait de quoi j'aurai envie a 18 h ?

Qui vous a permis d'entrer ?

Je n'attends pas pour poser des questions.

Jules, vas-y.

- Pas d'inquietude, il va bien. - Merci, docteur.

C'est son mari ? Il a suivi votre cure de jouvence ?

Les resultats sont stupefiants.

Cette femme s'inquietait de la toux de son fils.

Le petit Jules a eu une piqure ?

Une prise de sang pour m'assurer qu'il n'avait rien de grave.

Quels etaient les resultats de Marchetti ?

Il n'a pas eu de prise de sang.

Il avait une trace de piqure au bras droit.

Simple injection d'oligoelements. Ca n'a jamais tue personne.

- Ou etiez-vous lors du meurtre ? - Ici.

- Avec un patient ? - Non.

Pour le suspect, vous vous trompez de personne.

Laissez-moi deviner.

Je parie que vous allez me suggerer Adrien Sauvignac.

Il est venal et hypocrite.

Sans doute.

Mais lui, au moins, il a un alibi.

2 000 en decembre, 2 600 en janvier, 2 800 en fevrier, 3 250 en mars !

Il a plus que double les frais !

L'argent !

Tu n'as que ce mot-la a la bouche !

Emilie ! J'ai l'impression de parler a un mur.

Ce projet, c'est notre reve. Je suis une adversaire ?

Non ! C'est toi qui traites Adrien comme un adversaire.

Il t'a fait modifier ton testament.

C'est ma decision.

Parce qu'il te manipule !

J'en ai assez de cette discussion.

Je vais te demander de partir d'ici.

- De Styles ? - Tu as un mois pour partir.

Ce n'est pas possible ! Je fais tout, ici.

Je t'avais demande de ne pas toucher a Adrien.

Il a meme reussi a nous separer...

Maintenant, il a les mains libres pour te faire la peau.

Laisse-moi, maintenant.

On leve le ballon vers le ciel, on le regarde, on plie les genoux.

Voila !

On leve les mains. On part sur le cote.

Bonjour, Alice !

Ca ne va pas ?

Qu'est-ce que c'est que ces petits yeux ?

Vous avez mal dormi, tresor ?

J'espere que ce n'est pas une dispute avec votre compagne.

Qu'est-ce que ca peut vous faire ?

Vous avez l'air fachee.

Je vous ai fait quelque chose ?

- A moi, non. - A qui, alors ?

A l'enfant que vous avez abandonne.

Je ne vous permets pas de me juger.

Si, je peux vous juger !

Mais comment ca ?

J'ai grandi dans un orphelinat ! Pupille de la nation.

Je suis navree.

- Vous etes orpheline ? - Non !

Ma genitrice m'a abandonnee a ma naissance.

Vous avez l'air de la detester.

J'oublierai jamais Sainte-Therese.

"Sainte-Therese", a Lille ?

Oui. Vous connaissez ?

- Vous etes nee quand, Alice ? - En 1934.

En avril.

D'ou mon nom.

Vous savez...

si vous aviez quelque chose sur vous quand on vous a recueillie ?

Ma grand-mere me l'avait donnee, quand j'etais petite.

Je voulais que tu gardes quelque chose de moi.

J'ai reve si souvent de ce moment, Alice.

Je ne sais plus quoi dire.

Pas une journee ou je n'ai pas pense a toi.

Je peux te serrer contre moi ?

Non !

Tu es si belle !

Si grande !

Que se passe-t-il ? Tu ne viens plus en cours ?

J'arrive tout de suite, mon amour.

- Tu pleures ? - C'est rien, je...

On peut se retrouver dans mon bureau a 17, h si vous avez des questions.

Pour votre article.

J'ai jamais vu Confucius comme ca. A part moi, personne ne l'approche.

On va parler du chat, du coup ?

Tu dois avoir des milliers questions.

Il y en a une qui m'interesse, oui !

Pourquoi je t'ai confiee a Sainte-Therese ?

Oui, c'est ca, oui. "Confiee" !

Je n'ai pas toujours ete riche.

J'ai grandi dans une famille modeste. Mon pere etait mineur

et ma mere, ouvriere dans les tissus.

A 25 ans, je suis montee a Paris et j'ai trouve un travail d'ouvreuse,

a l'Opera.

J'y ai rencontre ton pere.

Il etait violoniste. C'etait mon premier amour.

Mais il etait marie.

Ca a dure quelques annees jusqu'a ce que je tombe enceinte...

Il a aussitot rompu.

Et il m'a fait renvoyer pour etre sur de ne pas me croiser.

Donc votre jules vous plaque et vous, vous plaquez votre gamin ?

J'etais desesperee.

Perdue, sans un sou, sans travail, enceinte jusqu'au cou,

et personne vers qui me tourner.

Je dois vous plaindre ?

J'essaie juste de t'expliquer.

Abandonner son enfant !

Moi, je ne pourrais pas.

Je pourrais jamais !

Je sais pas ! Je pense qu'il faut avoir le coeur vraiment sec.

Si tu savais comme j'ai pleure, tu ne dirais pas ca.

Je te demande pardon pour toutes ces souffrances.

Je peux pas effacer ce que j'ai fait...

mais je peux peut-etre essayer de me rattraper.

Si tu me laisses une petite chance.

C'est gamine, que j'avais besoin d'une mere !

La, je me debrouille !

On a toujours besoin de sa mere.

A n'importe quel age.

Oui, mais vous n'etes pas ma mere ! Vous le serez jamais !

Attends, pas ici.

C'est pas prudent.

Viens dans ma chambre.

Impossible ! Emilie m'attend.

Ne t'inquiete pas, je m'occupe d'elle.

Elle se rendra compte de rien.

Je peux entrer ?

Vous allez bien ?

Juste un petit coup de fatigue. Sans doute toutes ces emotions.

J'ai reflechi depuis tout a l'heure...

Et maintenant qu'on s'est rencontrees et que je suis la...

Je me disais que... Ca veut pas dire que j'oublie.

J'oublie rien.

Mais je me disais que... Peut-etre...

qu'on pourrait essayer de faire connaissance.

Juste un peu.

Alice !

Je suis tellement heureuse !

- Qu'est-ce qui vous arrive ? - Je sais pas.

Je me sens terriblement faible.

Je sens plus mes jambes.

- Je vais chercher un medecin. - Le Pr Hoffmann.

Tu appelles le 7.

Allo ! Professeur Hoffman ?

Je suis avec Emilie, dans sa chambre.

Elle fait un malaise. Je sais pas quoi faire. Venez vite !

Ne t'inquiete pas...

Il faut respirer.

- Viens. - Qu'est-ce qui se passe, Emilie ?

Que puis-je faire ?

- Oh, je t'aime ! - A l'aide !

Au secours !

Non.

Non ! Mon amour !

Reponds-moi ! Mon amour ! Mon amour !

Mon amour...

Tu m'as laissee tomber toute la journee.

C'est plutot a moi de faire cette tete !

Alice !

Qu'est-ce que tu as ?

- C'est Emilie... - Emilie Beauregard ?

Oui. C'est ma mere.

Tu as pris trop de soleil. Tu as de la fievre.

Non, c'est...

C'est elle qui m'a abandonnee...

et elle vient de mourir.

Quoi ?

Un jus d'algues qu'elle buvait tous les jours.

Insuffisance respiratoire ou embolie pulmonaire.

Je peux pas dire grand-chose de plus.

L'autopsie s'en chargera.

Ma femme n'aurait jamais accepte ca.

Elle n'a plus droit a la parole.

Tu as peur ? Tu l'as empoisonnee ?

Je l'aimais. Je ne lui aurais pas fait de mal.

Tant qu'elle ne t'avait pas couche sur son testament !

- Le timing est parfait. - Ne vous fiez pas aux apparences.

Ma femme vivait sous la coupe d'Eve.

Comment peux-tu inverser les choses ?

Vous aviez prescrit ca ?

Mineraux et vitamines, deux par jour.

C'est inoffensif.

Vous n'avez pas eu le temps de vous habiller ?

- Je dois parler a Avril. - Elle est tres bouleversee.

Il vaut mieux revenir demain.

C'est gentil de prendre soin d'elle, mais j'ai une enquete a mener.

Avril !

Qu'avez-vous vu ?

Alice a appris des choses incroyables !

Mais arretez de vous immiscer entre elle et moi, Marlene !

Ca suffit !

C'est pas la premiere fois que vous voyez mourir quelqu'un.

Arretez de faire l'enfant ! Qu'avez-vous vu ?

Alice a decouvert qui etait Emilie Beauregard.

Elle avait de l'amour a revendre. Visez-moi ce coeur !

370 grammes. 30 grammes au-dessus de la moyenne !

Pourquoi il s'est arrete de battre ?

Du poison : la strychnine. Dans son estomac et ses poumons.

Dans les poumons ? Comment ?

Elle l'aurait sniffe.

Comme de la cocaine.

Dans le jus d'algues ? Dans les comprimes ?

J'ai pas pu les analyser.

Hier soir, j'avais rencard avec Melanie.

On la fait pas attendre.

Vous n'avez pas bien compris la nature de votre travail, docteur.

Vous etes ici pour resoudre des meurtres.

S'il faut pour cela, annuler une soiree avec Melanie,

pour arreter un meurtrier, eh ben, vous le ferez !

Car outre la necessite morale, on vous paye pour ca !

Mais pas pour supporter ce ton.

Je suis diplome de l'universite de Brighton,

pas un gamin a qui on peut passer un savon.

J'attends vos resultats.

Je n'ai pas termine mon rapport.

J'ai analyse son appareil genital. Elle a eu un enfant.

- C'etait pas mentionne. - Elle l'a abandonne.

- Autre chose ? - Du sang dans les intestins.

Pas le sien. C'etait du sang humain.

Elle l'aurait bu ?

Elle se prenait peut-etre pour un vampire.

Tres drole !

Je reviens de chez le notaire de Mme Beauregard.

Il m'a fait part des dispositions prises par la victime avant sa mort.

"A Eve Constantin et au Pr Hoffmann,

"Emilie Beauregard confie la codirection de Styles."

Avec une prime salariale consequente.

"La codirection".

Pour celle qui a prouve sa fidelite,

c'est un camouflet, non ?

Je n'attendais pas d'argent de ma relation avec Emilie.

Nous etions amies.

Mais pas avec vous, professeur !

Pourquoi vous coucher sur son testament ?

Elle croyait en mes recherches.

Ses efforts pour rester jeune ne lui auront pas porte chance.

Monsieur Sauvignac !

"Herite de la moitie de sa fortune, dont la propriete de Styles

"evaluee a plus de 150 millions de francs."

La moitie !

Decu, monsieur Sauvignac ?

Pas du tout.

J'imagine que vous devinez tous a qui revient l'autre moitie.

Vous avez cache que vous etiez sa fille.

Elle me l'avait demande.

Vous vouliez surtout ne pas etre suspectee.

Avec monsieur Sauvignac.

Votre femme ne vous a pas parle de cette adoption il y a 3 mois ?

Elle n'avait peut-etre pas confiance en vous.

75 millions !

Une adoption qui rapporte gros !

C'est pas l'argent qui m'interesse. Je voulais une famille et une mere.

- J'ai perdu la mienne, petite. - Vous avez bien choisi !

C'est elle qui m'a choisie. Elle revait d'avoir une fille.

C'est etrange, quand meme ! Adopter une meurtriere.

Vous n'avez pas le droit !

Je n'ai pas termine. Rasseyez-vous.

Emilie Beauregard peut etre fiere.

Oui.

Elle a reuni une sacree famille dans son institut.

Bon. C'est quoi, cette grande revelation ?

- Vous vous sentez d'attaque ? - Je suis pas en sucre !

- C'est a propos de Dorothee Mellul. - C'est la tueuse ?

Cette fille est une sauvage ! Elle m'a coupee pendant la manucure.

C'est la fille adoptive d'Emilie Beauregard, depuis 3 mois.

Quoi ? Mais pourquoi elle l'a adoptee ?

Peut-etre que Mlle Mellul ne lui a pas donne le choix.

Du chantage ?

Une inconnue debarque de nulle part, se fait adopter, herite.

De quoi s'interroger.

- Je vais la faire parler. - Non, je m'en charge.

Si on decouvre que vous etes sa fille naturelle,

donc son heritiere, vous risquez votre peau.

Je ne veux pas avoir un 3e meurtre sur les bras.

Je ne veux pas un centime.

Vous n'aurez qu'a donner votre part.

En attendant, preparez vos affaires et partez.

Personne ne sait qui je suis. Je ne risque rien.

Le commissaire a raison.

Apres ce choc, tu dois rentrer.

Mais quel choc ?

Emilie Beauregard n'est rien pour moi !

J'enquete sur des meurtres. La, il y en a eu. Voila.

Voila. Il ne faut plus bouger pendant une heure.

C'est une blague ?

Fermez les yeux et detendez-vous.

Elle etait comment, Beauregard ?

Je parie que c'etait une vraie peau de vache.

Vous bossez ici depuis quand ?

Il faut pas parler pendant la relaxation.

Je trouve que vous avez du courage de continuer a bosser.

Apres tous ces meurtres...

Ca fout les chocottes.

Vous etes du coin ?

Tu me dragues, la ?

Je veux juste faire connaissance.

On a presque le meme age. On pourrait etre copines.

Je n'ai pas besoin de copine.

Encore moins d'une gouine.

Ca va ?

Merci.

Epluchez-moi tous ces magazines

et trouvez tout ce qui concerne Marchetti.

Bien, commissaire.

Marlene, ce n'est pas la peine de tout lire.

Mais juste ce qui concerne la victime.

Bien, commissaire.

Bien.

Dites-moi, Marlene...

- Marlene ? - Oui.

Vous y croyez, a cette cure de jouvence ?

Oh non !

Les trois jours passes la-bas on ete les pires de ma vie.

J'ai l'impression d'avoir pris 10 ans.

- Ca vous derange, de vieillir ? - Bien sur !

C'est tellement laid.

Les rides,

les poches sous les yeux, le visage bouffi, le double menton...

Evidemment, ca a beaucoup plus de charme chez un homme.

Meme quand il a votre age.

Depuis quelques jours,

vous avez un probleme avec vos cravates.

Cessez de m'interrompre. J'ai besoin de reflechir.

Mais c'est vous qui...

Je viens parler au commissaire.

C'est a propos du meurtre de Mme Beauregard.

J'ai lu dans le journal qu'elle a ete empoisonnee,

a la strychnine.

J'en ai vendu dans ma pharmacie vendredi dernier.

Regardez.

Je l'ai note dans le registre.

"Vendredi 18 mai, a 16 h 30."

- Vous vous souvenez de la personne ? - Ca, oui.

Je lui ai demande s'il connaissait la strychnine.

Il a dit vouloir abreger les souffrances d'une bete malade.

Vous pourriez le decrire ?

Grand, mince, un impermeable et un pantalon clair.

Une casquette et des lunettes de soleil avec des verres bleus.

Adrien Sauvignac,

je vous arrete pour le meurtre de votre epouse.

Emmenez-le.

Je ne comprends pas, j'ai rien fait.

Desole, madame Clement-Roussel.

Vous arrivez toujours au bon moment !

Vous etiez entre les mains d'un criminel.

Vous auriez pu attendre la fin de mon massage.

Ou attendre qu'il vous tue.

Comment savez-vous que c'est lui ?

J'ai de quoi l'envoyer en prison a vie.

Quel gachis ! Ses mains faisaient de tels miracles.

Ou etiez-vous vendredi, a 16 h 30 ?

Aucune idee. A Styles, sans doute.

Vous achetiez de la strychnine,

pour vous debarrasser d'une bete malade.

J'ai jamais fait ca.

Levez-vous.

Mettez votre casquette et vos lunettes.

Marlene, faites entrer le temoin.

C'est bien lui. C'est lui qui a achete le poison.

Je n'ai jamais vu cet homme. C'est une erreur ou un coup monte.

Vous expliquerez ca au jury.

Envoyez-le en cellule !

Vous vous trompez !

Je suis innocent.

J'aimais ma femme.

J'aimais ma femme !

Je vous le jure !

Madame Clement-Roussel.

Je peux faire quelque chose pour vous ?

M'offrir un verre, pour commencer.

Ca ne va pas ?

J'ai quelque chose a vous dire. C'est assez embarrassant.

- C'est a propos de ce masseur. - Sauvignac ?

Cette histoire de poison, vendredi dernier, a 16 h 30...

- Il n'a pas pu l'acheter. - Qu'en savez-vous ?

Je le sais, parce que j'etais avec lui.

Ou ca ?

Dans ma chambre.

Pourquoi il n'a rien dit ?

Parce que je suis une femme mariee.

Au point de risquer l'echafaud ?

Il existe encore de tels hommes.

Mefiez-vous.

La derniere qu'il a seduite est morte.

Ca n'a rien a voir avec lui.

Peut-etre que ca a a voir avec vous ?

Vous trompez votre mari avec Sauvignac,

Marchetti vous surprend et menace de tout reveler.

Vous vous debarrassez de lui, par peur du scandale.

Puis vous vous attaquez a Emilie Beauregard, par jalousie.

Jamais je ne me mettrais en danger pour une aventure.

Meme avec un etalon.

Et je suis cense vous croire sur parole ?

Garez-vous, je vous prie.

Bonne soiree, commissaire.

Du nouveau ?

A part votre look ?

J'ai fini le rapport toxicologique.

Strychnine dans les comprimes. En quantite infime.

- Pas de quoi provoquer un arret. - Meme en prise quotidienne ?

Non. Et ca n'aurait pas touche les poumons.

Sinon, des traces de somnifere dans le jus d'algues.

- Ca aurait pu la tuer ? - Juste de quoi pioncer deux heures.

Moi, j'ouvrirais les deux boutons du haut.

Le commissaire a relache Adrien Sauvignac.

- Quoi ? Pourquoi ? - Il a un alibi.

- Il etait avec la femme du ministre. - Il culbutait Clement Roussel ?

C'est un petit salaud. Et a part ca, d'autres informations ?

Absolument ! La prochaine fois

que vous soutirez des informations a ma secretaire,

elle sera renvoyee !

Vous avez eu un probleme avec votre costume ?

Je vais vous faire un cafe.

Marlene !

La divulgation d'informations pendant une enquete

peut vous mener directement au tribunal.

Il s'agit du meurtre de sa maman, quand meme.

- Sinon, je n'aurais rien dit. - Ah oui ?

Dorenavant, il faudra choisir. Ce sera elle ou moi !

"L'assassin d'Emilie Beauregard sous les verrous" ?

"Le mari trop beau pour etre honnete" ?

Desolee.

- J'ai repris les infos des poulets. - C'est ca, votre metier ?

Mentir et pourrir les reputations ?

- Je vais rectifier le tir. - Vous allez faire votre valise !

Je vous aiderai a trouver le salaud qui vous a piege.

L'autre jour, a la piscine, vous parliez de quoi ?

- "A la piscine"... - Emilie etait en larmes.

Ah, ca ?

Je lui racontais mes histoires de coeur.

- Une dispute avec ma copine. - Vous mentez !

Et vous voulez que je vous fasse confiance ?

Quittez cet etablissement !

Mais vous etes qui ? Styles ne vous appartient pas.

Justement, si. Ma femme me l'a legue.

Pas tant que l'enquete est ouverte.

Desolee, mais il faudra faire avec moi dans les parages.

Votre fils etait malade ?

- Est-ce qu'il va mieux ? - Oui.

- Qu'est-ce qu'il avait ? - Il avait mal au ventre.

Ah bon ?

- Je croyais qu'il toussait. - Oui, il toussait aussi.

Bon. Ca suffit ! Vous mentez.

Je vais vous jeter en cellule pour entrave a enquete.

Que faisiez-vous chez le Pr Hoffmann ?

J'interroge votre fils ? Je deteste les enfants.

Pas mon fils.

- Le docteur lui a pris du sang. - Ca, je le sais.

- Mais pourquoi ? - Je sais pas.

Je sais pas.

Vous donnez son sang sans savoir pourquoi ?

Vous ne le donnez pas.

Vous le vendez.

Pas de prise de sang, aujourd'hui ?

Que voulez-vous ?

Vous avez prescrit de la strychnine a Emilie Beauregard.

Vitamine et poison. Le dernier traitement a la mode ?

A doses infimes, elle est utilisee comme fortifiant.

Tout biologiste pourra vous le confirmer.

Emilie ne courait aucun risque.

Ou etiez-vous vendredi, a 16 h 30 ?

- J'avais rendez-vous. - Avec qui ?

Je ne sais pas.

Assez original, comme alibi, mais pas tres convaincant.

C'etait un rendez-vous anonyme.

"Je sais ce que vous faites. Si vous n'apportez pas 100 000 F

"vendredi, a 16 h 30, a la Crique Blanche, je dis tout."

- Vous y etes alle ? - Personne n'est venu.

Un maitre-chanteur qui ne recupere pas l'argent qu'il reclame...

Les bonnes manieres se perdent !

On m'a piege.

C'etait pour que je n'aie pas d'alibi.

"Je sais ce que vous faites."

Quelqu'un a decouvert votre trafic de sang d'enfants ?

Marchetti ? Et vous l'avez tue ?

Je n'ai tue personne. Le sang etait pour Emilie.

Je croyais que seuls les vampires etaient buveurs de sang.

Le sang a des proprietes extraordinaires.

Il regenere l'organisme.

Bientot l'homme, grace au sang,

vivra peut-etre eternellement.

Si on ne le tue pas avant.

Oui ?

J'ai besoin d'une photo d'Emilie pour le journal.

- Je peux entrer ? - Je vous en prie.

Elle gardait ca dans une boite. Je vais essayer de la trouver.

- Je vous derange ? - Non.

J'ecrivais a des fournisseurs. Rien d'exaltant.

Tenez. Les voici.

Je vous en prie.

Elle etait tres belle.

- C'etait ou, ca ? - A Marrakech.

Vous avez l'air proches.

10 ans de collaboration, ca cree des liens.

J'aurais pas aime, le coup qu'elle vous a fait.

Se faire jeter comme une chaussette pour un beau mec.

Vous ecoutez aux portes.

Quand on a ete amies pendant 10 ans,

j'aurais pris ca comme une trahison.

Que cherchez-vous ?

Se faire virer de son boulot donne des idees.

Le nombre de gens qui tuent pour se venger, c'est...

Vous avez une imagination debordante,

comme Emilie.

Merci !

Pourquoi avoir verse un somnifere dans le jus d'Emilie Beauregard ?

J'ai jamais fait ca.

- C'est vous qui l'avez prepare ? - Oui.

Je vous jure que j'ai pas mis de somnifere.

Quelqu'un l'a fait.

C'est peut-etre sa cherie, la rouquine.

Elle etait avec ma mere dans sa chambre.

Ce n'est pas ma "cherie" ! Alice n'aurait pas fait ca a sa mere.

"A sa mere" ?

Excusez ma secretaire.

Quand on lui parle de "sa cherie", elle s'emmele les pinceaux.

Vous n'avez pas laisse ce jus sans surveillance ?

Non.

- Vous n'avez croise personne ? - Non.

Si !

Celle qui se prend pour la huitieme merveille du monde.

- Diane Clement-Roussel. - Ouais.

Elle l'a meme pris pour le sentir et m'a demande de lui en faire un.

Voila qui est interessant.

Salut.

Je voulais m'excuser pour la derniere fois.

J'ai les nerfs en pelote, en ce moment.

Je peux ?

Je nous ai prepare des jus a la memoire de maman.

Je ne suis pas sure. Je me sens un peu barbouillee.

Justement, c'est tres bon pour la digestion.

Et ca lui fera tant plaisir de nous voir boire a sa sante.

Allez ! A ta sante, maman. Et a nous deux.

T'inquiete, je l'ai pas empoisonne.

"Le mystere s'epaissit dans l'affaire de Styles."

- Tu parles de moi dans ton article ? - Forcement.

- En tant qu'heritiere. - Je deviens suspecte.

Voila.

Confucius.

Tu l'as garde...

J'ai jamais pu blairer cette sale bestiole.

Avec ce nom debile, en plus !

Je suis desolee, mais j'ai un article a boucler.

On n'est pas bien a papoter, toutes les deux ?

Tu avais raison.

Je me sens seule dans cette grande baraque, sans copine.

Alice, c'est Marlene. J'ai fait une gaffe.

Dorothee sait pour Emilie et toi.

Marlene !

Eh ben, c'est Dorothee, justement.

Ta cherie.

Merci !

Oui, Marlene ?

Alice, il faut que tu quittes Styles tout de suite.

Dorothee sait

que tu es la fille d'Emilie.

Ah oui ? J'arrive illico.

Le commissaire veut me voir illico.

J'ai toujours reve d'avoir une frangine.

Pas toi ?

Je vais finir par croire que vous me suivez.

C'est vous qui allez me suivre, en garde a vue.

Pour quel motif ?

Ca se verse dans une boisson et ca fait dormir.

Parfois, pour toujours.

Depuis quand un somnifere peut tuer quelqu'un ?

Emilie suivait un traitement a la strychnine.

Le somnifere a empeche son organisme de lutter

contre les effets nocifs du poison.

Vous voulez dire que ce somnifere l'a reellement tuee ?

C'est affreux.

Je n'ai jamais voulu...

Vous m'arretez ?

- Pourquoi avoir verse ce somnifere ? - Pour voir Adrien.

Les hommes pensent

qu'ils ont l'exclusivite des besoins physiques.

Nous aussi sommes parfois des animaux sauvages.

A votre age, vous ne l'avez pas encore compris ?

Les animaux sauvages tuent pour survivre.

Et j'en mets certains en prison.

Vous allez m'arreter ?

Comme vous le disiez, un somnifere n'a jamais tue personne.

Si les animaux sauvages vous interessent tant,

que diriez-vous d'un diner avec un specimen rare ?

"Rendez-vous au sauna pour decouvrir la verite."

Il y a un petit probleme !

Au secours !

S'il vous plait !

C'est le propre des specimens rares.

Parfois, ils refusent de sortir de leur taniere.

Je ne comprends pas. Ca ne m'etait jamais arrive.

C'est peut-etre l'enquete qui vous preoccupe.

Ces pannes sont psychologiques.

La raison est plus simple.

Je suis en plein conflit d'interets.

Que voulez-vous dire ?

Vous etes suspecte et mariee, en plus.

C'est contraire a ma deontologie de commissaire de police.

Vous m'avez attire avec vos histoires d'animaux sauvages,

mais heureusement, mon corps a su me ramener a la raison.

C'est ma faute ?

Regardez-vous en face. Vous jouez au roi de la jungle,

alors que vous etes bon pour le cimetiere des elephants.

Commissaire, ouvrez-moi !

Ma secretaire. Il ne manquait plus qu'elle.

Votre deontologie ne vous interdit pas de coucher avec elle ?

Je doute que vous en tiriez grand-chose.

Je vous previens, Marlene. Ce n'est vraiment pas le moment.

Excusez-moi, commissaire, mais je suis terriblement inquiete.

J'ai essaye de joindre Alice, mais elle ne repond pas.

- Je n'y peux rien. - J'ai un mauvais pressentiment.

Et si cette Dorothee Mellul lui avait fait du mal ?

- Elle sait se defendre. - Apres tout ce qu'elle a subi !

Vous ne pouvez pas la laisser.

J'espere qu'il n'est rien arrive a Alice !

J'espere pour vous que si.

En tout cas, il y en a une qui trompe son mari, vole celui d'Emilie,

seduit le commissaire...

Qu'est-ce que vous imaginez ?

Mme Clement-Roussel ne m'a pas seduit.

Je voulais decouvrir ce que cachait son alibi.

Je ne suis pas idiote. Chez vous, au milieu de la nuit ?

Ecoutez, Marlene !

Certains interrogatoires demandent un doigte particulier.

Je touchais un point sensible, quand vous avez tout gache !

Je dois tout recommencer.

Vous saurez mettre du coeur a l'ouvrage, j'en suis sure.

Vous savez ou se trouve Avril ? Sa chambre ne repond pas.

Je l'ai vue aller vers l'espace soin.

Alice !

Oh, commissaire, je peux vous tenir le bras ?

Que ca ne devienne pas une habitude, Marlene !

Avril ?

Alice !

Ca va, elle est vivante.

- Allez chercher de l'eau, vite ! - Oui.

Alice !

Reveillez-vous, Alice !

- Mais c'est quoi, ces fringues. - Quoi ?

Ne me faites pas regretter de vous avoir sauve la vie.

Que faisiez-vous dans un sauna la nuit ?

"Rendez-vous au sauna pour decouvrir la verite" ?

Le retour du corbeau.

- Quel corbeau ? - Celui qui a fait chanter Hoffmann.

C'est Dorothee. C'est la seule qui savait pour toi.

J'ai remarque un truc quand elle m'a prise dans ses bras.

Son ventre etait gonfle.

Elle est enceinte ?

De qui ?

Mais on vous paie pourquoi ?

Allez preparer vos affaires.

Je ne bouge pas tant que le meurtrier n'est pas en taule.

Je n'ai pas les moyens de vous payer une surveillance !

Et Marlene n'est pas garde du corps.

Ce qu'elle peut etre butee ! C'est exasperant !

"Rendez-vous au sauna pour decouvrir la verite."

Je ne comprends rien a ce papier.

- Ou etiez-vous hier, vers 21 h ? - Dans mon lit.

Seule ?

Avec Barnabe.

Mon ours en peluche.

Levez-vous.

- Retirez cet impermeable. - Pourquoi ?

Pour arreter de mentir. Retirez-le !

- Combien de mois ? - 4.

- Le pere ? - Pas de pere.

Vous voulez allez en cellule, le temps que je le retrouve ?

C'est Adrien.

Vous avez tue Emilie par amour ?

Je l'ai pas tuee. Je deteste Adrien !

- Au point de coucher avec lui ? - Emilie m'a forcee.

A coucher avec son mari ?

Pour faire un bebe.

Emilie voulait que vous tombiez enceinte ?

Elle voulait a tout prix un gosse, mais elle etait trop vieille.

Alors elle m'a demande.

Decidement, on aura tout vu.

Une mere pondeuse.

Et en echange du bebe,

vous avez negocie votre adoption et la part d'heritage qui va avec ?

Bonjour, Marlene.

Vous avez vu le dernier article d'Avril ?

"Le meurtrier de Styles a voulu m'assassiner."

La police est depassee.

Je ne lis pas ces aneries.

Tout le monde ne peut pas en dire autant.

Vous me decevez, Laurence.

Et c'est quoi, cette tenue ?

Vous etes commissaire, pas joueur de golf !

Et cette affaire de Styles, vous pataugez dans la gadoue.

Et ce bureau, c'est plus un bureau. C'est un salon de coiffure !

Non. C'est le laxisme total !

Pour resoudre une affaire, il faut planter des graines

et attendre que ca pousse pour recolter des fruits.

Et le meurtrier court toujours !

Je n'ai aucun doute sur lui.

Qu'attendez-vous pour l'arreter ? Un nouveau meurtre ?

Commissaire ! J'ai trouve quelque chose.

Bonjour, monsieur Tricart. Je ne vous avais pas vu.

J'ai l'habitude. Bonjour, Marlene.

Regardez.

Excellent, Marlene. Excellent !

L'etau se resserre sur notre coupable.

Vous vouliez me voir ?

Commissaire ! Quelque chose me chiffonnait.

Cette histoire de strychnine, dans les poumons d'Emilie.

Surtout que je n'ai rien trouve dans ses cloisons nasales.

Alors j'ai preleve un peu d'epiderme

et je dois dire que les resultats m'ont scie.

Elle en avait plein la peau.

Glissant, vous etes genial.

Oui...

Une petite question

d'ordre scientifique...

qui concerne les performances masculines,

a partir d'un certain age.

Si on observe les sportifs, elle decline.

Normal. Les poumons et les muscles se retractent,

les arteres se bouchent.

Et ca concerne aussi les performances plus...

Plus intimes ?

Une etude dans une revue scientifique

parlait du virage de la mort des 50 ans.

Quel rapport avec l'enquete ?

C'est ce que j'essaie de trouver.

Je vous remercie, docteur.

Cet article parlait des moyens

pour ne pas tomber dans le fosse.

Ah oui ? Lesquels, par exemple ?

Ca ne me revient pas. Je peux faire des recherches.

C'est urgent ?

Dans une affaire de meurtre, tout est urgent.

Je vais voir.

Si Popaul est en danger, je vais mobiliser les troupes.

Oui.

Merci.

Eh ben, dis donc !

Tu pionces encore, toi ?

Confucius ?

Confucius !

Je vous en prie, chere madame.

Madame Dujardin !

Je suis tellement heureuse de vous rencontrer.

Vous savez. Je n'utilise que des rouges a levres de votre marque.

Nous sommes tres heureux de l'apprendre, Marlene.

Merci.

Je peux savoir pourquoi vous m'avez convoquee, commissaire ?

Connaissez-vous cet homme ?

- Jamais vu. - Tiens ! C'est curieux.

Ma secretaire adore lire les revues et rien ne lui echappe.

Apportez-moi l'article que vous m'avez montre, Marlene.

Oui, commissaire.

Je devore tout ce qui concerne les celebrites, la vie mondaine.

Dont vous etes une figure incontournable.

Ainsi que votre ami,

Martial Marchetti.

Ce qui lui est arrive m'a brise le coeur.

- Il etait si drole ! - Oui, effectivement.

Vous avez l'air de bien vous amuser, la.

Mais... qui est ce troisieme larron ?

Je n'ai pas mes lunettes de vue.

Marlene.

Merci.

C'est lui dont vous m'avez montre la photo ?

J'ai du le croiser, alors.

Les photographes vous font poser avec n'importe qui.

Sauvignac n'est pas tres recommandable.

Je vous l'accorde. Vous le savez mieux que personne.

Mais c'est Martial Marchetti qui en a fait les frais.

Vous ne voulez pas voir son assassin sous les verrous ?

En quoi ca me concerne ?

J'ai besoin de votre temoignage pour le confondre.

Adrien m'a fait la cour.

Il s'est immisce dans ma vie.

Et il m'a depouillee. Tous mes bijoux y sont passes.

- Vous n'avez pas porte plainte. - Pour faire les gros titres ?

Mais vous l'avez raconte a Marchetti.

C'est a cause de moi que ce sinistre individu l'a tue.

Il l'a tue, n'est-ce pas ?

Quelque chose m'echappe.

Moi aussi.

Vous ne comprenez pas comment il a tue Marchetti ?

Non ! Comment toutes ces femmes ont pu lui tomber dans les bras.

Mme Beauregard, Mme Dujardin,

Mme Clement-Roussel, sans compter Mlle Mellul.

Il n'est pas seduisant ?

Ce n'est pas l'idee que je me fais d'un homme.

Ah bon ? Et quelle idee vous vous faites d'un homme ?

Il doit etre plus mur et inspirer confiance.

"Plus mur" !

Avant 50 ans, un homme n'est pas un homme.

C'est encore un enfant.

Pas comme ce Sauvignac

qui tripote les femmes pour vivre.

Et un homme doit aussi porter un costume et une cravate !

Attendez ! "Qui tripote les femmes", dites-vous ?

Oui ! C'est forcement ca !

"Ca", quoi ?

Marlene, qu'est-ce que je ferais sans vous ?

Vous cherchez quelque chose, commissaire ?

L'assassin.

Et vous croyez qu'il se cache sous la table ?

La mort d'Emilie n'a pas affecte votre sens de l'humour.

Elle serait la premiere a vous reprocher de me persecuter.

Pour un massage,

il faut se deshabiller et s'allonger sur le ventre.

"Sur le ventre" ?

Comme ca ?

Votre visage, glissez-le vers le trou.

Et fermez les yeux.

"Fermez les yeux" !

De mieux en mieux.

Comment j'ai pu passer a cote de ca ?

Madame Clement-Roussel, vous tombez bien.

J'ai une affaire tres importante a regler avec vous.

- Mais... - Laissez-nous un instant.

Merci.

De quoi s'agit-il ?

Vous avez mange du lion ?

Mieux.

J'ai trouve la cle de l'enigme.

- Mon etat psychologique vous plait ? - Il est au beau fixe.

Vous trouvez ca drole ?

C'est le cycle de la vie.

On nait, on meurt et entre les deux...

on jouit !

Et meme quand on croit que tout est perdu,

comme par miracle, tout repart de plus belle !

Et alors on se sent plein d'energie,

jeune...

et l'avenir et le vaste monde vous tendent les bras !

Vous etes bourre ?

C'est quoi, ces conneries ?

On est sur une scene de crime !

Pour Confucius, a part le paradis pour chats,

je ne vois pas de "vaste monde" !

Si vous m'aviez ecoute, il n'aurait rien avale.

Vous avez voulu jouer aux heroines bravant tous les dangers.

Resultat : qui paye l'addition ? Confucius.

Pauvre creature innocente.

Je sais, qu'il est mort a cause de moi.

J'espere que ca vous mettra du plomb dans la cervelle.

Depechez-vous, je vous attends.

- Je bougerai pas. - Preparez vos affaires !

Ne discutez pas, cette fois !

Je partirai pas avant d'avoir decouvert la verite.

Avec vous, ca risque de prendre du temps.

J'ai une bonne nouvelle pour vous.

Vous pouvez partir.

Je connais la verite.

Ca va, Avril ?

Qu'est-ce que ca prouve ?

Ca prouve que vous avez tue Marchetti.

Votre complice a pris votre place pendant le massage de Mlle Avril.

Il se fait aussi passer pour vous a la pharmacie.

C'est un plan tres ingenieux.

On designe le coupable pour l'innocenter.

Vous gardez de bons souvenirs de votre sejour

en maison de redressement ?

Vous etiez ou, deja ?

Bois-Colombes.

Tiens, mais...

Est-ce la ou vous avez travaille, madame Constantin ?

Effectivement.

Ils ne sont pas pres de vous oublier.

Une directrice seduit un ado de 15 ans. Ca fait desordre, non ?

Et moi qui croyais aimer les hommes jeunes !

C'est moi qui l'ai seduite. Pas elle.

Tais-toi, Adrien !

Elle n'a rien fait. C'est moi, le meurtrier.

Felicitations ! Vous l'avez bien dresse.

Vous lui avez enseigne l'art de seduire les femmes pour les voler.

Viviane Dujardin,

Emilie Beauregard.

- Vous avez fait de lui votre tapin. - C'est faux.

Elle m'a toujours traite comme un homme.

Dis-leur ! Eve.

Un homme ne se laisse pas manipuler pour seduire, voler et tuer.

Vous ne savez rien de nous.

- Dis-lui pourquoi on l'a fait ! - Bonne idee !

Eclairez-nous, madame Constantin.

Pour vivre notre amour au grand jour sans avoir a se cacher.

Il faut etre riche pour se moquer des autres.

Adrien !

Elle devrait deja etre morte.

Juste un peu de patience.

Je la supporte plus.

Je tenais le coup en pensant qu'un jour on serait libres.

Au moment ou tout est regle, une becasse debarque et rafle tout.

Si on decouvre que vous etes sa fille

et donc son heritiere, je ne donne

pas cher de vous.

Je ne veux pas d'un 3e meurtre sur les bras.

Vous m'avez privee de ma mere,

pour toujours.

- Elle vous aurait jetee. - Vous etes un monstre !

C'etait elle, le monstre !

Elle n'aimait personne d'autre qu'elle meme.

C'est faux !

C'etait une femme moderne et liberee.

Exceptionnelle !

- Pourtant, elle vous a abandonnee. - Elle n'avait pas le choix.

Elle etait seule, sans boulot... Sans un kopeck !

Comment s'en sortir avec un bebe ?

- Elle l'a regrette. - Elle vous l'a fait croire.

Elle buvait le sang des enfants !

Mais d'ou vous sortez ca ?

Et elle, la, cette pauvre fille !

Elle l'a achetee pour avoir un bebe.

Elle n'aurait jamais fait ca !

On va en rester la. Madame Constantin !

C'est elle qui va tout heriter ?

Ce ne sera pas vous, en tout cas.

J'ai depose une plainte contre vous.

Ce chantage au bebe de mere pondeuse

n'est pas tres orthodoxe, mademoiselle Mellul.

Une derniere question :

qui a eu l'idee du mode operatoire pour tuer Mme Beauregard ?

Vous, madame Constantin ?

Ou vous, monsieur Sauvignac ?

Quel surnom elle vous donnait, deja ?

"Le prince aux mains d'or."

L'huile etait pleine de strychnine.

Vous faisiez penetrer le poison, jour apres jour,

dans chaque partie du corps d'Emilie Beauregard.

Les massages etaient sa drogue.

Et comme toute addiction, elle finit par tuer.

Emmenez-les en cellule.

Si un autre safari vous tente,

rendez-moi visite a Paris, commissaire.

Completement taree, cette Eve Constantin !

Et cette histoire de sang de gamin...

Certains ont trop lu Dracula !

Oui.

Les meurtriers ont une imagination debordante.

Oui. Et c'est une chance que vous vous soyez retrouvees.

En plus, tu auras tous ses biens pour t'en souvenir.

C'est surtout une maman que je voulais.

De toute facon, l'heritage semble compromis.

J'ai ete a l'orphelinat.

Mme Beauregard a voulu preserver son anonymat.

Il n'y a pas de preuves pour etablir une filiation.

Je pourrais continuer mes recherches...

Je sais que c'est elle. Pas besoin de papelard.

Tu es sure ?

Tout ce que tu pourrais faire avec cet argent !

Acheter...

quelques tenues pour votre cherie ou quelques bijoux.

Mais je suis pas sa cherie !

Non, mais laisse tomber, Marlene.

Regarde-le ! Tu ne vois pas qu'il est jaloux ?

Moi, "jaloux" ? De qui ?

De nous.

- De notre amitie. - Non, ne vous inquietez pas, Avril.

Marlene, je vous la laisse.

En dehors des heures de bureaux. Ici...

elle est a moi.

Marlene n'est a personne, c'est une femme libre.

A qui, accessoirement, je permets de gagner sa vie.

Elle peut trouver mieux. Quelqu'un qui ne la rabaisserait pas.

Demandez-lui directement au lieu de parler a sa place.

Excellente idee !

Dis-lui que t'en as marre !

Je vous ecoute, Marlene !

Bureau du commissaire Laurence, j'ecoute.

Sous-titrage : Eclair Media

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