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*-Un matin, alors qu'elle jouait, Boucle d'Or entra dans les bois.
*Ce matin-l�, les ours pr�paraient du porridge pour le petit d�jeuner.
*Le porridge �tait tr�s chaud.
*alors, ils d�cid�rent de faire
*une promenade dans la for�t.
*Alors qu'ils marchaient dans les bois,
*Boucle d'Or tomba sur une maison
*avec une porte immense.
*Comme elle avait tr�s envie d'y entrer, elle s'avan�a et frappa.
- Allez, on descend.
- Mais on n'a pas eu la fin de l'histoire.
- Tenez, j'ai fait le plein.
- Merci, bonne journ�e. Au revoir.
La porti�re grince.
...
...
...
Il imite le grincement de la porti�re.
...
...
- �a va ? - Hein ? Oui, �a va.
Je pensais � un truc.
La porti�re �met un grincement grave.
...
- �a va ? - Hein ?
- Qu'est-ce tu fous ? - Rien.
� demain.
- OK, � demain.
Il imite le grincement de la porti�re.
...
...
- Au revoir, � demain.
- Merci. C'est quoi ?
- Un croissant.
- Y avait pas de macarons ? - Non, il n'y en avait plus.
� toi.
- Chat.
- Facile. "Y a pas un chat."
- "Un chat dans la gorge."
- Bien jou�. "Avoir d'autres chats � fouetter."
- �a existe ? - Oui, si je te dis : "Range",
tu peux r�pondre : "Non, j'ai d'autres chats � fouetter."
- Mouais.
- C'est � toi, l�.
- Je mange, attends.
- Hm, hm... Tu trouves pas.
Tu trouves pas.
Tu donnes
ta langue au chat ?
Tu donnes ta langue au chat ? - Oui.'
- Y avait "donner sa langue au chat", "appeler un chat, un chat".
"Les chiens font pas des chats"...
- C'est bon.
- Y a aussi pipi de chat.
- C'est d�gueu
de dire �a, quand m�me.
- C'est une expression. - Mais c'est d�gueu.
- Peut-�tre, mais c'est une expression.
- Chavirer.
- Quoi, "chavirer" ?
- Mon c�ur a "chat-vir�"...
- Bon, allez, va mettre ton "py-chat-jama".
Et vite, sinon, il va �tre trop tard pour l'histoire.
- Charlie "Chat-plin".
- Pas mal, check.
- CHECK TARTARE.'
- "Chat" sent des pieds.'
- "Chat-kie" Chan.'
Ah oui, mais tu connais pas, du coup, c'est moins dr�le.
Je l'ai retrouv�. - Ouais.'
- On en �tait o� d�j� ?
- Ben, le Prince venait de trouver le tr�sor
gr�ce � Francis Ford le Go�land.
Et il s'est endormi � c�t� du coffre magique.
- Voil�, c'est �a.
"Francis Ford le Go�land et le coffre magique".
Alors...
Le Prince �tait endormi � c�t� du coffre magique.
Le couvercle magique de l'�norme coffre magique
se souleva dans un grincement humide.
Il imite le grincement de la porti�re de la voiture.
- C'est quoi, �a ? - Le grincement humide, tu aimes ?
- Ouais.
- Le Prince, plong� dans un sommeil profond,
avait les yeux bien ferm�s.
Allez, on ferme les yeux, ma ch�rie.
Soudain le grincement du coffre le r�veilla.
Alors, il d�couvrit le tr�sor qu'il n'esp�rait plus.
Le tr�sor des tr�sors.
Les "malmes" magiques.
- Les quoi ? - Les "malmes" magiques.
- Les "malmes" ? - Oui, les malmes.'
Comme des palmes, mais �a se porte aux mains.
Mais celles-l� �taient magiques. - Mouais...
- Allez, laisse-moi raconter.
Il sortit donc sur la place du village.
Ha, ha, ha.'
C'�tait jour de march�.
- Bonjour, Prince.
- Bonjour, Geoffrey.
Autour de lui, sur le sol,
tournoyaient les ombres des terribles oiseaux invisibles.
Le Prince ne les avait pas vus puisqu'ils �taient invisibles.
Et soudain, il l'aper�ut.
La Princesse.
- Ha, ha, ha.'
- Pritprout ?
- Oui, c'est moi, Pritprout.' Tu ne te d�barrasseras jamais de moi.
Le Go�land t'a trahi. - C'est toi,
le tra�tre.'
- Na�f, tout le monde sait que les go�lands
sont des tra�tres.' - Non, ce sont des animaux fid�les.
- Assez parl� des go�lands, dingo.'
Pendant ce temps, la Princesse vit ses derniers instants.
La princesse crie.
- OH.'
- Non.' Comment oses-tu, fils de...
patate.'
Ah.'
Cris d'oiseaux
Qu'est-ce que c'est ? L�chez-moi.'
- T'as oubli� mes oiseaux invisibles ?
- Tu as oubli� que les malmes magiques
sont plus fortes
que les oiseaux invisibles.'
Pauvre cloche.'
J'arrive, Princesse.'
Pritprout �clate de rire.
- Il est trop con.'
- Cette fois, le Prince �tait battu.
Stupide poign�e.'
Et soudain, il se rappela de l'autre pouvoir des malmes sacr�es
qui permettait au coeur vaillant de s'envoler tel un aigle majestueux.
Il prit son �lan...
et s'envola.
Acclamations
...
- �a va, �a va.
- Mon Prince, vous avez r�ussi.
- Mais oui.
En fait, �a allait, c'�tait m�me plut�t fastoche.
...
- Bravo.'
...
- Une fois de plus, le Prince avait r�ussi � sauver la Princesse.
Mais Pritprout avait plus d'un tour dans son sac.
Et de nombreuses �preuves les attendaient encore.
Merci, merci � tous.'
Merci, merci.
C'est bon ? Chut.'
C'est bon ?
Elle s'est endormie l�, non ? On remballe ?
All� ?
Les gars ? On peut peut-�tre sortir, non ?
Quelle connerie, ce truc.'
C'�tait pas mal, aujourd'hui, j'aime quand il y a de la bagarre.
Accessoiriste.'
- Malmes ?
- Allez, on d�tache la mademoiselle et on remballe.'
- Malmes, OK. - Formidable.
Merci, Beno�t.
- C'est Jacques.
- Jacques, t'es s�r ?
- H�, vous �tes pas technicien.' Et le r�glement ?
Personne � moins de cinq pas de la mademoiselle.
Sauf le Prince.
Bien s�r.
- Voil�, j'y vais.
Salut, Beno�t.
Pouh...
...
Il rit � gorge d�ploy�e.
H�, les gars, on se fait un bowling ?
Hop.'
...
Ah, Pritprout, pas mal, ce soir, non ?
- Ah oui.
- Sauf quand tu m'as trait� de con, j'ai pas aim�.
- C'est le texte, mon ami.
En revanche, le coup des malmes, un peu facile.
Et c'est l'avis de tout le monde.
- Tu es jaloux. - Moi ? De toi ?
- Oui.
- Mon vieux, t'es le h�ros, soit, mais le vrai personnage,
complexe, intense, riche... c'est bibi.
- D'accord. - Tu peux sourire.
Une bonne histoire, c'est un bon m�chant.
- Un m�chant aussi important que le h�ros ? Ha, ha, ha, ha.'
- H�, h�, h�, h�...
- Sacr� Pritprout.'
Qu'est-ce qu'on ferait sans toi ?
Barrissement
Salut, gros.'
...
Th�me de conte de f�es
...
*-Bonne journ�e, merci � tous.
...
- Super, ce dessin, c'est Pritprout ? - Oui.
- C'est son portrait crach�, bravo. - Merci.
- Et l�, il n'y a rien ? - Si, c'est les oiseaux invisibles.
- Ils sont bien faits, on les voit pas du tout.
- �videmment, ils sont invisibles. - Ah oui, pardon.
Bravo, c'est magnifique.
Qu'est-ce que vous avez fait d'autre ?
- Je ne sais plus.
- � chaque fois que je te demande ce que t'as fait � l'�cole,
tu me r�ponds �a.
- Ah si, elle nous a montr� un truc. - Montre.
- C'est � propos du pass�, du pr�sent et du futur.
- OK. - L�, tu vois o� on est, ici ?
- Ouais. - C'est le pr�sent.
Derri�re nous, c'est l� d'o� on vient, donc c'est le pass�.
Et devant nous, c'est l� o� on va, donc c'est le futur.
T'as compris ? - Oui.
- On va voir.
Si on se retourne, on a quoi devant nous ?
- Je sais pas, des Chinois au ralenti ?
- Papa, s'il te pla�t.
- Euh... le pr�sent ?
- Ben non, justement.' Le futur. Le futur, c'est toujours devant nous.
M�me quand on se retourne. - D'accord.
Et quand on est face � face, o� est le futur ?
- Facile.
Mon futur, c'est toi, et ton futur, c'est moi.
- �a, j'aime bien.
Tu veux aller o�, maintenant ?
Donc, on va dans le futur.
- Partout o� tu regardes devant.
- OK. Mets-toi en position.
Le premier arriv� dans le futur a gagn�.
- Y a pas de probl�me.
- Un... Deux...
H�, tricheuse.'
Elle �clate de rire.
- Allez, d�p�che-toi, papa.'
On va le rater.
D�p�che-toi. - C'est bon, j'arrive.
T'es pas le chef, non plus.
Je t'ai mis un jus de pomme et des P'tits Filous.
�a va, je rigole.
- Tr�s dr�le.
- C'est un grand jour, profites-en.
- Je vais au coll�ge, papa, y a pas de quoi appeler les journaux.
- Je comptais pas les appeler,
mais le 1er jour de coll�ge, c'est important.
- Je connais personne, en plus.
- T'inqui�te pas, �a va bien se passer.
...
Brouhaha
...
Sonnerie
- Ce qui va changer par rapport � l'�cole primaire,
c'est qu'on va vous demander d'�tre plus autonomes.
Vous allez devoir g�rer
votre emploi du temps, vous allez avoir un casier,
on va vous demander d'�tre grands
et de prendre des responsabilit�s.
Alors, moi, je suis
votre professeure principale.
Vous en aurez d'autres en fonction des mati�res.
Brouhaha
...
- Salut. - Salut.
- Je peux m'asseoir ? - Ouais, vas-y.
- T'attends le bus ?
- T'es s�rieux, l� ?
- Non, je d�conne, t'inqui�te.
Mais tu prends lequel ?
- Le 318.
- Cool, je prends le m�me.
Un bus approche.
- Tada.' �a va, Princesse ?
�a s'est bien pass� ? - Ouais, ouais.
- Bonjour, je suis le papa de Sofia.
- Bonjour. Max.
- Bonjour. - Enchant�.
- Enchant�.
Je t'ai apport� des macarons...
- Merci de pas me faire passer
pour une d�bile...
- Attendez-moi, je monte aussi.'
Bonsoir. - Bonsoir.
Quel �tage ? - Cinq.
- Comme nous.
- Vous avez repris l'appartement de Mme Massadian ?
- Ouais, c'�tait ma grand-m�re. J'ai h�rit�.
- D'accord.
- On l'aimait beaucoup. - Merci.
Oh, je vous avais pas reconnu, vous �tes le veuf, c'est �a ?
�a va ?
- Oui, �a va.
- Pardon.
C'est pas du tout ce que je voulais dire.
Je suis d�sol�e.
- C'est pas grave.
D'autant plus que oui, c'est moi, le veuf.
C'est pas comme si vous aviez dit : "Voil� le cr�tin des Alpes."
- Ou "l'abruti du cinqui�me".
- Oui, voil�, merci.
- On s'�tait vus une ou deux fois quand je venais voir ma grand-m�re.
Elle m'avait parl� de vous, c'est pour �a.
C'est pour �a.
Sinon, il y a d'autres gens dans l'immeuble, des locataires,
ou il n'y a que nous ?
- Il n'y a que nous, et ils veulent le d�truire.
- Ah bon ? - Enfin,
quand on sera partis. - Ah, OK.
- Bonsoir. - Bonsoir.
Si vous avez besoin de quoi que ce soit,
je suis l�.
Coup de main, baby-sitting, bricolage.
Vous savez o� me trouver.
- OK.
Bonsoir.
- Bonsoir.
- Bonsoir.
- Bonsoir.
- Ben dis donc...
- Quoi ? - Rien.
"Bonsoir..."
- Je vois pas de quoi tu parles. - Bien s�r.
- N'importe quoi. Tu te fais des id�es, ma petite.
- Abrutie.
Mais quelle abrutie. "C'est vous, le veuf ?" Je suis nulle.
Puis "bricolage"...
Bricolage.'
- Tu sais, papa, si tu veux voir quelqu'un, tu peux.
- Merci, mais j'ai pas envie.
- Je te le dis, c'est tout.
- Je ne veux pas voir quelqu'un.
- OK.
Mais par rapport � moi
et par rapport � maman,
si tu voulais, tu pourrais.
- La question ne se pose pas car je ne veux pas voir quelqu'un.
- Bien s�r.
Mais au cas o�.
- Bon, il est l'heure d'aller se coucher.
Maintenant.
*-Le Prince est demand� sur le plateau dans deux minutes.
*D�but de l'histoire dans deux minutes.
Th�me guilleret
...
- Tu es un prince arabe
envoy� pour d�jouer le complot du vizir Pritprout contre la Princesse.
Tu es d'une grande lign�e : �me pure, fier, enfance difficile.
P�re absent, m�re surprotectrice,
tu as �t� choisi sur le tr�ne � la place de l'a�n�,
donc grosse culpabilit�,
complexe d'inf�riorit� larv�, etc.
La situation se passe dans un somptueux palais byzantin,
c'est une f�te, avec des milliers d'invit�s.
Des danseuses du ventre, des musiciens par dizaines,
il y a des autruches, des tigres, des �l�phants, des maharajahs.
C'est pharaonique. Attention les yeux.'
Pourquoi �a s'ouvre pas ?
Que se passe-t-il ?
- Un probl�me ? - Oui, c'est bloqu�.
C'est la premi�re fois que �a arrive.
Je ne comprends pas. Alarme, sir�ne
Qu'est-ce qui se passe ?
...
Qu'est-ce qui se passe, je peux avoir une explication ?
- Pas d'histoire,
t'es s�re ?
C'est dommage.
Il y avait des �l�phants, des maharajahs,
des tigres, de la magie.
Non, mais d'accord. OK, mon b�b�.
- Je suis fatigu�e.
- Bien s�r, dors.
Tu pr�f�res que je te la raconte demain ?
- On verra, d'accord ?
Papa, j'ai 11 ans.
Je peux me les faire seule,
mes histoires, tu comprends ? - Bien s�r, t'inqui�te.
Bon, ben, alors, bonne nuit.
- Bonne nuit.
- Dors bien, mon amour.
- Papa ? - Oui ?
- Tu m'en veux pas ? - Mais non.
Tu es folle, tout va bien. Bonne nuit.
- Allez, on se r�veille.'
On remballe, les gars.' On se d�p�che.'
Allez, entrez l�-dedans.
*-Attention : histoire finie avant de commencer.
*Je r�p�te : histoire finie...
- Ah, il est l�. J'en �tais s�r,
je le voyais arriver gros comme une patate.
C'est la fin, mon pote.' - La fin ?
Tu n'as pas compris qu'il n'y a jamais de fin ?
�a reprend � chaque fois.
T'as toujours pas remarqu� ? Pff.' "La fin"...
- Cette fois, je te le dis, �a va pas reprendre.
Et l�, on va rigoler.
Tu vas voir comment �a fait de ne plus �tre le h�ros de l'histoire.
T'es plus qu'un pauvre type
qui sert � rien.' Ha, ha, ha.'
*Des haut-parleurs diffusent une comptine.
*...
- Mes cl�s... Mes cl�s, mes cl�s, mes cl�s.
J'ai oubli� mes cl�s.
Que se passe-t-il aujourd'hui ?
*...
Bien...
*...
Th�me m�lancolique
...
*-Histoire dans 3 minutes. On demande le Prince.
*Le Prince est attendu sur le plateau dans 3 minutes.
- Ah.' Alors, c'est reparti ?
- Deux histoires dans la m�me soir�e, c'est n'importe quoi.'
- L'important, c'est que �a reparte. Peu importe les petits soucis.
- Excusez-moi, monsieur.
On n'entre pas, l'histoire va commencer. - Pardon ?
- Mettez-vous sur le c�t�
pour laisser passer les personnages. - Je suis un personnage.
Je suis m�me LE personnage.
- D�sol�, uniquement ceux de l'histoire.
- C'est une blague.
- Allons, le Prince va arriver.
- Mais je suis le Prince. Vous �tes compl�tement fou.
- �cartez-vous, il arrive. *-Tout le monde en place.
"Everything about you" (Ugly Kid Joe)
...
- I hate the rain and sunny weather
And I hate...
- Salut, Beno�t.
- C'�tait quoi, �a ? - Le Prince.
- Le Prince ?
Je suis le Prince, �a, c'est un b�b�.' Vous voyez bien qu'il me ressemble pas.
- En effet, oui.
- Bon, �a suffit.
Comment vous avez fait �a ?
Depuis quand on est plus fort que moi ? *-Attention, histoire dans 7...
- Il se passe quoi, l� ?
- Ici, Jacques, j'ai un Code 2 � l'entr�e principale.
- Bonjour, Prince. - Bonjour.
- Bonjour, Prince. - Bonjour.
C'est pas par l�, ma loge. - Nouvelle loge, monsieur.
- Mais on s'�loigne beaucoup des studios.
- Quartier des personnages secondaires. - Quoi ?
Vous avez dit quoi ? - Bienvenue chez vous.
- Qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
Mais c'est minus... Oh.'
Oh.'
Oh.'
Vous savez qui je suis ?
Vous savez pas qui je suis.' Ben, vous allez voir qui je suis.
Vous allez voir qui je suis. Grincements
...
Ils vont voir qui je suis.
- Prince ?
- Oui ?
- Que faites-vous ici ?
Qu'est-ce qui se passe ? - Vous �tes transparente.
- Pas du tout. - Si, c'est bizarre.
- Ben non, je suis pas transparente.
D�sol�e.
- Et donc, vous avez une porte.
- Oui, c'est mon personnage : la Femme � la Porte.
Il y a 2-3 ans, vous traversiez les mers de l'extr�me nord
et vous avez crois� une femme avec sa grand-m�re.
Tadam.'
- Hm...
Non.
- C'est bon, tout le monde m'a oubli�e.
Je pensais que je serais rappel�e � un moment dans l'histoire,
mais non. On tambourine � la porte.
Mon Dieu.' - Quoi ?
- Il y a quelqu'un ?
- Ils vous ont donn� ma loge
parce qu'ils veulent m'envoyer aux oubliettes.
- Aux ou...
- ...bliettes. Les oubliettes,
vous voyez ce que c'est ? - Oui, merci.
- C'est pas un malentendu, vous �tes le prochain sur la liste.
Ils vous mettent ici
et apr�s... aux oubliettes.'
- C'est peut-�tre un gentil voisin.
- C'est la r�gie. Ouvrez.'
- Ne dites rien. Ils vont partir.
- Ouvrez, on va pas partir.'
- Dites-leur
de revenir plus tard, que vous prenez un bain.
- Je ne prends pas de bain.
- Je sais, mentez. - Non.
- Vous �tes demand� sur le plateau.
Il y a un r�le pour vous.
- Non, c'est un pi�ge.
- Non, il y a un r�le. - D�p�chez-vous,
�a va commencer.
- Il y a des essayages � faire. - C'est pas vrai, c'est un pi�ge.
- Il y a vraiment un r�le ?
- Ouais.'
- C'est pas un pi�ge ? - Non.
- Mais si. - Entrez.'
- �a marche toujours avec les personnages secondaires.
On a des informations comme quoi
un oubli� serait cach� ici.
Il frappe � la porte.
Y a quelqu'un ?
- N'essayez m�me pas de m'attraper.'
- Allez, fini les vacances.
- Allez-y mollo, vous voyez bien que c'est une folle.
- Trois ans sans r�le, �a a assez dur�. - Les oubli�s aux oubliettes.
- Te laisse pas oublier, Prince.'
- Les oubliettes...
- Retrouve un r�le dans l'histoire, n'importe lequel.'
Courage.' Et n'oublie pas que t'es le meilleur.'
T'es le Prince.'
Les gens te kiffent.'
- Aux oubliettes...
Brouhaha
...
Th�me m�lancolique
Un bus approche.
...
- Regarde le sac de Sofia.
T'as vu la petite �tiquette, le petit pr�nom ?
- Le petit coeur rose.
- H�, Sofia, demande � ta m�re de t'acheter un sac parce que l�...
On n'est plus en primaire.
...
- Ce week-end, on pourrait aller t'acheter un nouveau cartable.
- Pourquoi ? - Je sais pas, comme �a.
Pour en avoir un nouveau.
- Non, merci, j'ai pas besoin.
- Par contre, par rapport � ce qui s'est pass� tout � l'heure...
Quelqu'un sonne.
- Bonsoir, je vous d�range pas ? - Ben, on est � table.
- Bien. Vous savez comment marche le bip du garage ?
- Non.
- Impossible de le faire marcher de l'int�rieur.
De l'ext�rieur, oui,
mais de l'int�rieur, je dois faire le tour,
aller devant la porte pour l'ouvrir et sortir.
Il doit y avoir un truc. - Je sais pas,
j'ai pas de voiture. - Ah.
C'est peut-�tre les petites piles.
Vous n'en auriez pas ?
- Non, d�sol�. - Je vais voir avec le syndic.
- Voil�.
- Ils sont r�actifs ou... - Je m'excuse, mais...
c'est pas le moment, l�. - OK.
- Bonsoir.
- Bonsoir. Excusez-moi.
"Le syndic est r�actif ?" La pauvre fille...
J'aurais d� lui parler de la taxe d'habitation, j'ai pas eu le temps.
"Petites piles"...
- C'�tait la voisine ?
- Oui.
- Elle est sympa.
- Ouais. - Je veux pas me m�ler
de ta vie priv�e, bien s�r.
(le Prince) - Mais vous vous souvenez de moi ?
- Ben oui. - Pourquoi on ne m'appelle plus ?
M�me pour faire un petit truc, je comprends pas.
- C'est vrai, on ne vous voit plus trop, comment �a se fait ?
- C'est �a que je vous demande. - Ben oui, hum...
Oui, oui.
J'ob�is aux ordres, moi.
On me dit d'aller chercher le Prince j'y vais.
D'aller chercher l'autre Prince, j'y vais.
D'aller chercher le lapin, j'y vais. D'aller chercher la poule...
- �a va, merci.
Si on peut �viter de faire
toute la basse-cour. - Certes.
- Mais qui vous donne les ordres ?
Qui d�cide de tout �a ?
- Ah �a...
Tiens ? J'y avais jamais pens�.
Qui d�cide de tout �a ?
Poh.'
� propos,
j'allais oublier.
Il lui arrache son �toile.
- Salut. - Salut.
- Je peux m'asseoir ? - Oui, vas-y.
- Tu fais quoi ? - Rien, je dessine.
- Comment dire... Mes parents partent en week-end,
du coup, mon fr�re fait une f�te. �a te dit de venir ?
- Ben ouais.
Samedi, c'est bon.
Je viens. - Cool.'
Par contre, c'est le soir, c'est pas g�nant ?
- Tu rigoles, mon p�re est hyper cool.
- Une f�te le soir, je suis pas trop pour.
C'est qui, cette fille ?
- Une copine. - �a va, j'imagine bien
que tu la connais.
- Ben quoi, alors ?
- Dis-moi son nom, d�j�. - Je vois pas
ce que �a change.
- C'est mieux que de pas le savoir.
- OK. C'est M�lanie.
- M�lanie ?
- Oui, M�lanie. Je vois pas ce qu'il y a de...
- Hm, hm.
- Donc, c'est bon, c'est OK ?
- A priori, oui. Mais tu me donneras le num�ro de ses parents.
- Pour quoi faire ?
- Ben, �a se fait, c'est tout. - On n'est plus des gamins.
Et y aura pas les parents.
- Pardon ? - Enfin, si, mais ils seront pas avec nous.
Ils nous feront pas un spectacle de marionnettes, on a 11 ans.
- Exactement, vous avez 11 ans.
Et pourquoi tu fais des myst�res ?
Cette copine qui a pas de nom,
les parents qui ont pas de t�l�phone, qui vont �tre l�, mais finalement non,
me prends pas pour un d�bile. - Mais non.
C'est toi qui fais des histoires. T'es p�nible en ce moment.
- Peut-�tre que je fais ma crise d'ado. Vu que je viens de rentrer au coll�ge,
je me la raconte un petit peu.
D�sol�, mon corps change, je deviens une jeune femme.
C'est pas �vident, c'est p�nible pour les gens autour.
Donc, je m'en excuse.
Je plaisante.
- C'est tr�s malin de faire �a.
- Allez, "check tartare".'
- Non, t'es �nervant.
- Je plaisante, ch�rie.
Elle claque la porte. Je plaisantais.'
*Th�me de parc d'attractions
L'�l�phant barrit.
Quelqu'un frappe et entre.
- C'est moi.'
- Pritprout.
- Tu fais quoi ?
- Rien, je r�fl�chis, figure-toi.
- Tu r�fl�chis ? Voil� autre chose.'
Mais �a va ?
- Ha, ha, ha.' Mais �a va tr�s bien, pourquoi cette question ?
- �a a l'air.
Mais tu bosses, t'as des projets ?
- M'en parle pas, si les journ�es pouvaient avoir
30 heures,
�a m'arrangerait.
- T'es fini, quoi. - Voil�.
- Mon pauvre ami.
Quelle ironie, quelle cruaut�, quelle tristesse.
Pff.' Oh l� l�.' Mais qu'est-ce qu'ils ont fait de toi ?
- Je sais pas.
- J'imagine que tu sais pas.
Tu sais quoi ? Suis-moi.
J'ai peut-�tre une id�e pour toi.
- Qu'entends-tu par "enlever le nouveau Prince" ?
- Ben, on l'enl�ve,
plus de nouveau Prince, hop, plus de nouvelles histoires.
Et pouf, tout redevient normal, bim.'
- OK, tu l'enl�ves, mais apr�s, t'en fais quoi ?
- Aux oubliettes.
- Aux oubliettes ?
Les oubliettes...
- Tu vois ce que c'est ? - �videmment.
Oui, l'autre...
"Tu vois ce que c'est ?" N'importe quoi.
- C'est quoi, alors ? - Les oubliettes ?
- Ouais.
- Les oubliettes...
C'est pas si �vident � expliquer, les oubliettes.
- Tu sais pas.
- Non. - C'est l� o� on envoie les personnages
qui ne sont plus dans aucune histoire.
Au d�but, ils ne font rien, mais quand ils deviennent transparents,
hop, aux oubliettes.
- Et ils y font quoi, au juste ?
- Rien, on les oublie.
Ils disparaissent.
Pour de bon.
- Waouh.
- Eh ouais, waouh...
Tiens ? C'est ce que je cherchais.
On pourra mettre le petit dedans. �a �vitera qu'il se d�batte.
- Comment �a ?
- Il sera endormi,
il sera tr�s bien. - Il sera tr�s bien... Pff.'
- Quoi, "Pff" ? T'es dans la vraie vie, l�.'
Pour t'en sortir,
tes pirouettes suffiront pas.
C'est � deux qu'on peut gagner, faut qu'on soit comme �a.
- Comme un pistolet ?
- Comme les doigts de la main.
- Je sais pas trop "les doigts de la main".
�coute, Pritprout.
Les enl�vements, les oubliettes, c'est pas pour moi.
Je vais changer de strat�gie,
je vais attendre que �a s'arrange. En fait, je vais rien faire.
Pas mal, non ?
- Mais t'es un abruti. - Non.
Je suis gentil.
Tu ne saisis pas la nuance.
- Infime, la nuance.
- Peut-�tre.
Mais c'est ce que je suis.
Le gentil.
- Le gentil cr�tin, oui.
Quelqu'un frappe.
- Je te d�range ?
- Je-suis-occup�e, OK ?
- Est-ce-que-je-peux-te-parler ?
- Quoi-encore ?
- On se parle normalement ?
- Vas-y.
- Joli dessin.
- C'est �a que tu voulais me dire ?
- Non, je voulais juste m'excuser
pour tout � l'heure.
C'est pas �vident pour moi. Des fois, je te parle
trop comme � une adulte, des fois, trop comme � un b�b�.
T'aimes bien
quand on est f�ch�s, toi ?
Allez, viens.
C'est OK pour samedi.
- Merci, papa. - Mais que ta copine dise
� ses parents de m'appeler, d'accord ?
- OK.
- Check tartare.'
Tu me files un coup de main ?
Dis donc, les parents de M�lanie ont toujours pas appel�.
- Ben, c'est pas catastrophique, si ?
- Non, mais bon...
Tiens, va ranger �a.
Le t�l�phone bipe.
Tu peux m'expliquer ?
Tu te fous de moi, tu me prends pour un d�bile ?
- Pardon. - Non, y a pas de "pardon".
Il suffit pas de s'excuser.
Si je peux plus te faire confiance, je fais comment,
je t'interdis tout ?
Pourquoi tu m'as menti ?
Pourquoi ?
- Je sais pas. - Tu sais pas ?
C'est fini l'anniversaire, termin�. T'es punie.
Tu vas nulle part.
Puis c'est quoi ce Max, qui parle en "wesh" ?
Tu parles en "wesh" ?
- Non.
- Y en a plein vos textos.'
- T'as regard� mes textos ?
- Oui, un probl�me ? - C'est toi qui me parles de confiance ?
- N'essaie pas de retourner la situation.'
- Tu lis pas mes textos.' - Si, je suis ton p�re.'
Quelqu'un sonne.
- Je vous d�range pas ? - Si.
C'est pas le moment. - Vous n'auriez pas une perceuse ?
- Une perceuse ? - Oui.
- C'est fou, vous venez toujours au mauvais moment.
Vous avez aucun sens du timing.
Une perceuse, l�, maintenant ? - Oui.
- Ben non, c'est pas Kiloutou, ici.
- Ah. - Bonne soir�e.
Bon, toi, tu vas dans ta chambre.
Et t'en sors pas de la soir�e, compris ?
La porte claque. Compris ?
On reprend le plan.
- Le plan ?
- Oui, celui de se d�barrasser de ce petit Prince de... pacotille.
Ce fils de... pignouf.'
- N'en dis pas plus, c'est parti.
Je mets mes sandales.
Bouillonnement
- C'est un jacuzzi
que j'entends ? - Oui.
Ben oui.
- Pourquoi j'ai pas �a, moi ?
- Pose l'arbre � droite.
(le petit Prince) - C'est qui ?
- C'est oim.'
- Qui ?
- Oim. J'inverse.
- Quoi ?
- C'est moi.
Il comprend rien, cet abruti.
- C'est une blague ? - Fais pas le malin.'
- C'est quoi ce foutoir ?
*Comptine Cris de lutte, coups
... ...
Il a pas l'air bien, l�. On n'a pas de l'arnica ?
- De quoi ?
- De l'arnica. - Je suis pas pharmacien.
- �a va, petit ?
- � droite, direction les oubliettes.
J'adore quand un plan se d�roule sans accroc.
Toi et moi, on est imbattables. La t�te et les muscles.
- Je me sens un peu con con, quand m�me.
- On est bien d'accord.
Moi aussi, je te sens un peu con con.
- Et s'ils nous interrogent ?
- On y va tranquille.
Naturel. - OK.
Tu veux bien pr�ciser "naturel" ?
- T'occupe, continue. Ne les regarde pas.
Et ne r�ponds pas. - D'accord.
- H�, vous.'
Vous allez o� ? - On doit ramener un tronc.
- Laissez-le � l'atelier.
Juste derri�re vous. - Merci.
- Mais t'es compl�tement con,
je t'avais dit "tout droit".
Laisse tomber.
Reviens, reviens.
- C'est o�, l'atelier ? - L�.'
T'es compl�tement stupide.
Faut trouver un moyen de sortir d'ici. - Oui.
Flap flap des malmes
...
...
...
Sonnette
- Oui ?
- Oui, bonsoir, c'est moi.
- Oui, et ?
- Et rien, je...
- Alors, une seconde.
C'est pas le moment, l�.
Encore une petite seconde.
- Si je vous d�range, je peux... - Non, non, c'est bon.
Oui ? - Bonsoir.
Je voulais juste...
- Vous excuser ?
- D'une certaine mani�re, oui.
- Un peu maladroite.
- Oui.
Vous avez raison, je m'excuse.
Mais c'�tait pas le moment parce que...
- Vous entrez boire un verre ?
- Ah oui, vous allez vite, quand m�me.
- Si vous pr�f�rez vous �taler sur le palier, moi, �a...
- Ben... OK.
- Entrez.
- OK. OK.
*Chanson romantique
Ah ouais, �a a bien chang�.
- Ben, forc�ment, oui.
- C'est carr�ment plus le m�me appart.
- C'est carr�ment plus le m�me locataire, donc...
Ma grand-m�re avait 93 ans, donc j'ai un peu chang� la d�co.
- Oui, forc�ment.
- J'ai un peu moins la passion
des assiettes accroch�es au mur.
Je vous taquine. Vous voulez quoi ?
Du vin ? - Oui.
- Blanc ? - Oui.
- �a tombe bien, j'ai que �a.
Asseyez-vous.
*...
- Je suis d�sol� pour tout � l'heure.
C'est la premi�re fois qu'on s'embrouille avec ma fille.
- Non, �a va, c'est oubli�.
Puis c'est moi,
c'�tait pas le bon moment. - Voil�.
- Euh...
La bonne r�ponse, c'�tait : "Non, c'est pas de votre faute."
- Oui, pardon, �videmment.
�videmment, c'�tait pas de votre faute.
Je sais pas ce qui m'a pris de m'�nerver comme �a.
�a m'arrive jamais.
Mais le coll�ge, l�...
L'entr�e au coll�ge, c'est perturbant. - Vous rentrez en 6e ?
Vous avez redoubl� ?
- Non, pas moi.
Pardon.
Il rit.
...
- Je sais que c'est compliqu�. Pourquoi vous vous �tes f�ch� ?
- Elle m'a menti. - Ah.
Sur quelque chose de grave ? - Non, mais elle m'a menti.
C'est �a qui compte.
J'allais pas laisser passer �a.
- Vous avez jamais menti ?
- Si, mais bon...
- Vous n'allez pas vous d�chirer pour �a, non ?
Mettez votre orgueil de c�t� et allez vous excuser.
Et dites-lui un truc gentil.
- Ah oui ? Pour vous, c'est aussi simple ?
- Ah oui.
Vous voulez rester f�ch� avec elle ?
- Non, mais je lui donne l'exemple.
- En boudant, donc.
- �a a l'air bien ce que vous dites, mais pardon d'�tre direct,
vous n'avez pas d'enfant, donc vous n'avez
aucune id�e des cons�quences...
- Je suis p�dopsychiatre.
- Ah oui ?
- Non, je rigole. Rires
Par contre, j'ai un p�re.
Et � un certain �ge, j'aimais bien qu'il me laisse un peu d'air.
- Hm.
Elle sanglote.
...
- J'en ai marre.'
Marre.'
Papa ?
...
- �a alors ? Un gros nuage noir. J'en avais jamais vu.
- T'as raison.
- H�.'
Que faites-vous encore l� ? - Nous ?
- Approchez.'
- On arrive.'
Quand je dis : "Partez", on prend le gamin et on d�gage en courant.
- OK. - Bien.
- Mais tu veux pas dire : "Partons" ?
Comme c'est nous qui partons, c'est plus simple pour moi.
- OK, si tu veux. - Merci.
- D�p�chez-vous.'
- Oui, on vient, on pr�vient les autres.
Bon, reste tranquille, naturel, voil�.
Souris, souris.
� vos marques, pr�t...
Feu ? Partons.
� droite.' Droite, droite.
Ah.' �a, c'est la gauche.'
D�gagez.'
- Molosse, �a te dit d'�tre le h�ros de la nouvelle histoire ?
- Moi ? - Oui, toi.
Vite, il faut voir avec eux l�-bas.
Allez, mon gaillard.
C'est ton jour, je crois en toi.
- Merci.
- Va, tu peux les convaincre.' Attrape-les.'
Allez.' - Poussez-vous.'
- Allez, ils ont besoin de tout le monde.'
Il y a des r�les pour tout le monde.'
Histoire dans trois minutes.' - Laissez-nous passer.'
- Allez, les gars.'
C'est reparti.'
C'est reparti. - Impressionnant.
- N'est-ce pas ?
C'est beau. - Oui, magnifique.
Exploiter le d�sespoir des gens, j'adore.
- C'est s�r.
- Cynique, efficace.
Je dirais m�me fourbe. - Bon, �a va, merci.
- Franchement, l�...
J'ai fait pas mal de crasses dans ma vie, mais l�, on est au top.'
- �a va, on a compris.'
Merci pour le verre et le...
- Le conseil.
- Voil�.
- Revenez quand vous voulez. - Vous aussi.
Passez.
- OK. Demain ?
- Demain, oui.
- 16 h ?
- 16 h, OK.
- Ce sera le bon moment ?
- Bonne nuit.
- Oui, bonne nuit.
- Sofia ?
Sofia, tu dors ?
Sofia...
Sofia, je sais que tu dors pas.
Tu veux pas me parler ?
*Morceau R'n'B Brouhaha � l'int�rieur
Sonnette
- Salut, tu veux quoi ?
- Je suis invit�e.
- T'es s�re ? Y a une garderie dans l'immeuble ?
- Je suis invit�e par Max.
- Ah, OK. Max.'
Tu fais du baby-sitting, maintenant ?
- Arr�tez, c'est mon invit�e. Viens, Sofia.
- "Mon invit�e"... - Ferme-la, toi.
C'est les copains de mon fr�re, ils sont teub�s.
- Tu vas pas rester f�ch�e jusqu'� ta majorit� ?
Si ?
Bon.
J'y vais, alors.
Bonne nuit.
Tremblement de terre
...
Leurs voix chevrotent.
Fracas, bris de verre
- Qu'est-ce que t'as foutu ? - Moi ? J'ai rien fait.
- Arr�te. - Blblblblblb...
- Arr�te. - Blblblblbl...
- Arr�te tes "blblblblblbl".'
...
Il hurle.
...
L'�l�phant barrit.
Explosions, cris
...
L'�l�phant barrit.
- Qu'est-ce que... - Aaah.'
- Merci. - C'est normal.
Je t'avais dit que j'�tais gentil. - � ce point-l�...
*...
*La comptine s'arr�te.
Craquements, grincements
...
- La Princesse est en danger.'
- Attends, il faut se d�barrasser de... - Pas le temps, j'y vais.
- Deux minutes, le monde va pas s'�crouler.
- Ben...
- OK. R�fl�chis :
puisqu'elle ne l'a pas oubli�,
si on s'en d�barrasse et qu'elle l'oublie,
ce sera � toi d'y aller,
mais avant, ce sera � lui puisqu'elle ne l'a pas oubli�, compris ?
- Je suis pas s�r. - Fais-moi confiance.
Tu viens de me sauver
et tu ne pourrais pas me faire confiance ?
Miaulement
- Bon, OK, allons-y.
...
- Oh, c'est magnifique.
- C'est bon, d�p�che-toi.
- Pourquoi moi ?
- C'est ton plan, puis c'est toi, le m�chant.
- D'accord, c'est moi le m�chant.
Je pensais qu'on avait d�pass� �a.
Qu'on n'en �tait plus l�, qu'on fonctionnait en �quipe.
Mais si c'est moi le m�chant, je le prends.
Pas de probl�me.
C'est bizarre, il est super lourd, d'un coup.
- Ah bon ?
Mon pauvre Pritprout, t'es vraiment pas sportif.
Bon, je te le mets l�, comme �a, tu n'auras plus qu'� le pou...
...sser.'
Rire mauvais
- C'�tait mon plan depuis le d�but.'
Pauvre na�f.'
Th�me m�lancolique
...
Sifflement
...
- Oh...
Alors, c'est �a, les oubliettes.
Oh non, mon legging,
il est tout sale, maintenant.
Pritprout, tra�tre.'
Comment j'ai pu
lui faire confiance ? Je dois sortir d'ici.
- C'est le prince ? - Mais oui.'
- C'est quoi, �a ?
- Excellence.'
- C'est qui ?
- Ils sont transparents, ce sont des oubli�s.
- On se retrouve, amigo.
- Vous vous connaissez ? - Euh...
- Il peut pas se souvenir, tout le monde nous a oubli�s.
- Nous, on t'a pas oubli�, vermine.' On va terminer notre discussion.'
- On en discutera apr�s, cow-boy. Comment on sort d'ici ?
- Welcome to the "oubliettes"!
Personne sort d'ici.
- Comment �a, personne ? - Personne.
Si quelqu'un dit : "Y a personne", s'il n'y a personne, �a veut dire que...
- Trop long. Moi, je vais sortir d'ici.
- Mais non, c'est non.'
Tu comprends ?
Non.' N.O.I.N..'
Tu veux te battre ? Vas-y, d�gaine, muchachos.
Hm.'
Hm.'
Hm...
- �coute, sois gentil, va te faire pousser des bras.
- Minable, tu me juges pour la "courtesse" de mes bras ?
Je vais te donner des mini-claques.'
- Apr�s. Qui vous a dit qu'on ne pouvait pas sortir ?
- Prince, on ne sort pas d'ici, point.
- Blablabla.' Mais qui vous a dit �a ?
- C'est pas qui, le probl�me. �a a toujours �t� comme �a.
Je me souviens...
- Trop long encore.
Rires
- Pourquoi il rit, lui ?
- On perd notre temps
� parler avec des personnages de b�b�s.
- De b�b�, moi ? Bats-toi.'
- On se calme, on se reconcentre.
Qui est arriv� dans les oubliettes en premier ?
- La Reine.
- Il y a une Reine ?
On va voir la Reine.
- Allons-y.'
- Allons-y.
Allons-y, les copains.
- On sait pas o� elle est.
On a oubli�. - Comment �a ?
- C'est le probl�me des oubliettes, en m�me temps.
- Moi, y a deux trucs dont j'arrive jamais � me souvenir.
Le premier, c'est...
Salet� de m�moire.'
Il faudrait pouvoir retourner dans le pass�,
� l'�poque o� on n'avait pas oubli� les choses.
- Bizarrement, je suis d'accord avec lui.
Pour retrouver ce qu'on a oubli�, il faut retourner
dans le pass�, et le pass�...
c'est par l�.
- Par l� ? - Non, par l�.
- Allons-y. - Du coup, on va o� ?
- Par l�, le pass�, c'est derri�re toi.
Suis-moi, en me pr�c�dant.
- C'est pas possible, des vrais manchots, ces pingouins.'
- H� oh, cow-boy.'
C'est pas comme si t'avais des bras magnifiques, non plus.
- Les personnages sont de plus en plus b�b�s.
On est dans la bonne direction.
Au temps pour moi, j'ai pas pr�venu.
- "Au temps pour moi" ? Mais �coutez-moi ce pauvre type.
- Excuse, vieux. Allez. - Pied tendre.
- Allez, les copains. Continuons. - Mains d'argile et fesses de velours.
- Pauvre Prince, �a doit lui faire dr�le
de ne plus �tre dans une histoire. - "Pauvre Prince"... Gnagnagna.'
...
- Je crois qu'on est arriv�s.
Oui.
On est arriv�s.
- On est arriv�s o� ?
- On est partis en arri�re, on est au plus loin du pass�.
- Je comprends rien.
- Ah, quand m�me, c'est tr�s, tr�s transparent.
- Bonjour, Prince.
- Bonjour, madame.
- Je savais que tu finirais
par arriver. - Ah non, en fait, on m'a pouss�.
Donc, je suis pas cens�...
- Je savais que tu finirais par arriver.
- Redites quelque chose.
- Y a pas d'erreur,
tu es � ta place ici.
Tu es � ta place ici... � ta place ici...
- Cette voix.
- Oui.
C'est moi.
�a fait longtemps.
- �a a �t� tr�s dur de pas te voir, tu sais.
- Oui, j'imagine. Pour moi aussi.
Mais il fallait que je disparaisse. Tu t'en es tr�s bien sorti.
- J'ai fait de mon mieux.
Tu m'as tellement manqu�.
- C'est qui ? J'ai pas compris.
- La maman de la Princesse.
- Ah, d'accord.
- Vous vous en �tes
bien sortis tous les deux. - Justement, je dois sortir.
- On sort pas d'ici.
- D'accord, mais moi, c'est pas pareil.
- Pourquoi ?
- D�j�, je devrais pas �tre l�, on m'a pouss�.
Je dois partir.
- Non, ta place est ici, � c�t� de moi.
Je sais, �a semble triste, mais...
c'est la vie.
On doit tous dispara�tre � un moment.
Bient�t, tout le monde sera aux oubliettes et tout dispara�tra.
Bient�t, plus de Princesse. Il faut bien grandir, un jour.
- Plus de Princesse ?
Et moi, bloqu� ici ?
Donc, c'est sans issue.
C'est la fin du monde. Toutes ces histoires, alors, pourquoi ?
Pour finir oubli� ?
Je vaux pas mieux
que cette femme que j'ai rencontr�e, la Femme...
� la Porte.
La Femme � la Porte.' Je sais comment sortir d'ici.
La Femme � la Porte.' On repart en arri�re, droit devant.'
La Princesse va m'entendre.
- T'as rien �cout�.
- Si, mais j'y vais. - Laisse-la tranquille.
- Je dois sauver le monde.
- Toujours aussi t�tu.
- Pardon, excuse-moi.
Adieu.
Adieu, les oubli�s.
Je ne garderai
aucun souvenir de vous.
- Adieu, Prince.
Nous aussi, on t'oubliera vite. - Adieu, Excellence.'
J'ai pas bien compris.
- Pingouin, je peux te demander un truc ?
- Ouais.
- Tu pourrais me gratter le cul ? J'ai les bras trop courts.
- Vous �tes s�rs que c'est par l� ? - On s'en fout.
Du moment que c'est par l�.
� propos, tu restes l�.
Tu viens pas.
Chacun son aventure. Moi, mon aventure m'attend.
Et elle n'attend pas.
Vous vous y connaissez en fugue ?
- Sofia a fait une fugue. - Un genre de fugue.
Je pense qu'elle est � cette f�te.
Disons, sans ma permission.
- Entrez.
Vous l'avez appel�e, j'imagine. - �a r�pond pas.
- Vous �tes inquiet ? - Oui.
Mais pas tant que �a.
Je pensais �tre plus en col�re.
Je veux pas qu'il lui arrive quelque chose.
- Elle va vous appeler. Elle sait que vous �tes inquiet.
Un autre verre ?
- �a vous d�range pas ? - Non.
- Vous inqui�tez pas, je reste pas. - Tout va bien.
- C'est � vous que j'avais envie de parler.
*Rap Exclamations de joie
- LES CADEAUX.' LES CADEAUX.' LES CADEAUX.'
*...
- Qui m'a offert cette connerie ?
*... ...
C'est pour mon blaireau de fr�re.
Max, un cadeau.' - Pour moi ?
- Il est chelou, ton cadeau.
- C'est du PQ, le papier ? - Tu l'as eu chez McDonald's ?
Rires
- Qui a offert �a ?
Trop bizarre. - C'est pas moi.
- Vas-y, ouvre-le, ton truc.
- Fais voir, c'est quoi ?
- Allez, montre.
- Fais voir.
- Vas-y, montre � tout le monde.
*...
�clats de rires
- H�, c'est cens�
�tre quoi ?
- C'est toi, l�.
Je te reconnais.
- T'as carr�ment des ailes.
- Moiti�-homme,
moiti�-pigeon.
- Les gars, arr�tez.
- Mais qui t'a offert cette merde ?
- C'est moi.
- Pardon ?
- C'est moi.
*...
- Excuse-nous.
C'est cool. Tu m'en feras un ?
- Moi aussi, j'en veux bien un. Mais avec des ailes de p�lican.
Rires
- Moi, je veux des cuisses de poulet.'
- Arr�te.
- Vas-y, remets la musique.
*Rap
*...
- C'est nouveau pour moi.
Je sens que l'adolescence, �a va...
- Je peux vous raconter
une histoire ?
Quand j'�tais petite, mes parents ont divorc�.
Mon p�re a toujours �t� pr�sent, c'�tait vraiment un super papa.
Puis vers 14-15 ans, �a a commenc� � mal se passer.
Il est devenu insupportable, je comprenais pas pourquoi.
C'est quand je suis partie que j'ai compris.
Il avait tout sacrifi� pour moi.
Il n'avait rien construit. En partant, je lui laissais du vide.
Mais je lui avais pas demand� de se sacrifier.
Son portable vibre. - D�sol�, �a doit �tre Sofia.
All� ?
Ne bouge pas, j'arrive tout de suite.
Avec vos probl�mes de garage, vous avez s�rement une voiture ?
- Une moto.
- Femme � la Porte, je connais ton r�le dans l'histoire.
- J'en ai pas. - Si.
Je vais franchir cette porte,
rejoindre le monde des histoires et la Princesse,
gr�ce � toi. C'est �a, ton r�le.
T'entends ?
Qu'est-ce que tu fais l� ? Qu'est-ce que je t'ai dit ?
- Je dois aller voir la Princesse, c'est de moi qu'elle a besoin.
- T'es bouch� ou quoi ?
Je suis le seul � pouvoir l'approcher � moins de 5 pas, c'est le r�glement.
"Capiccio" ?
Allons-y.
- Vous �tes s�r ?
- Positivement certain, �a va marcher.
- OK, je vous fais confiance.
- A�e.'
- Pardon.
Soupir
- Ben, faites toc, toc.
- Toc, toc. - C'est qui ?
- Le Prince. - Les Princes.
- Sortez.'
Enfin, entrez.
Enfin, entrez dehors.
Grondement
...
- Mon Dieu, j'esp�re qu'il n'est pas trop tard.
- On n'y arrivera pas, c'est trop loin. - T'es pas au niveau, petit.
Tant que la bataille n'est pas perdue,
la bataille n'est pas perdue.
La Princesse m'attend. Merci, Femme � la Porte.
- Merci � toi, je viens enfin de comprendre ma morale.
- Ah bon ? - Oui.
Gr�ce � la confiance, toutes les portes peuvent s'ouvrir.
C'est magnifique.
Et gr�ce � toi, je suis utile. Tu m'as sauv�e.
- Bon. � propos de se sauver, il faut que j'y aille.
Excellent, �a.
Tiens.' Pritprout.
Miaulement
- Prince... - Eh oui, il n'y a jamais de fin.
Tout n'est que p�rip�ties.
- Par rapport � tout � l'heure, c'est pas ce que tu penses.
- Non, je t'en veux pas.
- Oh, merci, je suis tellement content.'
- Ce bon vieux Pritprout.
C'est bien.
C'est bien, oui.
C'est un gros c�lin, �a. - Qu'est-ce qu'il fait l�, lui ?
- Oh, aide-moi avec lui,
parce que je...
Dis donc, t'es en train de dispara�tre.
- Ben oui, dis donc.'
- C'est super, �a.
- Oui, tu veux jouer au bonhomme, mais Prince,
c'est un m�tier, c'est du talent, de la sueur.
Pour faire carri�re, il suffit pas d'avoir des petits cheveux.
- Il a raison.
� un moment,
faut s'avoir s'effacer.
- Maintenant que �a,
c'est bon, c'est quoi, la suite ? - On y retourne.
Direction la Princesse.
T'es pas oblig� de nous suivre, du coup.
- T'�loigne pas trop, l'entr�e des oubliettes est juste l�.'
Ils rient.
- C'est bon, �a.' - T'as entendu ?
- L�.
Ma ch�rie.'
Qu'est-ce qui s'est pass� ?
- D�sol�e, papa, mais le casque, c'est...
pas possible.
- Qu'est-ce qui s'est pass� ?
- Papa...
- Laisse-moi leur dire deux mots � ces petits... mecs.
En fait, j'ai pas le code.
Ni l'adresse.
J'ai rien, en fait.
- Papa, j'aimerais y aller seule. Tu peux m'attendre ici cinq minutes ?
- Pas de probl�me.
Mais au cas o�, je suis l� en renfort.
Comme toujours.
Quoi ?
- Rien, mais je savais qu'elle �tait sympa,
cette voisine. - N'importe quoi.
- Bonsoir, Sofia.
- Bonsoir.
Bon, j'y vais.
� tout de suite.
- CHECK TARTARE.'
- "Check tartare", c'est tr�s rigolo.
- Oh non, c'est...
C'est un vieux truc, �a l'amuse.
Un truc de gamine. - Ouais.
La temp�te fait rage.
...
Merci, Pritprout, de venir avec moi.'
- Je t'en prie, mon ami, c'est bien normal.
Qui sait ce qui peut arriver ?
...
- Max ?
- On se conna�t ?
- Je suis le papa de Sofia.
- Ah ouais...
- Petit bonhomme, je vais te dire un truc.
Non, en fait, je vais pas te le dire.
Tu le m�rites m�me pas. - Oui, je sais.
Vous avez raison, je suis nul.
- On est bien d'accord.
- J'ai fait
n'importe quoi. - Ben ouais.
Bon, enfin, d�j�,
tu t'en rends compte.
C'est d�j� pas mal.
C'est m�me bien.
�a va.
I won't push him in the arms of my daughter,
quand m�me.
- Not.
But you can make an effort.
...
- Il est encore l� ?
- Ouais.'
On dira ce qu'on voudra, mais il est tenace.
- Insupportable, tu veux dire.'
Qu'est-ce qu'il fait ? - Je sais pas.
...
- Mais quel gamin.' - Il veut nous dire quelque chose.
- Tu parles.'
...
- Il est quand m�me en forme, le mec.
Pour un type de 11 ans, t'imagines ?
- Ouais, bon.
C'est s�r que c'est pas le mauvais bougre.
C'est pas mal ce qu'il a fait, je le reconnais.
...
Une seconde.
On s'arr�te une seconde.
...
Tu vas pas me l�cher, hein ? OK.
Mais une fois arriv�s l�-bas,
je m'occupe de tout et tu restes � l'arri�re.
Vu ton physique...
- Non, mais �a va mieux. - On dit �a, oui.
...
J'ai un coup de pompe, moi.
- Moi aussi.
Je suis en souffrance, l�.
Je... J'hyperventile. - Je sais pas si c'est le vent,
mais �a va mieux. Pas vous ?
On fait une pause ?
- Tu rigoles ? En route.
� coeur vaillant, rien d'impossible.
...
Tu fais quoi ? - Je te rejoins, je fais une pause.
Je vais te retarder.
- T'es s�r ? - Vas-y, je te dis.
- Je peux t'attendre.
...
- Fait chier.
- En fait, elle est sortie, je sais pas o� elle est.
- Tu sais pas ?
Elle est remont�e. - Remont�e ?
L�-haut ou contre moi ?
- Un peu les deux.
- Mais elle voulait te parler. - Si c'est pour me faire jeter,
franchement...
- Qu'est-ce que tu veux lui dire ? - Je sais pas.
Pardon.
- C'est bien, �a.
C'est un d�but, quoi. - Mais non.
Non, c'est pas bien.
C'est l�ger, tel quel. Non, d�veloppe.
Trouve un truc chouette. - Du genre ?
- Invente une belle histoire. � coeur vaillant, rien d'impossible.
- Quoi ? Vous �tes s�rieux, l� ?
- Pourquoi pas ?
- Oh, la phrase...
- Sinon, c'est pas compliqu�, t'as qu'� lui dire...
T'as qu'� lui dire...
Non, je l'ai pas. Je trouve rien de dingue, l�.
Je sais pas ce que j'ai.
- Tu sais, des fois,
c'est pas la peine de parler, il suffit d'�tre l�.
Ce qui compte, c'est comment tu vas la regarder,
comment tu vas faire attention � elle.
Qu'elle sache comment tu la vois.
- D'accord.
La temp�te a redoubl� d'intensit�.
...
- Qu'est-ce qui vous arrive ?
- Je suis crev�. - Vous disparaissez, en plus.
Moi, je suis revenu. D'un coup, c'est dingue.'
C'est trop dr�le. - Ouais, trop dr�le.
Je suis mort de rire.
- Il faut y aller, on y est presque.
Vous voulez un coup de main ?
Allez, appuyez-vous sur moi.
- Non.
Vas-y, toi.
J'irai la prochaine fois. - Qu'est-ce qui se passe ?
- Rien.
Va rejoindre la Princesse.
� toi de jouer.
� toi de jouer, petit.
Vas-y, d�p�che-toi.
Vas-y, Prince.'
Allez.
...
- En fait, je lui dis quoi, de redescendre ?
- Elle fait comme elle veut, d'accord ?
- Si je lui dis rien,
c'est bon ? - Voil�, dis rien, c'est mieux.
...
Th�me romantique
...
- On y va ? - Et Sofia ?
- Elle a mon num�ro, si elle a besoin, elle appellera.
Mon vieux Pritprout, on dirait que l�, c'est fini pour de bon.
- Je comprends pas.
T'avais dit que c'�tait jamais fini pour de bon.
- Je me suis tromp�, tu vois ?
On dirait que cette fois,
c'est vraiment la fin.
- Donc, m�me � toi, on peut pas faire confiance ?
- Je suis d�sol�, Pritprout.
Je suis vraiment d�sol� que t'y aies cru.
- Je peux mettre ma t�te l� ?
- Bien s�r.
Th�me m�lancolique
...
Un caillou d�gringole.
...
...
...
Un portable vibre.
...
Chouchou. - Hm ?
- C'est bon.
- �a va ?
- Oui, �a va.
Disons que �a va aller.
Elle rit.
� tout de suite.
...
Un b�b� gazouille.
(Salut, Esther.)
(Chut, tu vas r�veiller ta maman.)
(Il faut dormir, b�b�, il est tard.)
(C'est la nuit.)
(Tu veux pas dormir, c'est �a ?)
(Tu es une coquine.)
(Tu veux que je te raconte une histoire ?)
(OK.)
(Je te la raconte, mais apr�s, tu dors, d'accord ?)
(Alors,)
(c'est l'histoire des oubli�s. C'est une tr�s belle histoire.)
(Tout commence par une nuit noire, noire comme ce soir.)
(Une nuit sans lune. Allez,)
(on ferme les yeux. Chut.)
(Il �tait une fois un endroit o� le silence r�gnait)
(depuis tr�s longtemps :)
(le Monde des oubli�s.)
(Mais cette nuit-l�,)
(une voix se fit entendre.)
*-Attention, d�but de l'histoire dans 3 minutes.
*Je r�p�te : dans 3 minutes.
*Tous les oubli�s sont demand�s sur le plateau.
(-Et alors,)
(comme revenant du monde des t�n�bres,)
(tous les personnages se r�veill�rent)
(les uns apr�s les autres.)
(Le monde se levait de nouveau et tous devaient se tenir pr�ts)
(afin de continuer � raconter des histoires.)
Soupirs, p�piements
Th�me f��rique
... ...
- Hum... Aaah...
- Allez, c'est reparti.' Debout, bande de fain�ants.'
C'est pas le moment de tra�ner.'
On se met en route, on papotera plus tard.
D�but de l'histoire dans 2 minutes.'
- Allez, haut les coeurs, on y retourne.'
Brouhaha
...
Hm.'
...
*-D�but de l'histoire dans 1 minute.
*Je r�p�te : dans 1 minute.
- Les gars, vous �tes l� ? Je vous cherche partout.
Oh, oh.'
Vous avez pas entendu les annonces ? Faut vous r�veiller,
on a besoin de vous.
D�but de l'histoire dans 30 secondes.
Eh oui. C'est reparti.
- J'ai dormi longtemps ?
- Allez.
*-Histoire dans 5...
*4...
*3...
*2... 1...
Berceuse
...
"Papa" (Fantine)
...
- Depuis que je suis petite T'as toujours �t� l� pour moi
Tu m'as vue grandir Et sans toi, j'en serais pas l�
Tu m'as aid�e � avancer Avec tes vannes pourries
Tes bons conseils, tes c�lins Et tes le�ons de vie
M�me si parfois tu es vexant G�nant, distant et absent
Tu es le plus charmant, aimant Amusant et touchant
Je pourrais rester avec toi Pendant des heures
� parler de ma vie De mes angoisses et mes peurs
Et je remercie le Ciel...
De m'avoir donn� un p�re pareil
Oui, je t'aime d'un amour inconditionnel
Je t'aime d'un amour inconditionnel
Rien qu'en pensant � l'id�e de te perdre J'ai la naus�e
Je t'en prie, ne me laisse pas Toute seule dans ce monde de tar�s
Tu m'as appris que dans la vie Faut pas penser qu'� soi
Sache que le r�sultat C'est que je ferai tout pour toi
Et le seul homme Sur qui une fille peut vraiment compter
C'est son papa ch�ri Il ne faut pas l'oublier
Et je remercie le Ciel...
De m'avoir donn� un p�re pareil
Oui, je t'aime d'un amour inconditionnel
Oh, je t'aime d'un amour inconditionnel
Oh, je t'aime d'un amour inconditionnel
Je t'aime d'un amour inconditionnel
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