All language subtitles for Ich und die Kaiserin (1933) [GER].fre

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Original subtitles

Moi et l�imp�ratrice

M. le Marquis.

Messieurs, Je n�ai que trois minutes.

J�esp�re qu�une minute suffira pour chacun de vous.

Excusez moi, M. le Marquis, vous avez promis qu�aujourd�hui vous...

Excusez moi, M. le Marquis, vous avez promis qu�aujourd�hui vous...

Ma derni�re invention, la plus grande, la derni�re, la bicyclette.

La bicyclette. La bicyclette roulante � p�dales.

Vous montez et vous partez.

En un mot, avec une pouss�e sur la p�dale...

Ma nouvelle invention, une sensation, indispensable pour chaque m�nage. Le t�l�phone.

Le t�l�phone. Le t�l�phone parlant avec un r�cepteur.

Le t�l�phone parlant. Vous parlez � peine dedans...

Vous parlez.

Et vous partez. Avec une pouss�e sur la p�dale...

- Vous commencez juste � parlez...

Avec une pouss�e...

- Un mot ! - Avec une pouss�e !

- Pas une pouss�e ! - Pas un mot !

A une distance de 100 m�tres.

Vous parlez avec n�importe qui.

C�est tout !

Totalement inutile.

Je ne parle jamais avec personne.

Et vous, jeune homme ?

Je viens de la part du directeur Offenbach.

Le directeur ne pourra composer la valse que vous lui avez command� pour votre bal.

Le directeur est beaucoup trop occup� � r�p�ter sa nouvelle op�rette.

Offenbach est toujours occup� quand je lui demande quelque chose...

mais quand il ne peut plus payer ses acteurs, il sait parfaitement o� me trouver.

Oui, il le sait. Il le sait, oui.

Mais le directeur a envoy� une autre valse qui pourrait convenir pour le bal du Marquis.

Ecoutons la.

Le Beau Danube Bleu...

par un certain M...

Johann Strauss de Vienne.

Jamais entendu parler.

Arr�tez.

On ne peut pas danser avec �a.

Je suis tout � fait d�accord.

M. le Marquis, si je puis me permettre, j�ai compos� quelque chose sur mon temps libre.

Opus 1.

Ecoutons votre Opus 1.

Et si le Marquis n�a pas d�objections...

d�dicac� � ma petite fianc�e... Juliette.

Opus 1. D�dicac� � ma petite fianc�e Juliette.

Tr�s amusant.

Comment ai-je pu vivre...

sans toi ?

Andr�, venez. Tout le monde vous attend.

- Vous �tes ravissante aujourd�hui. - Oui ? Vous aimez ma nouvelle tenue de chasse ?

Magnifique.

Magnifique ? Je pense qu�elle est affreuse.

C�est vrai, la taille est affreuse.

Affreuse ? Vous n'aimez rien!

Comment ai-je pu vivre...

sans toi.

Vous aimez ?

Il y a quelqu�un ?

Quel dommage.

Ce passage est si beau.

Ils ont attrap� un renard.

Ils ont attrap� une jarreti�re.

La jarreti�re d'une dame ?

Il faut que je rencontre... la femme qui porte de telles jarreti�res.

Maintenant je me dirige... autour de Montparnasse...

et je me laisse s�duire... pour avoir un petit verre.

Et je me sens comme si j��tais au paradis...

parce que le plus charmant de Paris est amoureux de moi.

A l�int�rieur et � l�ext�rieur, je me sens comme un millionnaire aujourd'hui.

A l�int�rieur et � l�ext�rieur, je me sens particuli�rement bien aujourd'hui.

Brillamment coquine je me sens aujourd�hui...

et qui ne me rejoint pas est simplement stupide.

Je continue � chanter cela tralalala.

Et vous savez ce que je veux dire tralalala.

A l�int�rieur et � l�ext�rieur, je me sens comme un millionnaire aujourd'hui.

A l�int�rieur et � l�ext�rieur, aujourd�hui, je...

Ma jarreti�re !

H� ! Vous !

Ma jarreti�re !

Qui va l� ?

Laissez-moi passer, je dois entrer.

Interdit !

On n�entre pas !

Comme vous voulez...

alors rapportez ma jarreti�re.

C�est ce que je dis toujours : les civils doivent ma�triser le cheval.

Cet homme ne passera pas la nuit.

A vos ordres, M�decin-chef.

Pas de discussions !

Si je dis qu�il ne survivra pas, il ne survivra pas.

A vos ordres, M�decin-chef.

Agnosie du lobe occipital.

A vos ordres, M�decin-chef.

De toute fa�on personne ne le connait.

Non, M�decin-chef.

On l�a trouv� dehors.

C�est �a ? Dehors. Je le dis toujours :

Ces civils !

Bien. Allez voir cet homme, il a peut-�tre un dernier souhait.

A vos ordres, M�decin-chef.

Je viens demander...

si vous avez un dernier souhait.

Suis-je si mal ?

Hummm...

Je n�ai pas de dernier souhait.

Bont� divine.

Il doit bien y avoir quelqu�un...

que vous voulez revoir.

Il n'y a personne.

R�fl�chissez.

Il doit bien y avoir quelqu�un dans ce monde...

� qui vous aimeriez laisser quelque chose.

Un... ami.

Non.

Un parent.

Non.

Une femme.

Une femme ?

Avez-vous de quoi �crire ?

Oui monsieur.

Ecrivez.

Bien monsieur.

Moi...

Andr�, Robert, Maxime...

Moi... Andr�... Robert... Maxime...

Marquis de Pontignac...

Marquis ?

de Pontignac...

A vos ordres...

M. le Marquis.

En cet instant...

je l�gue tous mes biens...

� vous...

A moi ?

� vous...

Marianne Lanval.

Marianne Lanval.

Voil�...

Marianne Lanval.

An... dr�...

de...

Pon... ti... gnac.

Vous irez � Montmartre...

et vous lui donnerez cette lettre.

Si elle souhaite me revoir...

qu�elle vienne.

Demandez...

le rossignol de Montmartre.

Allez maintenant.

Alors ? Qu�est ce que ce type veut ?

A vos ordres, M�decin-chef. Le type n�est pas un type.

Qu�est-ce qu�il veut ?

Il veut voir une femme.

Une femme ! Bien sur ! Une femme !

C�est bien ce que je dis. Ces civils !

M�decin-chef, s�il vous plait, le civil n�est pas...

Allez chercher cette donzelle.

Qu'est ce que vous faites ici ?

Vous !

Circulez !

Les femmes n'ont rien � faire � la caserne.

Oups !

Oups !

Excusez-moi.

HALTE !

Demi tour !

Ah ! Voil� la donzelle.

- Je vous demande pardon. - Mais !

Faites ce que cet homme vous demandera.

Vous connaissez son �tat.

Pas de discutions !

En avant !

La voila.

Marianne...

Je savais que tu viendrais.

Allez le voir.

Donne moi ta main, Marianne.

Allez ! Donnez lui votre main !

Je t�ai fait venir...

je voulais te revoir...

et maintenant je ne peux plus te voir...

- Heureusement. - Mais !

je ne suis qu�un �tranger...

je ne t�aurais pas reconnue.

On ne s�est pas vu depuis si longtemps.

Toi, Marianne...

tu es la premi�re femme que j�ai aim�.

Apr�s toi il y en a eu beaucoup d�autres...

mais je les ai toutes oubli�es maintenant.

Il ne reste que toi, Marianne.

Mon premier amour.

Excusez-moi.

Ecoutez. Je veux r�cup�rer ma jarreti�re.

Quoi ? Une jarreti�re ?

Il y a longtemps, quand j��tais avec toi et que je ne pouvais pas dormir...

tu me tenais les mains et tu chantais.

Tu chantais pour m�endormir.

Tu tiens � nouveau mes mains. Comme avant.

M�accordes-tu un voeux ?

Avec plaisir.

Tu dois chanter pour m�endormir, Marianne.

Excusez-moi.

Je ne veux pas faire �a.

Chantez !

Qu�est ce que vous attendez de moi ?

- Vous allez chanter ! - Quoi ?

Une marche militaire.

Mais je ne suis pas soldat.

Vous devez bien conna�tre une chanson ?

"Comment ai-je pu vivre sans toi"

- Pas de b�tises. - Mais. - Non.

Chante, Marianne.

H� vous ! Vous !

Chante, Marianne.

tralalala... sans toi...

tralalala... sans toi...

Ce que le soleil...

ai-je pu vivre...

sans...

Marianne...

Continue.

S�il te plait.

Comment ai-je pu vivre... sans toi...

Comment pourrais-je �tre heureuse... sans toi...

Puis-je rire et pleurer...

sans toi � mes cot�s.

C�est encore un myst�re...

pour moi.

Comment le temps a pu passer... sans toi...

Ai-je commenc� quelque chose... sans toi...

Ce que le soleil est pour le monde.

C�est ce que tu es pour moi.

Comment ai-je pu vivre...

sans toi.

Mais Marianne... ce n�est pas moi.

Sa Majest� l�imp�ratrice a pass� une mauvaise nuit.

Hier le poids de son imp�riale majest� a augment� d�un kilogramme.

Sa Majest� l�imp�ratrice semble �tre... semble �tre... dans une grande d�tresse.

- Un kilo. - Un kilo.

Sa Majest�...

fera...

de mani�re � r�duire le poids auquel je viens tout juste de faire allusion...

une longue marche aujourd�hui.

- Jawohl ! - Jawohl !

Pour faire cette promenade...

Sa Majest�, l�imp�ratrice...

portera sa robe bleu vif et son chapeau florentin.

Son chapeau florentin.

Ses chaussures beiges, ses bas roses et ses jarreti�res brod�es.

Alors Mesdames, d�p�chez-vous.

Si vous voulez bien, Mesdames, d�p�chez-vous.

Et comme coiffure...

Sa Majest� souhaite...

Comment allons nous coiffer ses cheveux, Juliette ?

- L'empereur est-il � la maison ? - Non, il est en voyage.

Quelque chose de mieux.

Aujourd�hui nous ferons une coiffure � la Lady Hamilton.

En tant qu�imp�ratrice de France je suis tr�s occup�e...

chaque heure demande un nouveau visage.

S�v�re et militaire de 10h � 11h...

Diplomate de 11 � 12...

M�me sourire est un devoir.

Qui allons nous ha�r... qui allons nous aimer.

Tout est organis�...

mais..........

d�s qu'on est entre nous...

quand personne ne nous voit...

on se moque de la morale � la cour, � la cour.

Enfin ! Mesdames !

Le travail de coiffeur d�une imp�ratrice ne se termine jamais.

A chaque heure une coiffure diff�rente...

tr�s harmonieuse de 1 � 2...

l�g�rement ironique de 2 � 3...

et la nuit � la Pompadour.

Chaque boucle que je redresse...

rentre dans l�histoire du monde.

mais.......

d�s que l'on est tout seul...

quand personne ne nous voit...

on se moque de la morale � la cour, � la cour.

Enfin ! Juliette !

Je n�aime plus du tout ces jarreti�res.

Non.

Donne moi une autre paire.

Tu peux les prendre, Juliette.

Hum... Il y a une heure...

je n�aurais m�me pas r�v�...

que je porterai les jarreti�res de Sa Majest�.

Attention, attention ! La coiffure !

Enfin ! Mesdame !

Semper idem, semper idem, marasmus in illis triste est.

Homo sapiens delirium tremens.

Quod erat demonstrandum.

Oui, oui, mais combien de temps le patient va vivre ?

Quid quid agistum funenter agase.

Et restitie finem.

A qui chantez...

heu... � qui le dites-vous, mon cher coll�gue.

Maintenant que vous nous avez quitt�, vous qui aimiez la vie par dessus tout...

Ahhhh.... nous avons attendu pendant des heures.....

Carreau.....

Et qui ne meure pas ?

C�est M. le Marquis.

Pique !

Sans un dernier mot, sans un dernier message que vous auriez laiss�...

...que vous auriez laiss�, � jamais...

"A jamais" est excellent.

Tout simplement, tout simplement, Mademoiselle Arabella...

Cette robe !

en un mot... eh...

je ne me rappelle plus...

Tr�s chic !

Oui, c'est... de la haute couture.

Heureusement, c'est en noir.

J�en ai command� trois.

Une pour l�apr�s-midi...

une pour le soir...

et une pour...

Nous sommes ici...

Jawohl !

Jawohl !

Nous sommes ici...

... devant votre cercueil.

Andr�.

Andr�.

Emmenez cet oiseau.

Il nous d�range.

Qu�est ce que Lorchen vous a fait ?

C��tait son oiseau pr�f�r�.

N�est ce pas, Lorchen ?

Jawohl.

Ja.

Marianne ?

Es-tu l� ?

Sattler ? Pourquoi n�allez vous pas dormir ?

Il n'y a plus de place.

Quoi ?

Qu�est ce qui se passe ?

Belote, rebelote et dix de der !

A votre service, M�decin-chef.

Des personnes en deuil.

Nous allons voir �a.

Vivat. Prescat. Gloriat.

- Quoi ? - Gloriat.

Gloriat.

Comment osez-vous !

J�ai diagnostiqu� que vous n�alliez pas survivre cette nuit.

Le M�decin-chef c�est tromp�.

Moi ? Je ne me trompe jamais, jeune homme !

Je suis M�decin-chef depuis la conqu�te d�Alger.

Et voici mon point de vue : Si quelqu�un tombe de cheval...

soit il se rel�ve imm�diatement, soit jamais.

Alors je dois vous faire mes excuses d��tre encore en vie.

Quelle insolence.

C�est ce que je dis toujours : ces civi... Quoi ?

A vos ordres, M�decin-chef.

Mmm... Pourquoi vous ne me l�avez pas dit ? Imb�cile.

M. le Marquis.

Je viens d�apprendre que j�ai eu l�honneur de soigner un Marquis.

Je vous remercie de m�avoir sauv�.

Je vous en prie. Ce fut un plaisir.

Ce fut un plaisir.

Qui a dit �a ?

Ch�ri, ch�ri, vous �tes vivant.

C'est formidable que vous soyez vivant.

Quel dommage...

cette robe noire �tait si parfaite votre peau blanche.

Mais ch�ri !

Puis-je savoir pourquoi vous pleurez ?

Andr�.

Andr�.

A qui ai-je l�honneur ?

Tu ne me reconnais pas ? Je suis Marianne, ta Marianne.

C�est toi.

Oui, ton rossignol.

Mais je ne chante plus depuis longtemps.

Je poss�de une boutique d�oiseaux � Montmartre.

Et j�ai m�me apport� Lorchen.

Andr�.

Je te remercie d��tre venue.

Mais Andr�, venez avec nous, nous sommes venus �...

Je regrette infiniment de vous avoir d��u.

Ne vous d�rangez pas.

Pour vous tous, je suis maintenant...

mort.

Assieds toi.

Andr�, je suis tellement heureuse que tu sois r�tabli.

Je te remercie, Marianne.

Merci.

Que faire de �a maintenant ?

Je ne sais pas quoi en faire.

Je dois m�occuper de ma boutique d�oiseaux.

N�est ce pas, Lorchen.

Alors accepte ceci comme souvenir.

Tu es vraiment la seule femme � qui j�ai pens� dans mes derniers instants.

Quelle �tait cette petite chanson douce ?

Je ne t�ai jamais entendu la chanter avant.

Quelle chanson ?

Celle que tu m�as chant� ici.

Je ne comprends pas. Je n��tais pas l�.

Je n�ai chant� aucune chanson.

Depuis dix ans aucune note n�est sortie de ma bouche.

Que veux tu dire ?

Tu n��tais pas l� ?

M�decin-chef !

M�decin-chef !

Ohhh... M. le Marquis.

Chef, qui �tait la femme dans ma chambre ?

Il y avait bien une femme mais je ne sais pas du tout qui c��tait.

Et quelle chanson m�a elle chant� ?

Je regrette... mais je n��coute que de la musique militaire.

Le dernier courrier va partir, vous devez y aller.

Mais faites attention, les routes ne sont pas sures � cette heure.

Oh mais je n'ai pas peur, j'ai mon perroquet avec moi.

Dieu merci.

Il y avait une femme...

Elle a chant� une chanson...

Et elle est partie...

Qui �tait-ce ?

Je vous le dis, il a perdu la t�te.

Il se prom�ne partout dans Paris � la recherche d'une femme.

Il ne veut plus voir ses amis et m�me pas moi.

Il ne pense qu'� cette chanson myst�rieuse.

C'est un imb�cile.

Ch�ri !!!

Nous parlions justement de toi.

Bonsoir.

Je suis si heureuse de te voir ici.

Vraiment ?

Nous allons encore r�p�ter, que les furies de se pr�parent.

Ca ne va pas.

Et pas d�objections !

- Bonsoir. - Bonsoir.

Ah... Chef assistant... s'il vous plait...

je recherche une chanson.

Ah oui je sais, la chanson myst�rieuse, n�est ce pas ?

Tiens ? L�histoire c�est d�j� r�pandue ?

Oui. Est-ce que le Marquis se souvient de quelques notes ?

Non, mais je m�en souviendrai si je l�entendais.

Avez-vous des archives ?

Oui, je vais chercher parmis mes partitions.

Merci beaucoup, venez me voir d�s que vous avez trouv� quelque chose.

Si je peux me permettre de d�ranger le Marquis, c�est � propos d�une de mes compositions.

Pour ainsi dire, compos�e sur mon temps libre...

Opus 1.

Je te verrai ce soir, n�est ce pas ? Que va-t-il se passer apr�s le spectacle ?

Comme d�habitude...

des applaudissements.

Idiot !

Bonsoir, Didier.

Vous �tes d�j� l�, Juliette ?

Bien s�r...

Il est grand temps...

le bal commence � 9 heures.

Le bal ? Le bal ?

Le bal est hors de question.

Je n'ai pas le temps.

Et mon beau costume � paillettes ?

Les paillettes, les paillettes, je n'ai pas le temps.

J�ai toujours cru... que quand un homme aime vraiment une femme...

il a du temps pour elle.

Je n'ai pas le temps, j'ai un travail important pour le Marquis de Pontignac.

Quel Marquis ?

C'est... le Marquis qui est tomb� de cheval pendant la chasse � cour.

- Je le croyais mort. - Pas du tout, il est vivant.

Sur son lit de mort une femme lui a chant� une chanson...

alors il a chang� d'avis...

et il a surv�cu.

Il est en vie ?

Oui, il est en vie...

et je recherche sa chanson.

Et quand tu l�aura trouv� ?

Alors il trouvera aussi la femme qu�il cherche.

Et que ce passera t-il ?

Alors... il l��pousera probablement.

Et si c��tait votre chanson que...

le Marquis recherche ?

Non.

Pourquoi pas ?

Parce que tu serais la femme qu�il cherche.

Il n�y a que toi qui connaisses cette chanson.

Que ferais-tu, Didier...

si j��tais la femme myst�rieuse ?

Si tu �tais la femme myst�rieuse, il ne faudrait pas le cacher aux autres.

Sinon, nous deviendrions fous.

Ca ne te rendrait pas furieux ?

Non.

Pourquoi ?

Parce que ce n�est pas toi.

Et si c��tait moi ?

Je ne serais pas furieux.

Pourquoi ?

Parce que je n�ai pas le temps.

Pas le temps !

Depuis toutes ces ann�es qu�on se conna�t, tu n�as jamais de temps pour moi.

Tu n�as m�me pas eu le temps... de m��pouser.

Adieu.

"Parler fort � proximit� de la sc�ne n�est pas autoris� pendant les spectacles. La direction"

A 10 heures pr�cises...

Sa Majest� entrera dans la salle d'audience.

A 10h10...

Sa Majest�...

recevra le directeur des beaux-arts, le conte de...

Nevers...

et entendra son rapport.

A 10h20...

Sa Majest� recevra l'ambassadeur de Prusse.

Vous mettrez un tapis, le pas de l'ambassadeur de Prusse est terriblement fort...

Sa Majest� ne peut le supporter.

Le Marquis de Pontignac demande une audience priv�e.

- Votre Excellence. - M. le Marquis, je suis tr�s heureux de vous revoir.

Sa Majest� a entendu parler de votre m�saventure et veut vous f�liciter personnellement.

Merci beaucoup, Votre Excellence.

A propos... je voulais vous demander...

avez-vous trouv� la femme myst�rieuse ?

Malheureusement non.

J'ai une forte suspicion que c'est une dame de bonne famille.

Elle pr�f�re s�rement rester anonyme.

Sinon, elle vous aurait contact�.

Peut-�tre.

Votre Excellence.

Oui, oui, j'arrive.

En tout cas... une situation d�licate...

une chambre � la caserne...

une �trange dame...

une chanson...

un baiser...

Votre Excellence.

J�arrive.

Puis-je rire et pleurer...

sans toi � mes cot�s.

C�est encore un myst�re...

pour moi...

M. le Marquis ?

Sa Majest� !

Sans toi...

Ai-je commenc� quelque chose...

sans...

Quelqu'un a chant� ici ?

Oui.

Qui ?

Est-ce difficile � deviner ?

M. le Marquis.

Vous ici ?

Vous �tes sans doute venu voir mon mari...

mais je suis heureuse de vous voir aussi.

Parfaitement r�tabli.

Majest�.

J'ai entendu parler de votre aventure.

Ca a du �tre un charmant sauvetage.

A propos, avez-vous retrouv� votre myst�rieuse femme ?

Oui.

Je l�ai trouv�.

Alors Juliette ?

Je n�en ai m�me pas entendu parler !

Personne ne le sait.

Et personne ne le saura.

C�est si myst�rieux ?

La dame souhaite rester inconnue ?

Je n�en demande pas plus, M. le Marquis...

mais...

Dites moi une chose ?

Est-ce une jolie femme ?

La plus belle femme de France.

Vous devez �tre tr�s heureux.

Tr�s malheureux... Majest�.

Qu'est-ce qui lui a pris ?

Je ne sais rien.

Et lui non plus.

M. le Marquis ! Sa Majest� !

L'audience !

Qu�est-ce qui se passe ?

Le Marquis a entendu une chanson.

Une chanson qu'il a entendu.

- Qu'une chanson ? - Qu'une chanson. - Qu'une chanson ? - Qu'une chanson.

Et �a l'a totalement retourn�.

- Qu'une chanson ? - Qu'une chanson. - Qu'une chanson ? - Qu'une chanson.

- Et il a ouvert la porte. - Il a couru. - O� �a ?

- Le Marquis ? - Le Marquis. - Et o� �a ?

Directement dans la chambre de l�imp�ratrice.

- Le Marquis ? - Le Marquis. - Et comment !

Chez l�imp�ratrice ?

M. le Marquis, j�ai apport� un tas de partitions.

Des chansons de trois si�cles...

et m�me du moyen age.

J�esp�re que la chanson que vous cherchez s�y trouve.

Ne vous tourmentez plus, mon cher ami.

J'ai trouv� la chanson.

Puis-je demander au Marquis comment est sa chanson ?

Vous ne la connaissez surement pas.

Comment ai-je pu vivre...

sans toi.

Vous la connaissez ?

Moi ?

Non.

Non M. le Marquis.

Etienne, allez � Saint-Cloud au palais imp�rial.

Allez voir la coiffeuse de l�imp�ratrice.

C'est une petite blondinette.

Qu'elle remette discr�tement cette lettre � l�imp�ratrice.

C�est fabuleux la vitesse � laquelle vous l�avez m�moris�e.

Mais continuez � jouer.

Ce que le soleil est pour le monde.

C�est ce que tu es pour moi.

Un moment.

Sinon, on �crira dans les encyclop�dies :

l�imp�ratrice �tait mal coiff�e.

Majest�, voici les invitations pour le concert � cordes de vos ni�ces.

Mesdames, �a suffit pour aujourd'hui.

Les personnes suivantes seront invit�es :

Le duc de Gramont...

et son �pouse.

Le mar�chal Thibaud...

et son �pouse.

Le prince de Naples...

et son �pouse.

Le g�n�ral Maldet...

sans...

son �pouse.

S'il vous pla�t ou puis-je trouver la coiffeuse de l�imp�ratrice.

Je suis l�. Quel est le probl�me ?

Je viens...

Je viens de la part du Marquis de Pontignac.

Ah bon ?

C'est pour Sa Majest� l'imp�ratrice.

Mais attention...

Je dois rapporter une r�ponse.

Votre Majest� ! Il s�agit de la chose la plus scandaleuse qu�un sujet n'ait jamais demand� mais je pense � la chanson que vous m�avez chant�e. S'il vous pla�t laissez-moi vous parler une fois de plus. Andr� de Pontignac.

Et invitez aussi le Marquis de Pontignac.

Mais Votre Majest�, la pr�sence du Marquis apr�s l'incident lors de l'audience pourrait �tre...

Mais mon cher Baron.

Le Marquis est amoureux.

Il faut lui pardonner.

Mais c'est g�nant si �a vient de Sa Majest� en personne...

Je le souhaite.

Le Marquis de Pontignac viendra � la soir�e.

Une invitation de plus.

Ulmann, il y a en bas un envoy� du Marquis de Pontignac.

Dis lui...

...dis lui de partir et qu�il n�y a pas de r�ponse.

De la part de la coiffeuse, il n�y a pas de r�ponse...

mais voici une invitation de la part de Sa Majest� l'imp�ratrice pour M. le Marquis.

La r�ponse.

Cher ami, je n�ai plus besoin de vous, vous pouvez rentrer.

Etienne...

pr�pare tout pour ce soir, mon nouveau costume...

nouveau costume...

et envoyez les plus belles orchid�es au palais de Saint-Cloud.

Bien M. le Marquis.

des orchid�es...

Au revoir M. le Marquis.

Au revoir, au revoir.

au revoir...

Sur demande de Sa Majest� l'imp�ratrice, le chambellan a l'honneur d'inviter le Marquis de Pontignac au concert des ni�ces de Sa Majest�.

- Didier est l� ? - Pas encore, directeur.

Mais il sera l� dans un instant.

Vous avez l'air inqui�te ?

Un peu.

A cause de Didier ou de quelqu'un d'autre ?

A cause de Didier... et...

de quelqu'un d'autre.

Il ne vous aime plus, le jeune Didier ?

Si...

mais il n'a jamais de temps pour moi.

Cela arrive. Et l'autre ?

L'autre.

Il me recherche toujours.

C�est comme dans l'op�rette.

Je vous le dis en tant qu�expert en op�rette :

tout est r�solu dans le dernier acte.

Au revoir... eh...

Juliette.

Qu�est ce que tu fais ici ?

Ne t�inqui�te pas. Je ne reste pas longtemps.

Je vais m�me te laisser la tasse avec ton nom.

Je n�en aurai pas besoin � l'avenir.

Evidemment...

Son nom n�est pas Didier.

Qui �a ?

Celui avec qui tu prendras ton caf� � l'avenir ?

Moi ? Prendre le caf� ?

Avec qui ?

Avec qui alors ?

Avec... le Marquis de Pontignac.

Ne fait pas l�innocente.

J��tais l� quand ta r�ponse est arriv�e.

Ma r�ponse ?

Oui. Ta r�ponse.

D�abord, le Marquis t�as envoy� une lettre...

tu lui as r�pondu dans une autre lettre...

J'ai �crit une lettre au Marquis ?

Tu vois, je sais tout...

il a rev�tu ses belles orchid�es et envoy� son costume au palais...

...eh non... mais peu importe... j�ai tout compris.

Au palais ?

Je vous f�licite, vous avez jou� d�une fa�on charmante.

- Connaissez-vous le Marquis de Pontignac ? - Oui

Faites moi une faveur.

Non merci, je ne bois pas.

Peut-�tre ceci...

Dans la v�randa

Majest�.

C��tait magnifique. Oui.

Je vous attends.

M. le Marquis.

Pardon ?

J�ai quelque chose � vous dire.

De la part de l�imp�ratrice ?

Non. De ma part.

Quoi ?

Ne lui �crivez plus jamais de telles lettres !

Et ce serait mieux si vous partiez maintenant.

L�imp�ratrice ne viendra pas.

Juliette.

Que fais-tu l� ?

Vos... vos ni�ces, Majest�...

je pensais qu�elles �taient ici...

vos ni�ces...

mais je vois...

qu'elles ne sont pas l�.

Majest�.

Vous avez quitt� le bal, M. le Marquis ?

Comme vous me l�avez demand�, Majest�.

Avez-vous aim� le concert de mes ni�ces ?

Le plus beau concert...

de ma vie.

Vous n�exag�rez pas un peu, M. le Marquis ?

Non Majest�.

Car j'ai pu vous admirer.

Ce n�est pas tr�s flatteur pour mes ni�ces.

Majest�.

Maintenant que nous sommes seuls...

Majest� ! Majest� !

Qu�y a-t-il, Juliette ?

Votre majest�, vos ni�ces veulent aller dormir.

Et bien qu�elles aillent se coucher.

Majest�, je l�avais devin� d�s le d�but.

- C��tait vous. - Moi ?

- Ca ne pouvait �tre personne d�autre. - De quoi parlez-vous ?

Oui votre majest�, et en souvenir du plus beau moment de ma vie...

j�ai maintenant le courage, je vous prie, je vous demande...

Majest� ! Majest� !

Juliette !

Maintenant, vos ni�ces... refusent d�aller au lit.

Juliette, sortez d�ici imm�diatement et ne vous occupez plus de mes ni�ces.

Bien.

Majest�...

m�me si vous me prenez pour un fou...

je vous implore...

Qu�est ce qui vous prend ?

Venez me voir demain...

il n�y aura personne d�autre...

personne ne vous verra...

je n�attends que vous seule.

M. le Marquis !

Vous semblez oublier � qui vous parlez.

Je me sens � l�int�rieur et � l�ext�rieur...

pas du tout... comme un millionnaire.

Je me sens � l�int�rieur...

et � l�ext�rieur...

pas bien...

du tout.

Cet homme est devenu compl�tement fou.

Il s�est �chapp� d�un asile.

Pourtant, il semblait si gentil.

Savez-vous ce qu'il me demandait ?

De le rejoindre.

Seuls dans son palais.

Qui croit-il �tre ?

Enfin ! Pour qui me prend-il ?

Je le sais.

Ah ?

La femme... qui a chant� pour lui...

et...

qui l�a embrass�...

Quelle folie.

Il me prend pour sa myst�rieuse femme ?

C'est gentil tr�s de sa part.

C'est gentil de sa part.

Maintenant je comprends toutes ces allusions.

Ces confidences.

Mais bien sur !

Ce qu�il m'a dit ?

La plus belle femme de France.

C�est charmant de sa part.

Je suis sa myst�rieuse femme.

Mais ce n�est pas vous, Majest� !

Qu�est ce que tu en sais ?

Peut-�tre que c�est moi.

Mais je sais que ce n�est pas vous, Majest�.

Qui �tait-ce alors ?

Tu dois me le dire si tu le sais.

Alors ? Qui est-ce ?

Toi peut-�tre ?

Moi ?

Dans la caserne ?

Mais Majest� !

Tu vois...

Tu n�en sais rien ?

Il n�y a jamais eu personne.

Il l�a imagin�.

Dans sa fi�vre il a vu mon portrait...

et il croit que c��tait vraiment moi.

Comme c�est romantique.

Je devrais peut-�tre le rejoindre.

Mais Majest� !

Je dois aller le voir.

c�est mon devoir.

Il dit qu�il ne peut vivre sans moi.

je suis responsable du bien-�tre de mes sujets.

Votre majest�, il ne faut pas !

Enfin Juliette !

J�irai vers lui comme une m�re.

Seulement comme une m�re ?

La m�re de la nation.

Majest�.

Votre Majest�. Je vous en supplie, n�y allez pas.

Si quelqu�un � la cour l�apprenait ?

Ou... Ou des journalistes ?

Ou votre aide de camp ?

Que se passe t-il ?

Directeur, nous avons peu de temps, mais...

- Mais ?

... mais je dois vous le dire une fois pour toutes.

Je... souhaite...

faire carri�re.

Excusez-moi.

Pourquoi pas. Essayons.

Vous dirigerez le premier acte de La Grande-duchesse de Gerolstein ce soir.

Non ?

Quoi ?

Allez-y.

Nous verons si �a se passe bien.

En fait, M. le directeur...

j'avais juste une remarque � faire.

Arabella.

Ce n'est pas �trange que le petit Didier dirige le premier acte ce soir ?

Qu�est ce que �a a d��trange ?

Je ne sais pas.

Etienne, le servant du Marquis �tait au th��tre il y a une heure.

Il a longuement discut� avec Didier.

J'ai entendu que le Marquis donnera un souper ce soir.

Un souper en t�te � t�te.

Il y a peut-�tre un arrangement entre Didier et...

O� est ce Didier ?

Qu'est-ce que tu trafiques avec le Marquis ?

Moi avec M. le Marquis ?

Tu lui a procur� une femme pour ce soir.

Procur� ? Au contraire !

Qu�est ce que �a veut dire ?

Tu as �loign� une femme de lui ?

Non.

Mais il a...

des affaires galantes.

Stupide.

Qu�est ce que c�est ? Le petit copiste ne veut pas jouer ?

O� vais-je trouver de la musique maintenant ?

Mais il m'a donn� la chanson au cas o�.

A quoi me sert la partition ?

Je ne sais pas jouer.

M. Didier demande au Marquis de regarder attentivement cette partition.

Comment ai-je pu vivre sans toi.

Opus 1. D�dicac�e � ma petite fianc�e Juliette.

Juliette ?

Juliette ? Juliette ?

Ce n�est pas possible !

- Mais c�est la... - La petite coiffeuse de l�imp�ratrice.

Oui, oui, oui. La petite coiffeuse de l�imp�ratrice.

Et donc elle �tait...

Mais alors c�est...

Juliette.

Je n�aurai jamais cru �a.

Je comprend la r�action de l�imp�ratrice.

D�barrassez la table, Etienne.

Etienne, Elle arrive.

Bonsoir, cher Marquis, bonsoir.

En voyant toutes ces bougies, j�ai cru qu'il y avait le feu.

Mais tout va bien.

Je voulais juste voir comment vous alliez.

Je ne vous d�range pas j�esp�re ?

Pas du tout.

Vous devez attendre...

quelques amis...

- C�est �a ? - Non.

J�attends la visite d'une dame.

Une dame ?

Alors je dois partir imm�diatement.

Je vous en prie. Comme vous voulez.

Je serai �galement ravi...

si vous restez.

J'avoue que votre sang-froid m��tonne.

Pourquoi, cher Baron ?

Parce que je connais la femme...

que vous attendez, Marquis.

Tant mieux...

comme �a je n�aurai pas � vous la pr�senter.

Quand elle arrivera.

M. le Marquis...

si cette dame entre dans cette maison...

�a fera dans toute la France, un tel scandale

Comme il n�y en a jamais eu.

- M. le Marquis, cette dame... - Vient du palais imp�rial de Saint-Cloud.

M. le Marquis.

- N�oubliez pas que cette dame est proche du tr�ne. - Proche.

- Tr�s proche. - Encore plus proche.

- Si proche. - Que vous pouvez �tre sur...

qu�elle ne viendra pas.

M. le Marquis.

Si jamais la femme que vous attendez... c'est...

Bonsoir.

Bont� divine.

Le Baron est l� aussi ?

Oui.

Je suis l� aussi.

Excusez moi, je ne savais pas que vous aviez invit� le Baron.

Sinon je serais arriv�e plus t�t.

Le Baron est sur le point de partir.

Donc voici la dame...

Du palais imp�rial, oui.

J'esp�re que vous ne trahirez pas notre petit secret, Baron.

Je le garde en s�curit� dans mon c�ur.

Juliette.

M. le Marquis.

Je dois m�excuser.

Je me suis comport� comme un...

comme un...

oui, je me suis mal comport�.

Auriez-vous la bont� de me faire jeter dehors ?

Mon cher Baron, je suis d�sol�, mes serviteurs ont leur soir�e.

Tr�s bien.

Ne dites pas que je suis venu ici...

et je ne dirais pas que vous avez emprunt� sa nouvelle cape.

Vous pouvez lui dire... Elle me l�a donn�.

M. le Marquis.

Juliette.

Elle m�a donn� sa cape...

pour que je fasse bonne impression ce soir.

Vraiment ?

Vous faites tr�s bonne impression, Juliette.

Et quelle diff�rence cette robe produit.

Je l'ai emprunt� de la fille du chambellan.

Fabuleux.

Vous savez...

c�est la premi�re fois...

que vous me regardez vraiment.

Incroyable.

Je suis tr�s heureux...

que l�imp�ratrice vous ait envoy� en avance.

Envoy� en avance ?

L'imp�ratrice ne souhaite pas venir !

Moi et l'imp�ratrice avons eu une bonne conversation sur vous.

Une discussion � propos de moi ?

L�imp�ratrice et vous ?

Oui. Moi et l'imp�ratrice, nous voulons vous �pargner une d�ception.

Pourquoi ?

Parce que moi et l�imp�ratrice avons d�cid�...

qu�une seule vous rendrait visite ce soir.

Ah ah. Et donc ?

Et que se serais moi.

Et me voila.

Juliette.

Je n�ai jamais souhait� que l�imp�ratrice vienne.

Qui attendiez vous ?

Qui ?

Un souvenir.

Une femme qui a chant� une chanson pour moi un jour.

Vous connaissez cette femme ?

Pas exactement...

mais parfois je sens comme si...

je la voyais juste en face de moi...

si clairement...

comme si elle se tenait devant moi...

jeune...

douce...

parfois elle sourit un peu...

et elle devient s�rieuse.

De qui parlez-vous ?

O� est cette coiffeuse ?

Je vais lui apprendre � cette insolente...

� me voler mes hommes.

Arabella, ne fait pas de scandale.

Nous ne sommes pas sur une sc�ne.

Pourquoi as-tu quitt� le th��tre ?

Parce que je t'aime.

- Et qu�a dit Offenbach ? - Il n�est pas au th��tre.

C'est le petit Didier qui dirige le premier acte.

Didier dirige le premier acte et vous ne voulez pas jouer ?

Je me moque si le spectacle est annul�.

Vous allez jouer.

Surement pas.

Allez au th��tre.

Voil� l'�p�e... l'�p�e... l'�p�e...

Arr�tez, arr�tez.

Arabella n�est pas encore arriv�e.

Impossible.

Regardez... regardez... regardez... regardez...

Elle approche la Grande-Duchesse.

Encore.

R�p�tez la section.

Regardez... regardez... regardez... regardez...

Elle approche la Grande-Duchesse.

Laisse-moi, je ne jouerai pas.

Voil� l'�p�e... l'�p�e... l'�p�e...

Baron ? A cette heure tardive ?

Majest�, il y a un souhait cher � mon coeur.

Dire ce soir � Votre Majest�.

Que Votre Majest� est la plus belle femme de toute la France.

Vous en aviez dout� ?

Jamais, Majest� !

Ma petite...

et myst�rieuse dame.

Enfin !!!

"Parler fort � proximit� de la sc�ne n�est pas autoris� pendant les spectacles. La direction"

Sous-titres : Serdar202.

Traduction : Fant�numas. >:-D

Corrections : Lys Lily. ^__^

C'est finite :-D

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