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- Vous d�sirez ? - Signaler une mutinerie.
Capitaine Wrangel, nous avons l'ordre de vous arr�ter.
Lieutenant ! Vous savez ce qu'on fait aux tra�tres !
Je dois rentrer.
Ce sera compliqu�. La situation �volue tous les jours.
Je travaille sur un projet secret avec la marine.
C'est mon b�b�.
Plut�t notre b�b�.
Klaus est un conseiller cl�.
Pr�venez l'ambassadeur allemand � Dublin.
Pour qu'il informe Berlin que Hoffmann est ici.
Si nous donnons aux Ricains ce sous-marin et ce joujou,
avec les codes, nous abr�gerons cette guerre.
Il faut l'arr�ter avant qu'il arrive.
Si vous remplissez cette mission,
j'efface votre ardoise.
Je joue ma vie.
Debout, feignasses !
En salle de contr�le.
Allez !
�a vient ?
Magnez-vous !
Pips ? Tout va bien ?
T'as une mine de merde.
L�ve-toi, camarade.
Plus vite !
�a vient, oui ?
Allez !
D�p�chez-vous, pas de bousculade.
Bienvenue au jardin d'enfants.
Il ne vous a pas �chapp� que nos r�servoirs sont pleins.
Qu'en d�duire ?
C'est une mission longue ?
Il n'y aura pas de ravitaillement en carburant.
Il va donc falloir se magner.
Nous avons une proie � capturer.
Un poisson.
Un tr�s gros poisson.
Un ennemi de la pire esp�ce,
issu de nos propres rangs :
le U-822.
Son commandant, Johannes von Reinhardtz,
compte se rendre � l'ennemi.
Nous l'en emp�cherons.
Il y a Schiller et Strasser � bord.
Pour beaucoup d'entre vous,
ce sera une premi�re, un bapt�me du feu.
Mais par chance,
vous �tes sous mes ordres.
Si je sais une chose de la guerre,
c'est qu'elle r�v�le la vraie nature des hommes.
Je vais vous montrer qui vous �tes.
Et nous leur montrerons que nous sommes des chasseurs.
Compris ?
Oui, commandant.
Compris ?
Oui, commandant !
Strasser.
C'est juste un bulletin m�t�o.
Une temp�te s'annonce.
J'ai r�v� d'une plage et de Jean Harlow en maillot de bain.
R�ve plut�t de filles allemandes.
M�me ta queue est patriote.
Tu veux quoi ? Ton quart est dans une heure.
Regarde si tu veux, c'est la m�t�o.
Il faut deux op�rateurs pour �a ?
Non, commandant.
Kraushaar, si vous vous ennuyez,
allez aider sur le pont ou en cuisine.
Bien s�r.
Vos projets risquent de lui d�plaire.
La radio marche encore ?
Faisons les choses bien.
Je ne veux pas que �a me retombe dessus.
- Lieutenant. - Commandant ?
Strelitz s'interroge sur notre cap.
Il aimerait conna�tre notre destination.
Dites-lui de garder le cap.
Et dites au chef-m�canicien de maintenir la vitesse.
Pour le reste, attendons le bulletin m�t�o.
Une temp�te s'annonce.
Lieutenant ?
Termin� ?
�a p�tera si quelqu'un tourne ce bouton.
Pas moi, bien s�r.
Klaus. Content que vous soyez venu, entrez.
Je d�range ?
Mes amis ont h�te de faire votre connaissance.
Apr�s vous.
Heil Hitler !
Mes amis.
J'ai l'honneur de vous pr�senter notre illustre invit�,
le lieutenant Klaus Hoffmann, de la marine de guerre.
Un serviteur loyal du glorieux Reich
et de notre grand F�hrer.
Comme nous, il se trouve � pr�sent
en territoire ennemi.
Thomas O'Leary.
Pardon pour ce comit� d'accueil, nous devons �tre prudents.
Avec la guerre,
nous n'osons plus nous retrouver en public.
Nos rangs sont clairsem�s.
En 1939,
20 000 membres du Bund levaient le bras au Madison Square Garden.
Vous n'�tes pas tous allemands ?
Nous ne sommes pas les seuls
� croire en la sup�riorit� de la race blanche.
Ou � vouloir vaincre le complot jud�o-communiste mondial.
Certains pr�nent m�me la sup�riorit� de la race am�ricaine.
Il ne nous manque qu'un dirigeant �clair�.
De retour en Allemagne, dites � vos amis qu'ils ne sont pas seuls.
J'ignorais qu'il y avait... des amis ici.
Le Reich a beaucoup d'amis, y compris haut plac�s.
Certains visent le sommet.
Nous pensons que notre pays a choisi le mauvais camp,
les mauvais alli�s.
Rencontrer un sous-marinier,
un h�ros en chair et en os, ce n'est pas rien.
Puis-je vous toucher ?
Vous allez lui faire peur.
Schnaps ?
Merci, c'�tait un plaisir.
Merci, Friedrich.
Il a fi�re allure, c'est un beau sp�cimen aryen.
Mais mou sur Roosevelt et le communisme.
Il a pourtant jur� de les combattre
et un capitaine de sous-marin nous serait pr�cieux.
Des nouvelles de Dublin ?
Pas encore.
Encore un conseil :
prudence avec Hoffmann tant que vous n'�tes pas s�r de lui.
Vous partez d�j� ?
Oui, il le faut. Sam a besoin de moi.
Alors, mon retour en Allemagne ?
Que faites-vous pour Sam ?
Il est rest� tr�s discret sur votre collaboration.
Qu'y a-t-il ?
Vous n'avez pas confiance ?
Il travaille � des plans.
Pour de nouveaux radars.
Contre notre flotte.
- Avec votre aide ? - Pas vraiment.
Je lui fournis quelques vagues informations.
Comme �a, il ne vous livre pas.
Tout est donnant-donnant, ici.
Mais �a ne durera pas, Sam commence � se m�fier.
- Vais-je pouvoir rentrer ? - Patience.
J'ai une op�ration importante en cours,
qui pourrait changer l'issue de la guerre, sans exag�rer.
Elle requiert toute mon attention.
GESTAPO - DOSSIER INDIVIDUEL
Voil� la situation,
avec tout le respect que je dois � vos ing�nieurs.
Greenwood Commercial Ventures
n'a pas encore produit un prototype assez �volu�,
compar� au mod�le britannique en usage.
Nos avions sont loin d'�tre �quip�s.
Nous avons diminu� la taille et le poids.
Greenwood peut produire des radars pour vos 100 000 nouveaux avions,
en un temps record.
Ils sont trop gros.
Dans nos essais en Caroline,
ils ne d�tectent rien de plus petit qu'un camion.
Je comprends.
Excusez-moi un instant. Je reviens.
- Alors ? - Comment �a se passe ?
�a va mal.
C'est ta derni�re chance.
Donne-moi une info, ou on est fichus.
Je t'ai tout dit.
Allez, je t'ai pr�sent� Berger.
Qui est trop occup� pour m'aider.
Il veut de l'argent.
Je ferai en sorte qu'il t'aide � rentrer en Allemagne.
Je te le promets.
Maintenant, donne-moi un tuyau.
- Ce sont mes camarades. - Tes camarades ?
Ils t'ont abandonn� dans l'Atlantique !
Tu ne leur dois rien, Klaus, et tu le sais.
Tu sais quoi ?
De retour en r�union, je vais leur dire qui tu es.
Bon, �coute-moi.
- On m�ne des essais en Allemagne. - Bien.
Pour devancer les futurs radars britanniques.
C'est-�-dire ?
Pour anticiper des radars � longueur d'ondes r�duite,
assez petits pour �tre embarqu�s.
On y travaille, mais ils sont encore trop volumineux.
Que s'agit-il de rep�rer ?
- Des sous-marins. - Non, pas quand ils sont en submersion.
- Il faut pouvoir rep�rer un p�riscope. - Oui, soit.
De quelle taille ?
J'en sais rien.
Dix centim�tres.
D'accord.
Dix centim�tres.
Et donc...
Si �a fait dix centim�tres, il faut...
�a veut dire...
Je ne vois pas le rapport.
Il faudrait r�duire la bande de fr�quence � 8 cm.
Mais c'est impossible.
La bande de fr�quence.
Attends.
Ces essais, en Allemagne,
ils sont fructueux ?
Je crois.
Je t'adore.
Vous �tes un z�ro.
Vous ne croyez pas en cette guerre juste,
que m�nent le peuple et le F�hrer pour le bien de la nation.
Vous �tes une p�le copie de votre p�re !
Un tra�tre au peuple,
un l�che !
Il y a du nouveau ?
Non, rien du tout.
Je vais pioncer.
Vas-y.
C'est important, une radio, non ?
Dans un sous-marin, au milieu de l'Atlantique.
Qu'est-ce qu'ils se disent ?
Je ne sais pas.
Je vais voir.
Vous avez d� vous tromper.
Non, je le jure.
Je veux savoir ce qui s'est pass�.
Sturmbannf�hrer, cet incident concerne la marine.
Capitaine,
ceci est une mission de la SS.
Friedel, je vais vous demander de regagner votre cabine.
Strasser n'a rien remarqu� pendant son quart
et vous avez encore pris un message.
Le poste a pris feu quand j'ai voulu le r�gler.
Un faux contact a peut-�tre produit l'�tincelle.
Vous aviez tout contr�l� � terre ?
Oui.
Sans d�celer ce faux contact ?
Il a pu se former apr�s.
Comment ? Le trajet a �t� calme.
Lieutenant, nous chercherons l'origine de la panne plus tard.
Mais pourquoi la radio �tait-elle mouill�e ?
Mon caf�.
Je r�visais mon examen.
J'ai renvers� ma tasse.
Inutile de r�viser.
Je n'appuierai pas votre candidature.
Commandant... J'ai rien fait !
Vous persistez � nier,
c'est indigne d'un aspirant sous-officier !
Apprenez � assumer vos responsabilit�s !
Je crois que la radio a �t� sabot�e.
Qui aurait int�r�t � faire �a ?
Frank.
C'est une accusation tr�s grave.
- Pourquoi lui ? - Je l'ignore.
Mais Frank est le seul � savoir faire �a.
J'ai vu un message arriver pendant son quart,
certainement pas un bulletin m�t�o.
Quoi donc ?
Un message du haut commandement de Lorient.
J'ai vu l'indicatif.
C'est faux !
C'�tait un bulletin m�t�o.
Pourquoi d�truirait-il un appareil aussi pr�cieux ?
Il faudrait �tre fou.
C'est vous qui divaguez.
Par contre, c'est pendant votre quart que l'engin a pris feu.
Plus important : peut-on le r�parer, quartier-ma�tre ?
C'est un beau bordel. Le c�blage, l'extincteur... et le caf�.
Je vais essayer.
Faites le n�cessaire.
Notre mission reste inchang�e.
Notre route aussi.
Retournez � vos postes.
Kraushaar,
restez loin de la salle de radio.
Un homme sur le pont.
T'avais raison, Wilhelm. Ces fumiers du U-612 sont cingl�s.
Ils ont sabot� la radio.
Il m'a f�licit�. S�rieusement, f�licit� !
Il s'est dit fier de moi.
Ce n'�tait jamais arriv�.
On va aller loin, Hoffi.
Tu te rends compte
du nombre d'avions de la marine am�ricaine ?
Sans parler de l'aviation.
Un radar Greenwood sur chaque appareil.
Tu as �t� � la hauteur. Merci.
C'est vrai.
Ils ont ador� le coup de la longueur d'onde.
D�sol� de t'avoir brusqu�.
Il fallait te secouer un peu.
Tu sais quoi ?
On va f�ter �a, tu vas voir.
O� veux-tu aller ?
Au club de jazz, � Harlem.
C'est mon jour de chance, autant en profiter.
Mlle Lloyd !
Un monsieur vous demande.
� quel sujet ?
Salut, Sam.
Nous venons les bras charg�s de pr�sents.
Enfin, d'un pr�sent.
On a encore du travail et ensuite, je dois rentrer chez moi.
J'ai de la couture � finir.
Ce matin, mon r�ve s'est r�alis�.
Je veux que le tien se r�alise cet apr�s-midi.
Ton carrosse est avanc�.
Pour t'emmener avec ton groupe et tes choristes
enregistrer � La Nouvelle-Orl�ans.
C'est la voiture de la propri�t� de mon p�re.
L'�t�, elle sert � aller chercher les invit�s au train.
C'est formidable, Sam, mais...
J'ai pay� deux journ�es de studio.
�a vous laisse le temps d'enregistrer quatre chansons.
Et notre engagement ici ?
J'ai tout arrang�, mon chou. Ils se passeront de vous quelques jours.
Je ne sais pas quoi dire.
C'est si gentil.
Tu as pens� � tout.
On va trinquer. Champagne ?
Merci.
Je reviens.
C'est si gentil de sa part.
Il est amoureux de vous.
Oui, je m'en �tais aper�ue.
Il est attentionn�.
Je le comprends.
Vous �tes...
Je suis quoi ?
C'est la f�te !
Immersion p�riscopique.
Les deux moteurs en avant.
Vitesse moyenne.
Messieurs, on y va !
Tirez !
Du nerf !
Tirez !
Plus vite !
Attention !
Et merde !
En arri�re !
Bon sang, �a tra�ne, ces torpilles.
Fichus exercices On se croirait au temps de Hoffmann.
- Il te faut quoi ? - La cl� de 18.
Elle �tait l�.
Quoi ?
Elle ne doit pas �tre loin.
H�, Pips !
Magne-toi !
Pips ?
Allez, les gars !
Magnez-vous !
Stop.
On reprend !
Continuez !
Allez !
Mise en eau du tube 1.
Tube 1 mis en eau.
Tube 1 par� pour tir.
6 minutes 14.
On est tous morts.
Ils se sont am�lior�s.
On est quand m�me morts.
Il va falloir faire mieux.
Comment �a, Lutz ?
C'�tait un gars qui lui ressemblait de dos, c'est tout.
- Je devrais pas �tre l�. - Tu d�bloques ?
J'aurais d� dispara�tre apr�s ce qu'on a fait.
Je le savais. C'est mon ch�timent !
�coute-moi bien.
C'est derri�re nous, Pips.
Ils nous ont rel�ch�s.
T'as entendu Wrangel : si on sort vivants,
on sera les rois du p�trole.
Ils nous ont choisis expr�s.
On est de la chair � canon, pour eux.
On cr�vera tous ici !
Pas moi.
Et toi non plus, camarade.
On n'abandonnera personne.
Parez � faire surface.
Les deux moteurs en avant, vitesse maximale.
Lieutenant ?
Parez � faire surface.
Les moteurs en avant, vitesse maxi.
Parez � faire surface.
Moteurs vitesse maxi.
Combien de temps risquons-nous encore d'�tre intercept�s ?
2 000 milles nautiques,
� la vitesse maximale...
Si vos calculs de la position du U-822
sont justes, ce n'est pas s�r...
Mes calculs ?
Je vous avais dit "35 degr�s nord".
Gros malin, vous avez report� 30 degr�s sur la carte.
Soit une diff�rence de 300 milles.
D�sormais,
vous v�rifierez trois fois vos calculs avant de confirmer le cap.
C'est compris ?
Oui, commandant.
O� est pass� Ehrenberg ?
Vous cherchez ceci ?
J'ai besoin que vous soyez frais.
Surtout avec l'�quipage d'incapables qu'on m'a attribu�.
Il vous faut votre rem�de,
je l'ai bien compris.
Mais n'en abusez pas.
Il ne faut pas, ce n'est pas bon pour vous.
Et surtout,
ce n'est pas bon pour nous.
C'est pourquoi la flasque va rester sous cl�.
Esp�ce de salaud !
Je vous pr�f�re saoul.
Il faut vous ma�triser.
Si vous n'en �tes pas capable,
je vais m'en charger.
Vous aurez votre dose,
pas plus.
Je charge le machiniste Grothe de mesurer votre ration.
Pour le cas o� Ehrenberg s'�garerait � nouveau.
Une dose, � la fin du quart.
Merde.
Dire qu'on est enferm�s avec ce machin.
Nos torpilles sont plus puissantes.
Quelle est la cible ?
La Maison-Blanche ?
La base de la marine am�ricaine en Virginie,
d'o� l'appui de la marine allemande.
On y acc�de comment ?
Nous avons un contact.
Il nous retrouvera � l'arriv�e.
Puis-je vous parler ?
Bien s�r.
- Von Reinhardtz ? - Klaus Hoffmann.
- Il est en vie. - Quoi ?
Il est � New York.
C'est impossible.
- D'o� �a sort ? - De la SS.
Un informateur s'est entretenu avec lui.
D'abord von Reinhardtz,
maintenant Hoffmann.
Deux de vos commandants sont pass�s � l'ennemi.
Comment serait-il en libert�, sinon ?
Il a d� conclure un march� avec eux.
Son p�re est tr�s malade.
La nouvelle l'ach�vera.
Cette guerre absurde rend fous mes meilleurs hommes.
Von Reinhardtz, Wrangel et � pr�sent Hoffmann.
Cette guerre est un mal n�cessaire pour parvenir � un monde meilleur.
N'est-ce pas ?
Bien s�r.
Un mal n�cessaire.
Hoffmann est intelligent.
Il est le fils d'un h�ros
et il a �tudi� la construction navale.
Cela ne doit pas compromettre notre victoire.
Rien ni personne ne compromettra notre victoire.
Sous-titres : Anne-Lise Weidmann
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