All language subtitles for Confessions of a Dangerous Mind-French

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Original subtitles

J'aurais pas aim� vivre sa vie, car elle n'a pas �t� heureuse.

L'essentiel est d'avoir du travail, de rester en bonne sant�...

que votre femme soit � vos c�t�s quand vous avez du succ�s.

Il avait quelques pi�ces du puzzle, mais pas toutes.

Moi, Ronald Regan, d�clare solennellement,

que j'assurerai loyalement la charge...

de Pr�sident des U.S.A.

Lorsque vous �tes jeune... votre potentiel est infini.

Tous les espoirs vous sont permis.

Peut-�tre serez-vous Einstein, peut-�tre Joe DiMaggio...

Et il arrive un moment o� ce que vous auriez pu �tre...

c�de la place � ce que vous avez �t�.

Ni Einstein, ni personne.

C'est un mauvais moment � passer.

Ce film a �t� con�u � l'aide du journal intime de M. Barris, d'enregistrements publics, et de centaines d'heures d'entretiens.

New York, 1981.

Chuck, c'est Pennie.

Seigneur, comment tu m'as retrouv� ?

Ta derni�re lettre portait l'en-t�te de l'h�tel.

�a me fait plaisir de te voir. Tu as l'air en forme.

Cet endroit me fait peur.

C'est ton 6�me sens...

Je suis venue te chercher, pour te ramener en Californie.

- Oh, non. - Je ne supporte pas d'�tre loin de toi.

Je ne suis pas pr�t.

J'attendrai pas �ternellement que tu te d�cides � m'�pouser.

En fait, je pourrais, mais je n'en ai aucune envie.

Je t'aime tellement !

Tu ne comprends pas.

Et je ne sais m�me pas pourquoi.

Pennie ! Pennie, Pennie, Pennie.

Tu ferais mieux d'y aller. J'ai plein de choses � faire.

C'�tait en 1981...

je m'�tais terr� dans cet h�tel de New York.

Le "Phoenix Hotel".

Tout me faisait peur. Et ma vie me faisait honte.

J'ai alors compris que mon salut r�sidait peut-�tre dans le r�cit...

de ma mis�rable existence.

Cela m'aiderait � comprendre.

A 11 ans, j'ai eu une exp�rience avec une amie de ma s�ur, Tuvia.

�a m'a laiss� un souvenir ind�l�bile.

- Tuvia ? - Quoi ?

Philadelphie, 1940.

- Tu veux la l�cher ? - Non, pourquoi j'en aurais envie ?

Parce que �a a un go�t de fraise.

Ma s�ur dit que tu adores les fraises.

Je d�teste les fraises !

Je te jure que �a a exactement le m�me go�t que les bonbons � la fraise.

- C'est m�me pas vrai. - Je te parie que si.

- Je te parie que non. - Je parie 1 dollar.

Tuvia, mon premier amour.

Cet �pisode fut sans doute le plus grand tournant de ma vie.

Le caract�re r�pugnant de mon sexe...

confirm� par les papilles gustatives d'une adolescente nubile.

Alors je me suis laiss� entra�ner dans une spirale de d�bauche.

Je ne pensais qu'� baiser et me faire sucer...

en esp�rant qu'avec un beau concours de circonstances...

et une bonne strat�gie, toutes les Tuvia du monde...

auraient envie de voir combien j'ai envie d'elles.

Tout ce que je voulais, c'est qu'on m'aime.

J'avais une grande propension � me battre, dans tous les bars de la ville.

J'avais entendu dire que la TV avait un grand avenir...

J'ai imm�diatement quitt� Philadelphie pour Manhattan.

Nous avons commenc� � faire des films publicitaires en 1941.

En 1953, la NBC fut la 1�re cha�ne � retransmettre une �mission...

en couleur de "Colgate Comedy Hour".

Venez voir � quoi ressemble un plateau de t�l�vision.

Excusez-moi ! O� puis-je d�poser une demande pour �tre guide ?

... que vous pouvez retrouver tous les samedi soirs � 19h30... Le Nat King Cole show...

� ne pas rater, chaque mardi � 20h00...

Attendez une minute... Ok. Mon pr�f�r�, c'est le "Luck Show", avec en vedette Rosemarie Kluni...

... tous les jeudi � 10h00.

Le show de "Stiva Alena" le dimanche � 20h00.

Cela vous amusera de savoir que Stiva Alena...

a commenc� sa grande carri�re comme guide ici, � la NBC...

Suivez-moi, Mesdames et Messieurs...

... le comptable, il est mignon, non ?

Oui, il est tr�s mignon, Marianne...

mais tu as besoin d'un homme qui veut �voluer,

qui serait pr�t � tout pour entrer dans la direction.

Un formulaire pour un poste de stagiaire � la direction, s'il vous pla�t...

- Combien y a-t-il d'inscrits ? - Voyons... avec vous, 2 000.

- Pour combien de places ? - Cinq.

Merci bien.

Parfois, j'�tais oblig� de mentir pour obtenir ce que je voulais.

- Dis-le encore. - Directeur des ventes � 30 ans.

- Directeur de la cha�ne � 40 ans. - Je suis folle de vous, M. Chuck Barris.

Mon apprenti manager !

Que la vie �tait douce...

Mais pas pour longtemps.

J'ai �t� renvoy�.

- Renvoy� ? - Ouais, renvoy�.

Renvoy� ?

- Pourquoi diable t'ont-ils renvoy� ? - J'en sais rien...

Une baisse d'efficacit�, une connerie de ce genre.

T'en fais pas, �a va aller.

Je suis enceinte.

Alors, je me suis dit qu'il valait mieux �viter la ville.

J'ai vraiment de l'ambition. Je voulais pas �tre froiss� avec ces...

Alors je me suis souvenu de ce que Carlyle disait.

"Un homme d'honneur remplit son devoir avec bonheur", alors vous voyez...

C'est qui, Carlyle ?

Seigneur ! Qu'ai-je fait pour m�riter �a ?

Va te faire foutre, esp�ce de merdeux.

Enceinte ?

Oui, enceinte.

Qui est-ce qui a bien pu te foutre enceinte ?

Va te faire foutre !

Tu oses me demander �a ?

- TU m'as mise enceinte, gros porc. - Va te faire foutre !

- Vas te faire foutre ! - Merde !

Toi, va te faire foutre !

Va te faire foutre !

Va te faire foutre !

Apparemment, j'avais juste du retard.

Oh, oui, on en a tous un bon souvenir.

Tout le monde le trouvait adorable et on aimait le show...

parce que parfois, c'�tait la folie,

on faisait ce qu'on voulait ou presque...

et, oui, on l'aimait beaucoup. C'�tait un gentil gar�on.

Un emmerdeur, mais un gentil gar�on.

En 1961, j'ai trouv� un p'tit poste de cadre � la ABC...

On soup�onnait alors Dick Clark...

de toucher des pots-de-vin lors de son �mission "American Bandstand".

On m'a envoy� � Philadelphie pour garder un �il sur Dick Clark.

Le week-end, j'allais souvent tra�ner dans les parcs d'attractions,

on y trouvait toujours une grande concentration de jeunes filles.

�a m'a inspir� une chanson...

Je l'ai offerte � Fred "Boum-Boum" Kanonu...

au nom de mon amiti� pour Dick Clark. Dick voulait vraiment m'aider.

- Salut ! - Quoi ? - Salut !

Je suis l'auteur de cette chanson.

Et aujourd'hui, elle est troisi�me.

Je crois que la t�l�vision est vou�e � un grand avenir.

Je crois que je vais cr�er un pilote. �a sert de test, � la TV.

Je travaille � la t�l�vision.

- Ah, vous vous appelez comment ? Moi, c'est Chuck. - Debbie.

- Ok, vous habitez Philadelphie ? - Non, Manhattan.

�a sera une �mission de jeux. Je pense que �a a de l'avenir.

Ouais, s�rement.

Tout le monde aime les �missions de jeux, n'est-ce pas ?

- J'en sais rien. - Je le pense, moi.

- Alors, s�rement. - Je suis parti pour la gloire.

Bonjour !

Salut !

- T'inqui�te pas, je suis avec Debbie. - Je m'en doute.

- Tu manges quelque chose ? - Merci, non.

T'as soif ?

Je veux bien, si tu as une bi�re...

C'est comment, le cul, avec Debbie ? J'ai toujours eu envie de savoir.

- C'est bien. Merci, c'est gentil. - Non, �a me fait plaisir.

Je viens de me faire tirer par un batteur de rock.

Un black tout comme il faut.

- Ah, c'est int�ressant... - Il faut favoriser les �changes culturels.

J'ai bais� un asiatique, la semaine derni�re.

- Tu es quoi, toi ? - Juif.

Je m'en suis envoy� un aussi, un Sepharad.

- Toi t'as plut�t l'air d'un Ashkenaze. - Ashkenaze !

- J'ai pas essay�, ceux-l�. - Toi, tu es romantique.

Ouais, les histoires mi�vres entre gar�ons et filles, �a n'a jamais �t� mon truc.

- Tu vois ce que je veux dire ? - Je vois ce que tu veux dire.

Si tu tombes vraiment amoureuse, t'es s�re de souffrir.

J'te l'fais pas dire.

On peut baiser, si t'as envie...

�a serait bien.

Mais Debbie ? Si elle se r�veille...

T'as raison, c'est vrai.

Bon, je vais me coucher. Ravie de t'avoir rencontr�.

H�, c'est quoi ton nom ?

- C'est Pennie. - Moi, c'est Chuck.

- Chuck Barris. - Ouais.

C'est toi qui a �crit cette chanson, je l'adore.

- Merci. - C'est vraiment une grosse connerie romantique.

Cette nuit, j'ai r�v� d'un singe...

On �tait assis face � face,

comme si on avait boulevers� la courbe de l'�volution...

Il a commenc� � parler dans une langue �trange.

Du suisse, je pense.

Ensuite, il a commenc� � se transformer en pericoma.

- Il �tait tr�s g�n�. Qu'est-ce qu'il y a ? - Rien.

Tu dois pas te sentir mal parce qu'on a bais�.

Je voulais juste te raconter mon r�ve. Pas de panique !

Je m'en fais pas. Mais je d�teste ces liaisons pourries :

"Maintenant on est un couple, je suis oblig� d'�couter les conneries que tu me racontes"...

- Enfin, tu vois... - Ne t'inqui�te pas...

Je pense exactement pareil.

Quoi qu'il en soit, ce singe a commenc� � faire...

- Bordel de merde ! - Quoi ?

Putain de bordel de merde ! Tu m'as donn� une id�e...

pour une �mission. Bordel !

- Une �mission sur les singes ? - Non, sur les gens...

Sur le sexe, le romantisme, le ridicule du jeu de l'amour.

Son nom : le "Dating Game". Son sujet, c'est l'amour.

Une belle jeune fille questionnera trois charmants gar�ons,

qui seront cach�s.

Ils r�pondront, et en fonction de leurs r�ponses,

elle pourra en inviter un � sortir. Et nous paierons la soir�e.

Voil� le sujet de l'�mission.

- Alors ? - Ils l'ont achet�e ! Ils l'ont achet�e !

Ils m'ont donn� 750$ pour faire un pilote.

- Il faut f�ter �a ! - Non, j'ai un rendez-vous !

- Ok, tu m'appelles apr�s ? - Ok, ciao !

Je pensais que c'�tait gagn�.

Tout ce qui restait � faire, c'�tait le pilote, et devenir millionaire.

Tout le monde allait m'aimer.

Mais tout le monde n'�tait pas jeune.

- Non. - Non. -Non. - Non.

- Ok, on oublie. - ABC n'a pas aim� le "Dating Game".

Ils lui ont pr�f�r� une �mission, du nom de "HOOTNANNY"...

�a j'aime bien.

... il a v�cu vachement longtemps... "Va-Te-Faire-Foutre-Nanny" !

- Ils y connaissaient rien ! - C'est vieux, pour un chien...

J'en sais rien, pendant 70 ans ou plus...

Un an de chien, c'est 9 ans, pour nous.

Oui.

Je suis navr�e, pour ton �mission.

Quoi ? Il est mort depuis longtemps ?

Grand Dieu, Phoebe, �a fait... oui... Je reste en ligne...

- C'est ta maman ? - Ma s�ur.

- Regarde ce que je t'ai achet�. - Ecoute...

�a va te faire plaisir. Je suis all� voir une voyante.

- Une quoi ? - Une voyante.

Elle a dit que tu serais bient�t couronn� de succ�s.

- Ah bon ? - Couronn� de succ�s.

- Des cartes de tarot ? - Feuilles de th�.

R�p�te, Phoebe ?

Tuvia ? Non. Pourquoi l'aurais-je vue ?

- T'en es s�re ? - Qui c'est, Tuvia ?

- A Manhattan ? - C'est qui, Tuvia ?

- Oh, ta ni�ce. - Elle a divorc� ? J'ignorais qu'elle s'�tait mari�e.

Oui ?

Salut, Tuvia !

Oh non, je r�ve... Barris, la bite � la fraise. Qu'est-ce que tu veux ?

Je suis � New York pour quelque temps, et...

Oh, c'est pas vrai !

Il �tait tr�s persuasif, on se souvenait de sa force de conviction.

C'�tait quelqu'un qui fallait avoir de son c�t� dans les bagarres...

Vous �tes du genre plut�t violent, comme gar�on...

- Mais vous avez encore beaucoup � apprendre... - Va te faire mettre, vieux p�d�.

Tu crois que j't'ai pas vu ? �a fait une semaine que tu m'observes.

Vous �tes un jeune loup solitaire brillant. Vous maudissez la terre enti�re.

Je vous invite � d�jeuner ?

Y a une cour d'�cole � quelques m�tres. Tu devrais faire tes courses l�-bas...

Je connais plus de 30 fa�ons de tuer un homme, d'un simple geste, M. Barris.

�a pourrait vous aider, dans vos futures bagarres de bar.

Vous gagneriez beaucoup d'argent. Beaucoup d'argent.

... Si j'avais pu garder la t�te hors de l'eau, en attendant une nouvelle id�e,

- c'�tait gagn�. - C'est tr�s int�ressant, Chuck.

Je n'ai jamais rencontr� de producteur TV. Tr�s impressionn�.

Ok, c'est quoi, ce moyen de gagner de l'argent ?

Je travaille pour un organisme gouvernemental.

Nous recherchons des jeunes hommes,

pour ex�cuter des missions que nous leur confions.

Quels genres de missions et quel genre d'organisme ?

R�soudre des probl�mes,

au nom des services de s�curit� diplomatiques.

Ce genre de travail ? C'est quoi ? La CIA, ou un truc comme �a ?

De la discr�tion, SVP, M. Barris.

S�rieux, vous �tes de la CIA ?

J'ai toujours voulu �tre un espion. Moi je signe tout de suite.

- Vous vous foutez de moi ? - Absolument pas.

Vous ne serez pas rattach� � nos services.

Je vous propose d'�tre agent de liaison ind�pendant.

Aucun lien officiel entre nous.

Vous comprenez ?

Pourquoi moi ?

Je vous observe depuis longtemps.

Je ne me montre que depuis la semaine derni�re.

Vous avez le profil ad�quat, M. Barris.

Est-ce que ce travail vous int�resse ?

- Le profil ad�quat... - Est-ce que le travail vous int�resse, M. Barris ?

Bien s�r, agent secret. Ou sous contrat. Enfin, ce que vous voulez.

- Je pourrai sauter des tas de nanas... - C'est un travail s�rieux, M. Barris.

Pour emp�cher le communisme de s'installer...

et r�pandre la d�mocratie autour du globe.

Vous comprenez ?

Euh... ouais.

Ouais,... d'accord.

Il existe plusieurs m�thodes efficaces, pour tuer un homme.

Quand vous �tes d�sarm�s.

La tranche de la main, contre la pomme d'Adam de son adversaire...

�crasera la trach�e art�re, provoquant l'�touffement...

et la mort.

Merde !

Il me faut un autre volontaire.

- Vous voulez me transformer en tueur ? - Bravo, Chuck, je savais que vous �tiez malin.

Je ne veux pas tuer des gens. Mon avenir, c'est la t�l�vision.

A 32 ans, vous n'avez rien fait de votre vie.

J�sus-Christ est mort et ressuscit� � 33. Vous feriez bien de vous grouiller.

J'ai plein d'id�es d'�missions.

Ah ouais ? Dans ce cas, patientez encore 6 mois � bosser sur vos �missions...

en attendant que Larry Goldberg appelle.

- Comment savez-vous... ? - Je connais tout de vous, Chuck.

Je sais m�me avec quelle main vous vous branlez. La gauche.

Vous �tes libre de partir...

mais je dois vous dire que c'est un travail honn�te, et bien pay�.

Vous prot�geriez la plan�te, le pays vous en serait reconnaissant.

- �a vous endurcirait. - Attendez un peu... !

On peut quand-m�me en discuter.

Cette fois, �a y �tait. Ma voie �tait trac�e...

J'allais pas seulement travailler pour la CIA...

J'allais tuer pour la CIA.

Par patriotisme.

La glyc�rine est l'agent nitratant le plus c�l�bre.

N'oubliez pas que la... NITROglyc�rine est extr�mement instable.

Une l�g�re tape, une variation d'un degr� de temp�rature...

et je vous promets un beau feu d'artifice.

Maintenant, les travaux pratiques.

Tout le monde prend son r�cipient de 75 mL et vous y versez 13 mL...

d'acide nitrique. Concentr� � 98%.

Le t�l�phone de campagne.

Utilis� comme instrument d'interrogatoire, ou de torture.

Vous les posez sur les parties g�nitales.

Tu vas parler, es-tu ou as-tu �t� membre du parti communiste ?

R�fl�chis bien, ou tes couilles vont griller comme des cookies.

"Le nouveau jeu du mercredi".

Allez, salut, Jack.

Salut, Lee.

Je pourrais encore vous apprendre beaucoup de choses sur lui.

Des histoires si affligeantes...

qu'il est pr�f�rable que je me taise.

Et ce mec, qu'est-ce qu'il a fait ?

Votre travail, c'est d'ex�cuter les ordres. Pas de poser des questions.

- Pardon, Monsieur. - Je ne parle pas votre langue.

Rabla habla los terros ?

Rablabla mangeres Eduardo, aidez-moi.

Je ne parle pas votre langue.

Vous avez besoin d'aide ?

Ce type est mauvais. C'est un ennemi

Mauvais pour les Etats-Unis, non ? Pas au sens litt�ral.

Vous foutez pas de moi.

S'il est mauvais pour nos t�tes pensantes, il est mauvais pour moi.

Vous travaillez pour moi, il est mauvais pour moi.

Vous �tes officiellement un agent des USA...

vous ne pouvez plus faire marche arri�re. Vous en savez beaucoup trop.

Si vous ne jouez pas le jeu, vous ne repartez pas, c'est clair ?

Vous ne jouez pas le jeu, vous ne repartez pas.

Je vous aime bien, je vous assure.

Vous ferez de l'excellent travail et nous allons devenir d'excellents amis.

Vous vous pr�parez � une belle carri�re mais il faut grandir, nous sommes en guerre.

- Beau pays, n'est-ce pas ? - Ouais.

Nous sommes fiers de vous, Chuck.

Le gars �tait mauvais. Croyez-moi.

- Chuck, c'est toi ? - Pennie.

-Tu m'as fait peur. - Je suis contente.

- Que fais-tu ici ? - J'esp�rais que tu reviennes.

- O� tu �tais pass� ? - Au Mexique, quelques vacances.

- T'as pas bu d'eau l�-bas, j'esp�re ? - Euh, si.

- Tu sais bien qu'il ne faut pas... - �a va.

Il ne faut pas ouvrir les yeux ou la bouche sous la douche, c'est trop risqu�.

Pourquoi notre eau est meilleure que la leur ?

- C'est le m�me oc�an. - J'en sais rien.

Je suis une Hippie, maintenant.

Je suis all�e � San Franciso. C'est terrible !

Tout le monde aime tout le monde. On va changer le monde !

Partons ensemble, mon p'tit homme � moi.

- Pas si petit que �a. - Pennie, je suis un peu fatigu�...

Attends, je vais te faire �couter une chanson !

Pennie ? Qu'as-tu fait � mes murs ?

- Un type a t�l�phon�. Goldberg. - Goldberg ?

Larry Goldberg ? Tu rigoles !

Bonjour. Chuck Barris. Je voudrais parler � Larry Goldberg.

- Bonjour Chuck ! - M. Goldberg, excusez-moi de ne pas...

- vous avoir rappel� plus t�t. J'�tais au Mexique. - Vous avez eu raison.

Je regardais notre nouvelle grille de programmes...

J'ai une tranche horaire qui reste vide.

- �a devrait convenir � votre b�b�. - Mon b�b�, M. Goldberg ?

Chuck, le "Dating Game", c'est pas votre b�b� ?

- Oui, �a oui. - �a vous int�resse toujours ?

- Oui, bien s�r. - Bien, on commence � diffuser dans 6 semaines...

- �a sera bon, pour vous et votre �quipe ? - Mon �quipe ?

6 semaines ? Bien s�r, oui.

Appelez-moi quand vous serez � Los Angeles, Chuck.

Putain de putain de merde !

C'est qui, Larry Goldberg ?

Candidat n�1, qu'est-ce que je vais pr�f�rer chez vous ?

Je suis tr�s romantique, et je vous enverrai des fleurs tous les jours.

C'est charmant. Candidat n�3, et vous ?

Ma belle queue.

Candidat n�1, quelles sont vos origines ?

Mon p�re est gallois, ma m�re hongroise, donc...

on peut dire que je suis s�v�rement burn�.

Candidat n�2, j'aime jouer du trombone.

Si je vous utilisais comme trombone, quel son obtiendrais-je ?

Quel son ?

Uuuuuuuuuu... - Quel enthousiasme...

Quel souffle !

Chuck, franchement, cette �mission est indiffusable.

Larry, �a repose sur la spontan�it�.

C'est ce qui fait le charme de l'�mission. Je ne peux pas contr�ler ce qu'ils disent...

M. Barris, on ne verra jamais de n�gre simulant un orgasme � la TV.

- Le probl�me n'est pas sa couleur de peau. - Oui, je sais...

Chuck, on ne peut pas diffuser ce truc-l�.

Si vous ne pouvez contr�ler la spontan�it�...

si rien ne change, c'est termin�, on n'en parle plus.

J'esp�re que vous avez compris qu'il y a un probl�me.

Bonjour. Avant l'�mission...

je vous pr�sente M. Peter Janks...

de la commission f�d�rale des communications.

Merci, M. Barris.

Je ne sais si on vous a mis au courant...

mais il est contraire aux lois, de parler de fa�on obsc�ne...

dans une �mission de TV nationale.

La peine encourue...

pour cet outrageant...

comportement anti-am�ricain, est d'une ann�e de prison...

ou une amende de 10.000$. Ou les 2 !

Toute personne ce soir, faisant la moindre remarque subversive...

sera arr�t�e sur-le-champ.

Je conduirai personnellement le d�linquant � la prison federale...

en vertu de l'article n� 364, de la loi de 1963 sur la TV.

Et elle est longue, la route qui m�ne � la prison !

Il n'y aura que vous et moi, pas de t�moin.

Allez, amusez-vous bien.

Il nous donnait une veste, avec nos noms dessus...

Et quand on �tait n�1 de l'audience le samedi soir...

tout le monde avait une grosse plaque dor�e.

Il avait le sens du spectacle, et savait comment le public allait r�agir.

Il savait r�pondre � ses attentes.

L'�mission fut un grand succ�s. Un v�ritable ph�nom�ne.

Salut, ma belle.

- Quel beau cul. - Trou du cul !

- Tu as un peu de temps ? - Non.

Une de nos c�libataires est en train de piquer une crise de nerfs.

Y a rien de grave ! Cool... C'est toujours comme �a.

- J'ai re�u un appel de l'�mission. Tu veux un verre ? -T'as pas plut�t un joint ?

- Si seulement... Non, fini. - Alors, sers-moi un verre.

- Mauvaises nouvelles ? - Le Tami Grow Show n'est plus � la grille du samedi soir.

Oh ! Pas Tami !

Ils veulent le "Dating Game" pour le remplacer.

- C'est g�nial ! - Ouais, c'est bien. Mais ils trouvent que c'est trop soft...

Ils veulent plus de sexe, pour diffuser en soir�e. J'ai 48h.

Tu as quelque chose ?

Rien du tout, c'est la merde !

- C'est un grand coup, la chance de ma vie. - C'est s�r.

- Faut pas la rater. - Merci de ton aide.

- Je peux vous poser une question ? - Mon Dieu. Que diable...

- Qu'est-ce que vous faites l� ? - Je dois mettre en �uvre une grosse op�ration...

et je pourrais avoir besoin de votre aide.

Vous savez, maintenant, je travaille pour la TV. Je ne veux plus tuer de gens.

- Vous n'en avez pas besoin, vous en avez envie. - N'importe quoi.

Dites-vous que c'est un hobby. Un passe-temps relaxant.

Je suis s�r que vous �tes d�j� accro � l'assassinat.

- Vous aimez cela. - D�sol�, mais j'ai plein de choses � faire...

Je suis s�rieux, je ne plaisante pas, Chuck. C'est s�rieux.

Je veux bien vous aider, pour votre �mission...

Vous m'aidez pour l'op�ration. �change de bons proc�d�s.

- C'est comme �a que je fonctionne. - Oh, ouais, �a para�t bien.

J'ai vu votre "Dating Game", j'ai quelques propositions.

- Maintenant, vous �tes producteur TV ? - Devant la TV, je suis M. ToutLeMonde...

Mon opinion devrait donc vous int�resser.

- Allez-y, je vous �coute. - D'accord.

Aujourd'hui, vous envoyez les couples dans des restos sordides,

qui vous co�tent 50$ ? Pas tr�s excitant...

enfin, pour des abrutis qui vivent devant leur TV.

- Quelle est votre id�e ? - Augmentez les enjeux.

Envoyez-les dans des contr�es exotiques, l'Europe,

l'Asie du Sud-Est...

La cha�ne ne voudra jamais laisser partir des jeunes c�libataires...

Avec un chaperon.

- Ah, c'est pas b�te. - Quelquefois ce sera vous, le chaperon.

On a une mission pour vous en Autriche, par exemple.

Vous, producteur TV, allez chaperonner un jeune couple...

tout en vous occupant de nos affaires.

C'est la couverture id�ale. Producteur TV le jour,

agent de la CIA, la nuit. - J'ai assez d'argent.

- Je ne veux plus tuer personne... - Chuck, quand j'ai parl� de profil ad�quat...

ce n'�tait pas d'argent que je parlais.

Vous avez aim� ce job. Je l'ai vu dans vos yeux.

M�me si c'�tait un peu bacl�.

Vous avez le potentiel d'un grand guerrier.

Candidat n�3. Si on avait convenu d'un RDV, et que je n'y aille pas...

- Ce type n'a jamais eu de rendez-vous ! - Que feriez-vous... ?

Je n'ai pas l'habitude qu'on me pose un lapin...

mais j'aurais fini par me consoler.

Ouais, avec sa main droite.

Cam�ra 1.

- Candidat n�3, si je vous choisis et que je ne suis pas belle ? - Elle est toujours sur lui.

A vous, cam�ra 4.

Mademoiselle, la laideur se manifeste dans les faits ou dans les mots.

- J'en sais rien, d'ici, vous avez l'air magnifique. - J'y crois pas.

Candidat n�3, comment reconnaissez-vous...

si une jeune fille n'a jamais eu de rendez-vous ?

Et bien, je lui demande ce qu'elle a envie de faire, et si elle n'en sait rien...

alors je sais qu'elle ne l'a encore jamais fait.

Helsinki 1967.

Vous devriez lui parler ! Vous pouvez faire �a !?

Elle est tr�s timide.

Vous devez lui parler, c'est votre r�le.

Dites-lui que je la trouve super...

et que j'ai envie de sortir avec elle.

Je suis timide aussi. Vous devez lui dire, Chuck.

Elle me traite comme si j'�tais un gosse.

J'ai essay� de lui parler, elle m'a m�me pas regard�.

Parlez avec elle, Chuck, c'est votre boulot. Elle m'a choisi, pas les autres.

C'est vous le chaperon, Chuck.

Elle croit que je suis gay. Je ne suis pas gay. Vous devez lui dire.

Je ne vous trouve pas tr�s consciencieux.

Je sais qu'il faut du temps pour se conna�tre, mais tout cela est ridicule.

Ils pensaient tous qu'il �tait...

non, ils �taient un peu sur leurs gardes, ils parlaient de lui en disant...

ce type peut s'attaquer � vous ! Par contre, je n'ai jamais eu cette impression...

mais les membres de son �quipe, si.

Chuck ?

"Helsinki est merveilleuse, � cette �poque de l'ann�e."

"Surtout quand il neige."

"On a l'impression d'�tre seul, m�me dans une grande ville."

Excusez-moi, cette place est prise ?

Par vous.

Helsinki est merveilleuse, � cette �poque de l'ann�e.

Oui, en effet.

Oh, je suis d�sol�.

Excusez-moi.

Je trouve Helsinki merveilleuse, � cette �poque de l'ann�e.

Surtout quand il neige.

On a l'impression d'�tre seul, m�me dans une grande ville.

J'suis Chuck.

- Je m'en serais dout�. - Et vous �tes ?

C'est pour vous, Chuck.

Donnez-moi au moins un surnom...

que je puisse hurler dans la nuit quand je serai seul.

Vous hurlerez "Olivia".

C'est dans "La Nuit Des Rois".

�tonnant, Chuck. Vous m'intriguez.

�a change des autres meurtriers.

Ici.

- Vous l'avez ? - Et vous ? - Oh, oui.

- Ne vous en faites pas, on ne va pas vous rouler. - Nous non plus.

D�sol� pour les dents.

Chuck ?

Olivia ?

C'est Patricia, en r�alit�.

Alors, j'ai particip� pendant un an � l'op�ration chaos...

j'ai infiltr� le mouvement pacifiste...

en y engageant la violence, pour le discr�diter.

- C'�tait chouette. - �a avait l'air.

Mais dites-moi : pourquoi �tes-vous venue ici ce soir ?

Je n'en sais rien.

Vous �tes brillant, avec un charme assez ordinaire...

et on ressent une grande solitude, avec un faux nom, sur un faux passeport.

Toutes les informations que j'ai sur moi-m�me,

ont �t� donn�es avec de faux documents.

Nabokov.

Attendez, il faut que j'aille dans la salle de bain.

Laisse le microfilm, n'y touche pas.

Vous savez quand l'�mission va �tre diffus�e ?

Ok, au revoir, Chuck. A bient�t.

Chuck, je vous pr�sente Simon Oliver. Tout va bien ? Vous avez l'air soucieux.

M. Barris, c'est la derni�re fois que vous risquez de compromettre...

une mission avec un candidat de jeu TV.

- Suis-je clair ? - Vous fatiguez pas.

- Suis-je bien clair ? - Allez vous faire foutre, ce sont mes candidats.

- Vous n'�tes qu'un petit amateur. - Ce fut une mission difficile.

- M. Barris, avez-vous mon microfilm ? - Oui, je l'ai.

- Alors, donnez-le. - Au fond de mon cul, Oliver, venez le chercher !

C'est quoi, ce cirque ? J'imaginais plus de reconnaissance, pour mon travail.

Et Patricia Votson, c'�tait quoi, � votre avis ?

Bordel.

Dis-donc, t'en as jamais assez ?

- Quoi ? - Un vrai franc-tireur !

Ouais !

- ABC a accept� le "Newly WedGame". - Sans d�conner !?

Mon Dieu. On a gagn� ! On a gagn� !

Voil� une question qui vaut 5 points.

Dites-nous, quel est l'endroit le plus inattendu...

o� vous ayez fait l'amour avec votre mari ?

L'endroit le plus incongru, Olga.

Oui, Olga ?

- Dans le cul ? - Non !

Je voulais dire le lieu.

Le lieu ? J'en sais rien.

Olga, r�fl�chissez bien.

A VENDRE

Elle me plaisait bien, Pennie. Je l'aimais, m�me, � ma fa�on.

Mais de l� � m'imaginer avec elle pour le restant de mes jours...

Je me souviens de la vie que menaient mes parents.

On doit racheter un r�frig�rateur.

Le "Newly WedGame" reposait sur ma th�orie...

selon laquelle tout am�ricain serait pr�t � �changer son �pouse contre un lave-linge...

ou contre une tondeuse � gazon.

Voil� le respect que j'avais pour la plus sacr�e des unions.

- "Interp�te" - Interpr�te !

Ok. T'aurais pas un "R" � me pr�ter ?

C'est hors de question. Et t'as de la chance de pas passer ton tour.

- Tu es ravissante aujourd'hui. - Je le suis toujours. Ne me d�concentre pas.

- Qu'est-ce que j'allais dire ? - J'en sais rien. Qu'est-ce que t'allais dire ?

Je crois qu'on devrait se marier.

Parce qu'on se conna�t depuis toujours, on baise ensemble...

tu me trouves ravissante, tu viens de me le dire.

tu viens me voir quand t'as un probl�me...

Ta m�re et moi, on n'a rien en commun... - Mais qu'est-ce qui t'arrive ?

- Rien, je plaisantais. - Ne me demande plus jamais de t'�pouser, ok ?

J'�touffais.

J'�tais en train de me noyer.

Et qu'est-ce que ma m�re venait foutre l�-dedans ?

Alors, j'ai pass� un coup de fil.

Par ici, bite � la fraise.

- Comment vous savez �a ? - Nous savons m�me le go�t qu'elle lui a trouv�.

- C'est vrai ? Vous en savez plus que moi... - Une question sans r�ponse, mon cher...

Que puis-je faire pour vous ?

Faut que vous me trouviez quelque chose, Jim, j'en ai besoin, pour ma t�te.

Tenez, voil� pour votre t�te.

Et vous partez tous les 2 � Berlin-Ouest, en Allemagne.

Berlin-Ouest, 1970.

Il s'appelle Hans Kolbert, il vient de l'autre c�t� du mur.

On ne les aime pas. Tu travailleras avec un allemand du nom de Kiler...

Il suit Kolbert depuis un mois. Il conna�t ses habitudes.

Kiler est alcoolique, alors reste sobre, et dirige l'op�ration.

Comme si c'�tait fait.

Tue-le pour moi !

Qu'est-ce que vous �crivez ?

Je note pr�cis�ment tout ce qui se passe.

C'est lui.

Y a beaucoup trop de monde.

Prenez l'appareil photo.

Qu'est-ce que... ?

- Prenez une photo. - Que je prenne quoi ?

Allez, prenez une photo.

Merci.

Il disparaissait pendant une semaine,

sa secr�taire disait juste qu'il �tait absent...

alors, je n'en sais rien,

o� est la v�rit�, je ne saurais le dire.

Le KGB ne m'a pas tu�, car ils me gardaient...

comme monnaie d'�change contre un de leurs agents.

Je me suis jur� que si je m'en sortais...

ma vie changerait.

Je me consacrerais � mon travail...

Pennie ! Je devais revoir Pennie.

Fallait que j'arr�te d�finitivement.

Il me restait un obstacle � franchir :

L'�change avec cet homme.

Je sais pas ce qui �tait le pire.

D'avoir �t� dup� par ce gros encul� de c�libataire...

ou de savoir qu'il valait � lui seul sept d'entre nous.

- �a va ? Vous �tes encore entier ! - Qu'est-ce que vous foutiez ?

Bordel, vous �tiez o� ? Je n'ai qu'un seul contact, Jim, et c'est vous.

Si vous disparaissez, je me retrouve tout seul.

Le KGB �tait renseign� sur ce que nous pr�parions.

Vous �tiez l� pour tuer Colbert.

Et eux pour vous choper. On pense qu'il y a une taupe.

Oh, super. Je suis toujours en danger ?

- Difficile � dire. - Et je suis cens� faire quoi ?

Il faut rester calme. C'est ce que je vais faire.

Vous avez de la chance, vous pouvez retourner bosser.

Los Angeles, 1976.

- C'est super. Tr�s bien. - �a suffit.

- �a suffit. Merci beaucoup. - Je peux aussi la chanter en entier.

Non, �a va. Tout est tr�s bien. Merci beaucoup.

C'�tait tr�s bien.

Oh, Seigneur. Il doit bien y avoir une personne de talent aux USA.

Bon, vous allez voir, elle est formidable.

- Tr�s bien. - Super ! - Fantastique !

Tr�s bien ! On vous contactera.

On a trouv� ce qu'il nous manquait...

On prend le probl�me � l'envers.

Il vaut mieux prendre des artistes mauvais.

- Honn�tement, c'est un supplice. - Non, on les coupe avant qu'ils aient fini.

D�s que �a devient insupportable, on les tue !

LE GONG SHOW - Merci, Mesdames et Messieurs...

merci pour cette chanson. Ce gar�on est merveilleux !

Le prochain artiste r�pond � une grande question...

si vous portiez de la cellophane...

si vous... ok.

Si vous portiez un costume en cellophane...

Est-ce que vous pensez qu'on arriverait � voir...

On n'en sait rien. Un peu d'humour, les amis.

Mick Donelly !

Qui aurait cru qu'autant d'Am�ricains...

r�veraient un jour de passer � la t�l�vision...

pour qu'on se moque d'eux ?

On se retrouve apr�s une page de pub.

Ce qui, pour moi, est triste...

Barris avait la r�putation de toujours niveler par le bas les standards de la TV.

Il a toujours su donner au public ce qu'il attendait...

il n'acceptait pas les critiques.

La situation �voluait tr�s vite.

On avait de plus en plus d'audience.

Et je devenais ce que j'avais toujours voulu �tre...

"c�l�bre".

Vous �tes Chuck Barris, c'est vous ? Le Gong Show. J'adore.

Merci.

- Salut. - Salut.

- Je savais que c'�tait vous. - Ouais ?

C'est moi.

�a me fait plaisir, de vous voir.

J'ai vu le Gong Show.

Je trouve que vous avez la plus insidieuse et la plus m�prisable des �missions.

Comment faire subir au monde votre vision exc�crable de l'humanit� ?

- Je ne la trouve pas exc�crable. - Comment c'est alors ?

Se moquer de ces pauvres gens qui ne veulent qu'un peu d'attention...

pour les d�truire.

Ce sont des �tres humains.

Ils ont droit au respect et � la compassion.

Vous vous prenez pour qui ?

Et comment pouvez-vous croire que vous �tes au-dessus de la masse ?

Oh, c'est vrai, vous avez cr�� le Dating Game...

Vous �tes la 8�me merveille du monde.

Mesdames et Messieurs, ne soyez pas surpris si le suivant...

Comment dire... C'est Jean, le magnifique !

Applaudissez-le !

Il repr�sente le d�clin de la qualit� � la TV.

Je pense que Chuck Barris est un fl�au pour la soci�t�...

et personne n'a l'air de s'en rendre compte.

- Ligne 1 pour toi, Chuck. - C'est qui ?

Un ami � toi, de Berlin.

- Allo ? - Comment allez-vous, mon cher ?

Vous devez savoir, pour Oliver.

Quelqu'un a chang� de camp.

Qu'est-ce qui �tait si urgent ?

Je suis l�, justement, et je voudrais qu'on d�ne ensemble.

Les assassins ne fraternisent jamais.

Le fait que Kiler m'appelle pouvait dire que j'�tais le suivant sur la liste.

J'ai d�cid� de le rencontrer dans un endroit s�r.

- Et alors, le showbiz ? - Y a des hauts et des bas...

J'ai une nouvelle �mission, "Op�ration Divertissement"...

et je suis persuad� que �a va faire un carton.

Il faut un genre de Bob Hope, passant ses troupes en revue...

Mais c'est hebdomadaire, alors que Bob Hope, c'est diff�rent.

Chuck...

Pourquoi faites-vous ce que vous faites ?

Et bien, �a me fait plaisir, d'apporter de la joie...

et du rire, � des millions d'Am�ricains.

C'est une mission importante, en ces temps difficiles.

Je dis pas que mes �missions ont atteint leurs objectifs...

Non. Pourquoi faisons-nous ce que nous faisons ? Hmm ? A votre avis ?

J'ai connu de sales histoires, durant la derni�re guerre, en Allemagne.

Le plaisir de tuer... quelle sensation...

Quand la guerre s'est finie, j'avais besoin de combler ce vide...

Je recherchais la m�me adr�naline.

- Alors j'ai mont� ma propre affaire. - Messieurs ? Vous avez choisi ?

- Une salade verte, pour l'instant. - Et vous, Monsieur ?

- Un steak, saignant. - Je vous remercie.

Laissez-moi vous lire quelque chose.

"Faites dans la joie ce que vos mains auront choisi de faire...

"parce qu'il n'y a ni amour, ni travail, ni connaissance,

ni sagesse dans la tombe."

Carlyle ?

Non, l'Ancien Testament.

C'est de Dieu.

C'est vraiment dr�le que vous le citiez... C'est mon h�ros !

Tuer mon premier homme...

m'a autant boulevers� que la 1�re fois que j'ai fait l'amour.

Je me souviens de chaque d�tail.

Je sens encore les odeurs.

Je vois les fen�tres, la couleur du papier, sur les murs...

C'est comme entrer dans une autre dimension...

condamn� � vivre en marge de la soci�t�.

- Vous �tes condamn�. - Condamn� ?

Vous incarnez leur d�tresse.

Votre �tat d'esprit ne peut pas �tre le m�me.

Mesdames et Messieurs...

le pr�sentateur du Gong Show...

Chuck Barris !

- Je suis content de vous voir aussi. - Je sais. �a va aller.

Faut pas vous en faire.

Croyez-moi.

- �a vous convient ? - Oui, c'est tr�s bien.

Chuck, tu as des soucis ? T'es s�r que �a va ?

Ouais, je vais bien.

Los Angeles, 1979.

La nuit derni�re, un type que je connais...

s'est suicid�.

Il s'est suicid�.

- Qui c'�tait ? - Tu le connais pas.

C'�tait... un machiniste.

Pourquoi il a fait �a ?

Il aimait plus son travail. Merci.

- Le travail de machiniste est si dur que �a ? - Ouais, t'as pas id�e.

Nous �tions suppos�s nous retrouver il y a 2 heures.

- Oh, merde, j'ai oubli�. - T'as oubli� ? T'es s�r ?

- Kiler est mort, Tu le savais ? - Ouais, je l'ai entendu dire.

- Qu'est-ce que t'as entendu dire ? - Son suicide.

- T'as entendu �a ? - Oui, il �tait d�pressif...

- Salut. - Salut, qui est-elle ?

- On ne me fait jamais faux bond, ok ? - Bien s�r.

Pennie, Patricia, comment tu m'as retrouv� ?

- T'es s�rieux ? C'est mon m�tier. - Qu'est-ce que �a veut dire ?

T'es ray� des tablettes, bite � la fraise, c'est bien clair ?

- Bite � la fraise ? Comment �a ? - A un de ces jours, Chuck.

�a m'a fait plaisir, Pennie. Il m'a beaucoup parl� de vous.

Tu veux pas rester pour un verre... Pennie ?

Quant � toi, je te donne une toute derni�re chance, ok ?

Merci, Mesdames et Messieurs.

Chuck Barris incarne le d�clin de la civilisation moderne.

- Chuck, un appel sur la 1. - Merci.

- Ouais ? - Kiler ne s'est pas suicid�.

Il a �t� assassin�. Soyez prudent.

Vous pouvez entrer, M. Flaksner.

- J'suis content de te voir. - Comment va ?

Je peux m'asseoir ?

- Et la p'tite rouquine ? - Ouais.

- Il faut qu'on parle. - Dis-moi...

Ce qui se passe...

Certaines de tes �missions sont mal plac�es, dans notre course � l'audience.

La direction m'a mis dans la position inconfortable...

de t'annoncer qu'elle allait les retirer.

Ne me tue pas, Chuck. Je ne suis que le messager.

Je d�teste faire �a, je m'en serais bien pass�.

Ils viennent de tuer mes b�b�s, dis donc.

Sortis directement de mon imagination.

Avec amour, tendresse. O� est leur sensibilit� ?

- Encul�s. - Encul�s.

- C'est une bande d'encul�s. - Ouais. Qu'est-ce que je vais faire, maintenant ?

Putain de merde ! Pennie ?

J'�tais venue te dire que j'ai r�ussi � vendre une toile.

Ah, bravo !

- Qu'est-ce qu'elle fait ici ? - Elle...

C'est notre maison.

C'est une chose, que tu ailles baiser � droite et � gauche.

- Mais ici, c'est chez nous. - Je suis chez moi, Pennie.

Chez nous.

J'ai trouv� cette maison avec toi. On l'a d�cor�e ensemble.

J'ai pass� 6 foutus mois � attendre ce foutu plombier.

J'suis d�sol�.

T'es une sacr�e ordure.

- Non, c'est pas ce que je veux dire. - Que veux-tu dire, Chuck ?

On va continuer � se voir ? Est-ce que tu tiens � moi ?

�videmment, quelle question.

- A quel point ? - Quoi ?

Je veux savoir � quel point tu tiens � moi.

Qu'est-ce que tu entends par l� ? A quel point ? Comment �valuer �a ?

Tu pourrais, si tu le ressentais.

Si tu le ressentais, ce serait facile. Tu n'aurais qu'�...

ouvrir grand tes bras, aussi large que possible, et dire...

"� ce point-l�, Pennie."

Tout est tellement compliqu�, Pennie.

Je crois qu'on n'est jamais tout blanc ou tout noir.

T'as encore envie de me voir ou pas ? Si c'est non, dis-le moi.

Je t'aime, Pennie. A ma mani�re.

Pas une mani�re follement �perdue...

mais c'est vrai, au fond, �a rime � quoi ?

Un amour romantique ? Ce n'est qu'un illusion.

Tu viens de me dire que tu m'aimes, non ?

- Bonjour, Chuck. - Bonjour, Jim, qu'est-ce que vous voulez ?

Comment va le travail ? Une nouvelle id�e d'�mission ?

Pourquoi �tes-vous l�, Jim ?

Nous voulons que vous trouviez la taupe, et qu'elle disparaisse.

Ouais...

Tuer les gens, pour moi, c'est fini. Ce que je veux, c'est les divertir.

�a non, Chuck.

J'ai une id�e. Puisque vous lui voulez tant de mal...

Vous n'avez qu'� le faire vous-m�me ? Chargez-vous du sale boulot !

Vous avez p't�tre pas envie de tuer, Jim.

Je n'ai pas le profil ad�quat.

Il n'y a aucun profil ad�quat.

- Ok, il n'y a aucun profil. - Ouais, aucun profil.

Vous aviez une s�ur jumelle, morte �trangl�e par votre cordon ombilical.

Votre 1�re victime.

Votre m�re voulait une fille,

et vous a rendu responsable de la mort de votre s�ur...

et jusqu'� la naissance de Phoebe...

... elle vous a �lev� comme une fille. Quoi d'autre ?

Votre p�re, le dentiste...

n'�tait pas votre vrai p�re.

Votre p�re biologique �tait un homme du nom de Edmond James Windsor...

un tueur en s�rie, entre autres...

votre m�re l'ignorait, quand elle a eu une liaison avec lui en 1928.

- C'est ridicule, c'est idiot ! - Vous croyez ?

Windsor est mort sur la chaise �lectrique en 1939.

J'essaie de r�fl�chir � ce que je pourrais vous dire d'autre...

mais vous prenez l'avantage, Chuck...

je n'ai pas votre dossier en face de moi.

Au revoir, Jim.

C'est termin�.

Tant que la taupe est vivante, vous �tes condamn� � mort.

Qui me dit que c'est pas vous ?

Vous �tes brillant, Chuck. Vous trouverez s�rement.

- H�, Chuck, yo... - Enl�ve �a...

Qui es-tu ? C'est quoi ton nom ?

C'est comme �a que �a fonctionne, � la TV.

Sortez de sc�ne. Voil�, bon d�barras.

On continue.

Tr�s bien ! Mesdames et Messieurs, le Prince des blagues.

Le magicien des "youpie !"...

Le comique inconnu.

H�, Chuck, yeah...

Laisse-moi te raconter une blague.

Quelle est la diff�rence entre du papier toilette et un rideau de douche ?

- J'en sais rien. - On le tient, c'est lui !

Allez, d�gage.

- Vous �tes compl�tement cingl� ! - Tire-toi.

Mesdames et Messieurs, notre prochain artiste...

pour la 1�re fois...

parmi nous...

Oh, Seigneur, je deviens fou.

Aide-moi.

Tu trouves que Maman est jolie ?

Je suis s�re que tu voudras �tre une maman plus tard.

Tu le seras.

D�sol� pour les dents.

Allez, sortez-moi de l�, maintenant.

Sortez-moi de l�.

Qu'est-ce que vous attendez ?

Amenez-vous.

Allez.

Je vous vois. Je sais qui vous �tes.

Ch�re Pennie, ce sont quelques mots pour te dire que je suis d�sol�.

Pour tout ce que je t'ai fait.

Tu as �t� ce qu'il y a eu de mieux, dans ma vie...

et je ne m'en suis m�me pas rendu compte.

Je ne veux pas une nouvelle chance...

mais que tu me pardonnes.

Je t'aime, Chuck.

Tiens donc. Regardez qui sort de sa tani�re.

Tu sais, Patricia, tu es la seule femme au monde qui...

me connaisse vraiment.

Je sais que j'ai pas toujours �t� tr�s correct avec toi...

Ce que je veux que tu saches, c'est que...

je me d�teste, ouais, putain, je me d�teste...

Nietszche disait que le remords est comme la morsure d'un chien contre la pierre...

�a me remonte pas le moral.

Non seulement j'ai honte de moi, mais en plus j'suis un imb�cile.

Les asiles sont remplis de gens persuad�s qu'ils sont J�sus ou Satan.

Tr�s peu croient �tre un petit employ�...

... travaillant dans une compagnie d'assurances.

Oh, un p'tit caf�.

J'avais envisag� de devenir �crivain, je voulais...

�crire une �uvre dont on aurait pu citer des passages...

mais j'ai jamais r�ussi. Je suis n'importe qui, aujourd'hui.

Je n'ai jamais rien dit de sens� qui n'ait �t� dit par quelqu'un d'autre.

Je ne suis pas respectable...

Je n'ai pas respect� les autres, je suis pas respectable.

- J'ai souvent pens� � toi, Chuck. - Ah ouais ?

- Tu m'as manqu�. - C'est dur � croire.

Je me suis adoucie.

Boston est une ville magnifique, on pourrait red�marrer ici...

Une vie normale, on vendrait des assurances.

C'est assez tentant, on devrait essayer.

Regarde �a. Je suis s�r que j'apprendrai � aimer cet horizon.

- J'ai accroch� une photo de toi. - Ah ouais ? O� �a ?

J'adore.

A la vie.

A la vie.

Tu es le diable, tu es tr�s gentille.

J'ai perdu mon temps � New York.

Mais... qu'est-ce que...

Non, l� tu vas trop vite. Normalement, tu irais vomir dans la salle de bain.

Oh, tu aurais du voir la t�te d'Oliver. Il �tait...

J'ai pris une jolie photo de lui.

Kiler, c'�tait facile.

Il �tait pr�t � aller au bout du monde pour une nuit avec moi.

D'accord.

Allez. Chuck, tu as encore grossi.

J'ai failli louper mon coup, avec Byrd.

Ne jamais d�l�guer ce qu'on peut faire soi-m�me.

Tu veux que je te fasse rire ? Il croyait que la taupe, c'�tait toi.

Il s'appr�tait � te tuer. Quel imb�cile.

Tout le monde croyait me conna�tre. Je le croyais aussi, mais non.

On dirait une �pitaphe. En plus, c'est ton �criture.

Tu vois, Chuck, je garde tout. Tous tes petits mots doux.

Tu sais...

J'adore Carlyle aussi. Si, je t'assure.

Dis-lui bonjour quand tu le retrouveras.

A la vie.

Pas d'Amour.

Mon nom est Charles Hitch Barris.

J'ai �crit des chansons populaires,

j'ai produit des �missions de TV,

je suis responsable de la pollution des ondes par...

mes �missions pu�riles et abrutissantes.

J'ai �galement assassin� 33 �tres humains.

Je suis condamn� � l'Enfer.

Nous sommes r�unis ici aujourd'hui, pour unir...

Pennie Pacino et Chuck Barris, par les liens sacr�s du mariage.

Vous connaissez tous Chuck Barris.

Cr�ateur du "Dating Game", du "Newly WedGame",

du "Family Game", du "Game Game",

"Fille de r�ve 1968", "Op�ration Divertissement"...

"Comment va ta belle-m�re" et bien d'autres encore.

Chuck Barris...

qui nous offre maintenant d'autre �missions, telles que le "Ra-Ra Show",

le "$1,98 Show", le "Gong Show".

Chuck Barris, qui, je suis s�r, nous reviendra...

avec de nouvelles �missions qui sauront nous stimuler, nous �duquer...

et nous faire aimer la TV.

D�marre, on s'en va !

Pennie, je dois te dire quelque chose.

�coute-moi, Pennie, tu me connais depuis longtemps.

Oui... "Dating Game"...

"Gong Show", "Ra-Ra Show"... - Oui ! �coute.

Je travaille pour la CIA. Tu entends ?

Je tuais des gens.

J'ai tu� beaucoup de monde, tu entends ?

J'ai tu� �norm�ment de monde.

Je viens de proposer une nouvelle id�e d'�mission.

�a s'appelle "Le Jeu des Vieux".

3 hommes d'un certain �ge, portant chacun une arme charg�e...

Ils se rem�morent leur vie...

Ils voient ce qu'ils ont �t�, ce qu'ils ont accompli,

dans quelle mesure ils ont r�alis� leurs r�ves.

Le gagnant est celui qui ne se fait pas sauter la cervelle.

Il gagne un r�frig�rateur.

Chuck Barris, cr�ateur du Gong Show.

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