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Comment va votre père ? Il aimait beaucoup cette maison.
Elle est vide depuis si longtemps. Bravo pour le poste.
- Merci. - C'est ce que vous vouliez.
- Ah ! - Ah !
- Mon fils a eu un accident. - Ah oui ?
Il est dans la meilleure clinique d'Europe, qui sera bientôt la vôtre.
Welcome to the team.
T'as peur des médecins ?
Je connais une dame qui soigne très vite.
Elle cueille des plantes dans la forêt.
Madame !
Madame !
Que lui avez-vous fait ?
C'est moi qui vous le demande.
J'ai juste mis un peu de Bétadine.
Sa plaie n'était pas si grave que ça.
Ah si, les chairs étaient déchirées.
Elle a mis des plantes.
"Elle" ?
La femme de la forêt a été attaquée par un médecin d'ici.
Il est dangereux. Ce qui peut l'arrêter,
c'est un Grangerelt,
une espèce de couteau très tranchant.
Mais c'est quoi, ce bordel ?
Qu'est-ce que...?
Ne remets plus jamais les pieds ici
si tu veux éviter de rencontrer des sorcières.
Ma mère dit que les sorcières n'existent même pas.
Tiens ! Ta maman dit ça ?
Ben, je vais te dire, moi.
Ta maman,
elle se trompe.
L'un de mes patients est mort.
Il m'arrive des choses bizarres.
Quoi ? Des cauchemars de nouveau ?
Ça empire.
Ça m'arrive maintenant même quand je suis réveillée.
C'est un dossier ultra confidentiel, Max.
C'est pas la première fois qu'on fait ça.
Mais cette fois, c'est impératif.
Tuez-la !
Sorcière !
- Jetez-la dans le puits. - Tuez-la.
Mettez-la à genoux.
À mort ! À mort !
Jetez-la !
- Tu viens d'où, comme ça ? - Je suis allé me promener.
- Depuis quand tu te balades seul ? - Depuis qu'on vit à la campagne.
Préviens-moi, la prochaine fois, si ça ne te dérange pas.
C'est quoi, ça ?
C'est pour l'école.
Ça s'annonce pas très bien, ce scanner anonyme.
Suivante.
J'ai l'impression qu'Obama risque de jamais revenir en politique.
Merci, Max.
Montrez-moi le mésencéphale.
Vous pouvez disposer.
Tu l'as trouvé où ?
Ah, mon coeur !
Pardon. Tu l'as trouvé où ?
Dans la vieille chapelle, en rangeant.
Regarde. C'est une sorte de...
d'arbre généalogique de la clinique.
T'as entendu parler du scanner anonyme ?
Max m'a rien dit de plus et jure qu'il a rien vu.
Non.
Ta plante est toxique.
Non, mais attends. Quoi ?
Tu l'as pas mangé ?
J'ai fait une tisane avec.
- Tu n'as pas fait... - Pas celle-ci.
C'était pour te protéger.
Me protéger de quoi ?
Des esprits maléfiques.
Des "esprits maléfiques" ? J'ai ce qu'il faut pour me protéger d'eux.
Oui. Ça va aussi, ça.
Regarde.
Ce nom, là...
Il est venu tout seul.
C'est qui ?
Je sais pas, aucune idée.
- Avant, il n'y avait que ce nom-là. - C'est le fondateur de la clinique.
- C'est ça. - Celui-là s'appelle comme toi.
Oui. C'est mon ancêtre, Josef Dubois.
Il était médecin aussi ?
Il assistait le Dr Wick dans son combat contre l'ignorance.
- Un type formidable. - Un chasseur de sorcières ?
Peut-être, mais disons...
Je me sens fier, quand je parle de lui.
Tu parles !
Peut-être, mais ils se sont rarement trompés.
Hé, regarde. Tiens-moi ça.
Comment ça se fait qu'elle soit là ?
La nouvelle doctoresse.
Je t'ai déjà dit : ce coin est hanté, il y en a partout.
Il y a quelque chose avec elle.
Quelques jours après son opération, un de ses patients a parlé roumain,
d'un coup, alors qu'il ne connaissait pas la langue.
Il avait un message pour elle.
Ah bon ?
Elle a vu que ma tisane était toxique sans la renifler.
Pas besoin de ça pour savoir que c'est pas une plante à infuser.
Je te dis qu'elle est différente.
Son fils avait une blessure profonde qui s'est guérie rapidement.
Son fils ? Ah oui...
- Une petite peste. - Il faut que j'y retourne.
- Oui. - Ciao.
Voilà.
Jésus, Marie, Joseph !
Tu veux jouer à cache-cache avec nous ?
J'ai pas le temps.
- Vous l'avez mis où, mon patient ? - Dans la salle 2.
Merci.
Salut, Emma. Ça va ?
T'es prête pour ton scanner ?
Mon bras se remet à picoter.
C'est bientôt ton anniversaire.
On y va ?
Son bras n'est pas mort.
Il est seulement endormi.
Ça a commencé ce matin.
Dites-moi quand ça aura cessé de vibrer.
Et maintenant ?
On est où ?
À la clinique, avec la doctoresse.
Quel jour sommes-nous ?
Ça fait 3 heures qu'il me demande ça.
D'abord, ça a été 1 833, puis soudain 3 217.
C'était dérisoire.
- Papa a pris la bonne décision. - Je sais pas ce qu'il raconte.
Monsieur Déglise, vous me reconnaissez ?
Oui.
Vous êtes madame Valérie.
On va s'assurer que tout va bien. Vous allez passer un ECG.
- Je suis chrétien. - On soigne aussi les chrétiens, ici.
Je voudrais le redresser.
- "Redresser" quoi ? - Le tabouret.
Je vais appeler une infirmière pour lui faire passer les tests.
Salut. Ça va ? Je t'attendais.
Tu me suis ?
La clé est cachée dans le meuble de la télé,
là où il garde ses bouteilles.
Il faudrait l'éloigner de la pièce.
Viens.
On va bien s'amuser.
- Quel âge a le patient ? - 68 ans.
Le caillot est là.
Il faut absolument effectuer une thrombolyse.
Les symptômes sont apparus quand ?
Ce matin. Il est presque déjà trop tard.
On va lui faire 70 mg de TPA.
Le patient a un historique d'hypertension artérielle.
Il risque un AVC avec un pronostic vital défavorable.
Vous pensez pas que...?
Docteur Rossier.
Vous êtes tout à fait charmante,
mais vous avez des choses à apprendre.
Dans cet établissement, je décide du traitement administré.
Un jour, peut-être,
vous changerez les choses, si vous êtes encore là.
Vous m'avez pas engagée parce que je suis charmante.
Je comprends votre désarroi quand un jeune médecin,
une femme, en plus, ose vous tenir tête.
Je vous suggère, comme consoeur, de prendre quelques calmants.
Ce sera mieux pour tous.
Tu savais qu'il était difficile.
Mais pas à ce point.
Il faut que tu te fasses ta place petit à petit sans le bousculer.
Je comprends pas pourquoi il m'a fait venir.
T'as encore 2 ans à tenir.
- Je te laisse. - Ciao.
Salut.
Tiens.
Tu voulais nous voir...
On l'a faite au dîner quand on s'est revus.
Vous avez changé.
Comment va Sylvie ?
Je sais pas.
- Vous n'êtes plus ensemble ? - Évitons ça, si ça te dérange pas.
- T'es venu juste pour la photo ? - Non.
Docteur Rossier.
- Si. - Docteur Rossier !
- Le scan d'Emma est prêt. - Merci. J'arrive.
Bon. Ben, il faut que j'y aille.
Emma a 5 ans. Elle est née avec une hémiplégie du membre gauche.
Paralysie flasque.
C'est le Pr Wassermann qui s'occupe d'elle.
Je sais plus si c'est la petite-fille de sa cousine, de sa nièce...
Bref, ils sont de la même famille.
Chaque année, au moment de son anniversaire... Bonjour.
Bonjour, Bénédicte. Continuez.
Au moment de son anniversaire, elle ressent des picotements.
Enfin, c'est ce qu'elle prétend.
Chaque année, elle passe des examens et malgré les picotements,
son bras reste paralysé.
Aussitôt après son anniversaire...
Bénédicte, vous pouvez rejoindre votre poste, s'il vous plaît.
Que montre l'IRM du bras ?
Il n'y a aucune anomalie à ce niveau-là.
La myéline est normale, le statut ostéotendineux et vasculaire aussi.
Pas d'altération cérébrale non plus.
Pourquoi son bras ne bouge pas ?
- Quelque chose nous échappe. - Non, rien ne nous échappe.
Il s'agit d'un phénomène psychosomatique, voilà tout.
Excusez-moi. Je suis un peu nerveux, ces temps-ci.
Je suis pas toujours d'un naturel très facile,
comme vous avez pu le remarquer.
Si le cas de cette petite fille vous intéresse,
vous pourrez toujours l'examiner.
Oui, j'aimerais beaucoup.
En revanche, j'ai besoin d'un conseil.
Eh oui, ça m'arrive.
Je veux avoir l'avis d'une consoeur.
- De qui s'agit-il ? - Oh...
D'un patient d'un certain âge qui souhaite garder l'anonymat.
Alors, qu'est-ce que vous en pensez ?
Parkinson.
Oui.
Vous ne pensez pas que la déformation du locus niger
pourrait, par exemple, provenir d'un facteur génétique ?
- La dopamine, ça donne quoi ? - On va regarder.
Le taux est beaucoup trop bas, il n'y a aucun doute.
Tenez.
Ce sont des clichés beaucoup plus récents.
Ici.
Là.
Il pourrait s'agir de microlésions ischémiques
dues à un facteur de calcification, non ?
Aucun doute, c'est un Parkinson.
Il se développe à une vitesse effarante.
Maintenant, il faut le dire au patient.
Il faut être franc.
Le patient veut tout savoir sur sa maladie,
c'est une manière pour lui de la maitriser.
Je n'ai pas l'habitude de partager mon diagnostic avec le patient.
J'ai l'impression qu'aujourd'hui, le malade aime participer
à son processus de guérison.
Oui, bien sûr.
Mais vous oubliez une chose.
Dans le cas d'un Parkinson, il n'y a aucun espoir de guérison.
C'est juste.
C'est celui-ci.
Il va entrer pour changer le fusible.
Et le temps qu'il revienne, j'aurai trouvé le...
Grangerelt.
Rappelle-toi, il est grand comme ça.
La lame est courbe, le manche est en bois.
- Tu peux pas te tromper. - Et s'il nous voit ?
Alors il aura peur,
très peur.
OK.
- À tout à l'heure. - À tout à l'heure.
Rien n'a vraiment évolué.
Les derniers examens sont formels.
La paralysie du bras reste inexpliquée, je suis désolé.
J'aimerais avoir un 2e avis médical.
Encore ?
Docteur Rossier.
- J'arrive. - Merci.
Ça nous aiderait peut-être à comprendre ce qui se passe.
J'expliquais à Virginie que vous souhaitiez examiner sa fille.
Le Dr Wassermann la suit depuis 5 ans.
Pourquoi changer de praticien ?
Je vous propose simplement un 2e avis.
Il s'agit d'un cas singulier.
Ma fille n'est pas une bête de cirque.
- Non. - Je l'ai jamais pensé.
J'aimerais lui faire un examen neurologique.
Elle en a subi assez comme ça.
Son bras reste paralysé. D'un point de vue médical,
il n'y a aucune raison.
Virginie, le Dr Rossier est un médecin très compétent.
OK.
Bien.
Merci.
OK.
Tout est parfaitement normal.
On recommence une dernière fois.
Rappelle-toi :
girafe pour la gauche, dauphin pour la droite.
Tout est parfaitement bien.
On a fini. Merci...
- Emma. - Merci, Emma.
T'as été fantastique. Bouge pas, j'arrive.
Tu iras dans une grande machine.
Une infirmière viendra te préparer.
Viens. C'est juste là.
Un jour, ils vont nous séparer, mais ma soeur ne voudra pas.
T'aimerais quoi, toi ?
Ça doit être triste, d'être seul.
Oui, c'est vrai.
Vous parliez à quelqu'un ?
À sa petite soeur.
Vous avez touché quelque chose, là ?
Je parlais juste à sa soeur.
Mais ce truc ne s'enclenche pas seul.
Et toi, qu'est-ce que t'aimerais ?
Oui, c'est vrai.
Je teste maintenant l'index.
Le cerveau perçoit parfaitement les stimuli.
Bénédicte ?
On va mettre la petite en chambre.
Prévenez la mère qu'on reprendra plus tard.
Merci.
- C'est toi, l'amphibien ? - Tu pensais à quelqu'un d'autre ?
- Elles sont opaques ? - Oui, c'est pour l'entraînement.
Je dois apprendre à évoluer dans la pénombre.
Et la lumière ne sert pas à grand-chose, sous l'eau.
Tu veux essayer ?
C'est pas trop mon truc.
Allez, je suis avec toi. Tiens.
Voilà.
Moi, je vais te guider.
Après, je te lâche.
Et puis après, tu dois me retrouver, OK ?
Ben voilà.
L'obscurité, c'est pas mon truc.
Tu crois que c'est l'obscurité, mais c'est pas vraiment le cas.
Si t'es bien concentrée et bien détendue,
dans les grottes, tu ressens des choses.
Tu peux même retrouver la sortie.
Je suis sûr que notre cerveau a des pouvoirs qui nous échappent.
Tu dois me trouver ridicule.
Non.
En même temps, je suis pas trop...
T'es jamais venu dans le puits sur la propriété de ma famille ?
- Le puits ? - Le puits de la sorcière.
- Je rêve d'y descendre. - Ah bon ?
Il doit y avoir un tas de trucs intéressants.
Oui, sûrement.
Peut-être que je pourrais venir ?
Oui, si tu veux.
Bonjour.
- Vous avez bien dormi ? - Bien.
Vous reconnaissez cette dame, à côté de vous ?
Ma chère épouse.
Vous avez quel âge ?
35 ans pour les dames, 68 en réalité.
Le Pr Wassermann et moi-même avons examiné votre scanner.
Nous sommes du même avis.
Vous allez encore rester en observation.
Et si tout va bien, vous sortirez dans quelques jours.
Je suis content que ce soit vous qui vous occupiez de moi.
Vous avez le coup, avec les malades.
Nous sommes chrétiens.
J'ai oublié un examen, je reviens.
Je peux vous aider ?
Tout va bien ?
- Où est Bénédicte ? - Elle est occupée.
Emmenez M. Déglise dans sa chambre.
On va juste vous transférer dans votre chambre.
Madame Déglise.
J'aimerais encore discuter avec vous.
- Il y a un problème ? - Non, pas de problème, mais...
J'ai une question embarrassante.
Votre mari a tenté de se suicider ?
Camille ? Non, pas lui.
Pourquoi vous me demandez ça ?
Je sais pas, je...
C'est à cause des cendres... On les a à la maison.
Les "cendres" ?
On n'a pas pu l'enterrer. C'est interdit, chez les chrétiens.
- Quoi donc ? - Le suicide.
- Mais de qui parlez-vous ? - De Camille.
- Il a tenté de se suicider ? - Non.
Pas mon Camille. C'était l'arrière-grand-oncle de mon mari.
Il porte le même prénom.
Donc l'arrière-grand-oncle de votre mari, Camille,
s'est suicidé et n'a pas pu être enterré au cimetière ?
Il s'est pendu. Vous vous rendez compte ?
Ça fait 3 générations qu'on a ses cendres.
C'est lourd et c'est triste.
Allez, venez.
Ah ! J'y arriverai jamais, avec ce problème.
Parfois, on croit que les choses fonctionnent d'une certaine façon.
Mais il se peut qu'elles marchent autrement.
Regarde. T'additionnes ça et ça d'abord.
Bon, tu connais la réponse.
Ah oui ! C'est fastoche, en fait.
Salut, bonhomme. Si jamais, la petite Emma est réveillée.
- À tout à l'heure. - À tout à l'heure.
Aujourd'hui, c'est moi qui vais t'examiner.
T'as vu la coccinelle ?
Voilà.
Merci.
Je vais te piquer.
Tu sens quelque chose ?
Et là ?
Des fois, mon bras me chatouille.
Raconte-moi.
Le jour de mon anniversaire, ça me chatouille beaucoup.
Ça me fait même rire.
C'est trop bien.
C'est comme s'il était mort ?
Je dirais pas "mort". Je dirais... endormi.
Et ta soeur ? Elle peut rentrer si elle veut.
Qu'est-ce que vous dites ?
Je dis que sa jumelle, si elle veut rentrer, elle peut.
Elle s'appelle comment, déjà ?
Occupez-vous d'elle.
On va aller chercher une sucette. Viens.
Qu'est-ce qui se passe ?
Ça va ?
J'ai quelque chose pour toi.
- Tu veux main gauche ou droite ? - Droite.
Raté.
Elle est jolie.
Elle est lourde aussi.
Je vais t'aider à l'ouvrir.
Tiens.
Tu veux garder le ruban pour tes poupées ?
Ça va aller, ta maman.
Elle est tellement petite. Je lui avais rien dit.
Vous, vous étiez au courant ?
Au courant ?
J'ai perdu la soeur jumelle d'Emma pendant l'accouchement.
C'est...
le cordon ombilical qui l'a étranglée.
Emma n'en sait rien.
Son bras paralysé enlaçait sa soeur,
comme si elle voulait pas la laisser partir.
Je vais aller vous chercher un verre d'eau.
Vous pouvez vous occuper de Mme Monard ?
- Mais oui. - Merci.
- Ça va ? - Et maman ?
Elle va bien. Elle est juste un peu fatiguée.
C'est triste, de perdre une soeur.
Mais si elle a vraiment existé, peut-être qu'elle est là
et qu'elle m'accompagne.
Des fois, je la sens tout près de moi.
Je suis sûre qu'elle ne m'a pas abandonnée.
Peut-être.
Comment ça se fait que le Dr Rossier sache
pour mon enfant ?
Je ne sais pas.
- Je vais essayer d'éclaircir. - Vous voulez faire une radio ?
Docteur Rossier, vous pouvez m'expliquer
comment vous avez su pour le décès de la soeur d'Emma ?
- C'est une erreur de ma part. - Une "erreur".
À part son père, sa mère et moi-même, personne n'était au courant.
J'ai vu une petite à la réception, j'ai cru qu'elles étaient deux.
Non. Vous l'avez vu dans le dossier ?
J'avais demandé qu'on retire cette information.
Mais ça y était pas.
J'ai pas lu ça dans le dossier.
C'est juste une coïncidence.
Vous vous rendez compte de ce que vous avez fait ?
Son bras n'est plus paralysé.
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