All language subtitles for Without a Trace - 1x08 - Little Big Man_track3_fre-fr

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Original subtitles

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William, arrête de te ronger les ongles et attrape une serpillière, on doit nettoyer.

L‘embête pas, Butchie ! Il doit passer ses examens dans une semaine.

C‘est un restaurant ici, c‘est pas une salle d‘études !

He, William, tu sais quoi ?

- Rentre à la maison, va te reposer. - Vous êtes sûr, M. Bradley ?

Je suis pas forcé de le faire. Je vous aide à fermer ?

On y arrivera. T‘as qu‘à Venir plus tôt, demain.

On ferme, messieurs.

Bon, bonne nuit, M. Bradley. He, bonne nuit, les gars.

- À toi aussi, mon grand. - Au revoir.

Il s‘appelle William Hope. Il a seize ans.

J‘ai hérité du dossier il y a six mois.

Son patron dit qu‘il est parti un peu avant minuit,

mais sa famille a dit qu‘il n‘est pas rentré.

Ils n‘ont pas appelé la police ?

Ils disent qu‘elle ne s‘occupe pas des fugueurs.

- Voilà la photo de William. - Il a l‘air d‘avoir dix ans.

- C‘est la seule photo de son dossier. - Il a seize ans.

Pourquoi il travaille ici de six heures à minuit ?

C‘est vrai qu‘on a déjà vu mieux, mais il travaillait.

Avec sa nouvelle famille, ça se passe bien. Ses notes vont mieux.

C‘est un garçon qui a passé 18 mois dans la rue. Il a connu bien pire.

D‘accord, Polly. Je vais voir ce que je peux faire.

Mais il vaut mieux être réalistes. Nous ne sommes pas très nombreux

et les Services de l‘Enfance ont 30 cas comme ça par semaine.

Ils font comme William, ils fuient tous un environnement difficile.

Il ne s‘agit sûrement pas d‘une fugue.

C‘est un garçon dont la vie avait enfin décolle.

S‘il a disparu, c‘est parce qu‘il s‘est passé une chose terrible.

Il est toujours a' l'heure. Je " 'aipas de problème a Ver: lui.

Il était comment dimanche soir ?

Il semblait crevé. Mais vous savez, il devait bosser très dur à l‘école.

Mais en dehors de ça, rien d‘extraordinaire ?

Ben, ça dépend de ce que vous entendez par extraordinaire.

File—mOi un de ces taxis jaunes, mec!

Non. Je peux pas. T‘as pas commandé le menu spécial.

William, qu‘est-ce qui se passe ?

Il veut avoir un porté-clés

et vous m‘avez dit de les distribuer pour le super menu.

Je te l‘ai dit, c‘est pour mon neveu.

- Comment tu m‘as appelé ? - Il a payé son sandwich ?

- Tire—tOi d‘ici ! - Pourquoi ? J‘ai payé ma bouffé.

Tu dégagés, ou j‘appelle la police !

Ça avait l‘air personnel.

Je suppose qu‘ils ont grandi dans le même quartier.

Il m‘a dit que le même gars lui avait piqué sa paye il y a près de quinze jours.

Vous connaissez son nom ?

Je crois qu‘ils l‘appellent Radio, parce qu‘il parle tout le temps.

Confrontation avec Radio

- Et tout ça pour un porté-clés ? - C‘est le sud du Bronx, Jack.

Des jeunes s‘y font tuer pour moins que ça.

- La police n‘a pas de temps à perdre ? - Non, mais moi, si.

Rien dans les commissariats, morgues ou hôpitaux.

Ça m‘étonnerait aussi que ce soit pour de l‘argent.

Un compte épargne avec à peine 1 200 dollars.

C‘est ce qu‘il a économisé avec son boulot.

Pas de cartes de crédit, de cellulaire, de bipeur.

Qu‘a-t-on dit à son école ?

C‘est un bon élève, toujours très assidu.

- Évite les embétements. - Ou de se faire prendre.

Je crois qu‘on devrait mettre la presse au courant, cette fois—ci.

Un Noir d‘à peine 16 ans disparaît dela famille où il a été placé ?

Ça ne sera pas facile à Vendre.

F.B.l. : Portés disparus

Chez la famille d‘accueil de William disparu depuis 36 heures

Bonjour ! Est-ce que M. et Mme Rey sont la ?

Et à la dernière minute, on a eu une possibilité.

Les Services de l‘Enfance ont dit qu‘il était gentil

et il a emménagé ici le jour même.

- C‘était quand ? - Il y a sept mois environ.

Ça fait longtemps que vous servez de famille d‘accueil ?

Quinze ans.

Nous n‘avons jamais pu avoir d‘enfants, nous-mêmes.

Nous avons travaillé à la Justice pendant de nombreuses années

et vous vous rendez vite compte

qu‘il est important de s‘occuper d‘eux quand ils sont jeunes

en leur procurant un environnement stable.

- Vous êtes une denrée rare. - Je ne vous raconterai pas d‘histoires.

Nous avons aussi eu quelquefois des échecs.

Nous y sommes.

C‘est la chambre de William.

On dirait que personne n‘y vit.

Je lui ai demandé s‘il voulait faire des courses pour la personnaliser

en mettant des posters, mais il a refusé.

Il a dû être tellement trimballé qu‘il doit sûrement avoir peur de se fixer.

Il est trés renfermé sur lui-même.

J‘étais peinée pour lui.

Qui est-ce ?

C‘est sa sœur, Tasha.

Où est-elle ?

Elle a eu des problèmes dans sa dernière famille.

Tasha est parfois un peu remuante.

Les Services de l‘Enfance l‘ont placée dans un foyer spécialisé.

Qu‘est-ce qu‘en pensait William ?

C‘était dur. La première fois qu‘ils étaient séparés.

Il lui paie toutes ses dépenses.

Pas les choses de base, mais tous ses extras, ses livres scolaires.

Il lui a même acheté un bipeur pour qu‘il puisse la joindre.

- Vous n‘aviez pas de place pour elle ici ? - Si, bien sûr.

Mais nous avons dû renoncer devant la bureaucratie.

Vous ne vous chargez que rarement d‘affaires de ce genre ?

Non. En général, on ne fait pas appel à nous, pour des affaires comme ça.

Nous n‘avons jamais eu de probléme avec lui. C‘est un garçon gentil et débrouillard.

Comment il s‘entend avec les autres enfants ?

Trés bien. Il est trés attentionné avec les petits.

Il les habille le matin, les aide à faire leurs devoirs.

Il y a pourtant des choses qui provoquent des frictions

quand on vit dans une certaine proximité.

Comme quand on met sa musique trop fort, des choses comme ça.

Serait-il possible que William se soit attiré des problèmes ?

Tout est bien sûr possible, mais je ne le crois pas.

Il aurait pu fréquenter des personnes qui pouvaient lui créer des problèmes.

S‘il vivait dans un quartier huppé, vous poseriez ce genre de questions ?

Je ne suis pas sûr de vous suivre.

Vous supposez que ce qui est arrivé à William est arrivé par sa faute.

Je ne suppose rien. Je vous pose juste des questions.

Ce sont les questions que je poserais à Scarsdale, Rochester ou Chinatown.

C‘est ça !

À la fin, vous direz que c‘est une Victime dela guerre des gangs et ça en restera la.

Tout à l‘heure, vous m‘avez dit que William a un frère.

Que pouvez-Vous m‘apprendre sur lui ?

Aaron ? Lui, c‘est une tout autre histoire.

La preuve, il Vient de sortir de détention. Les gangs, la drogue.

Avec William, c‘est le jour et la nuit.

Il n‘a pas traîné dans le coin ?

Il n‘est pas censé en principe, mais,

oui, il est venu un soir, il y a quelques jours.

C‘est pas dela petite monnaie, Aaron. Je te parle, de cinq mille dollars.

Cinq mille ? C‘est que ça commence à faire une somme!

- Et tu es sérieux ? - Oui.

Qu‘est-ce que vous faites ici ?

Pardon, M. Rey, on fait trop de bruit, c‘est ça ?

Est-ce que ça va, Monsieur ?

Comment tu voudrais que ça aille ? Il est onze heures et demie du soir!

Viens ici, William, j‘ai quelque chose à te dire.

Tu connais les régles. Pas d‘invités aprés l‘extinction des feux.

Ton frére n‘a absolument pas le droit d‘entrer en contact avec toi.

- Je sais, mais on voulait juste... - Il faut qu‘il s‘en aille.

Et il va s‘en aller et il ne reviendra pas. Est-ce que c‘est clair ?

Oui, Monsieur.

Tu as un probléme avec moi, fiston ?

Parce que si tu veux pas le faire, je vais le faire.

- C‘est d‘accord, je vais lui dire. - Tu as intérêt.

Alors, je suis reparti. J‘ai attendu pour voir ce qui se passerait.

Quinze minutes après, la porte a claqué.

William est allé dormir.

William a pu vous en Vouloir d‘avoir mis son frère à la porte ?

Possible, mais il savait les règles en emménageant.

Les enfants ont besoin de limites.

A mon avis, je crois qu‘il était soulagé que quelqu‘un lui impose enfin des règles.

Je Vois.

Disparu depuis 37 heures

Tu as fini ton cheeseburger et tu es rentré, c‘est bien ça ?

Quais.

Et tu n‘as pas du tout menacé William ?

Tu ne lui as pas fait ça juste quand tu allais sortir ?

Je vous l‘ai dit. On voulait seulement rigoler.

Tu plaisantais quand tu lui as piqué sa paye, il y a quinze jours ?

S‘il vous plaît, je ne sais même pas de quoi vous parlez.

- Salut, les gars. - Hé !

- Devine quoi ? - Quoi ?

Radio, notre ami que voilà, dit qu‘il ne sait absolument rien.

Non, sans rire ?

Je peux te prendre un cheveu pour avoir un échantillon ADN ?

Tu toucheras pas à mes tifs, mec!

Je contrôlé, je contrôle !

- Tu es prêt à me dire la vérité ? - Je l‘ai pas tué!

Alors qui l‘a fait ? Qui l‘a fait ?

Une bagnole est passée le prendre.

Grouille-toi un peu, petit ! J‘adore ta casquette.

Tu connais Keith, hein ?

C‘était la Voiture de qui ?

Je sais pas, mais j‘ai vu son frère Aaron sur le siège avant-droit.

- Quelle bagnole ? - Une grosse japonaise noire.

- Qu‘est-ce que vous avez contre moi ? - Rien du tout.

Ton gouvernement te remercie, Radio.

- C‘était quoi ? - Une petite improvisation.

C‘était stupide, voilà ce que c‘était.

Tu vas me faire le coup des libertés civiques ?

Nous rencontrons des situations comme ça presque chaque jour.

Nous méritons de gagner parfois.

Oui, le mot important, c‘est nous.

Je suis pour secouer un peu les témoins,

mais si tu me refais un coup comme ça, tu me préviens,

ou sans ça, tous les deux, on aura un très gros problème, compris ?

monte avec Aaron dans une Voiture noire

Comment ça ? Si c‘était un Blanc, vous m‘auriez déjà offert la une.

Non, vous êtes les premiers que j‘appelle.

Mais c‘est un gentil gamin, d‘accord ? C‘est un excellent élève, il...

Je ne sais pas quelle serait Votre motivation,

Votre croyance dans les possibilités des Services Sociaux,

quelque chose comme ça ?

Non, vous me le dites maintenant ou j‘appelle un autre journal.

D‘accord, merci.

Je Viens de parler à un contact qui est chargé des gangs de jeunes au 43e.

Il a proposé de m‘aider à retrouver Aaron.

- Ton frére ne bosse pas au 43e ? - Si.

- Tu lui en as parlé ? - Non.

Samantha et moi, on va aller dans ce foyer pour parler àla sœur de William

- voir si elle sait quelque chose. - Parfait.

Disparu depuis 38 heures

Quand on voit ça, on se demande comment ils pourront s‘en sortir.

C‘est quoi ? Ta bonne conscience qui parle ?

C‘est mon cœur qui parle. ou est le tien ?

Il a été un peu trop souvent brisé.

Elle n‘est pas en état de vous recevoir pour l‘instant.

Quel est le probléme ?

Je ne sais pas ce que les Services de l‘Enfance vous ont dit,

mais Tasha a de très gros problèmes de comportement.

Nous avons dû la confiner dans sa chambre.

Mme Taft, il est trés important que nous parlions à Tasha.

Son frère a disparu.

J‘ai peur que ce ne soit pas possible.

Elle n‘est pas en état de parler à qui que ce soit.

Malheureusement, Mme Taft, elle n‘a pas trop le choix.

Personne n‘a revu son frère depuis plus de 36 heures.

Il faut qu‘on la voie tout de suite.

Elle est plutôt agitée aujourd‘hui.

Tasha ? Je vais ouvrir la porte, maintenant.

Je veux que tu te tiennes tranquille.

Salope ! Où est-ce que tu as mis mon sac ?

Je sais que tu l‘as volé! Ils nous volent tout ici !

Il faut que vous nous laissiez.

- Menteuse ! Mon frère me l‘a apporté ! - Calme-toi.

Elle l‘avait caché et nous avons dû le lui confisquer.

- J‘aimerais bien voir le sac. - Non, c‘est hors de question !

- Écoutez... - Il faut voir avec le directeur.

Menteuse ! Il est dans ton bureau !

Le directeur ne Vient jamais, espèce de petite garce !

Ça suffit, calme—tOi !

J‘allais remettre cet argent à la police.

Oui, je suis sûre que vous remplissiez déjà des paperasses, c‘est ça ?

Hé, cet argent est à mon frére, pas à vous !

- Tu te sens mieux ? - Ça peut aller.

Tu crois que tu es prête à tout nous raconter ?

Pourquoi ? Vous allez me rendre mon sac aprés ?

Si tu nous aidés à retrouver William et si c‘est bien son argent,

personne n‘a le droit de le faire à part lui.

Bien sûr que c‘est bien son fric. Il l‘a gagné à son boulot.

On va essayer d‘oublier cet argent pendant une minute.

Ton frère a disparu. Il a peut-être des problèmes.

Tu es la seule personne qui puisse l‘aider.

Tasha, personne ici ne veut lui faire du mal.

On veut juste lui parler pour vérifier qu‘il n‘a rien.

C‘est tout ? Juste lui parler ?

S‘il va bien, vous le laisserez partir ?

Qu‘est-ce qu‘il y a ? Pourquoi tu m‘as bipée ?

Écoute—mOi bien. Je veux que tu gardes ça.

- Qu‘est-ce que c‘est ? - De l‘argent, beaucoup d‘argent.

Il est à toi, maintenant.

Mais tu vas faire quoi ?

Hé, ne t‘en fais pas pour moi, je me débrouillerai.

- Comment ? Où tu vas aller ? - T‘en fais pas.

Moins tu en sais pour l‘instant et mieux c‘est.

Mais il faut que tu me fasses confiance.

Si quelqu‘un te parle de moi, tu ne sais rien.

Tu ne m‘as pas vu, tu n‘as pas de nouvelles de moi.

Tasha, je t‘adore, tu sais. Surtout, n‘oublie jamais ça.

Maintenant, vas-y, file !

Et c‘est tout ? Il ne t‘a pas dit où il voulait aller ?

Non.

- Il n‘a pas même laissé un numéro ? - Je vous ai répondu non. Je peux y aller ?

Qu‘y a-t-il ?

Je Viens de parler aux Services de l‘Enfance.

Ils disent qu‘ils ont une place pour elle ailleurs,

- au moins pour quelques jours. - Oui, c‘est déjà mieux que rien.

Oui.

réveille sa sœur

Vous recherchez Aaron Hope, hein ?

Il est supposé avoir fait quoi, cette fois-ci ?

Nous pensons qu‘il a des informations

concernant une personne disparue.

Vous savez où je pourrais le trouver ?

Vous en savez sûrement plus que moi.

Ils ne m‘appellent pas quand ils sont relâchés, juste avant de partir en prison.

Quand lui avez-Vous parlé pour la dernière fois ?

Quelques mois, je crois.

Son affaire m‘avait été confiée. J‘avais été commis d‘Office.

C‘était une Vraie petite mine de pathologies, ce garçon.

Des petits vois, à l‘arraché pour l‘essentiel.

Le temps que je le Voie, il était tombé pour vol à main armée.

Il a eu dela chance. Il aurait pu être jugé comme un adulte.

Et qu‘est-ce qui l‘a sauvé ?

Le fait qu‘il m‘avait moi. Son âge, et le fait que son coaccusé était encore pire.

- Son coaccusé ? - Keith Reid.

Quel abruti !

Ils s‘étaient servis de son arme pour ce vol.

Où je vais trouver ce M. Reid ?

Essayez l‘armée. C‘était le marché avec le juge,

un foyer jusqu‘à 18 ans et après il devait s‘engager.

C‘est drôle que vous soyez venu me parler de ça maintenant.

Pourquoi ça ?

Ben, j‘avais pas repensé à Aaron depuis très longtemps.

Et soudain brusquement, je reçois un appel de son petit frère.

William vous a appelé ?

Oui. Je l‘avais connu pendant le procès de son frangin.

Il était même venu au tribunal, toujours à se ronger les ongles.

Et l‘autre jour, Vendredi,

il a débarqué disant qu‘il avait besoin de conseils juridiques.

- Comment ça va ? Ravi de te revoir. - Moi, ça va.

Oui, dépêché. Assieds-toi. Pose-toi.

T‘as vu ton frère récemment ?

Bien sûr. Il est sorti, maintenant.

Je l‘ai vu l‘autre soir.

Alors ? Tu m‘as dit que t‘avais besoin d‘aide.

Oui, c‘est ma sœur.

Je veux lui trouver un avocat.

- Pourquoi ? Que s‘est-il passé ? - Rien, elle a rien fait.

Les Services de l‘Enfance l‘ont placée dans un foyer spécialisé.

Oui, c‘est pas normal, M. Sgrignoli.

Ils lui filent des médicaments tout le temps. Elle ne va pas à l‘école.

Et qu‘en dit l‘Assistante Sociale ?

C‘est elle qui l‘a placée là-bas.

Ces personnes en ont vraiment rien à cirer.

C‘est pour ça qu‘elle a tous ces problèmes de comportement.

Si j‘arrivais à la faire sortir delà et qu‘elle vivait avec moi,

on pourrait s‘entraider...

- Quel âge tu as, déjà ? - Seize ans.

Mais j‘ai un travail à plein temps.

Non, à seize ans, aucun juge pour enfants ne voudra te confier sa garde.

Je demande pas ça,

juste... qu‘on nous mette ensemble, c‘est tout.

Tu as pensé au prix que ça coûterait...

Je sais ce que ça coûte, M. Sgrignoli, et j‘aurai les moyens.

Il a dit qu‘il travaillait et que pour l‘argent, il s‘arrangerait.

Il fait un petit boulot mal payé

et il doit pour ça traîner ses fesses dans le sud du Bronx.

Vous croyez qu‘on y distribue les bonus ?

Je suis un avocat pénaliste et je n‘ai pas la moindre expérience du droit familial.

Je lui ai dit que je me renseignerais. Il devait me rappeler lundi.

Comme j‘ai pas eu de nouvelles, j‘ai pensé qu‘il en restait la.

C‘est de l‘argent dela drogue.

S‘il avait 25 000 dollars, pourquoi il travaillait au Jim‘s Barbecue Burger ?

Probablement du fric appartenant à son frère.

Pourquoi il a demandé à 4 h du matin à Tasha de le garder ?

Quelqu‘un voulait s‘en emparer.

Il n‘y a pas eu de gros vols dans le secteur cette nuit—là.

Le seul vol signalé àla police entre minuit et 4 h du matin

est une boutique de beignets. Deux cents dollars.

- Inspecteur Ellis. - Agent Johnson.

Voici l‘agent Spade.

J‘ignorais qu‘il y en avait des comme ça au Bureau.

Oui, et je parle aussi, figurez-vous. Et je sais même me servir d‘un pistolet.

Frank travaille dans le sud du Bronx avec mon frére.

- Il t‘envoie ses amitiés. - J‘en suis sûre.

Alton n‘a jamais pardonné Viv d‘être un Fédéral.

En tout cas, je te remercie d‘être passé.

Tu sais quelque chose sur Aaron Hope ?

Hope, oui, bien sûr. J‘ai eu affaire à lui plusieurs fois,

- pour des petits trucs. - Il Vient de sortir de détention.

Et en quoi ça vous concerne ?

Il a un petit frère qui Vient de disparaître.

Peut-étre pour une histoire de drogue, alors je t‘ai appelé.

C‘est ce garçon ?

Malheureusement cette photo date d‘il y a six ans.

Non, je ne l‘ai jamais vu.

Nous pensons qu‘entre minuit et 4 h du matin, lundi,

ils sont entrés en possession de milliers de dollars

- et que c‘est lié à sa disparition. - Bon, je vérifierai,

mais je ne crois pas qu‘il y ait eu de gros braquages ce soir—là.

Une boutique de beignets a été attaquée à 3 h 30.

Je vérifierai.

Vous savez, si ces deux petits cons ont braqué quelqu‘un

dans ce quartier, chaud comme il est, il y aura des macchabées partout.

Disparu depuis 39 heures

- Soldat Keith Reid ? - Oui, monsieur.

Agent Fitzgerald, F.B.l.

Je vois que Votre carrière militaire commence plutôt bien.

Ils sont graves.

Ils disent qu‘on a trouvé dela came dans mes affaires...

Je veux vous poser quelques questions.

Vous connaissez William Hope ?

Oui, je connais son grand frère Aaron. Pourquoi ?

Il n‘est pas rentré dans sa famille d‘accueil, dimanche soir.

Et il a été vu au coin de Baltic Avenue et de Mosholu Parkway

montant dans une Voiture japonaise noire qui serait à Vous.

Oui, oui, je l‘ai vu.

Moi et Aaron, on avait décidé de faire la fête.

Le dernier soir avant mon incorporation et tout ça.

William l‘a bipé. Il avait des problèmes.

- Vous avez proposé de le raccompagner ? - C‘est ça.

A quelle heure vous l‘avez déposé chez lui ?

Ça je n‘en sais rien, monsieur.

On est passés le prendre vers 23 h 45

et ils m‘ont lâché au terminal des bus.

- Oui ? Et il était quelle heure ? - Dans les minuit et demie.

Et j‘ai pris le car d‘une heure pour Venir ici.

- Et Votre Voiture ? - Je l‘ai filée à Aaron,

j‘en avais plus besoin ici. Il va la garder pour moi.

- Vous savez où je peux trouver Aaron ? - Non, monsieur.

- La maison de correction ? - Merci !

Continuez comme ça, soldat.

Oui, chef.

Minuit trente

William et Aaron déposent Keith Reid

à la gare routière

- Merci de me recevoir, agent Malone. - Mais c‘est normal, M. Rey.

Asseyez-vous. Que puis-je faire pour vous ?

Est-ce que les médias ont accepté de couvrir cette affaire ?

Non, pas encore.

Pourquoi ça ?

Je ne contrôle pas les médias.

Et est-ce que Votre enquête avance ?

Nous faisons tout ce que nous pouvons.

Ne me racontez pas d‘histoire, s‘il vous plaît.

Ayez assez de respect pour moi pour me dire la Vérité.

D‘accord ! Bon !

William est allé au foyer de sa sœur avec 25 000 dollars en liquide.

Comment vous expliquez ça ?

Je n‘en sais rien.

Normalement, à ce stade, nous devrions transférer l‘enquête aux services de police.

- Mais pas cette fois ? - Non.

Pourquoi ?

Parce que William ne Vient pas d‘un quartier chic.

Et jusqu‘à ce qu‘on découvre ce qui lui est arrivé,

cette affaire restera chez nous.

Excusez-moi.

C‘est Samantha. On a retrouvé la Voiture de Keith.

- Où ça ? - Dans la 181e rue.

Non, c‘est mauvais. Il y a plein de sang sur les sièges.

On l‘a ramenée il y a trois quarts d‘heure environ.

Oui, d‘accord, à bientôt.

Sam, j‘ai trouvé sa casquette sous le siège du passager avant.

On dirait que ton ami Radio avait oublié quelques détails.

C‘est bien possible.

On ne sait pas encore si ce sang a coulé avant ou après que William ait vu sa sœur.

Du sucré.

Pas celui qu‘on utilise, nous, du sucre glace comme dans les pâtisseries.

Il y a eu un magasin de beignets attaqué ce soir-là ?

Oui.

Ils ont été attaqués vers 3 h 30 du matin lundi.

On n‘a entendu qu‘un coup de feu.

Trois heures après qu‘ils aient déposé Keith à la gare routière

et une demi—heure avant que William cache les billets chez sa sœur.

- Danny est à l‘intérieur ? - Oui. Allô ?

Le gérant de nuit a identifié deux Afro—Américains, taille moyenne,

- âge : entre 18 et 25 ans. - Qu‘est-ce qu‘ils ont volé ?

Ils ont dit à Bétancourt qu‘il y avait 150 dollars en caisse.

D‘accord.

Il faut qu‘on trouve d‘où peuvent bien Venir les 25 000 dollars.

C‘est simple. Ça correspond à leur plage de temps.

Ces jeunes sont Venus ici, Jack.

Tu sais, ce n‘est pas toujours aussi évident qu‘on le croit.

Braquage chez le marchand de beignets

Disparu depuis 54 heures

Vite, a‘ terre ! Cauche-taipar terre !

- Arrêté—toi la. - D‘accord.

Il porte la casquette de ce bistrot de burgers.

Mais pas le pantalon oula chemise. S‘il avait de quoi se changer ?

Regarde ce que tes amis journalistes n‘ont pas voulu faire.

Au moins, on a sa photo dans un journal.

- Ça n‘a pas l‘air bon, c‘est tout. - Tu crois qu‘Aaron l‘a tué ?

- C‘est une de nos hypothèses. - Quelles sont les autres ?

William est allé au foyer de Tasha un peu après 4 h.

On n‘a pas retrouvé Aaron, alors on...

William n‘aurait rien fait à son frère pour l‘argent.

Je ne devrais pas avoir cette conversation avec toi.

- On n‘a pas rassemblé toutes... - Il faisait tellement d‘efforts.

Je lui ai encore parlé, il y a une semaine dela fac et de ses examens.

- Il se faisait du souci. - Pourquoi ?

Son travail, sa famille, l‘école.

Il avait peur de ne pas être àla hauteur.

Il avait peur de finir comme son frère.

Tu ne peux pas les materner 24 heures par jour.

Ils doivent prendre la bonne décision. Moi, je l‘ai fait.

J‘étais comme William autrefois et j‘ai su prendre la bonne décision.

Taylor. Ils vont ramener Radio ici.

Je t‘appelle dés que je sais quelque chose. D‘accord ?

D‘accord. Je Vois. Qui êtes-vous ? Attendez.

Mike ? C‘est un reporter dela télévision.

Il veut savoir si on lui accorde une interview.

Dis-lui, pas de commentaire!

Vos amis des médias trouvent enfin que cette histoire fera Vendre.

M. et Mme Rey, je n‘ai pas à vous dire si vous devriez parler aux médias ou non,

mais je peux vous dire que ce serait le moment de prendre un avocat.

Jeffrey, va dans ta chambre, tout va s‘arranger.

Je vais Venir avec toi, chéri.

Il est possible que ce soit le sang de William dans la Voiture ?

On fait toujours des analyses à ce sujet.

On n‘aura pas de résultats avant quelques heures.

Comment expliquer ce qui s‘est passé ? William était un héros pour ces enfants.

Il est encore trop tôt pour parler de lui au passé, vous savez.

On n‘est pas certain que le pire se soit produit.

C‘est son sang qui est dans cette Voiture !

Son frère l‘a entraîné dans un braquage.

S‘il n‘est pas mort, c‘est un fugitif.

Alors, dites-moi, qu‘est-ce qui aurait pu lui arriver de pire ?

Je suis désolée, agent Johnson,

nous nous donnons tant de mal pour les sortir delà.

C‘est tout à Votre honneur.

On a travaillé très dur, tous les deux, pour aider William,

mais c‘est quelquefois si difficile.

William vous a parlé, c‘est ça ?

Il avait peur dela façon dont Votre mari réagirait,

il avait des problèmes et il savait pouvoir se confier à Vous.

Il n‘est pas venu me parler, c‘est ça le plus triste.

Il n‘en a parlé à aucun de nous deux.

On voulait qu‘il nous fasse confiance, qu‘il fasse partie dela famille.

Désolé, Mme Rey, je vous ai pas entendue entrer.

J‘ai eu envie de Venir voir comment tu allais,

- tu avais l‘air un peu distrait au dîner. - Je vais bien.

Mike est inquiet pour toi, William.

Il dit que ton frère est Venu, que tu as passé du temps avec lui.

Pourquoi vous vous en faites pour ça ? Après tout, c‘est pas Votre problème.

Je pense que ce sera notre problème aussi longtemps que tu vivras sous ce toit.

Est-ce qu‘il t‘a demandé un peu d‘argent ?

Combien ?

C‘est mon frère et c‘est mon argent. Et alors ?

William, cet argent tu l‘as gagné

et ton avenir et celui de ta sœur en dépendent.

C‘est mon frére, Mme Rey,

et ça ne vous regarde pas du tout.

Alors vous aviez peur que ça arrive un jour, qu‘il fasse des bêtises ?

Plus je lui parlais de ça, plus nous lui en parlions, moins il nous écoutait.

Et alors ?

Alors c‘est pas ça qui a déclenché tous ces événements ?

Si j‘ai bien suivi, tu t‘en prends à William,

il prend peur. Il appelle son grand frère,

ils font une grosse bêtise et, eh bien, c‘est toi le responsable.

Ce qu‘ils ont pu faire cette nuit-là ne regarde qu‘eux.

- Vous ne pouvez pas m‘accuser de ça. - Et qu‘as-tu entendu dire ?

- J‘ai entendu certains trucs. - Quels trucs ?

On raconte que William et Aaron préparaient ça depuis des mois.

Le petit frère attendait seulement l‘occasion. C‘est tout.

Dés qu‘Aaron est sorti de prison, ils ont piqué du fric

et sauté dans un avion pour l‘Amérique du Sud.

- Mais quel fric ? - Celui des dealers. C‘est ce que je sais.

Cette boutique de beignets leur sert en fait de couverture.

- Tu es sûr ? - 24 h sur 24, médicaments,

coke, crack, ecstasy, héroïne et tout ça. Les poulets n‘y voient que du feu.

Mais le petit frère savait.

Tu vois comme c‘est agréable quand tu veux bien nous dire ce qu‘on Veut.

Vu que j‘ai servi mon pays, je recevrai une lettre du Président ?

Oui. Encore une question et on verra.

Supposons que quelqu‘un ait été touché. Ne pouvant pas aller à l‘hôpital,

qu‘est-ce qu‘ils font ?

A part crever ?

Où étiez-Vous lundi matin, M. Mishra,

ou dois-je dire docteur Mishra ? Je tiens à respecter les usages.

- Je ne vous suis pas. - Laissez—mOi vous aider.

Vous avez reçu dela visite chez vous vers 4 h du matin, lundi.

Que regardez-Vous ? Assez perdu du temps,

on sait ce que vous faites pour gagner de l‘argent.

Je suis censé être intimidé ? Je suis citoyen américain.

Et vous étes soumis aux mêmes lois que n‘importe qui.

Vous avez une idée des peines encourues

pour pratique dela médecine sans titre Valable ?

Je suis diplômé en médecine d‘une université au Kenya.

Bien, mais il n‘y a pas d‘équivalence dans ce pays, n‘est-ce pas ?

J‘ai reçu un appel,

d‘un gamin qui disait qu‘il y avait eu une fusillade.

Courage !

On y est presque !

La balle avait traversé un poumon. Il pissait le sang.

J‘ai dit que je pouvais pas soigner des blessures aussi graves.

Et que s‘ils n‘emmenaient pas trés vite leur ami aux urgences,

il allait sûrement y passer.

Mais attendez un instant. Combien vous en avez vus ?

En tout, trois.

Ils arrivent chez le ”docteur"

Disparu depuis 58 heures

Keith dit l‘avoir déposé àla gare vers minuit et demie.

Sauf s‘ils ont pris en stop un autre copain, Keith nous a menti.

Et c‘était lui le troisième.

Je n‘ai plus qu‘à repartir le voir à la caserne.

Je Viens d‘avoir la morgue. Un gamin correspondant à la description de William.

- ou ils l‘ont trouvé ? - Dans un étang, à 9 h ce matin,

tué par balle.

Trés bien. Allez-y.

Oui, c‘est bien mon frére.

C‘est William ? D‘accord.

Je vais sortir avec elle.

Vous pouvez attendre un instant ? Excusez-moi.

- Ce n‘est pas William. - Comment vous le savez ?

Tous les gens qu‘on a vus ont dit qu‘il avait la manie de se ronger les ongles.

Je ne sais pas du tout qui c‘est, mais ce n‘est pas William Hope.

Disparu depuis 59 heures

Comment ça, ce n‘est pas son frère ?

Tu la crois si instable qu‘elle ne reconnaît pas son frère ?

- Je sais qu‘elle ment. - Pourquoi ça ?

Parce qu‘elle est terrifiée. Elle croit qu‘elle protège son grand frère.

C‘est ce qu‘elle veut faire.

Mais de quoi ?

C‘est ce qu‘on essaie de découvrir, Polly.

Tasha, je veux que tu m‘écoutes attentivement, je sais que tu as peur.

On sait que ton frère n‘est pas mort.

Qui t‘a dit de nous dire que c‘était bien le corps de William ?

Les parents d‘accueil ont confirmé que ce n‘était pas son corps.

J‘ai la compagnie téléphonique.

Elle a reçu un appel sur son bipeur ce matin, à 8 h 30, d‘un motel de Newark.

C‘est sûrement Aaron, non ?

Attendez, quel genre de garanties je vais avoir ?

T‘auras rien. Nous détenons les cartes.

Tu le détestais tant que tu voulais sa perte.

J‘adore mon frére. J‘ai voulu que le meilleur pour lui.

C‘est pour ça que tu l‘as mêlé à ce braquage ?

Si tu tiens tant à lui, dis-nous ce qui s‘est passé.

Je vous le jure !

C‘était pas du tout censé se terminer comme ça.

William m 'a bipe‘, il disait qu 'une bande vou/ait l'embêter.

Ça doit être par la.

Il voulait que je le ramène chez lui. J 'e'tais a vec mon pote Keith.

C‘est quoi ce bordel ?

Grouille-toi, petit,

- j‘adore ta casquette, elle me plaît. - Tu connais Keith, hein ?

C‘est Vrai, William voulait seulement qu‘on le raccompagne,

il avait des examens le lendemain.

- Mais Keith était bien allumé. - Qui a eu l‘idée de ce braquage ?

On devait seulement leur piquer des beignets et quelques dollars.

Pourquoi on s‘arrête ? Qu‘est-ce qui se passe, Aaron ?

T‘as pas envie d‘un peu d‘aventure, mon frére !

Ce soir, on va faire de toi un homme!

Laisse-Ie en dehors de ça, il n‘est pas prêt.

Ouvre la boîte à gants, mec !

Ça va pas ! Aaron, repose ce flingue!

Oui, bébé, oui, tu parles !

- Reste ici. - Fais ce que je dis.

- T‘es prêt à y aller ? - Prête-moi ta casquette.

Je devais neutraliser la caméra de surveillance.

Et Keith de vait piquer la caisse.

Allons—y ! Grouille-toi un peu ! Vite !

Le sac e‘tait simplement pase‘ la‘ sous le comptoir,

on n’a pas eu le temps de réfléchir. On l'a attrapé et on a couru,

C‘était pas beau.

Il y avait plein de sang qui sortait de sa bouche.

On pouvait pas savoir qu‘ils vendaient dela drogue là-dedans.

William m‘a supplié de l‘emmener à l‘hôpital, mais il était trop tard pour ça.

Pourquoi ?

Parce qu‘il allait nous y trouver et nous massacrer.

Qui ça ?

Ce flic ripou.

C'était Ellis.

- Ellis est véreux ? - Il devait toucher un pourcentage.

On savait pas qu‘il surveillait ce magasin.

Il devait être planqué dans l‘arrière-boutique à faire quelque chose.

Dés que ce flic a aperçu la tête de mon frére,

- sa vie était foutue. - Non.

Dés que tu es passé prendre ton frère au boulot, sa vie était foutue.

Je le connais ce type.

Croyez-moi, je sais ce que je dis.

Qui a eu l‘idée que William se fasse passer pour Keith ?

Moi.

Keith a vait déja préparé ses affaires,

il a vait un rasoir a‘ piles.

Il a mis les lunettes de Keith.

Après l‘avoir déposé à la gare routière, j‘ai roulé au hasard

et ensuite un peu avant le lever du soleil,

j‘ai balancé le corps de Keith dans ce lac prés de Van Cortland Park.

Je pensais qu‘il gélerait et que la police le retrouverait pas avant le printemps.

C‘est Martin. Allô ?

William est plus la. Un policier est passé le chercher.

- Quand ? - Il y a vingt minutes.

D‘accord.

J‘ai eu l‘Inspection Générale. Ils essaient de coincer Ellis depuis des années.

Ils ont dû le blanchir pour des brutalités, en mars, sur des questions de procédures.

C‘est surprenant.

J‘ai parlé au Capitaine du 43e district pendant la derniére demi-heure.

Ellis avait demandé à prendre sa journée. Ils ne le trouvent nulle part.

S‘il a quitté la caserne à 17 h 30, il a 55 minutes de trajet jusqu‘ici.

- Sans oublier la circulation. - C‘est l‘heure de pointe.

Il serait assez fou pour l‘exécuter sur l‘autoroute du New Jersey

en faisant croire qu‘il s‘enfuyait ?

Tant qu‘il pensera que William peut lui rendre son pognon,

- il va le garder en vie. - Nous avons les 25 000 dollars.

Ellis et William ne le savent pas.

Chez Tasha.

C‘est la Voiture d‘Ellis.

C‘est dégagé. Allons-y.

Ellis, rendez-Vous !

Non !

Reste couché.

Il nous faut une ambulance.

Pour lui, c‘est fini.

- Reste tranquille. - Oui.

Tout va bien se passer.

- William, est-ce que ça va ? - Je m‘en remettrai.

Ils veulent juste m‘examiner.

Je ne sais pas ce que l‘agent Spade lui a dit, mais mon patron s‘est remué,

Tasha va pouvoir aller Vivre chez les Rey.

- Content que ça s‘arrange. - Merci, Danny. Pour tout.

Tu as fait des projets pour le Week—end ?

Rien de spécial.

Parce que j‘ai pensé que si tu es tout seul, je vais le passer dans ma famille.

Ma sœur a des enfants un peu agités, mais ma mère est bonne cuisinière.

Je sais que c‘est pas une façon de te remercier, mais...

Non, non, ça a l‘air très tentant.

Je dois y aller.

Appelle—mOi demain, d‘accord ?

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