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Zulu
D�p�che-toi, on y est presque.
- Et la carte ? - Dans ma poche.
- Les papiers ? - Dans mon sac.
- Et ta t�te ? - Dans ce bateau !
Pas de sac !
Les papiers sont dedans. Attention � la carte, si on se perd.
Je comprends, papa.
- C'est mon fils. - �a va aller, montez !
L'Europe est en face ! Allez !
Allez, allez !
Pose le sac.
- Donne ! Merci. - Je le mets l�.
Police des fronti�res !
Stop !
Papa !
Papa !
Tirez pas !
Papa !
N'aie pas peur.
On se retrouve sur la berge.
Papa !
Allez !
D�p�chez-vous !
Mains en l'air !
Montre tes mains !
Idiots, arr�tez !
Bonjour.
- Vous avez une minute ? - Non.
- Voulez-vous une Bible ? - Non, merci.
C'est un cadeau.
Je lis pas des trucs pareils.
Ils massacrent des b�b�s dedans,
torturent des hommes, ont des relations sexuelles hors mariage.
Et c'est pas tout.
Lisez pas �a, �a peut vous nuire.
Vous croyez en quelque chose ?
Oui.
En quoi ?
La renaissance de la Hongrie.
Un nombre record de migrants ont �t� captur�s � la fronti�re serbe.
Hier plus de 300 ont �t� rassembl�s.
Syriens pour la plupart, ils ont �t� plac�s dans des camps
par la S�curit� int�rieure.
Vous �tes chez Gabor Stern, merci de laisser un message.
On a sond� sur 600 m�tres, mais c'est vaseux.
Y en a peut-�tre d'autres.
- Un bless� par balle ? - Non, pas encore.
Continuez.
Quoi ?
Pourquoi tu n'entres pas ?
Personne me l'a demand�.
Tiens ! Ajoute �a au reste.
T'es catholique maintenant ?
Le Seigneur s'est adress� � moi,
il �tait furieux que je sois pas croyant.
Encore un million six et c'est fini.
Qu'est devenu le dernier type ? Ali ou je ne sais quoi ?
Il est sorti. N'envoie plus personne.
- Pourquoi ? - �a commence � se savoir.
Je dois payer ma dette.
Va parler � la famille, qu'elle renonce aux poursuites.
Ce sera plus facile.
Non, je serais to... totalement humili�.
- To... totalement ? - To... totalement !
Bon, donne tes adresses.
File-moi une taffe.
- Je r�cup�re du fric et je reviens. - Mais oui...
C'est pas lourd.
- Quand m�me... - Qu'est-ce qu'il y a ?
- Je t'attends tout le temps. - Bon...
- Je passe chez toi ce soir. - Non, je peux pas.
Tu vois, tu peux jamais.
C'est faux.
J'ai trouv� un appartement.
Tu viendras le voir ?
Remets ce bouton.
Personne te dit que t'es provocante ?
Qui est de garde ?
Lantos.
Lantos ?
Il veut me piquer ma place.
Suffit qu'il mette une plaque � son nom sur la porte.
Il part en Am�rique le mois prochain.
Il m'a pass� ses patients,
Que des VIP, pour des injections.
Les voici.
Tu le feras ?
Jusqu'o� j'irai...
- Des commentaires ? - Laissez-moi tranquille.
- Qu'est-ce qui se passe ? - Fichez-moi la paix !
Que va-t-il leur arriver ?
- Donnez. - Il marche pas !
Il y a un nouveau badge, tenez.
- Qu'est-ce qui s'est pass� ? - Tu le vois pas ?
Un vrai chaos !
Il me fait nettoyer sa merde.
Il te fait aussi venir pour �a.
Pourquoi tu dis �a ?
- Laisse tomber. - Quoi ?
Pr�tes ?
Il a flingu� un gosse
et il me fait �crire "l�gitime d�fense".
- Il est o� ? - Derri�re.
D�merde-toi, je marche pas l�-dedans.
S'il vous pla�t ! Envoyez-moi � l'h�pital !
On m'a dit que vous pourriez m'aider !
Tenez.
Nusrad, qu'est-ce qui s'est pass� ?
Je peux pas y retourner.
Je suis d�sol�. D�sol�.
Docteur, s'il vous pla�t. Excusez-moi. Vous pouvez m'aider.
D'accord, entre.
Qu'est-ce qui se passe ?
Regardez. Vous voyez ? Je dois aller � l'h�pital.
C'est rien du tout. Personne te mettra � l'h�pital pour �a.
Et maintenant vous pouvez m'aider ?
Suis-moi.
Un instant.
- Bonjour. Continue, j'arrive. - Bonjour.
Ils ont amen� un gar�on. Il est derri�re.
Tu l'examines ?
- Va voir le directeur. - Attends l�.
- Ton nom ? - Mourad Dashni.
O� sont pass�s les formulaires d'admission ?
Deuxi�me tiroir.
Pourquoi vous changez tout de place ? Je pige pas.
- Passeport ? - Oui.
Bien. Va � l'ambulance.
Tu verras un certain Istvan.
Mourad Dashni... Ils pourront peut-�tre t'aider.
- Tu dis "Docteur Stern". Aide-le. - Dieu merci.
Remercie-moi, et pas Dieu.
Alors tu parles anglais ?
- P�re... - Quel est ton nom ?
Aryan Dashni. C'est toi ?
- Aidez-moi. - Je t'aide si tu me dis tout.
- Je comprends pas cette langue. - Mon p�re...
Je sais pas o� est ton p�re.
Reste o� tu es, s'il te pla�t.
�coutez, docteur. J'ai besoin d'aide.
�a va pas ?
J'ai froid.
- �a fait mal ? - Non. Il s'est pass� quelque chose.
Ils m'ont tir� dessus.
Docteur, je peux...
Regardez...
Je me sens...
Je...
Montre-moi.
- O� il est ? - Qui ?
Aryan Dashni ? Aucune id�e.
Salut.
- Du rhum. - Tout de suite.
Je vois des fant�mes, moi.
- Un probl�me ? - Tu commences t�t.
Je t'ai appel� � cause des �v�nements d'hier.
Je m'attendais pas � un tel feu d'artifice.
Moi non plus.
Ils ont vraiment peur de rien.
Ils sautent � pieds joints dans une rivi�re sans fond.
Qu'est-ce qui leur passe par la t�te ?
L'instinct de survie ?
�a vaut le coup de mourir ?
Mais je t'ai pas appel� pour �a.
Sois diplomate dans ton rapport.
- C'est-�-dire ? - Je dois faire un rapport par migrant.
Pas question d'incriminer quelqu'un,
mes gars font un boulot surhumain.
- En traquant des r�fugi�s ? - On n'aime pas se faire tirer dessus.
J'ai vu le gosse, il t'a pas tir� dessus.
C'est toi qui lui as tir� dessus.
Tu as raison. Mais quelqu'un m'avait tir� dessus.
- Comment il s'appelle ? - Dashni quelque chose.
Peu importe. N'importe qui aurait fait pareil.
Il faisait noir, on voyait que dalle.
T'es pas oblig� de tout noter, fais comme moi.
- Tu me menaces ? - Je te pr�viens.
Margit, dehors. Dehors !
Tu peux avoir des soucis.
Le mois dernier, t'as fait sortir 30 migrants sur 400,
contre de l'argent.
Tu vois ? Je peux t'emb�ter si je veux.
Alors il faut que tu le signes, ce rapport.
Non, pas question.
Comme tu veux,
mais inutile de revenir.
- Tu vas me virer. - Je t'ai vir�.
- Va te faire foutre. - Cr�ve.
Docteur !
Visite m�dicale ! Un passager a une infection.
Ouvrez la porte !
Ouvrez.
Bon Dieu, c'est quoi ?
Emmenez-le.
Navr� de ce qui s'est pass�.
Moi de m�me.
Un ex-employ� a aid� un r�fugi� � fuir.
- Et la fusillade ? - C'�tait un accident.
- Des rescap�s ? - Un gar�on.
- Il �tait r�pertori� ? - Oui, bien s�r.
- Envoie-moi son dossier. - Oui.
- Combien de policiers pr�sents ? - On est en sous-effectif.
- Je peux t'envoyer du renfort. - On sait ce qui se passe ?
M�me quand on sait, on ne sait pas.
Donne-moi trois jours et je le ram�ne.
OK, mais on arr�te les frais.
Qu'est-ce qui se passe ?
Calmez-la.
Emmenez-la !
Emmenez-le.
- F�licitations pour ta promotion. - Merci.
Pourquoi certains corps flottent en surface
quand d'autres coulent ?
- Je sais pas. - �a d�pend de ce qu'ils ont mang�.
Regarde.
Mourad Dashni, le p�re.
Je vais jeter un �il.
- Il se trame quelque chose ? - Possible.
Quoi ?
C'est pas possible.
C'est impossible.
T'as rien � faire l� !
Faut que je l'examine, y a un truc qui cloche.
Tu le fais pas au camp ?
- J'ai d�missionn�. - Quoi ?
Ils lui ont tir� dessus. Ils ont tir� et �a a mal tourn�.
Je m'en fous, je t'ai dit d'arr�ter.
Le dernier a fui sans rapport.
- Qui ? - Le Syrien.
Voil� l'argent qu'il m'a donn�.
Renvoie-le.
Sortez, s'il vous pla�t. Sortez.
Partez.
Partez.
- Laisse-le. - Qu'il s'en aille.
Attends l�.
- Tu crois aux anges ? - Quoi ?
Selon toi, quelqu'un peut-il
�chapper � la pesanteur et s'�lever dans les airs ?
- Je sais pas. - T'y crois pas, hein ?
Pourquoi la Bible est pleine d'anges
alors qu'on en voit jamais un seul ?
Je sais pas.
Un seul suffirait � prouver qu'ils existent.
Tu bois beaucoup ?
Pas assez.
C'est donc vrai.
C'est le rabbin dont tu m'as parl� ?
Prends l'argent sous l'oreiller, donne-leur tout.
Merci pour votre charit�.
Il est en mains s�res. Merci.
- Je vais faire des injections. - Sympa de me laisser l� !
T�chez de nettoyer �a.
Bonjour !
Qu'est-ce que tu fous l� ! Qui c'est, lui ?
Va savoir ! Du genre Superman ?
Donne-moi deux whiskies, s'il te pla�t.
- Va t'asseoir. - Paie ton ardoise d'abord.
Il y a un paquet...
Je te r�gle la prochaine fois ?
J'esp�re que tu viendras pas souvent.
- Comment tu t'appelles ? - Aryan.
Alors, Aryan... T'as des papiers, quelque chose ?
- Non, je les ai perdus. - Perdus ?
C'est pas bon, �a.
Je te connais pas
et personne te conna�t.
Donc t'es personne. Et si t'es personne, t'es dans la merde.
Mais il y a moyen de te trouver des papiers.
Par contre, c'est tr�s cher. Environ deux millions de forints.
Si tu travailles pour moi, avec ton don extraordinaire,
tu pourras gagner cet argent
et je t'aiderai � partir d'ici.
- March� conclu ? - Oui.
Serre-moi la main.
On est associ�s, toi et moi.
- Associ�s. - Associ�s, oui.
Pourquoi tu bois pas ?
Jamais d'alcool.
- Je peux, moi ? - Oui.
Une derni�re chose.
Les gens redoutent les miracles, ils en ont peur.
Alors le montre � personne.
Je serai toujours l� et te mettrai en valeur.
D'accord ?
- C'est o� ? - � la gare Keleti.
- Qui l'a fait ? - Mon p�re.
- Il est au camp ? - Non, on s'est perdus.
- Tu veux le retrouver ? - Oui.
Je trouve pas mon portable.
Je cherche mon portable, tu l'as vu quelque part ?
Non.
C'est quoi, �a ?
Un violon.
O� est l'autre moiti� ?
Sur mon p�re.
Je vois.
Il te manque ?
Beaucoup.
On le retrouvera bient�t, fais-moi confiance.
Tu vas o� ?
Dors, une grosse journ�e nous attend.
"Je leur d�voilerai les rich..."
Les richesses.
Je crois que c'est mieux qu'on laisse tomber pour cette fois.
Je ferai un signe de la main et je dirai : "Mon fils, l�ve-toi."
- D'accord ? - Oui.
Merci d'enlever vos chaussures.
Faut enlever nos chaussures et nos chaussettes.
Qu'est-ce qu'il y a ?
T'as peur ?
Oui.
T'as rien � perdre, viens.
Ce pays est si gris, tout est si sale,
il faut pas rester ici.
J'emm�nerai pas maman.
Elle verrait que l'�tat d'Adam m'a rendue triste...
Bonjour. Pardon pour le retard.
- C'est pas vous, d'ordinaire. - Une minute.
Le docteur Lantos est en voyage.
Vu votre �tat, �vitez certaines activit�s.
Des activit�s comme celle-ci, par exemple ?
Va nous chercher � boire.
Lantos a d�croch� un poste � l'ouest ?
Oui, il semblerait.
Il a raison. Je comprends parfaitement.
Mon fils aussi est aux �tats-Unis.
Il n'y a rien ici.
Je veux bien �tre patriote, mais quand m�me !
L'op�ration a eu lieu quand ?
Il y a six mois.
C'�tait une h�t�rogreffe.
�a devait �tre un porc.
Oui, depuis, je suis devenu fou de ma�s.
Enfin bon !
Nos organes nous d�finissent, n'est-ce pas ?
Finissons-en.
Piquez-moi les fesses, comme un m�me.
- J'ai toujours eu cette phobie. - Non, non...
Avant de commencer, je vous explique.
Ma m�thode diff�re des pratiques habituelles.
Pas besoin de piq�re.
�tes-vous pr�t � payer plus
si la maladie n'a plus aucun pouvoir sur vous ?
Aucun.
Mon fils !
54...
55...
- On fait des affaires. T'es content ? - Oui !
Sans moi, ils t'ouvriraient m�me pas la porte.
S�same, ouvre-toi.
J'ai exauc� ton souhait.
La prochaine fois, sois plus pr�cis.
Souviens-toi de �a.
Qu'est-ce qu'ils font ?
Ils font plouf dans l'eau, comme toi aujourd'hui.
C'est quoi ?
Un bus amphibie pour touristes.
Comme moi.
T'es pas un touriste, t'es un r�fugi�.
Sacr�e diff�rence.
- 178 000. - Donne-les-moi.
Donne.
Il sera en lieu s�r.
Vaut mieux te changer dans la chambre.
On est dans le p�trin. Debout, tu peux pas dormir !
R�veille-toi, la police est l�.
Habille-toi.
Prends-les. Mets-les !
Attends l� !
- Bonjour. - T'allais o� ?
- Tu m'as vir�. - O� il est ?
- Pas avec moi. - Je vais voir �a.
- T'as un mandat ? - La loi a chang�, plus besoin !
Fait chier ! Police, stop !
Monte ! Tout de suite !
Faut qu'on se barre d'ici !
Attends l� ! Je vais te trouver un endroit o� dormir.
- Ben alors ? - On f�te le d�part de Lantos.
Sic transit gloria mundi.
Buvons un coup. Je sais pas o� dormir ce soir.
Quoi ?
Tu m'embrasses ?
Pas dans le couloir !
Vous avez ouvert un bordel ?
Docteur Stern.
Vive l'amour !
C'est la f�te !
- Il est toujours l� ? - Je m'en occupe.
- Qu'est-ce qu'il y a ? - Minute. Pourquoi tu bois pas ?
- Je bois pas d'alcool. - Ah bon ? Donne-moi une seconde.
Mets ta main dans ma poche. L'autre.
- C'est quoi ? - Notre avenir.
- �a vient d'o� ? - J'en ai encore. Il manque combien ?
- Les deux tiers. - Dans un mois, j'aurai tout.
- Trafic de r�fugi�s ? - Tu d�railles ou quoi ?
- Embrasse-moi. - Qui est ce gar�on ?
C'est un secret. Je te le dirai plus tard.
Reste l�.
- C'�tait bon ? - Tr�s.
Tu vois, on devrait vivre ensemble.
D�s que tout est r�gl�.
Si tu m'avais aid�e, ce serait d�j� le cas.
La derni�re fois que j'ai aid� quelqu'un, il est mort.
Ne recommence pas.
Si tu t'excusais, ils retireraient leur plainte.
- Tu parles ! - Si.
S'il avait pas �t� une star du sport, il n'y aurait pas eu de poursuites.
Mais c'en �tait une.
Merci, t'es trop sympa.
- T'as un probl�me. - Non.
Tu veux me quitter ?
Non.
Pourquoi tu veux me quitter ?
Tu me laisseras pas t'aider.
Tout va s'arranger et je reviendrai.
Je vais le chercher.
Verse-m'en un peu.
T'as pas vu Gabor ?
Il est derri�re.
Tu nettoieras.
- Il se sent pas bien. - Moi non plus.
Pas maintenant. On peut prendre ta chambre ?
La porte est ouverte.
Allez, viens.
Dis-moi comment tu fais.
- Quoi ? - Comment tu voles.
Je sais pas.
- Me mens pas. - Je mens pas.
Pourquoi t'es vivant ?
Tu as un but et j'ai un but.
Quel est le tien ?
Que fait ton p�re ?
Il est charpentier.
Sympa...
Vous viviez o�, en Syrie ?
Homs.
Homs ?
Vous aviez une maison ?
Oui.
Tu avais une chambre � toi ?
Oui. Une belle chambre.
Il y avait quoi dedans ?
Un lit,
une table
et une PlayStation.
J'ai tout.
Tu bois pas d'alcool � cause de ta religion ?
Non.
C'est bien.
Pourquoi ?
Un soir, la veille de No�l...
J'ai bu beaucoup de whisky. J'�tais tr�s saoul.
En pleine nuit j'ai re�u un appel de l'h�pital.
Je devais remplacer un coll�gue.
J'ai d� op�rer un jeune gars.
Je lui ai fait une piq�re dans la moelle �pini�re.
Son c�ur a l�ch�.
Il n'y avait plus de lumi�re dans ses yeux.
Il �tait mort.
Et c'�tait ma faute.
Je paie pour �a.
Mais maintenant je t'ai toi.
Dormons.
Alpha deux.
- Qui l'a lou�e ? - Mourad Dashni.
- C'est pour �a que je suis l� ? - Oui, aussi.
Tu as eu trois jours.
- Police ! - On ne bouge plus !
Que personne ne bouge !
- Vous avez vu Mourad Dashni ? - Non.
- Mourad Dashni ? - Non, monsieur.
C'est quoi, ce cirque ?
Toi, tu t'en vas.
Toi aussi, tu t'en vas.
Je m'int�resse � celui qui l'a lou�e.
Moi aussi.
- Oui ? - On est de l'h�pital, pour une visite.
Pas trop t�t.
Bonjour. Vous avez rendez-vous avec le docteur.
Oui.
Entrez !
Pourquoi ce retard ?
- O� est le docteur Lantos ? - Parti.
Tu recrutes des manouches ?
Pardon, je n'ai pas compris.
Je te demande si tu recrutes des tziganes.
Tu peux pas dire �a.
Excuse-toi, plut�t.
Allez-vous-en.
Plut�t crever que de me mettre � genoux.
Sale porc.
Il dit que t'es un sale porc.
C'est dr�le.
�coute-moi, connard.
Une bonne nouvelle pour toi :
le Seigneur a envoy� son ange
et le Seigneur va te punir maintenant.
Encore un fou de Dieu ?
Fais de ton mieux.
Remballe ta merde.
Arr�te ! Tu fais quoi, l� ?
Arr�te, fais pas �a !
Fais pas �a !
Fais pas �a !
Non, pas celui-l�.
Le Burberry !
Merci.
On peut prendre un selfie ensemble ?
Bien s�r.
- Vous savez o� est Keleti ? - Pardon ?
O� est la gare Keleti ?
C'est pas loin.
- On est complet. - C'est faux, ils mentent.
La bigamie est ill�gale, les filles ! M. le d�put� devrait le savoir.
- Allons � Keleti. - On n'a pas gagn� assez.
- Combien on a ? - Trop peu.
F�tons d'abord ce qu'on a fait aujourd'hui.
- On commence par une serviette. - Quoi ?
Une serviette. Qu'on met sur ses genoux.
Ah bon ?
Ensuite, si on veut, on peut s'essuyer la bouche.
Je voulais juste une assiette pour les frites.
Regarde.
Normalement, une assiette suffit.
- C'est pour la soupe, pour le plat. - C'est trop.
C'est trop, mais on vit en soci�t�.
Trop de verres. C'est vrai, pourquoi ?
- C'est comme �a. - Et �a ?
- C'est pour le sucr�. - Le dessert, d'accord.
Navr�, cette table est r�serv�e.
- Pour quelle heure ? - 22 heures.
On aura fini d'ici l�.
Je voudrais une escalope. Une salade de concombres et deux vodkas.
- Et toi ? - Quoi ?
Ils ont...
du goulasch.
Du foie d'oie, du canard, du poulet, des trucs d�licieux.
- Pas de frites ? - On ne mange pas de frites ici.
C'est un restaurant fantastique.
- S'il te pla�t. - Je t'invite.
Des frites ? D'accord.
Bon, le monsieur voudrait des frites.
On ne sert pas de frites ici, monsieur.
Il vous manque quoi, l'huile ou les pommes de terre ?
- C'est un cinq �toiles. - On s'en tape.
Il gagne un demi-million par jour parce qu'il sait voler.
Et moi, je traverse les murs.
T'as raison.
L�ve-toi et montre � ce trouduc ce que tu sais faire.
- Arr�tez ! - Allez !
- S'il te pla�t, montre-leur ! - Fais pas �a, s'il te pla�t.
Monte sur la table et montre-lui que tu sais voler.
Non, s'il vous pla�t.
T'as raison, ils le m�ritent pas.
On s'en tape de votre restaurant.
- On s'en tape de tout �a. - D�sol�.
- Quels nazes ! - Et l'addition ?
Me touche pas, ducon.
- Pardon, madame. - D�sol�.
- Aryan, viens ! - Vire-moi cette merde.
- On est d�sol�s. - Allez vous faire foutre.
Allez vous faire foutre !
Me regarde pas, joue !
- Oui ? - Veronika Fenyvesi.
- Elle-m�me. - Service de l'Immigration.
Mourad Dashni.
- J'ai trouv� ce nom dans vos fiches. - Possible.
C'est le docteur Stern qui l'a envoy�.
Sans doute. Que voulez-vous ?
Cacher des migrants est un d�lit.
Je suis au courant.
O� est Mourad Dashni ?
Je ne sais pas.
Vous le connaissez ?
Aryan Dashni, le fils de Mourad Dashni.
Simple co�ncidence, selon vous ?
Va dans la chambre deux.
Vous n'avez vraiment pas vu le docteur ?
Non.
Vous �tes proches.
On l'a �t�.
Dites-lui
que je ne peux pas l'aider, s'ils ne se montrent pas.
Laissez-moi tranquille, j'ai des droits.
Bien s�r.
Une derni�re chose.
Oui ?
Est-il possible que quelqu'un
�chappe � la pesanteur
et s'�l�ve dans les airs ?
Non.
Je ne crois pas.
Moi non plus.
- Vous cherchez le docteur Stern ? - Oui.
Il fait des injections anticholest�rol � domicile.
Vous voulez la liste des adresses ?
Dites � l'infirmi�re en chef de m'appeler l�.
Entendu.
Vous cherchez quelqu'un ?
M. Zentai.
On ne l'a pas vu r�cemment.
- De quoi s'agit-il ? - Il a saut�.
Minute.
Pourquoi t'arrives maintenant ? Tu m'avais dit trois jours.
Je suis pr�s du but. J'ai une liste de patients et besoin de renfort.
C'est vraiment n'importe quoi !
On va bavarder.
Para�t que le p�re du gosse est un terroriste.
Pourquoi tu me l'as pas dit ?
Deux personnes sont mortes. Il est louche ce gosse.
Je crois qu'il vole.
Tu d�railles, Laszlo ?
Regarde.
Je te montre.
Fait chier !
T'as une sale t�te, va te reposer.
- � moi de le retrouver. - D'accord.
Les gars comme toi, en g�n�ral, on les envoie direct chez le psy.
Comprends-moi bien.
Si tu veux que je reste loyal, fais ton boulot et on fera le n�tre.
- Tais-toi. Compris ? - Oui.
- Pas un mot. - D'accord.
Le docteur est l�.
Apporte un verre d'eau.
Bonjour, je suis le docteur Stern.
Un instant, s'il vous pla�t.
C'est fascinant.
Mais encore imparfait.
Ma femme ne se sent pas bien.
Elle ne peut pas se lever.
Navr� de l'entendre.
- C'est votre fils ? - Oui.
Nous n'avons pas d'enfant.
Venez.
Le docteur est l�.
Voici le verre d'eau.
Un verre d'eau ?
- De l'eau ? - Je ne comprends pas.
- Vous n'�tes pas son fils. - Non.
- C'est o� ? - �a ?
Dans mon �me.
- On peut parler ? - Bien entendu.
Elle m'a demand� une chose que je ne peux pas faire.
Je sais. C'est une situation d�licate.
�coutez, on a confiance en vous.
C'est un cas �pineux.
Compl�tement ill�gal.
On vous paiera bien.
Tenez.
S'il vous pla�t, � l'aide !
Qu'est-ce que t'as fait ?
Pourquoi t'as fait �a ?
Tu m'avais promis de pas le faire.
- Allez ! - Elle me l'a demand�.
- �a va ? - C'est ce qu'elle voulait.
Reste l�.
Heure de la mort : 10 heures 25.
Mes condol�ances.
Mon Dieu, c'�tait quoi ?
On y est presque.
S'il vous pla�t, c'est pour vous.
Si vous venez � notre �glise, je vous donne le double.
S'il vous pla�t, je ne veux pas.
Merci, on va y r�fl�chir.
Tu vas o� ? Arr�te ! Attends !
Non.
Qu'est-ce que t'as fait ?
- Je voulais pas. - Je sais. C'est pas grave.
- Tu vas o� ? - � Keleti.
- Pour y retrouver ton p�re ? - Je sais pas.
- On n'a pas encore assez d'argent. - Je m'en fous.
- O� est ton p�re ? Il t'a abandonn�. - Mon argent !
- J'ai pas ton argent. - Va te faire foutre !
Je cherche mon p�re, Mourad.
- Je cherche mon p�re, Mourad. - Je sais pas.
Je cherche mon p�re, Mourad.
Par ici.
Vous cherchez qui ?
Mon p�re.
Il y a une minuterie.
La t�l�commande est l�.
D'accord.
Dieu est grand.
- Voleur ! - O� sont mes papiers ?
L�che �a !
O� est mon p�re ? O� il est ?
Tire-toi !
Sinon je te tue.
Pardon.
Stop !
Stop !
Station suivante. Descends !
Et j'arrive.
Tu comprends ?
� la prochaine, tu descends !
J'arrive. Tu m'entends ?
Tu m'entends ?
Je sais pas o� aller ! Je sais pas !
Viens ici, tu seras en s�curit� !
Monte ! �loigne-toi !
Quelle est la cause de l'explosion ?
- Ce sont des r�fugi�s ? - Aucun commentaire.
- Enfin ! - Je ne suis plus en cong� ?
- D�sol� pour la derni�re fois. - C'est rien. Combien de morts ?
23, et 60 bless�s pris en charge.
- Ils se sont servis de quoi ? - TATP.
Quels porcs !
Des kamikazes. On a trouv� plusieurs passeports.
Dont celui de Mourad Dashni et... quel est son nom ?
Aryan Dashni.
Aryan Dashni. Sans blague ?
Dis-moi tout.
Qu'est-ce que tu disais ?
Deux policiers te cherchent.
- Tu leur as dit quoi ? - D'aller se faire foutre.
- C'est un probl�me ? - Non.
Qu'est-ce que t'as ?
Ce gar�on, tu sais.
Cet ange...
Oui. Et alors ?
Il s'est envol�.
Je crois qu'il reviendra jamais.
Quel idiot je fais.
O� avais-je la t�te ?
J'ai compris ton probl�me.
T'es seul.
Tu sais ce qui craint vraiment : �tre p�d�.
- Je suis pas p�d�. - Je sais.
C'est frustrant. Je suis avec Laci depuis 33 ans.
Je pouvais m�me pas l'inviter � No�l.
On se voyait en secret, en catimini.
J'ai fait mon coming out � 62 ans.
Mais tout le monde savait d�j�.
Les gens disent que les p�d�s sont volages,
mais c'est les mariages entre h�t�ros
qui se cassent la gueule.
�a craint d'�tre p�d�. Trinquons.
L'attentat a fait 23 morts,
mais le bilan risque de s'alourdir. Il y a de nombreux bless�s,
dont 13 personnes dans un �tat critique.
On ignore encore l'identit� des auteurs,
mais la police confirme qu'il s'agit d'une attaque terroriste.
On distingue deux hommes arabes courant dans le m�tro.
Istvan !
Je reste pas, t'inqui�te.
Je cherche le gosse du camp de r�fugi�s.
Il a disparu lors de l'explosion. Tu l'as vu parmi les bless�s ?
Il y en avait tellement.
Il a un tatouage, la moiti� d'un violon.
La moiti� d'un violon. Allez, je te paierai bien.
- Laisse-moi. - �coute.
- On s'est pas parl�. Merci. - OK.
Bonsoir.
- Je sais, je devrais pas �tre l�. - Non.
Laszlo avait raison.
- Ce gar�on... - Je veux rien savoir.
Laisse-moi entrer.
J'ai nulle part o� aller.
Entre.
Oui ?
Gabor Stern.
Si vous ne voulez pas me voir, je m'en vais.
Quel bon vent vous am�ne ?
Notre derni�re rencontre
a eu lieu dans des circonstances troublantes.
Alors je suis pass� pour vous dire quelque chose.
- Entrez. - Votre fille ne va pas aimer...
On verra. Entrez quand m�me.
J'ai presque tout.
Renoncez aux poursuites.
Vous ne nous demanderez pas de t�moigner en votre faveur ?
- En ma faveur ? - Oui.
Pour qu'ils vous r�int�grent, � l'h�pital.
Je veux retrouver ma vie d'avant.
Puis-je prononcer le mot "Dieu" devant vous ?
Entendre le nom du Seigneur ne vous f�chera pas, j'esp�re.
La question est :
Dieu a-t-il autre chose que de la piti� pour vous ?
Pour �tre franc, apr�s un certain �ge,
on est trop vieux pour penser � la morale.
Voil� ce que j'en dis :
je suis puni pour ce qui est arriv� sur la table d'op�ration.
Dieu veut-il que je passe ma vie en disgr�ce ?
Ne le demandez pas � moi, mais � Dieu.
Reprenez votre argent, et partez de chez moi.
Une derni�re chose, et je pars.
Tout aurait pu se passer autrement.
Que voulez-vous dire ?
Parfois un d�tail, m�me infime,
change notre regard sur le monde.
Je me croyais utile alors que je faisais l'erreur de ma vie.
Je m'excuse sinc�rement pour ce que vous avez travers�.
Pardonnez-moi, s'il vous pla�t.
Je ne pensais pas que ce moment arriverait un jour.
Vous avez une famille, et moi je n'ai personne.
Ainsi chuta le docteur Stern.
L'essentiel n'est-il pas d'apprendre de ses erreurs ?
Je vous raccompagne.
Vous serez bient�t t�moin d'un miracle.
- Istvan ! - Bonjour.
On a quelqu'un avec le profil requis. Il a un tatouage en forme de violon.
Rendez-vous � la morgue.
� tout � l'heure.
C'est lui ?
- Je le crains. - Oui.
Il avait �a sur lui.
Merci.
C'est fini.
Mes condol�ances.
J'ai vu l'ange.
J'ai vu l'ange.
Ne t'�loigne pas de moi.
C'est pas moi.
- C'est pas mon p�re. - Je sais.
D�sol�.
J'ai tout g�ch�, je sais.
Je vais te faire sortir.
Ta chaussure !
- Allons-nous-en. - Non, suis-moi. Viens !
La police soup�onne deux terroristes d'origine arabe,
dont l'un est mort sur place.
Le plus jeune est en fuite.
D'apr�s les vid�os, il n'a pas �t� bless� dans l'attentat.
La police suppose qu'ils sont entr�s dans le pays
en tant que r�fugi�s.
Leurs noms sont Mourad et Aryan Dashni.
La police se demande comment ils ont quitt� le camp,
et avec quels complices hongrois.
Un instant.
- � quoi tu joues ? - On peut rester l� ?
- Tu es fou ? Ils te cherchent. - Tu les crois eux, ou moi ?
- Je sais pas � quoi tu joues. - �coute...
Je suis m�decin, j'ai pr�t� serment.
T'inqui�te pas.
Tiens-le comme �a.
Tu leur as donn� l'argent ?
- Tu leur as donn� ? - Ils l'ont refus�.
Menteur.
- �a va ? - Oui.
D�sol�.
Elle nous aidera.
C'est s�r.
Laszlo Sapi.
C'est Vera Fenyvesi.
Il vous a contact� ?
Oui, ils sont l�.
� l'h�pital ? Le gar�on aussi ?
Tous les deux.
Retenez-les, j'arrive.
Je les retiens.
Je suis tout pr�s en voiture.
OK.
Pas de panique.
- Acc�s interdit. - Je suis de la maison.
Bouclez tout, que personne n'entre ou ne sorte.
Allez !
Putain de dieu !
Arr�te, Stern !
Stern, tu vas o� comme �a ?
Putain !
Vite ! Sors !
Non !
Je dois t�l�phoner.
- Donne-moi l'argent. - Non, attends-moi l�.
Donne-moi l'argent.
- D'accord. - Merci.
- Bonsoir, monsieur. - Une chambre pour deux.
Navr�, nous sommes complets.
Vous �tes s�r ?
Un instant, je regarde.
La 769 n'est pas nettoy�e.
Tu peux la prendre.
Je demande.
- Pardon, monsieur. - Oui ?
On a une chambre.
- Mais elle n'est pas nettoy�e. - Aucun probl�me.
- Elle est sale. - �a nous va.
La chambre est au septi�me �tage, la 769.
- Je peux voir votre passeport ? - Plus tard.
Pas de probl�me, monsieur. Bon s�jour.
D'accord, Istvan, j'y serai. Merci.
- Alors on a une chambre ? - Oui.
- Bravo, mon gar�on. - Merci, j'ai faim.
Ah bon ? On va te trouver quelque chose.
Il est tard, mais on va bien trouver.
Des frites.
Tu as appel� Laszlo ?
Laszlo ?
Pourquoi ?
Vous ne vous �tes pas mis d'accord ?
Je comprendrais, si vous le faisiez.
J'organisais notre voyage.
Il nous faut une porte de sortie.
Moi, j'ai rien � perdre.
Moi non plus, � part toi.
Non ! Donnez-moi �a ! C'est une f�te priv�e.
Excusez-moi.
C'est le jeune prince qui organise l'�v�nement.
Pas de probl�me. � votre sant� !
D�sol�e.
J'ai peur.
Tu as peur ?
Oui.
On a tous peur.
M�me toi ?
Oui, m�me moi.
De quoi ?
Qu'il arrive quelque chose d'irr�parable.
J'ai honte,
je voulais te garder pour moi.
C'est pu�ril.
Tu sais...
Je l'ai compris quand tu es parti.
Mais tu nous apportes un message, non ?
Les gens ont oubli� de lever les yeux.
On vit � l'horizontale,
dans nos r�seaux.
Mais autrefois... les gens
faisaient des sacrifices pour des raisons diverses.
Et ceux qui leur ont succ�d� l'ont oubli�.
Je n'aurais pas d� venir.
Il faut que tu te sauves.
Tu connais un endroit s�r ?
Il n'existe pas d'endroit � l'�cart des blessures de l'Histoire.
Je dois y aller.
- Tu reviendras ? - Oui, bien s�r, ne t'inqui�te pas.
Papiers.
- Je vis ici. - Sortez de la queue.
Salut, Istvan.
Merci pour ton aide.
Tiens, c'est pour toi.
Donne-le � mon ami.
- Ben quoi ? - D�sol�.
Monte.
- Merci pour ton aide. - De rien.
C'est pour ton bien.
Comment tu m'as trouv� ?
Tes coll�gues t'ont jamais aim�.
C'est vrai.
Je me demande pourquoi.
Tu les prends de haut.
C'est parfois m�rit�. Comme maintenant.
Dis-moi o� il est.
Me dis pas que t'es l� pour un r�fugi�.
T'as quoi en t�te, Laszlo ? � quoi tu penses ?
Il sait voler, ou il ne sait pas voler ?
Il vole, ou il ne vole pas ?
Le docteur me prend pour un con ?
R�ponds. Tu lui as tir� dessus et il vole ?
Il vole � cause de toi ? Tu as tir� sur un ange ?
Ferme-la ou j'explose ta putain de cervelle !
Boucle-la !
Boucle-la !
T'as peur de Dieu, non ?
C'est rassurant de se dire qu'Il veille sur nous.
Il se soucie de toi aussi.
Ta gueule.
Ces derniers temps, je me dis que Dieu est la meilleure id�e
que l'Homme ait jamais eue.
Possible.
Ce qui est int�ressant � mes yeux,
c'est que ta meilleure id�e soit
un Dieu qui te punira.
Il est o� ?
On va o� ?
H�tel Budapest.
Viens !
Viens !
Allez !
- J'y vais. - Je t'accompagne.
Allez !
Montez pas, je descends.
Re�u.
Septi�me �tage, rien � signaler.
Debout !
Stern, pose le revolver !
Tu es all� trop loin !
Pose le revolver, ou je le tue !
Entrez.
- Tire pas ! - Alerte rouge.
Appuie sur le bouton.
H� !
Va...
� l'escalier de secours.
Si tu arrives au toit, tu seras libre.
Non, je te laisse pas ici.
- Donne-moi une cigarette. - Oui.
Je vais t'aider, reste l�.
Je reviens.
Venez !
Maman !
Tirez pas ! J'ai un enfant avec moi !
Arr�tez !
Pose-le !
Cours !
Cours !
Un, deux, trois, quatre...
�a y est, j'arrive !
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