All language subtitles for Only.The.Animals.2019.1080p.BluRay.x264.AAC5.1-[YTS.MX].FR

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Original subtitles

...

Un cri s'�l�ve.

La ch�vre chevrote.

On klaxonne.

Les enfants s'�crient joyeusement.

La ch�vre chevrote.

- Oui ? - C'est Rolex.

Je viens voir Papa Sanou.

Musique myst�rieuse

...

Le blizzard siffle.

...

Elle klaxonne avec entrain.

...

...

Aboiement

- Ah ! Bah alors, toi ?

Ah ! �a va ?

Qu'est-ce que tu fais ?

- Rien.

- T'as oubli� que je venais ?

- Non.

- On rentre ?

On va voir tout �a ? - Ouais.

- Voil�... Alors ! Tu v�rifies et tu signes.

Si on veut que �a avance, sois � jour sur le suivi sanitaire.

- Oui. - T'as pris rendez-vous ?

- Pas encore. - Bah, faut le faire, hein.

Laisse pas tra�ner.

- Quoi ?

- Tu te rappelles ce que tu m'as dit le premier jour o� je suis venue ?

"Je sais parler qu'aux b�tes et � mon chien."

- C'est vrai.

- Bah, oui.

J'adore tes mains.

Elle soupire.

J'adore quand tu me touches.

Elle crie de plaisir.

Oh, Joseph...

T'�tais pas trop avec moi, aujourd'hui.

C'est tes angoisses ?

C'est �a ? C'est les bruits, ils sont revenus ?

- J'ai besoin d'�tre seul. J'ai besoin d'�tre seul.

- Dis pas �a. On se fait du bien, tous les deux.

Hein ?

En tout cas... je trouve que tu vas mieux.

Musique intrigante

...

*- Cette d�pression s'installe sur les d�partements du sud

et am�ne des �pisodes neigeux.

- Michel ? Tu manges avec moi ?

*- J'ai encore de la compta. - OK.

*- Une violente temp�te de neige s'est abattue sur le Causse M�jan,

* privant des foyers d'�lectricit�

* encore actuellement.

* Ce qui pr�occupe la gendarmerie, c'est la disparition d'une femme.

* Sa voiture a �t� retrouv�e, abandonn�e sur le bord de la route.

* Les recherches n'ont rien donn�.

- Tiens, c'est de l'osso buco.

- Merci.

J'ai fait un pr�l�vement sur le compte commun.

Mercier voulait l'acompte du hangar. - Ah bon ?

Je croyais que tu l'avais pay� ? - Non, c'�tait la pompe.

- Une femme a disparu.

- Ah bon ? O� �a ? - Sur le Causse.

J'ai vu sa voiture. - T'�tais sur le Causse ?

- Bah, oui. Pour ma tourn�e.

Je te laisse.

Bonsoir, papa. - Salut.

Elle soupire.

- Un osso buco. Je te le r�chauffe ? - Oui, je veux bien.

Il s'en sort, l'autre ?

- L'autre, il a un pr�nom. Michel.

- Mhm...

- J'ai tes m�dicaments. - Merci.

Vous baisez encore ?

- Arr�te �a. Papa-

- Donc vous ne baisez plus. - Non, c'est pas tes oignons.

Tintement

- Non, vous comprenez pas. Laissez-moi expliquer.

Mme Calvet a appel� le cabinet. Mme Lojewski est en arr�t maladie.

Il n'y a pas de rempla�ante et on sait pas quand elle revient.

(C'est �a, hein ?) - Oui.

- Non, je patiente pas.

Trouvez quelqu'un tout de suite pour prendre le relais.

Bon... Je compte sur vous. Vous me rappelez, hein ?

Merci. Au revoir.

Bon ! On va y arriver, hein.

Je vais pas les l�cher. - Vous �tes mignonne.

C'est bien, d'�tre optimiste. - Bah, oui !

N�cessaire, m�me, hein !

- Vous l'aimez, votre mari ?

Alice rit, g�n�e.

- Oui, bien s�r !

- Alors vous ne risquez rien.

La femme qui a disparu,

elle n'aimait pas son mari.

Et son mari non plus ne l'aimait pas.

Quand on s'aime,

il ne peut rien vous arriver.

Rien.

*- Les recherches se poursuivent dans des conditions difficiles.

* Il a neig� sur le Causse et le vent souffle.

* Aucune nouvelle de cette Parisienne disparue,

* dont la voiture �tait abandonn�e.

* Il s'agit d'Evelyne Ducat, qui a ici sa r�sidence secondaire.

* Une bergerie r�nov�e.

* Son mari, Guillaume, n'�tait pas l�.

* Il �tait en voyage d'affaires et vient de revenir sur la r�gion.

* Voici son t�moignage.

*- Je ne m'explique pas son absence.

* C'est une femme ind�pendante. Nous sommes un couple

* qui ne se flique pas en permanence mais apr�s 48 h, oui, je m'inqui�te.

On frappe � la porte. - Oui ?

- Il fait un froid de canard. Je te d�range pas ?

- Non. Tu veux un caf� ? - C'est pas de refus.

- Allez !

- Ce temps, c'est pas possible ! - Mhm.

Tiens. - Merci.

Il est chaud. - Oui, tout frais.

Tu voulais quelque chose ? - Ouais.

Tu le gardes pour toi ? C'est � propos d'Evelyne Ducat.

On pi�tine un peu. - Ah...

Si elle s'�tait perdue dans la neige,

on aurait retrouv� son corps.

- Oui. Tu... tu penses � quoi ?

- Je sais pas. Tu vois du monde. On t'a dit des choses utiles ?

Alice souffle. - Rien de pr�cis.

Des rumeurs. - Comme quoi ?

- Non, des comm�rages sans int�r�t.

- Bon...

Tu connais

Joseph Bonnefille ? - Oui.

Euh, il est adh�rent � la mutuelle.

- Je l'ai vu, tout � l'heure. Il est un peu sauvage.

Tu le connais bien ?

- Non, pas plus que �a. Je m'occupe de son dossier depuis cet �t�.

Il venait de perdre sa m�re. �a l'avait pas mal secou�.

Tu le soup�onnes de quelque chose ? - Non. J'en suis pas l�, je cherche.

- �a va ? - Salut.

Je venais aux nouvelles.

Alice ou toi avez vu quelque chose, le soir de la temp�te ?

On cherche la femme de Guillaume Ducat.

- J'ai pas le temps pour �a, moi.

- Bon...

C'�tait juste au cas o�.

� plus tard. - Salut.

Le gendarme sort.

- Toi non plus, t'as pas le temps pour �a.

- Pourquoi tu dis �a ? - Ta tourn�e t'occupe d�j� assez.

- Qu'est-ce que tu racontes ?

- Fais-moi cocu, avec ton cas social.

Mais si �a tourne mal, viens pas pleurer.

Michel sort.

- Joseph ?

Joseph ?

Les brebis b�lent.

Joseph !

Joseph ?

...

- Qu'est-ce que tu fouilles ? - Oh, tu m'as fait peur.

Mais... qu'est-ce qui s'est pass�, avec ton chien ?

- Quelqu'un l'a abattu.

- Mais qui �a ? - Je sais pas.

- �a va ?

Joseph ?

Que se passe-t-il ?

Tu peux me parler, tu sais. - Pourquoi t'es venue ?

- Bah, parce que...

Je t'aime.

- �a m'int�resse pas.

- Je te crois pas.

Qu'est-ce que t'as fait ?

Joseph, tu peux tout me dire, je peux tout supporter.

- Allez, fous le camp !

Fous le camp, je te dis !

- Pleure pas.

Pleure pas !

Alice pleure.

Musique �mouvante

...

- Mais je comprends pas. *- Vous portez plainte ?

- Je souhaite pas porter plainte, non. Foutez-moi la paix !

- � qui tu parlais ?

Mais tu veux porter plainte contre qui ?

Michel, parle-moi.

Michel !

Mais...

Musique inqui�tante

Michel enfonce une porte.

Michel d�marre sa voiture.

...

Michel respire p�niblement.

Michel...

Viens. Allez, viens � l'int�rieur.

C'est Joseph qui t'a fait �a ?

Hein ?

Vous vous �tes battus ?

C'est toi qui as tu� son chien ?

Hein ? Michel ?

On tambourine � la porte. - Alice !

...

Alice !

On entre. Alice !

Meuglements Il est o�, ton mari ?

- Je sais pas. Avec les b�tes ?

- Que dalle ! Elles ont pas �t� nourries depuis hier.

Il se croit en vacances ? Je vais les nourrir, moi.

Quel fain�ant !

Les vaches meuglent.

- Papa ! Arr�te !

T'as pas droit � l'effort physique. - Fous-moi la paix !

*- All� ? - C�dric ? Tu peux venir ?

J'ai eu une histoire avec Joseph.

Au d�but...

je voulais juste l'aider, c'est tout.

Lui redonner go�t � la vie.

Lui donner... de la douceur, du plaisir.

J'avais pas l'impression d'�tre amoureuse.

- Mais tu l'�tais ?

- Oui.

Michel a tu� le chien de Joseph.

Ils se sont battus.

Alice soupire. C'est de ma faute.

Tout est de ma faute.

Oh...

C'est la voiture de Michel.

- T'es s�re ? - Ah oui !

Musique myst�rieuse

...

Michel !

Michel !

...

Michel !

...

Le chien aboie.

...

...

...

...

- Qu'est-ce que t'as ?

...

H�, le chien ?

...

Le blizzard souffle.

Le chien aboie.

...

Les brebis b�lent.

Le chien aboie.

...

(Putain...)

Putain...

On klaxonne gaiement.

...

Alice klaxonne.

Aboiement

- Ah ! Bah alors, toi ?

Ah ! �a va ?

Qu'est-ce que tu fais ?

- Rien.

- Bah...

T'as oubli� que je venais ?

Alice crie de plaisir.

...

Oh, Joseph...

Musique sombre

...

- Putain...

...

Qu'est-ce que vous me voulez ?

...

- Bonjour.

M. Bonnefille ? - Ouais.

- Major Vigier, gendarmerie.

Pardon, j'en ai pas pour longtemps.

On a appris qu'une femme a disparu. Vous devez la conna�tre.

La femme de Guillaume Ducat, Evelyne Ducat.

- Non, je la connais pas.

- Et son mari ? - Non plus.

- Sa femme �tait dans le coin, ces jours-ci. Vous l'avez crois�e ?

- Non.

- Bon...

Le chien aboie.

...

- Qu'est-ce qu'il a, votre chien ?

- Il a faim.

- Moi aussi, j'ai faim, mais j'aboie pas comme �a !

...

- Ouais.

- Bon, tr�s bien...

Je vous laisse, M. Bonnefille.

...

- Mais, viens le chien ! Tu sais, faut pas aboyer comme �a.

Faut arr�ter d'aboyer comme �a. Compris ? Hein ?

T'as compris ? Allez, file � la maison !

Musique sordide

...

Ils vous cherchent.

...

Je vais rester l�, avec vous.

Ici, j'entends plus les bruits.

...

- Trente-quatre.

Du nouveau, pour la disparue ?

- Je sais pas, je suis pas au courant.

Les brebis b�lent.

Le chien grogne.

L�che-la !

File !

Le chien jappe.

File, je t'ai dit !

Pourquoi t'as fait �a ? Hein ?

Pourquoi t'as fait �a ?

Un coup de feu �clate.

* "Tu t'en vas" Alain Barri�re & No�lle Cordier

...

- T'es le dernier ?

- Oui.

- Ils sont tous morts ?

- Ouais.

- Raconte-moi.

- L'�t� dernier,

quand ma m�re est morte...

- Oui ?

- J'ai pas eu le courage de pr�venir.

- Tu l'as laiss�e dans son lit ?

- Ouais.

- Longtemps ? - Oui, longtemps.

- Jusqu'� ce qu'elle pourrisse ?

- Oui, jusqu'� ce qu'elle pourrisse.

- C'est pas grave.

Pas grave du tout.

(Alice) - Joseph !

Joseph ?

- Qu'est-ce que tu fouilles ? - Oh, tu m'as fait peur.

Mais... qu'est-ce qui s'est pass�, avec ton chien ?

- Quelqu'un l'a abattu.

Musique pesante

...

Vous pouvez plus rester ici.

...

...

La d�pouille s'�crase lourdement.

"Tu t'en vas" Alain Barri�re & No�lle Cordier

...

Les mouettes criaillent.

- Bonsoir.

- Bonne soir�e, messieurs dames. A bient�t. Au revoir.

Pour la 11.

- �a vous a plu ? - Beaucoup.

- J'avais vu juste ?

- Oui !

C'�tait d�licieux.

...

Bah, � S�te.

Je sais pas... Deux ou trois jours.

Bien s�r que je repasse par la Pali�re.

D'accord.

Ouais, moi aussi.

Oui.

- C'�tait qui ?

- Vous �tes bien curieuse, mademoiselle Ouistiti.

- Tu veux pas me le dire ? - Mon mari.

- Ah...

- Mhm-mhm.

�a te choque ?

- Non, �a me choque pas.

Je trouve �a dommage.

- Dommage pour qui ?

Pour toi ou pour moi ? - Bah, pour nous.

Enfin, pour tout le monde. M�me pour lui.

- Si �a peut te rassurer, je crois qu'il s'en fout.

J'aime tes baisers.

- Un croustillant, deux espadons. - Oui.

...

Musique touchante

...

- Michel ! Qu'est-ce qui te prend ?

- Connard !

...

Salut.

- Bonjour.

- �a va ?

- Pas mal. Mais tu m'as trouv�e comment ?

- Tu m'avais parl� de cet endroit. C'est bien planqu�, hein !

- Ouais, c'�tait un peu l'id�e.

- Je te d�range ?

T'es pas seule ?

- Si, si. Je suis seule.

Je m'attendais pas � te voir.

Bah, pose ton sac.

- Tiens, j'ai un cadeau pour toi.

Evelyne s'�meut.

- Il est moche...

mais sympathique.

- Comme moi.

- Qui t'a dit que t'�tais sympathique ? Hein ?

- On pourrait vivre embo�t�es l'une dans l'autre.

Evelyne rit.

- Embo�t�es ?

- Te moque pas, je suis s�rieuse.

Ce genre de truc t'arrive qu'une fois dans ta vie.

D�s que je t'ai vue, j'ai senti �a.

- Je t'adore.

- Me parle pas comme �a. Je suis pas une gamine.

- Bah si, un peu, quand m�me. - Non.

- Marion ?

J'ai 20 ans de plus. - On s'en fout.

�a existe pas, l'�ge. - Ah si, si. �a existe.

- C'est dans la t�te. - Ah, non !

Ce qui est dans la t�te, c'est de croire que �a existe pas.

Marion ?

- Quoi ?

- Je pr�f�rerais que tu dormes pas ici.

C'est la maison de Guillaume, �a me g�ne.

Voil�. C'est pas le grand luxe, mais c'est le seul ouvert l'hiver.

- Qu'est-ce que tu fais ? - C'est pour payer l'h�tel.

- �a va pas, non ? - C'est rien !

Je culpabilise de pas te laisser dormir chez moi.

- On retourne chez toi, alors ! - Vas-y, prends-le.

- Je pr�f�re que tu culpabilises.

- Comme tu veux.

- Je peux vous aider ?

- Il y a des chambres moins ch�res ? - Les prix sont devant vous.

Musique intrigante

...

La clochette tinte.

...

- C'est ferm�.

- S'il vous pla�t, j'ai froid.

- J'ai que �a � offrir. Je peux pas ouvrir de mobil-home.

- �a ira.

...

Stop !

- Bah, alors ?

- Non, mais �a va, hein !

J'ai froid.

J'ai mal partout, j'ai mal dormi.

- Fallait accepter l'argent de l'h�tel.

- Non, fallait me laisser dormir chez toi.

- Pourquoi t'as un chien, si t'aimes la solitude ?

- C'est moi qui lui tiens compagnie.

Je refusais tout animal domestique.

C'est lui qui a insist�.

Hein ? Hein ?

Il m'a suivie sur une plage et m'a plus quitt�e.

- Adopte-moi.

- Je voudrais que �a rester l�ger, entre nous.

- Tu me trouves lourde ?

- Je te trouve irr�sistible, mais un peu trop...

- Trop ?

- Je sais pas. Trop !

- Je sais pas ce que �a veut dire, moi, "trop".

C'est ton mari ?

- Ouais.

- Je veux qu'il meure. - Arr�te.

- Je vais l'envo�ter.

Il va tomber gravement malade. - Arr�te !

Musique pesante

...

Marion s'exclame.

...

*- Oui ?

(- Y a quelqu'un dehors.)

*- Comment �a, "quelqu'un dehors" ?

- Quelqu'un m'�piait � travers la fen�tre.

*- Tu te fais des films, Marion. Tu ferais mieux de dormir, l�.

- Tu me manques.

*- Je peux vraiment pas te parler, l�.

- Viens me chercher.

*- Mais... Guillaume vient d'arriver.

* On va pas pouvoir se voir.

- Mais il repart quand ? *- Euh... Je sais pas exactement.

* Je te ferai signe. Je suis d�sol�e.

* Bonne nuit.

Marion enrage.

...

Musique intrigante

...

- Fait chier !

Evelyne, arr�te avec �a ! Je te veux toi, pas ton argent !

Oh, et merde ! Elle crie de rage.

Marion soupire.

Un v�hicule approche.

- Non ! Rentre dans la voiture ! Fant�mas, rentre dans la voiture !

- Entre.

Je te montre ma petite caravane ? - Oui...

- Il est parti, ton mari ? - Ouais.

Non, non. En fait, il �tait pas l�.

- Comment �a ?

- Je t'ai menti. Il �tait pas l�.

- Je comprends pas.

- Je pr�f�rais �tre seule.

- �a... �a... Enfin, tu pr�f�rais �tre seule ?

- On va arr�ter de se voir.

- Non.

Alors l�, non. S�rement pas. - Si, si.

T'as la vie devant toi. - Mais, arr�te ! Je m'en fous.

Je veux �tre avec toi. - Laisse-moi parler.

- Et mes sentiments ?

- Je peux parler ?

Je t'aime beaucoup, mais je ressens pas d'amour.

- C'est faux. - C'est pas de ma faute.

C'est comme �a, j'y peux rien. J'aime baiser avec toi.

- Mais arr�te ! Arr�te !

- Je peux pas te donner ce que tu me demandes.

- Je te demande rien ! - Tu me demandes beaucoup.

- Non. Tu te crois forte, mais en fait, t'es flipp�e.

C'est pas vrai, que tu pr�f�res �tre seule. �a existe pas, �a.

C'est juste que t'as peur. Peur d'aimer vraiment.

Et surtout, t'as peur d'�tre aim�e. C'est pas grave. Moi, je m'en fous.

Je t'aime pour deux.

Je t'aime pour dix, m�me, s'il faut !

Je vais tout te donner, promis. Je vais te rendre heureuse.

Tu veux pas �tre heureuse ? - Stop !

Stop !

Hop !

J'ai retir� de l'argent pour que tu rentres.

- Tu me fais chier, avec ton fric ! Tu me prends pour quoi ?

Pour une pute ? Tu me d�go�tes !

Marion pleure.

En vrai, tu me d�go�tes. Vraiment !

Evelyne claque la porte.

Musique de tension

...

Des coups indistincts s'�l�vent.

...

On frappe � la porte.

...

On entre.

- Mademoiselle ?

Mademoiselle ?

Mademoiselle, vous m'entendez ?

Mademoiselle ?

Vous pouvez vous relever ?

C�dric Vigier,

gendarmerie nationale.

Vous avez pris un truc ?

De la drogue, des m�dicaments ?

Regardez-moi, s'il vous pla�t.

J'ai des questions sur Evelyne Ducat.

Elle a disparu.

- Oh, pardon.

Marion vomit.

- Vous l'avez pas vue depuis quand ?

- Je sais plus. Le soir de la temp�te.

- O� �a ? - Ici.

- Elle vous a rejointe au camping ? - Oui.

- Et ?

- On a fait l'amour.

- Et ensuite ?

- Ensuite, elle est repartie.

- Vous deviez vous revoir ?

- Comment �a ?

- Vous aviez convenu de vous revoir ?

Le lendemain, disons.

- Non, y avait pas de rendez-vous pr�cis.

- Son silence vous a pas inqui�t�e ?

- On �tait libres.

- Pourquoi vous me cachez qu'elle vous a quitt�e ?

Le gardien a entendu la dispute. Vous vous terrez ici.

Elle a dit que c'�tait fini, non ?

C'est quoi, tout cet argent ?

- C'est elle qui me l'a donn� pour que je parte.

Qu'est-ce qui lui est arriv� ?

Elle est o� ? - Je sais pas.

On frappe � la porte.

C'est qui ?

- C'est moi.

- Qui �a, "moi"?

- J'ai...

J'ai besoin que tu m'expliques.

- Vous �tes qui ?

- Le type que j'ai eu au t�l�phone, tout � l'heure.

C'est pas la police ? C'est une blague ?

- Quoi ? Je comprends rien.

- Amandine...

- Mais je comprends rien.

- Qu'est-ce que t'es belle.

C'est moi. - Je vous connais pas !

- C'est moi ! - L�chez-moi !

- Non. H� ! H�...

On va partir tous les deux.

- Amandine...

- Casse-toi ! - Amandine.

- D�gage ! Casse-toi !

- Chut... - Fils de pute !

Je veux pas te voir !

D�gagez !

Michel s'�loigne en pleurant.

On klaxonne.

- Abidjan-Paris ?

- H�, il est petit, le poisson.

T'en prends trop.

- Y a pas assez d'atch�k�.

- Laisses-en aux autres.

Un long coup de klaxon s'�l�ve.

...

- ROLEX ! ROLEX !

La foule s'exclame.

- Il a beaucoup gagn�, lui.

- Vous le reconnaissez pas ?

C'est Rolex le Bourgeois.

Il a attrap� un vrai pigeon.

Il est plein aux as.

M�me son mouton mange de la salade.

- C'est vrai, il a bien gagn�.

Mais pas de fa�on tr�s nette.

- Il a fait quoi ?

- Un sacrifice humain,

un vrai zamou. - Quoi ?

- C'est vrai.

- C'est des histoires.

- Vous me croyez pas.

Mais c'est la v�rit�. Souviens-toi de Navarro La Fortune.

Lui aussi est all� voir Papa Sanou.

Ses pigeons ont pay� un max.

Et il est o�, maintenant ?

Mort dans un trou ! Mauvais choix.

- Au moins, il a connu la richesse. C'est mieux que gal�rer � vie.

- H� voleur, tu t'y mets d�s le matin ?

- Je participe � la dette coloniale. - T'es qu'un arnaqueur.

- Va l�-bas.

Ouais, celle-l�.

- Elle est belle, naturelle,

mon pote. - Ouais, c'est vrai.

- Elle s'appelle Angelina More.

"Toujours plus", en anglais. Elle en veut toujours plus.

- Tu as du mat�riel pour elle ? - Bien s�r. Photos, vid�os pas cher.

En tant qu'ami.

Avec ces photos, tu pourras attraper des bons poissons qui paieront.

- Je la prends. Ton Angelina sera mon Amandine.

...

Michel rit.

...

Un bip de message s'�l�ve.

...

Il rit.

- Eh ouais... C'est un joli "mugu", �a !

...

Je viens voir Papa Sanou.

- Attends-moi l�.

Suis-moi.

Assieds-toi.

- Bonjour, Papa Sanou.

Je veux attacher mon "mugu".

Je veux avoir la chance, de l'argent.

- Je sais.

La photo.

Tu as la photo de ton format ? - Mhm.

Tu as beaucoup de chance, elle est belle.

- C'est pas de la chance, hein.

Je l'ai choisie pour �a. J'ai achet� photos et vid�os.

- Le hasard. - Non, m�me pas.

- Tais-toi !

Que sais-tu des esprits ?

Le hasard est plus grand que toi.

Imb�cile !

Elle s'appelle comment ?

- Pour mon pigeon, Amandine.

- Amandine...

Tu sais ce qu'est l'amour ?

- Oui. - Non. Tu ne sais pas.

L'amour, c'est donner ce qu'on n'a pas.

Tu comprends ? - Oui.

- Donner ce qu'on a,

c'est faire la f�te.

L'amour, c'est donner ce qu'on n'a pas.

R�p�te.

- L'amour, c'est donner ce qu'on n'a pas.

- Es-tu pr�t � donner ce que tu n'as pas ?

- Oui.

- Remplis ta bouche.

Vas-y, remplis-la.

Crache sur les photos.

Ton Blanc, l�,

il te veut.

Il a besoin de tout ton amour.

Oui.

Ce que tu vas demander, il va te le donner.

Et ta fortune grandira.

- Merci, Papa Sanou.

- Tu me remercieras plus tard. Maintenant, �coute-moi bien.

Quand le Blanc crachera dans la bassine,

tu reviendras ici pour donner leur part aux esprits.

Tu as compris ?

- Oui, bien compris.

...

- Je sais pas.

Il tape au clavier.

- Oh, il mord ! Ha !

Il mord ! Ha !

Il ricane.

Ah... Ouais !

Ouais. - Ouais !

- 1000 euros, c'est bon ? - C'est bon.

Michel siffle, �tonn�.

Un message arrive.

Michel soupire.

...

- Oh, �a marche ! - Yes !

- �a marche. - Tu peux le faire !

Ils se congratulent.

- Super. Ils s'�meuvent.

T'es trop gentil. Trop, trop, m�me.

- Mon ch�ri, pour te remercier,

je vais t'envoyer quelque chose.

Une petite vid�o !

Hop l� !

Ils ricanent.

- Ouais...

- Je sais qu'il va se "gbolo mal mal" aujourd'hui, l� !

*- Salut, toi !

...

Musique intrigante

...

- Demain, faut que j'aille � Mende. - OK.

...

- Excusez-moi.

Vous vendez des coupons PCS ? - Oui.

- J'en veux pour 1000 euros.

...

Cent.

Deux cents.

Un, deux, trois, quatre, cinq.

Il rit.

- L'argent !

- �a, c'est de l'argent !

- De l'argent ! - Ouais.

- J'en ai jamais vu autant !

Le g�n�ral, le g�n�ral ! Appr�ciez la d�marche.

- T'as l'air d'un g�n�ral ! - H�, yo !

Mais t'es sap� aussi, hein !

* Musique club

*- Est-ce que �a va ?

Est-ce que �a va ?

- OUAIS !

*- Bonsoir et bienvenue � la soir�e la plus prestigieuse d'Abidjan !

* Ce soir, le parrain, c'est le g�n�ral CFA !

* Le plus g�n�reux

des g�n�raux !

Le g�n�ral CFA, le gar�on prestigieux.

* Regardez son "body" ! Regardez son pantalon !

* Oui, g�n�ral !

Il va se lever ! G�n�ral CFA !

D�cal�ment !

Il faut d�cal�ment, h� !

C'est �a, g�n�ral !

Coup� ! Coup� ! Coup� ! Coup� ! Coup� ! Coup� !

D�coup�, d�coup� !

* D�coup� ! D�coup� ! Oh, il a sorti le paquet !

* Le g�n�ral CFA ! L'homme pour qui le CFA n'a plus de secret !

* Le g�n�ral CFA !

* Fais ton boucan !

* Fais ton boucan ! Fais ton malin ! Le guichet !

* Guichet automatique. * Guichet automatique.

* Epuisez-le ! Alerte g�n�rale !

* Alerte travaillement, d�cal�ment, d�collement

* Ah, tatouma ! Tatouma !

* Tatouma, g�n�ral G�n�ral !

* Allez, levez les mains, tout le monde ! Ovationnez !

* Le SDF ! Le Sans Difficult�s Financi�res !

* Le g�n�ral CFA !

* Le g�n�ral CFA !

* Eventail ! Eventail !

* Eventail !

* Eventail ! Eventail ! Eventail !

* La temp�te de CFA !

* La temp�te des sous !

* Musique festive

...

- Regarde, c'est Monique ! - Quoi ?

- Monique ! Monique ! Regarde !

...

Elle est devenue encore plus belle. Va la voir.

Vas-y. Oh !

Oh, l�ve-toi !

Le g�n�ral !

Le g�n�ral !

...

- Monique ?

...

Monique ?

Monique ?

�a fait longtemps.

�a fait longtemps.

Monique rit.

Il rit.

- Arr�te, tu me fais trop rigoler, l� !

...

- C'est chez toi, ici ? - Oui !

- Tu es millionnaire ?

- Y a quoi ?

Arr�te avec tes gros yeux, on dirait un poisson.

- S�rieux, dis-moi la v�rit�.

- C'est � un Fran�ais. Il a investi dans les mines.

- Un Fran�ais ? - Oui.

Il n'est pas m�chant, il me laisse la paix.

Je dois �tre l� quand il vient pour affaires.

- Et Flore ?

- Il est gentil avec elle.

- Je peux la voir ?

- Tu la regardes mais tu la r�veilles pas.

- OK.

Elle est tr�s jolie.

- C'est mon tr�sor.

- Tu crois qu'elle a pris mon nez ?

- Non... J'esp�re pas !

Chut...

...

Viens.

- Ah oui, vas-y !

Bien s�r !

- Ouais...

- Ta femme ne dit rien ?

- "Elle n'est pas au courant."

Il rit.

Tu l'aimes pas, ouais !Ah !

Oh, mon ch�ri !

Il rit.

- Et mon cul ?

- Tu voudrais le baiser ?

- Eh ouais !

Il soupire, satisfait.

Allez, vas-y ! Dis-le !

- Je veux le baiser. On entre.

- Tu viens d�ner ?

- Pas tout de suite, j'ai de la compta.

- Je t'apporte ton repas ?

- Plus tard.

- OK.

- J'ai un cadeau pour toi aussi.

Ferme les yeux.

OK, tu peux les ouvrir.

- Tu es fou !

- Regarde, il y a un diamant.

C'est un vrai, hein !

- Il est trop beau. Il a d� te co�ter une fortune.

- Oui ! Tout ce que j'ai gagn�.

Tout !

J'ai m�me pas fait la f�te au Maquis.

Monique soupire. - Armand...

- Oui ?

- Je ne quitterai pas mon Blanc. Ni pour toi ni pour personne.

Je te dis �a pour ne pas que tu te racontes des histoires.

- Je me raconte pas d'histoires.

Je vais t'offrir plus que ton Blanc. Une grande maison.

Les meilleures �coles pour Flore.

Je vais te le prouver. Fais-moi confiance.

Michel s'�tonne.

Il inspire de douleur.

Il cogne son bureau.

Il soupire.

- Merci, mon ch�ri.

- Je t'aime.

Je t'attends.

Musique envo�tante

...

- Le hasard est plus grand que toi.

...

- Alors,

qu'est-ce qu'ils ont dit ?

- Que c'�tait de la tension. - Bah ouais, �a m'�tonne pas.

T'es stress�.

- Pas de la tension nerveuse, mais art�rielle.

- On peut �tre tr�s calme et en avoir.

�a vient du coeur.

- Oui, mais le coeur, les nerfs, tout est li� !

Bah, si !

Ah, tiens !

On peut la prendre.

Michel part en trombe. Alice s'�tonne.

Michel ! Qu'est-ce qui te prend ? - Mais rien, rien.

- Mais �a va pas ?

Mais, la pauvre !

Musique pesante

Bah non, mais quand m�me ! - �a va.

- �a se fait pas !

...

- J'�tais avec ma femme.

- De quoi il parle ?

- L�, il est fou, hein !

- Il croit tellement � ton love qu'il voit Amandine chez lui.

- Mais l�, je lui dis quoi, maintenant ?

- C'est g�t�. Dis-lui adieu, c'est mort.

- Non, je vais pas lui dire adieu.

- S�r ? - Oui, s�r.

- Mais je sais pas o� elle est ! Pourquoi il demande ? Je sais pas.

Il r�le.

- Non, faut patienter, tu sais.

- Comment tu vas faire, pour l'argent ?

- T'as perdu la chance, fr�re.

- Parle.

- C'est le "zamou".

La chance m'a quitt�. Je n'ai plus le zamou.

- Il y a quelque chose qui emp�che. - Oui.

- Et tu connais la raison. - Oui.

- Dis tout.

- J'ai oubli� de venir vous voir.

- Tu as oubli� de venir me voir.

- Oui. - Parce que �a gagnait pour toi.

- Oui.

- Tu as tout d�pens� et tu as oubli� les esprits.

- Oui.

- Demande pardon.

' A genoux !

- Pardon, Papa Sanou.

- �a sera 4000 euros.

- Quoi ? 4000 euros ?

Il s'exclame.

- Bah...

Michel s'�tonne.

- Ah !

- Mais pourquoi ?

- Oh, merde !

Mais tu leur dois combien ?

4000 euros ?

(Ah, bah ouais, mais non, l�...)

- Je veux d'abord te voir.

- M'en fous, moi !

Tant pis, hein !

Je veux te voir.

(Evelyne) - Stop !

Stop ! Hop !

- Mais tu me fais chier, avec ton fric, l� !

Mais tu me prends pour quoi ? Pour une pute ?

Tu me d�go�tes !

En vrai, tu me d�go�tes. Vraiment !

- Oh ! - A�e !

Marion sanglote.

Musique oppressante

...

- �a va pas ? - �a vous pla�t de faire souffrir ?

- De quoi vous parlez ? Vous �tes qui ?

- Je suis personne.

- Bon, moi, j'appelle la police.

Evelyne hurle.

Michel pousse un r�le.

Un chien aboie.

Musique ent�tante

...

Le chien de Joseph aboie.

- D�brouille-toi avec �a.

Le chien aboie.

- Ouais, il conna�t son travail. Regarde-le, concentr�.

Ils rient. Regarde sa t�te.

- Il est mal chelou. Il est vilain, m�me.

Ils rient.

- Regarde ses yeux ! Regarde !

- Un air de biche !

Il re�oit un message.

...

Musique angoissante

- Police !

...

- C'est toi, Amandine ?

- R�ponds ! C'est toi, Amandine ?

- Oui. - Alors ?

- On t'a pas appris l'honn�tet� ?

- Si. - Alors pourquoi tu fais �a ?

- Ceux que tu arnaques m�ritent que tu te moques de leur amour ?

- Non...

- On va appeler celui que tu as arnaqu�.

*- All� ? - M. Michel Farange ?

*- Oui.

- Inspecteur Jean-Baptiste Siako, du p�le cybercriminalit� d'Abidjan.

*- Oui ?

- M. Farange, vous �tiez en Contact avec une d�nomm�e Amandine.

*- Pourquoi cette question ? - Cette fille n'existe pas.

* J'ai l'arnaqueur en face de moi. Il se nomme Armand.

- Attendez, je comprends pas, l�.

*- M. Farange, souhaitez-vous porter plainte contre lui ?

- Je souhaite pas porter plainte, foutez-moi la paix !

- A qui tu parlais ?

Tu veux porter plainte contre qui ?

Michel... parle-moi !

Michel !

Mais...

- C'est qui ?

(- C'est moi.)

- C'est qui, "moi" ?

- J'ai besoin que tu m'expliques.

Bagarre - Casse-toi !

- Amandine. - D�gage ! Casse-toi !

- Chut... - Fils de pute !

Je veux pas te voir !

D�gagez !

Michel grogne de contrari�t�.

Il sanglote.

...

- C'est Joseph qui t'a fait �a ?

Hein ?

Vous vous �tes battus ?

C'est toi qui as tu� son chien ?

Hein ? Michel ?

Musique oppressante

...

Une vache meugle.

...

Michel !

Michel !

Michel !

Un klaxon retentit.

- Attends, attends !

...

- Bonjour. - Monsieur.

- Je cherche Armand. - Qui �a ?

- Armand. - Armand ? Y a pas d'Armand ici.

Je vous dis qu'il n'y a pas d'Armand.

- Armand ? - Laissez les gens travailler.

- Armand ? - Il n'y a pas d'Armand, monsieur.

S'il vous pla�t.

- La 109, s'il vous pla�t. - Voil�.

- Armand !

Armand !

Bonjour, Armand. - Bonjour, Monique.

- Je te cherchais. Ta soeur m'a dit que tu travailles par ici.

- Oui, j'aide mon oncle.

- C'est bien.

Je voulais te dire au revoir.

- Tu t'en vas ?

- Oui. Flore et moi, on part vivre en France.

Je tenais � te remettre �a, aussi.

Prends-le, tu pourras le revendre. Tu as des ennuis.

- Je n'ai pas d'ennuis. Garde-le, je l'avais choisi pour toi.

Prends soin de la petite.

- T'as demand� � me voir ? - Ouais.

�a fait un bon moment qu'on s'est pas vus.

- Tu m'as appel� pour �a ? - Oui.

- J'ai du travail. - Tu travailles ? Bon courage.

Musique intrigante

...

H�, viens l�.

...

C'est lui,

le jeune en gris, l�. - Lequel ?

- Le T-shirt gris, l�-bas.

Regarde bien.

...

- H� ! Tu me reconnais ?

T'as bien rigol�, hein ? Hein ? - Non.

- Si, t'as d� rigoler.

- J'ai pas le... J'ai pas le...

Je te rembourserai. - Je m'en fous, du fric !

Tu comprends ? Je m'en fous, du fric.

...

Un message arrive.

...

Michel rit.

Musique ent�tante

...

...

Le blizzard souffle.

...

"Tu t'en vas" Alain Barri�re & No�lle Cordier

...

Sous-titrage SME : Damien Armengol pour VIDEAUDI

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