All language subtitles for El techo de cristal 1971

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Original subtitles

LE PLAFOND DE CRISTAL - MCMLXXI

Marta, j'ai mes affaires mais je ne trouve pas mon peigne.

Il n'est pas dans mon sac, tu l'as vraiment cherché ?

J'ai cherché partout, j'ai même demandé à la chatte.

Achète m'en 50, ok ?

Demain, on s'amusera à les déployer dans toute la maison !

Au moins, tu as toutes tes chemises, c'est mieux que rien du tout.

Je suis censé porter ça ?

Je dois être une ménagère désastreuse, je mélange toujours tout.

S'il y a une disparition à mon retour, tape-moi sur la tête.

Je connais mes propres soutiens-gorges.

Vite, faut prendre le bus.

Il reste 1/2 heure. On joue à quoi ?

1/2H, c'est trop peu ! Assis, je te fais un café.

Le laitier est pas encore arrivé.

Ok, ça va le faire. Je prendrai plus de sucre.

Tu t'es jamais demandé ce que fait une épouse quand le mari est loin ?

Non, parce que je le sais. Elle est infidèle.

Tu sais avec qui ?

Bien sûr, avec plusieurs d'entre-eux.

Tu as tort, un homme me suffit.

Je veux dire, une femelle.

Wow !

La chatte, je joue avec elle toute la journée.

Et la nuit, elle dort avec moi dans notre lit.

Si tu dois me tromper, donne une chance aussi à Ricardo.

Ça le sortira de son travail, de ses chiens, de ses étranges figurines.

Et il oubliera de collecter le loyer.

Appelle-moi, je serai là.

Parfait, je vérifierai.

- Salut ! - Bye.

Bonjour, votre lait.

Merci, tu veux entrer ?

Merci mais je suis en retard. - A demain !

Qui est-ce ? - C'est moi, Rosa.

Juste une aujourd'hui, Rosa. - Ok, à plus tard.

Dès demain, une seule bouteille suffira.

Bien, Madame.

Rosa, t'es en retard aujourd'hui.

Salut.

Je sais pas comment vous faites pour supporter cette chaleur en plein été.

C'est mon job sinon comment je pourrais faire cuire ces trucs ?

Vous attendiez le lait impatiemment ?

J'ai remarqué ton retard, c'est tout.

Ce fut difficile de traire les vaches, ce matin.

Je savais pas que vous vouliez déjeuner, Mr Lee.

M'appelle pas Monsieur, je suis pas si vieux que ça.

Bien sûr que non, je vois ça !

Y a une autre raison.

Laquelle ?

Je vous respecte.

Tu es la seule qui ait du respect alors.

Il fait chaud ici, allons-y.

Tout est là. Attendez, je vous règle.

Pas de problème, je le mets sur la note.

Merci, un peu de vin ? - Pourquoi pas ?

Un peu de vin ne me fera pas de mal, qu'en pensez-vous ?

Asseyez-vous.

Votre mari a quitté la ville, non ?

Il est parti ce matin, comment le savez-vous ?

Quand on place des commandes comme celle-ci,

il est évident que votre mari est parti.

Vous avez un appétit d'oiseau.

Je me permets !

C'est terrible...terrible..

Quoi ?

Le fait que vous restiez seule.

Ce qui veut dire ?

Que je ne voyagerais pas autant si je vous avais pour femme.

Particulièrement si elle est belle comme vous.

Vous ne faites que l'attendre. N'ayez pas d'inquiétude.

Vous pouvez compter sur moi.

Quand votre mari est absent,

je suis celui qui vous livre.

Partez maintenant.

Du calme, c'est vous qui m'avez invité à boire un verre.

Vous n'êtes pas la seule dans cette situation.

Des millions de femmes s'ennuient.

..qui s'ennuient... autant que vous sûrement.

Partez immédiatement !

Pourquoi ? - Je me plaindrai au supermarché.

Vous ne ferez rien.

Ok... Ok, il ne s'est rien passé.

Absolument rien !

N'oubliez pas que vous êtes la perdante !

Si vous faites des histoires, j'aurai des choses à raconter.

Dehors !

Des choses concernant des femmes seules... qui s'ennuyaient ferme.

Dehors, salaud !

Au revoir, signora.

Merci pour le vin.

Quand vous appellerez le supermarché, n'hésitez pas à demander Pedro.

Y a une fortune en jeu et peu importe

les chauffeurs éliminés, la grande course continue !

Qu'est-ce qu'il y a, Vedra ? T'es fatiguée ?

Moi aussi ou c'est peut-être l'ennui.

On s'ennuie toutes les deux, hein ?

T'entends, Julia ?

Elle va aussi se coucher.

Et ça, c'est Victor.

Je me demande pourquoi il est toujours malade ?

Ça doit être horrible.

Il est très tard, Vedra.

Julia continue à marcher.

Je me demande si l'état de Victor a empiré.

Rappelle-moi de demander à Julia ce qui se passe.

Vedra, réveille-toi ! On a trop dormi toutes les deux !

C'est toi, Carlos ?

Je t'entends parfaitement. Oui, je suis surprise !

J'attendais pas de tes nouvelles de si tôt.

Oui, je me sens bien, Je viens juste de me réveiller.

Quel dommage ! Tu crois que ça va te prendre 2 jours de plus ?

Je suis pas en colère...

mais je pense à toi à chaque heure de la journée.

Ne sois pas idiot.

N'oublie pas ta promesse d'appeler plus souvent.

A bientôt, Carlos. Bye.

Salut, - Salut, Julia, entre.

Désolée, mon frigo est HS

et cette viande coûte très cher.

Il faut attendre des lustres pour avoir un réparateur.

C'est pas grave. Amène tout ce que tu veux.

Assieds-toi, j'ai fait du café.

Te dérange pas pour moi, Marta.

Pas de souci.

Quand Carlos est absent, j'aime avoir de la compagnie.

Je t'avoue que je me sens un peu seule ici.

Je comprends.

Et je sais ce que c'est que d'être seule. victor est sorti.

Quand ça ?

Hier après-midi. Je l'ai conduis à l'arrêt de bus.

Prends une pâtisserie ! - Oh non, pas bon pour le régime !

Je m'en suis jamais inquiétée.

Y a du lait si tu veux.

Quand je t'ai ouvert, j'étais curieuse au sujet de Victor.

Je le pensais au plus mal, la nuit dernière.

Pourquoi as-tu pensé ça ?

Je suis sûre de l'avoir entendu marcher.

Non, Victor est parti pour quelques jours.

Une histoire de problèmes légaux sur un héritage.

C'est très compliqué.

Je souffre d'insomnie, parfois je marche la nuit.

Tu vas me croire cinglée mais quand Carlos est absent,

le moindre bruit me rend complètement folle.

J'ai de la chance de vivre dans le dernier appartement.

J'ai juste à supporter le concert des chiens de Ricardo.

Hé bien... j'y vais ! - Déjà ?

Passe me voir, on se guérira l'une et l'autre de notre solitude.

Bonne idée, j'y penserai.

J'espère que mon frigo sera bientôt réparé.

T'inquiète, n'hésite pas un instant.

Bizarre ! J'aurais juré que c'était les pas de Victor.

Tu crois pas, Vedra ?

C'est notre imagination.

Pourquoi est-ce que Julia mentirait, hein ?

Salut, Ricardo ! - Salut.

Ça devient de plus en plus dur chaque jour

de trouver de l'argile pour tes sacrées figurines.

Ces deux-là sont à nouveau seules, hein ?

Ouais, le Diable doit apprécier ses amis.

Si tu levais le petit doigt, tu les aurais toutes les deux.

T'es le proprio. Tu fais quoi, bordel ? Elles sont... PRÊTES !

Chut ! Parle pas si fort !

Ouais, ferme-la.

Une a un type malade, l'autre est avec un voyageur de commerce.

Si t'avais seulement du cran ? - Qu'arriverait-il ?

Tu sais ce qui arriverait. Cette Rosa, une beauté !

Elle se fera mettre en cloque. Elle se trouvera un gars.

Elle aime danser. Regarde-la bouger !

T'as dansé avec elle ?

J'aime les voir danser.

Voir ce qui se passe là-dedans ! Derrière le cinéma,

les voitures garées dans la nuit. J'ai tout vu. Je pourrais t'en dire.

Ouais, trouve d'abord l'endroit où mettre l'argile.

Ok, je m'occupe du reste.

Je t'avais pas dit de...

Marta, je vous attendais pas. Je vais mettre ma chemise.

Non, ne vous embêtez pas.

Y a un problème, Marta ?

Non, je m'ennuyais, c'est tout. Là-haut, je vous ai vu dans votre studio.

Venez donc ici quand vous voulez,

je vous enseignerai la céramique.

Ne me critiquez pas trop. C'est un chantier ici, non ?

Non, mais il fait très chaud.

Des figurines sont en train de cuire,

vous voulez sortir ?

Votre mari est parti longtemps ?

Trop longtemps. Julia est seule aussi.

Victor est parti aussi ?

Les maris doivent gagner leurs vies.

La maison des femmes seules.

Ces 2 là sont le seul couple et ils sont inséparables.

Cette chaleur est atroce. Vous voulez un rafraîchissement, un café glacé ?

Un autre jour. J'accepterai l'invitation

un autre jour à condition que Carlos ne joue pas les jaloux.

Hé bien, il devra souffrir.

Il a aussi beaucoup de clientes féminines !

Au revoir, Ricardo ! - Au revoir, Marta.

Le supermarché ? Ici, Julia.

Ah, c'est toi..

Envoie-moi du beurre.

J'ai besoin de détergent, du cognac et du sel.

Je te reverrai ?

Merci.

Un autre paquet. D'autres échantillons, probablement.

Pas de problème, signora.

Mon mari a t-il eu un bon siège dans le bus hier ?

Oui, il était assis à côté de moi.

Pendant le voyage, on a parlé

des jolies femmes, surtout en été.

Victor, le voisin de ma voisine, parle t-il aussi des femmes ?

Il ne voyage jamais sur mon itinéraire.

Il n'a pas pris le bus hier ?

L'horaire de l'après-midi a été annulé, le bus était en panne.

Autre chose ?

Non, vous êtes gentil, merci pour le paquet.

De rien signora, au revoir.

La prochaine fois, appelez, je viendrai le chercher.

Ça ne me dérange pas.

T'as entendu ça, Vedra ?

Il n'a pas quitté la maison hier ? Qu'est-ce que ça peut nous faire ?

Mais il aurait pu prendre un taxi.

Salut, Rosa. - Qu'est-ce qui vous amène ?

On m'a dit que t'étais malade. - Soyez pas idiot, c'était rien.

Je suis content. A plus tard.

Vous étiez inquiet ?

Pas vraiment, pourquoi ?

Parce que vous saviez que j'étais malade.

Je passais, je t'ai vu, je suis venu voir si tu allais bien.

Où est ton père ?

Au champ. Il sera de retour cet après-midi.

Je te laisse travailler.

Attendez ! Le lait, ça vous rafraîchira.

Ok - Venez.

Vous avez déjà bu du lait comme ça ?

Ouais, quand j'étais enfant.

Vous voulez quelque chose pour le boire ?

Je préfère me rappeler mon enfance.

J'ai pas pu résister.

Tu fais ça souvent ?

Aux enfants oui,

mais jamais à un homme comme vous.

Je vais faire quoi ? Te fesser ?

Pourquoi pas ?

Bonjour, Ricardo.

Bonjour, Marta, vous avez de la visite.

Qui ça ?

Une femme et une petite fille. Elles sont là-haut.

Je vais voir ça. Au revoir.

Rita ! Ça fait longtemps !

Tu es venue de loin, de la ville.

Yolanda a grandi. - Elle voulait vraiment te voir.

Entrez, c'est par là.

Fantastique, Rita, chez moi. Tu restes longtemps ?

Tu plaisantes ? Essaie de te débarrasser de moi pour voir.

J'ai passé 2H dans ce satané bus.

Comment va Carlos ? - Il voyage.

Parfait, on va passer la journée à cancaner.

Asseyez-vous. - Pas question, après tout ce temps dans le bus.

Qui est ce personnage en bas ?

Ricardo, le prorio.

Il est mignon. Il est riche ?

Et célibataire !

Célibataire ?! Ne me tente pas.

Un Apollon qui cherche une consolation.

Ton mari dort bien avec ce voisin ?

Rita ! - Tu dois me présenter avant mon départ.

Marta, ça fait des lustres

et t'es ma meilleure amie. - J'ai faim !

T'as pas changé,

moi je suis grosse comme...

.. un porc. Y a un abattoir ici ?

Non, une porcherie, juste derrière la maison.

Elle appartient au type que t'as vu ce matin.

Faut que je le rencontre !

M'empoisonne pas, je peux pas le boire, il est trop fort.

Tu te souviens quand on était enfants,

on avait des soupçons sur ta grand-mère et sa malle, hein ?

On soupçonnait même mon grand-père d'avoir tué ma pauvre grand-mère.

En fait, personne n'en parlait.

Je vais te parler d'un authentique mystère.

T'es certaine que les pas étaient ceux d'un homme.

Elle dort enfin, parle-moi du côté juteux de l'histoire.

T'es sûre que c'était un homme ?

Bien sûr que oui.

Pourquoi j'entendrais d'abord quelqu'un avec des pantoufles

et ensuite des pas lourds comme s'il quittait la maison ?

Un bon point.

Bien sûr, les pas d'un homme, ça se reconnait.

Si c'était pas son mari mais son amant ?

C'est ça, Marta, son amant !

C'est pas la solution que l'on préfère ?

Peut-être.. Mais t'oublie une chose,

le mari de Julia est pas allé en ville

car j'ai demandé au chauffeur de bus qui bossait ce jour-là.

S'il est pas sorti ni est à la maison,

c'est parce que Julia et son amant ont tué Victor.

T'es un génie !

Mais qui est l'amant ?

Ricardo, qui d'autre ?

On lâcherait son mari pour lui.

Et Victor était handicapé.

Je reviens, on continuera à jouer les détectives.

Désolée de t'embêter mais mon frigo fait encore des siennes.

Laisse, c'est pas un problème.

Non, j'ai pas le temps.

Entre, je veux que tu rencontres une amie.

Rita, voici Julia, ma seule voisine féminine.

C'est ma meilleure amie, on s'est pas vues depuis des lustres.

Et cette jeune fille est sa fille, Yolanda.

Bonjour, Yolanda, tu es très jolie.

Maman, c'est pas elle la femme qui a un amant ?

C'était horrible, Vedra.

Cette gamine méritait une bonne fessée.

Demain, je m'excuserai auprès de Julia.

Je veux pas qu'elle pense que...

Laissons désormais notre imagination de côté.

Pas même pour s'amuser !

Vedra,

comment ferais-tu disparaître ... le cadavre d'un homme ?

Tu dois penser que je suis cinglée.

J'ai promis et je viens de me trahir.

Salut, Marta. - Salut.

On dirait une porte de l'enfer miniature, non ?

Dans cette fournaise, un rien brûlerait.

On pourrait y faire disparaître une personne !

Vous sentez un truc bizarre ?

Une mauvaise odeur ?

Ouais, un truc qui pourrit.

C'est probablement l'argile.

Non, comme de la chair qui se décompose.

Ça vient de là !

Probablement un rat qui est mort. Fichons le camp d'ici.

Vous avez vu quoi dans le tas de bois ? Un truc déplaisant ?

J'étais surprise de voir la chaussure d'un homme là-bas.

Surprenant ? Aujourd'hui, on vent de tout comme bois de chauffage.

Et cette invitation pour un café ?

Elle est encore valable.

De la bouffe pour les bêtes ?

Non, ils en ont.

Dites-moi quand ils ont faim.

N'oubliez pas le numéro..

Bonne journée.

On lit dans le marc de café ?

Non, je me disais que c'était un bon café.

Un autre ? - Non, merci. Une tasse me rend assez nerveux.

Qui marche là-haut ?

C'est Julia. Vous vous ennuyez, hein ?

Un petit peu. C'est normal.

Mais il y a le nettoyage et puis j'ai la chatte.

Voilà nos ennemis ! - Ennemis ?

La chatte et mon studio. On en oublie les gens.

C'est peut-être vrai mais..

y a une chose que je ne comprends pas..

pourquoi être célibataire ?

Qui voudrait de moi ?

Vous êtes trop modeste. Ma copine, l'autre jour...

disait que vous aviez beaucoup de "finesse".

Et où est cette amie ?

Chez elle, avec son mari et sa fille.

Vous voyez ? C'est bon, allez, il me reste que mon travail.

Marta, accepteriez-vous une invitation ? - Quoi ?

Une journée à la campagne. Vous sauver quelques heures.

On fera du cheval. - Pourquoi pas ?

On s'échappera de la chatte et de votre studio.

Vous êtes sérieuse ? - Très sérieuse.

Je remplace le plafond par un ciel dégagé.

Remplacer le plafond ? - Le plafond de verre.

J'ai peur de ne pas vous suivre.

Quand on sera loin, je vous raconterai tout.

Comme vous voulez.

Salut, Rosa, tu veux quelque chose ?

Je pensais que vous alliez me sculpter ?

C'est ce que tu veux ?

Je suis là pour ça.

Allez, retire tes vêtements.

Je peux pas te sculpter avec tes vêtements.

Je pensais que..

L'oeil de l'artiste est différent de celui des autres hommes.

Ce que je vois est pas important

mais ce que je ressens l'est.

C'est pas important ? Comme si vous ne voyiez rien ?

C'est à peu près ça. Un sculpteur travaille avec ses mains.

Faites-le avec les yeux bandés.

Si tu me fais pas confiance.

C'est quoi, cette odeur ?

Un rat ou une taupe dans le bois.

Ça va le faire.

Idiot ! - C'est toi qui m'a montré ça !

Serre bien.

On dirait 2 gosses qui jouent à colin-maillard.

Les gosses jouent pas à ça.

T'es prête ? - Oui.

Allez, désape-toi !

Y a un truc qui pourrit.

Reviens, Carlos.

Reviens vite.

Désolée de t'interrompre. - T'inquiète pas, Marta.

C'est bon de prendre un bain de soleil complètement nue.

Tu veux bien me donner mes lunettes de soleil ?

Merci.

J'espère que tu n'es plus embarrassée par ce qu'a dit Yolanda.

On parlait d'une histoire de détective que nous avions lu.

Je ne sais pas pourquoi Yolanda a dit une chose pareille.

Les enfants ont une incroyable imagination.

Tu vas en ville ? - Oui, plus tard.

Tu me prends quelques courses ? - Bien sûr.

Tu seras partie longtemps ? - Non, moins d'une heure.

Je vais chercher l'argent.

Non, on s'arrangera après.

Allô ? Allô ?

Allô ? Non, sa voisine.

Un moment. Elle arrive.

Qui est-ce ? - Ton mari, je crois mais la ligne est très mauvaise.

C'est toi ? Quelle surprise !

Oui, oui..

Génial !

Comment vont les affaires ?

Quoi, si peu ?

Pas même deux jours ?

Hé bien, c'est mieux que rien.

Sois pas idiot.

Oui, c'était Marta.

Bien sûr que je t'attendrai.

Au revoir, Victor.

Victor arrive ce soir, il a oublié un document.

Il ne restera pas longtemps.

Ce sont de bonnes nouvelles.

Je contemplais votre travail.

Y a encore rien. Y a beaucoup à faire.

Alors, je vous laisse finir.

Ok pour demain ? - Demain ?

Cette journée à la campagne ? - Pourquoi pas ?

Vous montez à cheval ? - On verra.

Au fait, y avait un rat mort dans le petit bois.

Bizarre ! Comment ce bois est tombé.

J'ai un aveu à faire. - Quoi ?

Le petit bois n'a pas été éparpillé par les rats.

Il y a deux jours, j'étais dans votre studio. - Ah bon ?

Ça a rapport avec cette longue histoire.

On a toute la journée.

Vous allez vous moquer de moi. - Essayez ! Peut-être pas !

Bonjour, Ricardo ! - Bonjour, bonjour.

Ça vous dérange si je jette un oeil aux chevaux ?

Bien sûr. Ce sont les meilleurs dans l'étable.

Vous me suspectiez ? - Vous ?

Vous me suspectiez donc d'avoir caché le corps dans mon studio ?

J'ai jamais dit ça.

Vous pensiez que Julia l'avait

caché sans que je le sache ?

C'était puéril de ma part. Mais le jeu est terminé.

Vous en avez donc marre de jouer les détectives ?

Ça ne sert à rien puisqu'il n'y a pas eu de crime.

Victor était chez lui hier soir. - Vous voyez, c'est réglé.

C'est si calme ici. - Oui.

Hé, les chevaux attendent.

Si je la cuis pas aujourd'hui, ce sera sûrement gâché.

Je te ramène l'assiette plus tard. - Non, ne t'inquiète pas.

Alors, Victor n'est venu que pour quelques heures ?

Il est parti ce matin, je n'ai pas pu le retenir.

Je dois perdre mes atouts féminins.

Tu peux garder un secret ? - Qu'est-ce que c'est ?

On va bientôt quitter cet immeuble.

Mon mari a acheté une maison en ville.

J'ai demandé à Ricardo de relouer l'appartement le mois prochain.

Le mois prochain, vraiment ?

Ça pourrait être plus tôt. A plus tard, Marta.

Bonjour. - Bonjour.

Cette chaleur est horrible. Un café glacé, je vous prie.

Un petit alcool avec le café, ça fait des merveilles.

Je vais essayer.

Y a t-il d'autres paquets pour mon mari ?

Non, peut-être demain.

C'est pas mal.

Vous avez appris quelque chose de nouveau. Soyez prudente !

J'oubliais, la jeune femme qui habite au-dessus de chez moi...

elle veut savoir si son mari a réussi à prendre le bus ce matin.

Il a dû arriver en retard..

Dans ce voyage, il n'y avait

que deux prêtres et des soldats en mal de base.

En été, peu de gens voyagent,

c'est facile de se souvenir qui se trouvait dans le bus.

Le mari de ma voisine n'y était pas ? Vous en êtes certain ?

Oui, j'en suis sûr,

sauf s'il était déguisé en soldat ou en prêtre.

Je suis sûre que la voix au téléphone n'était pas celle de Victor..

S'il n'est pas rentré, pourquoi Julia m'a t-elle menti ?

Et si Victor est mort, où est le corps ?

Qu'en a t-elle fait ? Si je trouve ce cadavre,

je pourrais résoudre tout ce mystère.

J'ai pensé à quelque chose.

Je peux entrer ? - Je ne vous attendais pas.

Comment vous êtes entré ? - La porte était ouverte.

Vous voulez un verre ?

Non. Je viens pour une autre invitation. La pêche !

Ne me tentez pas, Ricardo. Regardez cette maison, elle est sale.

je ne vois rien de spécial. Oubliez votre travail.

Je connais un endroit.. où 1000 poissons nous attendent,

- vous les laisseriez pas tomber ? - Mille poissons, hein ?

Si je ne m'ennuyais pas tant, vous ne m'auriez pas eu si facilement.

Un moment, je me change.

J'ai trouvé de nouveaux indices concernant le plafond de verre.

Top-secret. Seul le chat connaît la réponse.

Je n'aurais pas crû que vous étiez si bon tireur.

J'ai plus la pratique, j'étais meilleur avant. Essayez ?

Oh non, ces armes me terrifient.

J'arrête alors ?

C'est vous qui m'avez invité à un après-midi de pêche.

Et vous voulez tirer ?

Vous avez raison.

Mais y a bien 1000 poissons qui nous attendent. Allons-y.

Vous savez à quoi ressemble un appât sous l'eau ?

Je n'ai pas trop d'imagination.

Et pourtant, vous avez inventé cette fantastique histoire.

J'entends des pas et des bruits bizarres. - Je comprends.

Et quand vous ne voyez rien,

vous inventez des raisons.

Vous matez la vie privée des gens.

et quand ça vous ennuie... que ça ne vous amuse plus,

vous inventez un mort.

Vous me croyez bizarre ? - Pas du tout !

Vous connaissez le voyeurisme ? - Non.

Les gens qui prennent leur pied avec

les secrets les plus intimes des autres.

On ne m'a jamais dit que j'étais un voyeur.

Une fouineuse, peut-être.

On peut donner un nom si élégant de voyeurs à tous les fouineurs ?

Un nom élégant comme ça ?

Oui, à presque toute personne dans ce monde,

sinon il n'y aurait ni cinéma ni photo.

Je ne sais pas.

Quelqu'un un jour a dit que la photo est la vérité.

La photo et le cinéma sont une vérité 24 fois par seconde.

C'est une belle phrase mais je crois que c'est faux.

C'est juste une échappatoire pour les instincts de voyeur.

Comme vous avez dit, fouiner, par exemple.

Fouiner est un instinct que nous avons tous comme vous dites.

Hé, Ricardo, le filin !

On a attrapé un des 1000 poissons.

Hé, fallait pas jouer avec

ce que tu comprends pas.

J'aurais pas cru que vous étiez si observateur.

Je suis celui qui est observé.

On est bizarres, nous deux.

Promettez-moi quelque chose. - Quoi ?

Que nous resterons amis. - Pourquoi ne le serions-nous pas ?

Mieux vaut partir, Ricardo. Vous ne croyez pas ?

Salut.

Quand ce sera fini ? - Je ne sais pas. Peut-être jamais.

Pourquoi ? Il ne reste que le visage.

Je viendrai demain pour 2H.

Plus besoin de revenir.

Vous travaillerez de mémoire ?

Comme vous voulez mais si vous la finissez pas, je vous détesterai.

Je suis folle, faites pas attention.

Je pourrais pas vous détester.

Rosa, tu ne comprends pas ce que j'essaie de te dire.

Je ne veux pas que tu reviennes. La statue est étrange.

Parfois, le corps d'une femme

et le visage et l'expression d'une autre.

Je vois. Quand l'autre sera là, vous copierez son visage !

Marta ? Je ne parlais pas d'elle.

Je ne voulias pas dire celui-là mais Julia.

Elle a le visage parfait pour un corps dénudé.

Julia ? Pourquoi elle ?

Je vous ai vu avec elle.

Le genre que les hommes aiment.

Ne fais pas l'enfant.

Je ne suis plus une enfant.

Voilà votre monnaie. - Gardez tout, ça ira.

Vous avez fini aujourd'hui ? - Presque.

Je laisse une note pour Julia.

Je le laisserai sous la porte.

Sous la porte ? Pourquoi ne pas lui donner ?

Je ne veux pas la déranger.

J'ai vu Ricardo monter dans son appartement.

C'est la fin du mois, il vient chercher le loyer.

Oui, bien sûr. C'est ça..

Le paiement des dettes. Au revoir.

Au revoir.

Vous vouliez quoi, Ricardo ? - M'excuser pour hier.

Ne vous inquiétez pas pour ça.

Toujours amis ? - Oui, bien sûr !

Vous m'emmènerez encore pêcher en rivière ?

Si vous voulez.

Je ne vous pardonnerais pas si vous ne me le demandiez pas.

Les bouledogues n'ont pas faim ?

Non. Ils ont rien touché depuis une semaine.

J'ai vu un véto.

Ces chiens ne peuvent pas rester sans manger pendant 4 ou 5 jours.

Qu'y a t-il ?

Du calme Marta, ça va aller. Tout ira bien. C'est fini.

Je peux amener une compresse froide. - Bonne idée.

Partez pas. - Du calme, c'est juste une indigestion.

C'est pas ça, me laissez pas seule avec elle.

Ne vous inquiétez de rien. Relaxez-vous, Marta.

Elle a l'air d'aller mieux. - Elle va mieux.

Vous avez sûrement des choses à faire, je vais rester.

Je vais faire des courses. Appelez-moi au besoin.

Ne vous inquiétez pas, à plus tard.

Vous avez vu cette poulie ?

C'est comme ça qu'elle a descendu le corps.

Voilà pourquoi les chiens n'ont rien mangé.

L'autre nuit, c'est le grincement que j'ai entendu.

Reposez-vous, je serai là juste à côté de vous.

Désolée de t'avoir fait peur.

Je suis venue déjà mais tu dormais.

Pardonne-moi mais j'ai les nerfs à fleur de peau. Je vais bien.

C'est pour toi, bois ça.

J'ai dormi longtemps ?

Tu avais besoin de repos, tu nous a fait peur.

Ricardo est parti, il t'a laissé un numéro en cas de besoin.

Tu veux que je reste ? - Non, pas la peine.

- Ça va. Tu as des choses à faire ! - Appelle-moi si tu as besoin.

Oui, bien sûr. - Parfait, bye Marta.

Bye Julia, tu as été fantastique.

Salut, t'es occupée ? - Entre, tu as l'air d'aller mieux.

Oui, je vais mieux.

Une cigarette ? - Non, vaut mieux pas.

Puis-je ?

Tu es sûre que ça va ?

Je suis encore endormie. Mais je vais bien.

Par contre, je veux bien un verre.

Je te prépare un jus d'orange.

Oui, c'est parfait. - Un moment, je te l'apporte.

Tu veux de l'aide ? - Détends-toi, tu es la malade.

Désolée, il est un peu chaud.

Ricardo, Ricardo, c'est vous ?

Non, ça va, c'est trop horrible !

J'en suis certaine maintenant.

En ce qui concerne Julia, Julia.

C'est une meurtrière. Vous devez m'écouter, je vous en prie.

C'est pas mon imagination.

Chez elle, j'ai regardé dans le frigo... j'ai découvert... un doigt.

Non, je ne suis pas folle.

Vos chiens, vous vous rappelez. Ils ne voulaient rien manger.

Il était caché là tout le temps.

Et elle va déménager bientôt. Oui, déménager !

Elle ne vous a rien dit ?

Je vais attendre ici.

Amenez quelqu'un avec vous.

Soyez prudent.

Vedra ?

Vedra ?

Vedra ?

Vedra ?

Allô, allô ?

Qui est-ce ?

Parlez ? Répondez !

Laisse le téléphone décroché ! Ne lui parle pas.

Qui est-ce, qui est-ce ?

J'ai vu Ricardo monter...

.. à son appartement.

Je m'en vais, Marta.

Mon mari m'attend en bas de chez toi.

Donne les clés à Ricardo quand tu le verras.

Ma nouvelle adresse.

Viens donc nous voir.

Bien sûr. - Magnifique ! Je t'attends donc.

Au revoir.

Quittez immédiatement la maison. Ne restez pas seule.

Ne restez pas seule ! Partez !

Qui êtes-vous ? - Ne restez pas seule !

Ne restez pas seule. Ne restez pas seule.

Carlos ! - Marta, que fais-tu ici ?

C'était horrible, Carlos.. Elle a tué son mari !

Ils veulent me tuer.

Carlos, fais quelque chose.

Aide-moi, Carlos.

Tu l'as imaginé. C'est ton imagination.

Ce n'est pas mon imagination, J'en suis certaine.

On va parler avec Julia. Tu verras, tout ira bien.

Tu as l'adresse ?

Quel prétexte va t-on utiliser à cette heure-ci ?

Il est presque 02H00. - Je ne sais pas.

Que je devais aller à ta rencontre en ville.

Dis n'importe quoi, Je me fiche du prétexte.

Et si son mari est là ?

Alors, je saurai que je suis folle. - Je fais quoi de ma malette ?

On peut la laisser au bar à côté de la station de bus.

Merci, bonne nuit.

Tu es sûre que c'est là ? - Oui, c'est là !

Quelle belle maison ! - Oui, Victor est très riche.

Je crois qu'on va passer pour des idiots.

J'ai peur. On aurait dû appeler la police.

T'inquiète. Après avoir parlé à Julia, tout ira bien.

- Si elle est avec Ricardo. - Elle doit être avec son mari.

Elle en met du temps. - Ils sont au lit sans doute.

Les voilà.

Quelle surprise ! J'allais me coucher, entrez.

Ton mari est là ?

Oui, il est au lit. Je l'appelle, il doit être réveillé.

Ça ne prendra qu'un moment, Julia.

C'est embarrassant de t'importuner à cette heure, Julia.

- Martha te semblera folle mais... - On va en parler avec Victor.

Asseyez-vous. J'ai rien à vous offrir mais installez-vous !

Excusez-moi, je vais chercher Victor.

Oh, si Victor dort, ne le dérange pas.

- On en discutera demain. - Il sera géné si je n'y vais pas.

Tu aimerais vivre dans une maison comme celle-là, non ?

Oui. - Un jour, nous en aurons une comme celle-là. Tu verras.

Tu crois pas qu'ils prennent un peu trop de temps ?

Ça ne m'étonne pas. Si j'étais Victor, ça m'ennuierait.

Quand il descendra, on inventera une histoire.

Il te croira vraiment folle.

Peut-être que je le suis vraiment.

Ils essaient de s'échapper. - Attends une minute.

Julia ?

Julia, tu es là ?

Julia ! Tu m'entends ?

Où es-tu, Carlos ?

Carlos ?

Tu es là ?

Carlos..

Carlos !

Allez, tue-la !

Vas-y, tue-la !

J'ai tué ton mari. C'était ton idée de l'amener ici.

Tue-la et finissons-en !

Donne-moi le rasoir !

Trad: Uncle Jack 2017 !

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