All language subtitles for Echo - Ru¦ünar Ru¦ünarsson (2019)

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Original subtitles

ÉCHO

Tu crois que les oiseaux ont froid

dans la neige ?

Les oiseaux mangent le pain.

Trop mignons !

Il s'est encore garé à notre place !

Ton oiseau aussi, il est beau. Tu le montres à maman ?

Tu me le montres ?

Tu montres à maman ?

Il est chou.

Il est beau, cet oiseau.

Ça fait quoi, un oiseau ?

Ça fait quoi ?

Un, deux...

On soulève.

Bonjour, trésor.

Tu sais que...

la répétition d'aujourd'hui a été annulée ?

Oui, ils ont envoyé un e-mail.

Je sais, il fait un temps...

Un temps de chien.

Je passe te chercher à l'école ?

Je devrais terminer

vers 14 heures.

Ça ira.

Tu pourrais me rendre service ?

Je cherche un cadeau de Noël pour ta maman.

Coucou, maman.

Ça va, et toi ?

Vous me manquez aussi.

Ça va. C'est un peu dur.

Des fois, y a de la neige quand j'arrive et pas quand je repars.

Et le lendemain matin, je retrouve la neige.

Ça peut être extrême ici.

En plus, il fait nuit.

Au nord comme ça, il fait nuit noire. Un truc de fou.

C'est dur.

Ça continue de me déprimer un peu.

Mais...

t'en fais pas trop.

Mon coach m'a conseillé le solarium.

C'est ce que j'ai dit, mais...

Il m'a dit "pas pour bronzer, mais pour la lumière."

Et j'ai signé de nouveau pour une année.

Vous me manquez vraiment.

Vous pourrez venir quand ?

Noël sans vous, c'est pas pareil.

Je sais.

Je sais, maman.

Toi aussi, tu me manques.

Quelle tristesse de voir ça.

J'y ai rencontré ta grand-mère à un bal en 1968.

C'est vrai ?

Je vais parler à ce type, là.

Voilà le nouveau fermier...

Comment ça va ?

Ça fait un bail.

Oui.

T'es revenu vivre dans le coin ?

Eh bien, pour l'été, pour commencer. Après, on verra...

On peut dire que tu fais fort

en brûlant la ferme de ta grand-mère.

C'est sûr que dit comme ça, c'est pas terrible.

Mais ça coûte une fortune de rénover ces vieilles baraques.

Ta sœur devait pas la rénover ?

En effet.

C'est sûr, ça coûte rien de rêver.

J'ai fait le calcul.

C'est beaucoup mieux de faire comme ça.

De faire venir des maisons préfabriquées

de Pologne.

Ça se monte en quelques mois,

je vais pouvoir accueillir les touristes dès le printemps.

C'est une manière de voir.

Ça tombe bien, je voulais te contacter.

Pourquoi ?

J'avais une question à te poser.

- T'as toujours des poules ? - Pourquoi tu me demandes ça ?

J'ai une idée de concept bio, en direct de la ferme.

Je me disais que ça serait bien d'avoir des œufs pour le petit-déj.

Les œufs qu'on a en trop,

on les troque contre du lait avec la voisine Gunna.

Tu préférerais pas du cash à la place du lait ?

C'est notre arrangement avec Gunna.

J'ai pas envie de revenir dessus.

D'accord.

Je te présente ma petite-fille, Esja.

Bonjour, je m'appelle Julli.

Esja.

Regarde, papy.

Ça fait une belle photo.

Pourquoi ils brûlent la maison ?

Il paraît qu'elle est en ruines, mais c'est pas vrai.

- Avec mamy, on n'y dansera plus. - Ça, c'est sûr.

Bonjour.

Police aux frontières, on est à la recherche de deux hommes.

Il y a deux hommes qui ont trouvé refuge dans l'église.

Ils fuient une condamnation à mort s'ils étaient renvoyés chez eux.

L'Église islandaise,

soutenue par l'évêque,

leur a permis de trouver refuge ici.

Une décision que vous devriez respecter.

On ne fait que notre travail.

Je vous interdis d'entrer. Arrêtez !

Je suis choqué.

Comment osez-vous ?

Laissez-les tranquilles !

Ça va pas ?

Vous violez leurs droits !

Arrêtez.

Vous lui faites mal !

Est-ce bien nécessaire ?

Ça sert pas à ça, la police.

Ils méritent mieux que ça.

La police sert à sauver les gens,

pas à les faire condamner à mort !

Qu'est-ce qui se passe ?

Gisli...

Les ouvriers ont découvert le pot aux roses.

Ils ne touchent qu'un cinquième de ce que vous versez à l'intermédiaire.

Du coup, ils sont en grève.

Merde !

Que dit l'intermédiaire ?

Ils les renvoient en Pologne et en font venir d'autres.

Ça va prendre des semaines.

Au moins !

Évidemment, Noël, ça aide pas.

On a une date de livraison à respecter.

Comment ça a pu arriver ?

Les syndicats sont tarés.

Les télés sont passées.

Moi, j'ai pas parlé. J'ai rien dit du tout.

Nom de Dieu !

Continuez à travailler.

Je vais régler ça.

Bordel.

Non, je suis au boulot.

Demande plutôt à ta mère.

Je travaille.

Prends le bus !

Le bus !

Les employeurs n'ont pas respecté les travailleurs

en augmentant leurs propres salaires

et en nous laissant un salaire de misère. Quelle injustice.

Ils disent à présent qu'ils ne peuvent pas nous augmenter.

Les capitalistes ont déclaré la guerre aux travailleurs islandais.

S'il est véritablement exact

qu'ils ne peuvent offrir que des salaires aussi bas,

alors peut-être ne devraient-ils pas être en activité.

Il est temps que les travailleurs se défendent face aux capitalistes,

et luttent contre ces salaires indécents.

Il faut lutter contre la pauvreté.

Ça ne va pas du tout.

Il a le nez cassé.

On frappe pas les autres enfants !

Je lui ai dit qu'il me faisait mal !

On ne frappe pas les autres enfants !

Tu m'as pas aidé, il s'arrêtait pas. Qu'est-ce que je pouvais faire ?

Il est sûrement amoureux de toi et...

Il n'a aucun droit sur moi et toi non plus.

C'est pas juste !

Reviens.

Asta.

Écoute-moi.

T'es qu'un imbécile

et je vais tout raconter à papa et maman.

Asta !

Viens ici, on va parler.

Non.

Non, je mangerai pas de baleine.

Parce que je ne mange pas de baleine, point.

Peu importe comment c'est cuisiné,

je te dis que je n'aime pas ça.

C'est le principe.

Mes enfants ne mangent pas de baleine.

Question de principe.

Tu peux dire à papa que s'il veut manger de la baleine,

vous pouvez en manger.

Nous, on viendra manger un autre jour.

Oui, t'as qu'à lui dire ça.

OK, maman.

À plus tard.

Kolbrun ?

Tu viens ?

Approche.

Qu'est-ce que tu fais ?

Tu les espionnes ?

C'est magnifique à regarder.

C'est des grandes maintenant.

Elles sont incroyables !

Vous voulez des réchauds ?

Oui, j'en ai besoin.

Combien ?

20 ? 30 ?

On va dire 30.

Dites-moi...

Vous prenez de la morphine et des amphétamines ?

Oui, de l'oxycodone et du fentanyl.

Vous ressentez les symptômes du manque ?

- C'est dur, non ? - C'est clair.

- Très dur ? - Oui, très.

J'ai pensé à faire une cure de désintox,

avec un traitement à la méthadone.

- Vous envisagez le traitement ? - Oui.

Mais des fois,

je vois vraiment pas l'intérêt d'arrêter.

Vous voulez décrocher,

mais en même temps, vous n'êtes pas sûr.

On va dire ça.

Je vais mettre ça pour protéger.

- Super. - D'accord ?

30 réchauds, Johann.

Et une boîte de seringues ?

Oui.

J'ai besoin de seringues.

- Une noire ? - Oui.

Vous savez où passer Noël ?

J'ai encore ma petite chambre.

Mais bon, disons que...

Le proprio peut me virer à tout moment,

parce que j'ai pas payé mon loyer depuis au moins...

deux mois.

Alors...

oui.

- Vous espérez la garder ? - Tant que je peux, oui.

Et y passer Noël ?

J'espère pas...

Ça serait pourri.

Vous donnez des nouvelles à votre famille ?

Oui, mais...

c'est eux qui donnent pas de nouvelles.

Je vois.

D'accord.

En tout cas,

si ça peut vous aider,

sachez qu'on sera ouvert tout le temps pendant les fêtes.

Les 24 et 25,

vous pourrez venir autant que vous voudrez.

Super.

On peut aussi vous téléphoner.

Oui, appelez-moi.

Pour voir si ça va.

Ça serait vraiment gentil à vous.

Avec plaisir.

On allait oublier... On a un cadeau de Noël pour vous.

Ah bon ?

- On offre un cadeau à tout le monde. - Ah bon ?

Nous sommes ravies de vous offrir

ce petit cadeau.

Voici pour vous.

Merci.

De rien.

Vous êtes formidables, toutes les deux.

Vous aussi.

Merci beaucoup.

Les bergers suivirent les conseils de l'ange,

ils se rendirent à Bethléem sur les traces du petit Jésus.

Qui êtes-vous ?

Les rois mages.

Nous suivons cette étoile qui nous guide vers l'enfant Jésus.

Nous aussi.

Le monde est petit.

On cherche ensemble ?

Oui !

Bonjour, les enfants.

Je suis le père Noël.

Vous voulez du Coca ?

Non, on est à la recherche du petit Jésus.

Jolie maison, papa.

Oui, il y a de la place pour mon piano.

J'ai une surprise pour toi.

Pour moi ?

Bonjour, Salka.

Bienvenue.

Contente de te voir.

Bonjour, chéri.

C'est génial que tu sois là pour Noël.

On va passer un super Noël, promis.

Tu m'aides pour le sapin ?

Oui, bien sûr.

La surprise peut attendre un peu ?

- C'est toi, Salka ? - Oui.

Je suis Messiana, la fille de Lovisa.

- Je suis contente de te rencontrer. - Moi aussi.

- Ça fait longtemps que tu joues ? - Quelques années. Et toi ?

Quelques années aussi.

- Tu permets ? - Bien sûr.

Elle joue bien, non ?

C'est mon élève depuis que je suis ici.

C'est comme ça que j'ai rencontré Lovisa.

T'avais pas une surprise pour moi ?

Plus tard.

- Pourquoi pas maintenant ? - Plus tard.

- Tout de suite. - Non, plus tard !

Ce soir ?

Demain ?

Arrête !

Ma chérie.

Tu m'as manqué, chérie.

Toi aussi.

Non, j'ai reçu une réponse négative par SMS.

J'ai aussi reçu une lettre et un mail.

Si je tente en ligne,

c'est un algorithme qui va décider si j'obtiens le prêt ?

C'est ce que j'ai fait, ça a été refusé,

c'est pour ça que je vous en parle.

J'essaie de trouver une solution.

Les impayés, c'est pas le problème.

Je fais davantage de bénéfices à Noël.

Vous, vous pouvez le vérifier,

mais pas l'algorithme.

Je comprends que ce soit un nouveau système,

mais nous, on est clients depuis des dizaines d'années,

et il n'y a jamais eu de souci.

Excusez-moi.

Comment vous appelez-vous ?

Gudrun ?

Gudrun...

Pour tout vous dire,

mon seul objectif, Gudrun,

c'est de tenter d'offrir un beau Noël à mes enfants.

Je vous en supplie.

Personne d'autre ne peut m'aider ?

Et celui-ci ?

Il est mal fichu.

Et celui-là ?

Il est beaucoup trop grand.

Il est tout à fait symétrique.

Peu importe.

On le prend.

On peut pas prendre un sapin d'extérieur ?

D'extérieur ?

Je sais même pas ce que c'est.

Personne ne travaille ici ou quoi ?

Calme-toi !

C'est un sapin qu'on laisse dehors,

et on le décore.

- Tout le monde en a maintenant. - C'est complètement idiot.

On va pas acheter un sapin pour faire comme les autres.

Jamais entendu une connerie pareille !

Quel nul !

Burkni !

C'est encore ses hormones, je ne peux jamais rien dire.

Les ados mûrissent, mais toi, tu es juste de pire en pire.

Merde.

Bonjour !

Je peux vous aider ?

Oui...

J'aimerais prendre celui-ci.

Très bon choix. Un instant.

C'est moins cher, les sapins d'extérieur ?

Pardon ?

Je vais prendre ce petit sapin aussi.

Très bien.

On étire.

On étire.

Et on court sur place.

Allez !

On reprend depuis le début.

Comme ça.

Comme ça.

Encore.

Allez.

Maintenant, comme ça.

Le plus loin possible.

On court.

Oui...

Non, il faut que tu m'écoutes aussi.

Quoi ?

Non, non !

On s'était mis d'accord l'année dernière.

Tu avais eu les enfants à Noël. Cette année, c'est mon tour.

On s'était mis d'accord !

Quoi ?

Pourquoi tu me la joues comme ça ?

Pourquoi tu me fais ça ?

Écoute,

c'est pas juste.

Tu les as eus l'année dernière.

Qu'est-ce que tu veux dire ?

Quels billets ? T'as pris des billets d'avion ?

Non...

Tu es sérieux ?

Écoute, je t'appelle après le travail.

Suivant !

Y a plein d'enfants !

Bonjour, toi. Approche.

- Comment ça va ? - Bien.

Tu veux quoi pour Noël ?

Des skis.

Bon choix.

Joyeux Noël.

On pose...

On sourit !

Au revoir.

Au suivant !

Bonjour. Quel magnifique manteau.

Qu'est-ce que tu veux pour Noël ?

Dis-moi, dis-moi !

Dis quelque chose !

Du beau, du cher ?

Souris à papa !

Souris ! Voilà.

Merci, ma chérie. Joyeux Noël.

Salut.

Qu'y a-t-il ?

Je fais mon propre mélange.

Crème d'ananas et menthe poivrée.

Sympa.

C'est pas mal.

C'est tout ce qui reste ?

Gunni trie les fruits, et après, tu pourras partir.

Les canettes ?

Mets-les dans ce sac.

T'es sorti hier soir ?

Je me crois encore hier.

On était chez Olli.

- Une bière ? - Oui.

Après, on s'est bourré la gueule au bar.

Je vois ça.

Avec tout ce qu'on s'est mis,

j'ai besoin d'une bière pour me remettre.

Les gars !

Ce poisson fermenté, on le sent dans toute la rue.

Ah bon ?

- C'est du vrai de vrai. - C'est clair.

Fermenté dans l'ouest. Ils font pas semblant là-bas.

- Ça pue. - C'est censé puer.

Ça sent mauvais.

C'est normal.

Qu'est-ce qu'on fait dans le garage ?

Ma femme.

- Ta femme ? - Elle me saoule.

Elle veut boycotter Noël si on cuisine à l'intérieur.

Elle dit qu'elle le sent encore depuis un an.

Faut croire que l'odeur lui est restée dans le nez.

Banque alimentaire Croix-Rouge

Bons baisers de Noël.

Joyeux Noël !

Nom de Dieu !

On ne jure pas dans un cimetière.

Pardon, j'ai oublié mon portable dans la voiture.

Ton pauvre grand-père est enterré ici.

Bientôt, ce sera mon tour.

Pourquoi ? Tu es malade ?

Je suis vieille, voilà tout.

J'espère mourir bientôt.

On finira tous ici.

Ça sera d'abord mon tour,

puis celui de ta mère,

et puis le tien.

On va tous mourir et on sera enterrés ici.

C'est si beau à Noël avec toutes les lumières.

J'ai promis à Asa et Beggi de prendre des photos.

Un petit sourire !

Toi aussi, maman.

Coucou, chérie.

Comment ça va ?

Quand maman aura fini de s'habiller,

tu sortiras du bain.

D'accord ?

- Tu es bientôt prête ? - Oui, et toi ?

- J'enfile juste un pantalon. - Dépêche-toi.

Je cherche ma cravate. Elle doit être dans la chambre.

Du lait dans la soupe.

Joyeux Noël, les garçons.

Tu te caches ?

Joyeux Noël, mon beau.

Joyeux Noël, ma belle.

Joyeux Noël, maman.

Joyeux Noël, ma chérie.

Joyeux Noël, papa.

Radio Reykjavik

vous souhaite un joyeux Noël.

Regarde, mamy.

Vas-y, essaye.

Voilà.

C'est allumé ?

Je n'y arrive pas.

J'arrive pas à avancer.

Essaie de regarder autour de toi.

Tu descends ?

Non, je t'entends très bien.

Oui, elle est là.

Comment ça va ?

Il fait quel temps ?

Oui, joyeux Noël !

Vous n'en voulez plus ?

Bonsoir.

Joyeux Noël.

Bonsoir, papy.

Joyeux Noël.

Alors...

Tu as bien mangé ?

C'était bon ?

Le jambon fumé, c'est toujours bon.

Gerda, Gogo et moi avons fait brûler un cierge sur la tombe de mamy.

Il est si beau à Noël, le cimetière.

J'ai fait le ménage et la cuisine toute la journée.

Tout le monde est venu à la maison.

Ils te passent le bonjour.

J'espère que ça va.

Tu as bonne mine.

Il a fait très froid aujourd'hui.

Il n'avait jamais fait aussi froid cet hiver.

112, j'écoute.

Bonsoir.

Numéro de sécurité sociale ?

Stefan Sigurdsson ?

Il a combien de tension ?

Elle a été prise plusieurs fois ?

112, j'écoute.

Oui, bonsoir.

Papa et maman se disputent ?

Ils se battent.

Ça va pas.

Comment tu t'appelles ?

Bonsoir, Baldur.

Dis-moi...

Quel âge tu as ?

8 ans.

Tu peux aller dans ta chambre et fermer la porte.

Tu habites où ?

T'es dans l'immeuble ?

On envoie des hommes à ta rescousse. J'entends la dispute.

Ces hommes qui vont venir, c'est la police.

Ils seront là pour t'aider.

D'accord.

À quelle école tu vas ?

Tu as un peu peur ?

C'est compréhensible.

Mais ne t'en fais pas.

Essaie de ne pas paniquer.

Ils arrivent très vite.

Ils sont tout près maintenant.

Ils arrivent d'un instant à l'autre.

À travers le monde,

70 millions d'êtres humains ont dû fuir leur pays

à cause des persécutions et des conflits.

La moitié d'entre eux

sont des enfants.

Chaque jour, il faut faire beaucoup de choix.

On choisit comment on dépense son argent.

On choisit

comment on occupe son temps.

Mais parfois, il arrive qu'on ait peur.

Laisserons-nous la peur nous envahir en cette nouvelle année ?

Laisserons-nous la peur faire de nous

des individus cupides

et égocentriques ?

Nous laisserons-nous aveugler alors que d'autres sont dans le besoin ?

Nous avons la responsabilité

du chemin que nous choisissons.

Personne d'autre n'est responsable

de nos choix et de nos actes.

Voyons voir...

Quatre.

Touche pas à ma bagnole.

C'est une Porsche.

1, 2, 3, 4.

Ça fait...

3 500.

Rue de la Banque.

Tu me payes.

Non, tu peux l'acheter !

Attends...

Du feu ?

Toi et tes braqueurs de banques, vous touchez pas à mon fric.

Tu peux l'acheter, cette rue.

Je veux rien toucher.

Je paierai en plusieurs fois.

Entendu ?

En plusieurs fois ?

Non, tu paies en liquide, direct !

C'est quoi, ça ?

Je sais pas.

La compagnie d'électricité. Tu peux l'hypothéquer.

- J'ai la compagnie d'électricité ? - Tu savais pas ?

1 500.

Attends une seconde.

T'es peut-être la banque, mais tu me voles pas mon fric.

Je voulais dire que...

Je vais payer en plusieurs fois.

Non.

Pourquoi ?

Hypothèque la compagnie d'électricité...

Attends !

On va prendre la compagnie d'électricité.

Arrête.

Tu voles le peuple !

C'est une hypothèque.

C'est du vol !

Non.

Je t'aide.

En me prenant mon blé !

Je veux juste t'aider...

Vous êtes prêts à chanter ?

Tous les bébés chantent...

Ainsi font, font, font...

Tous les bébés éclaboussent...

Tous les bébés sautillent...

Tous les bébés font risette...

Alors, tu les as vus ?

J'ai vu Hossi et Magga.

Ils se parlent toujours ?

Magga est bien obligée, avec les enfants.

Je comprends pas.

Je te parle de Magga Jons, pas de Magga Aka.

Quoi ?

Hossi a divorcé de Magga Aka

à Noël l'an dernier.

Il s'est mis avec Magga Jons dans la foulée.

J'étais pas au courant.

J'ai toujours été attiré par elle.

Est-ce qu'elle est...

célibataire ?

Non, non.

Elle s'est mise avec Baldur Trausti.

Tu te souviens de lui ?

Le banquier.

Il joue aux échecs.

Ah oui, je me souviens.

- Elle mérite mieux que ça. - C'est clair.

- Avec des nichons pareils. - Tu m'étonnes.

Excusez-moi...

Vous pouvez bouger ?

Je te rappelle.

Vous me pointez du doigt ?

J'avais mis mes warnings. Je voulais me garer.

Vous allez m'apprendre le code de la route ?

Espèce de gros con.

C'est trop tard, il y a une voiture derrière vous.

Le vrai mec va m'apprendre le code de la route.

Parce que les femmes sont trop nulles.

Me voici en live sur Facebook.

Je suis en train de me faire harceler par un gros macho.

Vous n'avez rien vu, vous étiez au téléphone.

Il me traite de connasse.

Arrêtez, c'est faux. C'est un mensonge.

Vous filmez ? Ça va pas, la tête ?

Il me menace maintenant.

Joyeux Noël, profitez bien de la vie.

Il m'intimide.

Il me menace.

Je voulais vous prévenir.

Il vient de sauter Curly.

Curly ?

Note-le.

Je sais pas, Raggi. C'est vraiment épuisant.

C'est d'un ennui.

Je suis d'accord.

À chaque Noël, c'est pareil.

Vigdis.

À chaque Noël.

Et tu vaux pas mieux.

Qu'est-ce que tu racontes ? Il me rabaisse tout le temps.

Il me dit de trouver du boulot. Il me traite d'assisté.

Je dis pas que t'es pire que lui, mais tu vaux pas mieux.

Ça fait des années que je demande le statut d'intermittent.

- J'en ai plus besoin maintenant. - Je sais.

Je m'en sors très bien.

Pourquoi tu es sur la défensive ?

On traite pas d'assistés les artistes qui peuvent pas nourrir leurs gosses.

Mais tu te moques de lui et des agriculteurs. J'en fais partie.

Tu dis que l'État nous maintient en vie. Tu es comme lui.

La société a décidé que l'art et l'agriculture étaient importants.

Agriculteurs et artistes sont aidés par l'État.

C'est pas gênant.

Désolé, tu as tout à fait raison.

Je sais bien !

Vous vous disputerez à chaque Noël jusqu'à sa mort.

Tu le changeras jamais.

Mûris un peu

et sois au-dessus de tout ça.

Je l'avais pas vue depuis des années.

Elle est mignonne.

Mignonne ? Trop canon, tu veux dire !

Elle a un peu l'air con.

Mais non ! Elle est très intelligente.

Elle arrête pas de te regarder.

Ah bon ?

- Je te l'avais dit. - Arrête !

Elle pourrait croire que t'es ma copine.

C'est une traînée alors, de te draguer comme ça.

Je fais quoi ?

J'en sais rien.

Tu veux faire quoi ?

Je peux vous aider ?

Je voudrais un truc de fou pour minuit. C'est quoi, la plus grosse fusée ?

Voici la plus grosse.

La fusée rose.

Elle est sifflante ?

Elle siffle et il y a de la couleur.

Elle va très haut et c'est vraiment un beau rose.

C'est ce que je veux. Une fusée sifflante et colorée.

C'est ce qu'il vous faut.

Tu attends depuis longtemps ?

Ça doit faire dix minutes.

Il aurait déjà dû passer, le bus.

Tu t'appelles Eyrun, non ?

C'est ça.

Moi, c'est Telma.

Tu te souviens de moi au lycée ?

Je sais qui tu es.

Écoute...

Je sais que ça fait longtemps mais...

On était gamins, mais c'est pas une excuse suffisante.

Je repense souvent à toi.

On n'a pas d'excuses pour ce qu'on t'a fait subir.

Mais j'ai toujours voulu m'excuser.

Ça ne changera rien à tout ce qu'on t'a fait subir...

Mais je m'excuse.

C'est gentil,

merci.

Je sais que...

Je n'ai pas envie d'en parler.

Mais...

je te pardonne.

Bonne année.

Bonsoir à tous.

Tout de suite, les vœux de la Première ministre à la nation.

Mes chers compatriotes.

Cette année, j'ai rendu visite à des Canadiens d'origine islandaise.

L'Islande que je porte dans mon cœur n'a jamais été aussi riche.

L'immigration fait partie de l'histoire de notre nation.

Ceux qui se sont installés à l'étranger à la fin du XIXe siècle

ont dû relever les défis de ces terres nouvelles et inconnues.

Ils ont travaillé dur pour s'intégrer

sans jamais oublier leurs racines islandaises.

Ces migrants étaient à la recherche d'une vie meilleure.

Les enfants, habillez-vous ! C'est l'heure du feu d'artifice.

Allez, tout le monde, on va au feu d'artifice.

On attend qu'elle ait fini de nous mentir.

Arrête.

Elle assure.

Elle a une bonne nounou.

Plutôt mourir que de voter pour l'autre.

Bjarni est un homme bien.

Un vrai dirigeant.

Non, c'est un escroc !

Pour les gauchos, les hommes d'affaires sont des escrocs.

Les assistés ne payent pas d'impôts. Les pionniers, si.

Les travailleurs les payent à la source.

Les riches s'arrangent toujours pour défiscaliser et en payer moins.

Vous pouvez pas accepter que vous serez jamais d'accord ?

C'est ce qui m'insupporte dans ce pays.

Aucun débat.

Aucune discussion.

Tout le monde dépend de tout le monde.

Il faut toujours accepter le consensus. Comme ça, rien ne change !

- Qui va le faire ? - Vous deux.

- Pas moi. - J'ose pas.

- Ils vont à l'intérieur. - J'ai trop peur.

- OK, on y va. - Oui, vas-y.

Merde !

Prends des bières.

- Tu es trop cool ! - On a de la bière !

- On y va ! - Dépêchez-vous !

On va pouvoir faire la fête !

Bonne année !

Un bisou.

Regarde-moi ça, ce que tu es beau.

Bienvenue au monde !

Oui, je sais ce que tu ressens.

Regarde-le...

Ses petits doigts de pied !

Un petit miracle.

15 morts cette année. Vous avez bien attaché votre ceinture ?

Aucun mort cette année.

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